#4: Traverser l’Europe à vélo [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Laya nous parle de son incroyable voyage à vélo à travers l’Europe. Vous allez découvrir pourquoi le vélo est un des meilleurs moyens de locomotion quand on voyage, l’itinéraire à vélo de Laya, ses pires et ses meilleurs souvenirs, ses meilleurs conseils pour les filles qui souhaitent voyager en solo et beaucoup d’autres choses passionnantes…

– Je me suis dit Bratislava! – D’accord.

Bratislava, ça a l’air sympa.

Enfin, j’y étais déjà allé, mais je n’avais pas du tout visité la Slovaquie.

Du coup, je me suis dis:

Bah, je vais aller voir en Slovaquie ce qui s’y passe.

Mais j’ai descendu…

Je suis descendu du coup jusqu’à Brno en République tchèque.

Et puis j’ai rejoint Bratislava avec quelques mésaventures

qui m’ont fait passer très rapidement en Autriche pendant un ou deux jours.

D’accord.

Et une fois à Bratislava, même constat.

Je ne sais pas quoi faire, je sais pas où aller.

Bon, qu’est ce que je vais faire ?

Et je sais plus pourquoi j’ai décidé d’aller direction la mer du Nord.

– Euh, non, pas du tout, la mer noire. – D’accord.

parce qu’il y avait des EuroVelo aussi qui y passaient. Je crois que c’était le 6 ou le 13.

– Je pense que c’est le 6 qui passe… – Tu le sais mieux que moi…

ça m’intéressais, je voulais le faire, c’est pour ça.

Eh bien, du coup, j’ai suivi un peu le 6 et j’ai commencé à descendre…

Oui, à la base, je voulais atteindre la mer noire… à chaque fois je veux dire la mer du Nord, la mer Noire!

Et du coup, je l’ai suivi jusqu’à Belgrade.

Et une fois à Belgrade, j’ai rencontré un gars qui travaillait dans une auberge,

D’accord.

qui m’a présenté un pote à lui et qui allait à Istanbul en van.

Et là, moi dans ma tête. C’est vrai que Istanbul,

j’aurais bien aimé y aller, mais il commence à faire froid.

Je voulais passer par la Roumanie parce que j’étais jamais allé en Roumanie et ça avait l’air trop beau.

Et du coup, c’était l’opportunité parfaite. Je lui ai dis “eh bien oui! je vais venir avec toi.”

Du coup, je l’ai rencontré une soirée et puis dès le lendemain…

On est partis ensemble jusqu’à Istanbul.

Du coup, je me suis retrouvé à Istanbul.

Lui, il est rentré… Enfin, il est reparti de son côté

et après à Istanbul, j’ai rencontré deux gars qui voyageaient aussi à vélo

Qui m’ont dit qu’ils allaient au sud de la Turquie.

Du coup, pareil. Je me suis vraiment laissé porter

Et tu as fait Istanbul – le sud de la Turquie à vélo.

Oui, oui.

Oui, j’ai fait avec les deux et après, eux ils sont partis aussi.

Et là, du coup, je suis partie de…

On est arrivé à mon Marmaris et j’ai dû prendre un bus pour Fethiye

parce qu’il y avait une zone militaire, mais de Fethiye jusqu’ici, du coup, je suis venu à vélo toute seule.

D’accord, c’est pourquoi que tu es là aujourd’hui avec nous.

Et du coup, je pense que tu as vécu énormément de choses durant ce voyage.

C’était très très dense.

Quels sont les plus grandes difficultés que tu as rencontrées lors de ce voyage à vélo?

Alors déjà, le vent.

C’est vrai que j’avais un peu oublié le vent, mais c’est vrai que c’était vraiment dur des fois.

La météo en général, la météo des fois.

Enfin, c’est juste fatiguant quand tu n’as pas… c’est moins motivant.

En fait, c’est vrai qu’à la base, l’image de la balade à vélo au soleil, c’est génial, ça te fais plaisir

Quand il pleut pendant trois jours, quand tu as du vent de face, tes habits ne sèchent pas.

C’est vrai que ce n’est pas des énormes difficultés, mais c’est fatiguant et c’est..

Il y a un moment où tu as juste envie de te poser et d’être au chaud dans une auberge.

Donc ça, déjà, c’était quand même des fois un peu dur. Mais bon, ça allait.

Et je dirais, à partir de la Serbie, il a commencé à avoir des chiens sauvages

D’accord.

Et ça, c’était au début une difficulté

Mais maintenant, ça va, mais les premières rencontres avec eux, c’était un peu…

Eh bien, je ne connais pas moi…

Je ne connais que des chiens tout gentils qui viennent… Enfin..

J’adore les chiens. J’ai l’habitude d’être avec eux, mais là, c’était complètement différent.

Ils sont sauvages.

Là bas, apparemment, ils ont quelques soucis avec ça.

où ils peuvent facilement suivre les vélos et voire être agressifs.

Du coup, j’avais un peu peur de ça.

Et après…

Pour finir, les soucis techniques, j’en ai pas eu tant que ça.

Je ne savais pas changer de roue.

Enfin, changer un pneu quand je crevais.

Et forcément, quand j’ai crevé, c’était sous la pluie.

D’accord, forcément, ça arrive tout le temps, au pire moment.

C’est ça! Sinon, c’est pas drôle après une journée atroce

où j’avais froid. J’avais super froid toute la journée.

Et bon, une fois qu’il me restait 5 km pour arriver à mon auberge

J’ai crevé dans les cinq kilomètres avec des voitures qui allait super vite.

Et du coup, eh bien, là j’ai dû improviser, puis mettre un tuto YouTube pour apprendre.

D’accord.

J’ai vraiment improvisé totalement.

Et et du coup, ça, c’est une autre difficulté. Les voitures…

– Qui te frôlent, les camions ont peut être aussi? – C’est ça.

Mais franchement, tout ça, c’est vraiment minime.

D’accord.

C’est vraiment pour trouver quelque chose parce que pour finir, je n’ai pas eu de grosses difficultés.

La plupart du temps, ça s’est très bien passé et même en cas de problème

les gens sont tellement sympa qui venaient toujours m’aider.

J’avais toujours quelqu’un qui me proposait de l’aide.

Non, franchement, ça allait quoi!

Et du coup, j’ai envie de te pose cette question. Quel est ton pire souvenir durant ce voyage ?

Oui, eh bien, du coup, mon pire souvenir…

Pour le coup, je pense que je n’ai pas vraiment de gros mauvais souvenirs

parce que la plupart… Enfin, vraiment majoritairement c’était trop bien.

C’est toujours trop bien.

Je pense que du coup, la première rencontre avec les chiens sauvages

C’était vraiment stressant pour moi.

Je me suis retrouvé coincé avec un chien qui était au milieu de la route et qui m’aboyait dessus et qui commençait à arriver.

Et j’étais perdu au milieu, un peu de nulle part, avec juste un chantier et pleins d’hommes qui travaillaient sur le chantier.

Choses qui, du coup, moi, en tant que fille toute seule, ça me faisait un peu peur.

Donc, j’avais un peu les hommes qui me faisaient peur et le chien qui me faisait peur.

Et j’étais coincé entre les deux.

Donc là, j’avoue, j’ai vraiment eu ce moment de réalisation.

” Mais qu’est ce que tu fais?” “Qu’est ce que tu fou là?”

Et pour finir, j’ai trouvé une solution, enfin, le chien…

Pour finir, le chien avait plus peur de moi que moi de lui.

Donc, j’ai réussi à passer en poussant un peu le vélo et tout ça.

Mais je pense que ça, pour le coup, c’était le moment de réussir à m’adapter

en fait à quelque chose que je connaissais pas comme ça.

C’était vraiment le souvenir…

Ce n’est pas le pire parce que avec avec le recul, je suis plutôt contente.

Parce que du coup, après, j’ai appris à côtoyer les chiens sauvages et je peux rouler à côté d’eux.

Il n’y avait plus de soucis, mais sur le moment, j’ai eu vraiment peur.

Du coup, oui…

Oui, c’est compréhensible, je pense que quand tu ne connais pas le pays et en plus les chiens…

et parfois ils ont tendance à suivre les vélos.

Je ne sais pas si c’était ton cas aussi à mordre les mollets.

Oui, oui, oui, oh que oui!

Des fois je me suis retrouvé avec 5 chiens qui couraient derrière.

Mais une fois que j’avais compris que pour finir, c’est toujours pareil, ils ont plus peur

Si je m’arrêtais et que je leur criait dessus ils partaient.

Du coup, à partir de là, j’étais plus, au contraire à rigoler en les voyant.

Et de me dire: “Allez les copains venez!”

Donc, oui, pour finir, enfin, la pire expérience pour finir, m’a appris…

Vraiment m’a servi pour tout le reste de moments à vélo, puisqu’en Turquie aussi.

Du coup, il y a beaucoup de chiens sauvages.

et du coup, là, maintenant, tu voyage toute seule. Donc, j’aimerai te poser cette question.

Est ce que c’est difficile de voyager seul à vélo quand on est une femme, quand on est une fille ?

Eh bien, du coup, difficile, je pense que non.

C’est…

C’est peut être plus stressant pour le coup, c’est vraiment…

J’en parle souvent avec les filles que je rencontre qui voyagent seules.

Je n’ai pas rencontré beaucoup qui voyagent à vélo.

Je n’en ai rencontré qu’une et bon ça c’est…

C’est vrai que je pense que ça y joue aussi parce qu’on a cet à priori qu’une fille toute seule

C’est beaucoup plus difficile, c’est plus dangereux.

Alors je ne sais pas si c’est le cas.

Après, en tout cas, c’est plus stressant parce que je suppose…

qu’il faut être vigilante en permanence sur des aspects que je pense…

Les hommes vont peut être pas penser tout le temps.

Après, il y a des dangers pour les deux genres, c’est sûr, mais…

Mais en tout cas, mon expérience a été que, enfin, ça s’est très bien passé

et qu’au contraire, faut y aller.

C’est… Justement, j’ai été motivé par des filles que je voyais

qui voyageaient toutes seules et qui osaient en fait.

Et ça m’a aussi aidé, moi, à me dire “Ok, tu peux le faire.”

J’avais… Quand je voulais faire l’EuroVelo qui aller jusqu’à la mer Noire.

J’avais lu le témoignage d’une fille qui l’avait fait elle à pieds.

Et des fois quand j’avais peur toute seule dans les villages

ou enfin, quand j’avais… Ce n’est pas de la peur, c’est un petit stress quoi!

Je repense à elle et je me disais qu’elle racontait que ça s’était super bien passé.

Les gens qu’elle rencontrait étaient adorables, puis je me dis bon, eh bien…

Si pour elle, ça c’est bien passé

Il n’y a pas de raison pour toi, que ça ne se passe pas bien.

Et pour finir, en ayant cette optique là, j’étais beaucoup plus avenante vers les gens

et eux même étaient plus avenants.

Et pour finir…

ça s’est… tout se passe bien pour l’instant en tout cas!

Est ce que tu as un conseil pour les filles qui souhaitent voyager seule à vélo ?

Je suppose de le faire déjà! De le faire et d’essayer de se faire sa propre idée en fait.

De voir et de ne pas rester sur l’idée que ça peut être dangereux.

Après, bien sûr, il faut toujours être prudente en fait

Je suppose de s’écouter beaucoup et de se faire confiance

et peut être aussi d’essayer de trouver un peu des personnes de confiance dans les endroits,

même si ce n’est pas une question de dépendre d’eux, ça je ne le conseillerais pas à n’importe qui en fait

C’est juste, oui, s’écouter, pour moi ça…

je pense que c’est primordial à n’importe quel moment, même chez toi, en général…

– Donc, oui, d’oser.. – D’oser..

Est ce que désormais, tu te sens en sécurité quand tu voyage à vélo ?

Oui, oui, je pense.

Après, à chaque passage de pays

J’ai toujours une petite pression quand même, je me dis “humm”

Mais bon, c’est aussi parce que je sais que je ne connais pas la culture.

Je ne sais pas ce qui va.. ce qui m’attend derrière.

Donc, je me sens en sécurité, ça, c’est sûr.

Après, je suis prudente quand même.

Je reste sur, je reste toujours un peu sur le qui-vive.

Donc forcément, quand j’arrivais en auberge après avoir pédalé

Je suis fatigué parce que j’ai été observé à faire attention.

Mais en général je me sens quand même en sécurité et au contraire

Je suis toujours émerveillé par la gentillesse.

Et comment les gens sont toujours hyper bienveillants

Pour finir, forcément qu’il y a des gens qui ne le sont pas.

Mais une fois que tu t’écoutes un peu, tu…

Je pense que ce n’est pas la majorité. Je pense que la majorité des personnes sont assez bienveillantes.

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