#6: Le Ukulélé, la musique et les voyages [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Ben de la chaine YouTube @Benauukulele nous parle de musique, de voyages et du Ukulélé.

Et c’est moins cher qu’en Bourgogne.

Et ils ont des immenses caves

des kilomètres et des kilomètres, des kilomètres de caves en Moldavie.

Et Youri Gagarine, qui est allé dans l’espace, a aussi visité ses caves.

Et justement, la légende raconte qu’il s’est paumé pendant plusieurs jours mais en fait, il avait juste un peu bu.

Et puis il est ressorti sûrement le lendemain au lieu du soir même.

Mais j’ai toute une chanson comme quoi, de cette épopée de Youri Gagarine qui raconte qu’il est allé en espace.

Mais c’est beaucoup plus difficile de s’y retrouver dans les caves moldaves.

– Et quels sont les pays.. – Du coup j’ai oublié la question..

Oui, mais c’est pas grave..

Et du coup, quels sont les pays qui t’ont le plus marqué ?

Eh bien, aujourd’hui, c’est ce qui me vient en tête et à coeur beaucoup c’est l’Ukraine.

Parce que je ne sais pas si t’as vu les infos, mais c’est ce matin que ça vient d’arriver.

C’est super triste ce qui se passe maintenant.

Et je pense beaucoup aux gens que j’ai rencontrés là bas.

Des jeunes gens qui étaient formidables, plein d’amour pour leur pays

et pour leur langue, l’ukrainien, et qui étaient pleins de gentillesse.

J’ai découvert une culture très riche et des personnes super accueillantes.

Donc là, ce matin, évidemment, je pense à l’Ukraine parce qu’on enregistre le 24 février.

Donc, c’est une info difficile à apprendre ce matin.

Eh bien, à digérer…

Mais en fait, ce qui est intéressant avec ces voyages, c’est que…

À chaque fois, je vois d’autres choses venir, des cultures, c’est à dire que je n’ai pas…

Je n’ai pas de projet avant de partir, je n’ai pas de plan.

J’y vais et ensuite je vois ce qui m’inspire et je vois ce que peut être je trouve intéressant.

Et à chaque fois, c’est quelque chose de nouveau.

En Islande, par exemple, ce qui m’a inspiré c’était aussi les légendes de demi dieux

et aussi le fait que j’avais oublié mon maillot de bain

“There on these lands cold as ice”

“There where it’s cold”

“There in the land of icing and frost”

“You must pack a *”

“So come over to a hot pot for a small *”

“Don’t forget your swimming trunks”

Bon, je me suis planté dans les paroles, mais c’est l’idée.

En fait, il faut pas oublier ses maillots de bain, même s’il fait froid.

C’est quoi l’anecdote avec le maillot de bain ?

Eh bien, je l’ai oublié, je ne l’avait pas.

Et en fait, en Islande, il y a énormément de “hot pot”

Et les hot pot des fois, ça peut être un bain comme ça dans la nature tout seul.

Tout seul, on se demande Tiens, c’est pour les vaches ou non ? Pas du tout. Il n’y a pas déjà.

C’est en fait…

Quelqu’un qui a rafistolé une connexion à une arrivée d’eau chaude.

Hot Springs en anglais et je ne sais plus comment on dit en français d’ailleurs.

Et il y a des piscines comme ça qui sont en fait des bains naturel très chauds.

Et on se sent super bien, on va dedans dix minutes, on ressort et on a l’impression d’avoir la peau d’un bébé.

Parce que dedans, il y a des produits chimiques qu’on retrouve d’ailleurs dans les dentifrices.

Bref, mais il y a une sorte de poudre qui fait énormément de bien à la peau.

Bref, du coup, on se baigne beaucoup en Islande

Mais les pays aussi…

En fait, à chaque fois, on découvre…

Une plante différente. C’est comme du jardinage, elles sont toutes belles

mais elles sont toutes vraiment différentes, avec leurs spécificités

puis leur manière de s’exprimer, leurs légendes, leur vocabulaire aussi.

parce que je retiens des mots ici, à droite, à gauche, et c’est intéressant.

C’est aussi une manière de garder le contact avec tes souvenirs

de garder quelques mots de leur langue.

Donc vraiment, ce qui t’intéresse dans le voyage toi, c’est vraiment les rencontres

mais aussi la mythologie, les légendes, la culture, la musique.

Qu’est ce qui te intéresse le plus quand tu voyage ?

Qu’est ce qui te pousse à voyager ?

Je crois qu’au début, ce qui m’a poussé à voyager, c’est que je m’ennuyais

et ensuite parce que j’avais envie de voyager.

Mais oui, c’est ça en fait, tout ce que tu as dit.

J’aime l’histoire, ça m’intéresse beaucoup.

Les légendes, les…

Les histoires des différents pays.

J’aime bien les gens, j’aime bien parler.

J’aime bien aussi savoir…

Savoir ce que ça fait d’être bulgare. Qu’est ce que c’est d’être bulgare ?

Qu’est ce que c’est leur vie de tous les jours ?

Alors on est tous un peu pareils, les êtres humains, mais aussi on est tous différents dans beaucoup de manières.

Donc c’est tout ça qui m’intéresse.

Et puis leur musique aussi

Sans être directement influencé par la musique du pays que je voyage à chaque fois

parce que souvent c’est mes compositions. Donc s’il y a un truc qui me vient en tête

Tiens là, j’écrirais bien un truc mais en modehard rock

Parce que ça serait bien le genre.

C’est pas la tradition bulgare, mais il y a quand même des éléments qui..

Du coup, parce que j’écoute beaucoup de musiques locales, quand je suis là bas

Je me pose beaucoup de questions et je vais à des concerts aussi si je peux.

Il y a des éléments qui arrivent petit à petit dans la musique par exemple…

il y a un côté bulgare, c’est l’irrégularité rythmique.

J’ai passé trois mois et je pense que c’est ressorti dans une chanson que j’ai écrit en Roumanie

avec des éléments de musique roumaine ou au lieu d’avoir un, deux, trois, quatre

un, deux, trois, quatre ou un, deux, trois, un, deux, trois.

Comme souvent dans notre musique occidentale.

La musique de mon voyage

a influencé celle que je l’ai écrite, par exemple avec un rythme régulier en set

un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, un, deux, trois quatre, cinq, six, sept.

Ça, c’est de… c’est Guy * là.”What’s these faces I see””They really follow the streets””The sun I cry for and I smile””Let’s, let’s just turn all the world”Il faut que je revise les paroles vraiment, vraiment il faut que j’ouvre mon petit carnet de parolesque j’avais avec moi ou que j’ai toujours avec moi.C’était très beau, merci. Et au contraire, est ce que tu t’intéresses aussi à la musique française ?Oui, énormément. Alors, surtout, je l’enseigneParce que je fais beaucoup de tutoriels pour des chansons en françaisparce que j’ai commencé avec une chaîne de tutoriels en anglais.Et ensuite j’en ai fait une en françaiset du coup, j’en profite pour faire les chansons que j’aime bien en français.Donc, c’est les chansons que j’aime, c’est souvent un peu ancienDes années 50 60, mais je fais aussi beaucoup de chansons plus récentesParce qu’elles plaisent aux gens aussi.Donc je veux que les gens apprennent l’instrument avec des chansons qu’ils aiment aussi.Mais la chanson française, oui, j’adore ça.Il y a…J’ai écrit quelques chansons en français pendant mes voyages, une en Gaspésie,au Canada, enfin Canada, entre guillemets, parce que c’est le Québec.Et une en français en Bulgarie, qui parle d’une très belle tradition.C’est maintenant d’ailleurs une très belle tradition qui s’appelle Martenitsa.Et je me suis planté dans la déclinaison au pluriel.Le pluriel ce n’est pas une déclinaison. Je me suis juste planté en…- Ce n’est pas grave ça arrive. – Toi tu dois le savoir explique nous François les pluriels!Je ne sais pas vraiment, les pluriels..Non, mais ce n’es pas grave. Les erreurs sont pas vraiment importanteset du coup, je crois qu’à ce moment là, j’écoutais beaucoup de Serge Gainsbourget je me suis retrouvé avec un truc qui faisait…”Martenitsa””Martenitsi””J’en vois par là””J’en vois ici”Donc il y avait un petit côté de Gainsbourg des débuts…Parce que… oui, Martini, c’est en fait une tradition.C’est un bracelet rouge et blanc qu’on met autour du poignet ou bien parfois même autour des sacs.Et lorsqu’on voit les premières cigognes,alors à ce moment là, on enlève ces jolies bracelets blancs et rougeset on va les accrocher dans les arbres qui commencent à fleurir.Et s’il n’y a pas de cigogne, la variante moderne, c’est…Pas grave.C’est une fois qu’on voit les bourgeons apparaître et les arbres fleurir un peu.Paf! On accroche nos Martenis.Parce que dans la chanson je me plante, c’est Martenitsi mon pluriel à moi.Mais en fait, le vrai, c’est Martenis.J’ai appris ça récemment, ça m’a cassé, parce que c’est toute ma chanson.Elle est un peu détruite par ça.Mais… et du coup on a ces arbres, de beaux arbres florissants en Bulgariequi sont remplis de petits bracelets blancs et rouges.C’est sympa.C’est ma tradition préférée, je pense, de toutes celles que j’ai eu le plaisir de découvrir.- On pourra… – Il faudrait qu’on l’importe.Oui, on pourrait! On pourrait encore parler pendant des heures, des voyages, de la musiqueparce que je vois vraiment que c’est quelque chose qui te passionne et ça me passionne aussi.Mais malheureusement, on arrive bientôt à la fin de ce podcast.Alors j’aimerai te poser cette question qu’est ce que le ukulélé et les voyages t’ont apporté d’une manière générale.- Oula! C’est une vaste question. – C’est une question difficile.Et aussi, tu as raison, c’est vrai que je pourrais en parler longtemps de ces voyagemais c’est parce que personne ne me pose des questions.Donc en fait…À part toi, je suis super content. Enfin quelqu’un qui me pose des questions sur mes voyages.Mais oui, pas de problème. Qu’est ce que l’ukulélé m’a apporté? L’ukulélé en fait pour moi, longtemps, c’était un moyen d’exprimer. C’était un moyen de pouvoir composer en voyageant. C’est un moyen d’être plus proche des gens .Donc je ne le vois pas seulement comme un instrument dont le but ultime, c’est juste de faire résonner les cordeset de faire bouger l’air qui va ensuite aller frapper des tympans. C’est pas ça, c’est un moyen pour plein de choses. Et il se trouve que c’est aussi le moyen avec lequel je…Je vis ma vie maintenant parce que c’est, c’est mon travail, c’est mon métier. Si on veut.Et donc c’est un moyen de plein de choses, oui! Mais je pense que même pour les gens qui n’en font pas leur métier, ça peut être un moyen pour plein d’autres choses.Au delà de la musique, même si la musique, c’est super et c’est autosuffisants. C’est à dire que si on fait de la belle musiqueça peut être largement assez, mais ça peut aussi être un lien social.Ça peut être aussi une manière très facile d’aborder les gens et de commencer des conversations.Ça, c’était tout le temps le cas pendant mon voyageJ’avais l’impression de voyager avec un petit chiot tout mignon dans les bras.Bref, et du coup, je me promène en jouantet les gens viennent me voir me demandait de jouer Somewhere over the rainbow justement.Le tube et…On a une…On a un raccourci vers les gens avec ce petit instrument très mignon.Eh bien sur ces belles paroles, j’aimerais conclure le podcast.Est ce que tu peux nous dire quels sont tes projets et ou de suivre ?Oui, mes projets que je suis en train de partager en ce moment.C’est un road trip autour de la mer Baltique.Le secret, c’est que je l’ai fait cet étéet j’ai toujours pas partagé le contenu.Mais si vous voulez, vous pouvez croire que c’est en direct.Pas de problème.Ça, c’est sur ukeleleroadtrips.com et il y a une chaîne YouTube aussi.Et sinon, mes cours en anglais, c’est Ukelele Vlog TripsC’est une longue histoire pour le nom de la chaîne, Ben’s Uke Tutorials c’est la même. 

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