Serge et Marianne – Working in France

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S.: Bonjour Marianne.

M. : Bonjour Serge.

S. : Comment vas-tu aujourd’hui?

M. : Je vais très bien.

Et toi?

S. : Bien, très bien aussi.

En somme, je suis un tout petit peu enroué parce que… parce que, bien, le temps, en ce moment, n’est pas… M. : Il est changeant.

S. : Oui.

Et sur toute la France.

Donc je pense que chez toi aussi c’est la même chose.

M. : Oui.

On ne sait pas vraiment ce qu’il va y avoir comme temps le lendemain.

S. : Oui.

Mais j’ai vu, sur un… sur la météo, la carte météo, que dans le Nord et le Nord-Est, en ce moment, il fait plus chaud que dans le Sud-Ouest, à Bordeaux, alors que d’habitude ce n’est pas vraiment le cas.

M. : Il fait lourd.

Je trouve qu’il fait, il ne fait pas vraiment froid mais c’est couvert et le temps est lourd.

Ce n’est pas très agréable.

S. : Oui.

Mais ici, entre les averses on a l’impression d’être au mois de mars, au moment des giboulées.

Hier, on a eu le vent, l’orage, la grêle.

Et puis, voilà, donc pour mon entraînement de vélo c’est, ce n’est pas vraiment le temps idéal.

Il faut trouver un, une petite accalmie et le problème de l’entraînement de vélo c’est que si tu prends ton vélo pour partir juste pendant une heure c’est, ça ne vaut pas la peine.

Donc, voilà.

M. : Tu fais du vélo pendant combien de temps normalement?

S. : Oh, bien, il faut au moins trois heures à chaque fois pour que ça vaille la peine, oui.

Voilà.

Et puis, bon, c’est vrai que la région ici se prête au vélo bien que ce ne soit pas très, il n’y a pas de montagnes, c’est assez plat.

D’ailleurs je… toi, tu habites à Melun, je crois.

M. : Oui.

S. : C’est dans le Sud, Sud-est de Paris.

Je ne connais pas trop la région.

M. : Au Sud-Est.

C’est le Sud de la Seine-et-Marne.

La Seine-et-Marne, c’est la région à l’Est de Paris.

S. : Ah, d’accord.

Et comment est le… la région?

Je veux dire, c’est tout plat ou est-ce que vous avez des forêts.

Je ne connais vraiment pas cette région.

M. : Dans le Sud de la Seine-et-Marne, oui, il y a beaucoup de forêts.

Et pas très loin d’ici, bien, à Melun, il y a la forêt qui est juste à côté.

Et puis, toute la région, je suis à peut-être trois-quarts d’heure, je ne sais plus exactement, de Fontainebleau et il y a la forêt de Fontainebleau qui couvre plusieurs hectares, qui est très grande.

Donc, oui, c’est très boisé, il y a de beaux paysages.

S. : Ah, oui.

Et tu travailles à Melun ou…?

M. : Je travaille aussi à Melun, oui.

S. : Ah, oui.

Et tu es loin de ton travail?

M. : Non.

À pied, à un quart d’heure, à peu près.

S. : Ah, tu peux aller à pied à ton travail.

M. : Oui.

S. : Donc, c’est quand même pas très loin parce que… M. : Non.

S. : Parce que on a l’habitude d’entendre que dans la région parisienne les, il y a beaucoup de problèmes, les gens ont beaucoup, beaucoup de trajet, ils passent beaucoup de temps dans les trajets, c’est… c’est… M. : Oui mais il y a une différence entre la proche banlieue de Paris et puis la région qui est plus éloignée, la Grande Couronne comme on dit.

C’est différent.

Les villes sont différentes.

Plus proche de Paris, on dit que c’est des cités dortoirs.

Et, mais les gens vont travailler à Paris.

Bon, ici aussi.

Tous les matins, je le vois, il y a des bus qui sont bondés, il y a des trains directs parce que les gens travaillent sur Paris ou… Moi, j’ai la chance de travailler à côté quand même.

S. : Et, donc, Melun c’est la Proche Couronne, donc.

M. : La Grande Couronne.

S. : La Grande Couronne, Grande Couronne.

M. : C’est à peu près à… je dirais… je ne sais pas, cinquante kilomètres de Paris.

S. : Ah, oui.

Donc avec… oui, avec les trains c’est quand même, on peut dire que c’est… M. : Ah, il y a des trains directs… il y a des trains directs donc en une heure, je suis à Paris.

S. : Ah, oui.

Et tu vas souvent à Paris?

M. : Non.

Pas vraiment.

S. : Non?

M. : Je n’y vais pas trop.

S. : C’est, la ville ne te plait pas ou les gens, enfin, je ne sais pas.

Paris, je ne… M. : Le plus, c’est le trajet.

Je ne conduis pas et je n’aime pas vraiment le train, je n’ai pas vraiment une phobie mais quand je peux éviter je… Non.

S. : Parce que, une heure de train, oui, c’est que ce n’est quand même pas très long mais, oui, c’est… M. : Non, ce n’est pas très long.

C’est… En début d’année, en fin d’année dernière et puis en début d’année, j’ai dû aller à Paris à cause de mon travail donc il a bien fallu que je fasse le trajet.

Mais non, si je peux éviter, je ne le fais pas trop.

Puis je prends les trains directs, pas les trains où il y a des arrêts.

S. : Des arrêts, oui, toutes les petites gares de… M. : Oui.

S. : Et ton travail, c’est… qu’est-ce que c’est comme travail que tu fais?

M. : Je suis à la réception dans un lycée.

S. : Ah, d’accord.

Et, donc, ça… c’est des jeunes de… à partir de quatorze ans, quinze ans, je ne sais plus.

M. : Seize ans.

S. : Seize ans?

M. : De seize ans jusqu’à, à peu près, vingt ans parce que les élèves peuvent suivre leur scolarité pendant deux, trois… deux, trois ans après le baccalauréat, donc il y a des élèves de, à peu près, vingt ans.

S. : Donc, c’est l’accueil des élèves.

M. : Oui.

S. : Et, donc, ça… M. : Répondre au téléphone, accueillir les élèves, les parents ou… S. : Ah, d’accord, d’accord.

Est-ce que c’est un peu un travail de secrétariat, de… c’est particulier, non?

M. : Non.

Je ne dirais pas vraiment que c’est du secrétariat, c’est du… ça me vient à l’esprit, c’est du filtrage.

S. : Filtrage, d’accord.

Mais tu as affaire aux parents dans quelles circonstances par exemple?

Pour quand ils viennent se plaindre, quand ils ont besoin de renseignements sur un cours?

M. : Non.

Je suis à l’accueil.

Donc les parents… enfin, toutes les personnes de l’extérieur viennent à l’accueil pour se renseigner.

S. : Ah, pour être orientés?

M. : Oui.

Pour être orientés à l’intérieur de l’établissement et puis, s’ils veulent des renseignements, que je puisse leur répondre, quoi.

S. : Oui, oui.

D’accord, d’accord.

Et tu as des horaires, donc, particuliers ou…?

M. : On est à deux sur le sur le service donc… L’établissement est ouvert tôt le matin et jusqu’à, à peu près, huit heures et demi le soir donc on est à deux.

Moi, je travaille le matin.

S. : Toujours?

M. : Tous les jours, oui.

S. : Ah, d’accord.

M. : Il y a quelques années, je travaillais le soir mais je préfère le matin donc je… S. : Ah, d’accord.

M. : Oui.

S. : Et, pendant les vacances, ah bien, le lycée est fermé donc?

M. : Oui.

S. : Donc, oui, ok.

Donc tu bénéficies des vacances scolaires, en fait.

M. : En partie.

Pas toutes les vacances scolaires parce qu’il y a des permanences… S. : Ah, oui.

M. : … à assumer mais… S. : C’est-à-dire avant la rentrée et un petit peu après des… M. : L’établissement est fermé sans vraiment l’être.

S. : Ah.

M. : Par exemple, s’il y a quinze jours de vacances, pendant les quinze jours, il doit y avoir une personne à l’accueil.

S. : Ah, oui, d’accord.

M. : Donc on fait des roulements.

Mais, enfin… S. : C’est un job qui te plait ou tu as l’intention de le faire longtemps?

Je ne sais pas.

M. : J’aime assez parce que c’est assez varié.

Bon, en gros, comme dans tous les emplois, je fais toujours la même chose mais, enfin, je vois les situations sont différentes.

Je ne vois pas les mêmes personnes, c’est… J’aime bien.

Et j’ai le contact avec les autres personnes… S. : Voilà.

Le côté relationnel te… M. : Côté relationnel me plait beaucoup, donc oui, j’aime beaucoup.

J’aime moins quand il y a des problèmes avec certains élèves mais je n’ai pas à me plaindre de l’établissement.

Ça… S. : Il y a longtemps que tu fais ce métier et que tu travailles dans cette… dans ce lycée?

M. : Oui, ça fait une dizaine d’années, ça fait un certain temps déjà.

S. : Donc tu as un certain recul.

Est-ce que tu as noté un gros changement dans le comportement des élèves?

Parce que, moi je me souviens, bon, ça remonte à beaucoup plus loin, quand j’étais lycéen, la discipline était quand même assez stricte par rapport à maintenant.

On respectait les professeurs, on avait une peur bleue du proviseur ou du surveillant général, enfin, c’était quand même… ce n’était pas le bagne mais je suppose que maintenant… M. : La notion de respect était différente.

S. : Voilà.

Çà a dû changer… M. : C’est différent, oui.

S. : C’est différent.

M. : Oui.

Et, toi, tu fais quoi comme travail?

S. : Moi, je suis militaire dans l’armée de l’air depuis bien longtemps maintenant.

Ça fait trente-trois ans, oui, que je suis rentré dans l’armée.

Dans l’armée de l’air.

Et je suis dans les… je suis technicien dans les télécommunications, surtout radio télécommunications c’est-à-dire les… tout ce qui est communication entre la tour de contrôle et les avions, entre autres.

Et puis on a aussi… on a des matériels un peu plus gros pour faire toutes les liaisons longue distance qui sont utilisés, bien, sur les théâtres d’opération quand la France est présente à différents endroits.

Il y a l’Afghanistan, il y a… enfin, ce genre de pays qui sont très accueillants.

Et, donc, voilà.

Et puis, aussi, j’ai eu l’occasion aussi de faire un peu de liaison satellite, de travailler donc… C’est vrai que c’était assez varié.

Je dis « c’était » parce que maintenant je… vu mon ancienneté et mon grade, je fais plutôt maintenant du travail de bureau.

Donc, j’ai un petit peu coupé le contact avec la partie… M. : Le terrain.

S. : Oui, avec le terrain, voilà.

C’est… mais, bon… M. : Et quel est ton grade?

S. : Là, je suis adjudant-chef.

Donc, en fait, je suis arrivé au bout, on va dire, de… maintenant j’attends tranquillement l’âge requis pour… M. : La retraite.

S. : … pour quitter quand ils vont me dire : « Bon.

On n’a plus besoin de vous.

Merci beaucoup pour vos services.

Bon, bien voilà, au revoir!

» Non mais… mais, bon, j’ai… M. : Ça doit être intéressant, hein?

S. : Oui, oui.

Bien, intéressant parce que j’ai fait différentes affectations donc j’ai vu… je me suis promené un petit peu à différents endroits dans le monde donc… Et puis j’ai fait des… j’avais des emplois un petit peu différents suivant les bases donc c’est vrai que c’était varié.

M. : Mais toujours dans la communication.

S. : Ah, oui.

Toujours, oui.

On reste quand même dans son champ de départ.

Donc, moi, c’était la communication… télécommunication donc j’ai toujours travaillé quand même dans ce truc et puis… Mais, bon, comme c’est assez vaste, on peut faire différentes choses et puis, c’est vrai que c’est… Et c’est bien, d’ailleurs, parce que je crois que la routine c’est ce qu’il y a de pire dans le travail en général.

C’est de tomber dans une routine.

On perd la motivation, on n’a plus envie d’aller au travail, c’est… Alors que moi, non, j’ai toujours été content d’aller travailler, c’est… M. : Et cela fait combien de temps que tu es à Bordeaux?

S. : À Bordeaux?

Je suis arrivé en 2001.

Oui, 2001, en avril 2001.

Je me souviens, oui, le 18 avril 2001 exactement, voilà.

Je revenais d’un an, un peu plus d’un an dans les terres australes, dans… Et donc, à l’issue, on prend quelques congés parce que pendant treize mois on n’a absolument pas de vacances donc… Et puis après, bien, on se trouve affecté sur une autre base donc, moi… Voilà, c’est pour ça que je suis arrivé en milieu d’année à Bordeaux dans un nouveau service.

M. : Mais c’est toi qui a choisi ou alors c’est imposé?

S. : Oui, oui, j’ai… Bon, en principe, on peut choisir mais le problème actuellement c’est que les gens n’aiment pas, par exemple, travailler à Paris.

Quand tu… quand tu as une famille et que tu es installé dans une région et qu’il faut… on te dit : « Il faut aller, aller là-bas.

» Il faut donc… avec sa famille sur Paris c’est très, très difficile.

La vie est beaucoup plus chère, c’est difficile de se loger, il faut que le conjoint se retrouve un emploi donc on est un petit peu réticent à aller là-bas.

Donc, moi… M. : Et vous devez chercher un appartement par vous-même ou l’armée vous aide?

S. : L’armée est censée nous aider mais le parc immobilier est très pris à Paris.

Donc c’est difficile d’avoir quelque chose.

L’armée n’a pas beaucoup de choses à proposer.

Alors, soit elle nous trouve quelque chose dans la banlieue donc à… on se retrouve confronté… M. : Au moins de provisoire, oui.

S. : … au problème des trajets et, si on veut être plus près de Paris, on tombe en ce moment dans des loyers vraiment trop élevés, quoi, par rapport à la province donc… M. : Paris, c’est la capitale.

C’est cher.

S. : Voilà.

Et en plus, voilà, c’est la capitale donc… Je pense, je suis même sûr, que je suis mieux à Bordeaux.

Donc tant que je peux rester là, bien, voilà.

Si je pouvais finir ici ça serait vraiment bien.

M. : Il y a un certain nombre d’années à respecter?

Par exemple, dans un an, deux ans, on peut te dire de partir ailleurs ou…?

S. : Non, en général, pas deux ans mais… M. : Non, mais là, ça fait sept ans.

S. : Là ça fait sept ans, c’est-à-dire que, oui, dans l’année prochaine ou dans deux ans j’ai bien peur qu’on me dise d’aller voir un petit peu ce qui se passe ailleurs.

Entre autre, à Paris.

Et ça c’est, oui, c’est ce que je crains le plus.

Voilà.

M. : Mais, en fin de carrière, il n’est pas possible de rester plus?

Plus longtemps?

S. : Bien, non, parce que, en fait, tout le monde aimerait finir à Bordeaux ou, enfin, dans des bases comme Bordeaux qui sont quand même… c’est une région, quand même, qui est très attirante.

Donc, comme tout le monde… M. : C’est plus près de la mer.

S. : Voilà.

Ah, oui.

Mais en plus, moi, j’habite, donc, je n’habite pas à Bordeaux, j’habite à Andernos-les-Bains qui est une station balnéaire à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux et moi, j’ai la mer à la plage à deux cents mètres, à peu près, ou trois cents mètres de la maison donc… M. : Parfait.

S. : Oui, parfait.

Donc, c’est la… ce n’est pas la mer, c’est le Bassin d’Arcachon donc c’est un petit peu différent.

Le Bassin d’Arcachon c’est un… ils font… ils pratiquent les… les ostréiculteurs, ils pratiquent la culture… l’élevage des huîtres donc on ne peut pas s’y baigner, ce n’est pas adapté mais n’empêche que, à marée haute, la mer est à nos pieds, quoi, c’est vraiment bien.

Et, si vraiment je veux aller à l’océan, je suis à une dizaine de kilomètres, peut-être ou, oui, dix kilomètres de l’océan et donc, là, c’est vraiment bien.

C’est… Dès qu’il y a… dès qu’il y a un rayon de soleil, on a l’impression d’être… d’être en vacance donc c’est quand même, oui, c’est une région privilégiée.

Vraiment.

M. : C’est bien.

S. : Oui.

M. : Très bien.

S. : Voilà, bien, je ne sais pas si on a bien décrit nos régions.

Non, on a peut-être plus décrit notre travail.

Je pense qu’on va essayer… M. : Oui.

Petite présentation.

S. : … oui, de notre travail.

On pourra essayer, oui, de parler de, quand on aura plus de temps, de parler de notre région et puis d’autres régions en France.

M. : Oui, faire découvrir… S. : J’en connais un petit peu quelques-unes, quoi, parce que j’ai… au gré des mutations j’ai vu quelques régions.

Je crois que, il y a beaucoup de choses à découvrir en France.

De belles régions.

M. : Oui.

Bien, j’aurai le plaisir d’écouter ça.

Je pense que tu as fait… découvert plus de régions que moi.

S. : Je ne sais pas.

Peut-être que je vais apprendre de toi.

Tu as une vie extraordinaire de voyageuse donc, je ne sais pas.

On verra.

On verra donc la prochaine fois.

Et… M. : Très bien.

S. : Voilà.

Donc, bonne soirée.

Et puis à… M. : Bonne soirée, Serge.

S. : … à très bientôt, donc.

M. : À très bientôt.

Au revoir.

S. : Bye, bye.

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