#6: Le Ukulélé, la musique et les voyages [3]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Ben de la chaine YouTube @Benauukulele nous parle de musique, de voyages et du Ukulélé.

Et en français, c’est tout simple.

Ouf, c’est Ben Ukelele.

Super.

Eh bien merci pour cette conversation, c’était super passionnant et surtout merci pour ta positivité.

Ça fait du bien d’avoir cette positivité dans ces heures sombres comme aujourd’hui.

Et…

Oui, on prie pour eux après..

Eh bien, merci encore.

– Salut. – Ciao, ciao!

#6: Le Ukulélé, la musique et les voyages [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Ben de la chaine YouTube @Benauukulele nous parle de musique, de voyages et du Ukulélé.

Et c’est moins cher qu’en Bourgogne.

Et ils ont des immenses caves

des kilomètres et des kilomètres, des kilomètres de caves en Moldavie.

Et Youri Gagarine, qui est allé dans l’espace, a aussi visité ses caves.

Et justement, la légende raconte qu’il s’est paumé pendant plusieurs jours mais en fait, il avait juste un peu bu.

Et puis il est ressorti sûrement le lendemain au lieu du soir même.

Mais j’ai toute une chanson comme quoi, de cette épopée de Youri Gagarine qui raconte qu’il est allé en espace.

Mais c’est beaucoup plus difficile de s’y retrouver dans les caves moldaves.

– Et quels sont les pays.. – Du coup j’ai oublié la question..

Oui, mais c’est pas grave..

Et du coup, quels sont les pays qui t’ont le plus marqué ?

Eh bien, aujourd’hui, c’est ce qui me vient en tête et à coeur beaucoup c’est l’Ukraine.

Parce que je ne sais pas si t’as vu les infos, mais c’est ce matin que ça vient d’arriver.

C’est super triste ce qui se passe maintenant.

Et je pense beaucoup aux gens que j’ai rencontrés là bas.

Des jeunes gens qui étaient formidables, plein d’amour pour leur pays

et pour leur langue, l’ukrainien, et qui étaient pleins de gentillesse.

J’ai découvert une culture très riche et des personnes super accueillantes.

Donc là, ce matin, évidemment, je pense à l’Ukraine parce qu’on enregistre le 24 février.

Donc, c’est une info difficile à apprendre ce matin.

Eh bien, à digérer…

Mais en fait, ce qui est intéressant avec ces voyages, c’est que…

À chaque fois, je vois d’autres choses venir, des cultures, c’est à dire que je n’ai pas…

Je n’ai pas de projet avant de partir, je n’ai pas de plan.

J’y vais et ensuite je vois ce qui m’inspire et je vois ce que peut être je trouve intéressant.

Et à chaque fois, c’est quelque chose de nouveau.

En Islande, par exemple, ce qui m’a inspiré c’était aussi les légendes de demi dieux

et aussi le fait que j’avais oublié mon maillot de bain

“There on these lands cold as ice”

“There where it’s cold”

“There in the land of icing and frost”

“You must pack a *”

“So come over to a hot pot for a small *”

“Don’t forget your swimming trunks”

Bon, je me suis planté dans les paroles, mais c’est l’idée.

En fait, il faut pas oublier ses maillots de bain, même s’il fait froid.

C’est quoi l’anecdote avec le maillot de bain ?

Eh bien, je l’ai oublié, je ne l’avait pas.

Et en fait, en Islande, il y a énormément de “hot pot”

Et les hot pot des fois, ça peut être un bain comme ça dans la nature tout seul.

Tout seul, on se demande Tiens, c’est pour les vaches ou non ? Pas du tout. Il n’y a pas déjà.

C’est en fait…

Quelqu’un qui a rafistolé une connexion à une arrivée d’eau chaude.

Hot Springs en anglais et je ne sais plus comment on dit en français d’ailleurs.

Et il y a des piscines comme ça qui sont en fait des bains naturel très chauds.

Et on se sent super bien, on va dedans dix minutes, on ressort et on a l’impression d’avoir la peau d’un bébé.

Parce que dedans, il y a des produits chimiques qu’on retrouve d’ailleurs dans les dentifrices.

Bref, mais il y a une sorte de poudre qui fait énormément de bien à la peau.

Bref, du coup, on se baigne beaucoup en Islande

Mais les pays aussi…

En fait, à chaque fois, on découvre…

Une plante différente. C’est comme du jardinage, elles sont toutes belles

mais elles sont toutes vraiment différentes, avec leurs spécificités

puis leur manière de s’exprimer, leurs légendes, leur vocabulaire aussi.

parce que je retiens des mots ici, à droite, à gauche, et c’est intéressant.

C’est aussi une manière de garder le contact avec tes souvenirs

de garder quelques mots de leur langue.

Donc vraiment, ce qui t’intéresse dans le voyage toi, c’est vraiment les rencontres

mais aussi la mythologie, les légendes, la culture, la musique.

Qu’est ce qui te intéresse le plus quand tu voyage ?

Qu’est ce qui te pousse à voyager ?

Je crois qu’au début, ce qui m’a poussé à voyager, c’est que je m’ennuyais

et ensuite parce que j’avais envie de voyager.

Mais oui, c’est ça en fait, tout ce que tu as dit.

J’aime l’histoire, ça m’intéresse beaucoup.

Les légendes, les…

Les histoires des différents pays.

J’aime bien les gens, j’aime bien parler.

J’aime bien aussi savoir…

Savoir ce que ça fait d’être bulgare. Qu’est ce que c’est d’être bulgare ?

Qu’est ce que c’est leur vie de tous les jours ?

Alors on est tous un peu pareils, les êtres humains, mais aussi on est tous différents dans beaucoup de manières.

Donc c’est tout ça qui m’intéresse.

Et puis leur musique aussi

Sans être directement influencé par la musique du pays que je voyage à chaque fois

parce que souvent c’est mes compositions. Donc s’il y a un truc qui me vient en tête

Tiens là, j’écrirais bien un truc mais en modehard rock

Parce que ça serait bien le genre.

C’est pas la tradition bulgare, mais il y a quand même des éléments qui..

Du coup, parce que j’écoute beaucoup de musiques locales, quand je suis là bas

Je me pose beaucoup de questions et je vais à des concerts aussi si je peux.

Il y a des éléments qui arrivent petit à petit dans la musique par exemple…

il y a un côté bulgare, c’est l’irrégularité rythmique.

J’ai passé trois mois et je pense que c’est ressorti dans une chanson que j’ai écrit en Roumanie

avec des éléments de musique roumaine ou au lieu d’avoir un, deux, trois, quatre

un, deux, trois, quatre ou un, deux, trois, un, deux, trois.

Comme souvent dans notre musique occidentale.

La musique de mon voyage

a influencé celle que je l’ai écrite, par exemple avec un rythme régulier en set

un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, un, deux, trois quatre, cinq, six, sept.

Ça, c’est de… c’est Guy * là.”What’s these faces I see””They really follow the streets””The sun I cry for and I smile””Let’s, let’s just turn all the world”Il faut que je revise les paroles vraiment, vraiment il faut que j’ouvre mon petit carnet de parolesque j’avais avec moi ou que j’ai toujours avec moi.C’était très beau, merci. Et au contraire, est ce que tu t’intéresses aussi à la musique française ?Oui, énormément. Alors, surtout, je l’enseigneParce que je fais beaucoup de tutoriels pour des chansons en françaisparce que j’ai commencé avec une chaîne de tutoriels en anglais.Et ensuite j’en ai fait une en françaiset du coup, j’en profite pour faire les chansons que j’aime bien en français.Donc, c’est les chansons que j’aime, c’est souvent un peu ancienDes années 50 60, mais je fais aussi beaucoup de chansons plus récentesParce qu’elles plaisent aux gens aussi.Donc je veux que les gens apprennent l’instrument avec des chansons qu’ils aiment aussi.Mais la chanson française, oui, j’adore ça.Il y a…J’ai écrit quelques chansons en français pendant mes voyages, une en Gaspésie,au Canada, enfin Canada, entre guillemets, parce que c’est le Québec.Et une en français en Bulgarie, qui parle d’une très belle tradition.C’est maintenant d’ailleurs une très belle tradition qui s’appelle Martenitsa.Et je me suis planté dans la déclinaison au pluriel.Le pluriel ce n’est pas une déclinaison. Je me suis juste planté en…- Ce n’est pas grave ça arrive. – Toi tu dois le savoir explique nous François les pluriels!Je ne sais pas vraiment, les pluriels..Non, mais ce n’es pas grave. Les erreurs sont pas vraiment importanteset du coup, je crois qu’à ce moment là, j’écoutais beaucoup de Serge Gainsbourget je me suis retrouvé avec un truc qui faisait…”Martenitsa””Martenitsi””J’en vois par là””J’en vois ici”Donc il y avait un petit côté de Gainsbourg des débuts…Parce que… oui, Martini, c’est en fait une tradition.C’est un bracelet rouge et blanc qu’on met autour du poignet ou bien parfois même autour des sacs.Et lorsqu’on voit les premières cigognes,alors à ce moment là, on enlève ces jolies bracelets blancs et rougeset on va les accrocher dans les arbres qui commencent à fleurir.Et s’il n’y a pas de cigogne, la variante moderne, c’est…Pas grave.C’est une fois qu’on voit les bourgeons apparaître et les arbres fleurir un peu.Paf! On accroche nos Martenis.Parce que dans la chanson je me plante, c’est Martenitsi mon pluriel à moi.Mais en fait, le vrai, c’est Martenis.J’ai appris ça récemment, ça m’a cassé, parce que c’est toute ma chanson.Elle est un peu détruite par ça.Mais… et du coup on a ces arbres, de beaux arbres florissants en Bulgariequi sont remplis de petits bracelets blancs et rouges.C’est sympa.C’est ma tradition préférée, je pense, de toutes celles que j’ai eu le plaisir de découvrir.- On pourra… – Il faudrait qu’on l’importe.Oui, on pourrait! On pourrait encore parler pendant des heures, des voyages, de la musiqueparce que je vois vraiment que c’est quelque chose qui te passionne et ça me passionne aussi.Mais malheureusement, on arrive bientôt à la fin de ce podcast.Alors j’aimerai te poser cette question qu’est ce que le ukulélé et les voyages t’ont apporté d’une manière générale.- Oula! C’est une vaste question. – C’est une question difficile.Et aussi, tu as raison, c’est vrai que je pourrais en parler longtemps de ces voyagemais c’est parce que personne ne me pose des questions.Donc en fait…À part toi, je suis super content. Enfin quelqu’un qui me pose des questions sur mes voyages.Mais oui, pas de problème. Qu’est ce que l’ukulélé m’a apporté? L’ukulélé en fait pour moi, longtemps, c’était un moyen d’exprimer. C’était un moyen de pouvoir composer en voyageant. C’est un moyen d’être plus proche des gens .Donc je ne le vois pas seulement comme un instrument dont le but ultime, c’est juste de faire résonner les cordeset de faire bouger l’air qui va ensuite aller frapper des tympans. C’est pas ça, c’est un moyen pour plein de choses. Et il se trouve que c’est aussi le moyen avec lequel je…Je vis ma vie maintenant parce que c’est, c’est mon travail, c’est mon métier. Si on veut.Et donc c’est un moyen de plein de choses, oui! Mais je pense que même pour les gens qui n’en font pas leur métier, ça peut être un moyen pour plein d’autres choses.Au delà de la musique, même si la musique, c’est super et c’est autosuffisants. C’est à dire que si on fait de la belle musiqueça peut être largement assez, mais ça peut aussi être un lien social.Ça peut être aussi une manière très facile d’aborder les gens et de commencer des conversations.Ça, c’était tout le temps le cas pendant mon voyageJ’avais l’impression de voyager avec un petit chiot tout mignon dans les bras.Bref, et du coup, je me promène en jouantet les gens viennent me voir me demandait de jouer Somewhere over the rainbow justement.Le tube et…On a une…On a un raccourci vers les gens avec ce petit instrument très mignon.Eh bien sur ces belles paroles, j’aimerais conclure le podcast.Est ce que tu peux nous dire quels sont tes projets et ou de suivre ?Oui, mes projets que je suis en train de partager en ce moment.C’est un road trip autour de la mer Baltique.Le secret, c’est que je l’ai fait cet étéet j’ai toujours pas partagé le contenu.Mais si vous voulez, vous pouvez croire que c’est en direct.Pas de problème.Ça, c’est sur ukeleleroadtrips.com et il y a une chaîne YouTube aussi.Et sinon, mes cours en anglais, c’est Ukelele Vlog TripsC’est une longue histoire pour le nom de la chaîne, Ben’s Uke Tutorials c’est la même. 

#6: Le Ukulélé, la musique et les voyages [1]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Ben de la chaine YouTube @Benauukulele nous parle de musique, de voyages et du Ukulélé.

Bonjour C’est François et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast en français de LingQ.

Aujourd’hui, je suis avec Ben de la chaîne YouTube “Ben au Ukulélé”.

Ben est passionné par la musique mais aussi par les voyages

Et depuis quelques années, il crée des tutos YouTube pour enseigner le ukulélé.

Dans cet épisode vous allez découvrir des choses passionnantes

Comme par exemple, quels sont les voyages effectués par Ben et ce qu’il a appris en chemin ?

Pourquoi Ben a décidé d’enseigner le ukulélé ?

Pourquoi le ukulélé est un des meilleurs instruments pour s’initier à la musique ?

Ben va même nous jouer quelques unes de ses compositions.

Vous pouvez retrouver ce podcast avec sa transcription directement sur LingQ.

LingQ est une plateforme qui permet d’apprendre une langue naturellement.

Vous pouvez écouter et lire des contenus passionnants de tous les niveaux

et rejoindre des milliers de personnes, comme vous, qui apprennent une langue étrangère.

N’hésitez pas à partager cet épisode, à le likez et à le commenter sur YouTube

Soundcloud, Apple Podcast ou votre plateforme de podcast favorite.

Vous êtes prêts? Alors c’est parti!

Merci Ben d’avoir accepté mon invitation pour ce podcast en français de LingQ.

Alors je sais que tu es passionné par la musique, mais avant d’aller plus loin.

Est ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Oui. Pas de problème.

Merci pour l’invitation.

Je m’appelle Ben – Benjamin –

C’est la version plus longue de mon prénom.

Et en 2015, j’ai décidé de partir à l’aventure avec deux petites guitares et un sac à dos.

En fait c’est des ukulélé.

Il y a quatre cordes sur chaque instrument.

Et j’ai commencé en Europe de l’Est

et j’ai fait d’autres voyages vers l’Islande, le Canada

et plusieurs années après le début de ce projet qui s’appelle Ukulélé Road Trips.

Si je le prononce comme un français, Ukulélé Road Trips

Eh bien j’ai commencé à faire des cours aussi. On m’a suggéré de faire des tutoriels.

Et finalement, ça a bien marché.

Je me suis dit que ce serait utile de faire les deux.

Comme ça les gens qui aiment les tutoriels peuvent aussi peut être regarder mes aventures

et mes compositions originales que je compose en voyage

et qui parlent de lieux qui… souvent que les gens n’ont jamais visités.

Donc c’est cool parce que c’est plus facile de trouver les gens

quand on fait un tutoriel pour “Somewhere of the rainbow”

que quand on chante une chanson sur trois rois bulgares que personne ne connaît qui étaient frères.

Mais quand même que personne ne connaît.

Et pourquoi tu as choisi le ukulélé personnellement, spécifiquement ?

Ah oui, alors…

Au début, je voulais faire un Piano Road Trip.

Et finalement un piano à queue c’était compliqué dans l’avion.

Alors j’ai choisi l’ukulélé parce que c’était un peu plus petit.

C’était un peu plus facile à gérer pour l’avion justement

parce que j’ai commencé en Bulgarie, donc il fallait bien que j’y aille en avion.

Et tu joues aussi d’autres instruments ?

Oui, c’est ça, c’est ça.

Après tous les sons qu’on entend, c’est potentiellement de la musique.

Par exemple, la perceuse dans ton hôtel par exemple.

Tu sais il y a des styles de musique qui sont juste construits, avec une note à la basse qui continue.

Et ensuite des improvisations par dessus.

Donc tu peux peut être faire ça pendant ta journée là en Turquie.

Improviser sur la perceuse

Oui, c’est possible puisque c’est une note.

Donc en Turquie, il y a ça aussi.

Par exemple vers la Mongolie ou dans les musiques orientales, même indienne.

Beaucoup de fois, il y a une note de base à laquelle on revient toujours.

Mais nous, dans notre musique occidentale plutôt

On marche par accords et par mélodie. On n’a pas une note continue tout le temps.

En tout cas, plus depuis le XIVᵉ siècle.

Attends ta question, c’était quoi ? Je ne sais plus!

C’était, eh bien du coup, pour toi, quel instrument tu joues ?

Pourquoi le ukulélé ?

Eh bien, parce que pour moi, l’âme du ukulélé, c’est le partage

Et c’est le fait de pouvoir sortir de son sac à dos un instrument

Et de pouvoir commencer à chanter directement, à pouvoir partager un moment avec les autres.

Même si on est à la plage

même si on est à la montagne, ça ne prend pas beaucoup de place.

On peut toujours l’avoir sous la main.

Et donc cette idée m’est venue parce que…

Il y a bien longtemps, quand je voyageais tout seul en Norvège, j’avais mon…

J’avais un petit ukulélé et j’ai juste…

J’avais juste envie de partager aussi le…

C’est comme de prendre une photo mentale d’un endroit.

C’est une manière de mettre une émotion et un moment dans une petite capsule et de pouvoir la garder avec soi.

C’est de chanter une chanson, d’apprendre une chanson ou même d’écrire une chanson.

Et je trouvais que ça aussi, ce rapport avec le voyage et la musique, c’était assez intéressant.

Et ensuite, quand j’étais en Écosse, un peu plus tard, avec des amis,

et je composais tout le temps des chansons pour les faire rire sur ce qui nous arrivait

sur quelqu’un qui ne voulait pas sortir de la voiture et qui du coup, qui a raté un truc formidable.

J’ai toute une chanson là dessus. Sur quelqu’un qui mangait trop de carottes. Bref…

Et du coup, ça me parlait de faire rire les autres

et de partager la musique avec les autres en même temps que le voyage.

Et à un moment où je n’avais pas de travail, je n’avais pas grand chose à faire.

Je me suis posé la question:

“Qu’est ce que j’ai envie de faire?” ou “Qu’est ce que j’aime bien?”

Ou si toutes les portes m’étaient ouvertes.

Qu’est ce que je ferais si tout était possible ?

Et j’ai pensé, eh bien, voyager, écrire des chansons

et enregistrer des podcasts avec des jeunes gens que je rencontre et qui me parleront de leur culture.

Et c’est exactement ce que j’ai fait puisqu’il y a le blog, les compo…

Et il y a un podcast aussi qui s’appelle, eh bien, pareil, Ukulele Road Trips

D’accord. Et par la suite, tu as décidé justement de créer des tutoriels et d’enseigner le ukulélé, c’est ça ?

Oui, c’est une amie d’Ukraine, justement.

C’était le dernier pays ou c’est le pays où j’avais terminé mon premier périple

Mon premier road trip!

qui m’a proposé ou qui m’a demandé de faire un cours pour telle et telle chanson.

Donc je l’ai fait, je n’y ai plus pensé pendant quelques mois et ensuite je reviens sur la chaîne Wow !

Mais ça marche beaucoup mieux que mes chansons sur une ville au sud de l’Ukraine.

Ou qu’un roi moldave en fait.

Et donc j’en ai fait plus parce que je me suis dit que c’était un bon moyen de partager aussi le fait que mon site existe.

Et finalement, c’est devenu mon travail et mon métier. Et maintenant, c’est ce que je fais.

Je suis prof de ukulélé et des fois je voyage.

D’accord. Et je pense que le ukulélé, c’est vraiment un très bon instrument pour s’initier à la musique.

Est-ce que tu es d’accord avec ça ?

Oui, c’est le meilleur instrument pour s’initier à la musique

et ce n’est pas juste pour faire la promo de mes cours ou quelque chose.

Mais…

C’est un instrument parfait pour les personnes souvent qui sont adultes

et qui regrettent de ne jamais vraiment avoir continué avec la musique quand il était plus jeune

ou qui regrettent de ne jamais avoir fait de musique

Et juste pour… regardes je vais te montrer.

Ça va être super pour les gens qui écoutent sans la vidéo, mais tu vois, je place un doigt

Ça c’est mon ukulélé Il est accordé, je place un doigt dessus

Et j’ai un accord! Et là un autre doigt, un autre accord!

J’ajoute juste un doigt sur une case. Et j’ai un autre accord!

“When I’m gone!”

“When I’m gone! You’re gonna miss me when I’m gone!”

Et voilà, avec juste deux ou trois doigts.

Trois pour la corde sol, on a une chanson ou on peut chanter.

On peut s’accompagner et c’est immédiat en fait…

Si je m’assois à côté de quelqu’un qui n’a jamais fait du ukulélé

Jje sors le mien, je le lui passe, j’explique deux ou trois choses en deux minutes et il peut jouer une chanson déjà.

ça, je pense que c’est vraiment quelque chose qui est important.

Quand on s’initie à la musique, c’est d’avoir de pouvoir jouer le plus rapidement possible.

Par exemple, en France, un des problèmes majeurs, c’est notamment le solfège.

Bien souvent, on a des cours, des années de solfège avant de commencer à jouer d’un instrument

Et ça dégoûte pas mal de gens de la musique. Est ce que tu es d’accord avec moi ?

Oui, alors je ne sais pas si c’est vrai, mais j’ai entendu une citation comme quoi…

Einstein a dit “Jusqu’à six ans, il faut juste jouer pour les enfants, il ne faut pas apprendre, il faut jouer.”

Eh bien on perd un peu ce côté là, parfois peut être dans les cours

ou tout à coup on n’est plus en train de jouer et en train de découvrir avec enthousiasme

et en fait pour moi… et c’est sûrement quelque chose que…

dont tu parles dans tes podcasts peut être.

Mais je trouve qu’un moteur essentiel de l’apprentissage, c’est l’enthousiasme,

parce que ce qu’on apprend avec enthousiasme; quand on est content en fait,

Ça marche juste mieux d’écrire et de connecter dans le cerveau quoi!

Et donc il faut que ça reste…

Il faut que ça reste un plaisir et il faut…

Il faut que l’enthousiasme soit là pour la découverte.

Et puis aussi si on parle de la France

et de la manière dont on enseigne la musique, je pense que c’est plus global.

C’est la manière dont on enseigne tout.

C’est à dire qu’il y a une manière de bien faire les choses.

Et il y a une bonne réponse.

Et il ne faut pas se tromper surtout, parce que sinon, on a une mauvaise note.

Et du coup…

peut être que les gens avec l’ukulélé

peuvent reprendre confiance en eux, que ce n’est pas grave de faire des erreurs.

On peut réapprendre quelque chose de nouveau sans avoir cette peur qui nous..

qui nous nargue à l’arrière de nos pensées

qui nous dit si t’es pas déjà parfait, c’est parce que tu..

C’est un échec, mais ce n’est pas vrai!

Eh oui! L’ukulélé c’est vraiment super pour débuter

parce que moi aussi je m’étais un peu initié à la musique avec le ukulélé et c’est vraiment bien pour voyager.

Est ce que tu pourrais revenir un peu sur tes voyages ?

Est ce que tu pourrais nous dire quels sont les pays vraiment que tu as traversé?

– Attends je te fais le jingle! – Vas-y!

C’est la première chanson que j’ai enregistrée, c’était sur le tarmac, sur le parking de l’aéroport de Beauvais.

D’accord.

C’est vers Rouen, avant que je m’envole vers la Bulgarie, j’ai écris cette chanson au parking.

Et cette chanson, ça vient avec moi sur le Ukulele Road Trip

Peut être ça va être bien peut être… Mais bon, on verra!

“Come!” je m’en souviens plus ça fait longtemps! 2015! Ouf!

“Come with me on the Ukulele Road Trip, it will be a lot of fun, maybe!”

J’ai fait plus de langues aussi!

“Viens avec moi sur un Ukulule Road Trip mon ami, ça va être sympa si ça ne l’est pas tout de suite!”

– Super! – Du coup, j’ai oublié la question.

Et ça, c’était ta composition.

Oui, c’est que des chansons originales.

D’accord.

Sauf un canon du XVIIᵉ siècle que je vais enregistrer dans un magasin de vin en Moldavie.

Il y a beaucoup de vin, c’est comme chez toi en Bourgogne, en Moldavie ils ont énormément de vin.

#5: Comment apprendre et enseigner des langues [3]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Tom nous partage sa vision des langues et nous donne ses meilleurs conseils pour apprendre et enseigner des langues.

Je pense que c’est surtout beaucoup de confiance en moi

parce que maintenant j’ai l’impression que, oui, je peux apprendre tout.

Beaucoup de confiance en moi aussi.

Parce je n’ai pas peur des langues, je n’ai pas peur des langues étrangères.

Je n’ai pas peur d’être dans un nouveau pays et de devoir communiquer.

Oui, je pense que c’est surtout ça que ça m’a appris, comme beaucoup de gens.

– Une confiance en soi. – D’accord. Super.

Eh bien, merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Et est ce que tu peux nous parler un peu de tes projets et ou te suivre ?

Alors, mes projets, j’en ai toujours 40 000 en même temps, donc c’est toujours un problème

Pour les projets qui restent dans le temps.

Si votre niveau de français vous a permis de comprendre ce podcast

Vous pouvez aller voir ma chaîne YouTube “apprendreunelangue”

Tout attaché “apprendreunelangue”

Sur laquelle je documente comment j’apprends les langues et… et voilà!

Et si vous voulez prendre des cours de français avec moi

J’allais dire, vous ne pouvez pas parce que… Eh bien, vous allez essayer de me trouver.

Ce sera votre challenge

parce que mon profil n’est pas visible sur italki

Et je ne prends pas de nouveaux étudiants.

Donc en fait juste suivez moi sur “apprendreunelangue.com”.

D’accord, super! Eh bien, Merci encore.

C’est super intéressant cette conversation avec toi et à bientôt j’espère!

Merci à toi. A bientôt!

Ciao!

#5: Comment apprendre et enseigner des langues [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Tom nous partage sa vision des langues et nous donne ses meilleurs conseils pour apprendre et enseigner des langues.

quand on est dans un mauvais système par rapport aux objectifs qu’on a

Si mon objectif, c’était d’avoir une bonne note à ma licence c’est un très bon système

Et bien on n’arrive pas à avoir les résultats qu’on veut.

Je suis d’accord avec toi, c’est bien souvent le cas à l’école

c’est qu’on apprend les balbutiements de la langue

on apprend la grammaire, la conjugaison, etc mais ce n’est pas forcément ce qui donne des résultats et surtout avec le russe.

Moi j’ai appris le russe aussi. Je tombe un peu dans la même école que toi.

C’est qu’au début je me focalisais sur la grammaire

et c’est impossible, par exemple, d’apprendre le russe,

ou une langue qui est compliquée comme ça uniquement par la grammaire,

parce que tu connais des règles de grammaire, mais tu ne sais pas comment les appliquer

et c’est pourquoi je pense que c’est important, je pense c’est une de tes philosophie aussi toi…

C’est de mettre la langue en pratique le plus rapidement possible.

Est ce que toi, c’est quelque chose ?

Tu penses qu’il faut mettre la langue en pratique le plus rapidement possible pour avoir des résultats ?

Oui, en fait.

En fait, simplement, j’ai l’impression qu’à lire de plus en plus sur la science cognitive ou l’apprentissage des langues.

En fait, il y a simplement un truc qu’on a complètement inventé.

C’est cette idée qu’être capable de comprendre la grammaire ou la partie théorique linguistique de la langue

et comment ça marche permet de parler.

En fait, c’est un problème de transfert de compétences évident.

C’est à dire que même quand on apprend des choses comme les maths dans les tables de multiplication

On ne recalcule pas à chaque fois. Il y en a qu’on apprend par coeur 6 fois 6.

On ne le calcule pas dans notre tête et en fait, avec les langues, c’est pareil.

Donc la grammaire, c’est un système de secours.

Quand on est vraiment à se poserla question ou ça devient… on est tellement lent pour faire sa phrase…

et on n’est pas sûr de la terminaison, de la conjugaison qu’on doit réfléchir à la grammaire.

Mais en fait, on n’a pas besoin de ça.

Moi, la façon dont j’apprends les langues et que j’enseigne, c’est simplement des exemples

Quand en français on dit “on y va”

on n’a pas… on n’est pas en train de réfléchir à une structure

à comment utiliser “y”, qui est ce qu’on dit “y” ou “on” est ce qu’on dit “on en va”

Attends, je dois réfléchir parce que la préposition c’est “à” ou alors c’est “de” mais alors c’est peut être…

Non, on ne réfléchit pas du tout à ça et la plupart du temps on ne réfléchit pas.

Et donc en fait, j’ai une approche très…

Pour moi, apprendre une langue, c’est comme aller à la gym.

Il n’y a pas beaucoup à réfléchir, peut être la position du corps à la gym et tout ça.

Mais ce qui est important, c’est de faire des répétitions comme un bourrin

et j’ai une façon d’apprendre les langues qui est très décevante.

Je trouve pour beaucoup de gens qui aiment intellectualiser les choses

moi y compris et d’ailleurs, c’est presque une frustration

pour moi dans les langues étrangères d’en arriver au constat que ce n’est pas..

Je ne trouve pas ça super excitant intellectuellement d’apprendre une langue

parce qu’en fait c’est très répétitif pour moi.

C’est “Ok, je fais une conversation.”

Quelles sont les phrases dont j’ai besoin pour m’exprimer ?

Quelles sont les phrases qui sont dites que je ne comprends pas ?

Je mémorise tout ça et je recommence. Et c’est tout. C’est tout ce que je fais avec mes étudiants.

Ça donne de super résultats parce qu’on travaille la fluidité, on travaille des expressions qui sont naturelles

et il n’y a pas de grammaire, de temps en temps, Il y a une question de grammaire qui vient

Par exemple sur les questions, est-ce qu’on utilise ? “Est-ce que” ou pas ?

Oui, tu t’en fous, tu fais les deux, c’est pas, c’est jamais le gros problème.

Généralement quand il y a une question de grammaire, ce n’est jamais le problème principal.

Donc voilà, mon approche…

Et je pense aussi que la grammaire… le fait de se concentrer sur la grammaire un peu..

C’est un peu une procrastination parce qu’on peut avoir peur de pratiquer la langue de commettre des erreurs.

Et c’est pourquoi on va se dire je vais mémoriser tant de règles de grammaire.

Quand je connaîtrai autant de règles de grammaire, je pourrais enfin mettre en pratique la langue.

Et je pense que c’est quelque chose qui peut être paralysant de se focaliser uniquement sur la grammaire.

Et surtout, je pense que ça donne très peu de résultats.

Oui, tout à fait, oui

J’ai… En fait je connais très peu la grammaire française en vrai parce que… et là plupart..

et ça arrive très souvent que j’ai des étudiants qui m’expliquent une règle de grammaire

parce qu’en fait ce n’est pas mon travail. Quand je dis à mes étudiants pour le français

La grammaire, regarder des séries sur Netflix en français

écouter des podcasts, tout ça, vous pouvez le faire sans moi.

Je suis sûr que vous le faites sans moi très bien.

Moi, je suis là pour faire la partie difficile

c’est juste parler et…

je veux dire, même moi, je fais très souvent des fautes de grammaire

parce que ça fait longtemps que je vis à l’étranger.

Et je parle surtout français avec des anglophones et donc je fais des fautes de grammaire.

Mais ça n’empêche pas que

je pense que j’apporte quand même quelque chose aux étudiants

c’est à dire les aider à parler parce que c’est ça qu’ils veulent

Et je pense que ce n’est pas forcément très grave de faire des erreurs grammaticales

parce que aussi ça, c’est peut être très français.

Mais on a un peu une culture du perfectionnisme.

On a l’impression qu’il ne faut pas commettre d’erreur en langues

et que si on commet des erreurs, on va être critiqué ou les gens vont nous juger

ou on ne pourra pas comprendre et être compris en retour.

Mais par mon expérience et je pense que c’est ton expérience aussi,

les erreurs quand tu apprends une langue, ce n’est pas très important tu vois…

L’important, c’est d’être compris et de comprendre la plupart des situations.

C’est un peu ma philosophie.

Est ce que tu es d’accord avec ça?

Oui, tout à fait.

Et puis, le problème, c’est que l’erreur numéro un est une personne qui parle une langue

C’est de ne rien dire en fait.

puisque les personnes qui veulent affiner leur grammaire “ok très bien peut être”

mais dans la situation ou le serveur va juste dire “Alors on part sur quoi?” ou ce genre de phrase de serveur en France

La personne est incapable juste de dire j’ai pas compris ou de réagir ou de dire quelque chose comme ça.

Elle va juste dire en anglais “Do you speak english?” ça c’est une erreur énorme.

C’est l’erreur numéro un en fait.

Et donc n’importe quel son en français même.

“Ah ok”, “bon ok”, ça c’est du français correct.

C’est une réaction en français qui n’est pas très difficile,

qui est grammaticalement correcte, mais c’est une bonne réaction.

Et en fait c’est ça le problème, c’est que la langue c’est pas de la grammaire, c’est que dire:

“Ah ok, bon ça va”

c’est du français de tous les jours, c’est une structure naturelle.

Donc en fait on se focalise sur ça pour être compris.

Mais l’important c’est d’avoir une communication.

Et donc si on réfléchit et il faut… oui…

Souvent je dis à mes étudiants

La conversation dans une langue étrangère, c’est un sport de combat.

Il y a juste des situations qui vont arriver.

Mais si tu dois réfléchir à ce qui est en train de se passer et à ta réaction, c’est trop tard.

Parce que quand je pratique avec mes étudiants, je leur rappelle que

s’ils réfléchissent dans nos conversations, ils ne pourront pas réfléchir dans la situation réelle

Parce qu’il y a un niveau de stress. Ils sont “Jetagé” parce qu’ils viennent d’arriver dans le pays.

Il y a quelqu’un qui leur parle trop vite en français.

Donc c’est une…

c’est un entraînement pour pouvoir réagir surtout

et pour pouvoir communiquer rapidement, peu importe la grammaire.

Et ces détails là, ça vient après.

D’accord.

Et j’ai vu aussi que maintenant, tu avais développé une nouvelle activité aussi.

Tu enseignais comment enseigner des langues.

Alors est ce que tu peux parler un peu de cette activité ?

Oui. En fait, je me suis rendu compte que ma façon d’enseigner le français marchait bien.

J’ai beaucoup d’étudiants… J’ai une liste d’attente. Je suis très fière.

et que surtout ma façon d’enseigner le français, je n’étais pas du tout, j’allais dire “pollué”

mais c’est un terme négatif, c’est pas nécessairement ça,

mais je n’étais pas du tout influencé par les techniques normales en fait…

J’ai appris à enseigner le français directement, toujours seulement sur Internet

avec des adultes qui veulent apprendre à parler.

Et en fait, la conversation, souvent, est perçue comme une activité un peu secondaire par beaucoup de profs

un truc qui n’a pas beaucoup de valeur, alors que moi, mon impression, c’est l’inverse

c’est à dire que c’est ça qui a une valeur énorme.

Aider un étudiant à parler, c’est le plus important.

Et je me suis rendu compte qu’en fait, il y a pas beaucoup de gens qui faisaient ça

et que si beaucoup de profs enseignaient de façon traditionnelle, classique

aussi parce qu’ils ont peur de sortir des sentiers battus.

Et donc j’essaie de montrer en fait, que ça, c’est possible.

Et puis aussi moi, je, comme toi, j’adore apprendre.

Ça fait quelques années que j’apprends la programmation.

Je commence à monter en compétences en tant que développeur

et je compte continuer ma carrière, peut être encore dans les langues,

mais dans autre chose.

Donc j’ai envie que… comment dire

c’est un peu prétentieux peut être mais, qu’il y est la relève avec des gens qui enseignent comme moi

ou de transmettre ce que j’ai appris dans ce domaine.

J’ai l’impression qu’on a un peu une passion commune

vraiment, notre passion, c’est pas finalement le but.

Apprendre des langues étrangères ou apprendre à apprendre,

c’est les méthodologies, optimiser des méthodologies pour avoir plus de résultats.

Est ce que toi, c’est ton cas aussi ?

Oui, tout à fait. Oui, tout à fait.

C’est explorer quelque chose.

Et en fait, je pense qu’il y a un message sur…

je crois que c’était sur ton site ou ta chaîne YouTube

que la compétence la plus importante c’est d’apprendre à apprendre, puisqu’en fait

tout le reste, si on apprend quelque chose, une compétence, trois ans plus tard, elle est périmée.

Maintenant, c’est pareil pour moi avec les langues en fait…

La compétence que je veux garder,

ce n’est pas d’être capable d’avoir un niveau B2 en allemand ou des choses comme ça,

C’est de pouvoir réapprendre une langue rapidement.

Par exemple, je travaille avec un ami, il dit…

Comme développeur freelance et il me dit qu’il y a beaucoup de clients allemands.

Et je lui ai dit si je dois réapprendre l’allemand juste pour travailler,

juste pour faire des réunions en allemand, je n’ai pas peur en fait

Je sais que ça va me prendre quelques mois

et que je peux le faire et que si après, si je déménage dans un autre pays

et que je dois apprendre une autre langue, je pourrais le faire aussi.

Donc, oui, le… ce qui est important..

Donc oui, apprendre à apprendre et la méthodologie pour pouvoir avoir quelque chose

qui puisse être réutilisé pour n’importe quel domaine.

Alors on arrive bientôt à la fin de ce podcast et j’aimerais te poser cette question, c’est:

Qu’est ce que l’apprentissage et l’enseignement des langues t’as apporté ?

#5: Comment apprendre et enseigner des langues [1]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Tom nous partage sa vision des langues et nous donne ses meilleurs conseils pour apprendre et enseigner des langues.

Bonjour c’est François.

Et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast de LingQ en français.

Aujourd’hui, je suis avec Tom de la chaîne YouTube: “apprendreunelangue”.

Tom est complètement passionné par les langues étrangères.

Il aime apprendre de nouvelles langues, enseigne le français

et aussi enseigne comment mieux enseigner les langues étrangères.

Dans cet épisode, vous allez découvrir des choses passionnantes

comme par exemple, quel est le problème majeur avec

les méthodes d’apprentissage de langues traditionnelles et comment l’éviter ?

L’histoire étonnante de Tom avec les langues étrangères.

Pourquoi Tom a décidé d’enseigner le français ?

Les meilleurs conseils de Tom pour avoir des résultats avec les langues

et plein d’autres choses passionnantes.

Vous pouvez retrouver ce podcast avec sa transcription directement sur LingQ.

LingQ est une plateforme qui permet d’apprendre les langues naturellement

un peu quand vous avez appris votre langue natale.

Vous pouvez écouter et lire des contenus passionnants de tous les niveaux

et rejoindre des milliers de personnes comme vous qui apprennent une langue étrangère.

N’hésitez pas à partager cet épisode,

à le liker et à le commenter sur YouTube, SoundCloud, Spotify, Apple Podcasts.

Votre plateforme de podcast favorite!

Vous êtes prêts ? Alors c’est parti !

Salut Tom et merci d’avoir accepté mon invitation

pour ce nouveau podcast en français de LingQ.

Alors je sais que tu es passionné par les langues étrangères

parce que tu enseignes les langues étrangères, tu apprends des langues étrangères

et aussi tu enseignes à enseigner des langues étrangères.

Donc vraiment, tu as vraiment une vision globale sur l’apprentissage des langues étrangères

parce que tu es vraiment de tous les côtés.

Et c’est pourquoi j’aimerais te poser cette première question

Est ce que tu penses que la méthode traditionnelle d’apprentissage des langues est la meilleure ?

Merci.

Merci François de m’avoir inviter sur ce podcast.

Alors je pense que sans surprise,

si par méthodes traditionnelles, on pense à la façon dont on enseigne les langues

typiquement dans le système scolaire

ou même malheureusement dans pas mal d’écoles de langues.

Est ce que c’est la meilleure ?

Eh bien probablement “non” sur beaucoup de critères

puisque la réalité, c’est que l’objectif de la plupart des gens qui apprennent une langue

c’est d’être capable de faire des choses dans la langue

Donc, c’est d’être capable majoritairement de parler, de comprendre..

d’écrire dans une certaine mesure et de lire…

Et malheureusement, en fait les systèmes traditionnels pour plein de raisons différentes.

Et aussi…

Il y a des raisons pour lesquelles les langues sont enseignées de cette façon à l’école.

C’est parce que si les méthodes efficaces

sont parfois un peu difficiles à mettre en place sur un système à cette échelle.

Donc non, ce n’est pas le plus efficace.

Mais je pense qu’on va parler de meilleures méthodes pour apprendre les langues.

Certainement, on va parler de ces méthodes parce que c’est vraiment quelque chose qui me passionne.

De mon côté, je sais que toi aussi tu es passionné par ces méthodes

Ce que j’appelle les méthodes d’apprentissage alternatives entre guillemets.

Mais avant de partir sur ces questions, est ce que tu pourrais nous dire…

Pourquoi tu es passionné par les langues étrangères ?

Comment tu es tombé dans les langues étrangères ?

Si je peux dire ça comme ça.

Oui, c’est une bonne question.

À l’école, je n’avais pas vraiment d’intérêt pour les langues étrangères.

J’étais plutôt nul

mais j’étais plutôt nul en tout, ce qui est une chance dans ma vie

Puisque en fait je ne suis pas une personne plutôt chiffres, plutôt lettres.

Je sais que ces constructions là ne sont pas très utiles quand on veut apprendre quelque chose.

J’ai… Oui, j’aimais bien voyager

Donc, l’anglais est venu rapidement comme quelque chose dont j’allais avoir besoin.

Mais mon parcours n’était pas du tout axé sur les langues au début.

Et puis j’ai rencontré une fille

qui parlait, je crois cinq, quatre ou cinq langues couramment.

Ça m’a juste vraiment impressionné et inspiré et je me suis juste dit

Eh bien en fait, je ne sais pas… Enfin, je ne savais pas trop quoi faire de ma vie.

Je me suis juste dit je vais faire ça, je vais apprendre des langues.

Et donc j’ai changé mon parcours à l’université et j’ai appris…

le russe à l’université, mais c’était à l’université.

Donc j’ai surtout appris le russe tout seul

parce que c’était comme on a dit avant, pas très efficace pour apprendre la langue.

Et puis là dessus en fait, je pense que c’est un peu comme pour toi.

J’avais du mal à apprendre beaucoup de choses et j’étais un peu… en fait…

Malheureusement, c’est presque un problème pour moi systématiquement à questionner toutes les façons d’enseigner

À me demander qu’est ce qu’on fait, pourquoi on fait ça ?

C’est quoi le raisonnement derrière?

Et à rejeter en fait, tout ce qui était établi sans que je le comprenne ?

Et donc j’avais un côté un petit peu vengeance personnelle avec les langues.

Je voulais absolument expérimenter, trouver des moyens d’apprendre plus rapidement

Et après aider les gens à apprendre des langues plus rapidement.

Et donc je me suis concentrée surtout sur…

En fait, je ne suis pas un grand polyglotte, je ne parle pas plein de langues.

Quand on me demande combien de langues je parle, je dis deux

parce que je préfère éviter les conversations sur…

“mais tu ne parle pas vraiment cette langue” et tout ça…

J’ai appris vraiment que ce qui m’intéresse, c’est la phase de rien, jusqu’aux premières conversations

où on se sent à l’aise parce qu’en fait, c’est le vrai problème qu’il y a dans les langues.

Pour la plupart des gens…

C’est ce démarrage, de passer de zéro à des conversations intéressantes.

Et parce que, à mon avis, c’est pas très difficile, c’est pas très complexe.

Donc voilà, un petit peu mon histoire avec les langues.

Et pourquoi tu as décidé d’enseigner des langues étrangères, notamment le français ?

Alors il y a eu plusieurs choses en même temps.

J’ai… Après ma licence de russe.

Du coup, j’avais appris le russe un peu

et je voulais faire des choses sur Internet.

Je voulais créer des projets, je voulais… et donc je me suis mis un petit peu…

J’ai acheté un site en fait, qui existait déjà,

qui s’appelle apprendre le russe.

Non! comment il s’appelle? Le russe facile! Qu’est ce que je raconte ?

Apprendre une langue c’est un autre truc…Le russe facile…

D’accord, si j’oublie le nom de mon site, ce n’est pas super.

Et puis j’ai commencé à faire un peu des articles dessus, ça m’a vite lassé.

Honnêtement, le Russe n’était pas la langue qui m’intéressait le plus…

À ce moment là, j’avais déjà acheté..

J’étais parti en Allemagne, je travaillais à distance

Et à côté, j’ai commencé à enseigner le français sur italki.

Donc il y a une plateforme pour apprendre les langues étrangères avec des tuteurs.

Et j’avais oublié comment on faisait

Donc, je me suis mis juste a essayé de voir ce que voulaient les gens et comment je pouvais leur apporter.

Et c’est surtout ça. Et après, sur ma chaîne YouTube

J’ai documenté des projets dans lesquels j’apprenais d’autres langues

pour montrer ma méthodologie et ce que je faisais, les résultats au final…

Super.

En fait, on a un peu tous le même parcours parce que là tu es le quatrième intervenant sur ce podcast

et à chaque fois, c’est un peu la même histoire quand on parle des langues

c’est que ça part tout le temps d’une déception ou d’un échec scolaire avec les langues étrangères.

Et on a ensuite une espèce de revanche.

On essaie, de vraiment de trouver une méthode plus efficace.

On essaye d’avoir plus de résultats, vraiment pour avoir une revanche sur ces échecs scolaires avec les langues étrangères.

Donc c’est intéressant parce que moi aussi c’est mon parcours.

Un peu comme toi, c’est que j’étais nul, j’étais un peu nul en tout,

un peu comme toi à l’école et surtout en langue étrangère.

J’ai eu 6 sur 20 en anglais je crois,

et 5 en espagnol au bac, donc j’étais particulièrement nul.

Et c’est en fait quand je suis partie…

Et c’est un peu comme toi. C’est comme ton parcours. Je suis parti à l’étranger et là j’étais en Ukraine.

Je suis parti faire un volontariat en Ukraine et là je suis tombé sur plein de personnes

de personnes de pays de l’Est qui parlaient deux, trois, quatre ou cinq langues.

Et moi, j’ai vraiment eu honte. Tu sais, je me suis dit

je suis, attends, moi, tu vois, je parle qu’une langue.

Ils parlent quatre, cinq langues

Et c’est à cause de ça que je me suis vraiment pris de passion pour les langues étrangères.

Alors quelle a été pour toi…

La plus grande difficulté que tu as eu avec les langues étrangères ?

Ouch !

C’est une bonne question.

C’est une bonne question.

Je pense que la plus grande difficulté, ça a été à l’école, en fait.

Où peut être après à l’université. Je pense qu’à l’école,

ce n’était pas tellement ça parce que je n’avais pas vraiment de motivation.

Je pense qu’à l’université, là, il y a eu une vraie déception puisque je voulais vraiment apprendre le russe.

Mais en fait, on apprenait de la grammaire.

Et comme tu le sais, la grammaire du russe, c’est juste interminable.

C’est juste un truc hyper compliqué.

Donc, si on veut maîtriser parfaitement la grammaire avant de parler, c’est la pire langue en fait..

C’est interminable. On ne peut pas faire une phrase

Il faut réfléchir à plein de choses.

Et je me souviens qu’il y avait des natifs dans notre classe, donc on était en deuxième année.

Il y avait des natifs avec nous. Donc déjà ça montre qu’il y a un problème de niveau dans les classes

Et que aux examens, aux contrôles les natifs n’avaient pas 20 sur 20 en fait…

Ils avaient entre 16 et 18. C’était des résultats comme ça.

Et en fait, ça montrait que le système était complètement bancal en fait…

et que la vérité, c’est que pour la plupart, je vais dire un truc, je vais peu être…

Mais pour la plupart des étudiants, pour avoir des notes correctes, on devait tricher en fait.

Et puis, enfin, Il y avait un truc qui n’avait aucun sens

mais qui était aussi un petit peu mélangé avec l’enseignement classique des langues

et aussi un petit peu de culture russe où bon…

je ne sais pas, peut être qu’il y avait des choses…

Et donc pour moi, c’était super décevant parce que je voyais bien que les profs

étaient là pour nous donner des exercices de grammaire, des examens de grammaire,

mais n’avaient aucune attente sur le fait qu’on puisse parler la langue.

Et en fait, moi, ce que j’ai fait, c’est que je séchais les cours

et je payais des étudiants de russe pour prendre des cours avec eux.

Oui, c’est très…

C’est.. Voilà, c’est le genre d’attitude que j’ai toujours gardé.

Je sèche le cours principal et je fais mon truc à côté.

Et à la fin de la licence, j’étais capable de parler le russe

et j’avais passé six mois en Russie aussi en échange.

Mais en fait, je voyais bien que les profs, même s’ils savaient

mais c’était mes profs responsables qui savaient que j’avais passé du temps en Russie.

En fait, ne pensaient pas que je parlais russe puisque ça n’était jamais arrivé

puisque les étudiants en échange en Russie, ils vont en Russie.

Mais ils prennent des cours en Russie qui sont les mêmes cours en fait…

C’est de la grammaire, donc on parle à tout péter 1 h par jour par semaine.

Donc moi, je suis évidemment dans mon échange.

Je séchais les cours et je passais mon temps avec des Russes

que j’avais rencontrés sur CouchSurfing ou des trucs comme ça pour parler.

Donc je pense que c’était ma plus grosse déception en fait…

Et les plus grosses difficultés, c’est que même en étant motivé en fait..

#4: Traverser l’Europe à vélo [3]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Laya nous parle de son incroyable voyage à vélo à travers l’Europe. Vous allez découvrir pourquoi le vélo est un des meilleurs moyens de locomotion quand on voyage, l’itinéraire à vélo de Laya, ses pires et ses meilleurs souvenirs, ses meilleurs conseils pour les filles qui souhaitent voyager en solo et beaucoup d’autres choses passionnantes…

Oui, c’est ça! C’est ça! Et puis c’est aussi comment on les aborde.

Je suppose qu’il y a des situations qui peuvent être un peu.. pas dangereuses, mais malfaisante ou pas très agréable.

Mais si… Se braquer trop aussi, ça pousse l’autre à se braquer, du coup, d’essayer d’arrondir les angles.

“Tout va bien, ça va aller” et de partir dans ce moment là, ça aide pas mal..

Et je pense que du coup, tu as vécu énormément de choses, donc on a un peu parlé des difficultés et du pire.

Mais quel est ton plus beau souvenir lors de ce voyage ?

Alors, mon plus beau souvenir c’est…

Je pense que je n’ai pas “un” plus beau souvenir parce que vraiment…

Il y a tellement de moments super.

C’est magique,

Mais les rencontres avec les gens, pour le coup, étaient… C’est quelque chose que je n’ai pas l’habitude de vivre

En France en tout cas… Dans ma vie quotidienne.

Donc, quand il y a des gens qui nous arrêtaient

quand j’ai traversé la Turquie, enfin descendu d’Istanbul à Marmaris

avec les deux autres cyclistes, il y a vraiment beaucoup de gens qui nous arrêtaient.

Des fois, on était obligé de dire non, vraiment, on ne veut pas s’arrêter boire le thé avec vous

parce qu’on n’a pas le temps et on vient d’en voire trois!

Avec trois personnes différentes, là il faut qu’on avance

Des fois, on ne faisait pas de kilomètres tellement les gens sont tellement ouverts et bienveillants

Et je pense que ça, c’est dans mes meilleurs souvenirs.

Je suis resté trois ou quatre jours avec une famille turque avant d’arriver ici

Et dès le premier soir, il me disaient tu fais partie de la famille.

Et c’est vrai que d’avoir cet accueil là

chez des personnes qui n’ont aucune obligation de m’accueillir comme ça. C’est… oui..

Du coup, ils parlaient anglais, ils parlaient?

– Non. – Langage de signes.

– Merci Google Traduction. – Goodgle Traduction?

– Oui. – D’accord.

Parce que le langage des signes. Alors..

Un peu, forcément, mais c’est compliqué sur quelques points…

– Oui au bout d’un moment – C’est pas si bon.

Du coup, heureusement, il y avait Google Traduction avec des vieux..

Enfin, tu en avais une, par exemple, qui ne comprenaient pas qu’est ce que c’était Google Traduction ?

Du coup, je m’étais et elle me regardait “Qu’est ce que tu fais avec ton portable?”

Et puis, au fur et à mesure elle s’habituait et puis en fait à la fin

On arrivait à se comprendre, même sans trop l’utiliser, en devinant un peu

– Avec les gestes etc.. – Ouais, c’est ça.

Et je pense que du coup, ce voyage a été une grande leçon pour toi.

Est ce que c’est le cas ? Qu’est ce que ce voyage t’as apporté ?

Je pense de la confiance en moi pour certains aspects en tout cas,

de me dire que quand j’ai un problème, je peux trouver des solutions.

Mais je n’ai pas forcément besoin non plus de me reposer sur quelqu’un

ça ne veut pas dire que je n’ai pas besoin des autres,

parce que je pense qu’on a toujours besoin aussi d’être ensemble, de s’aider et tout.

Mais en tout cas, quand j’ai eu des problèmes et que je me disais “tu ne t’en sortira jamais.”

Pour finir, “j’en suis sortie”

Donc ça, ça m’a quand même bien apporté en confiance et …

Et de… Oui, encore une fois..

Je pense que mon rapport aux autres… d’être peut être plus ouverte

Puis aux opportunités et enfin de dire un peu plus “oui” aux choses qu’on me propose.

De faire des choses que je n’ai pas l’habitude de faire, sortir de la zone de confort.

Ça, ça m’a apporté, même si j’essaye de le faire en général

Je pense que plus on le fait, plus on a envie de faire.

Ça nous pousse du coup…

Oui, je pense que tout ça, enfin, combiné.

Je dirais que ça m’a apporté pas mal oui!

– Super. – C’était cool.

Donc, là aujourd’hui, on est à Antalya et donc tu pars Lundi.

Et quelle est la prochaine destination?

– Alors, là, je vais en Géorgie. – Tu vas en Géorgie, d’accord.

Oui, normalement!

Normalement! Je précise parce que je serais bien resté un peu plus longtemps.

mais ça fait déjà 3 mois que je suis ici. Il faut que je parte parce que…

– Le visa dure 90 jours ? – Voilà c’est ça!

Donc, il va falloir que je parte à un moment ou un autre.

– Et c’est à dire avant le 27! – D’accord.

Donc, il fallait que je trouve un pays où aller.

Et Georgie, pourquoi pas ?

Ça reste un peu loin, là, depuis Antalya, donc il va falloir que je prenne un bus

parce qu’à vélo, j’aurais ni le temps ni l’équipement pour survivre au froid.

Parce que là, il fait quand même…

– Et la Turquie, c’est froid l’hiver. – Oui, oui.

Et là, pour monter, il y a de la neige, enfin…

– Mon duvet il est zéro degré. – D’accord.

ça reste tranquille si tu es au soleil, si tu commences à aller dans des météos un peu plus durs! Non!

J’ai pas envie non plus de risquer des choses ou quoi que ce soit.

Donc je vais partir en bus et je pense passer un peu de temps là bas.

Et est ce que tu penses faire du vélo en Géorgie ou?

Je ne sais pas. Ça dépend de la météo.

Si la météo est bonne, oui, j’aimerais bien, j’aimerais beaucoup!

– C’est gelée la Géorgie! – Oui à ce qui parait.

Ah, j’aimerai trop mais même la Turquie, j’aurais bien aimé continuer à vélo.

Mais là, les dernières nuits où j’ai campé, j’avais froid quand même.

Donc, à partir du moment où la météo est Ok, je serai Okavec mon vélo aussi.

D’accord et donc, Géorgie et ensuite France où tu vas continuer encore?

– Grande question! – Mystère!

Oui, c’est le mystère. Je ne sais pas du tout.

Je prévois vraiment comme… Je n’ai pas prévenu de venir ici.

Je n’avais pas prévu d’aller en Géorgie non plus.

Donc j’improviserai au fur et à mesure.

– Et tu n’a pas de date de rentrée en France ? – Non. Pas du tout!

Super!

Oui, à la base je devais rentrer en Août avec… un peu après ma pote.

– Et puis je ne l’ai pas fait. – D’accord.

– Du coup, j’étends! – D’accord.

Et du coup, je pense que cette histoire a intéressé beaucoup nos auditeurs.

Est ce qu’il y a un endroit où on peut suivre ton parcours ou on peut suivre tes projets, etc?

Oui, j’ai un Instagram qui, à la base, n’est pas du tout pour mon voyage, donc j’ai pas…

Encore une fois, C’est juste un voyage comme ça pour mon propre plaisir.

Mais du coup, vous pouvez me suivre sur mon Instagram.

On pourra aussi mettre, par exemple si plus tard tu crées quelque chose d’autre, etc.

Un lien pour te suivre dans ton voyage, etc.

Carrément! Avec plaisir, et puis je peux répondre à des questions, s’il y a des personnes qui veulent des rencontres

Enfin, moi, ça me fait toujours plaisir de rencontrer des personnes à vélo aussi ou pas à vélo, donc avec plaisir.

On mettra de toute façon tout les contacts dans la description de cette vidéo.

– Donc, si vous voulez contacter Laya! – Hello!

Le contact sera dans la description.

Eh bien merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous partager ton expérience et ton aventure.

C’est une très belle aventure et ça se trouve que ce n’est que le début

– ça se trouve que l’aventure va durer longtemps encore. – J’espère.

Merci à toi et bon courage et à bientôt, j’espère.

Merci.

#4: Traverser l’Europe à vélo [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Laya nous parle de son incroyable voyage à vélo à travers l’Europe. Vous allez découvrir pourquoi le vélo est un des meilleurs moyens de locomotion quand on voyage, l’itinéraire à vélo de Laya, ses pires et ses meilleurs souvenirs, ses meilleurs conseils pour les filles qui souhaitent voyager en solo et beaucoup d’autres choses passionnantes…

– Je me suis dit Bratislava! – D’accord.

Bratislava, ça a l’air sympa.

Enfin, j’y étais déjà allé, mais je n’avais pas du tout visité la Slovaquie.

Du coup, je me suis dis:

Bah, je vais aller voir en Slovaquie ce qui s’y passe.

Mais j’ai descendu…

Je suis descendu du coup jusqu’à Brno en République tchèque.

Et puis j’ai rejoint Bratislava avec quelques mésaventures

qui m’ont fait passer très rapidement en Autriche pendant un ou deux jours.

D’accord.

Et une fois à Bratislava, même constat.

Je ne sais pas quoi faire, je sais pas où aller.

Bon, qu’est ce que je vais faire ?

Et je sais plus pourquoi j’ai décidé d’aller direction la mer du Nord.

– Euh, non, pas du tout, la mer noire. – D’accord.

parce qu’il y avait des EuroVelo aussi qui y passaient. Je crois que c’était le 6 ou le 13.

– Je pense que c’est le 6 qui passe… – Tu le sais mieux que moi…

ça m’intéressais, je voulais le faire, c’est pour ça.

Eh bien, du coup, j’ai suivi un peu le 6 et j’ai commencé à descendre…

Oui, à la base, je voulais atteindre la mer noire… à chaque fois je veux dire la mer du Nord, la mer Noire!

Et du coup, je l’ai suivi jusqu’à Belgrade.

Et une fois à Belgrade, j’ai rencontré un gars qui travaillait dans une auberge,

D’accord.

qui m’a présenté un pote à lui et qui allait à Istanbul en van.

Et là, moi dans ma tête. C’est vrai que Istanbul,

j’aurais bien aimé y aller, mais il commence à faire froid.

Je voulais passer par la Roumanie parce que j’étais jamais allé en Roumanie et ça avait l’air trop beau.

Et du coup, c’était l’opportunité parfaite. Je lui ai dis “eh bien oui! je vais venir avec toi.”

Du coup, je l’ai rencontré une soirée et puis dès le lendemain…

On est partis ensemble jusqu’à Istanbul.

Du coup, je me suis retrouvé à Istanbul.

Lui, il est rentré… Enfin, il est reparti de son côté

et après à Istanbul, j’ai rencontré deux gars qui voyageaient aussi à vélo

Qui m’ont dit qu’ils allaient au sud de la Turquie.

Du coup, pareil. Je me suis vraiment laissé porter

Et tu as fait Istanbul – le sud de la Turquie à vélo.

Oui, oui.

Oui, j’ai fait avec les deux et après, eux ils sont partis aussi.

Et là, du coup, je suis partie de…

On est arrivé à mon Marmaris et j’ai dû prendre un bus pour Fethiye

parce qu’il y avait une zone militaire, mais de Fethiye jusqu’ici, du coup, je suis venu à vélo toute seule.

D’accord, c’est pourquoi que tu es là aujourd’hui avec nous.

Et du coup, je pense que tu as vécu énormément de choses durant ce voyage.

C’était très très dense.

Quels sont les plus grandes difficultés que tu as rencontrées lors de ce voyage à vélo?

Alors déjà, le vent.

C’est vrai que j’avais un peu oublié le vent, mais c’est vrai que c’était vraiment dur des fois.

La météo en général, la météo des fois.

Enfin, c’est juste fatiguant quand tu n’as pas… c’est moins motivant.

En fait, c’est vrai qu’à la base, l’image de la balade à vélo au soleil, c’est génial, ça te fais plaisir

Quand il pleut pendant trois jours, quand tu as du vent de face, tes habits ne sèchent pas.

C’est vrai que ce n’est pas des énormes difficultés, mais c’est fatiguant et c’est..

Il y a un moment où tu as juste envie de te poser et d’être au chaud dans une auberge.

Donc ça, déjà, c’était quand même des fois un peu dur. Mais bon, ça allait.

Et je dirais, à partir de la Serbie, il a commencé à avoir des chiens sauvages

D’accord.

Et ça, c’était au début une difficulté

Mais maintenant, ça va, mais les premières rencontres avec eux, c’était un peu…

Eh bien, je ne connais pas moi…

Je ne connais que des chiens tout gentils qui viennent… Enfin..

J’adore les chiens. J’ai l’habitude d’être avec eux, mais là, c’était complètement différent.

Ils sont sauvages.

Là bas, apparemment, ils ont quelques soucis avec ça.

où ils peuvent facilement suivre les vélos et voire être agressifs.

Du coup, j’avais un peu peur de ça.

Et après…

Pour finir, les soucis techniques, j’en ai pas eu tant que ça.

Je ne savais pas changer de roue.

Enfin, changer un pneu quand je crevais.

Et forcément, quand j’ai crevé, c’était sous la pluie.

D’accord, forcément, ça arrive tout le temps, au pire moment.

C’est ça! Sinon, c’est pas drôle après une journée atroce

où j’avais froid. J’avais super froid toute la journée.

Et bon, une fois qu’il me restait 5 km pour arriver à mon auberge

J’ai crevé dans les cinq kilomètres avec des voitures qui allait super vite.

Et du coup, eh bien, là j’ai dû improviser, puis mettre un tuto YouTube pour apprendre.

D’accord.

J’ai vraiment improvisé totalement.

Et et du coup, ça, c’est une autre difficulté. Les voitures…

– Qui te frôlent, les camions ont peut être aussi? – C’est ça.

Mais franchement, tout ça, c’est vraiment minime.

D’accord.

C’est vraiment pour trouver quelque chose parce que pour finir, je n’ai pas eu de grosses difficultés.

La plupart du temps, ça s’est très bien passé et même en cas de problème

les gens sont tellement sympa qui venaient toujours m’aider.

J’avais toujours quelqu’un qui me proposait de l’aide.

Non, franchement, ça allait quoi!

Et du coup, j’ai envie de te pose cette question. Quel est ton pire souvenir durant ce voyage ?

Oui, eh bien, du coup, mon pire souvenir…

Pour le coup, je pense que je n’ai pas vraiment de gros mauvais souvenirs

parce que la plupart… Enfin, vraiment majoritairement c’était trop bien.

C’est toujours trop bien.

Je pense que du coup, la première rencontre avec les chiens sauvages

C’était vraiment stressant pour moi.

Je me suis retrouvé coincé avec un chien qui était au milieu de la route et qui m’aboyait dessus et qui commençait à arriver.

Et j’étais perdu au milieu, un peu de nulle part, avec juste un chantier et pleins d’hommes qui travaillaient sur le chantier.

Choses qui, du coup, moi, en tant que fille toute seule, ça me faisait un peu peur.

Donc, j’avais un peu les hommes qui me faisaient peur et le chien qui me faisait peur.

Et j’étais coincé entre les deux.

Donc là, j’avoue, j’ai vraiment eu ce moment de réalisation.

” Mais qu’est ce que tu fais?” “Qu’est ce que tu fou là?”

Et pour finir, j’ai trouvé une solution, enfin, le chien…

Pour finir, le chien avait plus peur de moi que moi de lui.

Donc, j’ai réussi à passer en poussant un peu le vélo et tout ça.

Mais je pense que ça, pour le coup, c’était le moment de réussir à m’adapter

en fait à quelque chose que je connaissais pas comme ça.

C’était vraiment le souvenir…

Ce n’est pas le pire parce que avec avec le recul, je suis plutôt contente.

Parce que du coup, après, j’ai appris à côtoyer les chiens sauvages et je peux rouler à côté d’eux.

Il n’y avait plus de soucis, mais sur le moment, j’ai eu vraiment peur.

Du coup, oui…

Oui, c’est compréhensible, je pense que quand tu ne connais pas le pays et en plus les chiens…

et parfois ils ont tendance à suivre les vélos.

Je ne sais pas si c’était ton cas aussi à mordre les mollets.

Oui, oui, oui, oh que oui!

Des fois je me suis retrouvé avec 5 chiens qui couraient derrière.

Mais une fois que j’avais compris que pour finir, c’est toujours pareil, ils ont plus peur

Si je m’arrêtais et que je leur criait dessus ils partaient.

Du coup, à partir de là, j’étais plus, au contraire à rigoler en les voyant.

Et de me dire: “Allez les copains venez!”

Donc, oui, pour finir, enfin, la pire expérience pour finir, m’a appris…

Vraiment m’a servi pour tout le reste de moments à vélo, puisqu’en Turquie aussi.

Du coup, il y a beaucoup de chiens sauvages.

et du coup, là, maintenant, tu voyage toute seule. Donc, j’aimerai te poser cette question.

Est ce que c’est difficile de voyager seul à vélo quand on est une femme, quand on est une fille ?

Eh bien, du coup, difficile, je pense que non.

C’est…

C’est peut être plus stressant pour le coup, c’est vraiment…

J’en parle souvent avec les filles que je rencontre qui voyagent seules.

Je n’ai pas rencontré beaucoup qui voyagent à vélo.

Je n’en ai rencontré qu’une et bon ça c’est…

C’est vrai que je pense que ça y joue aussi parce qu’on a cet à priori qu’une fille toute seule

C’est beaucoup plus difficile, c’est plus dangereux.

Alors je ne sais pas si c’est le cas.

Après, en tout cas, c’est plus stressant parce que je suppose…

qu’il faut être vigilante en permanence sur des aspects que je pense…

Les hommes vont peut être pas penser tout le temps.

Après, il y a des dangers pour les deux genres, c’est sûr, mais…

Mais en tout cas, mon expérience a été que, enfin, ça s’est très bien passé

et qu’au contraire, faut y aller.

C’est… Justement, j’ai été motivé par des filles que je voyais

qui voyageaient toutes seules et qui osaient en fait.

Et ça m’a aussi aidé, moi, à me dire “Ok, tu peux le faire.”

J’avais… Quand je voulais faire l’EuroVelo qui aller jusqu’à la mer Noire.

J’avais lu le témoignage d’une fille qui l’avait fait elle à pieds.

Et des fois quand j’avais peur toute seule dans les villages

ou enfin, quand j’avais… Ce n’est pas de la peur, c’est un petit stress quoi!

Je repense à elle et je me disais qu’elle racontait que ça s’était super bien passé.

Les gens qu’elle rencontrait étaient adorables, puis je me dis bon, eh bien…

Si pour elle, ça c’est bien passé

Il n’y a pas de raison pour toi, que ça ne se passe pas bien.

Et pour finir, en ayant cette optique là, j’étais beaucoup plus avenante vers les gens

et eux même étaient plus avenants.

Et pour finir…

ça s’est… tout se passe bien pour l’instant en tout cas!

Est ce que tu as un conseil pour les filles qui souhaitent voyager seule à vélo ?

Je suppose de le faire déjà! De le faire et d’essayer de se faire sa propre idée en fait.

De voir et de ne pas rester sur l’idée que ça peut être dangereux.

Après, bien sûr, il faut toujours être prudente en fait

Je suppose de s’écouter beaucoup et de se faire confiance

et peut être aussi d’essayer de trouver un peu des personnes de confiance dans les endroits,

même si ce n’est pas une question de dépendre d’eux, ça je ne le conseillerais pas à n’importe qui en fait

C’est juste, oui, s’écouter, pour moi ça…

je pense que c’est primordial à n’importe quel moment, même chez toi, en général…

– Donc, oui, d’oser.. – D’oser..

Est ce que désormais, tu te sens en sécurité quand tu voyage à vélo ?

Oui, oui, je pense.

Après, à chaque passage de pays

J’ai toujours une petite pression quand même, je me dis “humm”

Mais bon, c’est aussi parce que je sais que je ne connais pas la culture.

Je ne sais pas ce qui va.. ce qui m’attend derrière.

Donc, je me sens en sécurité, ça, c’est sûr.

Après, je suis prudente quand même.

Je reste sur, je reste toujours un peu sur le qui-vive.

Donc forcément, quand j’arrivais en auberge après avoir pédalé

Je suis fatigué parce que j’ai été observé à faire attention.

Mais en général je me sens quand même en sécurité et au contraire

Je suis toujours émerveillé par la gentillesse.

Et comment les gens sont toujours hyper bienveillants

Pour finir, forcément qu’il y a des gens qui ne le sont pas.

Mais une fois que tu t’écoutes un peu, tu…

Je pense que ce n’est pas la majorité. Je pense que la majorité des personnes sont assez bienveillantes.

#4: Traverser l’Europe à vélo [1]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Laya nous parle de son incroyable voyage à vélo à travers l’Europe. Vous allez découvrir pourquoi le vélo est un des meilleurs moyens de locomotion quand on voyage, l’itinéraire à vélo de Laya, ses pires et ses meilleurs souvenirs, ses meilleurs conseils pour les filles qui souhaitent voyager en solo et beaucoup d’autres choses passionnantes…

Bonjour c’est François et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast de LingQ en français.

Aujourd’hui, je me trouve dans la magnifique ville d’Antalya

qui se trouve dans le sud de la Turquie et je ne suis pas seul!

Je suis avec Laya! Laya qui vient de traverser l’Europe à vélo.

Oui, vous avez bien entendu!

Laya a traversé l’Europe depuis la France jusqu’à la Turquie en vélo.

C’est pourquoi j’ai décidé de l’interviewer.

Dans cet épisode vous allez découvrir des choses passionnantes, comme par exemple:

Pourquoi le vélo est un des meilleurs moyens de locomotion quand on voyage.

Laya va nous faire découvrir son incroyable aventure

Les pays qu’elle a traversé.

Son pire souvenir, mais aussi son plus beau souvenir.

Enfin, Laya va vous partager ses meilleurs conseils

quand on souhaite voyager seul et quand on est une fille.

N’hésitez pas à liker, commenter et partager cet épisode

sur Soundcloud, YouTube, Apple Podcast ou votre plateforme de podcast favorite.

Vous êtes prêts ? Alors c’est parti!

Eh bien, merci d’avoir accepté mon invitation pour ce podcast de LingQ en français.

Alors, on a un point commun et ce point commun, c’est qu’on se trouve tous les deux

en ce moment en voyage au sud de la Turquie, à Antalya

mais il y a une grande différence, c’est que toi tu as effectué ce voyage à vélo.

Alors pourquoi tu as choisi le vélo?

Alors, à la base, je n’étais pas censé partir en vélo.

Je devais partir en Amérique du Sud

et sauf qu’avec le COVID c’était compliqué.

Les billets d’avion étaient très chers et si on prenait un billet d’avion

Il fallait prendre un billet d’avion remboursable.

Trop compliqué.

Du coup avec mes amis, avec qui je suis partie, on s’est dit:

On va prendre un projet qui nous motive encore plus que d’aller en Amérique du Sud.

Donc, il faut quelque chose qui soit un challenge

qui, en même temps, on voulait pas aller trop vite parce qu’on voulait voir le pays

Enfin, on voulait être tranquilles.

Du coup, on s’est dit le vélo! Le vélo c’est… Je n’avais jamais essayé.

Je n’avais pas fait du vélo depuis très très longtemps.

Eh bien, c’était une bonne idée pour moi et pour elle et du coup voilà!

Et pourquoi spécifiquement le vélo plutôt que, par exemple, le bus, l’avion ou la marche à pied ?

Qu’est ce qui t’attire vraiment dans le vélo?

– D’habitude, on voyage en auto stop. – D’accord.

et c’est super cool parce qu’on rencontre plein de locaux.

On peut avancer assez vite, mais en même temps, on peut s’arrêter.

Ça nous plaisait vraiment.

Le bus, c’est cool, mais ça va trop vite.

L’avion, je ne suis pas fan dans tous les cas

Parce que déjà j’ai peur de l’hauteur et puis même, ça va trop vite.

La marche à pied, je l’ai déjà fait une fois et c’était sympa.

Mais c’est très long et ça fait mal au dos.

Et le vélo, du coup, c’est vraiment l’entre deux.

En même temps, tu as le temps de regarder les paysages.

C’est super joli et je pense que le côté écologique aussi ça nous a bien inspiré.

On s’est dit on ne va pas polluer.

On va pouvoir en même temps être indépendantes.

C’était super important pour nous, ça, de pouvoir s’arrêter quand on voulait.

On voulait camper aussi.

Du coup, oui! Et je pense l’économie aussi, ce n’est pas très cher.

Enfin, on a déjà acheté du matériel, donc ça, ça a coûté un peu.

Mais à part le matériel, pour finir, on campait donc ça allait… et quelques auberges.

Donc, là, je pense que le mélange de tout ça

a fait qu’on s’est dit oui, le vélo, ça peut nous plaire.

Est ce que c’est un moyen de locomotion

que tu conseillerais à des gens qui souhaitent partir en voyage?

Oui, carrément, carrément! Allez y, allez y!

Non, franchement, c’est un super moyen de voyager vraiment…

Tous les gens que j’ai rencontrés à vélo sont tous fans en fait..

C’est… Oui, comme je disais..

Il y a tellement de manières de rencontrer des gens en vélo parce que tu t’arrêtes dans les petits villages

Tu vas dans des endroits qui ne sont pas touristiques.

Et ça, c’est complètement différent que quand tu vas d’un point A à un point B avec le bus

Tu dois déjà faire le checking avant de regarder…

“Humm qu’est ce que je vais visiter?” “Qu’est ce que je vais aller voir ?”

“Donc, eh bien, très bien. Il faut que je réserve le bus”

En vélo, tu pars et tu te retrouves dans un endroit complètement paumé.

Tu te dis “C’est joli ici!” et tu serais jamais venu ici si tu n’avais pas de vélo.

Et je pense que le fait que les gens soient intrigués aussi, c’est super cool.

Tu as pleins de gens qui nous posaient des questions, qui nous arrêtaient et tout!

Et ça c’est sympa.

Du coup, on rencontre des gens plus facilement aussi je pense.

C’est pas vraiment une manière habituelle de voyager à vélo.

Enfin, on voyage… on fait des randonnées à vélo de 2-3 jours

mais faire un grand voyage à vélo, c’est vraiment inhabituel.

Oui clairement.. Après, il y en a de plus en plus, j’ai l’impression quand même

Eh bien, ma pote du coup, suivait pas mal de personnes à vélo.

Son copain était parti faire l’Amérique du Sud à vélo.

D’accord.

Donc déjà, il y avait quand même un peu d’idées par là

et on avait rencontré un mec en Croatie quand on voyageait en stop

qui lui était parti de Tokyo pour retourner en France.

– Ça faisait deux ans qu’il était sur la route – D’accord.

Et il avait l’air tellement bien, tellement calme.

C’est vrai que c’est inspirant.

J’avais gardé quand même l’idée un peu en tête et du coup quand on m’a proposé ça…

– Tu as sauté sur l’occasion. – Oui, carrément!

Et du coup, est ce que c’est quelque chose qui faisait peur au début, de partir à vélo ?

Pas peur.

Enfin, pas peur dans le sens “Oh, je ne veux pas y aller”.

Plus… peut être j’avais…

Oui, je me disais que j’allais peut être m’ennuyer d’être tout le temps assise.

En plus, j’ai vraiment pas l’habitude de faire du vélo.

Je pense à la dernière fois que j’en avais fait

C’était quand j’avais 12 ans à part peu être deux fois l’année dernière.

Donc, oui, j’avais peur de m’ennuyer, que ça soit long, toujours assise

D’être trop statique en fait.

Et après le reste, pour finir.. Non, ça va.

Parce que, bon, j’avais l’habitude de voyager, donc, c’était juste une nouvelle manière de le faire

et d’avoir les copines avec moi. C’est juste…

On était juste parti dans le délire une fois qu’on a commencé à imaginer le voyage “allez c’est bon!”

Et ça a mis longtemps entre la préparation et le début du voyage?

Très bonne question. Je ne sais plus exactement.

Pas trop longtemps, mais on n’est pas très organisées.

Moi, je ne suis pas du tout organisée.

Lila, une des filles avec qui je suis partie, je dirais moyennement.

Et Marion est celle qui va être un peu plus structurée, peut être qui va nous dire

“Bon, peut être il faudrait regarder un itinéraire, peut être il faudra choisir où on va?”

Donc, merci Marion grâce à elle on a pu un peu s’organiser un peu en avance.

Mais, ouf! Par exemple, j’ai reçu mon vélo, parce que je l’ai acheté exprès pour le voyage

Et j’ai reçu mon vélo deux jours avant de partir chez ma pote.

Du coup, je suis arrivé chez elle, on a dormi et on est partis le lendemain.

Du coup, je n’ai même pas essayé le vélo.

Il était… Enfin, je n’ai pas pu le régler à ma hauteur..

Enfin, j’ai dû vraiment improviser tout le long..

Par exemple, un mois après être parti

J’ai réalisé que… Enfin, mes freins faisaient un bruit bizarre.

Ça faisait “tit, tit, tit” tout le temps.

Du coup, je suis allé voir un réparateur et en fait, il m’a expliqué que le frein

était trop réglé, enfin, trop serré et du coup ça appuyait sur le frein depuis un mois.

Et je freinais pendant que j’avançais!

Tu t’ai ajouté une charge pendant des mois et des mois, d’accord.

Exactement, j’ai passé un mois à rouler en reculant la voiture… Enfin, pour finir…

C’était cool parce qu’une fois qu’ils m’ont enlevé ça, j’ai tracé.

D’accord, tu avais vraiment pris l’habitude d’avoir cette charge et du coup…

C’est comme quand un gros sac à dos et tu l’enlève, après, tu te sentais libre.

Exactement, donc, on n’a pas tellement préparé…

Un peu forcément, on avait réfléchi à plusieurs itinéraires

Et bon, on a choisi du coup au dernier moment, enfin, pas au dernier moment…

Mais bon, on s’est fixé sur un au bout d’un moment, peut être un mois ou deux mois avant quoi!

– D’accord. – Un truc comme ça.

Et du coup, quel avait été ton projet de base et l’itinéraire de base?

– Alors du coup, nous, on voulait aller à Copenhague. – D’accord.

On s’était dit direction Copenhague!

Et il y a un EuroVelo qui longe la mer du Nord.

Et c’est quoi un EuroVelo pour les gens qui ne connaissent pas?

Oui, l’EuroVelo c’est des routes spécialisées pour les cyclistes.

Donc il y en a, je crois, 13, mais je dis peut être une bêtise.

Je ne suis pas sûr, c’est à vérifier. Il y en a13 ou un truc comme ça en Europe.

Et s’est spécialisé vraiment pour traverser les pays européens en général.

Et c’est vraiment plus sécurisé.

C’est balisé et le plus souvent, c’est censé quand même être un peu joli

C’est des endroits assez sympa.

Donc là, par exemple, ça longeait la mer du Nord.

D’accord.

Après, il y avait l’itinéraire de base

et l’itinéraire qu’on a fait, qui est forcément différent.

Parce qu’une fois sur l’EuroVelo on a réalisé que déjà, c’était long et on avait…

On avait une deadline pour ma pote qui devait rentrer en France depuis Copenhague.

Du coup, on a dû couper quelques parties.

Et puis, il y a eu un moment où en fait, on en avait marre de la mer.

– D’accord. – C’est joli, mais…

– C’était monotone? – Oui et puis tu as..

Nous, on avait prévu dans notre tête.

En tout cas, c’était qu’on allait longer la mer, les cheveux au vent et tout.

Et en fait, des fois, il y avait des énormes digues qui empêchaient de voir la mer.

Donc, c’était un peu monotone.

Et tu as peut être le vent aussi.

Oui, oui, on a eu beaucoup de vent et il va toujours de face.

Parce que c’est une règle j’ai l’impression au vélo.

J’ai eu les vents de dos un fois sur les 6 derniers mois.

Donc, c’est vraiment une règle de l’avoir toujours de face.

Et quand tu es en pleine mer, il n’y avait rien pour s’abriter.

Oui, là, c’était un peu violent.

On a eu des moments où c’était un peu dur quand même à cause de ça.

Où pour le coup, avec le poids du vélo et la fatigue.

En fait, c’est fatigant, enfin, ça te fait mal à la tête. Le vent, oui…

Et du coup, pourquoi aujourd’hui tu es à Istanbul, alors que tu avais prévu d’aller à Copenhague?

Alors, du coup, je suis allée à Copenhague.

Ah tu es allée à Copenhague, d’accord.

Je suis allée à Copenhague parce qu’on a fini par y arriver.

Une de mes potes, donc Lila, est repartie en France.

– Avec Marion, on a pris un bus jusqu’à Berlin. – D’accord.

et de Berlin, on a pédalé jusqu’à Prague, où elle, elle est partie de Prague.

D’accord.

Et moi, de là, je me suis retrouvée toute seule.

D’accord.

Je n’avais pas spécialement envie de rentrer, mais je ne savais pas trop quoi faire.

Du coup, je me suis dit, alors pareil, je ne sais pas pourquoi.

#3: Courir le marathon et apprendre des langues [3]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Lauriane de « Marathon des langues » nous parle du lien entre le sport et l’apprentissage des langues étrangères. Vous allez découvrir pourquoi courir le marathon permet de mieux apprendre des langues étrangères, la clé pour avoir des résultats en sport et en langues et Lauriane nous donne ces meilleurs conseils pour apprendre une langue rapidement…

J’attends qu’on vienne à moi.

Quand je parle espagnol, je suis totalement extraverti.

J’adore cette langue, j’ai une connexion particulière.

Donc, j’y vais en… En portugais, c’est pareil.

Et en anglais, je suis un peu plus comme le français, un peu plus introverti.

Donc, c’est vraiment…

Oui, c’est très marrant comme…

Oui, c’est vrai. Moi aussi c’est pareil, maintenant j’ai l’impression, tu vois…

Je parle aussi plusieurs langues et par exemple quand je parle russe, je suis totalement différent.

que quand je parle anglais, tu vois? Moi aussi, j’ai un peu de ton profile.

Je suis quelqu’un à la base de très introverti.

Et vraiment en fait, moi, j’aime beaucoup parler russe.

Tu sais, quand je parle russe j’ai l’impression d’être plus puissant en fait et je sais pas pourquoi.

Pour te donner une petite anecdote, une fois je en boîte de nuit

Et il y a quelqu’un qui avait un peu bu de l’alcool qui essayait un peu de embrouillé comme ça.

Et j’ai commencé à lui parler en russe, et le simple fait de lui parler russe ça l’a effrayé

et du coup, il est parti et a arrêté de m’embêter

parce que des fois, il y a des langues qui véhiculent certaines idées et certains clichés.

Ça te permet d’avoir avec une autre personne dans chaque langue… C’est vraiment intéressant.

C’est pourquoi, encore une fois, je pense qu’apprendre les langues, c’est un voyage total!

– Tout à fait! – Et alors est-ce que tu as…

Excuse moi, je te coupe.

Est-ce que tu es encore entrain d’apprendre des langues étrangères en ce moment?

Alors justement, c’est quelque chose que j’allais annoncer, c’est que cette année

Je ne vais pas remettre le couvert sur une nouvelle langue parce que, justement

C’est lié à ce que je disais tout à l’heure

au fait d’arrêter de courir, de faire plus, de prouver plus

C’est que là je vais plutôt prendre cette année comme une année d’entretien

et de maintenance si je peux dire ça

pour faire remonter certaines langues, comme par exemple l’italien

que j’ai… c’est la dernière langue que j’ai apprise.

Je vais la remonter.

J’ai mon portuguais aussi que j’aimerais bien remonter

et voilà, vraiment prendre le plaisir, plutôt de les parler, de les entretenir.

Mais là, je ne vais pas apprendre des nouvelles pour le moment.

Et est-ce que tu as une stratégie spécifique pour maintenir les langues?

Parce que des fois aussi, on n’en parle pas beaucoup.

Mais il faut les maintenir les langues

parce que malheureusement, tu le sais et on le sait tous

c’est que si tu ne pratiques pas une langue eh bien, tu l’oublies assez rapidement.

Est-ce que toi tu as une stratégie particulière pour maintenir les langues que tu connais déjà?

Oui, totalement. En fait, c’est exactement la même stratégie que j’utilise pour apprendre une langue

mais je vais l’utiliser un peu plus… de manière un peu plus souple

et moins… oui, beaucoup plus souple, c’est à dire que moi, j’ai trois leviers qui sont:

Donc, déjà la pratique orale, donc débloquer cette mâchoire.

Bon, elle est déjà débloquée quand je parle la langue pour l’entretien, mais l’utiliser…

l’utiliser ou parler avec des natifs à chaque occasion possible.

La régularité. Donc, la régularité, ça veut dire quoi?

Ça veut dire tous les jours, donc ça veut dire… ça veut dire… ça veut dire…

Enfin, c’est lié au troisième point, en fait, qui est l’immersion

Donc être tout le temps immergé dans la langue

soit via des podcasts, soit via la télévision, des séries Netflix.

Voilà, des choses qui font plaisir, surtout en phase d’entretien.

Que ça devienne naturel, en fait, tu vois?

Tous mes livres sont en anglais ou en espagnol ou en portugais

ou voilà, les langues que je veux entretenir. Oui, c’est ça! Le faire le plus souvent possible.

Pratiquer, s’immerger.

Et voilà, très simplement!

Et ce serait le conseil que tu donnerais à nos auditeurs pour apprendre une langue étrangère?

Ben oui, c’est toute la pédagogie qu’on utilise avec nos élèves: pratique, régularité, immersion.

Et quand tu appliques ça, il n’y a aucun moyen d’échouer.

C’est infaillible, je en sais pas ce que tu en penses.

mais si tu fais ça, en fait, c’est vrai pour tout.

Ce n’est pas que les langues finalement

Là, je me suis mise à la musique.

Il n’y a pas si longtemps, c’est la même chose et c’est la même pédagogie.

Et même si on me disait que j’étais nul, que la musique n’était pas faite pour moi

je me suis dis “Je sais que j’y arriverai avec cette méthode.”

Et c’est le cas maintenant.

Je fais des chansons en entier sur ma guitare, donc, Hallelujah!

Super!

Il y a vraiment une corrélation aussi encore entre la musique et les langues aussi.

Donc, ça, c’est vraiment… Tout est lié, et ce qui est bien c’est que

quand on apprend beaucoup de choses, on se rend compte qu’en fait

les méthodes d’apprentissage peuvent s’adapter à d’autres activités qui sont complétement différentes.

Et ça, c’est super intéressant.

Eh bien! Lauriane, merci pour cette interview.

C’était super intéressant.

Et quels sont tes projets? et où est ce qu’on peut te suivre?

Alors nos projets, alors!

Notre gros projet de cette année, en fait, on vient de le révéler.

C’est que le marathon des langues, c’est un tremplin pour pouvoir, en fait, impacter…

J’ai du mal à le dire parce que c’est un gros challenge aussi pour nous.

C’est qu’en fait, notre objectif, c’est de soutenir des ONG

qui ont pour but de permettre l’éducation aux femmes

qui n’ont pas accès à l’éducation, soit par pauvreté, soit par le patriarcat.

L’idée c’est de financer et à terme, de créer notre propre ONG

Donc ça, ça se sera dans une autre dimension.

Donc, ça, c’est notre gros projet.

Et où est ce qu’on peut me suivre?

Eh bien, un peu partout!

Il y a le site, le blog: Marathon des langues.

Il y a la chaîne YouTube: Marathon des langues.

Notre compte Instagram: Marathon des langues.

La page Facebook: Marathon des langues.

– Voilà! – OK. super!

Eh bien, merci pour ces quelques conseils

pour avoir partager ta passion des langues étrangères et du sport et maintenant de la musique.

Et à une prochaine alors!

Eh bien, merci beaucoup, François.

C’était un bonheur de partager tout ça avec tes auditeurs.

– À bientôt! – Salut!