Serge & Marianne – Anne’s Birthday, Part 1

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Serge and Marianne talk about Anne’s birthday. (Serge et Marianne parlent de l’anniversaire de Anne.)

Serge : Marianne ?

hello ?

Cà va ?

Marianne : çà va bien, et toi ?

Serge : oui très bien, merci.

Marianne : quoi de neuf pour toi ?

Serge : quoi de neuf… et bien çà fait quinze jours qu’on ne s’est pas parlé, parce que tu as été occupée je crois les deux dernières semaines…

Marianne : pas grand-chose ?

Serge : non, pas grand-chose, non pas vraiment, la routine…

Marianne : voilà, occupé mais toujours le train-train quotidien.

Serge : oui, c’est çà oui!

Marianne : aujourd’hui, j’ai regardé un peu les sujets d’actualité… mais enfin, c’est toujours un peu dans la morosité, c’est pas très gai !

Serge : c’est le moins qu’on puisse dire !

Marianne : si on prend sur le plan international en ce moment, c’est la grippe porcine, Mexicaine.

C’est assez inquiétant, çà se propage quand même assez rapidement, on ne sait pas trop ce qu’il en est, d’où çà vient, comment çà va se passer.

Sur le plan vraiment Français, bon en ce moment moi je trouve, ce qui ressort, je sais pas si toi ce que tu trouves dans les informations mais, moi ce que je trouve qui ressort le plus, ce sont deux procès !

Actuellement il y en a un qui s’est terminé là, aujourd’hui, parque ce soir on a appris le résultat.

C’est d’un homme qui a été accusé d’avoir tué sa femme alors que…

Serge : Jacques Viguier, un truc comme çà je crois ?

Marianne : oui, voilà c’est çà !

Le procureur avait requis vingt ans je crois… de prison.

Sans corps de sa femme, sans arme du crime, sans aucune preuve donc c’est assez délicat.

Mais là j’ai appris ce soir, il a été acquitté.

Je trouve que c’est un peu normal quand même parce que…

Serge : ben écoute…

Marianne : je connais pas le cas donc je sais pas trop… je ne sais pas s’il est mêlé dans cette affaire mais comme il n’y avait aucune preuve, il y a aucun corps, il y a rien du tout…

Serge : ce qui a mis le doute dans l’esprit des gens, c’est le fait de… il était prof de droit ou de… enfin… et en fait, il s’était vanté auprès de ses élèves qu’il était capable de faire le crime parfait, et après bon… y a des gens dans l’entourage qui disaient que çà n’allait pas avec sa femme, qu’ils étaient en instance de divorce donc il le prenait assez mal, donc après, on peut dire tout et n’importe quoi à partir de ces éléments.

Apparemment il a trois enfants qui sont…

Marianne : oui !

Serge : …persuadés

Marianne : qui le soutiennent.

Serge : qui le soutiennent oui, qui sont persuadés qu’il est innocent… et puis bon, il est innocent puisque la justice l’a acquitté donc on va dire qu’il est innocent… et, l’autre procès ?

Marianne : l’autre procès et bien, c’est vraiment autre chose, c’est le procès du gang des barbares !

Serge : du gang…

Marianne : oui avec Youssif Fofanah je crois, lui et sa bande, qui ont torturé pendant vingt-quatre jours et puis tué, Aline Alimi.

Donc là, c’est un procès qui est encore en cours.

Serge : et il y en a un troisième qui est fini aussi ce soir, le verdict est tombé.

C’est le Bosniaque qui avait enlevé une jeune fille qui travaillait je crois dans un supermarché, elle devait être caissière ou quelque chose comme çà, et il l’a enlevée à la sortie sur le parking, et en fait il l’a… bon il a tenté je crois de la violer et puis en fait il l’a étranglée.

Le verdict aussi est tombé ce soir…

Marianne : je crois qu’il a eu vingt ans de prison !

Serge : non, enfin, la perpétuité mais il n’a pas eu les vingt-deux ans de peine incompressible qu’avait requit l’avocat général.

Cà veut dire qu’effectivement, dans les faits il ne fera pas la perpétuité, il y a que si il avait eu les vingt-deux ans incompressibles qu’il aurait fait au moins vingt-deux ans.

Mais avec le système qu’on a en France de remise de peine etc…effectivement il ne fera pas perpétuité, çà c’est sûr et certain !

Marianne : non, quelqu’un qui est condamné à perpétuité en général il les fait pas !

Serge : non, il les fait pas.

Par rapport à sa femme qui a témoigné contre lui, il a fait l’unanimité contre lui et je suis surpris quand même qu’il ait pas eu quand même la fameuse peine de vingt-deux ans incompressibles parce que apparemment c’était même un récidiviste et les gens qui l’ont… je ne sais pas si c’est des psychiatres ou des… oui çà doit être des psychiatres qui l’ont ausculté, ils parlent de, d’épisodes de récidive…

Marianne : c’est assez étonnant quand même qu’il n’y ait pas la peine incompressible.

Serge : oui, il avait peut-être un bon avocat !

Marianne : oui, donc ce cas là et puis celui de Youssif Fofanah, là ce sont quand même des cas… assez…

Serge : vraiment extrêmes !

Marianne : oui grave et… je trouve assez scandaleux, par exemple dans le cas du gang des barbares comme on dit, j’ai vu un documentaire hier, je trouve scandaleux, quand on sait ce qui s’est passé, que certaines personnes essaient de trouver des excuses.

En parlant de son enfance, en parlant de… comment on peut trouver des excuses à des personnes qui torturent, qui tuent.

Torturer pendant vingt-quatre jours, une personne comme çà !

Serge : ah c’est pas sur un coup de tête, parce que sur un coup de tête tu le fais une fois et puis tu t’aperçois de ton crime, mais pendant vingt-quatre jours, c’est vraiment du sadisme, c’est…

Marianne : là, c’est vraiment horrible et scandaleux qu’on puisse trouver des excuses à des personnes comme çà.

Serge : ben dis donc, toi qui voulait qu’on trouve un sujet…

Marianne : oui ben ce sont les actualités !

Serge : oui ben malheureusement elles sont toujours dans ce sens !

Marianne : voilà, donc on va parler d’autre chose.

Je me suis dit qu’on pourrait parler d’un sujet plus léger… c’était l’anniversaire d’Anne, et il y a quelques temps tu m’en avais parlé.

On en n’a pas parlé tout de suite parce que tu voulais lui faire une surprise, donc maintenant, son anniversaire s’est déroulé donc peux-tu nous expliquer…

Serge : voilà !

On peut en parler, maintenant il n’y a plus de secret !

Marianne : peux-tu nous expliquer l’anniversaire d’Anne ?

Serge : alors je vais essayer de me souvenir de tout le… comment çà s’est passé.

En fait, pour être plus précis, c’est, au départ, c’est ses copines qui ont eu une idée, et après bon, elles nous en ont parlé donc… on les a aidées parce que il y avait des choses qu’elles n’auraient pas pu faire.

En fait elles ont décidé déjà de tout préparer à son insu, donc jusqu’au dernier moment elle n’a pas su ce qui allait se passer et qu’il allait se passer quelque chose d’ailleurs.

Elles ont contacté sa meilleure amie d’enfance qu’elle a connu quand on vivait à Metz.

C’était, c’est toujours sa meilleure copine d’ailleurs.

Elles l’ont invitée sans lui en parler, elle a tout de suite été d’accord.

Ensuite elles ont invité des amis à elle qu’elle aime beaucoup ; de la fac, de l’ancien lycée où elle était, et puis de là, nous est venue l’idée d’inviter les parents d’amies qu’elle a !

Tu sais maintenant les relations qu’ont les jeunes de l’âge de ma fille par exemple, qui a vingt ans, avec les parents, donc des gens qui ont mon âge, sont… ces relations sont tout à fait différentes des relations que moi je pouvais avoir avec les parents de mes amis quand j’avais l’âge de ma fille.

C’est totalement différent et moi je me prends au jeu mais… par exemple le tutoiement… çà ne me dérange pas du tout, c’est vraiment des relations…

Marianne : là maintenant les mentalités ont changé par rapport à il y a vingt ans, trente ans en arrière.

Serge : c’est moins coincé, moi je préfère !

Marianne : oui

Serge : c’est beaucoup plus sympa !

Enfin bref !

Donc nous on a dit, ce qui serait sympa, c’est d’inviter donc les parents de ses meilleures copines et… tout de suite ils ont été d’accords et nous on a invité aussi sa prof de piano qui est devenue plus qu’une prof de piano, qui est devenue une très bonne amie bien que… elles aient pas le même âge… et avec son mari et puis nous on a invité donc sa marraine qui se trouve être ma sœur, qui est venue avec son mari et puis… bon il y a des personnes qui ne pouvaient pas venir parce que c’était trop loin.

Alors, quand on a vu que çà commençait à faire du monde, on a dit ben ce qu’on va faire, on va louer une salle parce que je ne vois pas faire çà dans le jardin, en plus on n’était pas sûr du temps, comme c’était fin mars, début avril, c’est pas le temps idéal donc…

Marianne : non !

Serge : il valait mieux assurer le coup et j’ai… on a trouvé une salle avec une espèce de petite scène de théâtre, une salle donc qu’on pouvait sonoriser et on s’est dit, ce qu’on va faire, on va faire un apéritif dînatoire le soir, et puis on va rester un petit peu avec eux et puis après, tous les adultes, les parents, on va s’éclipser sur le coup de dix heures, onze heures pour les laisser entre eux, entre ados.

Je pense qu’ils n’ont pas les mêmes façons de s’amuser.

Alors ce qui était très difficile, c’était de tout préparer sans qu’elle se doute de rien !

Le problème, c’est que en semaine, on pouvait faire certaines choses, mais il y a des gens qu’on ne pouvait pas contacter autrement que le week-end, il y a des choses qu’il fallait qu’on fasse le week-end, et le week-end, ben elle revenait à la maison.

Cà a été un peu la conspiration, il fallait…

Marianne : il suffit qu’elle soit curieuse ou qu’elle note certains faits ou…

Serge : par moment elle trouvait des choses un petit peu bizarres mais à chaque fois nous on a trouvé une explication logique.

Par contre ce qui se passe c’est que plus on approchait de la date, plus bon, ben on était occupés et je pense qu’elle devait se dire : « y a quelque chose, il se passe quelque chose ».

Ce qu’on avait fait nous, on avait fêté d’abord son anniversaire le week-end d’avant, mais en famille, l’anniversaire c’est quand même un truc personnel, tes copines à la fac, elles vont bien organiser quelque chose, voilà et puis on était resté assez flou.

Ce qui se passait un petit peu après, çà lui a mis peut-être un peu la puce à l’oreille.

Y’a eu quelques épisodes qui étaient assez sympas.

C’est sa fameuse copine, son ami d’enfance qui donc venait de Metz, et c’est une autre copine de Anne qui a été la chercher à la gare et qui l’a hébergée chez elle, parce qu’il ne fallait pas qu’elle se montre avant le jour J, et donc comme elle est arrivée la veille, il a fallu…

Marianne : la cacher !

Serge : ah oui, c’était un jeu de cache-cache, c’était marrant et fallait surtout essayer de pas gaffer non plus.

Le plus difficile après, çà a été, ben le dernier jour.

Donc la fête on avait décidé de commencer vers vingt heures, et donc c’est depuis le matin, où là, nous il a fallu trouver des excuses parce que on a eu besoin de, d’aller décorer la salle par exemple, donc il a fallu que ma femme s’absente… mais fallait qu’elle trouve une excuse parce que c’est rare qu’elle s’absente comme çà pendant deux ou trois heures, alors elle a inventé une réunion chez une copine et puis… moi il fallait que je… j’avais décidé de préparer des samoussas…

Marianne : ah oui !

Serge : tu connais ?

Bon.

Marianne : oh c’est bon !

Serge : donc c’est très long à préparer, c’est impossible à faire discrètement, et puis pour accompagner les samoussas…

Marianne : qui les a préparés ?

Serge : c’est moi !

Marianne : Oh !

Serge : oui parce que je préfère les faire, je sais ce que je mets dedans et je les trouve bien meilleurs que ceux que j’achète, et pour faire avec çà, ce qui est bien, c’est de faire un punch.

Mais çà, je ne pouvais pas le faire dans son dos !

Alors j’avais dit : « on organise un pot avec les copains du travail, et puis comme ils aiment bien les samoussas, j’ai dit que j’allais leur en faire ».

Et puis là elle me dit : « oui !

Ben moi aussi, tu pourrais m’en faire, tu vois tu passes du temps à en faire pour eux !

» Je dis : « ben oui, mais t’inquiète pas, on en fera bien une autre fois !

» Parce que j’en ai fait quand même deux cents je crois !

Je peux te dire que çà m’a pris du temps.

Et puis, vers seize heures, sa marraine, arrivait, elle, par avion depuis Genève puisqu’ils habitent à côté de Genève… elle arrivait avec son mari.

Là il a fallu encore trouver une excuse pour partir et sans que… çà lui mette la puce à l’oreille… et donc ma femme a été les chercher à l’aéroport et puis quand elle est revenue, on pouvait pas les cacher jusqu’à vingt heures, donc elle était enfermée dans sa chambre, en train de travailler, et puis quand ma femme est arrivée donc avec ma sœur et son mari, elles sont rentrées discrètement dans la maison, elles ont toqué à la porte et puis elles lui ont fait la surprise.

Ce qui fait qu’après elle pensait que c’était fini, tu vois, je pense que l’arrivée de sa marraine qu’elle n’avait pas vu depuis pas mal de temps, elle a du se dire : « ben voilà, c’est çà qui devait se mijoter !

» Et puis en fait non, c’était que les amuse-gueules…

Marianne : le début !

Les amuse-gueules oui !

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