Marianne & Serge – Housing, Part 1

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Marianne and Serge speak about housing. (Marianne et Serge parlent des problèmes de logement.)

Marianne : bonjour Serge !

Serge : bonsoir Marianne !

Marianne : oui bonsoir, comment vas-tu ?

Serge : ben çà va, çà va bien ; excuse-moi, j’étais un petit peu en retard pour notre conversation hebdomadaire.

J’étais en train de… j’ai un cardio fréquencemètre sur mon vélo, et donc j’enregistre toutes les données quand je m’entraîne et de temps en temps il faut quand même rentrer toutes ces données dans l’ordinateur, déjà pour vider la montre puisque la mémoire n’est pas extensible et puis… je faisais çà en regardant par la fenêtre, parce que j’ai une vue sur le boulevard qui traverse la ville… en fait, je regardais les voitures qui passaient, les touristes… bon ils ne passent pas vite parce que çà bouchonne tellement qu’ils sont au pas, donc çà fait… Marianne : c’est une grande rue que tu as devant chez toi ?

Serge : c’est pas vraiment que c’est une grande rue, mais c’est la rue principale de la ville… Marianne : oui Serge : et c’est, en fait c’est la rue qui mène aux plages et qui mène d’une petite ville à l’autre donc c’est la rue qu’empruntent tous les touristes.

Marianne : il y a beaucoup de touristes dans ta ville ?

Serge : je ne sais pas s’il y en a beaucoup dans la ville, en tout cas y en a pas mal qui passent… Marianne : qui passent oui… Serge : alors est-ce qu’ils sont dans la ville d’à côté, enfin la ville… la petite ville d’à côté ou… je ne sais pas.

Il me semble qu’il y en a un petit peu moins que d’habitude, que l’année dernière, mais c’est pas facile à estimer.

Marianne : tu n’as pas d’appareil pour compter le nombre de touristes ?

Serge : non, non je n’ai pas çà, et puis je ne m’amuse pas à çà.

Si, je les regarde à la rigueur, plus par curiosité… Marianne : oui Serge : j’essaie de deviner si c’est des français, j’essaie de deviner à leur accent d’où ils viennent… c’est marrant, c’est marrant à faire.

Tu en a des tout blanc, tu en a déjà qui sont bien bronzés, c’est rigolo à faire.

Marianne : bon il y en a qui se bronzent avant de partir en vacances donc… Serge : oui ben à la limite çà… si çà peut les protéger… Marianne : protéger non !

Parce que ils vont dans des centres… comment çà s’appelle ?

Serge : oui pour se faire des trucs d’UV ?

Marianne : oui des séances d’UV !

C’est dangereux aussi çà.

J’en ai entendu parler, c’est dangereux pour la peau.

Et çà doit être réglementé et ne pas en faire trop.

Puis certains sont vraiment accro et puis… voilà… et toi, tu es parti en vacances ?

Tu as fait le touriste quelque part ?

Serge : je fais rarement le touriste parce que je n’aime pas trop… j’aime pas trop le touriste et… c’est péjoratif mais bon… euh non, en fait je suis allé euh… oui une petite dizaine de jours je suis parti dans ma belle-famille parce que dans le midi où habite ma mère, il fait vraiment trop, trop chaud l’été… en plus c’est des endroits qui sont exposés aux feux, donc les promenades sont interdites, tu peux à peine faire du VTT dans les chemins parce que… pour cause d’incendie, donc on est bloqué à la maison là-bas, on ne peut pas faire grand-chose.

Alors faudrait aller à la plage, mais la plage elle est à une quinzaine de kilomètres, c’est pas que c’est loin mais tu passes deux heures et demie dans les bouchons pour y aller, tu… tu te baignes… Marianne : oui et puis s’il y a trop de monde sur les plages aussi… Serge : voilà, il y a du monde sur les plages et quand tu reviens, tu te retapes à nouveau deux heures et demie de bouchon, ce qui fait que tu reviens, t’es même pas reposé, t’es bien énervé, donc… j’ai préféré aller en Bretagne.

Marianne : oui Serge : là-bas il fait quand même nettement moins chaud… en Bretagne Marianne : oui Serge : j’ai même pas pris mon vélo avec moi pour te dire… Marianne : mais non, tu es là-bas pour être en vacances, pas pour faire… Serge : ben je suis en vacances moi quand je suis sur mon vélo !…

Marianne : oui enfin tu t’entraînes… Serge : non mais j’ai apprécié tu vois, sincèrement j’ai apprécié de pas le prendre… Marianne : oui Serge : je pensais que çà allait me manquer et puis… on a passé dix jours, ils sont passés vite en plus et… non, çà m’a pas manqué, çà m’a fait du bien je pense.

Marianne : oui, c’est bien, çà change un peu !

Serge : oui, tout à fait !

Marianne : dans quel endroit tu as été en Bretagne ?

Serge : au-dessus de Fougère, à une quinzaine de kilomètres de Fougère, une petite ville qui s’appelle Louvigné-du-désert, y a peut-être cinq mille habitants… Marianne : c’était vraiment le désert ?

Serge : c’est vrai que c’est un petit peu perdu, mais il y a… j’ai connu des endroits bien plus isolés et… et puis non, c’est une ville qui est sympathique, elle est animée, il y a un marché, c’est sympa comme ville, comme petite ville… dans ce cas là, tu vois, c’est des vacances quand même reposantes, d’autant qu’on évite de partir les fameux week-end qui sont classés rouge et noir par « Bison Futé », et on, en fait on trouve des routes qui sont quand même bien… dégagées, donc çà va.

On n’a pas ce stress de la route déjà… Marianne : mmh !

mmh !

Serge : ce qui est pas mal.

Marianne : oui.

Ben quand il y a les grandes chaleurs, la Bretagne, c’est là où elles se… elle reçoit beaucoup de monde… Serge : oui.

Et en fait on a eu très, très peu de pluie… parce que la Bretagne est réputée pour ses longues journées de pluie, même en été… Marianne : oui Serge : et là, sur les dix jours, on a eu… on va pas dire qu’on a eu du grand ciel bleu comme on peut avoir dans le sud de la France, mais… c’était pas trop nuageux, c’était plutôt clair comme temps et… vraiment, très, très peu de pluie… on a eu peut-être une matinée, y a eu un peu de pluie je crois, et pas des pluie comme des fois, qui durent deux jours ou… c’est pas des grosses pluies, mais elles sont très… çà dure très longtemps, et puis c’est un crachin qui te glace, tu sais, çà te trempe jusqu’aux os !

C’était bien finalement.

Marianne : impeccable !

Bon et je suis sûre que tu n’as pas écouté de musique… celtique.

Serge : non… Marianne : tu avais dit que tu n’aimais pas !

Serge : j’aime pendant un quart d’heure mais encore… vraiment un quart d’heure c’est le grand maximum !

Marianne : moi je sais que j’aime bien mais y en a certaines, certaines de ces musiques, certaines chansons, c’est vrai que c’est assez irritant mais… Serge : oui Marianne : en gros moi j’aime bien.

Serge : enfin voilà, donc c’était vraiment des vacances… disons qu’on n’est pas parti très longtemps, c’est un petit peu les évènements qui nous ont imposé çà.

Anne, l’année dernière, faisait encore de la colocation avec une amie ; ses parents avaient acheté un appartement, donc ils occupaient l’appartement que les parents de son ami avaient acheté, et là, son ami… elle a décidé de ne plus en faire.

Alors c’est pas tellement le principe de ne plus vouloir en faire puisque elle est tout à fait endroit de dire : « ben j’ai envie d’être un peu plus indépendante »… moi je peux le comprendre hein, puisqu’elles avaient fait pendant deux ans… Marianne : oui Serge : mais elle a tardé pour lui dire… Marianne : combien de temps avant elle vous l’a annoncé ?

Serge : eh bien elle l’a annoncé deux jours avant qu’on parte en vacances, ou la veille même je crois, alors qu’elle le savait quand même depuis un petit moment, on l’a su après effectivement par des copines communes à elle et ma fille qui… tu vois elle s’est confiée bêtement et puis bon ben tu sais, une petite parole qui t’échappe et puis en fait tu dévoiles le secret et… enfin bref !

Et donc, nous on aurait préféré qu’elle nous l’annonce tout de suite après les examens de Anne, vers le 3 juin, le 4 juin, comme çà nous çà nous aurait laissé le temps de…alors nous on a été un petit peu pris de cours et puis donc on a dit : « on ne va pas partir trop longtemps », puisque dès le retour des vacances on a commencé à se réorganiser pour lui trouver quelque chose, un nouveau truc quoi… Marianne : ben oui, bien sûr parce que… Serge : donc finalement çà s’est arrangé, on a trouvé mais… faut quand même chercher, çà… on a visité pas mal de trucs, des trucs pas terribles, des trucs trop chers, des trucs pas suffisamment bien placés et puis finalement là… Marianne : et c’est où sur bordeaux ?

Serge : oui, oui sur Bordeaux mais ce qu’il y a c’est que à partir du moment où tu trouves un appartement qui est près du tram, tous les problèmes sont résolus.

Le tram est quand même très, très pratique à Bordeaux, et… mais il n’y a que trois lignes qui traversent la ville de trois manières différentes, enfin dans trois axes différents.

Mais c’est loin de couvrir toute la ville, donc il y a des quartiers qui sont vraiment… ils sont desservis par bus, donc les bus c’est quand même un peu moins pratique.

Et donc là, on lui a vraiment trouvé un truc… vraiment bien, au centre-ville et… elle est à deux minutes, ou trois minutes à pied du tram Marianne : oh, çà va… Serge : … et après elle a… oui elle a vingt minutes de tram je crois pour aller à la fac, donc c’est vachement raisonnable… Marianne : oui, c’est bon !

Serge : quand on voit les trajets que certains ont à faire !

Marianne : oui !

Ben moi, la question çà n’a rien à voir, enfin si, quand on parle d’appartement mais… l’immeuble où on habite, la mairie a décidé de détruire… Serge : Ah bon ?

Marianne : oui !

Donc… Serge : vous allez quitter avant qu’ils détruisent quand même ?

Marianne : oui !

Quand même !

Oui, je ne pense pas que j’ai envie de rester… Serge : pourquoi, il est vétuste ?

Marianne : Oh, il date de… oh, des années cinquante !

Serge : ah oui, oui !

En effet !

Marianne : et bon çà fait partie des plus anciens immeubles de la ville !

Mais enfin, il y a plusieurs quartiers comme çà que… que ce soit Melun ou dans d’autres petites villes aux alentours où ils veulent détruire certains quartiers, donc là, le quartier où je suis et puis d’autres un peu plus loin, çà fait, çà représente à peu près neuf cents familles… à reloger… Serge : ah parce qu’ils vont vous proposer un… Marianne : mmh, mmh !

Alors… ils veulent détruire, on doit déménager, voilà.

Et ils disent : « si jamais vous voulez revenir dans les immeubles qu’on va faire parce que çà va être comme-ci, comme çà, çà va être impeccable, et bien vous revenez, çà vous sera réservé !

» Oui, parce qu’on a les moyens de déménager deux fois !

Si on déménage une fois, on trouve quelque chose… c’est pour de bon, c’est pas pour revenir… Serge : et çà, c’est vrai que les déménagements !

Là ma fille, depuis qu’elle est étudiante… un, deux, trois, çà fait le quatrième déménagement que je vais me faire… et… même s’il n’y a pas beaucoup de meubles parce que c’est… elle est toute seule… Marianne : quand même c’est lourd !

Serge : je vais te dire quand même, quand il faut monter deux étages ou trois étages, quand il n’y a pas d’ascenseur, avec des meubles qui sont des fois encombrants ou lourds !

Et puis tu ne peux pas passer par une entreprise, parce que les entreprises çà ne les intéresse pas de faire un petit déménagement comme çà donc, ben… tu loues un truc et puis tu essaies de trouver des copains qui peuvent te donner un coup de main, et puis… et en fait c’est, c’est pénible hein, vraiment pénible !

Marianne : oui !

Donc mais… donc il va falloir s’organiser avant !

Alors apparemment çà fait des années que çà traîne hein… et puis là, apparemment, c’est officiel, il y a des personnes qui sont parties, bon les logements sont condamnés, et normalement à partir de septembre on doit recevoir les courriers comme quoi… ben les immeubles sont détruits et ils nous proposeront des quartiers, mais comme on se doute à peu près… les villes et les endroits où ils vont… proposer aux gens, on va chercher par nous-mêmes, et partir avant… parce que il est hors de question d’aller dans les quartiers où ils veulent mettre les gens, et de plus, moi je dois faire attention aux trajets !

Serge : ben ouais !

Marianne : parce que comme je commence assez tôt le matin… ben suivant les quartiers… parce que ils ne vont pas reloger à Melun !

Donc ce sont des villes à proximité mais les… je n’ai pas de voiture, donc les bus, tout çà… Serge : les transports en commun oui… Marianne : non, c’est pas évident !

Va falloir voir çà…donc d’ici la fin de l’année, peut-être faudra se taper un déménagement.

Serge : oui, avec tout ce que çà implique… Marianne : oui Serge : mine de rien, tous les abonnements, eau, électricité et ton Internet !

Parce que çà c’est pas simple non plus Internet à… Marianne : oui !

Serge : parce que en plus quand tu déménages et puis si tu peux pas l’avoir tout de suite !

Alors là… Marianne : oui !

Serge : alors là, moi j’en suis malade, hein !

Maintenant je ne peux plus vivre sans Internet, c’est terrible !

Marianne : déjà moi, quand çà se coupe, quand il y a des problèmes… si jamais, je sais pas, quelques heures ou même un après-midi, ben non, moi je suis malade la aussi.

Tout ce que je fais, c’est par Internet donc !

C’est assez embêtant !

Donc oui si j’ai…s’il est pas possible d’avoir la connexion tout de suite là, çà va me… gêner pas mal.

Serge : mais les immeubles, ils les réhabilitent ou ils les détruisent ?

Marianne : non, ils les détruisent !

Serge : et ils vont reconstruirent après ?

Marianne : et ils vont reconstruirent après !

Parce que ce sont des barres, et ils veulent… ben c’est HLM hein !

Serge : oui Marianne : donc ils veulent reconstruire… c’est des HLM, mais çà va être plus petit.

Cà va faire une sorte de carré, tu sais avec des ouvertures au milieu… çà va pas être des grandes barres.

Serge : oui et puis avec une architecture moderne, enfin… Marianne : ben en ce moment, çà fait quelques années, les immeubles ils ont à peu près le même type d’architecture hein !

Serge : oui, enfin c’est quand même plus joli que ce qui se faisait dans les années cinquante !

Marianne : oui, c’est quand même plus joli !

Plus cher oui !

Serge : plus cher oui… Marianne : oui !

Oui !

Y a eu d’autres quartiers qui ont été aménagés il y a quelques années là… les loyers, ils ont augmenté d’après peu près 200 euros suivant les… le type de logement, çà fait quand même cher hein!

Serge : mais est-ce que le fait que ce soit neuf, mieux étudié, avec des meilleurs, des matériaux plus modernes, peut-être que tu économises au niveau énergie, çà peut compenser un petit peu non ?

Je sais pas s’ils étaient bien isolés vos… ceux des années cinquante là ?

Marianne : je ne pense pas !

Bien isolés… ils sont fait en béton armé !

Serge : ah, çà c’est sûr, ils ne vont pas tomber hein !

Marianne : au début qu’on a emménagé ici, ben tu sais pour poser les étagères… Serge : oui Marianne : ben du béton, ok !

Mais on savait pas qu’il était armé !

Alors quand tu veux percer et que tu tombes sur une barre !…

Serge : ah oui !

Et puis là, tu as intérêt à avoir une perceuse ad hoc hein !

Marianne : voilà, mais ils vendent des petits appareils, tu sais, que tu passes sur le mur… Serge : oui, pour détecter où est le… Marianne : pour détecter… Serge : le truc métallique… Marianne : mais au début çà surprend quand même… ah ah, c’est du béton armé, oui

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