French LingQ Podcast

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Steve: Aujourd’hui, on va commencer le premier podcast en français, et nous avons ici avec nous, Henry Prêcheur, qui est un vrai français…je crois, enfin.

Henry: Tout à fait, oui.

Ah, Je n’ai pas passé toute ma vie en France mais quasiment toute ma vie.

Steve: Ah bon?

Henry: Oui, j’ai vécu six ans en Afrique aussi.

Steve: Ah bon, où en Afrique?

Henry: En Egypte et au Kenya.

Steve: En Egypte et au Kenya… parce que vos parents, votre père travaillait là?

Ah bon.

Henry: C’est pour ça que j’y ai été quand j’étais enfant.

Je n’ai pas beaucoup de souvenir, mais c’était une grande, grande expérience.

Steve: Est-ce que vous avez appris l’arabe, et le je ne sais pas quoi, qu’est-ce qu’ils parlent au Kenya?

Henry: Le Souali.

Steve: Le Souali?

Henry: Non, non, non, non.

On parlait plutôt, là où on était, on parlait plutôt anglais.

Steve: Oui!

Henry: Mais non, les langues locales, il n’y a pas beaucoup de moyen de l’apprendre.

Peut- être qu’un jour il y aura un LingQ pour apprendre l’arabe et surtout le Souali.

Steve: Bien sûr, mais ça va sans dire, ça va sans dire.

Bon, je vais présenter Henry, parce que Henry est un de nos programmeurs qui travaille justement sur le développement de notre système, programmeur très doué.

Nous sommes allés en France le chercher parce qu’il avait toute une gamme d’expérience et de talent qu’on ne trouvait pas ailleurs, n’est-ce pas?

Non, mais comment ça se fait que vous êtes au Canada?

Tu es au Canada, finalement on va se tutoyer.

Henry: Je suis venu au Canada tout simplement pour l’envie de voyager, ça faisait un petit moment que j’avais commencé à travailler en France.

Voilà, une occasion s’est présentée d’aller au Canada.

J’habitais à Paris ; Paris est une grande ville, il n’y a pas beaucoup de nature, il y a beaucoup plus de nature ici au Canada, et spécialement à Vancouver.

Et puis il y a l’envie de changer d’air, et surtout oui, le fait de pouvoir éventuellement travailler à LingQ.

Steve: Bien sûr. Mais comme ça, je crois que tu es originaire de Nancy.

Henry: Oui, voilà.

Steve: Qui est dans quel département de la France?

Henry: C’est en Meurthe-et-Moselle, ça se situe dans la région Lorraine, c’est à l’est de la France, ce n’est pas très loin de l’Allemagne et de la Belgique.

Steve: Oui.

Henry: C’est une petite ville qui est assez récente, ça va faire une petite centaine d’années qu’elle s’est développée.

Steve: Oui. C’est au sud ou au nord de Strasbourg?

Henry: C’est à peu près la même hauteur que Strasbourg, c’est à l’ouest de Strasbourg plutôt.

Steve: Est-ce que là les gens… parce que je sais qu’à Strasbourg les gens parlent presque une… c’est un patois de l’Allemand, si je ne m’abuse?

Henry: Oui.

Steve: Et à Nancy, est-ce qu’il y a un patois local?

Henry: Non, non, non pas vraiment.

Les gens parlent français, français français; mais, il y avait quelques patois locaux mais ça a complètement disparu aujourd’hui, plus personne ne parle le patois dans le coin, même si c’est vrai que la Lorraine a été rattachée assez récemment à la France.

Steve: Rattachée.

Henry: Oui.

A la base, c’était un duché donc qui était, il y avait un Duc de Lorraine qui présidait en quelque sorte la région, et c’était sous Louis XVI ou Louis XV, ça été rattaché au royaume de France.

Steve: Ah bon?

Henry: Oui, oui, oui.

Steve: Mais c’était au moment de la guerre entre la Prusse et la France que la Lorraine, non?

Alsace Lorraine?

Henry: Non, ça c’est encore une autre chose.

L’Alsace, une partie de la Lorraine est passée en territoire, à l’Allemagne pendant… sous l’époque de Napoléon 3.

Il y a eu une guerre effectivement entre la Prusse et la France, mais après l’Alsace et la Lorraine ont été repris, et elles ont été reperdu pendant d’autres guerres mais oui, c’est une histoire assez compliquée.

Steve: Compliquée.

Mais, donc quand tu es arrivé ici à Vancouver, est-ce que tu as éprouvé des difficultés à communiquer en anglais?

Est-ce que ça crée des problèmes pour toi?

Henry: Oui, oui, parce que j’avais évidemment appris l’anglais à l’école, mais l’apprentissage de l’anglais à l’école n’est pas vraiment motivant.

Ce qui m’a fait plus apprendre l’anglais c’est mon travail, parce quand on travaille dans la programmation, tout est en anglais.

J’ai aussi été amené à lire beaucoup de documentation en anglais mais je ne savais pas vraiment m’exprimer, parler oralement en anglais.

Je pensais que je pouvais le faire, mais en réalité, tant qu’on ne pratique pas, on n’est pas vraiment à l’aise.

Donc, j’avais un petit peu parlé dans des cafés, dans des bars à Paris à des Anglais, mais ça se limitait à quelques conversations assez rapides et c’est vrai que le début a été un peu difficile, mais au bout de quinze jours, on arrive assez vite à communiquer.

On se débrouille beaucoup mieux qu’au début.

Steve: Oui et je sais que, enfin, tous nos amis qui nous écoutent, qui apprennent le français avec LingQ s’impatientent, pourquoi ça prend si longtemps?

Est-ce que vos programmeurs sont extra lent, qu’est-ce qui se passe?

Enfin j’ai, chaque jour, j’ai un tas d’e-mails, des gens qui se plaignent, non ce n’est pas vrai!

Mais comment ça marche, comment ça va avec le développement de LingQ maintenant?

Henry: Ça se passe bien.

On fait beaucoup de progrès, il y a beaucoup de choses qui devraient arriver d’ici peu de temps, mais comme pour tout développement il faut toujours être prudent, essayer de bien tester les choses en interne, car je pense qu’il n’y a rien de pire pour un utilisateur de se retrouver sur un produit non fini ou mal fini.

Donc ce qu’on essaye de faire, ce qu’on va faire c’est d’introduire de nouvelles fonctionnalités, le plus tester possible, de la meilleure qualité possible, pour que le confort soit là et que, plus, le but étant de bien sûr de plus introduire des nouvelles fonctionnalités qui vont permettre de mieux apprendre mais, surtout des fonctionnalités qui vont marcher, qui vont être facile à utiliser, qui vont faire que les gens vont vraiment prendre plaisir à apprendre les langues, en tout cas plus que sur les autres systèmes.

J’avais essayé d’utiliser quand j’étais plus jeune un CD-Rom d’apprentissage des langues et c’est toujours très compliqué.

On ne comprend pas toujours ce qui se passe, où on veut en venir et souvent c’est très ennuyeux.

Steve: Oui, c’est exact.

Je blaguais quand je disais que l’on est impatient.

On est impatient, mais on ne veut pas quelque chose qui ne fonctionne pas bien.

Je dois dire aussi que notre site est quand même d’une très grande complexité, très grande complexité à beaucoup de niveaux.

Surtout maintenant, je crois qu’on veut mettre l’accent sur l’aspect, bon, que ça soit plaisant, que ça soit agréable.

On va mettre l’accent sur tout ce qui est communauté etc.

pour que les gens puissent avoir du plaisir, parce que justement comme tu avais dit dans l’école, la plupart des gens n’aiment pas l’étude des langues.

Donc, ce n’est pas la peine de faire un système qui ne soit pas plaisant, que les gens n’aiment pas utiliser.

Donc tout ca, ça implique beaucoup de conception d’un site, mais aussi de travail sur toute la complexité, et d’être sûr que tout fonctionne bien.

Henry: Tout fonctionne d’une manière plaisante même pour, quand les utilisateurs, les gens qui ne connaissent pas LingQ, c’est toujours difficile quand on travaille sur un produit qu’on sait vraiment là où on veut en venir, d’essayer de faire comprendre aux gens aussi pourquoi le système est comme ça, pourquoi il faut l’utiliser de telle façon et pas d’une autre.

Parfois, c’est des choses qui sont difficiles.

Je pense que c’est vraiment quelque chose, c’est l’objectif de toute application d’avoir… d’être le plus simple et le plus facile à utiliser.

C’est un problème à tous les niveaux dans la vie actuelle, c’est une télécommande pour une télévision c’est toujours très compliquée à utiliser ; quand on regarde par exemple l’Ipod, l’Ipod c’est simplissime, et pourquoi est-ce que la télévision n’est pas comme ça?

Le but, c’est d’essayer de devenir un peu l’Ipod de l’apprentissage des langues.

Que tout le monde se disent oui, il y a pas, c’est la seule façon de faire, parce que c’est la meilleure, parce c’est la plus simple.

Et ça, c’est quelque chose sur lequel on essaye de travailler énormément.

Steve: Je crois que, j’admets que nous avons mis beaucoup d’accent sur la fonctionnalité.

J’avais certains principes de l’apprentissage des langues et peut être qu’on est allé des fois, je l’avoue, un peu trop loin dans cette direction-là.

Maintenant il faut qu’on rende le site plus facile, plus agréable etc.

et c’est pour cela qu’on est très content que Henry est venu faire partie de notre équipe, et je crois que je suis très confiant, qu’on va arriver à créer, enfin, à nous, c’est vous les programmeurs qui vont créer

Henry: tout le monde est impliqué…

Steve: enfin, le meilleur site pour l’apprentissage des langues.

Voilà, ça été le premier podcast en français et j’espère qu’on va en faire d’autres.

Henry: Il faut!

Steve: Il faut, il faut, il faut!

Okay, merci Henry.

Henry: De rien. Merci, Steve.

Steve: Okay, au revoir!

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