What is difficult?

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Henry et Steve se demandent ce qui est difficile dans l’apprentissage du français. Henry and Steve talk about what is difficult in learning French. Il ya eu un petit problème technique et ils ont terminé subitement. There was a minor technical problem and the discussion ended suddenly.

Steve: Bonjour Henry.

Henry: Bonjour Steve.

Steve: Comment ça va aujourd’hui?

Henry: Ca va très, très bien et toi?

Steve: Ca va très bien, ça va très bien.

Aujourd’hui là, j’ai une question à te poser.

Henry: Oui

Steve: Enfin parce que je parle plusieurs langues comme toi aussi, enfin au moins l’anglais et le français

Henry: Oui, voilà.

Steve: Chaque langue a sa difficulté.

Henry: Oui.

Steve: Bon.

Quelles sont les difficultés majeures selon toi, pour les gens qui veulent apprendre le français?

Henry: Je connais beaucoup de gens qui ont appris le français et qui m’ont dit que le principal problème du français, ce n’était pas d’apprendre les règles mais d’apprendre les exceptions.

Le français est une langue d’exceptions.

Il y a beaucoup d’exceptions et de cas particuliers et c’est ce qui rend, à mon avis, le français beaucoup plus difficile qu’une langue comme l’anglais ou l’espagnol.

Il y a beaucoup de choses à savoir, qu’on est obligé d’apprendre par cœur.

C’est comme-ça, il y a pas vraiment, il y a toujours une explication mais ce n’est pas toujours en donnant l’explication qu’on va mieux comprendre pourquoi est-ce que c’est comme ça, pourquoi est-ce que c’est autrement.

Steve: Oui.

Ca me rappelle, j’ai lu un livre ; quand j’étais en France, j’ai acheté plusieurs livres au sujet de l’éducation en France.

Justement, la personne qui a écrit le livre citait des exemples d’explications de grammaire, mais qui étaient des… c’étaient des non-sens parce que c’est, dans ce cas-ci, mais enfin il y a ce cas là et puis il y a l’autre cas etc.

On essaie de tout expliquer puis finalement on n’explique rien.

Henry: Oui, oui les explications n’aident pas forcément… c’est comme ça, souvent il y a des choses, on peut tout à fait, éventuellement si on est intéressé, savoir pourquoi est-ce comme-ça mais ça ne va pas aider à mieux parler la langue.

Steve: Mais je crois que ce n’est pas unique au français, parce qu’en anglais il y a beaucoup, beaucoup d’exceptions.

Il y a peut-être moins de règles, mais il y a autant d’exceptions.

Effectivement, moi je considère le français comme une langue qui est plus structuré que l’anglais car il y a davantage de règles, et en effet ça me surprend de t’entendre dire qu’il y a davantage d’exceptions parce que j’ai toujours trouvé qu’il y a beaucoup d’exceptions en anglais.

Mais je vais te poser une question.

Si je te dis, par exemple, qu’est-ce que c’est que le subjonctif?

Est-ce que ça te dit quelque chose, le subjonctif?

C’est quoi, le subjonctif?

Henry: Oui, oui ça me dit quelque chose.

Alors, je ne saurais pas t’expliquer exactement mais, par exemple, quand on pense à quelque chose dans le passé, que quelqu’un dit, “il aurait fallu que j’aille quelque part”, il me semble que ça, c’est du subjonctif mais ma grammaire n’est pas très, très fraîche, donc il est possible que je me trompe.

Steve: C’est très amusant parce que… bon, en anglais le subjonctif existe mais la plupart des gens, si on demande à un anglophone c’est quoi le subjonctif, il ne sait pas.

En anglais, le subjonctif qui a presque disparu de la langue, c’est quand on dit “I wish I were” on ne doit pas dire “I wish I was”.

Mais la plupart des gens aujourd’hui disent “I wish I was”, mais enfin… Donc c’est toujours quand il y a une anticipation, il y a une volonté; c’est là où c’est un peu indirect donc comme “il aurait fallu que j’aille” bon, c’est le subjonctif.

Henry: Oui.

Steve: Mais je crois que, quand on entend ces expressions-là, et si on les voit suffisamment souvent, on finit par les utiliser correctement plus ou moins sans savoir un tas de règles et de théories, je crois.

Henry: Oui, oui, oui.

Steve: Donc les règles, subjonctif peut-être.

Le conditionnel, est-ce que ça cause des problèmes?

Henry: Pour un français c’est assez simple, je n’ai pas le souvenir que les natifs aient eu beaucoup de problèmes avec le conditionnel, mais oui c’est peut être un concept, je ne sais pas si il y a vraiment d’équivalents en anglais ou dans les autres langues.

Steve: Dans les langues latines oui, mais en anglais les concepts, la signification qu’on veut exprimer, ça existe “If I had known”, enfin je ne sais pas quoi.

Ce que j’entends souvent des francophones, il y en a qui disent “si j’avais su, si j’aurais su”.

Alors que l’un ou l’autre est faut.

Henry: Oui.

Steve: En fait c’est si j’avais su, j’aurais fait.

Henry: Oui, oui c’est ça.

Steve: J’aurais fait.

Henry: J’aurais su.

Quand on dit ça, quand les Français quand ils disent ça en français ce genre de faute, en général, j’ai l’impression que ça donne une… la personne qui dit ça aura l’air stupide à mes yeux.

Mais il y a beaucoup de comiques français d’ailleurs qui jouent là dessus, qui font de l’humour là-dessus sur des fautes assez graves souvent, de grammaire et quelques comiques comme un comique qui est très connu en ce moment, qui s’appelle Gad Elmaleh qui fait un spectacle là dessus et il utilise des fautes de grammaire ou des idiomes mal utilisés.

Steve: Mais en anglais aussi, enfin dans toutes les langues je crois qu’il y a beaucoup de gens qui parlent en fait, si on veut, mal.

Mais des fois c’est comme ça que la langue évolue aussi.

Henry: Oui, oui.

Steve: Les gens, ils prennent l’habitude de parler mal et tout le monde commence à parler mal et ça devient donc l’usage.

Henry: Oui.

Après les Académies se disent puisque c’est l’usage, la langue c’est ça maintenant, c’est plus les anciennes règles.

Steve: C’est comme par exemple en français, ce qui est unique au français, parmi les langues latines, c’est qu’on a une espèce de double négatif, c’est-à-dire “je ne sais pas, je ne sais point, je n’en sais rien”.

C’est toujours double, ce n’est pas le cas en espagnol, par exemple.

Henry: Oui, je ne connais pas trop l’espagnol.

J’ai pris quelque cours d’espagnol, mais c’est vrai que l’espagnol à l’air d’être plus simple à ce niveau-là.

À pas mal de niveaux, l’espagnol est une langue assez simple.

Steve: “Jo no se, je ne sais pas, Jo no se”.

Henry: Oui.

Steve: Ou bien aussi, le français complique les choses, on dit “je bois de l’eau… de l’eau”; mais les espagnols disent “je bois eau”.

Henry: Oui, oui.

C’est beaucoup plus simple.

Je ne me souviens plus, mais j’avais une amie espagnole qui m’avait expliqué tous les problèmes qu’elle avait à apprendre le français.

Pourquoi est-ce que dans tel exemple c’est comme ça, et dans tel autre exemple c’est comme ça.

Parfois ça dépend même du contexte, donc c’est un peu…il faut pratiquer, je pense que c’est la meilleure façon…toutes les langues mais en particulier le français.

L’espagnol, je pense que beaucoup de gens peuvent arriver à parler l’espagnol sans vraiment le pratiquer puisque que les règles sont assez simples.

Finalement, l’espagnol est une langue assez simple, alors que le français, il y a vraiment je pense une pratique qui est beaucoup plus nécessaire.

Steve: Il y a des gens justement, souvent je suis des forums là sur Internet, où l’on discute des langues, il y a des gens qui disent que l’espagnol, la grammaire est plus compliquée, la grammaire est plus compliquée que le français.

Henry: Oui.

C’est sans doute les verbes.

Steve: Oui, les verbes.

Henry: Les verbes en espagnol c’est la grosse difficulté de l’espagnol mais mis à part ça, du peu de ce que j’ai entrevu de l’espagnol, ça reste quand même assez simple.

On peut très vite faire le tour de toutes les règles, et de tout les cas particuliers qui existent.

Tout ce qui reste finalement, c’est les verbes qui sont effectivement beaucoup plus, qui ont différentes formes, il y a beaucoup de verbes irréguliers.

Ca, il faut l’apprendre.

Steve: Tu sais, ce que je trouve difficile en français en comparaison avec l’espagnol, c’est le masculin et féminin.

Henry: Ah, oui mais ça…

Steve: Parce qu’en espagnol si ça se termine en “O”, c’est masculin et si ça se termine en “A”, c’est féminin.

Henry: Oui, oui, oui.

Steve: Donc si par exemple maintenant, je disais par exemple “le” grammaire, c’est “la” grammaire.

Henry: Oui.

Steve: Bon, vocabulaire se termine en “e”.

Bon, la plupart des mots en français qui se termine en “e” sont féminins.

Donc je dis dans ma tête, je dis “vocabulario”.

Ah, bien sûr c’est “le” vocabulaire.

Henry: Oui.

Steve: En français, ça n’aide pas beaucoup.

Henry: Oui oui, il y a pleins de choses.

Il y a même….

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