Le Monde Virtuel I

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

S: Bonjour, Henry.

H: Bonjour, Steve.

S: Comment ça va, aujourd’hui?

H: Et bien, comme d’habitude, c’est extraordinaire.

S: Ah bon.

Alors, l’habitude c’est extraordinaire.

H: Voilà.

Non, mais là…

S: Oui?

H: Là, c’est différent.

C’est encore mieux.

S: Oui.

H: Parce qu’aujourd’hui, on a du soleil, alors…

S: Oui.

H: alors qu’on a eu de la pluie pendant toute la semaine.

S: Oui.

Et pendant l’hiver, ici, à Vancouver, il pleut quand même beaucoup.

H: Il a plu.

Ça, on peut pas… Je pense que le jour où la sécheresse, on aura une sécheresse à Vancouver, c’est qu’il y aura vraiment eu un gros problème dans le monde.

S: Voilà.

Bon, la dernière fois, on a parlé un peu de communautés virtuelles.

H: Mmm.

S: Comment on crée une communauté virtuelle?

Parce que, finalement, c’est ça que nous voulons faire avec LingQ.

C’est parmi nos…

H: Oui, c’est…

S: …nos buts.

C’est… nous voulons faire cela.

Mais comment est-ce qu’on peut le faire?

H: Alors, dans l’histoire, il y a eu pas mal de… pour créer une communauté, il y a pas besoin de grand-chose; juste un moyen pour les gens de communiquer.

Il faut savoir que des… sur Internet très tôt il y a eu des communautés qui sont créées avec ce qu’on appelait les BBS, qui sont, qui étaient des sortes de forums.

Alors, les gens avaient leurs ordinateurs et leurs modems, se connectaient aux BBSs, téléchargeaient les messages, répondaient aux messages et ce… et ça a marché comme ça.

Et ça s’est créé très très tôt avec la technologie.

Même dès les premières heures d’Internet, les premiers chercheurs utilisaient ça beaucoup pour communiquer.

Et donc, je pense que le, enfin, je pense, c’est quelque chose d’accepté qu’une communauté se crée à partir du moment où on peut avoir un moyen de communication entre deux ou plusieurs personnes.

On a… on peut très facilement créer une communauté.

Après, il y a des choses, évidemment, qui permettent de faciliter, d’augmenter les possibilités de créer des communautés.

Notamment, le fait de connecter les gens, simplement.

Parce que, évidemment, quand on a des forums de discussions, il y en a des milliers, des milliers, on sait jamais trop auquel aller.

Donc, ça, c’est parfois, ça peut être intimidant … et surtout chaque communauté en générale a ses règles, des règles qui ne sont pas dites.

Quand on arrive sur certains forums, il faut se présenter au début; sur d’autres forums, c’est tout à fait inapproprié.

Et…donc, il y a toutes ces choses-là, qui sont très importantes, et sur les sites actuellement dits “les sites communautaires”, ils créent justement tout un environnement pour faire ça.

Il y a…ça inclut les moyens de s’envoyer des messages rapidement, le… ce qu’on appelle les amis, c’est les listes d’amis…

S: Oui.

H: de pouvoir avoir des listes d’amis, et de pouvoir regarder dans le liste d’amis de ses amis pour pouvoir se faire d’autres amis…

S: Oui.

H: Tout ça permet de…

S: Avec des profiles…?

H: Oui.

Tous ces profiles de chaque personne qui se présente.

C’est vrai qu’on a tendance, l’être humain est un animal qui est très très visuel.

Donc souvent…

S: Oui.

H: … le fait d’avoir une photo sur le profile, on trouve…ça permet tout de suite de beaucoup plus marquer, de marquer beaucoup plus les esprits qu’un simple nom.

Je pense que si jamais sur un forum, je vois ta photo avec marqué «Steve» à côté, ça va beaucoup plus me parler que si jamais je vois juste marqué «Steve».

S: Oui, oui, bien sûr.

Et peut-être aussi des moyens pour inviter ses amis, pour amener des gens, peut-être qui ne connaissent pas cette communauté qu’on veut justement attirer vers la communauté parce que, bon, c’est une façon de faire, c’est d’agrandir-là…

H: Oui, oui.

C’est assez intéressant, les invitations, parce qu’il y en existe deux types qui ont beaucoup marché sur Internet.

Le premier type est celui qui est le plus courant, c’est celui qui est utilisé par Facebook ; c’est que les gens se connectent et Facebook envoient des invitations à tous les contacts, mais n’importe qui peut s’inscrire, on n’est pas forcé d’avoir une invitation.

Et il y a un autre type d’invitation qui marche aussi, qui marche apparemment beaucoup, beaucoup mieux mais ça dépend du contexte, c’est l’un…c’est les sites où pour s’inscrire il faut être obligé d’être invité.

Cette une sorte de…

S: Oui.

H: site V.I.P.

C’est ce qui est utilisé sur certains réseaux sociaux au Japon.

Je sais qu’au Japon ça marche beaucoup comme ça.

S: Oui.

H: On est obligé de connaître quelqu’un à l’intérieur pour pouvoir rentrer et Google mail faisait ça aussi au début.

Quand on voulait s’inscrire sur Google mail, il fallait connaître des gens qui avaient des invitations et on ne pouvait pas s’inscrire sur Google mail comme ça.

Bon, maintenant, Google mail, tout le monde peut s’inscrire, mais je pense que ça a participé beaucoup au succès que, au début, pour utiliser Google mail, il fallait le vouloir, il fallait faire un petit effort, et je pense que ça a contribué à populariser ce service.

S: Oui.

Et là, ce sont parmi les idées que, voilà, qu’on va considérer dans la…disons le développement de la communauté à LingQ?

H: Oui, oui.

Histoire de donner une ambiance un peu plus, un peu plus communautaire, un peu plus salle de classe, parce que c’est vrai que, c’est tout, quand on est tout seul face à son ordinateur en train d’apprendre cette liste de mots, parfois, c’est pas ce qui est plus motivant.

Alors, c’est vrai que sur LingQ déjà il y a quelque chose de très intéressant, c’est les évènements, le fait de pouvoir parler sur Skype…

S: Oui.

H: …le fait de pouvoir discuter avec des vraies personnes, sans forcément devoir sortir de chez soi, mais c’est vrai qu’on peut, que le but c’est aussi de faire plus de mettre des gens plus en contact,

S: Oui.

H: …parce que on peut apprendre une langue tout en parlant bien évidemment, mais on peut aussi écrire, lire ce que les gens, ce que les autres font, ça permet, c’est une sorte d’émulation, c’est vrai que c’est, je pense que c’est beaucoup plus facile d’apprendre quand on est entouré de personnes qui apprennent.

S: C’est exactement ça.

Et c’est ce que nous voulons faire aussi.

Là, tu as parlé d’émulation et même de compétition.

H: Hmmm.

S: Si on peut indiquer, enfin le niveau d’activité de différents…

H: Oui.

S: … différents membres…

H: Hmmm.

S: …et combien de mots ils ont sauvegardé, et combien de mots ils ont écrit, enfin les différents niveaux d’activité selon la langue qui est étudiée, enfin les gens qui apprennent l’espagnol ou le chinois, le japonais, qui sont les plus actifs.

Aussi, je crois qu’il est important, dans nos évènements, les discussions que nous avons, et même l’écriture qu’on corrige, qui est aussi une façon pour l’apprenant de communiquer avec le tuteur.

C’est aussi une interaction.

H: Oui.

C’est ça.

S: C’est pas uniquement la question de se faire corriger un texte.

H: Oui, oui.

S: Et tout cela, on veut le faire relier avec notre méthodologie d’apprentissage.

Donc, les gens participent à la communauté, ils s’amusent, ils se font des amis, ils font des activités, mais à chaque étape, il y a une méthodologie parce que, finalement, on veut, et eux, les membres, ils veulent que leur niveau d’anglais, de français, de japonais, etcetera, s’améliore.

H: Oui.

S: Donc, ils…nous, nous voulons construire une communauté qui sera une communauté virtuelle comme les autres, mais très étroitement reliée à notre méthodologie, qui est basée sur l’importance de faire croître son vocabulaire…

H: Oui.

S: …de choisir, d’étudier des choses qui sont intéressantes à soi, donc, qui est motivant et, mais aussi d’utiliser ces mots et ces phrases et tous ce qu’on a appris mais d’une façon qui est quand même un peu structurée.

C’est pas uniquement une question de parler pour parler.

H: Oui.

S: Il faut quand même que ça amène quelque part.

H: Oui, oui.

Mais, ça c’est vrai que c’est quelque chose, je pense, qui va beaucoup marcher dans LingQ, parce que c’est vraiment quelque chose qui est… C’est pas comme, parfois on peut le voir un peu un gadget.

Là, en ce moment, il y a une sorte de «buzz» énorme au niveau de la communauté, et si jamais on n’a pas eu une communauté, ça va pas ; mais pour LingQ, ça se justifie réellement en tout cas beaucoup plus que pour, je pense, d’autres sites qui jouent uniquement sur le fait que, qu’ils vont créer une communauté, et de penser que ça va suffire alors que oui, il faut un vrai, un réel sujet derrière, il faut que la communauté, elle se crée autour de quelque chose.

S: Bien oui, et puis une chose, il y a pas mal de sites, et je crois que c’est une bonne chose, où on peut trouver des amis.

Donc moi, j’apprends le russe, je suis anglophone.

Il va y avoir quelqu’un qui est russophone, qui parle le russe, et qui veut apprendre l’anglais.

On va se donner rendez-vous.

On va parler trente minutes en russe et trente minutes en anglais.

H: Hmmm.

S: Ça peut fonctionner.

Ça peut même être très bien.

Mais chez nous, c’est différent.

Vous voulez parler en russe, vous allez faire un rendez-vous avec quelqu’un qui va parler en russe.

S: Vous n’êtes pas obligé d’offrir l’anglais ou le français comme récompense.

Donc, on sépare les deux choses.

H: Oui.

S: … et la discussion, ça sera une discussion un peu quand même structurée.

H: Hmmm.

S: Et donc, reliée avec toutes les autres activités d’apprentissage que vous faites sur le site.

Donc, c’est un peu différent de ces communautés qui sont très bien d’ailleurs, c’est une autre chose.

H: Oui.

S: C’est complémentaire, c’est autre chose.

Mais par contre, en revanche, nous savons que, il faut que nous, avec ce que nous avons maintenant, qui est très efficace point de vue système d’apprentissage des langues, il faut que nous augmentions cet aspect communauté… jouir de la langue, s’amuser avec la langue.

H: Oui, oui.

S: S’amuser avec les autres, avoir du «fun», comme on dit au Québec.

H: Mais oui.

C’est… vraiment, c’est vrai que c’est quelque chose je trouve très intéressant, c’est quand on arrive à passer le stade de lutter avec les mots et d’arriver à avoir une vraie conversation, le premier moment d’excitation où on, ça communique, ça marche!

S: C’est sûr.

Bon, voilà.

Il y a un tas de choses à faire.

C’est très intéressant de discuter des possibilités sur l’Internet et, finalement, on est un peu au début.

C’est comme l’âge des chemins de fer, de l’électricité, des téléphones, etcetera…

H: Oui, oui.

S: Après trente ans, qu’est-ce que ça va avoir l’air?

On ne sait pas.

H: Oui.

S: Bon, merci beaucoup.

Merci beaucoup, Henry.

À la prochaine.

H: Merci, Steve.

Au revoir.

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