Serge & Marianne – Energy, Science and Religion, Part 1

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Serge and Marianne talk about energy, science and religion. (Marianne et Serge parlent d’énergie, de la science et de la religion.)

Marianne : Bonjour Serge.

Serge : Bonjour Marianne.

Marianne : Comment vas-tu ?

Serge : Bien… très bien, très bien.

Marianne : Dis, je voudrais ajouter juste une petite parenthèse à ce qu’on a dit l’année… l’année… on parlait d’année dernière donc… la semaine dernière au sujet des économies d’énergie, des ampoules… peut-être deux jours après notre podcast, je suis redescendue en ville et quelques luminosités ont été rajoutées à la ville, c’est pas énorme, mais quelques-unes.

Et j’ai vu également un reportage sur la ville de Lyon… enfin c’était pas un reportage, c’était une émission à la télévision, çà se déroulait à Lyon ; Eh bien eux, on peut dire qu’ils ont mis le paquet concernant les lumières, c’est magnifique !

Serge : Mais je crois qu’à Lyon, c’est une fête…

Marianne : Y a la fête des… y a aussi la…

Serge : la fête des lumières…

Marianne : y a aussi la fête des lumières oui.

Serge : oui, c’est à cette époque de l’année ou c’est encore à une autre occasion ?

Marianne : Oh, c’est je pense à cette époque parce que il y avait toutes les décorations pour Noël mais en plus il y avait d’autres effets de lumière…

Serge : oui avec du Laser

Marianne : voilà… c’est… c’était vraiment magnifique !

Serge : Comme tu dis, ils mettent le paquet à Lyon, j’ai vu des images, c’est vrai que c’est super beau, et puis tout le monde le fait, tout le monde je crois met à sa fenêtre un… une lumière et çà doit être fantastique parce que c’est une grande ville, la deuxième ville de France je crois ; donc si tout le monde fait çà, çà doit être, çà doit être assez sympa comme effet.

Marianne : Oui, et puis, tu sais, avec les études que je fais, en ce moment je suis en train d’étudier les sciences de la Terre.

Et ce que j’ai lu, j’ai lu un des chapitres, bon j’apprends plusieurs sujets… mais il y a un des chapitres que j’ai lu, c’était sur les ressources naturelles de la Terre, comment les sauvegarder, la pollution, le recyclage etc… c’est très intéressant quand même.

Serge : Ils sont optimistes ?

Marianne : ben, c’est un cours, donc c’est juste pour expliquer les différents, les différents minéraux les…

Serge : oui d’accord…

Marianne : toutes les…

Serge : Donc ils ne prennent pas position ?

Marianne : Non, non c’est neutre… c’est vraiment pour qu’on apprenne les… les bases hein.

Serge : il en ressort quand même que c’est le pétrole qui est quand même le moins cher, le plus abondant non ?

Marianne : Le charbon est le plus utilisé.

Serge : encore le charbon !

Marianne : Oui

Serge : Quand on pense que en France ils ont fermé… moi j’ai habité quinze ans à Metz avant d’habiter à Bordeaux, donc c’était dans le bassin houiller de… là-bas où il y a beaucoup de, il y avait beaucoup de mines de charbon puisqu’en fait elles ont… elles ont quasiment toutes fermé et donc je suis surpris quand même que le charbon reste encore une des premières sources d’énergie…

Marianne : Oui

Serge : … d’autant qu’il est très polluant enfin… comme le pétrole d’ailleurs.

Marianne : Le pétrole il est pas en… oh je ne me rappelle plus, y avait des pourcentages

Serge : oui

Marianne : c’est… c’est pas le plus utilisé.

Cà m’a étonné parce que quand même le pétrole…

Serge : oui parce que t’entend parler que de çà…

Marianne : oui

Serge : tous les jours…

Marianne : mais en premier c’est le charbon, ensuite c’est l’énergie nucléaire.

Serge : ben tiens, çà aussi çà me surprend parce que… disons que c’est vrai que pour produire l’électricité je pense que le nucléaire est beaucoup plus propre et pratique… pour ce qui est de l’automobile, ce pétrole, je pense qu’il est pas prêt d’être remplacé.

On n’imagine mal une voiture fonctionnant à l’énergie nucléaire, c’est des petites bombes ambulantes…

Marianne : oui ou au gaz…

Serge : oui au gaz comme…

Marianne : c’est dangereux

Serge : … le GPL oui, y a eu, je crois qu’y a eu des problèmes dans le passé oui.

Marianne : oui

Serge : c’est vrai que çà inspire pas trop confiance le GPL.

Marianne : Pas vraiment, non.

Serge : Cà me surprend quand même je ne pensais pas que le charbon comme çà était… je sais que oui au début du siècle… au début du siècle précédant qu’il avait une part vraiment énorme, énorme, mais je pensais qu’il avait été supplanté par le … par le pétrole.

Marianne : oui

Serge : comme quoi, il est bon d’étudier tout le temps puisqu’on découvre des choses.

Marianne : Je n’arrive pas à retenir tout ce qui est dit parce que les livres sont assez… mais c’est vraiment très intéressant parce que j’apprends beaucoup de choses et… comme j’ai appris que c’est… oh là çà n’a rien à voir avec l’énergie, il y a plus de deux mille ans, c’est un érudit Grec qui a réussi à calculer la circonférence de la Terre !

Serge : Les Grecs, même les civilisations d’avant, bon les Arabes, les Phéniciens, les… avant les Grecs y avait aussi tout ce qui était… en Mésopotamie oui ils étaient… les Egyptiens étaient très, très avancés en ce qui concerne les sciences de la terre.

Marianne : Oui et puis c’est un système de calcul qu’il a utilisé, d’après les scientifiques, c’est, il est arrivé vraiment à…

Serge : proche.

Marianne : très, très proche oui de la vraie circonférence…

Serge : Comparativement aux moyens qu’ils avaient pour évaluer tout çà à l’époque… je crois qu’ils avaient déjà défini au niveau des planètes, les mouvements de la terre, enfin ils connaissaient énormément, énormément de choses.

Marianne : Ben là il s’est juste basé sur le soleil, donc à une certaine date, à midi, le soleil… donc c’était au fond d’un puits, donc y avait aucune ombre dans le puits, c’était… à midi, et dans une ville à une certaine distance, là dans un puits, le même jour, à la même heure, il y avait une ombre de… çà doit être sept degrés par là… donc il a calculé ces degrés, les sept degrés par les trois cent soixante degrés et la distance entre les deux villes ; bon c’est un système de proportions, et çà lui a donné un résultat qui se trouve très proche du calcul que les scientifiques ont maintenant.

Serge : Il avait rien d’autre à faire ce brave monsieur, parce que là il a dû quand même se creuser la tête pour arriver avec tous ces chiffres !

Marianne : oui, des chercheurs y en a eu de tout temps et c’est grâce à eux qu’on en est arrivé à ce que l’on est.

Serge : Cà me rappelle un petit peu, çà a pas trop de rapport avec les chercheurs, quand j’étais sur l’île de Crozet et que je travaillais avec des scientifiques qui faisaient des études sur les manchots, enfin sur toute sorte d’espèces d’animaux, ils étudiaient leur cycle de reproduction, la digestion, enfin un tas de choses quoi ; et puis on avait eu un soir, on s’était retrouvé devant un verre puisque çà se finissait souvent comme çà le soir pour passer les longues soirées, et on était parti sur la recherche fondamentale et la recherche appliquée.

J’avais dit quelque chose qui les avait un petit peu fait sortir de leurs gonds, j’avais dit que pour moi la recherche fondamentale, c’était absolument inutile, que la seule recherche qui, enfin à mon avis était utile, c’était la recherche appliquée.

Ils ont reconnu que sur peut-être mille expériences qu’ils faisaient en recherche fondamentale, il y en avait peut-être une qui avait des répercutions après sur l’homme.

La recherche, c’est pour améliorer le bien-être de l’homme, de l’humanité, et en fait eux, non, non, non, la recherche fondamentale est absolument indispensable.

Je leur dit : « mais elle aboutit à quoi ?

».

Et c’est là qu’il m’a dit : » oui, c’est vrai, y a peut-être une expérience sur mille qui va aboutir sur une application utile pour l’homme ».

Ils se posaient la question, pourquoi les manchots arrivaient à plonger à une telle profondeur sans avoir les membres, les extrémités qui gelaient, et en fait, ils connaissent parfaitement le manchot depuis les années, les dizaines et dizaines d’années qu’ils l’étudient, je crois qu’ils le connaissent du bout du bec jusqu’au bout des pattes ; c’est parce que ils ont eu la capacité d’irriguer avec leur sang, d’irriguer que les parties vitales de leur organisme, donc quand ils sont en plongée, ils n’ont pas besoin en fait de mettre du sang dans les ailerons, il faut que ce soit le cœur, enfin les organes vitaux qui travaillent.

Je disais : » oui et alors, au niveau de l’homme, vous avez trouvé quelque chose qui pourrait… »

Marianne : Des fois, ces recherches avec les animaux aussi çà leur permet de créer ou d’améliorer un matériel, par exemple les toiles d’araignée ont été étudiées, la résistance, comment c’est fait, pour pouvoir appliquer çà dans…

Serge : oui mais c’est pas forcément dans un but très louable puisque je sais qu’ils ont étudié un peu sur beaucoup d’animaux marins, leur peau et puis leur capacité à pénétrer dans la, dans l’eau, enfin avec moins de résistance et en fait c’était pour l’appliquer sur les sous-marins nucléaires, c’était pas forcément dans un but très louable mais…

Marianne : Des fois, c’est dans ces buts là, d’autres recherches ont abouti sur quelque chose qui a sauvé des vies, par exemple le Kevlar.

Le Kevlar est maintenant utilisé dans les gilets pare-balles, çà a permis de sauver beaucoup de vies.

Serge : C’est vrai.

Un autre exemple, toujours sur les manchots.

Alors il y a une recherche, au départ moi je trouvais très intéressante.

En fait, les manchots, quand ils sont sur leur œuf, les deux parents se relaient pour couver l’œuf ; il ne faut absolument pas que l’œuf rentre en contact avec le sol ou qu’il soit en contact avec le froid sinon l’embryon meurt aussitôt quasiment, donc il faut absolument qu’il reste au chaud, et donc un des deux parents, quand il va en mer en fait il part pratiquement deux mois… avant de revenir, donc il fait le plein d’énergie, il mange énormément et puis après, quand il revient, il remplace l’autre parent, lui il va régurgiter pour nourrir son poussin quand il sera né ; en attendant, il vit sur ses réserves pour couver…

Marianne : Et il reste deux mois comme çà ?

Serge : voilà, il arrive à rester deux mois, alors pour moi, il y a tout de suite un objectif vraiment idéal là-dedans, c’est si il arrive à jeûner pendant deux mois, imaginez les pays justement où on… qui connaissent la faim, si on connaissait le moyen de pouvoir vivre en mangeant beaucoup moins et… tout le monde y gagnerait !

Eh ben non, apparemment, la recherche non, c’est pas dans ce but là, en tout cas pour cette expérience bien précise, ils collectaient un tas d’informations qu’ils stockaient ; çà leur permettait de préparer leur thèse parce que pour la plupart c’était des jeunes qui préparaient une thèse… donc c’était en général le sujet de leur thèse, et voilà, mais c’est tout…

Marianne : ils devraient élargir quand même un peu…

Serge : oui, oui, mais des fois c’était des sujets mais… y en avait une, elle nous avait raconté, sa thèse c’était sur la digestion de la chouette hulotte, et puis voilà, et puis bon elle savait tout sur la chouette hulotte et la digestion mais après, le côté pratique, je veux dire, çà a jamais empêché un petit, un pauvre petit d’Afrique noire de vivre un peu mieux… j’imagine, çà a quand même, çà a certainement son utilité, la preuve, le savant là, tous les savants qui ont apporté un petit peu leur pierre à l’édifice, ce qui a fait ce qu’on est devenu aujourd’hui, c’est vrai, c’est grâce à toute cette addition de petites découvertes qui ont permis de faire d’autres découvertes, de s’enchaîner certainement ; enfin moi je suis en admiration devant ces savants qui faisaient des découvertes avec pratiquement rien comme moyens… quand on voit les moyens techniques qu’on a, avec la technologie actuelle, les capacités de calcul qu’on a avec les ordinateurs hyper puissants, mais eux ils n’avaient que leur tête…

Marianne : Encore maintenant, y a des scientifiques qui n’ont pas trouvé ce… comment a pu être créé, construit certaines choses plus de deux mille ans en arrière.

Regarde pour les pyramides, ils sont encore en train de se demander comment çà, comment çà été fait.

Serge : oui, oui, ils ont fait quand même pas mal d’études, maintenant il commence à avoir des hypothèses quand même un peu plus plausibles hein, parce que le coup des extra-terrestres… moi j’y crois pas… tiens en parlant de çà, on se demandait, j’ai vu un reportage il y a pas très longtemps sur l’île de Pâques ; et on se demandait comment les… de trucs en pierre…

Marianne : les statues

Serge : de statues en pierre qui ont été déplacées, ils ont dit : « mais comment est-ce possible ?

».

Mais en fait, il s’avère que c’est de la roche volcanique, ce qui fait que c’est creux, et c’est très, très léger.

A la limite, avec une dizaine d’hommes, ils arrivent à les porter.

Si on imagine la même statue en pierre, en granit, elle pèserait peut-être cent tonnes ce qui est bon, ce qui est impossible à déplacer.

Petit à petit, on découvre des choses, et puis on arrive à donner des explications plausibles.

C’est très facile d’utiliser la raison des extra-terrestres…

Marianne : Ben quand il n’y a pas d’explication…

Serge : oui ben voilà, quand on n’en a pas, on dit l’intervention divine ou les extra-terrestres, comme çà, hop !

Cà facilite…

Marianne : Y a certains pays, on retrouve des lignes qui sont très droites, quand tu n’as pas d’avion, pour te guider, tracer une ligne aussi rectiligne, comme çà sans rien, c’est quand même pas si évident parce que c’est facile de tourner en rond.

Serge: je sens que toi tu serais un petit peu pour la thèse des extra-terrestres ou d’une intervention divine non ?

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