Serge & Marianne – Assignment to Norfolk, Part 2

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Serge and Marianne carry on speaking about Norfolk and the military. (Serge et Marianne continuent leur conversation sur Norfolk et l’armée en général.) 

Marianne : trois ans… mais alors, après ces trois ans ?

Serge : ben après ces trois ans, si ils sont gentils, ils vont me donner une mutation sympathique !

Et si ils sont pas gentils, ils vont m’envoyer à paris !

Y a beaucoup de chances que ce soit à Paris…

Marianne : mais après, c’est obligé que tu reviennes en France, ou tu peux avoir une autre mutation ?

Serge : je pense… non tu reviens en France.

Après, disons que tu es peut-être mieux placé pour avoir à nouveau un poste… comme çà, à l’étranger, dans le cadre de l’OTAN, ou dans une ambassade.

Peut-être pas tout de suite, et moi, il se trouve que dans trois ans, il me restera à peu près deux ans à faire avant la limite d’âge…

Marianne : la limite d’âge c’est ?

Serge : pour moi ce sera 56 ans.

Je ne peux pas aller plus loin que 56 ans.

Comme je serai à peu près à deux ans…

Marianne : je pensais que dans les services de combat, c’est jeune, la limite d’âge est assez jeune, mais…

Serge : en fait çà dépend des grades, beaucoup, et après çà dépend, au niveau de l’armée de l’air çà dépend si tu es personnel naviguant ou personnel au sol.

Marianne : enfin, 56 ans c’est pas vieux non plus !

Serge : non, c’est pas vieux !

Marianne : pour des personnes au sol, je pensais que c’était plus tard que çà.

Serge : ben disons que c’est pas vieux, mais d’un autre côté, tu es censé quand même intervenir partout dans le monde, je vois difficilement envoyer des gens à plus de 56 ans aller combattre ou…

Marianne : à 57 ans tu vois plus rien, tu peux plus marcher…

Serge : les unités d’élites là, qui sont en Afghanistan en ce moment là… eux, ils sont soumis à la même limite d’âge que moi hein, je parle dans mon grade hein.

Je pense que c’est difficile de…

Marianne : les conditions de vie sont différentes !

Serge : oui, parce que tu sais, quand tu loges sous une tente, que tu as droit à une douche tous les deux jours, parce qu’il faut économiser l’eau, tout çà, c’est dur et arrivé à un certain âge, t’as plus envie, et puis t’as plus envie, t’as envie de rester un peu avec ta famille.

Moi, à la limite, là çà m’intéresse, bon déjà parce que c’est les Etats-Unis, et puis, effectivement je… c’est peut-être la dernière mutation un peu exotique, entre guillemets, que je vais avoir.

Donc c’est une des dernières occasions et je veux en profiter.

Tu vois, j’ai eu la chance d’aller à la Réunion avec mon épouse en début de carrière, bon y a 25 ans de çà à peu près.

Donc on a vécu une expérience particulière, après j’ai eu la chance d’aller à Crozet.

Là, bon c’était seul mais là, c’était vraiment une expérience plus qu’extraordinaire !

Je suis allé à Sarajevo pendant quatre mois, c’est un truc que tout le monde ne peut pas faire donc… je profite de çà quoi.

Marianne : ben dans l’armée y a des avantages et des inconvénients oui et puis çà dépend…

Serge : oui !

Marianne : mais il est vrai que le… ce qu’on peut considérer comme avantage, c’est la vie d’aventure et puis…

Serge : pour celui qui aime oui !

Mais figures-toi que chez nous, il y a des gens qui sont très casaniers !

Marianne : ah oui mais dans ce cas là ils…

Serge : ben oui mais tu as moyen de faire toute une carrière sans bouger de France, sans faire beaucoup de mutations, alors que c’est pas notre vocation mais y a des gens oui, qui arrivent à faire çà…

Marianne : ils se dirigent dans une carrière dans l’armée qui est plutôt casanière.

Celui qui aime l’aventure et bien… s’engage dans une arme qui est plus amenée à partir à l’aventure.

Dans ce cas là, c’est intéressant, et puis la vie entre les militaires est différente que dans le civil.

Serge : mais bon, faut se méfier du mot aventure parce que si tu veux, j’ai quand même vécu un peu des aventures, mais çà n’a rien à voir avec ce que peuvent vivre les gens qui sont en Afghanistan, et là, c’est tout à fait différent quoi !

Et tu as des gens qui ont peur de çà.

Marianne : y a une chose aussi, c’est qu’on voit par exemple des films, et puis les gens s’imaginent, oui l’aventure… mais çà, on ne voit que le bon côté dans les films.

Serge : oui !

Marianne : tu es sûr que…

Serge : c’est différent !

Marianne : voilà, y a quand même beaucoup d’inconvénients et puis tu ne dors pas dans ton lit tous les jours, tu ne manges pas comme tu veux.

C’est sûr que les conditions de vie sont différentes.

Par exemple en Afrique du Sud, ou dans des régions désertiques, où ils passent des mois là-bas, bon çà c’est… faut pouvoir supporter hein ?

Serge : donc l’aventure oui, mais pas à n’importe quel prix !

Marianne : non mais enfin, quelqu’un qui s’engage comme çà il sait à peu près à… ce à quoi il s’attend.

Serge : quand je me suis engagé, je m’étais pas trop intéressé avant à ce que çà allait m’apporter et on le découvre à mesure et puis je suis pas déçu, j’ai pas été déçu mais…

Marianne : pourquoi tu t’es engagé ?

Serge : ben je ne sais pas, je me suis souvent posé la question.

Je ne regrette pas mais je me demande pourquoi !

Non en fait… je crois que j’en avais assez de… j’avais envie de mon indépendance et ben j’ai eu l’opportunité à un moment de… et pis j’ai dit comme çà, je vais gagner ma vie.

Et je crois que c’est cet ensemble de choses qui a fait que je…

Marianne : c’est souvent le cas de toute façon.

Soit c’est… ben c’est financier… soit financier, soit la liberté ou les deux, qui font le choix de l’armée, oui c’est vrai.

Serge : mais bon, je ne regrette pas hein !

J’aurais pu avoir une carrière tout à fait différente si j’avais continué, j’aurais fait un métier tout à fait différent.

Bon est-ce que j’aurais été plus heureux ou moins, je sais pas mais, voilà donc c’est pour çà, je ne me pose pas la question, trop de savoir si j’étais pas rentré dans l’armée, qu’est-ce que j’aurais fait !

Si çà se trouve je serais…

Marianne : çà sert à rien.

Serge : çà sert à rien et je ne regrette pas ma vie…

Marianne : c’était juste une question pour savoir pourquoi.

Serge : oui !

Marianne : pas question que tu regrettes… y a pas besoin d’avoir de regrets, y a de bonnes choses aussi qui se passent dans l’armée.

Serge : quoiqu’on fasse, il faut penser aux bonnes choses.

Marianne : oui, j’ai réfléchi pas mal, mais je n’étais pas faite pour la « grande muette ».

Pendant pas mal de mois j’y ai réfléchi mais…

Serge : l’idéal ce serait de pouvoir faire l’expérience pendant quelques années, puis se dire : « bon, finalement, non, çà va pas !

Allez, on revient en arrière et j’essaye autre chose !

» Malheureusement, on ne peut pas.

Il faut faire des choix, et puis après faut les assumer et… mais bon, l’armée, on n’y est pas lié, on peut quitter tout au long de sa carrière, avec plus ou moins de… d’avantages ou plus ou moins de difficultés, mais on peut la quitter, mais après c’est… faut la volonté, faut pas avoir peur de se lancer parce que… c’est vrai que l’armée à un côté sécurité, question salaire, et çà faisait un peu peur en général de retourner dans le civil.

On se pose plein de questions comme çà.

Marianne : oui, ben tu sais, la vie… c’est pas un chemin bien droit, tout tracé.

Serge : non, non bien sûr, et puis il faut faire des choix et puis après les assumer en essayant de ne pas se tromper mais bon…

Marianne : de toute façon, si on ne se lance pas, si on ne prend pas des risques des fois, ben on ne bouge pas… et puis, faut se lancer pour avoir quelque chose, sinon… on n’a rien.

Bon, il y en a, çà leur convient, çà dépend les personnalités.

Serge : bon ben écoute, je crois que on va arrêter sur ce…

Marianne : sur ce sujet !

Serge : parce que si on va plus profond, on va parler de…

Marianne : oh mais tu sais que quand j’ai écouté le podcast qu’on a fait la semaine dernière, y a plein de choses qui me sont venues en tête… mais c’est vrai qu’il y a des sujets comme çà, oh !

On peut parler pendant des heures et puis après on… parce qu’on peut pas penser à tout, mais des fois çà revient.

D’ailleurs, j’ai remarqué une erreur que tu as faite…

Serge : ah !

Marianne : parce que quand j’ai réécouté, tu disais que dans l’armée, bon y a toutes les armes, y a la marine, y a l’armée de l’air, y a… je ne m’en rappelle plus moi-même… y a l’armée de terre, y a…

Serge : la gendarmerie ?

Marianne : dans l’armée de terre il y a… mince, de quoi on a parlé la semaine dernière ?

Serge : ben y a plusieurs unités, y a les… oui, la cavalerie..

Marianne : voila, c’est çà, c’est que les blindés et la cavalerie, c’est la même chose.

Serge : je ne sais pas.

Marianne : dans la cavalerie il y a… la cavalerie légère et cavalerie lourde, et dans la cavalerie lourde, ce sont les blindés.

Mais çà fait partie de la cavalerie.

Serge : oui d’accord…

Marianne : De gaulle était un cavalier, c’est pour çà qu’il était assez imbu de sa personne et puis que… je me suis peut-être trompé en disant qu’il n’avait pas combattu avant.

C’est pour çà que c’était déjà un diplomate dans l’âme.

Voilà, la cavalerie légère et la cavalerie lourde.

Donc sur ce, je te souhaite une très bonne soirée Serge…

Serge : oui, à toi aussi, merci beaucoup !

Et puis ben, je te tiendrai au courant de l’évolution de mon… mon truc.

Marianne : très bien

Serge : ok, allez, bonne soirée !

Marianne : bonne soirée Serge !

Serge : bye, bye Marianne !

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