Serge & Marianne – NATO Appointment, Part 1

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge speaks with Marianne about a possible appointment with NATO in Norfolk. (Serge parle avec Marianne de sa possible affectation à Norfolk, au sein de l’Otan.)

Marianne: Salut Serge

Serge: Salut Marianne

Marianne: Comment tu vas?

Serge: Bien puisque nous sommes en week-end grâce à…au 8 mai

Marianne: C’est ça.

Serge: Ca va être un week-end de trois jours donc ça va être bien agréable, hormis le temps qui ne s’annonce pas très…

Marianne: Oh, pourtant il fait beau.

Serge: Pour l’instant, mais il ne s’annonce pas super génial mais enfin on fera avec.

Ce n’est pas grave.

Marianne: Oh, j’espère qu’il va être bien quand même pour le week-end.

Serge: Ah bien écoute, la météo n’est pas très très optimiste.

Maintenant, est-ce qu’on peut lui faire confiance, ce n’est pas évident.

Marianne: On verra.

Serge: On verra.

On prendra ce que le ciel nous amènera.

Marianne: Oui, s’il va nous tomber sur la tête ou pas.

Serge: Voilà.

Oui, c’est vrai qu’en tant que français et gaulois même d’origine, c’est ce qu’on peut craindre, nous, que le ciel nous tombe sur la tête.

Marianne: Alors, quoi de neuf?

Serge: Eh bien, quoi de neuf?

J’ai un petit peu de nouvelles au sujet de ma possible future affectation.

Marianne: Ah!

Serge: Oui.

Marianne: Ca y est?

Serge: Parce que…il y a quelques temps, on avait rempli des fiches.

Ils avaient demandé à tous les militaires qui avaient un niveau d’anglais suffisant

Marianne: Oui?

Serge: De…s’ils étaient intéressés pour…dans le cadre de la…du retour officiel de la France dans l’Otan puisque c’était le programme de Sarkozy et donc apparemment les choses…ça devait être au mois d’avril, je crois.

D’ailleurs c’était à Strasbourg non ?

Ce n’est pas quand Barack Obama est venu à Strasbourg?

Je sais qu’il y a avait eu des…

Marianne: Il a dû en parler.

Serge: C’était à ce moment là que ça a été fait officiellement mais en fait, on n’a jamais quitté l’Otan, vraiment.

On participait toujours mais on avait quitté la partie commandement, c’est à dire que…

Marianne: Oui.

Serge: On s’était un petit peu…le général De Gaulle…

Marianne: ne voulait plus des américains, oui.

Serge: Oui, c’est le général De Gaulle qui avait voulu ça et puis on revient un petit peu en arrière puisque c’est vrai qu’en pratique on participait.

On fournit des troupes à l’Otan donc pourquoi on n’aurait pas eu des commandements ?

Donc, dans ce cadre là, la France va devoir assumer des commandements de quartiers généraux pour la…entre autres la conduite des opérations, pour le soutien des troupes dans le cadre de forces d’intervention dans le cadre de l’Otan.

Et, à ce titre, ils ont besoin d’honorer des postes dans beaucoup de pays dans le monde.

Marianne: Ah!

Ca marche pour toi?

Serge: Ben, dans mon cas, apparemment la destination qui serait retenue ce serait Norfolk.

Marianne: Ah!

Serge: En Virginie, voilà.

Marianne: Très bien.

Serge: Parce qu’il y avait plein de postes enfin, plein de postes… il y avait des postes en Italie, en Allemagne, en Grèce, en Turquie, en Norvège, au Danemark, enfin tous les pays impliqués dans l’Otan, beaucoup de pays impliqués dans l’Otan.

Et, bon je ne te cache pas qu’en Europe, ça ne m’aurait pas dérangé non plus mais Norfolk, aux Etats-Unis, c’est même…

Marianne: C’était la préférence, oui.

Serge: Oui, c’était…J’avais quand même cette préférence et ça tombe bien puisque, si ça se fait, ce sera Norfolk pas autre chose.

Et donc cette semaine, j’ai eu à…j’étais pas mal occupé parce que ç’a demande à remplir beaucoup de paperasseries administratives parce que il y a des enquêtes de sécurité faites sur le personnel.

Marianne: Oui, c’est sûr.

Serge: Voilà, on est tenu quand même au secret, à la discrétion donc il y a des enquêtes donc il y a ce genre de paperasseries à faire.

Il faut faire tous les passeports, il faut faire…qu’est ce qu’il y a?

Il faut voir si sur le plan médical, on est…il n’y a pas de restrictions.

Qu’est ce qu’il y a d’autre?

Il faut avoir un bon dossier militaire, je parle du point de vu notations, c’est à dire il ne faut pas… il faut être bien noté.

Voilà, il y a un tas de choses et passé tous ces obstacles, ça continue.

Donc moi, j’ai déjà passé ces premiers là et la prochaine phase, c’est le mois prochain, début juin, le 2-3-4 juin, je crois que c’est dans ces eaux-là.

Marianne: Oui.

Serge: Je dois retourné dans un centre de langues militaires qui, pour nous, sera à Vaurs, à côté de Bourges pour te situer un petit peu, où il vont faire une évaluation de notre anglais bien qu’on ait déjà un niveau qu’on a passé avec des examens militaires.

On a passé un niveau enfin moi, j’avais passé le Toeic en l’occurrence, qui m’a donné une équivalence militaire.

Mais, bon ils veulent…je pense parce que c’est quand même du vocabulaire spécifique en ambassade.

On va travailler avec des étrangers, d’autres gens…bon, de la France mais d’autres armes mais beaucoup d’étrangers et bien sûr la langue officielle, c’est l’anglais donc quel que soit la destination, ce qui vont travailler en Italie, il faut qu’ils aient un niveau d’anglais.

On ne leur demande pas de parler italien, on leur demande de parler anglais parce que c’est l’Otan.

Donc, on va être évalué là-dessus mais je pense ce sera…j’ai lu un petit peu les modalités du test, comment il va se passer.

Bon, il y aura une partie écrite, une partie de compréhension orale et il y aura aussi un entretien avec deux personnes qui seront en principe un professeur d’anglais alors, ce qui me gêne un peu, c’est que ce sera… enfin ce qui me gêne un peu, non même pas, mais ce sera en principe…ce ne sera pas forcément un natif, je crois que ce sera un français qui est prof d’anglais.

Marianne: Ah bon?

Serge.

Oui, oui parce qu’ils n’ont pas assez, je crois, de profs qui sont natifs de…d’un pays anglo-saxons.

Bon, ce sera peut-être le cas mais ça, ce n’est pas sûr du tout.

Et puis si, j’aurais un entretien avec un officier qui, là aussi, ce sera peut-être bien aussi un officier français mais qui est, bon en principe, qui a un très très bon niveau en anglais en théorie et là donc, ce sera plus spécifique sur du, je pense, du vocabulaire militaire et ça ce n’est pas vraiment ma tasse de thé donc c’est le petit point qui va me gêner un peu mais bon, ce n’est pas…

Marianne: Ou alors, d’ici le 2-3 juin, il faudra apprendre un peu plus de vocabulaire concernant ce domaine.

Serge: Bien, tout à fait et c’est ce que j’ai prévu.

Ce qui fait que, à priori, les prochains jeudis je ne pense pas qu’on fera des…je verrai où j’en suis dans mon programme parce que je vais me faire un petit programme.

Peut-être que je ne pourrais pas faire de discussions en français.

Je vais accès les trucs sur le…tous les points que j’ai à…

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: à LingQ.

Je les utiliserais, je pense, pour des discussions en tête à tête ou des…voilà, ou alors s’il y a un sujet qui est un petit peu en relation avec la technique, l’armée ou je ne sais pas, je verrais.

Et voilà.

Je vais…et puis, je vais me remettre un petit peu la grammaire parce qu’ils nous ont demandé quand même de faire un effort là-dessus.

Il fallait la prononciation, enfin tout en fait.

Il faudrait tout faire mais je ne peux pas en un mois, oui même pas un mois, moins d’un mois tout rattrapé donc je vais…

Marianne: Non, mais enfin tu feras le maximum et puis…

Serge: Voilà.

Je vais essayer d’acquérir un peu de vocabulaire vraiment relatif à l’armée, ne serais-ce que les grades parce que c’est un truc…je n’ai jamais appris les grades dans les pays étrangers puisque ça ne m’intéressais pas spécialement.

Marianne: Oui, c’est différent par rapport à l’armée française.

Serge: Voilà et les façons de se présenter.

Dans le milieu militaire, tu sais, on est un petit peu rigide.

On ne dit pas bonjour comme les autres.

On ne le dit pas comme, par exemple, dans l’éducation nationale.

Je ne pense pas.

Marianne: Non.

Serge: Voilà, donc j’ai un petit…genre de vocabulaire, je pense oui, qu’il faudrait que j’essaye d’apprendre un petit peu et voilà.

Et après, en supposant que cette étape soit positive, au mois de juin, on va être pris parce que assez souvent, entre autres, pour… dans le cadre de…quand tu appartient à l’Otan, quand tu travailles pour l’Otan, tu as des tenues spéciales, des tenues militaires un peu spéciales qui sont des tenues qu’on porte comme on dit sur les théâtres d’opérations c’est à dire, c’est des tenues de combat mais un peu particulières adaptées aux situations même si on ne se retrouve pas sur un territoire en guerre, on adopte ce genre de tenues pour… bon, parce que voilà, dans l’armée, on est un petit peu rigide, c’est comme ça, bref.

Et après, en fin de mois de juin, on aura une semaine de stage pour un petit peu…voir un petit peu ce que c’est que l’Otan parce qu’on n’a pas non plus, nous, l’habitude de travailler vraiment dans l’Otan en tant que français et puis on aura après une journée de…sur la vie dans le pays où on sera affecté.

Marianne: Oui.

Serge: Donc, je pense que là, ils vont faire par affectation et il y aura des gens qui vont nous parler un petit peu de la vie de tous les jours, enfin les…ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas faire, les coutumes, enfin ce genre de choses.

Tu vois, ceux qui vont, par exemple en Turquie, je pense qu’ils vont leur parler un petit peu de la…du fait que c’est un pays musulman en majorité donc il y a des choses parce qu’on y va…

Marianne: Des règles à respecter.

Serge: Voilà, et puis comme on y va avec la famille, en principe les épouses, il y a…c’est vrai qu’il y a des choses peut-être qui faut respecter.

Aux Etats-Unis, ce sera peut-être moins strict mais il y a aussi des règles après tout de savoir-vivre et puis, ils voient les choses peut-être différemment donc voilà, on aura ce genre de choses.

Et, donc moi enfin, je pense que l’étape essentielle sera surtout l’anglais.

Et après, à priori si c’est positif, donc j’ai de grandes chances d’être sélectionner bon, je touche du bois parce que…

Marianne: Je touche avec toi!

Serge: Voilà, merci.

Donc, comme on dit nous, tant, pour rester poli, tant qu’on n’a pas les fesses dans l’avion on estime qu’on n’est toujours pas parti.

Marianne: Oui.

Serge: Et, à priori, la mise en place, ça se ferait probablement fin août.

Marianne: Oui.

Serge: Alors, est-ce que les familles viendront directement avec, je ne sais pas.

Marianne: Peut-être après.

Serge: Voilà.

Marianne: En général, les militaires se déplacent en premier puis les familles suivent.

Serge: Oui, parce qu’il faut quand même voir pour l’accueil là-bas.

Marianne: Oui.

Serge: Il faut avoir un logement qui, en principe, est un logement de fonction et puis…

Marianne: Deux, trois mois après ça suit…la famille suit.

Serge: Il y aura un tas de… tu sais, plein de choses à faire et donc, on a des congés à donner à notre loyer.

En principe on ne part pas avec ses meubles puisque là-bas on est logé dans des…en principe, dans des logements meublés.

Donc, on a droit à un certain nombre de choses qu’on peut emmener.

On a un certain cubage autorisé donc le reste des meubles, il faut tout mettre dans des garde-meubles, enfin voilà.

Marianne: Oui.

Serge: Il a beaucoup de choses d’administration à faire, ce qui fait qu’il faut s’adapter.

On ne peut pas…donc, ça voilà, ce sont les news de la semaine et donc j’ai vraiment été très très occupé mais que par de…pour de la paperasse parce que c’est très long.

Il faut faire beaucoup de bureau, il y a des choses qui sont flous parce que c’est une mise en place…le président Sarkozy, il a décidé d’aller très très vite donc voilà.

On aurait tendance un peu à mettre la charrue avant les bœufs et des fois les gens qui sont chargés de traiter les dossiers, bien ils n’ont pas toutes les données donc, ils ne savent pas trop comment faire et voilà, surtout que c’est une mise en place.

C’est pas…ce ne sont pas des postes qui sont…qui existent depuis longtemps donc…c’est des postes qui sont créés et donc il faut tout faire.

Il faut…ce n’est pas simple quoi, voilà.

Marianne: Mais ta femme, elle travaille ici?

Serge: Oui, oui.

Elle travaille et bien, de toute façon, comme en principe ce sont des affectations de trois ans au maximum dans ce genre de situations, de postes.

Les familles suivent.

D’ailleurs, ils nous demandent au départ.

On fait une lettre manuscrite, une demande officielle auprès du ministre de la défense.

Et dedans, on doit spécifier eh bien, nos motivations, et après on doit aussi spécifier les…ce qu’on compte faire de la famille, c’est à dire si notre famille va suivre ou si on compte y aller seul parce que au vu de ça bien eux, ils ont des dispositions à prendre pour les logements.

Et moi, on en a…j’en ai discuté avec ma femme et oui, elle compte venir.

Donc, elle sera obligée de démissionner, voilà.

Justement on se posait la question, est-ce que…parce que actuellement, quand un militaire est muté, en France hein, et que sa femme quitte son emploi, elle a droit au chômage à partir du moment où elle suit son mari pour cause de mutation.

La différence ici, c’est que je suis muté dans un pays étranger et là, la législation change peut-être et elle n’aura peut-être pas droit au chômage.

Mais bon voilà, il faut faire des choix et voilà, on fait le choix parce que ce n’est pas évident, quand tu sais que tu pars quatre mois, six mois, un an…

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