Serge & Marianne – A LingQ Certificate, Part 2

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Serge and Marianne discuss the subject of LingQ evaluation and certification. (Serge et Marianne abordent le sujet d’un certificat et d’une évaluation à LingQ.)

Serge: C’est pour ça d’ailleurs que j’ai eu un peu de mal à passer du Linguist à LingQ où justement on perdait cette notion d’obligation.

C’est à dire qu’en fait, quand tu t’inscrivais pour, je ne sais pas, le niveau Plus, ça te donnais tant de points mais tu avais droit…en fait, tu avais droit à 600 mots par exemple, tu devais faire 4 discussions, tu vois c’était…et, en ce sens-là moi, je trouvais que c’étais bien parce que ça t’obligeait à faire même les choses que tu n’aimais pas forcément mais comme Steve, il a dit, c’est un tout, hein.

Il faut… Sa méthode, c’est un tout.

Ce n’est pas que d’écouter; il faut écouter, il faut parler, il faut écrire pour qu’elle soit la plus efficace possible.

Et de forcer un peu les gens moi, je trouve que c’était bien.

Après, on a eu la liberté justement de…c’est à dire que si tu veux faire que parler, tu peux que parler.

Si tu ne veux que écrire, tu vas que écrire.

Je sais que il y en a qui le font.

Il me semble qu’il en avait parlé dans un forum.

Il y en avait, peut-être une Japonaise d’ailleurs, qui n’aimait pas discuter et qui avait appris rien qu’en faisant…en écrivant.

Il me semble hein, peut-être que je me trompe.

Et donc tu vois, c’est…

Marianne: C’est très bien mais ça ses mauvais côtés aussi.

Serge: De?

Marianne: Bien, d’avoir cette liberté.

Il y a des avantages et des inconvénients.

Serge: Voilà, mais dans les deux systèmes, je pense oui.

Il y a des avantages et des inconvénients.

La personne qui est un petit peu, entre guillemets, faignante c’est vrai que c’est mieux le côté où tu es forcé de faire parce que ça va t’obliger à faire des choses que tu n’aimes pas forcément mais qui sont utiles.

Et puis, la personne qui est bien organisée, bien toi par exemple, tu dis que tu arrives bien à t’organiser tes trucs, je pense que ce serait plus pénalisant de t’obliger à faire 600 mots machins, 2:30 heures de discussions, enfin tu vois.

En fait, il faudrait vraiment un truc à la carte.

Bon, j’imagine ce ne doit pas être facile et alors bon, ce certificat je ne sais pas.

Il y a de bonnes idées.

Moi, je n’y adhère pas vraiment.

Marianne: Le certificat, je ne sais pas mais je trouve que l’évaluation, ça peut être intéressant pour savoir exactement où on en est.

Serge: Oui.

L’avantage, c’est que si l’évaluation est faite, oui, avec des…oralement, avec des tuteurs, c’est intéressant, oui parce que la plupart des sites que tu peux voir sur internet, ils te proposent que des évaluations, c’est que…c’est écrit et ils testent que ta grammaire, en fait.

Et après, ils te disent, vous avez tel niveau, tel niveau.

J’en ai fait plein pour m’amuser et c’est toujours la même chose alors, oui si c’est une évaluation comme ça avec des tests, une discussion…

Marianne: Oui, de toute façon, il faut avoir une discussion avec un tuteur, avec un natif.

Moi, j’ai fait aussi des… enfin j’en ai fait un, un test, il y a un bout de temps et j’avais un niveau bien avancé mais, en réalité, dans une discussion avec un tuteur?

Serge: Ca, c’est clair.

Marianne: Non, je ne crois pas.

Serge: Oui.

Non mais tu as raison.

J’ai eu le cas.

Tous les tests que je trouve en ligne, je suis toujours à 85% ou 90%

Marianne: Voilà mais…

Serge: Mais, en fait, ça ne reflète absolument pas…

Marianne: Pas la réalité.

Serge: Si, je reconnais que peut-être en grammaire, je…bon, parce que j’ai commencé par faire beaucoup de grammaire en anglais, je suis un peu meilleur.

Mais, en fait, ça ne reflète pas le vrai niveau.

Marianne: Non, parce que c’est un tout.

Serge: Parce c’est fait pour être parlé.

Oui, c’est un tout.

Voilà, bien écoute, il faut voir.

Marianne: Je trouve que c’est…ça peut être bien l’évaluation, pour savoir où on en est.

Serge: Oui.

Oui, c’est vrai que c’est mieux.

C’est certain, c’est ce qui est de mieux, à mon avis.

Mais, il peut y avoir le danger… Il faudrait vraiment, absolument que le tuteur soit impartial.

Quand tu parles d’un niveau de quelqu’un comme ça à bâtons rompus, tu peux arrondir les angles, tu peux…là, si tu veux faire un certificat, tu ne pourras pas te permettre.

Il faudra dire “manque de trucs, niveau insuffisant en ça…” sinon le certificat, il n’a plus de valeur.

Si c’est juste pour faire des compliments à la personne pour l’encourager à rester.

Alors, ça peut être à double tranchant, il faut…moi, je pense que la personne, elle le sent par elle-même si elle est de plus en plus à l’aise pour parler ou même si c’est dur…ce qu’il aurait fallu, tu vois, c’est par exemple enregistrer ses conversations, les toutes premières qu’on a pu avoir et puis les enregistrer maintenant et se réécouter et là, je pense, qu’on verrait vraiment la différence.

On va dire “Mais, attends.

Ce n’est pas moi qui parlait, là. “

Marianne: Bien, j’ai des enregistrements mais je ne les ai jamais réécoutés.

Serge: Tu les as encore aujourd’hui?

Marianne: Oui.

Serge: Bon, bien, c’est une mine d’or, ça.

Il ne faut pas…garde les bien.

Moi, je n’en ai pas du tout et ça c’est…

Marianne: Au départ, je me…j’enregistrais.

Je voulais me réécouter parce qu’il y a des erreurs que l’on fait en parlant qui sont vraiment…même moi, si je me réécoute, je me dis mais, ce n’est pas vrai, j’ai fais des erreurs…je sais que c’est faux et pourtant, je les fais quand je parle.

Serge: Bien, oui.

Quand on traduit nos…quand on retranscrit nos conversations, oh là…bah ça fait…des fois, j’ai honte.

Marianne: Au départ, j’écoutais ces enregistrements mais j’ai vite arrêté parce que je n’aimais pas m’écouter.

C’est vraiment…C’était une horreur.

Serge: Si tu ne les a pas…comment dire?

Marianne: Effacés.

Serge: Si tu ne les as pas effacés, détruits, c’est très bien.

Garde-les.

Enfin moi écoute, personnellement, ce n’est pas pour te jeter des fleurs hein, mais moi, j’ai remarqué au cours des conversations qu’on a pu avoir ensemble

Marianne: En anglais, plus beaucoup.

Serge: Oui, plus beaucoup mais il n’y a pas si longtemps on en a eu ensemble, et au niveau de ton accent, je trouve que tu t’es vachement amélioré.

Marianne: Ah bon?

Serge: Ah oui, vraiment et puis, comment dire, la facilité d’élocution, je trouve que tu as…tu ne cherches pas tes mots.

Enfin, dans la dernière conversation qu’on avait eue, tu…oui, je trouve tu…les mots, j’ai l’impression qu’ils sortent facilement.

Tu n’es pas souvent bloquée sur un mot ou…

Marianne: Ca dépend!

Serge: Moi, j’ai vu des pro…oui, ça dépend mais en règle générale moi, j’ai vu des progrès.

Ca, c’est sûr.

Donc, tu vois à la limite ce qui est bien, c’est au bout d’un moment, effectivement, si tu as parlé souvent avec une personne, cette personne va être apte à vraiment juger ton évolution.

Ce qui voudrait dire par exemple le certificat, il faudrait absolument que ce soit un tuteur que tu connais, avec qui tu as parlé pendant pas mal de mois, voir d’années si c’est possible, qui… tu vois parce qu’elle aura remarqué mais après, l’inconvénient aussi c’est qu’il peut y avoir une espèce de parti pris.

Bon, ce n’est pas facile mais bon, je ne sais pas.

Il faudrait creuser ça.

Bon, il y a peut-être des gens qui vont mettre des…avoir des idées pour ce certificat, là.

Moi, j’étais étonné quand j’ai vu ce forum, là.

Je ne voyais pas trop le…parce que je cherchai la personne avec….à vouloir être tester comme ça.

D’ailleurs, Steve, il me semble qu’il… ce n’est pas un truc qu’il aime spécialement, tout ce qui est test.

Alors bon, maintenant s’il le fait c’est parce qu’il y a une demande et je le comprends.

Mais, je ne sais pas ça peut être bien, il faut voir, je….c’est un peu nouveau, là pour l’instant.

Je…

Marianne: Il faut voir comment ça va se passer.

Le certificat, je ne sais pas trop mais l’évaluation, ça peut être bien parce que, comme tu dis, c’est avec une personne avec qui tu parles souvent qui peut te donner son opinion parce que, par exemple, tu parles de moi mais moi, c’est mes erreurs que je vois.

Serge: Bien, oui.

Tu ne veux pas te l’admettre.

Bien sûr, mais encore heureux que tu en fasses, même les natifs en font alors j’espère bien que tu en feras encore, quand même.

Marianne: Je me rappelle, c’est au début…je ne sais pas, plusieurs mois après que je me sois enrôlé à The Linguist, je parlais avec Julie et puis je disais… j’avais l’impression de stagner.

Avec toutes les erreurs que je faisais, moi, je ne voyais pas d’évolution.

Bon, je continuais parce que je voulais vraiment…je veux m’améliorer mais je ne voyais pas d’évolution.

Elle m’avait dit que elle, elle voyait une évolution, que j’avais qu’à regarder les écrits précédents.

On ne s’en rend pas compte.

Enfin moi, je ne m’en rendais pas compte et puis, bon là, je sais quand même que par rapport à trois ans, il y a eu une évolution mais ce n’est pas assez.

Serge: Ah oui, mais attends c’est Life is a long process.

Marianne: Oui.

Serge: Tu en as pour toute ta vie, hein.

Perfection…moi aussi, j’aimerais mais…de la même façon, j’aimerais avoir un bien meilleur accent mais il paraît que l’accent français, il est très apprécié.

Marianne: Il paraît.

Serge: Alors, il vaut peut-être mieux qu’on le garde et puis qu’on…l’accent, c’est différent encore que la prononciation.

Moi, quand j’ai dit que tu avais amélioré ton accent, je me suis mal exprimé.

Marianne: Oui, mais j’avais compris aussi.

Serge: Voilà.

Ce n’est pas que je suis un expert mais voilà.

J’écoute énormément de podcast, de la BBC, de CNN, tout ça, donc avec des natifs et puis j’écoute des fois des interviews de français parce que des fois il y a des reportages qui sont faits en France et l’accent français enfin, d’un français qui parle l’anglais, tu le reconnais, hein.

C’est flagrant.

Et ce que je veux dire, c’est que ta pronon…on sent que tu es française, bien sûr, mais ta prononciation, je trouve, elle est vachement plus proche maintenant, tu vois, d’un natif bien que tu n’es pas son intonation, voilà.

Mais par contre, tu as…je trouve voilà…tu t’es vachement amélioré dans la prononciation.

Donc, tu peux me faire confiance, hein?

Si je te le dis.

Et les progrès, ils sont là.

Attends, c’est évident au bout de trois ans.

Quand tu regardes le nombre d’heures qu’on passe, il y a des progrès, c’est évident mais…

Marianne: Merci, je me sens mieux.

Je vais mieux dormir mieux ce soir.

Serge: Maintenant, on n’est jamais satisfait de soi-même, c’est bien sûr.

Marianne: Tu n’as pas un moyen pour avoir une plus grande mémoire, non?

Serge: Ah, ça malheureusement.

Bien, tu sais que le fait de travailler comme ça, ça entretient ta mémoire et donc, en fait, tu…ta mémoire, elle est peut-être plus étendue que la moyenne maintenant.

En tout cas, tes neurones sont plus habitués à… Tu sais que le fait adulte, comme ça, de se forcer à travailler, ça développe énormément la mémoire.

Et donc, bon tu ne pourras pas en mettre plus que la contenance, un max.

Marianne: J’en ai besoin beaucoup, là en ce moment, pour améliorer mon cerveau.

Serge: J’imagine mais bon.

Le plus dur, c’est de…oui, c’est ça, c’est que ça reste encré dans la tête, c’est ça le plus dur.

Marianne: Ah par contre, il y a certaines choses…ce n’est vraiment pas le même sujet, je saute parce qu’on parlait de la biologie, tout à l’heure…

Serge: Oui.

Marianne: C’est pour ça que j’ai besoin de mémoire.

Je n’arrive pas à me rappeler tous ces termes.

Il y a certaines choses que je me rappelle parce que ça me marque.

En ce moment, j’étudie les cellules.

Serge: Oui.

Marianne: Alors, le fonctionnement et puis tout ça.

Et, c’est les cellules sanguines…

Serge: Oui.

Marianne: Ca ne vit pas tous le temps.

Une cellule meurt toutes les trois semaines.

Serge: Et oui, et puis elles se reconstituent.

Marianne: Et elles se reconsti…attends, non.

Ce n’est pas trois semaines, tu vois j’oublie déjà.

Serge: Oui, mais bon.

Marianne : Je ne sais plus.

Serge : Oui, une cellule c’est vivant donc ça vit et ça meurt.

Marianne: Il y en a trois millions qui sont détruites par jour.

Serge: Ah, quand même!

Marianne: C’est énorme!

Serge: Oui, mais c’est tout petit donc

Marianne: Bien sûr.

Quand j’ai lu ça, j’ai dit wow!

Trois millions par jour?

Mince, c’est un vrai cimetière dans notre corps.

Serge: Oh oui!

Tu imagines les neurones?

Parce que les neurones, je crois que c’est en milliard que ça doit se compter donc… J’avais un truc aussi qui était rigolo c’est….

Tu sais les footballers, quand ils font des têtes, ils disaient qu’à chaque coup de tête, quand ils frappaient le ballon de la tête, ça détruisaient je ne sais plus combien de milliers de neurones.

Et justement, quand des fois tu écoutais des interviews de joueurs, quand tu voyais la façon dont ils s’exprimaient, tu disais celui-là il a dû faire beaucoup de tête parce qu’il n’a plus beaucoup de neurones dans la…enfin, voilà.

Bon, c’était pour conclure parce que là malheureusement je vais devoir te laisser.

J’ai Lucky Luke, Mike ou Michel, comme tu veux.

Marianne: Oui, ou Michael.

Serge: Michael, ou Michel, voilà.

Donc bah tu vois finalement, on ne savait pas de quoi parler et puis voilà, on a pendant au moins une demi-heure, on a sorti un petit peu les… bavardé.

Marianne: Et puis, on verra ce que ça donne au niveau de ce certificat et l’évaluation.

Serge: Oui.

On va voir comment ça évolue.

Marianne: Oui.

Très bien, et bien bonne soirée Serge.

Serge: Oui, merci.

Bonne soirée et puis à bientôt.

Je ne sais pas quand, en tout cas jeudi prochain.

Oui bien sinon peut-être avant.

Voilà, à l’occasion.

Ok.

Marianne: Allez, au revoir Serge.

Serge: Bye bye.

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