Serge & Marianne – Politics and Corruption, Part 2

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Serge and Marianne talk about politics and corruption and justice and miscarriages of justice. (Serge et Marianne parlent de politique et de corruption puis de justice et d’erreurs judiciaires.)

Marianne : comme y a une autre affaire en ce moment qui, dont on parle, c’est l’affaire du juge, celui qui était à Outreau là… comment il s’appelle… Burgaud !

Le juge Burgaud.

Tu as entendu non ?

Serge : oui, enfin je me souviens du nom du juge, mais dernièrement non, j’ai pas…

Marianne : oui parce que… lui il dit que il a rien à se reprocher, qu’il a fait son travail parfaitement… et même ses avocats disent que maintenant, ils mettent çà sur… au niveau politique en disant que ils veulent l’éliminer.

Mais en fait lui il va rien avoir, il y a eu une commission pendant des mois sur l’affaire d’Outreau… et puis lui, que ce soit le juge Burgaud ou… il y avait un procureur aussi je crois et là en ce moment ils sont en train de rejuger çà et… tu parles, il va rien avoir.

Serge : oui parce que en fait on lui avait reproché d’avoir… je ne sais plus comment on appelle çà au niveau du juge… l’instruction voilà… il avait mené son instruction un petit peu… pas à la va vite mais disons avec des… avec un parti pris, il avait…

Marianne : oui

Serge : … il avait considéré au début que la parole des enfants était sacrée, donc il avait été que dans cette direction, c’est-à-dire il avait fait une confiance aveugle aux enfants.

Marianne : et puis à la famille aussi

Serge : puis à la famille voilà, je crois que c’est ce qu’on lui a reproché.

Marianne : ben il accusait sans preuve, et il y a eu beaucoup d’incohérences et il éliminait tout çà.

Toutes les personnes à Outreau qui ont été en prison pendant des années, y a une personne qui est morte, les familles qui ont été…

Serge : détruites.

Marianne : éclatées, détruites oui !

Moi y a une chose qui m’a… çà, çà m’est resté !

Il y en a un, des accusés qui a été, donc accusé d’avoir violé son enfant alors qu’il n’était pas né !

Il y avait juste à regarder les dates de naissance !

Serge : et même çà, ils n’ont pas…

Marianne : non mais çà, c’est absurde, çà c’est quelque chose qui… c’est complètement aberrent !

Y a plein de choses comme çà que… la procédure de, d’instruction, les policiers, la manière… les assistantes sociales, tout çà, comment l’enquête a été menée !

Y a un moment les enfants, y a quelques enfants qui avaient été interrogés et ils ont cité un cas, c’est que y en a un ou deux, ils accusaient tout le monde !

Même dans la rue, tiens, untel, untel… il a fait çà.

Bon après ils ont un peu écarté ce sujet là parce que… bon là c’était trop flagrant.

Y a plein de choses comme çà qui… Je comprends pas cette affaire, comment çà s’est déroulé.

Serge : y a une affaire qui s’est déroulée à Metz, alors celle-là je l’ai suivie, parce que à l’époque j’habitais à Metz.

Les deux petits garçons qui se sont fait assassiner sauvagement vers une voie ferrée, et en fait, les soupçons se sont dirigés vers une personne, le fameux… Dils, je crois qu’il s’appelait, je ne sais plus son prénom…

Marianne : ah oui !

Patrick Dils !

Serge : voilà, Patrick Dils qui était un jeune à l’époque, il avait seize ans, un truc comme çà.

Marianne : seize ans oui.

Serge : et en fait, tous les indices, les preuves, si on peut appeler çà des preuves, étaient contre lui.

Cà paraissait tellement évident, et le commissaire de l’époque et donc tous les services de police, ils sont partis dans cette hypothèse que c’était lui le coupable et donc ils n’ont pas fait apparemment les investigations qu’ils auraient dû faire quand on découvre un meurtre, sans avoir d’indice sur un éventuel suspect, ils auraient dû faire des recherches dans toutes les directions et à priori y aurait, ils seraient passés certainement à côté d’éléments, d’autres preuves qui auraient pu justement innocenter ce Dils qui a été finalement libéré quinze ou seize ans après, finalement qui a été reconnu innocent, mais en fait on n’a toujours pas retrouvé le vrai coupable…

Marianne : ben après quinze ans…

Serge : maintenant c’est trop tard, puisque maintenant l’affaire elle date depuis je ne sais plus… donc voilà, au départ une enquête elle doit être faite scrupuleusement sans parti pris, c’est-à-dire sans… même s’il y a des preuves flagrantes contre quelqu’un, il faut quand même mener les investigations jusqu’au bout, c’est-à-dire suivre toutes les pistes même s’il y en a une qui paraît… qui est favorisée et qui paraît évidente parce que en fait on s’aperçoit que c’est pas forcément le cas et que l’évidence des fois c’est pas du tout ce qui s’est passé et puis on passe à côté de gens qui sont peut-être encore en liberté, des tueurs potentiel.

Marianne : malheureusement il y a des partis pris.

Et puis après, je crois qu’il avait avoué.

Serge : les gendarmes, ils ont des moyens d’embrouiller les gens, de…

Marianne : oui

Serge : à la fin ils ne savent plus où ils en sont et puis ils seraient prêt à avouer n’importe quoi en se disant ben au moins…

Marianne : après je serai tranquille

Serge : je serai tranquille et puis ils auront ce qu’ils veulent et ouis quelqu’un qui reconnaît les faits n’est pas forcément coupable parce qu’il faut voir dans quelles conditions il a reconnu, maintenant s’il est pris en flagrant délit…

Marianne : bon c’est différent

Serge : c’est différent.

Marianne : y a aussi une affaire avec une petite Anglaise, je ne sais plus comment elle s’appelait, et au départ…

Serge : en Espagne non ?

Marianne non, non c’était ici, c’était dans une maison de vacances, la fille elle devait avoir dans les douze ans je crois… c’était pas Anderson ou, je sais plus le nom, comment elle s’appelait.

Et puis au départ il y a un sdf qui avait été accusé, et lui aussi il avait avoué.

Puis au bout de quelques années avec l’ADN, ils ont découvert que ce n’était pas lui, donc il a été libéré, et puis… il y a eu un autre cas je ne sais plus où, et il y a quelqu’un qui a été arrêté et il aurait été relié avec l’affaire… je crois que c’est Anderson.

Serge : c’est vrai que l’ADN c’est bien pratique.

Marianne : oui mais il y a une chose qui ne va pas ici dans la justice, c’est que même sans preuve, quelqu’un peut être accusé, aller en prison, il peut être en prison déjà pendant quelques années sans être jugé, et puis c’est à l’accusé de faire preuve, de donner les preuves qu’il n’est pas coupable.

Serge : alors qu’il y a une loi qui dit que… la présomption d’innocence…

Marianne : oui mais çà…

Serge : qui est censée justement… alors que ce qui se passe c’est l’inverse, c’est que on accuse quelqu’un et après on lui dit ben prouvez-nous que c’est pas vous le coupable, alors que logiquement çà devrait être, ben non, vous, prouvez que moi je suis bien coupable !

Marianne : oui logiquement !

Serge : mais bon avec l’ADN c’est vrai que çà a certainement beaucoup aidé parce que l’ADN çà c’est sûr à cent pour cent, je veux dire, on ne peut pas passer au travers.

Mais bon c’est pas très, très courant puisque j’ai entendu parler aussi qu’ils allaient rouvrir une enquête parce que justement depuis, avec les progrès de l’ADN, ils pensent qu’ils vont peut-être pouvoir découvrir des choses mais c’est une enquête qui remonte à très loin et je ne sais pas si çà va apporter grand-chose, je ne me souviens plus.

Y a tellement d’affaires, tellement d’affaires dans ce style que, c’est dur de se souvenir de tout.

Marianne : mais suite à l’affaire d’Outreau là, la commission qu’il y a eu, elle a duré pendant, je sais plus si c’est quelques mois, j’ai suivi assez régulièrement toutes les personnes qui avaient été interrogées, puis le procureur, le juge, tout çà… et à la suite de çà, il avait été demandé dans les gardes à vue que déjà il y ait l’avocat, qu’il y ait des caméras, des enregistrements quand les personnes étaient interrogées, mais çà je ne sais pas ce que çà va donner, si çà va vraiment être fait, mais ce serait pas mal.

Mais là, vue comment çà se parle, ce que j’entends avec le juge Burgaud, je crois que çà va mener à rien du tout hein, parce que d’après ce que j’ai entendu, il serait même sous-entendu que bon lui il a bien fait son travail et que toutes les personnes là ont été libérées mais qu’ils ne seraient pas si innocents que çà !

Serge : alors pourquoi on les libère ?

Marianne : cette enquête c’est vraiment, çà c’est un scandale !

Pendant des années, ils ont été en prison.

Où étaient les preuves ?

C’est aberrant ce truc là !

Y a pas grand-chose à dire là-dessus !

Serge : en plus les erreurs à ce niveau-là çà a toujours des conséquences graves.

C’est des métiers quand même à risques, juge d’instruction çà doit pas être facile à… parce qu’il y a quand même la vie, bon pas vraiment la vie des gens puisque la peine de mort n’existe plus en France mais…

Marianne : non mais passer des années en prison…

Serge : en tout cas la… çà détruit quand même des vies indirectement donc c’est quand même un métier qui n’est pas facile, faut pas, on peut pas se permettre de se tromper, c’est pour çà que les enquêtes il faut qu’elles soient très bien menées, de façon approfondie et dans toutes les directions, sans rien négliger parce que les conséquences peuvent être désastreuses pour toutes ces familles dans l’affaire d’Outreau.

Je ne sais pas combien de familles qui sont complètement détruites…

Marianne : oh il y avait au moins…

Serge : définitivement puisqu’il y a eu des divorces, des suicides, il y a eu, il y a des gens maintenant qui ne doivent plus avoir confiance…

Marianne : ben y en a un qui s’est suicidé en prison, un autre c’était un notaire… ben lui il exerce plus, y en a qui ont divorcé, je crois qu’ils étaient douze personnes à peu près accusées ?

Serge : y avait un prêtre aussi je crois ?

Marianne : y avait un prêtre également oui.

En tout cas le Pas-de-Calais est connu hein maintenant.

Serge : ben oui !

Marianne : et quelques années après, enfin quelques temps après l’affaire d’Outreau, y’a eu quelque chose, encore une histoire de pédophilie, et c’était dans le Pas-de-calais, j’ai dis ben mince, tous les pédophiles se retrouvent dans le Pas-de-Calais !

Serge : oui ou alors c’est que maintenant ils sont sur le qui-vive là-bas parce que comme y a eu déjà plusieurs affaires alors maintenant ils voient systématiquement peut-être le mal où il n’est pas.

Le Pas-de-Calais a été souvent en haut de l’affiche pour çà.

Bon c’est pas très glorieux mais bon.

Marianne : oui mais il y a une chose, c’est que concernant ces affaires là, la justice a donné des armes aux adolescents et aux adultes pour se venger par exemple… une femme qui veut se venger de son mari, un père de famille qui ne veut pas donner assez d’argent à son enfant peut être accusé, enfin des trucs comme çà.

Bon il y a des cas qui sont vrais bien sûr mais… les enquêtes doivent être, comme tu disais, bien menées, pour éviter des problèmes.

Serge : on est parti de la politique pour venir sur la pédophilie.

Cà mène à tout.

Cà me rappelait l’affaire qu’il y a eu, je ne sais pas si tu en as entendu parler, au Stade de France, quand il y a eu la finale de la coupe de la Ligue en football, c’était Paris contre Lens et c’était au moment ou était sorti le film sur les ch’timis et ils avaient mis une fameuse banderole, les supporteurs Parisiens, ils avaient mis, « chômeurs, alcooliques, pédophiles », et c’est pour çà , çà m’a remémoré çà.

Le nord de la France a quand même une réputation de… on dit que les gens là-bas sont un petit peu simples et tout çà!

Bon c’est très certainement faux.

Je pense que çà vient probablement du fait que c’était une… y avait beaucoup d’ouvriers, c’était majoritairement ouvrier puisqu’ils avaient les mines de charbon, donc le niveau intellectuel était peut-être un petit peu plus bas que la moyenne, parce que c’était des travailleurs, on n’avait pas besoin d’ingénieur, mais de là à dire que c’est tous des dégénérés !

Moi j’ai des copains ch’timi, je peux t’assurer que c’est des gens qui sont vraiment super gentils, en plus ils sont très marrants, ils ont de l’humour, ils sont… ils savent t’accueillir… bon c’est vrai, ils ont un accent des fois qui est quand même assez bizarre, assez… on a du mal à les comprendre mais… à côté de çà, c’est des gens… en général ils ont le cœur sur la main, ils sont très gentils donc…

Marianne : ben j’ai une collègue et puis une amie maintenant qui est, elle est du Pas-de-calais et j’ai fait quelques podcasts avec elle, des fois quand je parle qu’elle est du Nord, bon, une fois elle m’a… elle a relevé et puis la deuxième fois j’ai commencé : « tu es du Nord ?

Euh pardon !

Du Pas-de-calais.

Serge : ah oui, chez eux faut pas confondre…

Marianne : c’est pas la même chose.

Serge : alors que pour nous, c’est la même chose mais eux, non, non ils n’aiment pas trop !

Marianne : non, elle essaye quand elle parle de faire attention, mais si elle se lâche !

Mais c’est vrai, elle est très gentille.

Serge : ok, ben écoute, je pense qu’on va conclure ?

Ok donc bonne soirée sur ces bonnes paroles et je vais te laisser aller voir notre président à la télé parce que çà doit pas être fini encore je pense.

Marianne : çà commençait à huit heures et quart… non peut-être pas, y a encore un petit bout de fin.

Très bien, donc passe une bonne soirée et puis…

Serge : merci, toi aussi et jeudi prochain, à priori oui ?

Marianne : oui, oui je pense

Serge : d’accord, allez bye, bye Marianne, bonne soirée.

Marianne : bye !

Serge & Marianne – Politics and Corruption, Part 1

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Serge and Marianne talk about politics and corruption and justice and miscarriages of justice. (Serge et Marianne parlent de politique et de corruption puis de justice et d’erreurs judiciaires.)

Marianne : bonjour !

Serge : hello !

Bonjour Marianne… bonsoir plutôt !

Marianne : bonsoir !

Alors, comment vas-tu ?

Serge : je vais moyennement bien.

Marianne : moyennement bien ?

Serge : oui, j’ai une toux depuis presque une semaine, je n’arrive pas à me soigner.

Je n’aime pas trop aller voir le médecin, j’essaye toujours de me soigner un petit peu avant par moi-même, et puis là tu vois, çà dure, çà dure, alors je crois que je ne vais pas y couper, je vais devoir aller voir un toubib, parce que…

Marianne : oui, quand çà tombe sur les bronches, quand çà dure trop longtemps…

Serge : voilà, oui !

Cà ne sert à rien que je traîne çà encore trop longtemps.

Marianne : çà fait combien de temps ?

Serge : là, çà fera une semaine samedi ou… et comme le week-end dernier en plus j’ai fait du vélo, tu sais quand tu fais par-dessus un effort, tu aspires beaucoup d’air frais, je pense que çà n’arrange pas les choses alors.

Marianne : même ta voix à changé je trouve !

Serge : ah oui !

bien elle devient… à force de tousser, je dois être irrité, je ne sais pas… alors la voix devient de plus en plus grave, je pense.

Marianne : oui

Serge : j’ai une voix de ténor maintenant.

Marianne : voilà… Serge : par contre, ne me demandes pas de chanter parce que…

Marianne : c’est ce que je pensais !

Serge : là, à mon avis, y a une autre tempête qui va se déclencher… des pluies torrentielles… oui voilà, et sinon, ta semaine s’est bien passée ?

Marianne : oh oui, çà a été…

Serge : plus cool parce que la semaine dernière tu m’avais l’air un petit peu aussi fatiguée ou je ne sais pas…

Marianne : oui aussi, c’était une semaine fatigante oui, dure et fatigante… j’étais fatiguée… bon là c’est pas une semaine de tout repos mais enfin, c’était… çà va.

Oui, çà va… heureusement que je ne suis pas fatiguée toutes les semaines.

Quand çà arrive, que je n’arrive même plus à bien parler, çà va pas là.

Serge : oui !

Donc je vois que tu n’écoutes pas notre président parler ?

Marianne : non

Serge : c’est pas ton truc ?

Marianne : bien si, des fois je l’écoute mais là, ils vont sûrement en reparler demain, et puis dans les journaux ils vont en parler, donc je serai au courant de ce qu’il a dit.

Mais, oh !

c’est un discours d’une heure et demi.

Serge : il va peut-être faire un petit discours mais après je crois qu’il y a des journalistes qui vont le cuisiner un petit peu.

Il me semble que c’est sous forme de débat mais je n’ai pas trop suivi.

Marianne : oui je crois que c’est…

Serge : donc çà va pas durer… oui peut-être…

Marianne : ils ont annoncé les journalistes qui vont…

Serge : oui, voilà… qui vont…

Marianne : l’interroger, le cuisiner, aux fers !

Serge : aux fars, oui !

Allez, dis nous tout !

Qu’est-ce qui se mijote ?

Bien de toute façon, le problème c’est qu’il ne pourra pads faire grand-chose parce que c’est vraiment mondial la crise donc…

Marianne : oui

Serge : je ne vis pas comment nous on pourrait continuer à fabriquer des voitures et à les vendre, continuer à fabriquer de l’électronique et la vendre alors que les autres n’arrivent pas, dans les autres pays, donc tout ce qu’on peut espérer, c’est limiter les dégâts… mais je ne sais pas pou…

Marianne : oui mais le problème, c’est, comme on entend avec les syndicats, les associations, les différents enfin… les différents partis de l’opposition.

Ils profitent de çà pour se mettre en avant, pour faire des grèves, manifester.

Déjà ils ont prévu, suivant ce qu’il va dire, il va y avoir une grève le 10 je crois.

Serge : oui, c’est prévu déjà.

Marianne : mais enfin, suivant ce qu’il va dire, de toute façon peut importe ce qu’il dit

Serge : oui

Marianne : elle aura lieu bien sûr, çà c’est recta… c’est … Serge : çà a toujours été un peu comme çà hein, Quel que soit le gouvernement au pouvoir, on a toujours réagi comme çà, j’ai l’impression en France…

Marianne : ben pour faire des problèmes.

Serge : systématiquement critiquer pour critiquer quoi.

Marianne : oui

Serge : c’est … le problème c’est çà, c’est quand… en parlant de la classe politique, ils ne sont pas tellement constructifs… je veux dire, ils critiquent pour critiquer, qu’on soit de droite ou de gauche, quand on est au gouvernement, à l’assemblée nationale puisqu’ils ont des députés, ils sont là pour aider à construire quelque chose, à faire marcher quelque chose.

Si c’est systématiquement casser quelque chose parce que c’est une proposition du parti qui est opposé, c’est stupide !

Le problème c’est, je crois, c’est ce qui se passe.

Marianne : c’est ce qui se passe oui !

Serge : ce qui fait que c’est très dur de faire avancer le pays, de faire passer des réformes, de… tu vois en comparaison, avec Obama aux Etats-unis, apparemment sur les premières décisions qu’il voulait, il a eu plus de mal à convaincre son propre camp que le camp adverse… c’est quand même pas mal !

Nous çà risque pas d’arriver hein ?

Marianne : non mais il y a une chose de différent avec les Etats-Unis, c’est que quelque soit le parti, ils recherchent ce qui pourrait être bien pour le pays.

Serge : oui mais c’est çà le but du jeu je trouve…

Marianne : oui mais pas en France !

Serge : oui, pas en France, on fait pas çà, donc…

Marianne : pas en France !

Bien là, c’est la droite qui est au pouvoir et la gauche dans l’opposition, donc tout ce que la droite peut dire ou faire, la gauche est contre.

Et inversement, quand c’est la gauche qui est au pouvoir, la droite est contre… donc, ils n’écoutent pas, ils ne recherchent pas à voir si çà peut être bien… si des propositions qui sont bien là ; que Sarkozi peut faire… non, non !

C’est… il est pas possible d’être pour.

Comme le ministre… comment il s’appelle… le nouveau ministre de l’immigration, celui qui a…

Serge : oui, je ne sais plus le nom, oui mais le nouveau, effectivement.

Marianne : là, tout à l’heure, ils ont parlé de lui, et ils ont dit l’ancien socialiste !

ben je suis désolée, mais il est toujours socialiste… mais comme il est au pouvoir… enfin il est au…

Serge : gouvernement

Marianne : au gouvernement, alors çà va, il a changé de camp… mais non c’est… il a ses idées, il est de gauche, mais il recherche ce qui pourrait être bien pour le pays.

Serge : enfin bon, en l’occurrence ce soir, je ne vois pas trop ce que Sarkozi va pouvoir proposer comme solutions parce que…

Marianne : d’après ce qu’ils ont dit…

Serge : c’est vraiment uns crise tellement importante, tellement… qui touche tellement tous les pays du monde… tu vois, ils se sont réunis à… tous les grands du… tous les premiers ministres et présidents de pays à Davos, oui il n’y a pas très longtemps, y a de grosses, en général, d’habitude de grosses décisions qui se prennent là-bas et cette fois-ci ils sont sortis tous dépités, vraiment il n’en est rien ressorti parce que ils n’ont pas de solution à apporter et c’est là que çà devient inquiétant parce que on s’aperçoit que tous les pays les plus, disons les plus influents au monde, parce que tous n’étaient pas là, mais en tout cas les plus influents, ils se sont réunis et puis ils ont été incapables de trouver une solution adéquate enfin… la meilleure.

Marianne : chacun essaye de trouver…

Serge : et c’est là que c’est…

Marianne : une manière de remonter les choses.

Serge : c’est grave quoi !

C’est très inquiétant.

Marianne : mais d’après ce qu’ils ont dit, Sarkozi ce soir ne va pas proposer quelque chose de nouveau… il va surtout faire un discours pour rassurer.

Serge : oui mais de la même façon, je ne vois pas comment déjà on peut…

Marianne : être rassuré.

Serge : être rassuré par un discours, je veux dire non !

Marianne : quelqu’un qui va risquer de perdre son travail… un discours pou rassurer bon…

Serge : c’est pas çà… exactement, alors bon, c’est pour çà que moi, moi non plus j’ai décidé que je n’allais pas regarder parce que effectivement, çà ne va rien apporter de concret, çà va créer que des polémiques, je pense donc, j’aime autant discuter avec toi… c’est vrai que je pense qu’il n’en ressortira rien de particulier.

Marianne : non

Serge : à part comme tu dis, oui de la rancœur et des trucs comme çà, donc c’est pas utile, çà ne fera pas avancer le pays en tout cas.

Marianne : non, c’est sûr et certain.

Comme là ; il y a avec kouchner, il y a un… çà fait combien de temps ?

Deux jours qu’ils en parlent de ce livre qui est sorti ?

Serge : euh oui, parce qu’il a dû sortir, oui, y a deux ou trois jours, donc oui ils en parlent depuis deux ou trois jours.

Marianne : oui, le scandale qui sort là, c’est… je ne sais pas si çà… s’il y a quelque chose de vrai dans ce qui est dit parce que… l’auteur, lui il dit que c’est vrai, y en a d’autres qui disent : « il n’y a aucune preuve ».

Mais il y a une chose, je pense qu’aussi il y a un règlement de comptes, parce que Kouchner est un homme de gauche, il est au gouvernement de droite, donc il peut y avoir un règlement de comptes.

Serge : Bien de toute façon il y a… la gauche, enfin certains de la gauche en profitent mais… je pense qu’il y a une part de vérité puisque moi je l’ai vécu indirectement.

J’ai vu certaines choses par rapport à Kouchner.

Il faut reconnaître que depuis qu’il est ministre, moi ce que je lui reproche, c’est que son langage n’est plus le même puisque du temps où il était impliqué dans médecins sans frontière, puisque je crois que c’est lui-même qui a crée ce mouvement, il avait des propos quand même tout à fait différents.

Je veux dire, c’était vraiment dans un but désintéressé qu’il faisait çà, pour vraiment aider les gens et quand il est rentré en politique, çà… bon, il est de gauche aussi, enfin théoriquement puisque bien qu’il ait des détracteurs maintenant à gauche, il a évolué déjà à ce niveau là et quand il est venu au gouvernement, là il a continué aussi à changer… un petit peu à… à tourner sa veste comme on dit.

Mais moi, j’ai eu une expérience… enfin, des collègues à moi qui étaient sur le même théâtre d’opération à ce moment là, c’était quand la France, je ne me souviens plus trop en quelle année, est intervenue dans un pays d’Afrique où il y avait la famine, la Somalie.

Et donc, il y avait une guerre civile en plus, parce que c’est bien souvent ce qui provoque ou qui en tout cas amplifie les famines, et donc la France était présente militairement pour essayer de protéger les populations et pour apporter un peu d’aide humanitaire, ainsi que beaucoup d’autres pays.

Et à cette occasion, donc il était venu, il avait déjà à ce moment-là, donc çà devait être sous Mittérand, il avait des fonctions au niveau du gouvernement quoi, c’était déjà un personnage important.

Et donc, il était arrivé là-bas, en grande pompe, et en fait il s’est fait photographier en train de porter un sac de riz.

Marianne : oui

Serge : c’est pour çà que au niveau des Guignols de l’info, on le voit toujours avec un sac de riz, çà date de cette époque où il s’était fait photographier avec un sac de riz et tous les journalistes avaient mitraillé et après, bon c’était paru dans tous les journaux, Paris match, plus tous les autres journaux.

Marianne : qui ne se rappelle pas de çà.

Serge : voilà, bien en fait, les copains qui étaient sur place, ils m’ont dit : » ils ont viré tous les militaires qui bossaient depuis des jours à réellement porter des sacs de riz, lui il a mis son sac de riz sur l’épaule, il s’est fait prendre en photo, il a posé le sac de riz et puis il est parti.

Et suite à çà, les militaires, ils ont repris le boulot à distribuer le riz et donc c’était un gros coup médiatique, donc voilà.

Donc je pense qu’il y a probablement du vrai dans le livre mais il y a certainement du faux, parce que l’auteur a écrit beaucoup d’autres livres sur beaucoup de personnages politiques, sur des affaires et il est quand même assez controversé parce que dans quelques livres, il apporte absolument aucune preuve, dans d’autres, il a vraiment des preuves, faut en prendre et en laisser certainement.

De toute façon, les avocats, ils sont sur l’affaire puisque je sais que apparemment, il pense qu’il va porter plainte, Kouchner, par l’intermédiaire de son avocat, donc après çà va être encore une bataille d’avocats et puis à la limite, çà va se terminer par un…

Marianne : çà va être étouffé.

Serge : … par un Euro symbolique en dommage et intérêts et çà leur aura fait de la pub parce que du coup, le livre il va se vendre très bien, et puis certainement que Kouchner va en sortir grandi puisqu’ils vont le blanchir ou peut importe, et puis voilà…

Marianne : de toute façon, comme à chaque fois, c’est pas le premier qui a accusé ou… il y a des scandales comme çà… mais tous les hommes politiques, peu importe le parti…

Serge : oui

Marianne : … tous les hommes politiques se protègent entre eux.

Ils sont copains, et devant ils font les rivaux.

Mais des fois ils se balancent des petites piques comme çà, donc là y a le scandale… y a çà sur Kouchner mais si çà se trouve, dans une semaine y aura une autre réplique et puis c’est la droite qui va sortir quelque chose sur un homme de gauche.

Serge : bien sûr

Marianne : enfin !

De gauche… qui n’est pas au gouvernement disons.

Serge : oui, d’ailleurs c’est çà qui est un petit peu dommage, c’est que ils sont plus tellement crédibles parce que en fait, on s’aperçoit que c’est toujours une foire d’empoigne et puis, c’est toujours des conflit d’intérêts… je veux dire, le français dans tout çà, je pense qu’il est un petit peu oublié quoi !

Ils pensent un peu trop à se placer au niveau de leur parti, c’est ce qu’on voit actuellement à gauche pour essayer de trouver un candidat qui pourra se présenter contre Sarkozi dans, bien dans trois, un peu plus de trois ans…

Marianne : trois, oui trois ans.

Serge : voilà, c’est çà… au niveau des hommes politiques, ils ne sont plus tellement crédibles, ce qui fait que les gens sont un petit peu dépités.

Marianne : mais comme tu parlais de tes collègues en Afrique, y a beaucoup de choses qui pourraient être dites, que les militaires ont vues dans différents pays d’Afrique.

Serge : le Rwanda par exemple.

Marianne : les pays… les différents gouvernements qu’il y a au pouvoir depuis toutes ces années, tout ce qui s’est passé, que ce soit magouille d’argent ou…

Serge : oui

Marianne : … autre

Serge : ou diplomatique, il faut ménager la chèvre et le chou comme on dit.

Marianne : oui et c’est toujours le peuple qui trinque.

Parce que même les Africains, de l’argent qui était envoyé là-bas… ils demandaient quand il y avait des militaires français qui étaient dans ces pays-là, si la population leur demandait… qu’il y avait des émeutes ou quelque chose comme çà.

Serge : oui, mais je crois qu’en Afrique, les politiques sont encore plus corrompus que chez nous, hein ?

En Afrique, c’est flagrant, on a vu des choses à Djibouti, enfin dans différents… justement en Somalie et en Ethiopie quand il fallait envoyer des, tout ce qui était humanitaire, enfin bien souvent c’était stocké dans des hangars et c’était le gouvernement qui le revendait en fait, il ne le donnait pas alors qu’on leur donnait parce que il y avait les rebelles qui étaient, qui pouvaient s’en emparer, donc fallait pas le donner, le distribuer comme çà.

Marianne : mais le revendre

Serge : c’est ce qui se passe, mais y a plein de choses comme çà mais ils sont très corrompus en Afrique… maintenant, ils ont peut-être pris modèle sur les démocraties modernes comme le notre hein, je ne veux pas non plus dire que tout est de leur faute, ils ont regardé un petit peu comme çà se passait finalement et puis ils ont dit pourquoi on ferait pas de la même façon.

Et puis nous, on n’y peut rien, à notre niveau on ne peut pas faire grand chose.

Marianne : non !

Serge & Marianne – French Storm

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Serge shares his experiences during a recent storm in France. (Serge parle de son expérience de la tempete.) 

Marianne: Bonjour Serge

Serge: Bonjour Marianne

Marianne: Tu vas bien?

Serge: Euh, oui.

Après une semaine…une semaine après la tempête, on va dire ‘oui’.

Oui, oui, ça va.

Oh, pas tout à fait une semaine puisqu’elle a commencé…

Marianne: C’était samedi

Serge: Si, si, presqu’une semaine.

Elle a commencé… non, dans la nuit de…

Marianne: de vendredi à samedi.

Serge: samedi.

En fait, oui, il devait être 2 ou 3 heures du matin, je crois chez nous.

Donc, ça fera bientôt une semaine, oui.

Marianne: Oui.

Serge: Depuis qu’on a eu la tempête et donc ce qui fait que j’ai accumulé de la fatigue et puis comme je n’arrive pas à changer tell… trop mes habitudes et à me coucher plus tôt.

J’ai gardé un petit peu mes habitudes de couche tard et puis comme il fallait se lever tôt, et puis on n’a pas dormi pendant les jours de tempête.

Voilà, bon un petit peu fatigué mais bon, je vais survivre pour le podcast, au moins le temps d’une conversation de 15 minutes.

On va voir.

Marianne: Alors, comment ça s’est passé ces jours de tempêtes?

Serge: Moi, je…enfin, après coup, je dirais plutôt bien.

Ca aurait pu être pire.

En tout cas pour moi personnellement et puis pour la ville Landernos.

Ca n’a pas été le cas pour tout le monde mais je crois que la première chose qu’ils ont fait, au niveau des médias, c’est qu’ils ont comparé la tempête qu’il y avait eu en 1999 avec celle-ci.

Marianne: Oui.

Serge: Alors, à la différence de 1999, celle-ci a frappé moins de départements, en fait c’était juste le sud-ouest de la France et pas tout le sud-ouest, quelques départements en particulier.

Alors que, je crois, qu’en 1999, mais moi je n’étais pas en France à cette époque mais en 1999, elle avait frappé…elle avait traversé, je crois, toute la France.

Marianne: Oui, parce qu’ici on avait été touché.

Serge: Voilà, d’accord.

Et moi à l’époque ma femme était dans l’est et effectivement, ils avaient été aussi touchés et c’était parti d’ici puisque là aussi…voilà, donc c’est la grosse différence.

Maintenant, il parait que les vents ont été plus violents cette fois-ci.

Marianne: Oui.

Serge: Ce qui fait que les dégâts sont aussi importants.

Marianne: Et, ça a duré plus longtemps.

Serge: Euh, oui parce qu’en fait en 1999, c’était…ça ressemblait plus à une tornade, à un ouragan peut-être, je ne sais pas.

Marianne: Et ça s’est passé…c’était complètement différent.

Ca…ce n’est pas…en 1999, c’était dans la nuit et ça a dû durer 5-6 heures.

Alors que là, ça a commencé en… vers, tu dis, 2 heures?

2-3 heures du matin.

Serge: Oui, ben peut-être comme nous on est plus au nord du sud-ouest, on était plus au nord, peut-être que ça a commencé plus tôt dans…je sais qu’elle est passé aussi sur l’Espagne donc ça a peut-être commencé plus tôt, je ne sais pas.

Mais, quand tu dis en 99, 6 heures c’est à dire pour traverser la France ou elle a…?

Marianne: Ah, pour traverser, je ne sais pas, mais…

Serge: Oui parce qu’en fait, nous, elle n’a pas duré très très longtemps.

Elle a commencé sur le coup de, ici, vers 2 heures du matin et à midi, on va dire que le samedi matin, c’était quasiment fini.

Bon, ça soufflait encore.

Marianne: Ca soufflait encore.

Serge: Ca soufflait moins quand même.

Ce n’était plus une tempête, je dirais, sur le coup de midi.

Marianne: Ben, il y a une cousine de mon père, une cousine éloignée de mon père qui vit à Bordeaux.

Et elle, elle nous a dit que, bon, que les vents étaient plus forts par rapport à 99 mais que ça a duré plus long… attends une seconde.

………………. Oui…. …il fallait ranger les cuisses de grenouilles.

On a mangé des cuisses de grenouilles ce soir.

Serge: Waouh!

Marianne: C’était bon.

Serge: C’est bon, les cuisses de grenouilles.

Marianne: Oui.

Serge: S’il y a des anglais qui écoutent le podcast, ils vont être écœurés, outrés, tout ce qu’on veut parce que je crois qu’ils nous traitent de mangeurs de grenouilles.

Marianne: Oui.

Serge: Je ne pense pas que ce soit leur plat préféré et pourtant, qu’est ce que c’est bon!

Marianne: Oui, ça c’est vrai.

Serge: Les cuisses de grenouilles, oui.

Marianne: Donc, après ce petit intermède,

Serge: Oui, reprenons…

Marianne: Reprenons.

Serge: le cours de la conversation.

Marianne: Voilà.

Alors je disais, oui j’ai… la cousine éloignée de mon père qui vit à Bordeaux, elle nous a dit que les vents étaient plus forts cette fois-ci et que ça a duré plus longtemps parce qu’elle a dit que ça a commencé vers 3 heures du matin et elle a rouvert ces volets que à 3 heures dans l’après-midi du samedi.

Elle a dit que le vent, il soufflait encore quand même, bon, beaucoup moins mais ça soufflait pas mal quand même.

Serge: Oui, c’est ça.

Marianne: Donc, ça a duré à peu près 12 heures.

Serge: Ca soufflait encore jusqu’au soir, ça soufflait encore mais je veux dire nous l’après-midi par exemple on a…de toute façon, on n’a plus eu de courant depuis 11 heures le matin.

Donc, on a dit “ça ne sert à rien de rester à la maison.”

Il fallait… on avait envie déjà de voir un petit peu ce qui c’était passé.

Bon moi, j’avais eu un ordre d’idée déjà puisque le matin ben Socrate, là, le chien, lui quoiqu’il arrive monsieur réclame sa promenade donc…

Marianne: Oui.

Serge: Sur le coup de 8 heures peut-être, je suis allé le promener donc là, les vents, je veux dire, ça soufflait encore pas mal puisqu’à un moment, on était quand même bien secoué dehors et avec le chien.

Bon lui, ça ne le gênait pas trop.

J’ai essayé d’aller sur la plage pour voir un petit peu.

Marianne: Je t’imagine avec le chien puis le…

Serge: Ah oui, alors j’avais pris mon ciré jaune, là, spécial pour la pluie alors bon, ça coupe très bien le vent, ça coupe la pluie.

Très bien mais, bon ça…on est un petit peu engoncé dedans et on est allé sur la plage.

Il y avait comme une tempête de sable, ça faisait et, en fait, même le chien était gêné.

Pourtant lui, le vent ça ne le gêne pas mais là, il y avait tellement de sable qui nous…qui devait lui rentrer dans les narines, tout ça, je pense que…dans le museau.

Enfin mais là donc j’ai eu déjà un bon aperçu et j’ai vu des bateaux qui étaient retournés.

Il y avait des bateaux qui n’étaient plus dans la rade mais qui étaient dans les…dans le champ du voisin ou dans un… dans les jardins.

On a une grande jetée à Andernos qui a été quasiment coupée en deux par un voilier c’est à dire que le bateau est passé sous la jetée mais le mat, lui, il est passé au-dessus de la jetée.

Ce qui fait que le bateau bien sûr, lui il est… je pense qu’il est réparable, je suppose.

Je ne m’y connais pas trop en bateau mais la jetée, elle est… elle a été coupée quoi.

On ne peut plus l’utiliser et donc ça, c’était la première vue que j’ai eu et ensuite je suis…ben alors partout bien sûr, il y avait des détritus, des poubelles renversées, des tuiles, des…bah alors, des arbres en quantité.

Et après, je suis allé en direction du parc où on va se promener d’habitude.

Bon, c’est un parc, je ne sais pas, il y a peut-être…je ne sais pas 100, oh un peu plus de 100 ou 200 arbres peut-être, entre des chênes et des pins maritimes.

Il y en avait une trentaine, j’ai réussi à en compter une trentaine, des trucs immenses, très très haut, des pins qui ont, je ne sais pas, 50 ans ou… mais certains, bon, déracinés mais d’autres qui avaient été carrément coupés en deux et en se vrillant en plus et donc, ça a été vraiment d’une violence et encore, nous, on n’a pas eu les records de vent.

Je crois que nous, on a eu 172 en pointes ou 170 mais sur le…un petit peu plus loin, sur le bassin d’Arcachon, vers Lèges, Cap-Ferré, ils ont eu 175 et là, il paraît qu’il y avait des vagues de 10 mètres de haut.

Ca devait être impressionnant mais le record c’est Perpignan, je crois qui le détient et avec peut-être en Espagne, du côté de Barcelone où ils ont eu 184, je crois, alors…

Marianne: Oui, c’est pas mal.

Serge: Et donc Bordeaux où est la cousine de ton père, c’est ça?

Marianne: Oui, oui.

Elle a dit dans les 160.

Serge: Oui, ils ont eu dans les 162, je crois.

Marianne: Oui.

Bien elle, elle devait aller vers le bassin d’Arcachon, justement.

Serge: Ah, je pense qu’elle y a renoncé.

Marianne: Voilà, elle n’y est pas allée.

Serge: Et c’était inaccessible.

Il y avait des arbres en travers de la route.

C’était incroyable, enfin, tout…c’est pour ça d’ailleurs qu’on a eu une coupure de courant parce que… Ce qui est étonnant c’est que le courant, il a été coupé qu’à 11 heures le matin alors que la tempête, à 11 heures, elle était quasiment finie.

Marianne: Oui.

Serge: Mais c’est qu’en fait les vents, ils continuaient à souffler un petit peu mais les arbres, ils sont tombés, ils ont été fragilisés et le moindre petit coup de vent après les a fait tombés et c’est à ce moment-là qu’ils sont tombés apparemment sur des lignes à haute tension qui desservaient ben, tout le sud-ouest et c’est à ce moment-là que nous, on a eu le courant de coupé.

Marianne: Ah, oui.

Serge: Je disais que nous, on a été chanceux dans le sens où on a eu le courant mais on avait toujours de l’eau, de l’eau courante.

Alors que des gens n’avaient ni courant électrique ni eau donc pas d’eau potable et là ça devait être vraiment très très dur parce que nous avec notre gazinière qui est mixte, c’est à dire qu’il y a des brûleurs à gaz et électrique, on pouvait quand même utiliser le gaz parce que le gaz non plus n’était pas coupé et donc on a pu régulièrement faire chauffer de l’eau ben, pour la toilette, pour la vaisselle, ce genre de truc.

Et ça, c’est quand même vachement important de pouvoir avoir au moins ce petit confort.

Marianne: Ah oui, quand même.

Serge: Sinon, on s’aperçoit que sans électricité, on retombe…

Marianne: On est dépendant, oui.

Serge: Ah oui, oui.

On est revenu à l’âge des cavernes.

C’est du temps des hommes préhistoriques parce que…mais c’est marrant…

Marianne: C’est là qu’on s’aperçoit qu’on est dépendant de tout ce qui est moderne.

Serge: Ah oui, oui.

Mais c’est à un tel point mais je veux dire… d’énumérer le nombre de gestes où, dans la journée, quand on se lève le matin jusqu’au soir où on utilise l’électricité, c’est impressionnant.

Le matin quand… la première chose que j’ai fait, moi, j’ai essayé de voir l’heure au réveil.

Bien sûr, il n’y avait plus de… parce qu’il y a eu quand même des coupures donc, il n’y a plus de… l’heure ne s’affiche plus quand on a un réveil électronique.

Et puis après, on essaye d’allumer la lampe de chevet…le réflexe.

Marianne: Oui.

Serge: Enfin tout.

Quand on se lève, on avance un peu à tâtons parce que bon on est encore en hiver donc il fait encore assez sombre dehors, en plus c’était tout couvert donc il faisait d’autant plus sombre.

On avance à tâtons, on cherche la lumière mais bien sûr, elle ne marche pas et puis quand il s’agit de déjeuner, le grille-pain, le micro-onde, tout ça, il n’y a plus rien, plus rien, plus rien.

Alors c’est …et il n’y avait pas de chauffage en plus!

Marianne: Et toi…Oh là, oui, en plus!

Serge: Oui, alors c’était peut-être le plus dur parce qu’il faisait…nous, c’est descendu à 13 degrés dans la maison le soir.

Alors à 13 °, on met les chaussettes, les…la polaire, les…là c’est…après coup, on en rit mais sur le coup, on était quand même… on avait le moral quand même…

Marianne: Oui.

Ca t’a duré combien?

3 jours, tu as dit?

Serge: Ben, même pas non.

On a eu le courant qui est revenu quand même assez vite vers…attends, excuse-moi une seconde.

Marianne: Oui.

Serge: Désolé.

Marianne: Pas de problèmes.

…………..

Serge: Bon, j’espère qu’elle ne va pas me rappeler.

C’est ma femme, elle essaie d’utiliser le portable de Anne et puis…son ordinateur portable et puis bon, elle et l’informatique, c’est pas vraiment le grand amour.

Voilà, oui donc je ne sais plus ce que je disais.

Oui, donc le froid parce qu’on n’avait pas de chauffage et puis oui, il y a un truc qui parait peut-être anodin mais qui est très très important c’est que pas d’électricité donc pas de télé, pas de radio.

On n’avait même pas une radio à piles et donc pas de nouvelles.

Bon, à la limite on aurait pu aller dans la voiture avec… puis démarrer la voiture et utiliser l’autoradio mais bon, c’est vrai… et en fait, le fait de ne pas avoir de nouvelles c’est étonnant et à un moment, on a…je ne sais plus…

Marianne: On est vraiment coupé du monde.

Serge: Ah oui mais on était vraiment coupé du monde et puis, on était… par les routes puisqu’elles étaient toutes bouchées et puis on était… oui, par le téléphone, plus de téléphone portable, les relais avaient sautés enfin voilà, vraiment isolés, isolés.

C’était vraiment… et puis ce silence puisqu’on n’entend plus…c’est vrai, ben personne n’est dehors.

Je veux dire, il n’y a pas de voitures quasiment, il y a… c’est…

Marianne: C’est sinistre.

Serge: Il n’y a pas les bruits de la vie, quoi.

Oui, c’est sinistre.

Et puis bon, on a été…pardon, on a été aussi chanceux dans le sens où on a récupéré très vite l’électricité mais il y a des gens… et pourtant dans la ville à côté, qui est à 15 kilomètres ou 12 kilomètres à vol d’oiseau, eux, ils n’ont toujours pas de courant.

Et quand on descend encore plus dans le sud, dans les Landes où la tempête a été… c’est là que ça a été le plus dur, ils n’en ont toujours pas donc eux, ça fait déjà une semaine et on leur a dit que ça pouvait peut-être durer un mois.

Alors là, c’est…

Marianne: Et en plus là, les températures, elles descendent hein.

Serge: Oui.

En plus, oui.

J’ai trouvé que…

Marianne: Oui, oui.

Serge: Enfin bon, aujourd’hui, la douceur est revenue mais par contre c’est vrai qu’hier, il s’est mis à faire froid d’un coup.

Et alors, je n’ai pas regardé les prévisions météo mais là, ce soir quand je suis rentré, il faisait 13° dehors donc c’est quand même… c’est plutôt bien, quoi, pour le coin mais je crois que ça va… oui, ils annoncent des températures qui vont descendre alors bon, enfin moi, j’ai tout récupéré et chauffage et tout ça donc… maintenant c’est…et puis, à l’arrivée, je n’ai pas eu beaucoup de dégâts.

J’ai eu finalement que quelques tuiles qui ont… qui ne se sont même pas envolées mais elles ont dû prendre d’autres tuiles, des morceaux, des… donc, il y en a quelques unes qui se sont fêlées, d’autres cassées mais vraiment très très peu, ce n’est pas…

Marianne: Oui.

Ben, notre cousine, elle, à Bordeaux elle a… oh, il n’y a pas eu ce problème avec l’électricité.

Il y a rien, il n’y a rien eu de coupé.

Mais comme elle a dit en 99, ça a été moins fort mais elle a eu des tuiles qui s’étaient envolées, des tuiles de son toit.

Cette année, elle n’a rien eu par contre la cheminée de ses voisins, elle est tombée sur son toit.

Serge: Ah oui?

Sur son toit à elle?

Marianne: Sur son toit à elle.

Serge: Ah oui parce que moi la cheminée des voisins est tombée mais elle est tombée dans son jardin.

Marianne: Non, ben là je ne sais pas comment ça c’est passé mais elle est tombée sur son toit à elle donc évidemment ça a fait des dégâts sur son toit.

Serge: ah ben, oui.

Une cheminée qui tombe…

Marianne: Oui.

On peut dire que cette année, on est gâté avec l’hiver.

Serge: Oui, et puis nous, on a eu… en fait, là on a eu deux catastrophes coup sur coup puisqu’on a eu cette tempête.

Marianne: Il y a eu les inondations aussi.

Serge: Oui, ça c’est avant donc finalement ça en fait trois de catastrophes.

On a eu des inondations, on a eu cette tempête et lendemain, on a eu la visite de Sarkozy, notre président.

Ca, c’était la troisième catastrophe.

Je ne sais pas combien ça a couté d’argent.

Ils auraient mieux fait d’utiliser l’argent qu’il a utilisé parce que… quand il s’est déplacé, il n’est pas venu tout seul.

Il est venu avec quelques ministres, avec tout son aréopage de…

Marianne: Oui mais enfin, ça c’est souvent comme ça.

Que ce soit lui ou un autre, de toute façon, ils se déplacent pour venir…

Serge: Bien sûr, ils se déplacent pour nous dire qu’ils nous soutiennent, qu’ils comprennent,

Marianne: Voilà.

Serge: qu’ils vont faire tout ce qui est leur pouvoir pour…mais bon, ils ne peuvent pas remplacer les gens qui travaillent parce que c’est vrai que les techniciens d’EDF, ils ont vachement bien travaillé.

Attends, on va refaire une petite pause encore.

Je suis à toi tout de suite.

Marianne: Oui.

………………….

Serge: J’ai l’impression qu’il y a un big problème sur le portable.

Il n’y a plus de sons, plus d’images enfin si l’image mais plus le son.

Je ne sais pas ce qu’il y a enfin on a fait un arrêt-marche.

Oui, voilà donc il est venu.

Il a fait un peu le tour de toutes les communes du coin mais en fait c’est toujours des paroles tout ça parce qu’il y a des gens qui sont donc plus dans le sud… non seulement eux, bon, ils risquent d’être plus longtemps sans électricité mais ils sont toujours en attente de groupes électrogènes, de….et rien n’arrive.

Ils ne voient personne, personne.

Ca fait une semaine et les gens n’ont toujours pas vu…bon, c’est vrai qu’il y a des coins c’est très très retiré mais je ne sais pas, des groupes électrogènes, ce n’est quand même pas difficile de réquisitionner, de…moi, je vois sur la base aérienne, là où je travaille, il y en a huit qui sont en attente sur des camions.

Bah pour être amener quelque part je ne sais pas où mais, bon, on doit attendre les ordres des…

Marianne: Oui.

Et depuis une semaine…quand même.

Serge : Voilà.

L’organisation est en fait très désorganisée, j’ai l’impression.

Marianne: Oui.

Serge: Oui c’et ça le problème.

C’est un problème d’organisation mais les techniciens de, bon, ce n’est plus EDF, c’est un autre nom maintenant mais ils sont fait vraiment…Ils ont travaillé de nuit avec la lampe frontale dans des conditions vraiment…donc eux, je pense qu’ils ont bien travaillé.

Les cheminots aussi puisqu’il fallait dégager toutes les voies donc ils ont réquisitionné…

Marianne: Oui, ils ont fait de leur mieux.

Serge: Oui, oui.

En tout cas question volonté, les gens avaient la volonté je pense de… Tous ceux qui étaient impliqués dans ces problèmes, les pompiers, tout ça mais le problème c’est, bon, souvent c’était des manques de moyens et puis surtout, surtout cette organisation et il y a d’autre chose.

Par exemple le président de la région…alors, celui qui est dans les Landes, c’est Emmanuelli qui se plaint donc du manque d’efficacité de justement…et puis les aides qui n’arrivent pas mais il s’avère que c’est eux qui ont refusé les aides de…il y avait des opérateurs téléphoniques qui étaient…qui avaient dit “nous, on est capable de rétablir le téléphone des réseaux en deux jours.”

Marianne: Oui.

Serge: Et en fait eux, ils refusaient systématiquement les aides comme ça…

Marianne: Et pourquoi?

Serge: parce qu’ils voulaient apparemment…ben, ils veulent déjà pouvoir critiquer le gouvernement en place puisque c’est l’opposition hein, Emmanuelli, et aussi essayer d’avoir le plus de subventions possibles parce qu’ils leur ont promis je ne sais plus combien de millions d’euros pour aider.

Marianne: Comme chaque fois….c’est l’opposition alors ils doivent s’attaquer au gouvernement en place.

Serge: Oui.

Marianne: Mais ils ne regardent pas l’intérêt du pays et des gens.

Serge: Oui, voilà.

Et en fait, les gens…il y en a… ils sont vraiment désespérer.

On voit les images, déjà ils ont déjà tout perdu parce qu’il y a beaucoup de gens, ce sont des sylviculteurs donc qui vivent de l’exploitation de la forêt et qui ont déjà perdu leur entreprise en quelque sorte, on va dire.

Marianne: Oui.

Serge: Et en plus, ils ont des soucis en eaux, électricité, enfin bon, il y a des villages qui sont complètement isolés c’est vraiment…

Marianne: Ah, puis j’ai entendu ce soir aussi, il y a les ostréiculteurs qui …

Serge: Oui, ben ils ont été aussi touchés.

Marianne: Ils ont des problèmes.

Serge: Oui, ils ont été touchés parce que ça a fait tellement de grosses vagues, ça a tellement remué de…d’eaux mais même en profondeur.

Les parcs ont été…là où il y a les naissains, je crois qu’on appelle ça comme çà.

Marianne: Je crois, oui.

Serge: qui ont été, ben, emmener à 50 mètres, 100 mètres plus loin, bon.

Marianne: Bon maintenant ils sont obligés de rechercher.

Serge: Oui.

Je crois que là, ils ont perdu beaucoup.

Eux, déjà eux, ils avaient été touchés aussi par les… l’algue, la fameuse algue qui étaient nocives donc ils ont dû interdire la vente des huitres pendant quelques semaines.

En plus, c’était pendant les périodes de…là où ils font le plus de chiffres, pendant les fêtes.

Donc voilà, c’est vrai depuis quelque temps, en France en général et puis, ben, dans ma région ici en particulier, on accumule un peu les catastrophes mais bon…

Marianne: Oui, ça fait quand même pas mal.

Serge: Oui, alors il y en a qui disent “oui, ça c’est dû au réchauffement de la Terre.”

Marianne: Oh ça, ça n’a rien à avoir.

Serge: Oui, bon de toute façon, on ne peut pas amener de conclusion comme ça.

D’ailleurs, ils ont interrogé un spécialiste de la météo qui a dit “c’est impossible de conclure à de telles choses puisqu’on n’a pas de recul là-dessus pour pouvoir avancer ce genre de…d’affirmation.

Marianne: Non, puis c’est surtout toutes les associations qui poussent derrière, qui veulent aussi avoir des subventions, qu’on parle d’eux, etc.

Non, il peut y avoir quelques problèmes mais c’est vraiment exagéré.

Serge: Enfin voilà, bon maintenant c’est terminé et puis…et puis oui, j’ai eu aussi mon écran d’ordinateur qui a péri dans la bataille.

Il n’a pas survécu aux coupures de courant et au retour parce qu’il y a eu des coupures et des retours de courant un petit peu rapide.

Ce qui fait que je pense que c’est…donc, il n’a pas trop aimé.

Alors, j’ai profité de cette occasion pour me commander un écran de 22 pouces.

Et je viens de recevoir confirmation de ma commande donc j’ai hâte d’avoir ça.

Je vais passer d’un 17 pouce à un 22 pouce, ça va me changer la vie, ça.

Marianne: Ah, oui.

Serge: Oui.

Marianne: Oui, enfin ça va…enfin, c’est juste l’écran, ce n’est pas le…

Serge: Oui.

Marianne: la tour.

Serge: le total, non.

Et puis maintenant, ça a quand même bien diminué les prix.

Marianne: Oui.

Les prix…maintenant, on peut avoir un pc complet…

Serge: Ah oui.

Marianne: pour pas trop cher, ça va.

Enfin, tu as pu te payer un meilleur écran.

Serge: Oui.

Bah, à la limite je…oui enfin, bon, j’aurais préférer ne pas…

Marianne: ne pas avoir de tempête, oui.

Ca, c’est sûr et certain.

Surtout pour ceux qui ont tout perdu.

Serge: Surtout pour les autres, oui.

Marianne: Oui.

Serge: Oui, ben voilà, j’espère que la prochaine ce ne sera pas pour nous.

En fait, nous on est mal placé.

Le sud-ouest… en général, ça vient par le sud-ouest donc on est mal placé au niveau de la France, c’est vrai.

Mais bon, on ne peut pas avoir que des avantages.

Vivre dans le sud-ouest, comment dire, avoir du beau temps, enfin un peu plus que dans l’est ou le nord, du soleil et des températures plus douces et puis… voilà, il faut prendre le mauvais et de temps en temps, c’est ça, quoi, les tempêtes.

Marianne: Oui.

En Bretagne aussi, hein, les tempêtes…ceux qui habitent près de la mer, enfin moi, je n’aimerais pas.

Serge: Ben, je dirais que eux, ils sont certainement plus habitués donc ils sont peut-être plus préparés à ça alors que…

Marianne: Peut-être.

Serge: nous ici…ça ne vaut même pas le coup, tu vois, d’acheter un groupe électrogène.

Marianne: Oui mais des tempêtes comme ça…

Serge: La dernière, elle a eu lieu il y a 10 ans, quoi, alors je ne sais pas.

Marianne: C’est les chiffres par 9 donc la prochaine fois c’est quand en 2019?

Serge: Oui.

C’est tous les 10 ans, c’est vrai 2019.

Marianne: Oui.

Serge: puisque c’était en 99.

Marianne: Enfin, nous ça va on n’a pas été touché parce qu’en 2009, oui ça avait tout…

Serge: en 1999, tu veux dire, non?

Marianne: 99, oui.

Serge: Oui.

Marianne: Oui, oui en 99, la plupart des régions en France avaient été touchés donc là nous, ça a été, heureusement mais…

Serge: Oui.

Marianne: Eh bien, on va croiser les doigts pour que cet hiver se termine plus en douceur parce que entre le gel, le -15, la tempête, les inondations, quoi d’autre?

La neige.

Serge: Oui, ben après quoi d’autre?

J’espère qu’il n’y aura rien d’autre justement.

Marianne: Oui.

Enfin, des fois on se plaignait qu’on avait plus d’hiver donc là, on peut dire qu’on a été gâté, non?

Serge: Oui, oui et il n’est pas fini donc il faut se méfier encore.

Je pense qu’il y a encore quelques petites périodes de froid qui peuvent encore arriver.

Marianne: Oh, ben là, ça descendu aujourd’hui.

Il faisait -4° ce matin.

Serge: Ah, -4°?

En effet, oui.

Ah non, nous, on avait je ne sais pas, on avait peut-être 6 ou 7 ce matin.

C’était vraiment très doux et oui cet après-midi, 13 je crois donc.

Marianne: Enfin maintenant, on peut dire on est habitué.

On a eu du -10, -14 donc…

Serge: Oui, mais bon -4…

Marianne: Mais quand même, ça c’était radouci donc là, ce matin…enfin, par rapport à d’autres personnes… Oh, j’ai une amie qui est à Montréal, comme elle me disait, des fois des -20, -25…c’est trop froid.

Eh oui… eh bien, on a fait un petit tour d’horizon du climat donc on va terminer là ce soir?

Serge: Oui, je pense.

Marianne: Je te souhaite de passer une bonne nuit.

Serge: Merci, oui.

Moi aussi, je me souhaite de passer une bonne nuit, aussi.

Et ben, à toi aussi et puis…

Marianne: Merci.

Serge: A très bientôt, alors.

Ok, allez.

Marianne: A bientôt.

Au revoir, Serge.

Serge: A très bientôt, Marianne.

Au revoir.

Serge & Marianne – Education Reform

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge and Marianne talk about upcoming reforms in French high schools.(Serge et Marianne parlent des réformes qui vont être mises en application à la prochaine rentrée scolaire.)

Serge : bonsoir Marianne !

Marianne : bonsoir Serge !

Serge : comment vas-tu ?

Marianne : çà va bien !

Et toi ?

Serge : çà va bien aussi, à part que la pluie, la pluie, sans arrêt, çà commence à me…

Marianne : après le froid la pluie !

Serge : oui, mais çà n’arrête pas !

Je ne trouve même pas une demi-journée pour aller faire un peu de vélo au sec.

Marianne : oui et demain ils annoncent pas mal de vent !

Serge : çà va peut-être refroidir les lycéens de défiler dans les rues pour… au sujet des réformes que le ministre de l’éducation nationale a l’intention de faire.

Je ne sais pas si tu as entendu parler un petit peu de ce qu’il voulait faire ?

Marianne : un peu oui.

Serge : oui, depuis qu’il a pris ses fonctions… enfin je crois que c’est le…

Marianne : oh ben tu sais chaque ministre, et surtout le ministre de l’éducation nationale, c’est assez dur pour eux, parce qu’à chaque fois qu’ils veulent faire une réforme toute façon, que ce soient les élèves comme les professeurs, il y a des grèves, des manifestations, etc… donc… c’est pas une surprise.

Serge : les ministres de l’éducation nationale, ils ont envie de marquer leur passage parce que ils proposent un tas de réformes, y’en a certainement dans le lot qui doivent être intéressantes, je ne sais pas, mais enfin en l’occurrence là… c’est pas nouveau, puisque la toute première, j’ai entendu c’était, il avait soumis çà à l’assemblée… il parlait de distribuer des médailles aux élèves, pour les encourager à avoir des résultats.

Marianne : mais tu sais, l’année dernière, en fin d’année scolaire, il y a eu une distribution de diplômes pour les meilleurs élèves.

Serge : oui, je crois bien avoir vu çà.

Marianne : oui, oui au lycée, il y a eu une distribution de… il y a eu une réunion… un petit truc comme çà, avec les élèves pour les féliciter d’être leur meilleurs élèves… c’était la première fois.

Serge : je me souviens quand j’étais… mais vraiment très, très jeune puisque çà a pas duré très longtemps, quand j’étais au lycée, je crois que çà n’existait plus.

A l’époque, il y avait la remise des prix en fin d’année !

Il y avait le premier prix en mathématiques, en français, premier prix, deuxième prix, troisième prix.

Bon la plupart du temps c’était un livre, ce qui est un petit peu logique.

Et je crois qu’ils donnaient aussi un petit bon qu’on pouvait mettre à la caisse d’épargne, c’était une toute petite somme d’argent.

Je me souviens, il y avait des bons de cinq francs, dix francs, quinze francs je crois… bon c’était une petite somme mais à l’époque, pour un lycéen, c’était intéressant.

Et donc dans le même ordre d’idée, il a émis l’idée, et çà c’est déjà un petit peu plus récent, d’instaurer à nouveau… une sorte d’uniforme, un uniforme pour les élèves à l’école.

Ils ont interviewé un petit peu des élèves au hasard dans des classes, dans les cours de récréation, et il s’avère que les avis étaient quand même très partagés !

Moi je pensait que ce serait un tollé général, un refus… non !

On n’est pas des militaires !

Et en fait, la plupart avaient comme argument, en tout cas ceux qui étaient pour… que çà effaçait les inégalités sociales puisque de part les habits qu’on porte, çà marquait souvent la… le milieu.

Marianne : oui y’a une concurrence avec les marques, et en plus, y a les problèmes de racket et tout çà… moi je suis pas contre !

Serge : celle là elle est peut être un peu moins controversée.

Marianne : et puis il y a beaucoup d’autres pays qui… où les élèves portent un uniforme.

Moi je vois pas où est le problème !

Cà causera peut être moins de problèmes qu’il n’y a actuellement.

Serge : oui, je sais pas… enfin moi j’en porte un depuis trente cinq ans alors… j’ai un peu un parti pris donc je ne suis pas une référence pour çà… mais en fait, la plus grosse réforme dont il a parlé, et là par contre, je crois que c’est quand même très grave et là, je ne sais pas quelle est la position des professeurs mais… ils veulent supprimer les différentes sections, que ce soit S, L, etc… faire un enseignement commun jusqu’à…

Marianne : général

Serge : voilà, général… pourquoi ?

Je ne sais pas… est-ce que c’est pour arriver une fois pour toute à résoudre le problème de l’illettrisme, puisque apparemment les enfants, quand ils arrivent en sixième, donc à l’âge de douze ans à peu près, sont censé savoir lire couramment, écrire plus ou moins bien.

Marianne : oui

Serge : plutôt bien… et savoir compter.

Or, on s’aperçoit que plus on avance dans le temps et moins c’est le cas.

Je ne sais pas si le fait d’enlever les matières…

Marianne : moi j’avais…

Serge : … scientifiques, littéraires…

Marianne : moi j’avais entendu que c’était pour diminuer un peu le taux de redoublement, parce qu’il y a énormément de taux de redoublement en seconde… et puis une espèce de souplesse dans l’enseignement.

Ils veulent aussi alléger les heures de cours, et les préparer à l’enseignement supérieur.

Parce qu’il y a beaucoup d’échec aussi à l’enseignement supérieur, donc ils veulent préparer les élèves dès le lycée, pour l’enseignement supérieur.

Serge : oui mais alors, je ne vois pas trop comment en enlevant les différentes sections… je veux dire la personne qui va… actuellement, ma fille qui est en médecine, en médecine ils réclament un bac S. On peut faire médecine avec un bac autre que S, mais en fait on s’aperçoit dans les statistiques, tout ceux qui ont un bac S ont toutes les chances de réussir alors qu’il y a beaucoup, beaucoup d’échecs dans, parmi ceux qui n’ont pas… qui ont un bac littéraire ou…

Marianne : là, ce sera différent, le recrutement dans les universités se fera différemment si le lycée change.

Il y aura l’enseignement général pour tous, mais il y aura… les élèves pourront choisir des modules différents… suivant leur propre intérêt.

Donc çà peut être dans les sciences comme çà peut être dans les… la technologie, ce sera pas complètement…

Serge : çà va pas réduire les horaires là, c’est pas possible si…

Marianne : ben ce sera plus contrôlé.

Il y aura un certain nombre d’heures dans l’enseignement général plus quelques heures d’enseignement plus spécialisé.

Et apparemment les élèves pourront en cours d’année changer de module.

Ce sera sur la base de semestre au lieu de trimestre.

Ce serait indépendant, donc le premier semestre, l’élève pourrait choisir certaines spécialités, et puis si çà ne lui plait pas ou s’il est en échec dans ces matières, il pourra changer en cours d’année.

Bon actuellement en seconde les élèves ne sont pas bloqués, s’il y a un problème, ils peuvent changer de section.

En première et en terminale, ce serait peut être le cas aussi.

Serge : actuellement tu choisis la section à l’issue de ta seconde je crois, alors que à mon époque c’était à partir de la seconde qu’en fait on faisait le choix de la section.

Marianne : ben déjà en seconde… actuellement y a des élèves qui ont des, ils peuvent choisir des options… bon c’est vraiment un enseignement général, et après la seconde, les élèves se spécialisent.

Mais à partir de la seconde déjà ils peuvent commencer un peu à… avoir accès aux matières qui les intéresseraient.

Mais des fois, ils peuvent changer d’avis en cours d’année.

Serge : quoique il en soit, ce ministre ne m’inspire pas trop confiance.

Je ne sais pas si tu as vu à la télé, il était invité à une émission et en fait ils lui ont posé un tout petit problème de mathématiques, il fallait faire une règle de trois, et il a dit : « mais je ne vois pas du tout, je ne sais absolument pas faire çà !

».

Il ne savait pas faire une règle de trois, pour un ministre de l’éducation nationale…

Marianne : il a oublié.

Serge : enfin bon, je sais pas la règle de trois, même les gens la font de tête souvent et enfin je sais pas, tout le monde connaît çà, çà me paraît tellement…

Marianne : çà s’apprend…

Serge : ben çà s’apprend avant la sixième, enfin bon, çà c’était pour l’anecdote… puis là c’est plus le même ministre puisque en université je crois que c’est Valérie Pécresse je crois qui est… c’est plus le même ministère hein pour ce qui est…

Marianne : oui dans l’enseignement supérieur oui.

Serge : et pour le cas de ma fille par exemple qui est en médecine, à partir de… alors je ne sais pas si c’est à partir de l’année prochaine ou dans deux ans, ils vont absolument tout regrouper, c’est-à-dire pharmacie, médecine, les sages-femmes, enfin tout sera regroupé, alors qu’actuellement pharmacie c’était des études différentes.

Si on va plus loin, pourquoi pas dans dix ans, on va faire aussi vétérinaire et puis… y a quand même des limites aux regroupements.

C’est quand même un petit peu différent bon je veux dire c’est quand même le milieu médical, mais entre pharmacien et puis médecin.

Marianne : mais les élèves ne pourrons pas choisir parce que…

Serge : je sais pas trop comment çà va marcher.

Actuellement par exemple les premiers choisissent à l’issue du concours, si je prends le cas de l’académie de Bordeaux, ils sont à peu près huit cents à passer, ils en ont pris disons… cent… environ cent trente en médecine.

Les gens qui sont juste après et qui ne peuvent pas obtenir médecine, ils choisissent dentaire.

Ils arrivent à en prendre jusqu’à cent… cent cinquante, cent soixante je crois qu’ils ont pris cette année.

Sachant que dans les premiers y a ceux qui veulent faire kiné parce qu’apparemment c’est très, très…

Marianne : çà rapporte !

Serge : apparemment c’est beaucoup plus dur, ils en prennent très peu, c’est les premiers qui réussissent, y a médecine et après, les plus mal classés des mieux classés on va dire, choisissent dentaire.

Et puis après les autres, soit ils abandonnent, soit ils recommencent une année et donc apparemment… bon ben la aussi ils vont faire beaucoup de changements alors je suis peut-être un petit peu suspicieux toujours mais je ne pense pas que ce soit dans l’intérêt de l’étudiant.

C’est un problème financier puisque l’université, le financement des universités çà coûte très cher.

Y a des universités entre autres à Bordeaux d’ailleurs, les amphis sont des états lamentables, c’est vraiment pas entretenu, c’est…

Marianne : c’est vrai, les universités c’est…

Serge : y a un manque d’argent flagrant et encore… j’ai lu un article, apparemment les universités, antre autres celles de Paris, auraient des biens sous forme de propriétés, d’appartements, très, très grandes propriétés.

Alors apparemment y en a peut-être qui seraient données à des profs à titre de… pas données mais je veux dire louées à titre gratuit.

Marianne : logements de fonction.

Serge : voilà, alors que ces gens là théoriquement n’y ont pas droit, mais bon en règle générale je crois que les universités ont peu de moyens et puis en fait, on ne fonctionne pas vraiment comme aux Etats-Unis, quoique aux Etats-Unis ou au canada, les entreprises sont…

Marianne : y’a des fonds privés.

Serge : oui y a des fonds privés des entreprises parce qu’ils vont chercher les étudiants, ils ont… c’est-à-dire que le gars qui fini ses études, il va trouver plus facilement un travail parce que les… ils sont très… ils recherchent beaucoup à ce niveau là.

Marianne : oui mais ici ils ne veulent pas faire çà.

En premier les syndicats, les professeurs ils ne veulent pas.

Concernant la réforme du lycée, les professeurs ont peur qu’il y ait une réduction…

Serge : d’effectifs ?

Marianne : d’effectifs oui !

Je cherchais le mot.

En rassemblant des matières comme çà, le bac il sera beaucoup plus général et il sera différencié que d’après ces modules.

Donc les établissements, certains établissements proposeront plus d’options que d’autres, et apparemment les établissements dépendraient… la proposition de ces options dépendrait de l’argent qui est alloué aux établissements et l’argent qui est alloué aux établissements dépendrait du résultat du bac.

Alors ce qu’il y a c’est que y aura plus de concurrence entre les établissements, plus de concurrence entre les lycéens mais y a des établissements qui vont être plus côtés que d’autres, beaucoup plus demandés…

Serge : a sa décharge à ce ministre, je pense que c’est un ministère quand même qui doit être assez difficile à…

Marianne : à gérer.

Serge : à gérer parce que tous les ministres qui sont passés là, quelles que soient leurs vues politiques, leurs opinions, ils se sont bien souvent cassés les dents à proposer leurs réformes qu’il s ont rarement pu faire passer…

Marianne : les seuls qui résistaient, qui continuaient leur fonction jusqu’au bout c’est ceux qui bougeaient pas, qui restaient dans leur bureau à rien faire.

Il faut faire des réformes et faire évoluer les choses, le monde bouge, tout doit bouger, mais ce qu’il y a c’est que… comme tu as dit au début, chaque ministre qui arrive veut imposer sa marque, enfin apposer sa marque…

Serge : oui c’est çà.

Marianne : … et faire une réforme… y en a eu tellement depuis… même en cinq ans, y’en a eu tellement, il faudrait trouver quelque chose qui vraiment fonctionne et que çà…

Serge : la première réforme qui à mon avis s’impose, c’est de résoudre ce problème de, des élèves quand ils arrivent en sixième, c’est maîtriser la lecture, l’écriture et les maths, enfin le calcul… ils vont traîner des lacunes et si c’est pour arriver au bac et puis avoir besoin d’une calculette pour faire de simples additions…

Marianne : moi j’ai été surprise, c’est que la calculatrice est autorisée au baccalauréat.

J’ai vu des… bon à la réception au lycée, y a les élèves, ils n’ont pas le droit d’aller en salle des professeurs.

Quand ils ont des devoirs à rendre, ils peuvent les déposer à la réception.

Il m’est arrivé de voir des devoirs d’élèves qui sont en terminal… c’est surprenant parce qu’ils font des… je me rappelle d’un devoir que j’ai vu, d’un élève de terminal, les erreurs d’orthographe pour un élève de terminale c’était quand même surprenant !

Nous verrons bien l’application de cette réforme sera en septembre 2009 pour les secondes, l’année suivante ce sera les premières et dans deux ans les terminales.

Ils veulent aussi mieux répartir les élèves dans les classes.

Ben çà permettrait de mieux répartir les élèves dans les classes parce qu’il est vrai qu’il y a des classes, suivant les matières, il y a trente cinq élèves !

Par contre, y en a d’autres, y a dix, quinze élèves.

Serge : ah c’est sûr que en langue Chinoise, je pense qu’il doit pas y avoir…

Marianne : ah non, non, je ne parle pas des langues !

Non, non.

Serge : ah tu ne parles pas des langues ?

Marianne : non, non, je ne parle pas des langues, je parle d’autres matières, même en seconde.

Mais c’est surtout en première, terminale, suivant les matières choisies, il y en a il y a dix, quinze, et y en a d’autres, trente cinq.

Serge : écoute, on va se donner rendez-vous dans…

Marianne : septembre 2009 ?

Serge : oui enfin moi je voyais même un peu plus loin pour voir au moins les premiers résultats.

Marianne : oui !

Serge : dans quatre cinq ans, à la même heure si çà te va ?

Marianne : oui, çà rappelle une chanson !

Serge : oui, dans dix ans !

Marianne : rendez-vous à la même heure dans dix ans !

Serge : voilà !

Et puis on verra si… les résultats…

Marianne : oui ben peut-être pas dans dix ans, mais oui dans quatre, cinq ans.

Serge : oui !

Ben écoute je vais te laisser parce que j’ai une conversation en Anglais cette fois-ci avec Jonathan, donc on va devoir conclure.

Marianne : oui, très bien.

Serge : on aurait pu parler encore longtemps, c’est vrai que c’est un sujet sensible aussi mais bon…

Marianne : oui mais on ne sait pas trop où çà va aboutir donc…

Serge : on va laisser décanter…

Marianne : on peut supposer et parler au conditionnel.

Serge : vaut mieux être prudent.

Marianne : oui, parce que… entre ce qui est dit par le ministre ou le gouvernement, ce qui est dit par les professeurs et les syndicats, les journaux… bon avec tout çà, faut faire le tri…

Serge : très bien, et bien écoute, sur ce, je te souhaite une bonne soirée.

Marianne : merci, à toi aussi Serge.

Serge : merci, et puis donc à très bientôt pour une prochaine conversation !

Marianne : très bien !

Serge : bye, bye Marianne

Marianne : bye.

Serge & Marianne – Current Affairs

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Serge and Marianne speak about Christmas and current affairs. (Serge et Marianne parlent de Noel et de l’actualité.) 

Marianne : Bonjour Serge.

Serge : Bonjour Marianne.

Marianne : Comment vas-tu ?

Serge : Ben écoute, je vais très bien à part que j’ai très très froid.

Marianne : C’est ce que j’allais te demander.

Pas trop gelé ?

Serge : Oui, c’est étonnant pour Bordeaux mais on a des températures négatives, 4-5-6 degrés en dessous de zéro ce qui n’est quand même pas très très courant dans notre région.

Marianne : Oui.

Il a même neigé hier dans la région de Marseille, Toulon.

Toute cette région sud.

Serge : Oui.

Je crois que pour eux, c’est encore plus rare ce phénomène.

Marianne : Oui.

Remarque que nous…je ne m’attendais pas à, il y a deux jours, du -10 et certaines régions -14 degrés, hein.

Serge : Oui.

En effet.

Marianne : Je ne m’y attendais pas du tout et hier, il a fait -8 je crois.

Serge : Oui.

Ce n’est pas la Sibérie mais bon ça se rapproche.

Marianne : Non mais ça surprend.

On n’est pas habitué.

Serge : Surtout que…en fait, on a passé Noël…bon, je ne dirais pas qu’il faisait chaud mais c’était…

Marianne : Oh, c’était assez agréable.

Ca allait.

Serge : Oui, oui, c’était agréable donc c’est vrai que ça change beaucoup du temps qu’on a eu…

Marianne : Oui.

Serge : Oui.

D’ailleurs, en parlant de Noel…

Marianne : Oui.

Serge : Je ne sais pas si tu te souviens de notre dernière conversation.

On avait parlé de beaucoup de choses, de science, d’ovnis, de beaucoup de choses et on était arrivé à parler de religion.

Notre conversation nous a amené à la religion et entre autres aux fêtes de Noel et on n’a fait qu’entamer un peu le sujet.

Au sujet justement de cette fameuse fête de Noel, que… il y avait beaucoup à dire à ce sujet.

Alors, entre autres, ben que maintenant Noël, je pense que ça a perdu son caractère de religieux, que c’est devenu quand même à mon avis…

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Marianne : Commercial.

Serge : vraiment…Oui, voilà, commercial.

Alors, j’aurais bien aimé avoir ton avis à ce sujet.

Marianne : Que ce soit devenu commercial, c’est sur et certain.

Serge : Oui, déjà est-ce que tu as noté vraiment…

Marianne : Oui.

Serge : cette différence.

Bon, je ne sais pas si tu es croyante, si tu es pratiquante mais moi, je…bon, j’ai été élevé dans la religion catholique.

Je ne suis pas vraiment vraiment très très croyant, encore moins pratiquant mais…

Marianne : Mais Noel, tu le passes suivant la religion ?

Tu…

Serge : Oui, ça reste quand même, oui je pense, une fête… Avant tout, ça devrait rester une fête religieuse et au fil des ans on s’aperçoit que c’est devenu vraiment commercial, ne serais-ce que de voir que 2 mois avant Noël, quasiment, on peut trouver déjà tous les…les magasins sont déjà achalander en…

Marianne : Oh, oui.

Serge : en jouets, en décorations de noël, enfin tout ce qui touche à Noel et ça c’est vrai que ça.

Moi, ça me choque un peu.

Marianne : On perd l’esprit de Noel.

Serge : Oui.

Marianne : Et tu…

Serge : Oui.

Marianne : et vu que tu…bon, peut-être pas complètement religieux mais il y a le sapin de Noël, il y a la crèche, tu mets la crèche ?

Serge : Oui.

Ben oui, oui.

On met la crèche.

Bon, on triche un petit peu c’est à dire que le petit santon qui représente Jésus, bien on le met dès qu’on fait la crèche.

On n’attend pas le 25 donc on triche et, de la même façon, les rois mages parce que dans la bible, je crois que les rois mages ils n’arrivent que 4 ou 5 jours après enfin ce n’est pas…et nous, on les met aussi tout de suite.

Enfin, la crèche est bien bien remplie dès le début.

Bon, c’est…

Marianne : Oh, beaucoup de gens font…

Serge : Voilà.

On va dire qu’on ne respecte pas vraiment la tradition dans ce cadre-là mais si, si, oui on fait la crèche sous le sapin, oui.

Donc, déjà, ça fait un petit peu plus…Non, mais ce que je veux dire par exemple c’est que quand j’étais plus jeune, on allait systématiquement à la messe de minuit comme on appelait çà.

Et qui n’était pas forcément à minuit d’ailleurs mais c’était la…et c’était quelque chose qu’on ne ratait pas.

On allait à la messe de minuit.

Maintenant….

Marianne : Non, c’est vraiment ceux qui sont très croyants qui…et pratiquants surtout qui le font, qui vont à la messe ou qui respectent vraiment les traditions avec la crèche et puis tout çà.

Moi, personnellement, je suis croyante.

Serge : Oui.

Marianne : Par contre la messe de minuit, je ne fais pas…enfin, je n’y vais pas.

La crèche, je ne la fait pas.

Quand j’étais petite, je m’en rappelle j’allais à la messe.

La crèche, on la faisait aussi mais comme toi, je me rappelle que tout était mis dès le début mais là, ça fait plusieurs années, non, plus de messes, plus de crèches.

Je suis toujours croyante mais je ne suis pas la religion, enfin pas pratiquante disons.

Serge : D’accord, oui.

Marianne : Et puis Noël pour moi, c’est surtout…c’est avec l’esprit de…Noel au départ ce n’était pas religieux.

Noël, ça représentait le renouveau de la Nature.

Serge : Oui mais…

Marianne : c’est lié avec le solstice d’hiver.

Serge : Oui mais pas…tu ne veux pas dire à la base de la religion parce que…

Marianne : Non, non.

Serge : Parce que Noel, c’est vraiment la naissance de Jésus Christ quoi, je veux dire.

Marianne : A la base, c’était…cette période-là, c’était une fête païenne ensuite la religion catholique a mis Noël avec la naissance de Jésus et tout ça…ça correspond avec cette fête-là, donc au 25 décembre.

Et le sapin à l’origine vient de cette fête païenne.

Serge : et ça représentait quoi alors ?

Marianne : Le sapin, c’est un arbre qui est toujours vert.

Serge : Ah, d’accord.

Marianne : Noel, c’est…Et, au moment du solstice d’hiver, c’est comment…il y a une période où à peu près, je dirais que… bon je ne sais pas complètement le sujet mais il y a les jours qui diminuent.

Serge : Oui, c’est vrai.

Marianne : Et il y a une…alors, la journée qui est la…oh, que je ne veux pas dire de bêtises, la journée la plus courte.

Serge : C’est le 21 décembre ou le 22, un truc comme çà, non ?

Marianne : Et puis après, il y a plusieurs jours où on peut dire que la Terre se repose ou attend.

Il y a…

Serge : Ah ben, il y a plusieurs jours où…qui, pendant quelques jours, pas énormément effectivement ça ne bouge pas, c’est-à-dire que le soleil…s’il se lève 1 minute plus tôt le matin, il se couche 1 minute plus tôt le soir aussi, je veux dire, les jours ne bougent pas pendant, oui pendant…oh, pas très longtemps mais j’ai vu çà sur l’éphéméride, oui pendant 4-5 jours où…ah, oui…donc, ah oui ?

Une fête païenne ?

Et alors donc c’est la religion qui s’est accaparée çà.

Marianne : Et puis après, çà commence à ré-augmenter.

Les jours se rallongent petit à petit.

Serge : Oui.

Marianne : Et puis il y a la sève qui monte dans les arbres, il y a…toute la nature qui se renouvelle petit à petit donc cette fene…cette fête, c’est le renouveau de la Nature.

Serge : et voilà.

Marianne : On revit, la terre revit et puis…donc à l’origine, c’était ça.

Et la galette des rois est reliée à ça parce que la galette c’est… çà représente le soleil.

Serge : Oh, là !

Alors, il faut que je note tout çà parce que, avec les collègues au boulot, justement, …pas plus tard qu’aujourd’hui, on se posait la question d’où vient cette tradition de la galette et…

Marianne : bon, il y a aussi la religion qui s’est mis à peu près à cette même époque, à cette même période donc… Donc Noël, c’était la naissance de Jésus et puis, l’épiphanie, je ne sais plus ce que c’était…enfin c’est… il y a un truc religieux dessus.

Mais, à l’origine, çà a été mis sur la fête païenne, à la même période.

Serge : Est-ce qu’on pourrait imaginer…est-ce que…enfin, je… alors là, il faudrait que je me rappelle mon catéchisme quand j’étais jeune mais malheureusement j’ai tout oublié.

Est-ce qu’on pourrait penser que, en fait que Jésus n’est pas forcément né le 25 ?

Que c’est la religion qui a trouvé cette date bien pratique, …

Marianne : Oh, de toute façon même des religieux le reconnaissent hein, que ce n’est pas une date…

Serge : Donc, on n’est pas sur de…

Marianne : Non mais ça a été reconnu que ce n’est pas une date, ce n’est pas sur et certain.

Serge : Ah, oui d’accord.

Marianne : Non, non.

Serge : Ah oui.

Ok.

Marianne : Ca a été dit, bon maintenant…Il y a quelques années c’est… ils reconnaissent que c’est…il n’y a pas de date précise.

Serge : Oui.

Marianne : Ca peut être janvier ou mars.

Serge : Ah oui, d’accord.

Donc, ça confirmerais encore plus que c’est vraiment une fête commercial mais bon, c’est moins choquant maintenant.

Marianne : Ah maintenant, c’est devenu commercial, oui.

Serge : Oui, c’est clair, oui.

Marianne : Mais ça, c’est aussi… ça a changé parce que maintenant, la religion n’est pas tellement bien vu donc la religion a voulu effacer la fête païenne et puis maintenant on veut effacer la religion donc…

Serge : C’est un sujet épineux qu’on a abordé là.

Marianne : Oui….marché sur des œufs.

Bon, enfin je sais que bon à l’origine c’était une fête païenne et puis voilà bon, après chaque personne a ses propres opinions et puis…

Serge : Tout à fait, c’est vrai.

Marianne : Il est très bien de fêter Noel comme l’on veut, comme autre chose d’ailleurs…Noel ou autre chose.

Serge : Bien sur, oui.

Marianne : Voilà.

Serge : Oui, bien écoute, finalement ça coupe court à toute conversation çà parce que…

Marianne : Comme on avait dit, ça ne dure pas ½ heure.

Serge : Oui, oui.

Non mais ce n’est pas grave.

Bon, on va peut-être parler d’un autre sujet aussi brûlant.

Tu suis un petit peu la crise qu’il y a en ce moment entre l’Ukraine et le…

Marianne : La Russie.

Serge : Et la Russie, au sujet du gaz.

Alors, c’est marrant, enfin ce n’est pas marrant mais…

Marianne : Oh, c’est une expression.

Serge : Oui.

Je regarde…bon tous les jours, je suis un petit peu les informations, au moins les titres pour me tenir au courant de l’actualité.

C’est quand même important et j’avais lu un article qui disais « Surtout, ne vous inquiétez pas.

La France ne sera absolument pas touché par la crise entre le… » parce que en fait la Russie a quartément couper les robinets là, dernièrement.

Bon, je n’ai pas eu les derniers, les dernières évolutions mais ils avait carrément coupez les robinets et donc il y a des pays qui sont vraiment très très très dépendants de…du gaz russe, entre autres les pays de l’est, même jusqu’à l’Italie je crois qui est très dépendantes et donc pour eux ça posait d’énormes problèmes et nous apparemment, je crois qu’on est .je crois que ça représente que 14 ou 18 pour cent de notre..de nos besoins en gaz, de notre…de nos

Marianne : importation

Serge : de nos importations.

Voilà, le gaz russe.

On ne devrait pas être trop touché.

Et puis aujourd’hui…et ça…le résident de gaz de France, enfin je sais pas, un très haut personnage au niveau de la France, qui disait que effectivement « ne vous inquiétez pas, ça va » et le lendemain, il retournait sa veste en disant « il faut craindre le pire, la crise risque de…enfin de causer de gros problèmes de ravitaillements » et je me suis dit « tiens, c’est un bon moyen de faire monter les prix, çà.

» parce que, en fait, ils avaient pas de raisons de monter les prix.

Au contraire, ils auraient même du diminuer le prix du gaz puisque quand le pétrole augmente ils nous disent bien que le gaz suit, bon pas tout de suite, il suit 2-3 mois après l’augmentation du pétrole parce qu’en fait, c’est lié au pétrole.

Mais, dans l’autre sens, quand on voit maintenant le prix du pétrole comme il a dégringolé, on se disait tiens peut-être bien que le gaz va suivre le même chemin, logiquement, il devrait mais pas du tout.

Et non seulement il n’a pas suivi le même chemin, c’est-à-dire qu’il n’a pas baissé, et là en ce moment ils sont en train de parler avec le prétexte de cette crise de…entre la Russie et l’Ukraine, pour augmenter les prix.

Alors, ça franchement je…

Marianne : Tout est prétexte pour augmenter.

Serge : Voilà.

En fait, tout est prétexte à augmenter et dans la période où on est, où justement il y a…les gens ont peur à cause, ben, la crise financière, la consommation.

Et même les gouvernements, ils sont bien conscients qu’il faut qu’on consomme.

Il faut que la consommation redémarre mais…

Marianne : Oui.

Serge : Ce n’est pas en faisait des coups comme ça, par derrière, qu’ils vont aider les gens, je veux dire.

Moi, à la limite ça, ça m’inspire une chose, je me dis, il va falloir que je mette encore un peu plus d’argent de côté pour, au cas où, on est des problèmes de ravitaillements et

Marianne : Oui.

Serge : puis que le gaz se mette à augmenter de manière phénoménale et ça m’inciterais plutôt à ne pas consommer et encore à économiser et donc je comprends pas du tout la politique du gouvernement français et puis je suppose que tous les pays font un petit peu la même chose, je veux dire.

Alors, ils ne vont pas inciter les gens à …

Marianne : je ne cherche plus trop à comprendre la politique

Serge : Ben, oui.

Mais, en fait…

Marianne : parce que…

Serge : Le problème c’est que…c’est une chose d’essayer de la comprendre ou pas mais en tout cas, on n’a pas le choix, il faut vivre avec puisque c’est elle qui nous impose un peu notre vie…

Marianne : Il faut…

Serge : Le problème, c’est que, ben…je ne sais pas, ce n’est absolument pas logique.

Je…apparemment…

Marianne : Et tu crois que c’est logique comme on voit en ce moment, ces manifestations ?

Serge : Au sujet de ?

Marianne : Oh, tu as les lycéens, que ça dure depuis un bout de temps.

Serge : Ah !

De manière générale, tu veux dire.

Marianne : Bon, ce n’est pas la même chose mais…oui, en général.

Dans une période, actuellement, avec les problèmes économiques…

Serge : Oui, c’est…écoute…

Marianne : C’est complètement absurde.

Maintenant…

Serge : Oui.

Je ne sais pas.

Marianne : Je ne cherche plus à comprendre.

Je m’informe mais je ne cherche plus à comprendre, ça m’énerve.

Serge : Ben oui parce qu’en fait c’est difficile à comprendre, justement.

Oui, de voir les motivations, les…mais, enfin, il y a quand même…je ne sais pas.

Il y a des choses qui sont vraiment illogiques, je ne sais pas, c’est…Pour moi, un Etat, ça devrait se gérer comme un foyer, c’est-à-dire, au niveau d’un foyer, c’est-à-dire je ne sais pas, le couple qui travaille, ils ont chacun une rentrée d’argent avec leur salaire, on sait ce qu’on a comme argent, on sait ce qu’on peut dépenser, les dépenses incompressibles, enfin, je ne sais pas, il me semble que ça…ils veulent…le gouvernement voudrait qu’on consomme pour relancer justement l’économie mais…

Marianne : En nous ponctionnant un peu plus…

Serge : je ne vois pas comment on pourrait consommer puisque…oui, voilà, ils trichent au niveau des prix des produits pétroliers, bon ça licencie un peu de partout, enfin, je ne sais pas, ils proposent une prime pour les voitures propres mais enfin, c’est ridicule une prime de…je crois que c’était 1000 euros pour une voiture qu’on met à la casse mais s’il faut rajouter 15-16-17000 Euros pour racheter la voiture…la voiture neuve puisque qu’il faut acheter une neuve .

Je ne vois pas ce que les 1000 Euros, le poids que…

Marianne : Non, l’économie, non.

C’et pas tellement…

Serge : ce n’est pas grand-chose.

Et puis après, on va se retourner vers la banque et les banques ne veulent plus prêter d’argent et pourtant l’Etat est en train de les renflouer donc…Je ne sais pas, ils ne jouent pas le jeu donc c’est vrai que c’est très difficile à gérer ça, c’est…en tout cas, à le comprendre.

Mais, bon, moi ça me gène de subir ça, et je ne sais pas.

J’aimerais pouvoir agir mais c’est vrai que, bon tout seul, c’est dur et puis est-ce que, bon, ça faisais avancer les choses, je ne sais pas mais, oui.

On peut que pleurer, là.

Marianne : Voilà.

Serge : Pleurer sur notre sort, en se disant que…il y a certainement plus malheureux que nous et …en Israël, là-bas, enfin la bande de Gaza, tout ça, donc on…je crois qu’on peut que se dire que, finalement, nous, c’est peut-être pas si grave que ça ce qu’on vit mais, enfin…c’est quand même pas réjouissant, au moment de Noel justement, pendant les fêtes de noël…

Marianne : Oh, il y en a beaucoup qui ont pas du passer de bonnes fêtes de fin d’années, Noel et de fin d’année.

Serge : C’est clair, oui.

Marianne : Beaucoup ont perdu leur travail.

Il y a d’autres qui doivent faire, se…qui ont dû se faire pas mal de soucis parce que, ben ils ne savaient pas s’ils allaient conserver leur travail donc, c’était…non, ça devait pas être tout rose, hein.

Et bien, on ne peut pas dire qu’on ait un sujet bien gai.

Serge : Oui mais malheureusement, je…

Marianne : C’est l’actualité.

Serge : Oui, c’est l’actualité.

Il n’y a pas…ben, quand tu ouvres ton journal, quand tu allumes la télé, je veux dire, pour trouver une bonne nouvelle, c’est dur.

Marianne : Bien, entre la crise économique, les problèmes…oui, de gaz entre la Russie et l’Ukraine,

Serge : Les guerres un peu partout.

Marianne : Les problèmes du Proche Orient…

Serge : Oui.

Marianne : Oui.

Donc…oh, ils arriveront surement à un accord mais à long terme, ça c’est moins sûr.

Serge : Oui, ça je…je ne suis pas sûr que…d’être encore sur Terre pour le voir.

A mon avis, ça risque de prendre très très très longtemps.

Marianne : Oui.

Serge : Parce qu’il n’y a pas forcément de volonté ni politique, ni des gens eux-mêmes donc à partir de là, ça va être très dur de…tu vois, on n’arrive pas à trouver un sujet où on pourrait en rire.

C’est quand même…c’est triste.

Marianne : Non, là c’est…

Serge : C’est triste.

Personne ne va vouloir écouter ce…

Marianne : Désolée si on vous fait sortir vos mouchoirs mais…

Serge : Ah, oui.

On voudrait trouver quelque chose de joyeux, de gai.

Je ne sais pas ce qu’on pourrait trouver.

Est-ce qui t’est arrivé…aujourd’hui, tu as eu un truc de marrant qui t’es arrivé ?

De quoi te réjouir ?

Une anecdote, non.

Je réfléchis mais…

Marianne : Même pas.

J’ai…il y a eu des meilleurs jours.

Serge : Oui.

Marianne : Des meilleures nouvelles…oui, c’est vrai.

Non.

Serge : Même pour ma passion de vélo, même là, je ne peux que pleurer en ce moment.

Je ne peux faire que du Home-trainer tellement il fait froid dehors.

Marianne : Ce qu’il me fait rire c’est qu’on est en train de se plaindre.

Serge : Oui.

Non mais c’est vrai.

J’ai dû faire du Home-trainer, franchement !

C’est…Quel honte d’être obligé de faire du Home-trainer, tellement il fait froid mais bon…

Marianne : Très bien, ben on va voir… je ne sais pas on verra bien.

Serge : On va arrêter avant qu’on est plein de…

Marianne : Là oui.

Sinon, il va y avoir des inondations alors…

Serge : Oui, oui.

Marianne : Si on fait pleurer tous le monde, il va y avoir des inondations dans le monde.

Serge : Voilà.

J’espère que d’ici une semaine, ils vont un petit peu s’améliorer, qu’on ait quelque chose de plus gai à partager.

Marianne : Oh, on trouvera surement quelque chose.

Serge : Ou alors, on ne parlera pas d’actualité.

Marianne : Ah, voilà.

C’est encore mieux.

Serge : On se racontera une histoire et puis voilà.

Marianne : Voilà.

Serge : Ce sera plus simple.

Marianne : Oui.

Serge : Ok.

Bon, ben écoute, on va finir sur cette note triste et puis en se disant que les choses vont aller à s’améliorer, voilà, pour se donner un peu de courage.

Marianne : Gardons l’espoir.

Serge : Oui, oui.

Gardons l’espoir.

Marianne : Et puis, c’est le…on est qu’en début janvier alors…

Serge : Oui, oui.

Il peut se passer un tas de choses agréables.

Marainne : Oui, bien sûr.

Très bien, ben je te souhaite de passer une bonne soirée.

Serge : Toi aussi.

Merci.

Tu veux un paquet de mouchoirs peut-être avant que… ?

Marianne : J’ai un…

Serge : Tu as ce qu’il faut ?

Bon, ça va.

Ok, ben bonne soirée et puis à bientôt, probablement la semaine prochaine pour une nouvelle conversation plus gaie, promis.

Marianne : Oui.

Il faudra voir ça.

Serge : Ok.

Marianne : Au revoir.

Serge : Allez, bye bye.

Evelyne & Marianne – Year End Celebrations

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Evelyne and Marianne speak about Christmas and New Year’s. (Evelyne et Marianne parlent de Noel et du jour de l’an.)

Marianne: Bonjour.

Pour le premier podcast de cette année, j’ai le plaisir de retrouver Evelyne.

Bonjour Evelyne et bonne année.

Evelyne : Bonne année Marianne

Marianne: Tous mes vœux

Evelyne : Tous mes vœux de bonne année, de bonne santé surtout et puis tout ce qui peux t’être agréable, bon, pour toute l’année

Marianne: Merci

Evelyne : Pourquoi pas?

Marianne: A toi aussi, Evelyne

Evelyne : Merci beaucoup Marianne

Marianne: Et puis je souhaite en même temps la bonne année à tous ceux qui nous écoutent et tous mes vœux, que tout se réalisent, bonne santé et tout plein de choses

Evelyne : Voilà.

Bien moi pareillement, bonne année à tous le monde!

Marianne: Evelyne, alors quoi de neuf?

Evelyne : Bien depuis l’an dernier pas grand chose, à part que les vacances se sont bien passées, tout calme

Marianne: Tu as eu combien de temps?

Deux semaines?

Evelyne : A peine deux semaines, et donc Noël s’est passé chez les enfants avec mes petits enfants autour du sapin, autour d’une bonne table et puis la nouvelle année, bien, s’est passée tranquille à la maison, tous les deux, tête à tête et puis le reste des vacances vraiment très très tranquilles, très reposant?

Marianne: …du repos.

Evelyne : Ah, oui!

Beaucoup de repos parce que…

Marianne : Et ce n’était pas vraiment un temps à rester dehors.

Evelyne : Oh, là là, non.

La première semaine, il y avait…il faisait très froid avec du soleil.

C’était bien pour se balader mais on a eu pas mal de jours avec du brouillard, brouillard givrant bien sûr.

Marianne: Oui, il y a eu des journées où ça patinait dehors

Evelyne : Oui.

Bien, hier matin, bon, j’ai fait la grasse matinée jusqu’à 9 heures, il y avait du -7° quand je me suis levée.

Ouh, là là!

Aujourd’hui, un petit peu moins, il y a -4°.

Mais aujourd’hui, il y a beaucoup…il y a de la neige d’annoncer.

On verra bien tout à l’heure.

Marianne: Oui.

Evelyne : Voilà.

Marianne : Oh, de toute façon, on n’a pas énormément de neige ici

Evelyne : Non mais bon

Marianne: …dans la région

Evelyne : Vu que je viens de…j’ai une heure de route pour venir travailler

Marianne: Oui, oui, c’est vrai

Evelyne : C’est ça qui est embêtant, c’est…bon, la neige

Marianne: La neige et le verglas comme la dernière fois, ça glissait

Evelyne : Ah, bien c’était oui, bon là c’est vrai que je n’avais pas à sortir alors donc c’était…j’appréciais.

Je voyais les voitures qui roulaient doucement et moi, bien au chaud.

C’est très agréable, mais bon pas pour tous le monde.

Marianne: Alors, on est en début d’année.

Comme on dit, il y a toujours des résolutions pour une nouvelle année.

En as-tu fait?

Evelyne : Des résolutions, c’est à dire?

Marianne: Est-ce que tu souhaites prendre des décisions pour cette année, que tu vas mettre en application.

Evelyne : Bien, des décisions… que l’année se passe bien déjà, bon…

Marianne: Un projet à faire?

Ou alors…

Evelyne : Un projet, projet…je devais être à la retraite…je ne devais pas être parmi toi, là aujourd’hui!

Je devais être à la retraite et puis bon, bien ça c’est fait autrement c’est tout et tout ce qui est à souhaiter c’est que bon, l’année passe bien.

Comme on disait tout à l’heure, la santé

Marianne: Oui

Evelyne : Et puis, bon, si on a la santé, tout va.

Marianne: C’est vrai.

Evelyne : Bon, après il y a des hauts et des bas sur…au travail, hein?

Tu en sais quelque chose et puis bien ça, bien, on fait avec.

Marianne: Oui, bien sûr.

C’est…je suis désolée que tu ne sois pas à la retraite mais sur le plan personnel, je suis contente que tu sois avec…que tu sois là.

Evelyne : Je m’en doute parce quand on en avait parlé, hein.

Plusieurs fois je te mettais un petit peu en boite comme on dit.

Marianne: Oui, tu me charriais

Evelyne : Sans savoir que… vraiment que je serais restée

Marianne: Non, tu as attendu le dernier moment pour me dire que tu allais rester.

Evelyne : Mais enfin, bon je ne le savais qu’au dernier moment aussi.

Moi, j’ai attendu le dernier moment pour me renseigner sur tout et puis bon ben…Ce n’est pas possible de prendre la retraite maintenant et bien, on attendra un petit peu plus, 5 ans, normalement.

Marianne: On verra.

Un bon bout encore, hein.

Evelyne : Ca passe vite.

Marianne: C’est vrai que les années passent vite.

Evelyne : C’est vrai que c’est…mais bon, on verra ça…

Marianne: On est déjà en 2009.

Evelyne : Oui.

Marianne: C’est passé à une vitesse…

Evelyne : Bien, ça fait deux ans que je suis là; ça passe vite, hein.

Marianne: Evelyne, j’ai… donc j’aurais une question.

Et en revenant sur Noël, je voudrais savoir toi, tu es du Nord…oh, pardon, le Pas de Calais.

Tu es du Pas de Calais donc située dans la région du nord de la France…et, certaines régions fêtent différemment Noël, je voudrais savoir s’il y a une différence de tradition, la manière de fêter, la cuisine, etc.

comment ça se passe, comment tu as fêté Noël.

Est-ce que les enfants aussi par ex…Est-ce qu’ils restent avec vous le soir, est-ce qu’ils reçoivent leurs cadeaux le soir ou ils attendent le lendemain matin, enfin tout ça…Comment ça se passe pour toi?

Evelyne : Le réveillon maintenant on…, même déjà quand les enfants…mes enfants étaient petits, on attend le soir, on réveillonne et à minuit pile, on donne les cadeaux.

On attire les plus jeunes dans une autre pièce, on se dépêche de mettre les cadeaux sur le pied du sapin, au pied de la chemi…à la cheminée et bon, bien là, cette journée-là, ils ont droit de rester jusqu’à minuit pour ouvrir leurs cadeaux.

Et la tradition pour les repas de Noël, bien c’est la fameuse dinde, avec marron, purée, la bûche de Noël et puis bon ben en entrée c’est les huitres.

Marianne: Oui, traditionnel aussi.

Evelyne : Traditionnel… huitres, saumon, bon maintenant c’est le foie gras aussi qui prime

Marianne: Oui.

Evelyne : Et…

Marianne: Les escargots?

Evelyne : Les escargots aussi!

Suivant…bon, on ne fait pas tout en même temps, mais bon on fait pour le lendemain aussi.

C’est ce plat traditionnel…

Marianne: La dinde… et le 1er janvier c’est?

Evelyne : Le 1er janvier, souvent, c’est le gigot.

Marianne: Gigot d’agneau.

Evelyne : Oui, le gigot d’agneau, bon c’est vrai que maintenant avec le sanglier, la biche, l’autruche, on peut…bon, ça se passe souvent comme ça et avant c’était…dans l’ancien temps, c’était les traditions, c’était comme ça, la… Et puis comme dessert, bon bien la fameuse bûche de Noël pâtissière.

Marianne: Pâtissière ou glacée?

Evelyne : Oui, mais bon, c’est préférable pâtissière.

Je sais que toi, tu n’aimes pas mais bon…il ne faut pas penser qu’à toi.

Marianne: Je sais, c’est pour ça que je précise pâtissière ou glacée, suivant les goûts.

J’avais l’habitude aussi de manger donc le…c’est une épaule d’agneau, un gigot ou une épaule d’agneau, au jour de l’an mais cette année j’ai fait une petite différence, on a mangé du sanglier.

Evelyne : Et voilà comme je te disais, tu vois, ça change!

Marianne: donc l’épaule d’agneau a été faite…

Evelyne : Le lendemain.

Marianne: Le lendemain.

Evelyne : Voilà!

Parce que c’est vrai qu’il y a le réveillon et le lendemain, alors donc…on essaye de faire quelque chose qui n’est pas d’ordinaire, qui…et puis là, en ce moment, c’est le gibier alors donc…

Marianne: Oui.

Evelyne : Et c’est très bon.

Marianne: Oui.

Evelyne : J’ai mangé de l’autruche.

Marianne: Excellent!

Evelyne : Très très bon.

Marianne: Sanglier, autruche,

Evelyne : La biche.

La biche souvent, et tout ça c’est…parce qu’on n’en mange pas souvent et c’est bon.

Marianne: Oui.

Evelyne : Et comme dessert, qu’est-ce que tu as mangé à la nouvelle année?

Marianne: C’était un dessert glacé.

Evelyne : Glacée?

Marianne: Je n’aime pas trop les crèmes.

Evelyne : Bien moi, cette année, c’était les œufs au lait parce que bon, vu le temps je ne voulais pas sortir, et puis j’ai fait avec les moyens…ce qu’on avait à la maison.

Marianne: Les moyens du bord.

Evelyne : Les moyens du bord, comme on dit.

Alors donc, c’était les œufs au lait mais bon, c’est très bon tout ça.

Marianne: Excellent, donc c’était un bon moment.

Evelyne : En famille, à passer.

Marianne: En famille, oui.

Evelyne : Et puis bien hier, c’était l’épiphanie, donc la galette des rois.

Alors Marianne?

Tu n’as pas…

Marianne: Non, je n’ai pas fêté…

Evelyne : Tu n’as pas fêté les rois?

Marianne: Non, et je ne suis pas fan non plus de galettes.

Evelyne : Non, mais bon…

Marianne: Non, c’est vrai, d’habitude…Cette année, ça a été un peu spécial, on a fait des changements.

Oui, d’habitude, on l’a fête mais là, cette année…

Evelyne : Bien, normalement, c’est le 6.

Marianne: Oui.

Evelyne : L’épiphanie, la…c’est le 6 janvier.

Marianne: Oui, mais on…

Evelyne : Mais bon

Marianne: On la fête aussi avant.

Evelyne : J’ai vu sur le calendrier, c’était hier, pour…parce que bon les gens, le dimanche…

Marianne: Et puis le 6 c’est en semaine, mardi, donc beaucoup de gens l’on fait hier.

Evelyne : Voilà, alors donc, nous avons fêté les rois hier avec nos voisins et puis, voilà, pour marquer le coup.

Marianne: Peut-être la semaine prochaine…oui, et hier, j’ai complètement…

Evelyne : Oh, bien, non, toi, tu…t’attends pour mardi.

Là, toi tu vas être dans…vraiment dans le jour J.

Marianne: Le débarquement de la galette!

Ok.

Evelyne : Bon, de toute façon, on est en pleine période, alors donc.

Marianne: Oh, oui, ça c’est…mais même pour la période

Evelyne : Oh, là !

Même depuis le début décembre…

Marianne: Voilà, pour la période de Noël.

Evelyne : Même avant…

Marianne: Oui.

Evelyne : Il y avait déjà des galettes dans les supermarchés.

Bien sûr…

Marianne: Bien, c’est un peu relié parce que Noël, c’est…il y a des centaines d’années, Noël, c’était relié…c’était une fête avec la lumière donc la galette représente le soleil.

Evelyne : Oui, oui.

Marianne: Donc, certaines personnes mangent maintenant et…certaines personnes mangent la galette au moment de Noël.

Evelyne : J’ai… pas cette année parce qu’on n’était que deux le jour de l’an mais quand j’ai des invités, je fais la galette le jour de l’an.

Comme ça bon, bien ça fait le dessert en même temps.

Marianne: Je ne sais pas, il y a peut-être…

Evelyne : Pas…juste deux, trois jours avant, pas plus.

Je ne la prends pas avant Noël, ça reste éventuellement pour un dessert de jour de l’an.

Mais, sinon…

Marianne: Pas trop couper avec la tradition quand même.

Evelyne : Bien, non.

Marianne: Non, sinon on va retrouver ça tout au long de l’année et ce n’est plus…

Evelyne : Oui, parce que là… encore quelques jours et puis bon, bien il n’y aura plus personne qui va prendre des galettes.

Marianne: Oui, ça fait combien?

Quatre, cinq ans, je en sais pas que maintenant on retrouve des galettes au milieu du mois de décembre alors qu’avant ça ne se faisait pas.

Evelyne : C’est pareil, la bûche de Noël, tu la retrouves combien de temps avant?

Bon, ce n’est pas…ça devrait être vraiment la dernière semaine tout au moins.

Marianne: Petit à petit, ça coupe avec les traditions.

Evelyne : Oui, oui.

Marianne: Ce n’est pas tellement bien.

Evelyne : Oui.

Mais bon, bien c’est comme ça maintenant.

Marianne: Malheureusement, cette année on n’a même pas eu notre sapin de Noël, ici, au lycée.

Evelyne : Non.

Tu l’as fait chez toi?

Marianne: Oui.

Evelyne : Oui.

Bien, moi aussi et il est encore très très beau.

Je pensais le retirer aujourd’hui mais non je… tellement qu’il est beau.

Il n’a pas perdu une épine.

Marianne: Et ça sent bon.

Evelyne : Alors donc, je lui prolonge la vie.

Marianne: Très bien.

Evelyne?

Evelyne : Oui, Marianne?

Marianne: Je te remercie de cette bien intéressante discussion.

Evelyne : Et bien, je t’en prie.

Marianne: Je te souhaite de passer une bonne journée.

Evelyne : Merci beaucoup, toi pareillement.

Marianne: Et puis au revoir à tout le monde.

Evelyne : Au revoir Marianne.

Anne & Serge – Future Plans

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Anne and Serge talk about Anne’s plans after her exams are over. (Anne parle avec Serge de ses projets après avoir passé ses partiels.)

Anne : Allo ?

Serge : Oui, tu es là ?

OK

Anne : Oui

Serge : çà va ?

Anne : çà va.

Et toi ?

Serge : Oui çà va, oui, oui.

Alors, c’était ton dernier week-end de révision avant le grand jour la semaine prochaine ?

Anne : avant les premières épreuves en tout cas.

Après j’ai encore le week-end prochain avant le reste des autres épreuves.

Serge : alors moi, ce que j’aimerais savoir, je ne sais pas où tu en es de tes révisions, parce que je sais que tu es très, très avancée dans tes révisions, tu as beaucoup révisé…

Anne : oui

Serge : … mais il y a quelque chose qui m’intéresse, c’est de savoir, qu’est-ce que tu vas faire, la première chose, quand tu vas sortir de la salle d’examen après la dernière épreuve ?

Est-ce que tu as envisagé…

Anne : Je pense…que je vais rentrer chez moi, je vais prendre mes cours, les jeter par terre rien que pour me soulager… et après on a prévu des petits plans avec mes copines pour décompresser après ces quatre mois à travailler… donc on va peut-être aller à la patinoire l’après-midi, se faire un petit goûter ensemble, peut-être pour la galette des rois… et après donc, le soir on va sortir, on va aller dans un bar où y a un Karaoké… parce qu’on aime beaucoup chanter… on chante très bien en plus…

Serge : hou là !

Anne : oui !

Et puis après, peut-être qu’on finira en boite si jamais on…

Serge : en boite ?

Anne : … on n’est pas trop fatigués.

Serge : En boite… tiens donc !

C’est un plan que tu as prévu avec une copine ou plusieurs copines, plusieurs copains, copines ?

Anne : non, plusieurs copines…

Serge : oui

Anne : ben déjà avec des copines et puis de toute façon on va sûrement retrouver là-bas des gens qui font la même chose que nous.

Serge : tout le monde se lâche après les examens un petit peu.

Anne : oui et puis surtout, enfin, tout le monde, qu’on vienne de n’importe quelle fac, on a un petit peu les partiels en même temps donc, on va tous finir à peu près en même temps, donc y a du monde qui va sortir.

Serge : oui et puis il faut bien faire tomber un peu la pression des…

Anne : oui on en a besoin

Serge : … des exams, des cours, oui, oui c’est vrai que çà doit être assez fatigant, toujours rabâcher la même chose, revoir sans arrêt les mêmes choses oui… et puis, tu as des vacances , alors un petit peu ?

Anne : oui je suis en vacance donc dès que j’ai fini la dernière épreuve jusqu’à la semaine d’après, donc j’ai une dizaine de jours.

Serge : ce dont tu m’as parlé, c’est tout de suite après les…

Anne : oui !

Serge : les trucs… mais tu as prévu autre chose pendant les vacances de spéciale, ou… non tu vas, tu vas voir…

Anne : ben déjà je vais…

Serge : … improviser

Anne : … me reposer, j’ai beaucoup de sommeil en retard, je vais profiter de pouvoir me lever à l’heure qui me plaît sans mettre le réveil… de pas travailler de la journée… regarder la saison de Desperate Housewives que je n’ai pas pu voir.

Serge : ah oui, quelle saison, tu en es à quelle saison ?

Anne : donc je suis à la trois, donc j’ai beaucoup de retard sur certaines personnes.

Serge : çà fait combien d’épisodes çà, de retard ?

Anne : Une vingtaine.

Serge : Une vingtaine ?

Et chaque épisode dure ?

Anne : quarante minutes !

Serge : Oh !

Et tu as l’intention de les… tu vas pas regarder tout quand même, c’est pas possible !

Anne : Oh !

Serge : matériellement…

Anne : oh peut-être

Serge : tu n’auras pas le temps !

Si ?

Anne : ben j’aurais le temps mais, disons peut-être pas l’envie de rester devant la télé…

Serge : oui

Anne : … pendant les vacances !

Serge : tu vas bien sortir, faire un peu de sport ?

Anne : oui, ben je vais, on a prévu un week-end sportif avec une copine… oui on a décidé qu’on allait faire un parcours de santé, on ira sûrement en vélo d’ailleurs au parcours de santé… après ben je pensais qu’on aurait pu aller à la piscine… enfin, faire un peu d’abdos.

Et cette copine m’a d’ailleurs proposé de venir avec elle à la Rochelle.

Serge : chez elle ?

Anne : oui !

Serge : ben tu ne seras pas déçue !

Anne : ben non, je ne pense pas !

Serge : c’est vraiment une belle ville la Rochelle…

Anne : elle n’a pas énormément de cours donc elle pourra…

Serge : Elle n’aura pas fini, elle ne sera pas en vacance…

Anne : non elle aura pas fini… mais comme elle a que quatre heures de cours dans la journée… je pense que… elle a surtout cours le matin, donc moi le matin je me reposerai donc…

Serge : t’en profiteras, tu feras la grasse matinée, et puis si vous avez des après-midi de libre…

Anne : et en plus, elle sort quasiment tous les jeudis soirs, pour les soirées étudiants, donc je pense qu’on en fera…

Serge : oui !

Anne : on sortira un petit peu pour en profiter…

Serge : enfin bon…

Anne : avant de repartir du bon pied pour la deuxième partie de l’année.

Serge : la plus importante finalement oui.

Anne : oui

Serge : tu as tout intérêt à recharger les batteries pendant la dizaine de jours de vacances que tu vas avoir.

Tu vas complètement laisser de côté les cours ?

Anne : oh peut-être pas complètement, je vais peut-être… ben par exemple les cours que j’ai pas… parce qu’on a déjà commencé les cours de… pour la deuxième partie de l’année… comme y en a certains qui sont pas forcément très bien écrits… je les reprendrai… ou même y a déjà des cours que j’avais appris pour le deuxième quadrimestre, donc je pense que je les reprendrai, histoire de quand même prendre de l’avance pour cette deuxième partie de l’année qui est la plus importante et avec un programme encore plus chargé que ce qu’on a en première partie, donc…

Serge : en fait, çà va vraiment te changer de ton emploi du temps habituel ces vacances parce que la pour l’instant tu as vraiment la tête dans les livres constamment.

Anne : oui, donc çà va faire du bien de faire autre chose et…

Serge : çà rentre encore les cours, à force de rabâcher, moi j’ai l’impression que on doit arriver à un moment à une saturation et puis on a l’impression de… d’apprendre et puis de même pas comprendre ce qu’on lit…

Anne : ben j’ose espérer que çà rentre encore sinon c’est que ce que je fais ne sert à rien.

Serge : c’est qu’une impression en fait parce que je suis sûr que effectivement c’est très utile…

Anne : parce que de toute façon on a toujours des détails qui… il faut les revoir sans cesse parce que çà… çà reste pas quoi, on les retient pas.

Y a des matières où je sais que je suis à jour et là, c’est vraiment rabâchage et c’est vraiment pénible parce que… je sais pas comment le travailler parce que j’ai l’impression de savoir mais en même temps on peut toujours savoir mieux donc… est-ce que je travaille pour… et y a d’autres matières où je suis un peu plus en retard donc là je travaille et çà rentre bien.

Mais c’est surtout les matières qui… où je me sens le plus à jour parce que je peux pas les laisser tomber complètement… mais en même temps il faut trouver le juste milieu, c’est pas évident.

Serge : En fait, bon tu as hâte que ce soit quand même fini, que ces épreuves soient passées, quoiqu’il arrive ?

Anne : oui, ben pour arrêter de travailler la même chose et pour avoir une partie de l’année de terminée quoi.

En plus, si çà se passe bien… ben je serai contente…

Serge : ce serait la cerise sur le gâteau.

Anne : la cerise sur le gâteau, c’est çà.

Serge : Et donc alors en résumé, tu vas partager tes vacances entre la maison ici, chez nous.

Tu vas peut-être venir nous voir un peu, j’espère.

Anne : oui

Serge : A la Rochelle chez ta copine et puis à bordeaux un petit peu non ?

Anne : oh, pas trop, Bordeaux ce sera juste pour sortir et voir mes copines, mais comme mes copines ont aussi l’intention de rentrer chez elles…

Serge : oui donc Bordeaux ce sera en fait tout de suite après…

Anne : les premières sorties…

Serge : voilà, pour ces fameuses sorties karaoké et compagnie, et après ce sera changer d’air, donc un peu chez nous et puis à la Rochelle…

Anne : oui c’est çà

Serge : écoute, c’est un…

Anne : c’est un beau programme

Serge : c’est un beau programme oui !

C’est un beau programme, mais il faut le mériter, donc je vais te laisser travailler les dernières heures qui te restent avant les premiers cours, enfin les premiers partiels… mercredi, jeudi ?

Je ne sais plus ce que tu m’avais dit.

Anne : vendredi

Serge : Ah, vendredi !

Anne : et après mardi et…

Serge : donc çà te laisse encore une petite semaine on va dire.

Ane : oui, je reste encore avec vous jusqu’à mercredi…

Serge : Ah, quelle chance !

Anne : C’est gentil !

Serge : oui !

Ok, ben écoute, bon courage et puis je te souhaite de réussir et puis après de passer de bonnes vacances.

Je suis sûr que dans les deux cas, çà marchera.

Anne : oui !

Serge : Ok !

Bon ben écoute, bonne soirée et puis à plus alors…

Anne : A plus !

Serge : allez, bisous !

Serge & Marianne – Energy, Science and Religion, Part 2

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Serge and Marianne talk about energy, science and religion.(Marianne et Serge parlent d’énergie, de la science et de la religion.) Image courtesy of SpikeKeller6-Kodak is past !

Marianne : Je suis pas à fond là dedans mais y a certaines choses qui sont quand même pas… je suis peut-être moins terre-à-terre que toi.

Serge : je le suis peut-être trop parce que moi je pense qu’il y a toujours une explication rationnelle à tout, alors que… bon çà permet de faire un peu de rêve, de rêver un peu hein…

Marianne : Il faut, j’essaie d’analyser… y a des personnes qui sont trop à fond dans le scientifique, et y en a d’autres qui sont trop à fond du côté des extra-terrestres ou… donc il faut essayer de comprendre… certaines choses peuvent être explicables, mais d’autres sont assez… c’est assez difficile.

Serge : Elles sont pour l’instant inexplicables par rapport aux connaissances qu’on a, mais je veux dire…

Marianne : Cà remonte à des milliers d’années en arrière, donc encore maintenant, nous avec notre technologie, on n’arrive pas à comprendre, c’est… comment des milliers d’années en arrière, ils pouvaient avoir toutes ces connaissances… et puis maintenant y a plus rien…

Serge : En fait on dit que le… quand l’homme des cavernes a inventé la roue par exemple, le feu, enfin domestiquer le feu, c’était des inventions dix fois plus importantes que nous quand on est passé de la technologie du transistor au microprocesseur.

D’ailleurs, il a fallu beaucoup plus de temps pour eux hein, nous çà s’est fait en quelques dizaines d’années, eux il a fallu des dizaines, voire peut-être cent mille ans pour y arriver.

Par rapport à leur façon de vivre, par rapport à la taille de leur cerveau, par rapport à ce qu’on sait de leur intelligence, c’était des progrès énormes.

Donc si on remonte à deux mille ans, comme tu faisais allusion aux savants Grecs, ils ont fait des découvertes extraordinaires mais bon, il faut relativiser, et puis ils étaient peut-être beaucoup plus sensés que nous ; comme ils n’avaient pas les moyens je pense technologiques qu’on a, eux, ils devaient se baser beaucoup plus sur l’observation, donc au lieu d’envoyer des petits Spoutniks dans l’espace pour étudier à notre place, ben eux, ils observaient, ils observaient le mouvement des astres.

Marianne : Ils en connaissaient plus…

Serge : Et ils en connaissaient certainement plus par rapport aux moyens qu’ils avaient.

Marianne : Tu parlais des extra-terrestres, il y a beaucoup de canulars, il y a les scientifiques qui veulent à tout prix nier qu’il y ait une existence, je ne sais pas pourquoi nier à ce point là quand même, parce que je ne vois pas pourquoi le terre serait la seule à être habitée parmi toutes ces millions d’étoiles !

Serge : Oh oui.

Marianne : Il y a une chose, il y a eu un moment où les gens ont vu différentes sortes de lumières.

Y en a qui se déplaçaient… par exemple de la taille d’à peu près un porte-avion, qui se déplaçaient comme si tu allais en vélo, doucement.

Y en a d’autres, c’est des plus petites lumières qui bougeaient ou qui allaient très vite, çà disparaissait ; et çà s’est passé à… çà m’avait marqué, çà s’est passé à sept heures du soir, c’est en… dans plusieurs pays en Europe, en Belgique, enfin un peu partout, à sept heures le soir, tout au même moment, dans tous les pays, dans différentes régions, à sept heures précises.

Même des gendarmes, des gens et puis des personnes, plus des gendarmes, tout çà, étaient témoins de çà et…

Serge : Ils sortaient du café ou, non ?

Marianne : Non… non, non… je vois celui qui est sceptique.

J’en ai pas vu mais je vois pas pourquoi mettre en doute des… y a certaines personnes qui sont vraiment affirmatives et quand ils voient quelque chose comme çà et que çà peut pas être expliqué, tu peux pas leur faire démordre en disant qu’ils ont bu ou quelque chose comme çà…

Serge : Mais moi je ne conteste pas c qu’ils ont vu !

Marianne : Dans plusieurs endroits, à la même heure, y a eu cette affaire là et quelques temps après, on a entendu les scientifiques dont un célèbre, c’est Hubert Reeves qui affirmait que c’était des retombées de satellites, je ne sais plus quoi… alors, une retombée, pour moi çà va du haut jusqu’en bas, çà va pas à l’horizontale ; en plus, que çà se passe à la même heure, à ce moment précis, partout… parce que une retombée, peut-être que tu peux le voir à sept heures et puis à un autre endroit tu peux le voir à sept heures dix, sept heures vingt, huit heures !

Son explication à Reeves, elle a pas convaincu.

Serge : En fait, je ne conteste pas du tout le phénomène en lui-même… que les gens l’aient vu… ils sont de bonne foi certainement, mais je pense qu’il y a toujours la, quand même… une explication rationnelle, scientifique à tous ces phénomènes.

Y a des phénomènes impressionnants, les aurores boréales, avec le coucher de soleil ou avec les différentes lumières, tu peux avoir des choses assez, des phénomènes assez bizarres enfin on… peut voir des choses.

En plus, si la personne elle est un peu crédule, c’est vrai que çà facilite les choses.

Tous ces gens là ont de bonne foi, c’est certain, mais je pense moi, qu’il y a quand même une explication rationnelle à tout çà.

Marianne : Moi je ne pense pas pour tout… Et regarde, admettons nous dans… je ne sais pas combien d’années… je ne sais pas si c’est en l’an 3000, je ne sais pas, mais admettons qu’on arrive à un degré de connaissances qui nous permettent de voyager, très loin, sans subir les effets du temps, et qu’on arrive vers une planète où il y a des gens qui vivent à un degré d’évolution beaucoup plus inférieur que nous.

Pour eux, on serait quoi ?

Serge : Je crois que c’est Helen qui a proposé une discussion en Anglais sur, à partir d’un texte, c’était le programme SETI

Marianne : SETI oui.

Serge : Apparemment tu as entendu parlé de ce programme ?

Marianne : Oui, oui.

Serge : c’est les probabilités d’une existence d’une vie extra-terrestre.

On s’aperçoit que les savants sont partagés sur ce sujet et que suivant les postulats qu’ils prennent au départ, ils arrivent à des conclusions tout à fait différentes, et en fait, c’est pas parce que nous on est, dans notre galaxie, il y a 100 milliards d’étoiles, comme ils estiment qu’il y a je ne sais plus combien de milliards de galaxies, même si on part du postulat qu’il y a qu’une seule planète habitée par galaxie, çà laisse quand même la possibilité de tant de milliers de enfin… mais çà, c’est des suppositions parce qu’en fait je crois que la majorité des… alors est-ce que c’est pour se rassurer pour… d’une façon de se dire ben on est les seuls… la seule vie intelligente dans l’univers…

Marianne : Un peu égocentrique.

Serge : Voilà, égocentrique, je pense que y a très, très peu de planètes qui… en tout cas dans la vie comme on la connaît, qui sont capables d’abriter la vie dans tout l’univers.

Tant qu’on est limité à notre banlieue de la terre, les sondes maintenant elles ont peut-être dépassé pluton qui est la… je crois que c’est la plus éloignée des planètes, mais qui reste quand même très, très proche à l’échelle de l’univers ; on connaît rien de l’univers donc après c’est supposer plein de choses.

Marianne : Ben quand tu vois la position de notre système solaire par rapport à la galaxie…

Serge : on est assez excentré non ?

Marianne : oui, on est sur la pointe… parce que la galaxie elle a des branches… et on est sur la pointe d’une des branches.

Serge : donc on est vraiment au bout du monde quoi ?

Marianne : Oui !

Enfin, sur ce plan là, les scientifiques devraient être…enfin… c’est difficile, parce que les croyances de chacun… mais ils devraient rester assez neutres pour faire avancer la science et évoluer les choses ; parce que y en a certains qui sont trop terre-à-terre et d’autres…

Serge : La question que je me suis toujours posée moi, c’est comment un scientifique pur et dur peut-il croire en Dieu ?

Parce que je ne sais pas mais il me semble que çà va un petit peu à l’encontre du principe de la science même, de la création du monde, tu sais le big bang.

Je veux dire, çà va un petit peu à l’encontre de tout çà, de l’évolution, enfin bon…

Marianne : La science et la religion, çà marche pas trop ensemble hein.

Serge : Ben non !

Marianne : d’ailleurs, je crois avec la religion, ils ont un peu peur que la science découvre trop de choses.

Serge : ben c’est clair que après, faire avaler le coup de Adam et Eve, le coup de la pomme… c’est assez dur à avaler hein.

Elle a eu du mal à l’avaler, mais moi aussi j’ai du mal à l’avaler la pomme… et pourtant j’ai été élevé dans… mes parents étaient, enfin surtout ma mère… bon elle était croyante, enfin elle est croyante toujours, puisqu’elle est toujours vivante ; moi j’ai été élevé dans la religion catholique mais je dois dire que je ne pratique pas vraiment, et je pense que tout çà… çà y est un peu pour quelque chose tous ces… le fait que je sois justement trop terre-à-terre et…

Marianne : ben faut pas les prendre tout… au pied de la lettre, moi je prend deux choses différentes.

Je vois les deux choses différemment entre la religion, enfin je parle de la religion catholique, parce que les autres je ne connais pas… le fait de suivre la religion et tout ce qu’on te dit, dans la bible comme tu parles, Adam et Eve avec la pomme etc… et puis, le fait de croire… en Dieu ou quelque chose… moi je vois çà… moi personnellement je crois en Dieu, mais je ne pratique pas la religion.

Quoique cet été je suis allée dans un temple protestant.

J’ai apprécié.

Serge : J’ai… je suis déjà rentré dans une…

Marianne : Et j’y retournerai…

Serge : … dans une synagogue… pourtant je ne suis pas de confession juive hein, mais j’ai eu l’occasion ben, en tant que militaire, il fallait qu’on… on représentait l’armée de l’air, pour un 11 Novembre je crois, puis après y avait des délégations un petit peu de personnels militaires dans tous les différents cultes, donc y avait les protestants, catholique et puis y avait la synagogue et moi j’avais été désigné pour aller là-bas et puis j’avais pas d’objections puisque j’ai dit tiens…

Marianne : Ben il est bien de connaître.

Serge : oui, oui de savoir et puis c’était marrant, parce que je n’imaginais pas du tout un culte comme çà, je veux dire c’est… mais alors chez les juifs, la cérémonie c’est vraiment bizarre, je veux dire… déjà les hommes étaient tous en bas, les femmes elles étaient en haut…

Marianne : T’as jamais vu de reportage à la télé sur…

Serge : Non, non mais j’ai vu en vrai donc je veux dire…

Marianne : Non, je parle de, comme tu dis que tu as été étonné, tu ne connaissais pas… c’est pour çà que je te demande si t’as…

Serge : y a longtemps de çà, moi c’était dans les années quatre-vingt… je sais pas… quatre-vingt neuf oui, quatre-vingt neuf, mais çà avait été pendant la, je sais pas si on dit un office d’ailleurs, je sais pas comment on appelle çà, enfin bref… pendant qu’ils célébraient leur rite, y a les enfants qui se baladent, qui discutent, qui, enfin on se serait cru sur un marché… c’est bizarre, moi je me souviens à l’église, il ne fallait pas bouger, c’est pour çà que je n’aimait pas aller à l’église, fallait rester assis, fallait… bon quand le prêtre faisait signe de s’asseoir, de s’agenouiller, enfin, fallait pas parler, fallait chuchoter quand on voulait… alors là, çà m’avait épaté, tiens, c’est pas mal on peut faire un petit peu plus ce qu’on veut.

Marianne : Chez les protestants y a une différence aussi, oui, parce que y a les chants, la cérémonie en elle-même est complètement différente.

Moi je sais que j’ai bien apprécié.

J’y suis allée quatre fois, parce que le temps de mon séjour aux Etats-Unis, je pense que j’y retournerai… j’ai bien apprécié.

Voilà, on a fait un tour d’horizon assez…

Serge : ben tu vois, c’est marrant parce que la science ramène toujours à la religion, tôt ou tard, comme quoi, si çà se trouve… c’est peut-être plus lié qu’on ne pourrait y penser.

Marianne : D’ailleurs, on a passé Noël !

Cà aussi, pour certains c’est religieux, pour d’autres non donc…

Serge : Oui, là je crois qu’on pourrait recommencer un débat d’au moins une demi-heure…

Marianne : On verra çà la prochaine fois…

Serge : A la prochaine occasion oui, mais c’est vrai qu’il y aurait beaucoup à dire la aussi…

Marianne : Ah tiens, c’est une idée !

Serge : Voilà, ben je prochain sujet est tout trouvé et j’ai l’impression que toi tu as aussi beaucoup de choses à dire à ce sujet donc, çà devrait bien remplir un… une bonne demi-heure je pense.

Marianne : Ok Serge.

Marianne : Ok ben écoute merci pour cette conversation.

Marianne : Oh ben c’est toujours très agréable et très intéressant

Serge : oui toujours.

Cà vient des gens… des deux personnes qui parlent je pense.

Cà doit être deux personnes très cultivées… çà peut être que çà…ok, allez, ben bonne soirée et puis à bientôt avec le sujet sur Noël.

Marianne : Oui, on va noter çà !

Serge : Cà marche allez !

Marianne : Allez bonne soirée Serge

Serge : Bonne soirée, oui, bye, bye !

Marianne : Bye !

Serge & Marianne – Energy, Science and Religion, Part 1

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Serge and Marianne talk about energy, science and religion. (Marianne et Serge parlent d’énergie, de la science et de la religion.)

Marianne : Bonjour Serge.

Serge : Bonjour Marianne.

Marianne : Comment vas-tu ?

Serge : Bien… très bien, très bien.

Marianne : Dis, je voudrais ajouter juste une petite parenthèse à ce qu’on a dit l’année… l’année… on parlait d’année dernière donc… la semaine dernière au sujet des économies d’énergie, des ampoules… peut-être deux jours après notre podcast, je suis redescendue en ville et quelques luminosités ont été rajoutées à la ville, c’est pas énorme, mais quelques-unes.

Et j’ai vu également un reportage sur la ville de Lyon… enfin c’était pas un reportage, c’était une émission à la télévision, çà se déroulait à Lyon ; Eh bien eux, on peut dire qu’ils ont mis le paquet concernant les lumières, c’est magnifique !

Serge : Mais je crois qu’à Lyon, c’est une fête…

Marianne : Y a la fête des… y a aussi la…

Serge : la fête des lumières…

Marianne : y a aussi la fête des lumières oui.

Serge : oui, c’est à cette époque de l’année ou c’est encore à une autre occasion ?

Marianne : Oh, c’est je pense à cette époque parce que il y avait toutes les décorations pour Noël mais en plus il y avait d’autres effets de lumière…

Serge : oui avec du Laser

Marianne : voilà… c’est… c’était vraiment magnifique !

Serge : Comme tu dis, ils mettent le paquet à Lyon, j’ai vu des images, c’est vrai que c’est super beau, et puis tout le monde le fait, tout le monde je crois met à sa fenêtre un… une lumière et çà doit être fantastique parce que c’est une grande ville, la deuxième ville de France je crois ; donc si tout le monde fait çà, çà doit être, çà doit être assez sympa comme effet.

Marianne : Oui, et puis, tu sais, avec les études que je fais, en ce moment je suis en train d’étudier les sciences de la Terre.

Et ce que j’ai lu, j’ai lu un des chapitres, bon j’apprends plusieurs sujets… mais il y a un des chapitres que j’ai lu, c’était sur les ressources naturelles de la Terre, comment les sauvegarder, la pollution, le recyclage etc… c’est très intéressant quand même.

Serge : Ils sont optimistes ?

Marianne : ben, c’est un cours, donc c’est juste pour expliquer les différents, les différents minéraux les…

Serge : oui d’accord…

Marianne : toutes les…

Serge : Donc ils ne prennent pas position ?

Marianne : Non, non c’est neutre… c’est vraiment pour qu’on apprenne les… les bases hein.

Serge : il en ressort quand même que c’est le pétrole qui est quand même le moins cher, le plus abondant non ?

Marianne : Le charbon est le plus utilisé.

Serge : encore le charbon !

Marianne : Oui

Serge : Quand on pense que en France ils ont fermé… moi j’ai habité quinze ans à Metz avant d’habiter à Bordeaux, donc c’était dans le bassin houiller de… là-bas où il y a beaucoup de, il y avait beaucoup de mines de charbon puisqu’en fait elles ont… elles ont quasiment toutes fermé et donc je suis surpris quand même que le charbon reste encore une des premières sources d’énergie…

Marianne : Oui

Serge : … d’autant qu’il est très polluant enfin… comme le pétrole d’ailleurs.

Marianne : Le pétrole il est pas en… oh je ne me rappelle plus, y avait des pourcentages

Serge : oui

Marianne : c’est… c’est pas le plus utilisé.

Cà m’a étonné parce que quand même le pétrole…

Serge : oui parce que t’entend parler que de çà…

Marianne : oui

Serge : tous les jours…

Marianne : mais en premier c’est le charbon, ensuite c’est l’énergie nucléaire.

Serge : ben tiens, çà aussi çà me surprend parce que… disons que c’est vrai que pour produire l’électricité je pense que le nucléaire est beaucoup plus propre et pratique… pour ce qui est de l’automobile, ce pétrole, je pense qu’il est pas prêt d’être remplacé.

On n’imagine mal une voiture fonctionnant à l’énergie nucléaire, c’est des petites bombes ambulantes…

Marianne : oui ou au gaz…

Serge : oui au gaz comme…

Marianne : c’est dangereux

Serge : … le GPL oui, y a eu, je crois qu’y a eu des problèmes dans le passé oui.

Marianne : oui

Serge : c’est vrai que çà inspire pas trop confiance le GPL.

Marianne : Pas vraiment, non.

Serge : Cà me surprend quand même je ne pensais pas que le charbon comme çà était… je sais que oui au début du siècle… au début du siècle précédant qu’il avait une part vraiment énorme, énorme, mais je pensais qu’il avait été supplanté par le … par le pétrole.

Marianne : oui

Serge : comme quoi, il est bon d’étudier tout le temps puisqu’on découvre des choses.

Marianne : Je n’arrive pas à retenir tout ce qui est dit parce que les livres sont assez… mais c’est vraiment très intéressant parce que j’apprends beaucoup de choses et… comme j’ai appris que c’est… oh là çà n’a rien à voir avec l’énergie, il y a plus de deux mille ans, c’est un érudit Grec qui a réussi à calculer la circonférence de la Terre !

Serge : Les Grecs, même les civilisations d’avant, bon les Arabes, les Phéniciens, les… avant les Grecs y avait aussi tout ce qui était… en Mésopotamie oui ils étaient… les Egyptiens étaient très, très avancés en ce qui concerne les sciences de la terre.

Marianne : Oui et puis c’est un système de calcul qu’il a utilisé, d’après les scientifiques, c’est, il est arrivé vraiment à…

Serge : proche.

Marianne : très, très proche oui de la vraie circonférence…

Serge : Comparativement aux moyens qu’ils avaient pour évaluer tout çà à l’époque… je crois qu’ils avaient déjà défini au niveau des planètes, les mouvements de la terre, enfin ils connaissaient énormément, énormément de choses.

Marianne : Ben là il s’est juste basé sur le soleil, donc à une certaine date, à midi, le soleil… donc c’était au fond d’un puits, donc y avait aucune ombre dans le puits, c’était… à midi, et dans une ville à une certaine distance, là dans un puits, le même jour, à la même heure, il y avait une ombre de… çà doit être sept degrés par là… donc il a calculé ces degrés, les sept degrés par les trois cent soixante degrés et la distance entre les deux villes ; bon c’est un système de proportions, et çà lui a donné un résultat qui se trouve très proche du calcul que les scientifiques ont maintenant.

Serge : Il avait rien d’autre à faire ce brave monsieur, parce que là il a dû quand même se creuser la tête pour arriver avec tous ces chiffres !

Marianne : oui, des chercheurs y en a eu de tout temps et c’est grâce à eux qu’on en est arrivé à ce que l’on est.

Serge : Cà me rappelle un petit peu, çà a pas trop de rapport avec les chercheurs, quand j’étais sur l’île de Crozet et que je travaillais avec des scientifiques qui faisaient des études sur les manchots, enfin sur toute sorte d’espèces d’animaux, ils étudiaient leur cycle de reproduction, la digestion, enfin un tas de choses quoi ; et puis on avait eu un soir, on s’était retrouvé devant un verre puisque çà se finissait souvent comme çà le soir pour passer les longues soirées, et on était parti sur la recherche fondamentale et la recherche appliquée.

J’avais dit quelque chose qui les avait un petit peu fait sortir de leurs gonds, j’avais dit que pour moi la recherche fondamentale, c’était absolument inutile, que la seule recherche qui, enfin à mon avis était utile, c’était la recherche appliquée.

Ils ont reconnu que sur peut-être mille expériences qu’ils faisaient en recherche fondamentale, il y en avait peut-être une qui avait des répercutions après sur l’homme.

La recherche, c’est pour améliorer le bien-être de l’homme, de l’humanité, et en fait eux, non, non, non, la recherche fondamentale est absolument indispensable.

Je leur dit : « mais elle aboutit à quoi ?

».

Et c’est là qu’il m’a dit : » oui, c’est vrai, y a peut-être une expérience sur mille qui va aboutir sur une application utile pour l’homme ».

Ils se posaient la question, pourquoi les manchots arrivaient à plonger à une telle profondeur sans avoir les membres, les extrémités qui gelaient, et en fait, ils connaissent parfaitement le manchot depuis les années, les dizaines et dizaines d’années qu’ils l’étudient, je crois qu’ils le connaissent du bout du bec jusqu’au bout des pattes ; c’est parce que ils ont eu la capacité d’irriguer avec leur sang, d’irriguer que les parties vitales de leur organisme, donc quand ils sont en plongée, ils n’ont pas besoin en fait de mettre du sang dans les ailerons, il faut que ce soit le cœur, enfin les organes vitaux qui travaillent.

Je disais : » oui et alors, au niveau de l’homme, vous avez trouvé quelque chose qui pourrait… »

Marianne : Des fois, ces recherches avec les animaux aussi çà leur permet de créer ou d’améliorer un matériel, par exemple les toiles d’araignée ont été étudiées, la résistance, comment c’est fait, pour pouvoir appliquer çà dans…

Serge : oui mais c’est pas forcément dans un but très louable puisque je sais qu’ils ont étudié un peu sur beaucoup d’animaux marins, leur peau et puis leur capacité à pénétrer dans la, dans l’eau, enfin avec moins de résistance et en fait c’était pour l’appliquer sur les sous-marins nucléaires, c’était pas forcément dans un but très louable mais…

Marianne : Des fois, c’est dans ces buts là, d’autres recherches ont abouti sur quelque chose qui a sauvé des vies, par exemple le Kevlar.

Le Kevlar est maintenant utilisé dans les gilets pare-balles, çà a permis de sauver beaucoup de vies.

Serge : C’est vrai.

Un autre exemple, toujours sur les manchots.

Alors il y a une recherche, au départ moi je trouvais très intéressante.

En fait, les manchots, quand ils sont sur leur œuf, les deux parents se relaient pour couver l’œuf ; il ne faut absolument pas que l’œuf rentre en contact avec le sol ou qu’il soit en contact avec le froid sinon l’embryon meurt aussitôt quasiment, donc il faut absolument qu’il reste au chaud, et donc un des deux parents, quand il va en mer en fait il part pratiquement deux mois… avant de revenir, donc il fait le plein d’énergie, il mange énormément et puis après, quand il revient, il remplace l’autre parent, lui il va régurgiter pour nourrir son poussin quand il sera né ; en attendant, il vit sur ses réserves pour couver…

Marianne : Et il reste deux mois comme çà ?

Serge : voilà, il arrive à rester deux mois, alors pour moi, il y a tout de suite un objectif vraiment idéal là-dedans, c’est si il arrive à jeûner pendant deux mois, imaginez les pays justement où on… qui connaissent la faim, si on connaissait le moyen de pouvoir vivre en mangeant beaucoup moins et… tout le monde y gagnerait !

Eh ben non, apparemment, la recherche non, c’est pas dans ce but là, en tout cas pour cette expérience bien précise, ils collectaient un tas d’informations qu’ils stockaient ; çà leur permettait de préparer leur thèse parce que pour la plupart c’était des jeunes qui préparaient une thèse… donc c’était en général le sujet de leur thèse, et voilà, mais c’est tout…

Marianne : ils devraient élargir quand même un peu…

Serge : oui, oui, mais des fois c’était des sujets mais… y en avait une, elle nous avait raconté, sa thèse c’était sur la digestion de la chouette hulotte, et puis voilà, et puis bon elle savait tout sur la chouette hulotte et la digestion mais après, le côté pratique, je veux dire, çà a jamais empêché un petit, un pauvre petit d’Afrique noire de vivre un peu mieux… j’imagine, çà a quand même, çà a certainement son utilité, la preuve, le savant là, tous les savants qui ont apporté un petit peu leur pierre à l’édifice, ce qui a fait ce qu’on est devenu aujourd’hui, c’est vrai, c’est grâce à toute cette addition de petites découvertes qui ont permis de faire d’autres découvertes, de s’enchaîner certainement ; enfin moi je suis en admiration devant ces savants qui faisaient des découvertes avec pratiquement rien comme moyens… quand on voit les moyens techniques qu’on a, avec la technologie actuelle, les capacités de calcul qu’on a avec les ordinateurs hyper puissants, mais eux ils n’avaient que leur tête…

Marianne : Encore maintenant, y a des scientifiques qui n’ont pas trouvé ce… comment a pu être créé, construit certaines choses plus de deux mille ans en arrière.

Regarde pour les pyramides, ils sont encore en train de se demander comment çà, comment çà été fait.

Serge : oui, oui, ils ont fait quand même pas mal d’études, maintenant il commence à avoir des hypothèses quand même un peu plus plausibles hein, parce que le coup des extra-terrestres… moi j’y crois pas… tiens en parlant de çà, on se demandait, j’ai vu un reportage il y a pas très longtemps sur l’île de Pâques ; et on se demandait comment les… de trucs en pierre…

Marianne : les statues

Serge : de statues en pierre qui ont été déplacées, ils ont dit : « mais comment est-ce possible ?

».

Mais en fait, il s’avère que c’est de la roche volcanique, ce qui fait que c’est creux, et c’est très, très léger.

A la limite, avec une dizaine d’hommes, ils arrivent à les porter.

Si on imagine la même statue en pierre, en granit, elle pèserait peut-être cent tonnes ce qui est bon, ce qui est impossible à déplacer.

Petit à petit, on découvre des choses, et puis on arrive à donner des explications plausibles.

C’est très facile d’utiliser la raison des extra-terrestres…

Marianne : Ben quand il n’y a pas d’explication…

Serge : oui ben voilà, quand on n’en a pas, on dit l’intervention divine ou les extra-terrestres, comme çà, hop !

Cà facilite…

Marianne : Y a certains pays, on retrouve des lignes qui sont très droites, quand tu n’as pas d’avion, pour te guider, tracer une ligne aussi rectiligne, comme çà sans rien, c’est quand même pas si évident parce que c’est facile de tourner en rond.

Serge: je sens que toi tu serais un petit peu pour la thèse des extra-terrestres ou d’une intervention divine non ?

Serge & Marianne – Saving Energy

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Serge and Marianne talk about saving energy. (Serge et Marianne parlent de l’économie d’énergie)

Serge: Bonjour Marianne

Marianne: Bonjour Serge

Serge: Comment vas-tu depuis au moins un mois qu’on ne s’est parlé, je crois?

Marianne: Au moins, oui, un bon mois, un mois et demi.

Oui, ça va.

Serge: Ca va?

Marianne: Oui, oui.

Et toi?

Serge: Tu as été… oui, oui, ça va.

Tu as été très occupée, non?

Marianne: Très occupée, oui, c’est…

Serge: Oui, ça arrive, et oui.

Alors, quoi de neuf sinon?

Tu as…est-ce que tu as des choses qui t’ont interpellés ces temps-ci au niveau de l’actualité, je ne sais pas, des nouveautés, des…non?

Il y a des choses qui t’ont…

Marianne: Ce qui…Oui, ce qui m’a interpellé…

Serge: Oui?

Marianne: C’est un sujet concernant l’écologie, l’économie d’énergie qui est…je trouve que ça énerve assez quand même parce que les écologistes poussent un peu trop.

Et là c’est une loi, apparemment, que l’Europe veut faire à partir du 1er janvier 2009, ça va être étendu sur une période de 3 ou 4 ans, je crois.

Ils veulent interdire les ampoules à incandescence.

Serge: Tiens donc?

Les ampoules à incandescence.

Oui, je crois bien que j’ai entendu ça ou vu dans la presse, oui.

Marianne: Pour remplacer avec des ampoules écologiques…économiques, pardon.

Serge: Oui, bien oui mais c’est un petit peu synonyme puisque…

Marianne: Oui

Serge: Quand c’est économique, ça devient écologique plus ou moins, oui.

Marianne: Et puis c’est les écologistes qui poussent donc…

Serge: Mais c’est l’Europe ou c’est la France qui…

Marianne: Non, c’est européen.

Serge: C’est vraiment européen?

Marianne: Oh, donneur d’ordre, je ne sais pas mais enfin c’est l’ensemble, c’est en Europe.

Serge: Oui et ça…pardon, et ça va avoir un certain coût cette affaire là?

Pourquoi pas, à première vue, moi je dis pourquoi pas?

Marianne: Bien, il y a beaucoup quand même d’inconvénients.

Ils disent concernant l’économie d’énergie, ça va diminuer à peu près de 80%.

Serge: Bon, ça c’est un bon point.

Marianne: C’est quand même assez conséquent, c’est pas mal.

Mais ces ampoules économiques sont bien plus chères que les ampoules à incandescence.

Et les mauvais points que ça a, c’est que ce sont des ampoules qui contiennent du mercure.

Serge: Ah, oui, bien le mercure oui, oui, c’est un métal, c’est vachement nocif, ça.

Marianne: Voilà,

Serge: il y a eu assez de problèmes avec les…

Marianne: donc ils veulent faire des économies d’énergie en mettant des ampoules qui vont être dangereuses pour la Terre.

Serge: Ah, oui parce que le jour où il faudra, le jour où elle… l’ampoule est morte, ne marche plus, il faudra bien la recycler et là on va avoir le problème du mercure, quoi.

Marianne: Voilà.

Alors, en plus, ils préviennent les gens, quand ça casse, bon c’est quand même plus solide mais il peut arriver que ces ampoules cassent, il ne faut pas les ramasser avec les mains.

Serge: Ah, oui

Marianne: Parce qu’avec le mercure…

Serge: Ah, bien oui, bien sûr.

Marianne: A peu près à…j’ai entendu, c’est qu’à peu près à une distance de 20 centimètres…

Serge: Ah oui, oui c’est vrai

Marianne: Ca peut être dangereux pour la santé des gens.

Serge: Exact, c’est ça qui m’avait…oui, voilà, dans le reportage…

Marianne: Donc il faut les suspendre,

Serge: C’est ce qui m’avait frappé.

Marianne: tu sais, dans les lustres mais pas…

Serge: Assez haut, oui.

Marianne: Voilà.

Serge: Ah, pas en lampe de chevet, voilà.

Marianne: pas en lampe de chevet

Serge: Ou en lampe de bureau.

Marianne: Ou alors, voilà, dans le bureau ou dans une salle à manger.

Serge: Ca limite alors l’utilisation si on ne peut les utiliser qu’au plafond

Marianne: oui, parce que 20 centimètres…Donc, ça c’est le deuxième inconvénient et le troisième c’est que ça éclaire moins.

C’est assez long à s’allumer, à atteindre son point fort dans la luminosité.

Donc, ils disent que…il est dit qu’il ne faut pas allumer et éteindre cette ampoule plus de trois fois, donc il faut mettre cette ampoule dans une pièce où on vit principalement.

Serge: C’est à dire…

Marianne: Comme une salle à manger.

Par exemple, si tu vas… tu mets une ampoule comme çà dans une cuisine.

Serge: Oui.

Marianne: Bien ça arrive souvent, on va à la cuisine chercher quelque chose, bon tu allumes, tu prends quelque chose, tu t’en vas, tu éteins.

Oh, tu as oublié, hop tu repars, tu rallumes, etc.

Ca c’est… plus de trois fois, avec un écart assez réduit dans le temps, çà c’est…

Serge: Ah, oui. D’accord.

Marianne: l’ampoule après, elle est…c’est fichu.

Et puis vu qu’elle est très longue à s’allumer, et bien quand tu arrives dans la pièce, tu allumes, tu as le temps de prendre quelque chose, de repartir et la lumière ne sera pas encore complètement en plein éclat, quoi.

Et, c’est comme si tu t’éclairais avec une bougie.

Serge: Dis donc, il y a quand même beaucoup d’inconvénients pour…

Marianne: Il y a énormément d’inconvénients.

Serge: et je ne sais pas si l’avantage vaut la peine.

Marianne: Voilà, donc comme au départ comme ils disaient qu’il y a 80% d’économies d’énergie, oh oui, c’est très bien mais je crois que c’est la semaine dernière, quand j’ai entendu ce reportage un peu plus poussé sur les avantages et les inconvénients de ces ampoules.

Bien, je trouve qu’il y a beaucoup plus d’inconvénients.

Serge: Oui.

Marianne: Et en plus, les écologistes qu’on entend sans arrêt rabâcher les problèmes avec la Terre.

Enfin, à les entendre, la Terre est foutue, hein, nous même on est foutu.

Là, on ne les entend pas parler du danger du mercure.

Rien que çà, on n’entend pas des tôlés, on n’entend rien là dessus.

Donc, je ne sais pas comment ça va se passer mais vu qu’à partir du 1er janvier 2009 là, ils veulent les retirer de la vente.

Serge: c’est-à-dire…Ah, oui!

Ils vont carrément les retirer de la vente?

Marianne: petit à petit.

Ca ne va pas se faire d’un seul coup.

Ca va être sur une période de 3-4 ans, je ne sais pas.

Serge: donc, en fait, au niveau du consommateur ce qu’il se passe c’est qu’on va devoir investir alors bon bien, dans l’affaire je veux dire c’est quand même toujours l’Etat qui est le plus…le gagnant, le plus gros gagnant parce que sous prétexte d’économie d’énergie, je veux dire, ils font passer un peu beaucoup de choses là-dessus.

Surtout qu’il y a un problème qu’ils n’ont… je ne sais pas s’ils l’ont pris en compte mais en fait, l’énergie…le problème de l’énergie…que ce soit de l’énergie qu’on a à partir des centrales nucléaires ou des…quelque soit la source d’énergie, le gros problème de l’énergie c’est de pouvoir la stocker.

On a de très grosses difficultés à la stocker, c’est à dire en gros l’énergie, il faut la consommer dès qu’on l’a.

Alors, si on se retrouve dans une situation où il faut arrêter une centrale pour pouvoir… parce qu’il n’y a pas assez de consommation dans…çà, c’est vraiment un problème qui existe.

Je sais que par moment, EDF est…vend, donc, EDF de toute façon vend de l’énergie aux pays limitrophes parce que c’est vrai qu’en France, avec l’énergie nucléaire, on est…EDF c’est le plus gros au monde, je crois, fournisseur, hein et d’ailleurs il a racheté, j’ai lu ça dans le journal, aujourd’hui, il a racheté un américain.

Il va, EDF va gérer les centrales nucléaires aux Etats-Unis, donc c’est vraiment un truc de poids.

Mais donc cette énergie ça ne sert à rien de trop économi… économiser l’énergie.

Parce que de toute façon si elle n’est pas l’utiliser, on en peut pas la stocker alors elle sera perdue donc…Moi, franchement, bon 80%…surtout sur…au niveau de l’éclairage des maisons, je ne sais pas si c’est ce qui consomme le plus, hein.

Si tu regardes la part de consommation d’énergie dans une maison, pour moi, c’est le chauffage la plus grosse part, c’est pas… et puis c’est les appareils électroménagers.

Marianne: Oui

Serge: quand tu fais une machine à laver… un sèche-linge, un lave-vaisselle.

C’est très gourmand en énergie.

Une ampoule?

Je suis désolé, ce n’est pas…

Marianne: oui

Serge: et surtout comme tu dis, enfin moi, c’est ce que je fais chez moi, je sors d’une pièce je ne laisse pas la lumière allumée si je ne suis pas non plus dans la pièce.

Donc en fait, j’utilise la lumière quand vraiment j’en ai besoin.

Donc, comme tu dis, cette histoire de 80% ça fait, c’est sûr, ça fait rêver ça 80% d’économie, on se dit c’est impressionnant mais bon.

Marianne: mais il doit y avoir…

Serge:…..oui, oui, il y a…

Marianne: …une autre raison

Serge: Ca me laisse perplexe, cette affaire là.

Marianne: il doit y avoir une autre raison, et puis c’est… il y a trop d’inconvénients avec les autres ampoules.

Serge: oui, oui, et puis attend c’est vrai les écologistes, comme tu dis, ils ont assez remué ciel et terre quand…avec les, comment, les insecticides enfin tous les produits chimiques et là…le mercure, tiens, ils ne disent plus rien.

Pourtant le mercure…

Marianne: oui, là on ne les entend pas

Serge: oui, c’est très dangereux comme…oui, oui, c’est étonnant ça.

Marianne: Et je ne sais pas, bon je change mais en restant sur le même sujet, dans…à Bordeaux je ne sais pas si c’est comme ça mais alors, cette année, donc à Melun, vu que c’est la période de Noël il y a les décorations

Serge: Bien sûr, oui

Marianne: avec toutes ces guirlandes lumineuses…Cette année, à Melun, je trouve que c’est minable parce que les décorations il y en a presque pas ou c’est…ça, enfin ça vaut rien je trouve.

Et on reçoit un petit magazine de la ville, et là qu’est ce que j’ai lu?

Ah, bien, il y a moins de décorations parce qu’il faut faire des économies d’énergie!

Vraiment!

Serge: Enfin, je veux dire sur une petite période comme noël, bon enfin je ne sais pas, les rues sont décorées peut-être pendant un mois, un mois et demi ou allez, même deux mois.

Marianne: oui, et puis…

Serge: À la période de Noël, ce n’est quand même pas…surtout que là aussi je crois que maintenant ils utilisent de plus en plus de LED, les LED comment on appelle ça?

Électro luminescentes, là c’est à dire ça consomme très très peu d’énergie.

C’est beaucoup plus simple que les grosses ampoules, parce que moi je sais que dans ma ville…bon Bordeaux, j’y suis allé récemment mais je n’ai pas fait très attention comme c’était de jour, donc je n’ai pas vraiment vu s’ils avaient décorés comme ils le font chaque année.

D’ailleurs, c’est toujours très très bien décoré.

Mais, la petite ville où je suis moi, Andernos, ils ont décoré comme chaque année, mais en fait c’est énormément de système avec des petites ampoules électro…des petites LED.

Ce qui fait que c’est beaucoup moins gourmand certainement en énergie déjà, et puis donc nous c’est resté encore très joli.

Bon, ils n’ont pas parlé spécialement d’économie d’énergie, là ça fait un peu pingre là, je trouve, Melun?

Franchement, bon.

Il y a tellement de gaspillages à côté.

Franchement, ils peuvent laisser les décorations quand même noël, c’est quand même la plus belle fête de l’année, moi je dirais, pour les enfants et tout.

Marianne: Oui, et puis même pour les…bon, c’est mieux pour les enfants mais même pour les adultes cette ambiance…

Serge: Oui, oui.

C’est bien plus joli et puis pour les…

Marianne: Oui.

Plus les années passent et bon, déjà ça fait bien 5-6 ans mais…que cette ambiance diminue mais alors, cette année…

Serge: C’est dommage, oui parce que c’est vrai que…moi, j’aime bien et je sais qu’à Bordeaux enfin, l’année dernière je m’en souviens puisque j’y étais allé plusieurs fois, c’est magnifique les décorations qu’ils font.

Là, j’y suis allé que de jours récemment donc je n’ai pas fait attention mais je pense qu’ils ont décoré de la même façon.

Moi je… bon, ils mettront peut-être à l’avenir ces fameuses ampoules qui économisent 80% mais alors vu que c’est des milliers d’ampoules qu’il y a pour les décorations…l’histoire du mercure bon, ça me laisse un peu…enfin l’écologie, l’écologie…justement en parlant bon, on dérive un petit peu mais l’autre jour je suis allé chez mon dentiste, je n’aime pas çà mais ma foi des fois on est obligé.

Marianne: Il faut y aller de temps en temps

Serge: Oui.

Il est très…il est très très bavard.

Il aime bien discuter et bon, on prenait de nos nouvelles respectivement et puis on disait « ah, oui, bien ça va bien.

Oui bon, il commence à faire un petit peu froid.

» C’est vrai qu’on a eu…les derniers jours là, il a fait quand même nettement plus froid.

Marianne: Oui

Serge: Et puis, je lui dis « oui, j’ai fait du vélo l’autre fois avec un ami qui est déjà, bon, assez âgé et puis il disait ‘oui, on parle toujours du réchauffement de la Terre.

Moi, j’ai comparé les températures… » puisque sur mon journal, ils mettent les températures du même jour mais 20 ans avant, 30 ans avant, 50 ans avant et il a dit « …plus ça va et plus il fait froid, alors avec leur réchauffement, ils me font bien rigoler.

» et à ce moment-là, il me dit “mais c’est vrai que moi, j’ai un ami qui m’a parlé de ça et il parait que c’est une grosse fumisterie cette histoire de réchauffement.

Parce qu’en fait ça, comment dire, ça intéresse en fait tous ces mouvements écologiques, Greenpeace etc.

Ca leur apporte énormément de subvention, ça les fait vivre de développer cette image de… catastrophique là, de réchauffement de la Terre, ce qu’on peut voir, ce que ça peut provoquer.

Parce qu’en fait, il expliquait que 95% des raisons du réchauffement de la Terre, c’était des raisons naturelles et que c’était des cycles et bon, c’est sur des milliers d’années, hein.

C’est des cycles de 10 000 ans, je crois, où la Terre régulièrement se réchauffe, se refroidit.

Et, en fait, c’est vrai que l’homme avait eu plus ou moins une influence mais qui a été limité à 5% donc je suis d’accord, si on peut limiter la pollution oui, mais il ne faut pas non plus s’empêcher de vivre…

Marianne: Il faut être réaliste.

Il faut faire attention mais il faut être réaliste et pas faire peur aux gens en disant que ça y est la Terre, elle est fichue.

La Terre, ça…elle a des cycles.

Serge: Voilà, oui oui.

Marianne: 1000 ans en arrière, il a fait chaud en plein mois de décembre

Serge: Voilà, donc…

Marianne: Je suis contente de t’entendre parler comme ça et que d’autres personnes pensent comme ça parce que…

Serge: Oui, bon il y a…c’est vrai qu’il y a certain pays qui se développent sur le plan industriel énormément, bon on ne va pas les citer, la Chine, le Brésil, l’Inde tout ça.

Eux… oui, il faut quand même surveiller un petit peu parce que je pense qu’ils se développent comme nous on s’est développé il y a 20-30-40-50 ans bon, on s’est mis à consommer énormément d’énergie bon, bien maintenant ils le font, eux, et bon, qui dit consommation d’énergie dit pollution et donc faut…

Marianne: Oui, mais il y a une chose…

Serge: Oui, qu’ils fassent attention mais de là à, c’est vrai, systématiquement voir le mal tout le temps bon, je ne sais pas.

Marianne: Oui, mais c’est un peu contradictoire parce qu’ils disent aux pays européens ou en Amérique de faire attention, les économies, etc.

Mais dans les pays qui se développent, là on les laisse parce que justement ils sont en train de se développer.

Serge: Oui

Marianne: Bon, alors c’est…enfin, on peut débattre encore longtemps comme ça.

Serge: Oh, oui.

Là-dessus, on pourrait…

Marianne: En tout cas, je suis ravie que enfin, il y a quelqu’un qui a la même opinion.

Serge: Ecoute…

Marianne: Parce que c’est vrai que c’est énervant d’entendre tous ces écologistes, toutes ces associations.

Serge: Disons qu’au début, j’étais quand même un petit peu plutôt, oui de leur côté mais je trouve franchement que ça va, c’est vrai que ça va trop loin et puis il faut quand même…bon il faut être…

Marianne: Il faut être réaliste.

Serge: C’est un petit peu l’inconvénient du progrès mais bon on l’accepte le progrès.

A ce moment là, bon il faut se passer de son écran d’ordinateur, de télévision parce que ça c’est…quand il faut que ce soit recycler c’est très très polluant; il faut arrêter de prendre sa voiture…il faut, à ce moment-là, il faut…on peut aller très loin, quoi je veux dire…donc, il faut quand même… il y a des limites, je veux dire, qu’on fasse attention oui, qu’on ne pollue pas bêtement et puis il y a des gestes simples à faire pour limiter, mais voilà je veux dire après il faut, c’est comme çà, je veux dire le confort, le confort il a ces inconvénients.

Le confort, il implique de la pollution et puis, voilà, on ne va pas retourner à l’âge des cavernes, hein, c’est sûr que là, l’air était pur, l’eau était pure mais…

Marianne: A les entendre…

Serge: La vie était bien plus dure, je pense.

Marianne: Bien, à les entendre, c’est ce qu’il faudrait.

Serge: Oui, c’est ce qu’il faudrait.

Bien, je voudrais bien qu’ils montrent l’exemple moi parce que…je suis curieux, tiens, de voir si les purs et durs, tu sais, les farouches comme ça, chez les écolos.

Je voudrais voir leur façon de vivre.

Je pense qu’on serait surpris.

Marianne: Oui. Très bien, on va…

Serge: Oui, parce que sinon on va y passer la nuit, je pense, sur ce genre de sujets, des sujets brûlants.

Marianne: oui, aujourd’hui ou demain, on peut continuer comme ça encore longtemps mais donc…merci de cette discussion, hein, c’était très intéressant.

Serge: Très intéressant

Marianne: Oui.

Serge: Ok, mais j’espère qu’on n’utilisera jamais ces ampoules mais bon, apparemment si tu dis que c’est parti.

Marianne: J’espère que…je ne sais pas.

Peut-être, ils vont peut-être revenir sur leur décision, j’en sais rien mais c’est pas quelque chose qui m’emballe vraiment.

Serge: Non, ben moi non plus.

Marianne: Mais bon, il y a beaucoup de gens comme ça, hein.

Serge: Une chose, c’est que si je dois changer toutes les ampoules de la maison…

Marianne: Ca va revenir cher.

Serge: Ca va faire cher, oui

Marianne: Il y a peut-être aussi beaucoup qui vont faire des réserves d’ampoules à incandescence.

Serge: Oh oui, oui, oui et qui vont les utiliser pendant quelques années.

Bonne idée, tiens tu viens de me donner une bonne idée.

Je vais y réfléchir.

Marianne: J’ai déjà noté toutes les…les Watts, les ampoules et les nombres de Watt que j’ai à la maison.

Serge: Ok bon, bien écoute, je te souhaite une bonne soirée et puis à bientôt pour une nouvelle discussion.

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: Ok.

Marianne: Bonne soirée, Serge

Serge: Allez, bonne soirée Marianne

Marianne: Au revoir.

Serge: Bye.