#3: Courir le marathon et apprendre des langues [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Lauriane de « Marathon des langues » nous parle du lien entre le sport et l’apprentissage des langues étrangères. Vous allez découvrir pourquoi courir le marathon permet de mieux apprendre des langues étrangères, la clé pour avoir des résultats en sport et en langues et Lauriane nous donne ces meilleurs conseils pour apprendre une langue rapidement…

“OK, comment je parle au passé?” donc tu vas aller chercher l’information.

Et cette fois ci, tu vas l’assimiler.

Tu vas bien la comprendre et tu ne seras plus dans le schéma d’illusion d’apprentissage

comme on pouvait l’être avant, en disant “non mais ça je l’ai compris.”

Sauf que quand tu passes à l’oral, tu n’arrives pas à le mettre en place.

Et je reprends une phrase de mon prof de guitare

qui m’a dit un jour “Quand l’élève pose la question, c’est qu’il est prêt à recevoir la réponse.”

Et c’est là où il y a tout le jeu de la compréhension qui se met en place et donc de mémorisation.

Et d’assimilation des règles grammaticales. Quand on parle de la grammaire.

Et ça, c’est vraiment intéressant ce que tu dis

parce que c’est vraiment quelque chose qui est flagrant quand on parle du sport.

On sait que si tu veux te mettre au sport, il faut commencer.

Tu ne vas pas attendre sur ton canapé d’être en pleine forme avant de courir le marathon.

Tu va t’entraîner tous les jours un petit peu

Et tous les jours, tu vas aller un peu plus loin, jusqu’à atteindre ta destination, ton objectif.

Et on fait beaucoup cette erreur en langue étrangère.

C’est où, justement, on attend tout simplement d’être parfait.

On attend toujours et du coup, on peut attendre toute notre vie parce qu’on ne sera jamais parfait.

parce que c’est impossible de maîtriser une langue à la perfection.

Même notre langue natale, on ne la maîtrise bien souvent pas à la perfection.

Donc, c’est une des grandes erreurs qui bloque beaucoup de personnes.

Et c’est intéressant parce que toi…

Tu fais vraiment le parallèle entre le sport et les langues étrangères.

Je pense que c’est vraiment quelque chose d’intéressant parce que ça se rejoint beaucoup.

Et pourquoi tu as décidé vraiment de faire ce parallèle entre les langues étrangères et le sport ?

Eh bien, tu as tout dis en fait, c’est exactement ça.

C’est à dire que le sport, c’est tangible, c’est visuel, on le voit très bien.

Si tu prépare un marathon et que tu ne vas pas courir

que tu regardes les autres courir, tu n’aura pas les résultats.

Et dans les langues, c’est quelque chose qui est intangible, on ne se rend pas forcément compte.

Mais c’est exactement la même pédagogie.

Et effectivement… et moi…

Ce que j’ai trouvé le plus efficace, c’est de reprendre toute la stratégie…

justement, de la préparation d’un marathon pour l’apprentissage d’une langue.

Donc, par exemple, tu vas voir le coach qui est là pour te botter les fesses.

Donc, ça, c’est mon rôle avec mon équipe.

Donc, dès qu’on a une baisse de motivation

on est là pour remettre un coup de pied aux fesses.

T’as toute la team, toute l’équipe qui est là et qui prépare le marathon avec toi.

Quand tu as besoin de te taper trois heures de course

pour préparer ton marathon sous la pluie

je peux te dire que c’est plus facile de le faire avec ta team que de le faire tout seul.

Et nous, c’est pareil. C’est ce qu’on a fait aussi.

On a créé une communauté bienveillante où chacun s’entraide et relève les défis ensemble.

Et enfin, tu as le plan de l’entraînement, c’est à dire que tu as une vision.

Tu sais exactement par quelles étapes tu vas passer.

Tu sais que la première semaine, tu vas faire tel entraînement

la deuxième semaine tel entraînement, etc.

Et dans le marathon d’Anglais, c’est ce qu’on fait aussi.

C’est qu’on sait où on va.

On a un chemin et tu as des jours où tu n’auras pas envie d’aller courir.

Il y a des jours où tu vas dire “Oh lala, j’en peux plus, je n’ai jamais couru de ma vie”

Et c’est la même chose dans les langues.

Tu auras l’impression qu’il y a un jour où tu te sens fluide

et le lendemain tu te dis, “Mince, ça bloque là, ça ne sort plus. Pourquoi?”

Mais quand tu as le plan d’entrainement tu sais que c’est OK.

“Je sais que je suis dans une phase de down.”

“Je n’ai plus qu’à appliquer la suite.”

“On avance et je sais qu’il y aura des résultats.”

Il y a ça et tu as aussi la date échéante qui est hyper importante.

Tu sais quand le marathon aura lieu.

Donc tu sais que t’as pas le choix, tu vas aller t’entrainer toutes les semaines

et avec les langues, c’est la meme chose

si tu n’as pas de projet au bout, si tu n’as pas une date.

Mais les jours où tu n’as pas envie, tu ne vas pas le faire.

C’est là où la fameuse procrastination

prend place et t’empêche du coup de passer à l’action.

Oui, je pense que la courbe d’apprentissage est semblable dans le sport et dans les langues .

parce que c’est un peu la même, au début tu es motivé après tu as la phase de plateau.

Beaucoup de gens abandonnent.

Et après si tu arrives à passer cette phase de plateau

Tu peux continuer jusqu’à atteindre ton objectif.

Et ce qui est intéressant, le parallèle, encore une fois entre les sport et surtout le marathon et les langues.

C’est que c’est un peu pareil; c’est qu’au début, ce n’est pas quelque chose…

On va pas éprouver du plaisir, par exemple, à courir 30 km au début.

Et c’est pareil quand on commence à apprendre une langue.

Au début, c’est difficile, on ne comprend pas.

On est dans un univers totalement extraterrestre

et c’est pourquoi ça peut être assez… voilà…

Je pense que c’est un monde parallèle, les langues et le sport parce que les difficultés sont différentes.

Mais la courbe, est assez pareille. Est-ce que tu es d’accord avec ça?

Totalement, totalement! C’est que…

Au début, moi, l’image que je donne aussi, j’aime beaucoup parler en images.

C’est, du coup, je ne sais pas si ça va bien parler en audio, mais c’est l’image de l’océan.

Quand tu arrives dans l’océan, au début, tu mets tes orteils, c’est bon..

J’y vais, je n’y vais pas, je ne sais pas trop, tu rentre dedans.

Et là, tu as une phase de vagues blanches qui n’est pas très large.

Et là, c’est un moment où tu dois être sur tes deux jambes très solides pour ne pas tomber.

parce que c’est un endroit où ça pousse d’avant en arrière

et c’est la phase pas forcément très, très agréable.

Et dans les langues, c’est la même chose.

Tu sais, c’est la phase A1-A2 où tu apprends les fondamentaux.

Et quand tu vas passer à l’oral, tu vas parler à la Tarzan parce que tu vas associer des mots

mais tu vas te planter sur la conjugaison, etc.

Donc, ce n’est pas forcément le plus agréable

mais une fois que tu serres les dents, que tu t’accroches pendant cette période.

Tu sais que derrière, tu sais que cette période est vraiment très courte.

Tu passes derrière et tu arrives sur l’océan qui est plat.

Tu as un océan de possibilités, justement.

Et là, c’est comme quand tu arrives sur le niveau bien.

Donc c’est là où tu commences à t’amuser parce que tu peux communiquer.

Même si ce n’est pas parfait.

Tu peux parler un peu de tout. Tu peux échanger et comprendre.

Tu peux avoir une connexion en fait avec les gens.

Et voilà, c’est une image que j’aime bien donner où oui, la phase d’apprentissage…

Tu as un début ou tu es généralement hyper enthousiaste.

Tu sais tu achètes toutes les ressources et tu es hyper content.

Mais au final, après, tu commences à voir qu’il y a des obstacles

et qu’il y a de petites croyances limitantes qui reviennent.

Du coup, tu te dis est-ce que je vais y arriver? et là, tu as quelqu’un qui te rebotte les fesses.

“On y retourne!” et ce n’est que ça, en fait, c’est des hauts et des bas.

Et effectivement, la courbe est “up and down”.

“Up and down yeah!”

Mais après? Personnellement? Qu’est ce que les langues t’apportent personnellement?

Pourquoi tu mets autant à apprendre les langues? Niveau enrichissement personnel…

Alors ça c’est… ça c’est…

J’adore cette question parce que c’est justement… ça évolue tout le temps.

C’est que, justement, j’ai eu une grosse prise de conscience dernièrement.

C’est que déjà, pour moi…

Apprendre une langue, c’est un chemin de développement personnel.

C’est pour ça que dans nos programmes, c’est encore une fois une de nos spécialités.

On s’appuie sur les leviers du développement personnel pour enlever les blocages.

Et moi, ce que j’en tire et ce que j’ai compris dernièrement…

C’est que, moi, ce que j’aime, c’est vraiment la connexion à l’être humain

Là, je suis, pas mal parti en voyage dernièrement.

Et à chaque fois que je pouvais parler avec les locaux

que ce soit dans le taxi, tu sais, souvent, c’est les situations classiques

dans le taxi ou dans les petits restaurants, dans les petits bars, etc.

Eh bien tu apprends à te connecter à la personne et à sa culture

à comprendre comment ça se passe dans son cerveau.

Et je trouve que ça te donne une claque d’humilité incroyable.

Et c’est juste. Ça me fait pétiller, quoi! Ça me met en joie.

J’adore ça!

Oui, ça, c’est la finalité.

Et pendant longtemps, ça s’est pareil, je l’ai compris il y a peu de temps.

Le démarrage des langues, comme je disais, ça a été difficile pour moi.

Et moi, c’était pour me prouver à moi même que j’étais assez intelligent.

Ça, c’est une croyance limitante que j’avais aussi à me dire:

“Mais non tu n’es pas assez intelligent, il faut que tu fasses plus”, tu vois? “Tu es plus dans le combat.”

J’ai démarré par par cette manière de faire, d’être dans le combat

et là, depuis que j’ai lâché ça… à dire:

“Mais en fait, je n’ai rien à prouver.”

“Je n’ai rien à me prouver à moi ni aux autres”

et je me suis plus reconnectée au plaisir d’apprendre.

Ça m’a allégé.

Donc, c’est vraiment très personnel

selon chaque personne et je pense que ça te pousse à une introspection

à laquelle tu ne t’attends pas forcément quand tu apprends des langues

Oui, et tu n’as même pas besoin de parler forcément couramment la langue pour avoir cette introspection

Des fois, juste les fondamentaux, ça te permet de te connecter; par exemple je suis en Turquie.

Alors je ne parle pas turc, j’ai appris quelques phrases de base, etc.

Mais juste ça.

Ça te permet d’avoir une certaine connexion avec les gens.

Et les gens apprécient quand tu fais l’effort d’apprendre leur langue, ça permet d’avoir…

Moi ce que je dis souvent, c’est que quand tu apprends une langue, c’est un voyage total en fait.

C’est que vraiment tu rentres en immersion dans l’univers des gens.

Ça te permet de voir le monde avec de nouveaux concepts, en fait.

Et c’est pourquoi moi, personnellement aussi j’aime apprendre les langues étrangères.

Et comme là je parle justement avec un Turc, on en parlait justement des langues étrangères

Il me disait qu’en Turc on dit ça en rigolant souvent, enfin, ce n’est même pas Turc tu vois?

Je ne sais pas si ça vient de Turquie mais on dit souvent que:

Quand tu apprends une langue, tu es une personne, quand tu connais deux langues, tu es deux personnes

Quand tu connais trois langues tu es trois personnes.

Est-ce que tu es d’accord avec ça?

Mais oui, justement, j’en parlais il y a pas très longtemps.

C’est que je ne sais pas si tu ressens ça aussi.

C’est qu’à chaque fois que je passe d’une langue à l’autre

J’ai l’impression d’être une personne différente.

Par exemple, en français

Quand je parle français, moi, je suis quelqu’un plutôt introverti.

Ce n’est pas moi qui va aller vers les gens et qui va déclencher une conversation.

#3: Courir le marathon et apprendre des langues [1]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Lauriane de « Marathon des langues » nous parle du lien entre le sport et l’apprentissage des langues étrangères. Vous allez découvrir pourquoi courir le marathon permet de mieux apprendre des langues étrangères, la clé pour avoir des résultats en sport et en langues et Lauriane nous donne ces meilleurs conseils pour apprendre une langue rapidement…

Bonjour c’est François et bienvenue dans ce nouvel épisode de LingQ en français.

Aujourd’hui, je discute avec Lauriane du marathon des langues.

Lauriane est passionnée par les langues étrangères, mais aussi par le sport et le marathon.

Depuis quelques années, elle aide les personnes à mieux apprendre des langues étrangères

et enfin, à avoir des résultats avec les langues.

Dans cet épisode, vous allez découvrir des choses passionnantes, comme par exemple:

Quel est le lien entre le marathon et les langues étrangères?

Quelle est la plus grande difficulté quand on souhaite apprendre une langue étrangère?

Ensuite, Lauriane va vous donner quelques conseils

pour enfin avoir des résultats avec les langues étrangères.

Vous pouvez retrouver ce podcast avec sa transcription directement sur LingQ.

LingQ est une plateforme qui permet d’apprendre une langue naturellement.

Vous pouvez écouter et lire des contenus passionnants de tous les niveaux

et rejoindre des milliers de personnes comme vous, qui apprennent une langue étrangère.

N’hésitez pas à liker cet épisode, à le commenter et à le partager sur YouTube,

Soundcloud ou votre application de podcast favorite.

Vous êtes prêts? Alors, c’est parti!

Salut Lauriane et merci d’avoir accepté mon invitation pour ce podcast en français de LingQ.

et je voudrais commencer par une question

qui peut paraître un peu bizarre mais, qu’est ce qui est le plus difficile?

Courir le marathon ou apprendre une langue étrangère?

Salut François, merci pour ton invitation.

C’est marrant parce que je ne me suis pas du tout préparée aux questions.

Alors du coup, ça va être totalement spontané.

Qu’est ce qui est plus difficile…

Eh bien, ça dépend.

Voilà la réponse facile.

Ça dépend totalement, en fait.

D’où tu pars? C’est quoi ton point d’origine?

Est-ce que tu pars totalement de zéro et quelles sont les croyances limitantes que tu as?

Parce que c’est ça aussi notre spécialité au sein du Marathon des langues

C’est qu’on travaille beaucoup sur tous les blocages qui empêchent d’oser.

Et moi, de mon point de vue, par rapport aux personnes que j’accompagne.

Je dirais que le plus difficile, ce serait peu être l’apprentissage des langues.

D’accord, d’accord.

Et toi, personnellement, tu as commencé par le sport ou par les langues?

Ou tu as commencé les deux en même temps?

Ah! C’est vrai que je ne m’étais jamais posé la question

mais effectivement, ça s’est débloqué en même temps

Parce qu’en fait, j’étais parti.. Pour te donner un petit peu de contexte..

L’anecdote, c’est que comme j’étais bloqué avec l’anglais à l’école, les 6/20 aux examens et tout ça

par les trucs qui font bien plaisir, comme beaucoup d’entre nous en France.

Je me suis dit que j’allais partir à l’étranger et que la langue allait se télécharger dans mon cerveau

et je me souviens que c’est une phrase que tu m’avais dit et je l’utilise tout le temps maintenant

Je me suis dit: “Je vais partir à l’étranger, je pars en Angleterre et ça va être facile.”

Sauf que ça se passe pas comme ça. Ce n’est pas aussi simple.

Et donc, c’est justement quand j’étais en Angleterre que j’étais en galère.

Je ne comprenais rien.

Je n’arrivais pas à parler, que je me suis mise à aller à la salle de sport pour…

Justement, j’étais tellement frustrée.

J’étais tellement mal que j’allais évacuer à la salle

Et oui je me rends compte que le parallèle s’est fait en même temps, tiens!

Merci pour cette question.

Je n’avais jamais pris conscience de ça.

Oui, je t’ai posé cette question parce que je pense qu’il y a vraiment un parallèle

entre le sport et les activités physiques et les langues étrangères

parce que ça demande beaucoup de mental et aussi de surpasser les blocages mentaux.

Je pense que c’est un des problèmes majeurs…

quand on apprend des langues étrangères, c’est les blocages mentaux

qu’on peut avoir peur de pratiquer, peur de faire des erreurs.

Et je pense que c’est la même chose pour le sport.

Il y’a vraiment une grosse partie de mental pour avoir du succès.

T’en penses quoi?

Je suis totalement d’accord ici.

Oui, je suis totalement d’accord. C’est exactement notre pédagogie.

où on va travailler justement sur les blocages en priorité.

Et je pense qu’en plus, quand tu fais du sport, ça va te forger une certaine discipline.

Un certain mental qui va non pas seulement t’aider avec le sport, mais qui va aussi t’ouvrir d’autres portes.

Qui va… En fait, si tu veux…

Dans le cerveau, on a des canaux neuronaux qui vont s’ouvrir pour différentes activités.

Donc, si tu te sens fort dans le sport,

parce que ça, c’est pareil, c’est, je ne sais pas, c’est biochimique?

Je ne sais pas si c’est le bon terme mais…

quand tu vas courir tu as la dopamine qui se crée, tu as le plaisir, tu as de la confiance en toi qui remonte.

et du coup, tu te sens invincible, ça te remet de l’énergie.

Et quand tu crée ça, ça te permet aussi de créer de la confiance pour d’autres choses.

Donc moi, je trouve que c’est carrément étroitement lié.

Et quand j’ai des projets, un peu challengeant, je me remets à fond dans le sport

Et je sais que par effet domino, en fait, ça va impacter dessus.

Super!

Et d’où te vient cette passion pour les langues étrangères?

Cette passion! Je pense que c’était… Alors, franchement, honnêtement, je ne sais pas pourquoi

mais j’avais une force à l’intérieur de moi qui me disait

“Il faut que tu parle plusieurs langues, il faut que tu ailles à l’étranger.”

Mais le truc, c’est que j’étais totalement nul à l’école.

Je n’y arrivais pas, je ne rentrais pas dans les cases, j’avais cette impression comme beaucoup d’entre nous.

et malgré tout, j’étais obstiné, en fait, j’avais vraiment envie de parler plusieurs langues et je me croyais nul.

Mais comme je déteste rester bloquée dans…

En fait, je n’aime pas qu’on me dise “non”; je n’aime pas qu’on me dise ce n’est pas possible

Donc, je vais tout faire pour détruire ça.

Et je pense que c’est ça qui m’a donné cette force d’aller chercher les solutions en fait

et de comment on fait pour lever ces blocages.

– Et puis, oui, voilà! – D’accord.

Et quels sont les plus grandes difficultés que tu as rencontré

toi, personnellement, dans l’apprentissage des langues étrangères?

Moi, les plus grosses difficultés, c’était…

Je pense que c’était de comprendre..

qu’une langue, ce n’était pas seulement du vocabulaire, de la grammaire et tout ça..

parce que tout ça, tout le monde vous le donne, tous les livres…

Ça, on peut les trouver facilement.

Sauf qu’il y a un autre pont qui, pour moi, n’est pas assez développé dont on n’en parle pas.

Et c’est pour ça qu’avec le marathon des langues, on met ça en avant tout le temps.

C’est toutes les croyances limitantes et les blocages qu’on peut avoir avec les langues.

C’est à dire qu’en fait, il y a une barrière à lever.

Et le faire seul, c’est extrêmement difficile parce qu’on n’en a pas forcément conscience.

Et l’idée, c’est d’aller lever le “Je ne sais pas que je ne sais pas.”

Et justement, par du coaching, on peut aller lever ça.

Donc, ça, j’ai mis beaucoup de temps à le comprendre

mais justement, en creusant les informations, en allant les chercher,

en discutant avec des personnes polyglottes. Ça, c’est un conseil!

Allez parler avec les gens qui ont déjà fait le boulot avant vous.

Ça va vous permettre justement d’aller lever tout ça et de lever ces croyances limitantes au final

parce que je pense qu’on est capable de tellement de choses

mais qu’en même temps, on est notre propre ennemie.

En se mettant des barrières, en se disant simplement avec des phrases répétitives

des ancrages qu’on a depuis l’école ou même d’avant

à se dire “Je suis nul”, “Ce n’est pas fait pour moi”, “j’arriverai jamais.”

“Les langues c’est pour les gens talentueux” ,”c’est un talent inné”, etc.

Et ça, c’est totalement faux!

C’est totalement faux et je me tue à le répéter

parce que si on n’arrête pas de se dire ça, on se ferme la porte tout seul.

Donc oui, pour moi, ça a été le plus difficile, en fait, de comprendre ça.

Mais une fois que je l’ai compris et que je l’ai levé

ça a ouvert la porte à l’apprentissage d’autres langues.

Ça t’a permis aussi d’avoir une certaine révélation.

Et c’est pourquoi, peut être aujourd’hui,

tu enseigne comment mieux apprendre des langues étrangères?

C’est exactement ça. C’était la révélation.

C’était la petite ampoule juste au dessus de la tête

ou tu te dis, mais c’est ça le truc “magique”, entre guillemets!

C’est juste en fait le truc magique.. Enfin, je n’aime appeler ça…

Parce que pour moi, il n’y a pas de solution magique.

Mais le truc qu’on ne nous dit pas, c’est simplement de revenir aux fondamentaux

C’est à dire de s’écouter en tant qu’être humain.

C’est quoi notre fonctionnement naturel?

Comment notre cerveau fonctionne? comment notre mémoire fonctionne?

et enfin, quels sont les blocages? quelles sont les croyances? etc.

Et tout simplement, tu vois, c’est cette image, tu es sur la rivière.

Soit tu pagaies dans le sens du courant, soit tu pagaies dans l’autre sens.

Et moi, j’ai l’impression qu’on a fait ça toute notre vie.

En fait, depuis l’école, c’est qu’on fait tout à l’inverse du fonctionnement naturel du cerveau humain.

Je suis assez d’accord avec toi. C’est pourquoi, je pense…

Les français sont assez mauvais avec les langues étrangères, notamment à cause du mental,

parce qu’on a un peu une culture en France du perfectionnisme.

On attend bien souvent d’être parfaits avant de pratiquer une langue.

Et c’est ce qui bloque beaucoup de personnes, enfin en France du moins, à pratiquer une langue étrangère.

Et je pense que c’est une des grandes erreurs à ne pas commettre.

Quand on essaie d’apprendre une langue étrangère. Est-ce que tu es d’accord avec ça?

Totalement. Mais oui, on essaie…

En fait, le truc en France particulièrement, comme tu l’as dit,

c’est qu’on n’a pas le droit de faire des erreurs.

Et déjà, à l’école, on nous a enseigné ça.

C’est que dès qu’on faisait une faute

C’était: “Non, ce n’est pas bien”, on soulignait en rouge du coup encore une fois..

Tu as un ancrage négatif qui se crée dans le cerveau.

Et en fait, l’objectif à chaque fois, c’était quoi?

C’était de ne pas faire d’erreur.

Et dès qu’on voyait des fautes, je me disais “oh lala je me suis encore planté.”

“J’arrive pas” etc.

Alors qu’en fait, c’était le jeu inverse qu’il fallait faire.

C’est de se dire. “Ben oui, j’ai fait cette erreur.”

“J’apprends de cette erreur.”

Et l’idée, c’est que je vais éviter de la faire par la suite.

C’est vraiment un jeu d’apprentissage.

Mais le problème, c’est qu’on a ancré ça.

Et aujourd’hui, dans nos vies, dans la société et même au travail ou dans les autres contextes

On essaie d’être parfaits.

Sauf que si tu essayes d’être parfait avant de passer par cette phase d’apprentissage qui est incompressible.

Tu ne peux pas! Tu ne peux pas réussir.

Donc on nous fait apprendre tous les fondamentaux par coeur. La grammaire, la conjugaison, etc.

En se disant je vais être parfait, j’apprends tout ça…

Comme ça quand je vais passer à l’oral, j’aurai déjà tout.

J’aurais plus qu’à tout ressortir. Sauf que non, ça ne marche pas comme ça malheureusement.

ça marche dans l’autre sens.

où c’est parce que tu vas pratiquer de manière imparfaite

que tu vas te rendre compte de ce qui va te manquer.

C’est le conseil que je donne à chaque fois qu’on me dit:

“Non, mais attends, j’apprends toute la grammaire en premier.”

Non, en fait, c’est parce que tu vas pratiquer.

Tu vas te rendre compte que tu sais parler qu’au présent

que tu vas manifester un intérêt pour aller chercher.

#2: Comment apprendre le français [2]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Charlène de BonjourBcn nous donne ses meilleurs conseils pour avoir des résultats avec le français. Vous allez découvrir s’il est plus difficile d’apprendre une langue ou d’enseigner une langue, l’erreur courante quand on apprend le français et comment l’éviter, pourquoi apprendre une langue est une expérience aussi enrichissante et beaucoup d’autres choses passionnantes…

C’est toujours chouette, c’est toujours un super bénéfice.

Je suis assez d’accord avec toi.

Parce que moi même j’aime apprendre des langues, justement, via le contexte naturel.

– J’utilise beaucoup de Podcasts etc… – Oui, voilà!

Et je pense que, selon moi, c’est l’une des meilleures méthodes pour apprendre une langue naturellement.

Et surtout prendre plaisir à apprendre une langue

Parce que je pense que c’est une des clés pour avoir du succès avec les langues

C’est le plaisir d’apprendre qui permet de se motiver etc.. Est-ce que tu es d’accord avec ça?

Oui, je suis complètement d’accord avec ça et ça se voit, tu sais, dans les apprenants.

Généralement, quand c’est des apprenants qui apprennent vraiment par pur plaisir

Et parce qu’ils sont hyper motivés, tu sens que la progression est incroyable

Quand c’est des personnes qui le font, par exemple, pour le travail ou, tu sais, pour d’autres contraintes

Tu sens que la personne a un peu plus de difficulté et est un peu moins motivée.

Donc, peut-être, fait moins de travail personnel, tu sais, avec le français.

Donc je pense que c’est clair que le plaisir c’est la motivation première

Et toujours apprendre la langue dans son contexte

Donc, comme on disait, séries, podcasts; on a de la chance de vivre dans une aire hyper connectée

Et même moi quand je promène mon chien j’écoute des Podcast en japonais, tu vois?

Parce que ça me permet d’être toujours connectée! C’est génial! C’est génial!

Donc, oui, c’est vraiment mon conseil numéro un.

Et selon toi, qu’est-ce qui bloque le plus les personnes à apprendre le français?

Ou à pratiquer le français ou à avoir des résultats avec le français?

Ce qui bloque le plus souvent c’est la frustration, en fait, qu’ils ont quand..

Je pense notamment aux dictées, tu vois?

C’est quelque chose qu’on n’aime pas.

Mais c’est quelque chose qui est hyper pratique et très bon pour les apprenants de français.

Quand on fait des dictées et que les apprenants se frustre

Parce que moi quand je dis quelque chose et que ça s’écrit complètement différent, tu vois, différemment..

Eh bien, ils ne sont pas contents. Donc, c’est un peu une frustration, tu vois, qu’il y a là.

Je pense que le fait de ne pas comprendre aussi ce que disent les français c’est aussi très frustrant

Et ça, tu vois, notamment, ça arrive avec le Japonais parce qu’on apprend une langue…

Souvent quand on apprend une langue c’est ça…

On apprend une langue de façon à parler avec des personnes de façon très polie.

Et finalement, ensuite, on a en face de nous des personnes qui vont nous parler comme dans la rue.

Comme des français, en français local et en fait on comprend rien.

Donc, c’est un peu ça la frustration qu’ont souvent les apprenants.

Ils me disent, mais moi tu m’as appris ça, mais on m’a dit ça, je ne comprends pas.

Et les accents aussi qui diffèrent en France, tu sais, ça va être un peu frustrant aussi, je pense.

Mais il ne faut pas abandonner.

De même, ça peut être aussi difficile, par exemple, le français québécois avec le français en France.

Et le français du sud et vous avez un autre français qu’on parle en Afrique du Nord ou en Afrique Centrale.

Donc, il y a plusieurs Français aussi, mais c’est ça qui fait la richesse aussi de cette langue.

Et c’est ça, exactement ça, oui. C’est ça qui est intéressant, mais il ne faut pas se frustrer.

Et je pense que quand on apprend une langue, on a toujours des moments où on se dit:

“Ah, j’y arrive pas, j’ai envie d’abandonner”

Et il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas jeter l’éponge comme on dit.

Et il faut aller de l’avant et si ça prend un peu plus de temps, ça prendra du temps, c’est pas grave.

Est-ce que tu penses qu’il faut connaître une langue parfaitement avant de la mettre en pratique?

Ou tu penses qu’il faut la mettre en pratique le plus rapidement possible?

Il faut la mettre en pratique dès le jour un, vraiment, c’est…

Dans mes cours, par exemple, je fais parler les apprenants dès le premier jour.

Ils n’ont aucune idée du français mais ils parlent dès le premier jour

Et c’est ça, en fait, la richesse de l’apprentissage et c’est ça qui va permettre d’apprendre rapidement.

et peut-être aussi, je pense de surmonter des peurs, tu vois?

Parce que si je fais un cours en parlant que la langue maternelle de la personne, ça n’a aucun sens.

Donc, l’immersion totale, et c’est clair qu’il faut parler dès le premier jour.

C’est pour ça aussi qu’il faut écouter des Podcasts dès le premier jour

– Ça permet vraiment de débloquer comme tu le disais justement. – Complétement.

Parce qu’un des problèmes… Je ne sais pas si les étudiants étrangers ont ce problème.

Mais nous, en France, on a la culture du perfectionnisme quand on apprend.

Et souvent quand on apprend une langue on a peur de faire des erreurs.

Alors on attend de maîtriser parfaitement la langue avant de pouvoir la parler.

Et du coup on ne la parle jamais, est-ce que c’est un problème qu’ont les apprenants étrangers aussi?

Je ne l’ai pas ressenti, tu vois, chez les apprenants étrangers

Après, ça dépend des cultures. J’ai des japonais qui, de par leur culture, ont du mal à faire des erreurs.

Et qui se sentent un petit peu mal chaque fois qu’ils font des erreurs. Donc, il faut les encourager, tu vois?

Mais, je le retrouve beaucoup chez les français qui apprennent l’espagnol, tu vois? Beaucoup!

Ils ont fait, par exemple, de l’espagnol au collège et au lycée. Ils ont un niveau qui n’est pas super.

Ils viennent en cours et ils ont peur de faire des erreurs

Et la clé, chez le professeur, c’est d’encourager à tout prix et encourager à 100% l’élève

Lui permettre de se débloquer, lui permettre d’être en confiance

Je pense qu’un élève qui est en confiance avec son professeur, tout est gagné, c’est bon il apprendra!

Donc, je pense que c’est assez français comme tempérament ce que tu viens de dire.

Je pense aussi, moi, c’est mon ressenti.

Et est-ce que tu penses que si une personne étrangère

Commence à parler en France avec un français un peu de débutant etc

Est-ce qu’elle va être critiqué ou est-ce qu’elle va être acceptée?

Critiquée ou acceptée? Je ne sais pas, ça dépendra de l’interlocuteur n’est-ce pas?

Mais je pense que certaines personnes peuvent perdre la patience peut-être, tu vois?

Et d’autres personnes… Si cette personne me croise dans la rue

Moi, je vais être la première à être “woohoo! super contente!” tu vois?

De parler avec quelqu’un qui apprend le Français.

Je pense que ça dépend de la personne qu’elle a en face.

Ça dépend de l’expérience. Moi j’ai eu cette expérience, ma femme est Ukrainienne justement.

Elle parle un petit peu français etc…

Et au début, quand elle venait en France, j’avais cette expérience au début

Où elle avait pas peur de faire des erreurs parce qu’ils sont pas cette culture un peu comme on est en France

Et elle était bien reçue à chaque fois; les gens essayaient parler lentement

Même si elle faisait des erreurs etc, ils essayaient pas de corriger mais de comprendre etc..

Donc, moi, par mon ressenti, je trouvais que c’est assez positif, c’était assez encourageant.

Parce qu’on peut avoir justement cette peur de pratiquer.

Et de se dire je vais faire des erreurs et faut pas que je plains

Mais, je pense que ça peut être accepté, ça dépend bien sûr de la personne ou tu te fout..

Oui, ça dépend de la personne, c’est vrai que je n’ai pas eu moi-même forcément cette expérience

Mais de ce que j’ai entendu dire, j’ai eu des expériences positives et négatives parmi mes étudiants, tu vois?

Donc, je pense que ça dépend de la personne qu’on croise.

Mais j’ai espoir que l’humain est foncièrement bon.

Donc, je pense que ça peut être assez positive quand même.

Et on est tous l’apprenant d’une langue de quelqu’un d’autre, d’une autre langue.

Exactement. Ça c’est vrai. Je suis totalement d’accord avec toi.

Est-ce que d’un point de vue plus personnel tu pourrais un peu, pour conclure ce Podcast

Me dire ce que cette expérience d’enseigner le Français et d’apprendre des langues étrangères t’a apporté?

Ouf! Elle m’a apporté beaucoup de choses.

Parce que ça fait dix ans à peu près que j’enseigne le Français.

Et elle m’a apporté beaucoup de cultures déjà!

Parce que, comme je suis en constant contact avec des étrangers, eh bien j’apprends de leurs cultures.

Elle m’a appris la patience, elle m’a appris aussi la tolérance

Parce que, c’est intéressant, mais au début, en fait, on ne sait pas vraiment

Que chaque humain, en fait oui, on sait que chaque humain est différent.

Mais l’apprentissage des langues est différent pour chaque humain, tu vois?

Moi je considère que j’ai des facilités pour les langues.

Mais peut-être que Laura en face de moi elle n’aura pas de facilités.

Donc, il faut aussi s’adapter, il faut aussi tolérer.

Et je pense que c’est important de ne pas critiquer, de ne pas, tu vois, de ne pas…

Oui, être tolérant. La tolérance et la patience c’est très important je pense.

Eh bien, merci Charlène pour cette interview et ces quelques conseils c’était très intéressant.

Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes projets?

Où est-ce qu’on peut te suivre, te retrouver, etc…

Très bien, alors, du coup, nous on a une école de langues en ligne qui s’appelle bonjourbcn.com.

Où on peut apprendre l’espagnol, le français et l’anglais, donc, sur ce site internet là.

Et ensuite je suis aussi sur Youtube avec le même nom de chaîne bonjourbcn et aussi sur Instagram.

Attention sur Instagram, je m’adresse plus à des professeurs de FLE.

Parce que maintenant j’ai monté une formation

Pour, du coup, aider les professeurs de FLE à enseigner à leurs comptes.

Donc, si vous voulez me retrouver ce sera plus sur Youtube ou sur mon site internet bonjourbcn.com

Eh bien, merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous partager ton expérience et ta passion pour les langues étrangères.

Et puis à une prochaine!

Merci beaucoup François, à bientôt!

#2: Comment apprendre le français [1]

Dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en français, Charlène de BonjourBcn nous donne ses meilleurs conseils pour avoir des résultats avec le français. Vous allez découvrir s’il est plus difficile d’apprendre une langue ou d’enseigner une langue, l’erreur courante quand on apprend le français et comment l’éviter, pourquoi apprendre une langue est une expérience aussi enrichissante et beaucoup d’autres choses passionnantes…

Bonjour c’est François et bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en Français.

Aujourd’hui, je suis avec Charlène qui nous appelle directement depuis Barcelone.

Charlène est passionnée par l’apprentissage et l’enseignement des langues étrangères.

Depuis quelques années, elle a créé son école sur internet.

Où elle aide les étrangers à apprendre le Français.

Mais aussi où elle aide les français à apprendre d’autres langues.

Comme par exemple l’espagnol et l’anglais.

Dans cet épisode vous allez découvrir s’il est plus difficile d’apprendre une langue

Ou au contraire d’enseigner une langue.

Quelle est l’erreur qu’il ne faut pas commettre quand on veut avoir des résultats avec le Français.

Comment apprendre une langue peut enrichir sa vie?

Et Charlène va vous donner quelques conseils pour avoir des résultats avec le Français.

Vous pouvez retrouver ce Podcast avec sa transcription directement sur LingQ.

LingQ est une plateforme qui permet d’apprendre une langue naturellement.

Vous pouvez écouter et lire des contenus passionnants de tous les niveaux

Et rejoindre des milliers de personnes, comme vous, qui apprennent une langue étrangère.

N’hésitez pas à partager, liker, commenter cet épisode

Sur Youtube, Apple Podcasts, SoundCloud, ou sur votre application de Podcasts favorite.

Vous êtes prêt? Alors c’est parti!

Salut Charlène et merci d’avoir accepté mon invitation.

Alors, je sais que tu aimes les langues étrangères et aussi que tu aimes enseigner des langues étrangères

Et selon, toi qu’est-ce qui est le plus difficile? Apprendre une langue ou enseigner une langue?

Ok. Tout d’abord, salut à tous, merci de m’avoir invité.

Qu’est-ce qui est le plus difficile? C’est une très bonne question.

Et je pense que les deux sont très difficiles.

Parce que apprendre une langue ça requiert beaucoup de motivation et beaucoup de détermination.

Et aussi du temps qu’on consacre à cette langue.

Mais enseigner une langue c’est aussi quelque chose d’assez compliqué.

Parce que ce n’est pas la même chose que d’enseigner une langue que notre langue maternelle à nous.

Donc ça requiert aussi pas mal d’études et pas mal d’apprentissage.

Donc, je dirais que les deux sont un peu difficiles.

Mais quand on a de la motivation on arrive à tout.

Donc, tout peut arriver et tout peut bien se passer.

D’accord et donc tu as décidé d’enseigner des langues…

Enfin, plutôt le Français, aux personnes qui apprennent le Français, mais pas que…

Je crois aussi que tu enseignes l’espagnol et l’anglais si j’ai bien cru comprendre, c’est ça?

Alors, moi à la base, je suis professeur de FLE, donc, Français Langue Étrangère

Pour les personnes dont la langue maternelle n’est pas le Français

Donc, j’ai décidé de monter une école en ligne il y a trois ans de cela à peu près

Dans laquelle on enseigne le français, l’espagnol et maintenant de l’anglais.

– Donc en fait, on est une équipe de professeurs. – D’accord.

Moi, je me consacre à l’enseignement du français et de l’espagnol, je n’enseigne pas l’anglais.

Mais, du coup, on est plusieurs professeurs, oui; et on enseigne les langues étrangères en ligne.

Et pourquoi as-tu décidé d’enseigner les langues étrangères?

Alors, ça fait très longtemps que j’habite à l’étranger, ça fait 15 ans bientôt.

D’accord.

Et j’ai toujours voulu être en relation avec des personnes

Qui ont une culture et une langue différente de la mienne

Et quand je suis arrivé à Barcelone, quand j’avais 18 ans

J’ai commencé l’université et j’avais très envie d’apprendre la traduction.

Et j’ai rencontré, par hasard, quelqu’un qui était professeur de français langue étrangère, de FLE

Et ça m’a tout de suite passionné

Donc, c’est pour ça que j’ai commencé des études pour devenir prof de FLE, de Français Langue Étrangère.

Et qu’est-ce qui t’a poussé à partir à l’étranger, à voyager et à apprendre des langues étrangères?

Je dirais la curiosité, j’ai toujours été une personne très curieuse.

Avec beaucoup de… J’ai toujours eu soif d’apprendre

J’aime beaucoup beaucoup… Enfin, j’ai appris pas mal de langues étrangère depuis que je suis petite .

Et du coup, pour moi, ça a été quelque chose d’évident, tu vois?

Je ne m’imaginais pas…Quand j’ai eu mon BAC, je ne m’imaginais pas rester en France

Je voulais vraiment croquer le monde, comme on dit, voyager, aller par là, par là..

Et c’est pour ça que j’ai atterri ici, après, je suis allé dans d’autres endroits.

Mais j’ai d’abord atterri à Barcelone.

Et tu as appris quelles langues étrangères?

Alors j’ai fait au lycée, non, au collège.

– J’ai fait anglais et russe. – D’accord.

Ce n’est pas une langue très commune généralement.

J’ai continué le russe jusqu’à l’université.

Et ensuite j’ai fait, ici à Barcelone, j’ai étudié le chinois pendant trois ans.

Super!

Et après j’ai eu la chance de partir au Japon pour y vivre, donc, j’ai appris le japonais là bas aussi.

Et évidemment je parle espagnol et français.

Super, moi aussi je parle russe, donc, on a une longue en commun.

Oh! Super!

J’habite… Enfin, j’ai passé presque toute ma vie en Europe de l’Est principalement.

Enfin, ma vie d’adulte, un peu comme toi, tu vois, ça fait dix ans que je suis parti à l’étranger.

– Et plus en Europe de l’Est. – Oh! Génial!

Voilà; et j’aimerais revenir un petit peu sur le français.

Et on dit souvent quand on est en France au moins…

Quand j’étais petit j’ai toujours entendu dire que le français, c’est la langue la plus difficile au monde.

Est-ce que tu penses que c’est vrai?

Je ne pense pas.

Mais, encore une fois, ça dépend du point de vue de la personne qui apprend la langue.

Parce que, tu vois, moi j’ai des apprenants russes, j’ai des apprenants japonais qui apprennent le français.

Et bien évidemment ce sera plus difficile pour eux d’apprendre le français que pour des hispanophones.

Donc, ça dépend du point de vue du de la personne

Maintenant, je pense qu’il y a des choses difficiles en français comparé à d’autres langues

Mais il ya des choses aussi plus facile, donc, je ne dirais pas que c’est la langue la plus difficile .

Je pense que la prononciation est difficile mais je ne pense pas que ce soit insurmontable.

Donc, toi, tu penses que la chose la plus difficile pour les apprenants de français c’est la prononciation

Je pense que pour le français c’est une des choses les plus compliqués, la prononciation, effectivement.

Et du coup la chose la plus facile?

La chose la plus facile? Bonne question.

Ça dépend bien sûr de la personne et de la langue.

Oui, c’est ça, oui, exactement, parce que par exemple pour un espagnol, tu vois, ce sera facile

Enfin, les articles, le genre, les noms ça sera facile de s’en souvenir parce que c’est similaire à l’espagnol

Mais pour un japonais qui n’a pas de genre, tu vois? où il n’y a pas d’article…

Là ce sera un peu plus compliqué, donc, la plus facile…

Peut-être le futur, le futur c’est hyper facile à apprendre, oui.

Oui, c’est vrai par rapport à moi aussi, à mon expérience d’apprendre des langues étrangères

Je trouve, bien souvent, que la chose la plus difficile quand on apprend une nouvelle langue

C’est de comprendre des concepts qui ne sont pas présents dans ta langue natale

Comme par exemple les déclinaisons en russe; quand tu apprends le russe et que tu es français

Exact.

Je pense que ça peut être les temps pour les étrangers aussi parce qu’on a beaucoup de temps en français.

Exact. C’est vrai. les temps, les temps verbaux ne sont pas faciles en français.

Néanmoins, je dois dire que les temps verbaux sont un peu plus compliqués en espagnol

Parce qu’il y a plus, par exemple, dans le subjonctif

Il y a plus de subjonctif qu’en français; le français ça va être assez simple, enfin simple, c’est pas simple

Mais je pense que les temps verbaux sont un peu plus compliqués en espagnol qu’en français, oui.

Mais ça dépend encore une fois du point de vue de la personne et des facilités aussi

Il y a des personnes qui vont avoir une facilité énorme.

Et d’autres qui vont avoir un peu plus de difficultés, qui vont avoir besoin d’un peu plus de temps.

Donc ça dépend, bien évidemment.

Et selon toi, qu’est-ce qui pousse les gens à apprendre le français? Quelle est la raison première?

Oula! C’est une très bonne question!

Il y a beaucoup de personnes qui apprennent le français

Parce qu’ils sont passionnés par le cinéma français par exemple.

D’accord.

D’autres parce que… J’ai des élèves, par exemple, qui ont acheté une maison en France

Et donc, qui ont une résidence en France pour les vacances

Et qui veulent à tout prix comprendre les français quand ils parlent

Parce que ça aussi c’est une autre histoire.

Quand on apprend une langue c’est assez difficile et c’est un défi souvent

de pouvoir et de savoir comprendre les personnes et les interlocuteurs

Il y a beaucoup de personnes aussi qui peut être idéalise un petit peu le français, tu sais?

Qui veulent un peu comprendre, donc, ce qu’on dit.

Et qui veulent avoir peut-être un petit contact avec la langue

Beaucoup de personnes l’apprennent pour le voyage.

Je pense que ça dépend, je ne sais pas s’il y a vraiment une réponse, comme ça, unique.

D’accord, oui, ça dépend de la personne.

Justement, avec le premier interview que j’ai réalisé, en fait, on parlait aussi de la culture française.

C’était quelqu’un qui vivait en Chine, justement, un français qui habitait en Chine.

Il me disait que la France, bien souvent, on l’apprenait par la culture

Enfin, on a envie de connaître la culture française

Plutôt qu’une langue comme l’anglais qui est plus une langue pour le business etc.

Oui.

Je ne sais pas si tu es d’accord ou pas?

Oui, c’est pas faux, c’est vrai; c’est intéressant ce que t’a dit cette personne.

Je pense que la culture française est assez présente un peu partout.

Et même quand j’étais au Japon, tu vois, il y avait beaucoup de…

C’est un peu bête à dire, mais il y avait beaucoup, par exemple, de boutiques

Qui avaient des noms en français qui ne voulaient absolument rien dire.

Mais il y avait toujours, en fait… Ce n’est pas vraiment la culture, c’est un peu différent

Mais il y avait toujours un petit côté à la française, tu vois, qui séduisait les japonais.

Et du coup, quand tu disais que tu étais français ou que tu étais japonais et que tu parlais français

C’était tout de suite un peu bien vu, tu vois?

Et c’est vrai que j’avais l’impression que être français ou connaître la langue française

C’était un peu égal à une personne culte tu vois? Une personne avec de la culture, cultivée…

Donc, je pense que ce n’est pas faux, c’est intéressant.

La nourriture aussi, oui, j’allais le dire! c’est ça.

Et du coup, est-ce que tu as quelques conseils à donner aux personnes qui apprennent le français?

– Des choses que tu… – Quelques conseils…

Je pense que c’est très important, dès le début de votre apprentissage

Même si vous ne comprenez pas à 100% la langue.

Je pense que c’est important de déjà se mettre en contact avec cette langue

Donc, pourquoi pas regarder des films, écouter des Podcasts.

Moi, je conseille beaucoup de Podcasts toujours à mes élèves.

Écouter des Podcasts, regarder des films, regarder des séries

Être constamment en contact avec la langue, ça permet déjà de débloquer peut-être des peurs qu’on a.

Et ça permet aussi d’enregistrer certaines phrases, certaines expressions qui reviennent constamment.

Et quand on les comprend après on se dit “Ah! Je l’avais entendu là, maintenant j’ai compris”

Et je pense que c’est une façon aussi de… Comment dirais-je en Français..

D’habituer la langue, d’habituer l’oreille, pardon, à la langue.

Et je pense que ça c’est très important. Même si vous comprenez pas beaucoup

Mettez des films, mettez des séries, mettez de la musique, lisez des paroles de chansons

#1: Vivre en Chine et apprendre le chinois mandarin [3]

Dans ce premier épisode du Podcast de LingQ en français, Alex de Chinois Tips nous parle de son expérience en Chine. Vous allez découvrir la grande différence entre la Chine et la France, la chose qui manque le plus aux Français qui vivent à l’étranger, pourquoi les Chinois aiment autant la France et encore plein d’autres choses passionantes…

C’est plutôt un pays gauche, tu vois?

Donc là, c’est le un peu le grand écart, tu vois?

Donc, moi, c’est ça en fait qui me choque le plus dans la mentalité chinoise.

C’est que c’est un pays extrêmement centré sur lui-même.

Alors qu’en France on valorise plus la qualité de vie d’un individu, tu vois?

L’égalité entre les gens en société c’est important pour nous.

Alors qu’en Chine pas du tout. Ce qui est important c’est l’économie à fond!

Fais ce que tu veux, on s’en fout si tu te comportes mal avec les autres, on en à rien à foutre

Tant que tu génères de la richesse et que tu permet au pays de s’enrichir c’est bon.

Tu est valorisé par la société.

Donc, c’est ça en fait ce qui me choque le plus en tant que français.

Ayant grandi en France avec cette omniprésence politique partout.

On parle tout le temps de politique en France.

Que ce soit sur la télé, à la radio, dans les médias, où que ce soit…

Donc tu arrives toujours a avoir une opinion sur quelque chose alors qu’en Chine on s’en fout.

D’accord.

C’est vrai que, enfin, moi je m’en suis rendu compte parce que j’ai vécu longtemps aussi à l’étranger.

Et je me suis rendu compte;

Quand on sort de la France, on se rend compte, on a plus de recul sur la France etc…

J’ai vu que, oui, on était très très critique.

Alors, des fois c’est bien mais des fois ça peut être aussi un côté négatif.

Ça veut dire qu’on est jamais vraiment content j’ai l’impression en France.

On va tout le temps critiquer n’importe quoi, le positif, le négatif etc.

On aime bien râler oui.

On aime bien râler, les français! Je pense que ça fait partie de…

On a toujours une opinion sur tout, il faut toujours qu’on se la raconte, qu’on se la ramene..

Alors que des fois il n’y a pas [Inaudible].

Même si on ne connait pas bien le sujet.

Surtout quand on ne connaît pas bien le sujet d’ailleurs.

D’accord. J’aimerais finir par conclure ce podcast.

Et du coup, qu’est-ce que cette expérience t’a apporté?

Comment elle t’a enrichie tu penses?

De la même manière que tu viens de dire; c’est à dire avoir plus de recul sur les choses.

C’est à dire que moi avant je pensais que la France était le pays parfait tu vois?

Et que tout devait être comme ça.

Mais en fait, en allant à l’étranger, tu te rends compte que les choses peuvent fonctionner mais différemment.

Que pas forcément ton système est le meilleur.

Ou que c’est pas forcément ta façon de penser qui est la meilleure.

Il y a d’autres manières de faire, certaines marchent plus ou moins bien.

Mais tu vois, en France ce n’est pas le pays parfait tu vois?

Et tu vois en fait beaucoup mieux les problèmes de ton propre pays

Quand tu es à l’étranger, que quand tu vis à l’intérieur.

Donc, ça c’est un truc qui m’a beaucoup apporté, tu vois?

De pouvoir voir les problèmes ou de pouvoir voir une situation mais avec différents filtres.

Donc, en fonction du nombre de pays que tu as visité, tu as d’autant plus de filtres possibles.

Pour voir la même chose finalement.

Donc c’est cool, c’est ce que je dirais le plus sympa quand tu vis longtemps à l’étranger.

Je suis assez d’accord avec toi.

Et du coup tu as lancé un projet justement, enfin, un site internet.

Où justement tu aides les français à apprendre le chinois mandarin depuis quelques années maintenant.

Et est-ce que tu pourrais donner aux auditeurs quels sont tes projets, où est-ce qu’on peut te suivre etc?

Le mieux c’est d’aller sur mon site internet qui s’appelle chinoistips.com.

D’accord.

Voilà, tu y trouves des conseils pour les français qui veulent apprendre le mandarin.

Principalement en autodidacte, parce que c’est comme ça que moi je l’ai appris.

Donc, c’est pas des méthodes qu’on voit à l’école. C’est plus des méthodes de débrouillardise on va dire.

Pour des gens qui apprennent seuls ou qui veulent apprendre en autonomie.

c’est à dire sans aller à l’école, sans forcément avoir un professeur.

Voilà, c’est un site qui regroupe pleins de méthodes et d’astuces pour ça.

Donc, s’il y a des français ou des francophones plutôt qui nous écoutent et qui veulent apprendre le mandarin.

Ils peuvent aller faire un tour, il y a pas mal de contenu sympa.

D’accord, super! Eh bien, merci Alex pour cet interview! C’était super intéressant.

Et merci de nous avoir partagé ta vision de la France et aussi de la Chine et aussi de la France à l’étranger.

C’était super intéressant d’avoir un autre point de vue sur la France.

Et ça peut être intéressant pour les personnes qui apprennent le français justement.

Qui aimeraient connaître la vraie culture française etc… Au delà des clichés.

Donc, c’était super intéressant d’avoir ton point de vue là dessus.

Merci beaucoup Alex.

Merci à toi et puis bon courage à tout le monde dans l’apprentissage du français.

Allez, à plus! Salut!

Salut!

#1: Vivre en Chine et apprendre le chinois mandarin [2]

Dans ce premier épisode du Podcast de LingQ en français, Alex de Chinois Tips nous parle de son expérience en Chine. Vous allez découvrir la grande différence entre la Chine et la France, la chose qui manque le plus aux Français qui vivent à l’étranger, pourquoi les Chinois aiment autant la France et encore plein d’autres choses passionantes…

Avant, c’était pas forcément facile, maintenant ça va tu peux..

L’idéal c’est les double sous-titres.

Oui, c’est bien ça.

Et tu peux faire ça via des applications qui permettent justement de débloquer les sous-titres Netflix.

Ah oui? Tu peux? Je ne le savais pas.

Ah oui, en fait, ça dépend dans quel pays tu te trouves.

Mais suivant le pays où tu te trouves, tu aura différents sous-titres

Donc du coup, par exemple, si tu es en Inde.

et du coup, tu vas te retrouver avec des sous-titres en tamoul etc.. Donc c’est…

Il faut mettre double sous-titres, genre des sous titres en français et en anglais.

Tu peux, oui, il y a des extension chrome qui permettent de faire ça, tu les cherches et tu va les trouver

Et tu aura les deux en fait, donc c’est super du coup.

Ça c’est l’idéal.

J’aimerais revenir vers ton apprentissage du chinois.

Est-ce que ça a été quelque chose de très difficile pour toi?

Parce que le chinois pour les français c’est un peu une langue qui paraît vraiment insurmontable.

Et quel est ton retour par rapport à ça?

Moi, mon retour c’est comme tout le monde, je pensais que ça allait être très très difficile.

Parce que c’était la langue réputée la plus difficile dans le monde, en tout cas pour les français.

Après, ça dépend de ta langue maternelle bien sûr.

Mais pour les français on va dire que le chinois c’est quand même bien éloigné dans l’arbre des langues.

Au début j’avais l’appréhension de me dire que ça allait être très difficile.

Et c’est pour ça que j’ai commencé d’une façon très douce.

C’est à dire qu’au début je commençais juste par écouter un podcast, et un podcast très facile.

Je ne sais pas si les gens connaissent ça s’appelait Michel Thomas.

Je ne sais pas s’il y a un dans notre langue ou pas.

En tout cas ils ont un podcast pour apprendre le chinois qui est très très orienté débutant.

Avec un rythme très lent et c’est sous forme d’audio de 20 minutes à peu près.

Et tu ne peux pas vraiment échouer, en fait, c’est ça qui m’a donné confiance.

Après, de petit en petit, d’étape en étape, j’ai augmenté la difficulté.

J’ai cherché des ressources qui étaient plus difficiles.

Et j’ai pris confiance, tu vois, et j’ai pris goût à l’apprentissage.

Mais au début, vraiment, je me souviens très bien que j’avais toujours peur d’abandonner.

En me disant que c’était trop dur.

Et donc l’astuce que je donnerais aux gens c’est de commencer de façon très simple et calme quoi!

De ne pas y aller à fond, ne pas y aller à quatre heures par jour ou quoi!

Juste un podcast, voilà! Et prendre goût à la langue et surtout essayer de pratiquer au maximum.

Moi, le truc qui m’a beaucoup aidé au début, c’est d’avoir des amis chinois avec qui parler.

Donc, ça te motive, tu vois, tous les jours ou toutes les semaines quand tu les vois.

Tu as des trucs en plus que tu sais dire.

Ça c’est important pour la motivation.

Ça t’a pris combien de temps pour passer d’un niveau…

Enfin, du coup, tu étais vraiment débutant en chinois quand tu es arrivé en Chine.

Ah, non, quand je suis arrivé en Chine, j’avais commencé le chinois en France.

Pendant à peu près un an.

Mais j’ai commencé très très cool, c’est à dire juste 20 minutes par jour, c’était pas ouf!

Juste très cool et c’est après en Chine, une fois que je suis arrivé en Chine

Je me suis mis à plein temps sur la langue ou là par contre, oui, j’ai bourriné hardcore quoi!

Mais j’ai fait que ça pendant un an et demi, mais vénère, genre, à fond, 8 heures par jour!

Mais au début c’était ultra cool pour vraiment prendre goût

Déjà, voir si ça me plaît, voir à peu près les objectifs que je pourrai atteindre ou pas.

Donc, c’était vraiment très très doux comme rythme.

D’accord et maintenant du coup tu es vraiment courant en chinois mandarin?

C’est au moins une langue qui est naturel pour toi?

Non, non, non, pas du tout!

Il y a plein de situations ou je ne comprend pas, surtout qu’en Chine, il y a plein de dialectes en plus.

D’accord.

Il y a plutôt des accents on va dire, parce qu’ils parlent tous mandarin mais ils ont tous un accent différent.

C’est un peu comme en France entre les gens du Sud et du Nord.

Mais en Chine c’est un peu plus prononcé parce que c’est plus grand.

Donc, ils ont tous des accents mais je suis pas… On va dire que j’arrive toujours à comprendre

Si tu me mets dans une conversation avec des gens que je connais pas

Et que j’ai pas de préparation particulière

Il me faut vraiment une concentration à 100% pour tout comprendre.

Je peux le faire, mais je ne peux pas faire ça toute la journée, tu vois?

D’accord.

C’est pour ça qu’il y a encore plein de trucs que je ne comprends pas, notamment à l’écrit.

Je ne vais pas aller lire, par exemple, des journaux économiques tous les jours.

Mais, voilà, si tu me donnes, on va dire, 100% de concentration je vais y arriver quand même.

En devinant les mots qui manquent avec le contexte et tout, je peux y arriver.

Voilà! C’est mon niveau actuel.

D’accord, super! Et est-ce que, du coup, ta femme a appris le français avec toi?

Ou elle connaissait déjà le français un peu avant?

Elle connaissait déjà avant.

Moi, j’ai été catégorique avec elle; je ne suis pas son prof.

Si tu veux apprendre le français [Inaudible]

Et de même, tu n’es pas ma prof de chinois.

Genre, je n’attends pas de toi que tu me m’apprenne le chinois.

Bien sûr, on s’apprend des mots de temps en temps mais c’est plus par le contexte, tu vois?

Donc, elle connaissait déjà avant, elle l’avait appris en France pour ses études

Et moi je connaissais le chinois avant aussi par mes études aussi et par moi-même en l’occurrence.

Est-ce que pour les chinois le français est une langue très difficile?

Je dirais, oui, effectivement, c’est aussi difficile

Au moins autant que pour nous quand on apprend le chinois

Mais eux ils ont un gros avantage c’est qu’ils apprennent tous l’anglais à l’école

Et forcément tu as une passerelle entre l’anglais et le français

qui est plus simple à faire que nous directement du français vers le chinois.

Donc, ils ont tous cet avantage là en général que nous on a pas malheureusement.

Et est-ce qu’il y a beaucoup de gens qui apprennent le français en Chine?

Oui, je dirais de plus en plus.

C’est une langues qui a la cote quand même.

Surtout depuis que l’anglais a un peu baissé en popularité en Chine.

Tu sais qu’il y a de la tension entre les États-Unis et la Chine.

D’accord.

Et le Gouvernement chinois veut mettre moins l’accent sur l’anglais.

Ce qui est bon pour nous en France puisque du coup le français monte.

et oui, donc, je dirais que le français est, on va dire…

La troisième langue que les chinois apprennent le plus après l’anglais et le japonais.

Ils ont quand même les deux..

l’anglais et le japonais ça reste, quand même, les deux langues qu’ils apprennent le plus

L’anglais pour la raison évidente que c’est la langue internationale

Japonais parce qu’ils ont des facilités à apprendre le japonais, notamment à l’écrit

Et ensuite s’ils veulent apprendre une autre langue; souvent c’est le français.

D’accord. J’ai l’impression qu’il y a toujours une fascination des chinois pour la France.

Ils ont toujours été attiré par la culture française etc.. Est-ce que c’est vrai ou c’est un cliché?

Non, non, c’est vrai et tant mieux pour nous j’ai envie de dire.

Mais, oui, c’est vrai c’est un peu comme les japonais tu sais…

Il y a le syndrome de Paris, je ne sais pas si tu as déjà entendu parlé…

Oui, je connais un petit peu.

Est-ce que tu peux expliquer ce syndrome pour les auditeurs étrangers?

Le syndrome de Paris, c’est que tu te projette une image de la France qui n’est pas réaliste.

Et quand tu vas en France pour la première fois de ta vie.

Tu te rends compte que paris c’est pas comme sur les cartes postales.

que ça sent pas bon, que les rues sont sales, que les gens ne sont pas polis.

Donc, tu es un peu déçu, donc, ça te met en état un peu dépressif.

Mais, oui, effectivement, ils ont cette fascination pour la France.

Notamment pour les produits français; on va dire le savoir vivre à la française; c’est surtout ça.

D’accord.

Le savoir vivre à la française, c’est à dire qu’en France, on met l’accent sur la qualité de vie.

Les vacances c’est important; après le travail, c’est important de se reposer

ou de profiter des after-work à la française par exemple.

Tout ça, c’est un truc à la cote; et bien sûr les produits français, je pense au luxe en particulier.

Et tout les produits de beauté qui font que…

Oui, les chinois nous aide à faire pas mal tourner l’économie française finalement.

D’accord. Donc, la France a de l’avenir en Chine.

Voilà! De plus en plus. En tout cas c’est un pays qui a une bonne réputation.

Donc, on va dire que ça abonne à un avenir radieux en tout cas.

Ça c’est sûr!

D’accord. Je le vois, parce que moi je suis de Bourgogne

Donc, la Bourgogne pour les auditeurs qui ne la connaissent pas.

C’est une région qui est très connue pour le vin, “le vin de Bourgogne”.

Et il y a beaucoup de chinois justement qui investissent dans les vignes de Bourgogne pour le vin etc.

Oui, le vin français a la cote partout dans le monde je crois.

Alors, je ne sais pas dans monde entier mais en tout cas en Chine ça a plutôt la cote c’est sûr, effectivement.

Et en plus il y a de plus en plus de chinois qui achètent des châteaux en France

Des châteaux? D’accord.

Des château, oui.

Tu as des milliardaires chinois qui sont venus acheter le château de je ne sais pas où à Bordeaux.

Il y en a de plus en plus.

En maison secondaire.

Une maison pour les vacances quoi!

Je pense que c’est pour ça, c’est pour un peu acheter, ce que tu dis, cette qualité de vie à la française.

Cette image de la France à l’étranger etc.

Le savoir-vivre à la française est quelque chose qui est réputé.. Les études aussi ont la cote.

C’est pas que la France, il faut quand même se remettre dans le bon contexte.

C’est l’Europe en général.

D’accord.

Mais, oui, la France est parmi les destinations possibles, tu vois?

Je dirais que la première c’est le Royaume-Uni parce qu’ils parlent anglais forcément.

Et ensuite c’est la France avec tous les pays nordiques.

Donc, Danemark, Finlande, Suède et aussi pas mal l’Allemagne.

Il y a beaucoup de chinois qui vont là bas pour faire leurs études.

Donc, ce n’est pas que le savoir vivre, tu vois?

C’est aussi toute cette qualité d’éducation, qualité de vie qui valorise beaucoup en Chine.

D’accord.

Et selon toi, quel est la plus grande différence de mentalité

Entre la France ou les français et la Chine et les chinois?

La chose qui te choque le plus, vraiment, la plus grande différence pour toi?

Pour moi, là on parle beaucoup plus dans le politique du coup.

D’accord.

Moi, en tout cas d’un point de vue français ce qui me choque le plus c’est ça, c’est la politique.

C’est qu’en fait la Chine d’un point de vue français on pourrait la voir comme un pays d’extrême droite.

Alors qu’en France, même si il y a des changements de Gouvernement tous les 5 ans.

#1: Vivre en Chine et apprendre le chinois mandarin [1]

Dans ce premier épisode du Podcast de LingQ en français, Alex de Chinois Tips nous parle de son expérience en Chine. Vous allez découvrir la grande différence entre la Chine et la France, la chose qui manque le plus aux Français qui vivent à l’étranger, pourquoi les Chinois aiment autant la France et encore plein d’autres choses passionantes…

Bonjour c’est François et bienvenue dans ce nouvel épisode du Podcast de LingQ en Français.

Aujourd’hui, j’ai avec moi Alex qui nous appelle directement depuis la Chine.

Alex vit depuis plusieurs années en Chine, il parle couramment le Chinois Mandarin

Et depuis quelques années, il enseigne aux français et aux personnes qui parlent le Français

Comment apprendre le Chinois mandarin en autodidacte.

Dans cet épisode vous allez découvrir des choses très intéressantes.

Comme par exemple: Quelle est la grande différence entre les Français et les Chinois?

Pourquoi les chinois aiment autant la France?

Qu’est ce qui manque le plus aux Français quand ils vivent à l’étranger?

Ou encore, comment faire pour regarder un film quand on est un couple mix?

Alex va même vous donner quelques conseils pour bien apprendre une langue.

Vous pouvez retrouver ce podcast avec sa transcription directement sur LingQ.

LingQ est une plateforme qui permet d’apprendre une langue naturellement.

Un peu comme vous avez appris notre langue natale.

Vous pouvez écouter et lire des contenus passionnants de tous les niveaux.

Et rejoindre des milliers de personnes, comme vous, qui sont en train d’apprendre une langue étrangère.

N’hésitez pas à partager cet épisode, à le liker et à le commenter

sur Youtube, sur Apple, sur SoundCloud ou sur votre application de Podcasts favorite.

Vous êtes prêt? Alors c’est parti!

Salut Alex et merci d’avoir accepté mon invitation.

Alors, je sais que ça fait plusieurs années que tu vis en Chine et j’aimerais te poser cette question:

Quelle est la chose Française qui te manque le plus quand tu es en Chine?

Eh bien, la chose française qui me manque le plus c’est facile.

C’est le pain, le fromage, le saucisson

le vin rouge, enfin tout les bons produits français…

Qu’on ne trouve malheureusement pas en Chine.

Alors, pour plusieurs raisons, parce que soit c’est interdit

Soit parce que les Chinois, tout simplement, n’en consomment pas.

Donc, oui. Je dirais, le pain, c’est vraiment la chose que les français mangent le plus.

Tous les jours au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner, enfin tout les repas.

Et ça c’est quelque chose qu’on ne trouve pas en Chine.

Donc, soit tu le fais toi même, ce qui n’est pas facile.

Soit tu arrives à trouver parfois des boulangeries Françaises par exemple à Shanghai.

Mais le pain c’est le truc qui manque le plus à tout les Français ici.

Oui, c’est souvent le cas même partout à l’étranger.

Souvent quand on vit l’étranger, en étant Français, c’est la nourriture.

C’est quelque chose qui nous manque beaucoup.

Le pain que tu trouves en général à l’étranger; il n’est pas du tout de la qualité Française.

Le pain, en tout cas en Chine, c’est une sorte de brioche très sucré pour les enfants.

Pas du tout la baguette, tu vois?

Donc, le truc qui manque le plus c’est le pain.

Ça se rapproche peut-être plus du pain de mie un peu.

Oui, du pain de mie, tu sais, les petites brioches que tu donne aux enfants à quatre heure.

Oui, d’accord.

Ce n’est pas du tout ce que tu peux avoir naturellement avec un repas quoi!

Après, avec un fromage, ça passe moins la brioche, la brioche-fromage pour un français c’est..

Avec le saucisson encore moins.

Pour le pain, je connais des français qui le font eux-mêmes.

Alors, il faut un bon four, il faut de bons ingrédients, il faut une bonne farine, pas n’importe laquelle.

Mais c’est très difficile, il faut faire ça tout le temps tous les jours, c’est compliqué.

D’accord, mais je pense que c’est une bonne opportunité de business en Chine.

La nourriture française et le pain français.

Pour le pain français, oui.

Il y a des boulangeries à Shanghai et je sais qu’elles ont assez la cote et c’est assez populaire.

Mais il n’y a pas beaucoup, malheureusement, il faut surtout habiter dans les grandes villes

Ce qui n’est pas mon cas, donc j’y arrive pas beaucoup.

D’accords. Et à l’inverse quand tu es en France…

Alors, je ne sais pas si tu vis des fois de temps en temps en France

Mais quelle est la chose qui vient de la culture chinoise ou la chose chinoise qui te manque le plus en France?

La même chose. C’est la bouffe, la nourriture pardon.

Donc la nourriture chinoise, pareil, en France c’est difficile d’en trouver à part à Paris.

Je sais qu’à Paris il y a quelques supermarchés chinois qui fonctionnent bien.

Mais sinon, la nourriture, je pense à n’importe quoi, les raviolis chinois par exemple.

Elles ne sont pas du tout de la même qualité quand tu es en France par rapport à la Chine.

Moi, dernièrement, je n’ai pas eu l’occasion de retourner en France depuis presque trois ans à cause du COVID.

Mais c’est vrai que quand je retournais en France avant, c’est ce qui manquait le plus.

Je dirais, par exemple, si tu veux manger de la fondue chinoise.

C’est un plat assez populaire en Chine.

Même que les chinois adorent aussi manger.

En France c’est compliqué parce qu’il faut trouver les ingrédients un par un.

Et ils n’ont pas forcément le même goût qu’en Chine.

Un autre truc qu’on ne trouve pas c’est la sauce.

Les chinois mangent toujours les plats avec de la sauce.

Donc, par exemple de la sauce soja, du vinaigre, de la sauce pimentée.

Tout ça tu ne le trouve pas en France.

Oui c’est vrai. C’est vrai que j’ai regardé.

Moi, j’ai ma femme qui aime beaucoup cuisiner et qui aime assez bien la nourriture asiatique.

Elle est Ukrainienne, ça n’a rien à voir, mais elle aime la nourriture asiatique.

C’est vrai que le rayon en France de nourriture asiatique il est vraiment tout petit.

Il fait 50 cm dans les supermarchés.

Et puis ce n’est pas de la qualité incroyable, c’est comme le rayon Français en Chine.

C’est un petit rayon, deux plateaux et puis voilà quoi!

C’est une toute petite niche.

Déjà en plus, ça coûte super cher.

C’est des produits importés et des fois la qualité est bof!

C’est un peu pareil en France quand tu veux acheter les produits chinois.

Bon, heureusement il y a des communautés chinoises un peu partout dans le monde notamment à Paris.

Tu as carrément des quartiers chinois.

Et heureusement que tu as aussi des supermarchés Chinois. Je pense à Tang Frères.

Où là vraiment tu trouve de tout. La qualité chinoise etc… Donc ça c’est cool

Malheureusement, il n’y a pas de quartier français en Chine à part peut-être à Shanghai.

Mais sinon, non, il faut se débrouiller quoi!

D’accord et alors du coup ça fait plusieurs années que tu vis en Chine.

Pourquoi tu as décidé d’aller vivre en Chine?

À la base ce n’était pas une décision que j’ai prise en disant je vais aller partir en Chine.

C’était plus un trip que je me suis fait en me disant:

Vas-y, je pars en chine quelques mois pour apprendre la langue

Et puis ça s’est très bien passé.

Je me suis bien plu dans le pays, je me suis fait plein de potes.

Et j’ai appris le chinois donc assez rapidement

Ce qui fait qu’après je me suis dit vas-y je reste un peu plus longtemps.

Je vais essayer de travailler ici pour voir.

Pareille, ça s’est bien passé, j’ai trouvé une entreprise qui m’a pris tout de suite.

Les collègues avec qui je travaillais, je m’entendais bien, l’équipe était sympa.

Donc, tu vois, de fil en aiguille comme ça..

Au début, je suis parti pour six mois, finalement, je suis resté après pour un an et demi

Et ensuite j’ai retrouvé un poste là-bas pour deux ans

Donc, au final tu vois…

Après, je me suis marié ici, maintenant j’ai une famille, j’ai un enfant et tout.

Donc, tu vois…

C’est super! Félicitations!

Je suis parti de pas en pas comme ça, d’étape en étape, je suis resté de plus en plus longtemps

Ça fait combien de temps que tu es en Chine?

Au total, maintenant ça va faire sept ans.

Sept ans, d’accords.

Sept années, oui, sept années tu vois..

Donc, j’étais parti pour six mois et finalement je suis resté sept ans.

D’accord, en 2014 à peu près tu es partis c’est ça?

On est parti un peu en même temps, enfin, pas dans la même direction.

Mais moi aussi j’ai commencé à voyager en 2014, un peu le même parcours.

Moi, c’était plus l’Europe de l’Est et en Ukraine etc.

Et pareil je me suis marié etc, par la suite

Un peu le même parcours mais dans un pays différent

On va partout.

Oui, c’est ça. Moi aussi.

Mais maintenant on a le projet de rentrer en France.

D’accord.

Enfin, c’est pas trop possible, mais plus tard peut-être en 2022-2023

Pour échanger justement… Pour changer un peu de culture.

D’accord.

Je pense que c’est intéressant aussi, tu vois, d’expérimenter les deux.

Je pense que ta femme est chinoise c’est ça?

Donc, ma femme est chinoise mais elle a vécu en France pendant dix ans.

Donc, elle connaît bien la culture française.

Et du coup, à la maison, vous parlez chinois ou français?

C’est le problème, c’est qu’on mixte, on parle les deux langues, tu vois?

Donc, elle, elle parle Français très bien et moi je parle Chinois, au moins, aussi bien qu’elle en Français.

Et du coup on alterne, c’est à dire que… la méthode qui marche le mieux tu vois…

C’est pas celle que, forcément, je recommande aux gens qui apprennent les langues

Mais c’est plus dans un couple, ce qui est important c’est la communication plus que l’apprentissage.

Donc la méthode qu’on utilise marcherait bien d’un point de vue de couple,

Mais pas d’un point de vue d’apprentissage des langues.

Et c’est qu’elle me parle en chinois et moi je réponds en français.

Ça permet d’utiliser ta langue maternelle et de ne pas avoir de malentendus.

Tu exprime exactement ce que tu penses.

Alors que si je parlais en chinois, tu vois?

Je ferai des erreurs ou il y a des nuances que je ne saurait pas exprimer.

Donc on fait comme ça.

Mais c’est pas super d’un point de vue “apprentissage des langues” parce que du coup..

Elle, elle ne parle jamais français et moi je parle jamais chinois à la maison.

D’accord.

Mais d’un point de vue couple, ça marche bien, c’est ce qu’on peut privilégier.

Après, si tu veux apprendre une langue c’est ton problème.

C’est toi qui gère le truc, c’est toi qui prend en main ton apprentissage.

Et tu trouves d’autres personnes avec qui pratiquer.

Je pense à des profs ou à des tandems linguistique par exemple.

Mais à la maison, tu vois, on privilégie la communication.

Et à la maison, quand tu regarde un film, du coup, le film est en quelle langue?

Ah oui, ça c’est toujours le problème…

Le gros problème c’est que, je te donne un exemple, on a regardé la série Squid Game récemment.

D’accord? C’est la série qui a fait le buzz donc on devait forcément..

Le problème c’est que c’est en coréen et aucun de nous ne comprend le coréen.

Du coup, il faut choisir des sous-titres et comment tu fais pour choisir les sous-titres?

Tu choisis français ou chinois?

Du coup, on a choisi anglais, heureusement que c’était disponible.

Mais, tu vois, moi j’aurais préféré le français et elle aurait préféré le chinois.

On a fait un compromis, tu vois?

Oui.

Donc, c’est toujours la difficulté et si on regarde un film en chinois, c’est facile, on met les sous titres en français.

Et si on le regarde en français, inversement…

C’est toujours un peu compliqué de vivre avec plusieurs langues en même temps.

D’un côté c’est une super expérience et de l’autre parfois ça peut poser des problèmes.

Ça pose des problème, oui.

Bon, heureusement maintenant avec Netflix tu peux choisir les sous-titres

Marianne & Serge – Dolphin Slaughter, Part 2

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Marianne and Serge talk about the dolphin slaughter in Japan.(Marianne et Serge parlent du massacre des dauphins au Japon.)

Marianne : mais dans la baie du Japon, ben là ils ont pas montré.

Je pense que c’est disponible mais là le reportage que j’ai vu à la télé, et d’ailleurs c’était Luc Besson qui parlait ; ils ont montré, ils rabattent les dauphins avec un barrage sonore.

Quand tu penses que les dauphins sont très proches des… dans les mammifères marins, je pense que c’est un des animaux… oui je pense que c’est celui qui se rapproche le plus de l’homme.

Et puis il suit toujours l’homme !

Quand on se rapproche d’eux… ils sont…

Serge : ils ne sont pas spécialement sauvages.

Marianne : non, ils sont proches de nous quand même.

Serge : oui, c’est un animal qui est assez proche de l’homme et puis en plus avec…

Marianne : très affectueux !

Serge : Flipper !

Marianne : oui, Flipper le dauphin !

Serge : çà a joué en faveur des dauphins puisque…

Marianne : en faveur et en défaveur parce que apparemment là, ils se servent de çà pour… enfin, ils se servent de çà, c’est-à-dire que au tout départ oui, çà fait une publicité pour le dauphin alors maintenant il faut des dauphins dans les dolphinariums donc… C’est pas une manière de faire !

Non parce que les dauphins peuvent se trouver autrement en masse.

Apparemment à la suite de ce film là qui a été diffusé quand même pas mal, çà se sait un peu plus, ce qui se passe et… apparemment il y aurait une petite interruption, mais pour recommencer de plus belle alors… çà sert à rien.

Et dans le reportage que j’ai vu là avec Luc besson, je sais plus dans quel meeting c’était, mais donc il y avait des responsables Japonais qui étaient là pour dire que… ben que le massacre était arrêté, que les animaux étaient beaucoup mieux traités, enfin, etc… de la publicité !

Et il y avait d’autres responsables de différents pays, y avait des journalistes, enfin c’était assez divers, et il y a une personne qui est venue dans ce meeting ; il s’était mis un écran, sur le corps là, et il marchait dans la salle pour montrer et vraiment là c’était le reportage montrant le massacre en lui-même, pour montrer aux gens des autres pays, ce qui se passait encore maintenant.

Et il a été éjecté de la salle !

Donc les japonais font çà mais d’autres sont complices également.

On veut pas voir, on veut rien faire, c’est vraiment… Donc je sais pas, donc des responsables Japonais ont acheté le film, et c’est à voir maintenant si c’était pour le cacher ou pour le diffuser.

Je sais pas si il y a des Japonais qui nous écoutent, si çà a été diffusé au Japon, si il y a beaucoup de Japonais qui sont au courant de çà, parce qu’apparemment ils disent que beaucoup de Japonais ne le sont pas.

Enfin çà c’est un cas parmi d’autres.

Y a énormément de choses qui se passent comme çà que çà… Voilà c’est un sujet que je voulais parler, moi çà me révolte.

Voilà.

Serge : c’est vrai que c’est assez révoltant.

Finalement on finit sur un sujet…

Marianne : oui mais…

Serge : un peu tristounet !

Marianne : oui mais comme tu as dit la semaine dernière, les actualités ne sont pas belles !

Serge : non, pas vraiment non.

Marianne : as-tu un meilleur sujet à part le temps qui est mieux que… on a un beau mois de septembre !

Serge : oui, il y a que çà qui marche en ce moment, le temps.

Marianne : bon, je dirais… dans deux mois et demi, presque trois mois, y a Noël !

Serge : heu ouais !

Marianne : mais ce sont des sujets qui… faut parler, ce sont des sujets d’actualité.

Il faut en parler parce que sinon s’il n’y avait pas d’actualité, on serait au courant de rien, on vivrait dans sa petite bulle… maison, travail, maison, travail, çà s’arrête là.

On peut pas savoir ce qui se passe dans son propre pays et dans le monde.

Serge : enfin, faut pas trop d’information !

Marianne : pourquoi ?

Serge : on disait, trop d’information tue l’information.

Oui, j’ai vu un truc à la télé, hier ou avant-hier, ils parlaient des fausses infos qui circulent sur internet.

Et en fait y a énormément, énormément, énormément de fausses informations comme çà qui circulent et çà devient de la désinformation.

Marianne : oui !

Serge : c’est bien qu’on ait accès à l’information mais encore faut-il que l’information soit juste et…

Marianne : vérifiée !

Serge : vérifiée et puis voilà, et en fait tu peux faire croire n’importe quoi et puis…

Marianne : bien sûr !

Il y a… ben je crois qu’on en avait parlé, il y a un bout de temps, dans un des podcasts, concernant l’information, c’est vrai que l’information c’est très bien mais il faut la vérifier, il faut la couper avec d’autres informations et c’est vrai qu’on peut faire dire n’importe quoi.

Serge : oui et puis on peut tellement, c’est tellement facile de truquer des photos maintenant avec les moyens informatiques que il faut être hyper prudent avec ce genre de choses.

Marianne : oh ben déjà les photos se truquaient y a très longtemps puisque même au temps de Staline, au tout début, les photos, quand lui…

Serge : oui mais c’était plus grossier.

Marianne : c’était plus grossier mais çà commençait petit à petit !

Serge : oui, bien sûr, bien sûr.

Marianne : bon maintenant c’est vrai que c’est plus efficace, çà se voit moins !

Serge : maintenant c’est impressionnant.

Ok, ben écoute… pour une dernière discussion…

Marianne : voilà…

Serge : avant, ben je ne sais pas quand on reprendra.

On va faire un petit break.

Et puis de toute façon, on se tient au courant, hein ?

Marianne : oui, bien sûr !

Donc j’espère qu’on reprendra avec une bonne nouvelle !

Serge : oui… ce sera peut-être dur mais il faut le souhaiter.

Marianne : oui !

Serge : on va croiser les doigts pour que çà arrive.

Marianne : et tout cas, j’espère que vous avez aimé nos podcasts ?

Serge : j’espère oui !

Marianne : et puis, à très bientôt !

Serge : ok, à très bientôt à tous et puis bonne soirée à toi Marianne !

Marianne : merci.

Serge : et à bientôt aussi !

Marianne : oui !

Bien sûr, à bientôt !

Ben avant… à très bientôt même !

Serge : voilà, à très bientôt !

Allez, bonne soirée bye, bye !

Marianne : bonne soirée, au revoir Serge !

Marianne & Serge – Dolphin Slaughter, Part 1

Study this episode and any others from the LingQ French Podcast on LingQ! Check it out.

Marianne and Serge talk about the dolphin slaughter in Japan.(Marianne et Serge parlent du massacre des dauphins au Japon.)

Marianne : bonjour Serge

Serge : bonjour Marianne

Marianne : comment vas-tu aujourd’hui ?

Serge : eh bien, çà va bien !

Et toi ?

Marianne : très bien !

Alors, notre météo d’aujourd’hui !

Serge : çà n’arrête pas d’être beau.

Cà en devient lassant presque…

Marianne : lassant ?

Serge : tellement il fait beau et chaud.

Non mais on a un mois de septembre extraordinaire !

Déjà le mois d’août était extraordinaire…

Marianne : c’est très bien !

Serge : quand je dis c’est lassant, je plaisante parce que c’est vraiment, vraiment très agréable.

Marianne : tu as intérêt !

Serge : oui, surtout qu’il ne fait pas trop lourd maintenant.

En septembre, il fait meilleur… octobre pardon puisqu’on est en octobre…

Marianne : oui, oui c’est vrai.

Serge : je ne me souviens même plus quand il a plu la dernière fois, tellement c’est vieux.

Non, vraiment très agréable, super, super temps !

Marianne : çà c’est agréable, moi je trouve que c’est la meilleure saison.

Parce qu’il fait pas trop froid, pas chaud, pas trop chaud !

Donc, c’est impeccable.

Donc à peu près, on a le même temps, entre le nord et le Sud.

Serge : oui je crois que la France là, elle est bien protégée en ce moment par l’anti-cyclone…

Marianne : bon, après cette petite page météo…

Serge : oui…

Marianne : alors il y a quelques jours, je t’ai envoyé un diaporama sur les fleurs d’Australie…

Serge : oui.

Marianne : et le message que tu m’as répondu, m’a fait penser à un reportage que j’avais vu quelques temps avant… bon çà n’a rien à voir, mais ta réponse était que quelque chose comme : nous vivons dans un endroit très beau…

Serge : oui, fantastique…

Marianne : fantastique et que malheureusement les gens ne le respectent pas assez, ou ne voient pas… je ne sais plus exactement les paroles que tu avais écrit, mais cela m’a fait penser à un… c’est un débat qu’il y a eu à la télévision.

C’est sur le massacre de dauphins qui a lieu à Téji au Japon ; c’est une baie qui est située au Japon.

Il y a eu un film documentaire qui est sorti cet été, donc c’est The Cove, et ce documentaire a été fait pour montrer au monde ce massacre dans cette baie.

Tout est caché, le site est interdit au public.

Et tous les ans en cette période, y a des milliers de dauphins qui sont massacrés.

Donc ils disent à peu près dans les vingt, entre vingt et vingt-cinq mille dauphins.

Alors la raison en serait liée au film Flipper.

Donc ils rechercheraient deux ou trois dauphins, je ne sais pas sur quelles caractéristiques, mais ils rechercheraient à peu près deux ou trois dauphins pour les envoyer dans des dolphinariums.

Et puis malheureusement, tous les autres dauphins qu’ils rabattent dans cette baie, au lieu de les relâcher parce qu’ils n’ont aucune utilité, ils les massacrent !

Serge : ah bon ?

Marianne : oui !

Serge : pour le plaisir ?

Marianne : je ne voie pas vraiment la raison.

Ils vendent quand même la viande.

Mais çà rapporte peu !

Parce que si un dauphin, quand ils vendent un dauphin dans un dolphinarim, çà leur rapporte à peu près cent mille dollars chacun, alors que la viande c’est cinq cent dollars chacun.

Ils en recherchent deux, trois, çà va dans un dolphinarium, ok !

Mais on relâche les autres !

Y en a des milliers !

Quand ils disent vingt-trois mille dans, chaque année qui sont… Enfin entre vingt et vingt-cinq, çà doit pas être bien défini quand même mais, massacrer comme çà !

Et dans ce reportage donc, les personnes qui ont fait ce documentaire, ont essayé de le tourner légalement, mais vu que c’est interdit, donc çà été fait de nuit, et ils ont été… c’est des personnes qui faisaient de l’apnée.

Donc ils allaient dans cette baie, et ils ont réussi à mettre des caméras cachées.

Donc y a eu tout un système pour filmer et prouver aux gens que çà existait parce que apparemment, même les Japonais ne seraient pas au courant.

Donc il y a le gouvernement Japonais, enfin y a des responsables Japonais qui ont acheté ce film, mais les associations, des ligues, tous ceux qui sont concernés par ce film, maintenant vont surveiller que ce film a été acheté pour le diffuser aux Japonais, et non pas pour le cacher.

Et la viande, aussi j’ai lu que la… parce que y a le documentaire aussi on en parle pas mal sur Internet, la viande serait vendue dans les écoles !

Et les petits écoliers évidemment ne savent pas qu’ils mangent de la viande de dauphin.

Et les massacres comme çà, moi je trouve que c’est un scandale, moi çà me révolte !

Parce que on peut dire, certaines personnes peuvent dire que l’homme a été crée carnivore, là-dessus je suis d’accord.

On mange de la viande, moi-même je ne suis pas végétarienne !

Mais il y a une certaine façon de tuer les animaux, enfin les animaux que l’on mange.

Et quand on voit la façon que certains hommes traitent ces animaux, comment ces animaux sont tués, moi je trouve çà écoeurant et je trouve même que des fois on devrait faire pareil à ces hommes-là !

Le but n’est pas de se nourrir, le premier but est de trouver quelques dauphins à envoyer dans des dolphinariums !

Le reste, ils n’ont qu’à les relâcher !

J’ai vu dans ce documentaire comment… bon ils n’ont pas montré le massacre, mais ils ont montré comment ils les rabattent, comment… enfin moi çà me révolte quelque chose comme çà !

Serge : oui, ils étaient déjà réputés pour la chasse à la baleine !

Marianne : oui.

Serge : parce que je crois que c’est… ils ne sont pas les seuls, mais bon, les Japonais refusent absolument de limiter leur chasse.

Ils vont outre les interdictions parce que pendant un certain temps, il me semble que çà avait été interdit mais je crois que c’est pas les seuls mais enfin !

Et dans le même ordre d’idées, mais il existe aussi un massacre avec les requins, mais là c’est même encore plus cruel, c’est qu’ils sont chassés uniquement pour leurs ailerons, qui sont après utilisés pour, la soupe d’ailerons de requins apparemment est réputée, pour ses vertus soit disant aphrodisiaques, enfin des bêtises !

Bref… ils leur coupent l’aileron sur l’animal vivant !

Ils lui coupent l’aileron et la queue et ils le rejettent vivant dans la mer.

Et le requin agonise bien sûr !

Et puis comme un requin, il faut toujours qu’il nage sinon il meurt, donc en fait il s’étouffe et… et puis sans compter qu’après il est la proie des autres parce qu’avec le…

Marianne : bien sûr !

Serge : le sang et tout çà et… enfin c’est horrible !

C’est à peu près dans le même ordre d’idées, c’est-à-dire c’est des massacres presque gratuits.

Marianne : comme les éléphants !

Les éléphants qui sont tués juste pour leurs défenses !

Serge : oui, pour l’ivoire !

Marianne : c’est comme pour les baleines que tu as parlé tout à l’heure !

Que les Japonais ou d’autres personnes mangent des baleines, bon d’accord, mais ce qu’il y a… que ce soit n’importe quel poisson ou animal, çà doit être quand même régulé.

Parce que si la chasse, la pêche se fait dans des proportions trop grandes, il ne peut pas y avoir de renouvellement !

Donc si ils tuent toutes les baleines, il n’y en aura plus !

Serge : oui parce qu’ils trichent beaucoup sur les quantités parce que c’est très lucratif donc… l’homme scie la branche sur laquelle il est assis et… c’est stupide.

Le plus gros prédateur, hein c’est bien connu, hein c’est l’homme.

En général, les animaux tuent pour se nourrir ou pour se défendre.

Ils ne tuent pas pour tuer, et on a l’impression que l’homme effectivement tue pour manger aussi, mais dans ce genre de situation là, comme tu dis les dauphins, c’est évident, c’est pas pour se nourrir, c’est pour récupérer trois ou quatre dauphins, et après c’est… je suis sûr qu’il y a un gaspillage énorme, ils en tuent, et puis ils laissent pourrir !

Marianne : oui puisqu’il y en a tellement en plus que la viande elle est pas chère !

Mais il y a aussi cette, je sais pas, çà doit être cette mentalité de penser : ce sont des animaux, alors… faut pas les traiter… ben ce sont des êtres vivants !

C’est pas des êtres humains, mais ce sont des êtres vivants !

Donc il y a une certaine façon de les traiter, même si ce sont des animaux, qui, à la fin, doivent servir à nous nourrir !

Serge : oui, ils sont voués à çà bien sûr !

Marianne : d’ailleurs il est, il a été dit, oh je sais plus, mais il y a plusieurs années, j’ai entendu çà : que la viande d’un animal qui a été mal traité, avant…

Serge : est immangeable !

Marianne : de se faire tuer.

C’est pas que la viande est immangeable, mais c’est que la viande est plus…

Serge : plus dure !

Marianne : voilà, elle est coriace !

Plus dure !

Serge : oui, oui elle est très coriace.

Oui, bien sûr, ben le stress, surtout sur, au niveau des abattoirs !

Ils avaient soulevé le problème au moment du transfert des animaux !

Ils sont entassés dans des camions et ils sont déchargés, ils les poussent à la pique pour les faire descendre plus vite, toujours pour une histoire de gagner du temps donc de l’argent donc…

Marianne : ou alors ils prennent une espèce de grue là… bon c’est horrible.

Ou alors les… comment… les poulets !

Quand ils sont entassés là, dans… Moi je dis que les poulets élevés comme çà, ce sont des poulets de camp de concentration !

Y a pas d’autre mot de toute façon parce que c’est çà.

Et quand tu achètes un poulet qui est élevé en batterie, de cette manière… de toute façon, tu prends une cuisse, t’as qu’à la secouer et la viande, elle tombe toute seule hein !

Et je sais pas si tu as entendu çà, mais c’est pas si vieux, il y a deux personnes, je crois que c’est un couple qui a été arrêté parce qu’ils ont mis le feu à un chien, je sais plus si c’est leur chien.

Serge : ah bon ?

Marianne : oui !

Et puis le petit chien, il a été recueilli par une autre personne et ils ont montré des photos de ce chien.

Mais c’est horrible !

Comment on peut faire çà ?

Alors je sais pas exactement quelles sanctions ces deux personne ont eues ?

Serge : maltraitance à animal, bon çà doit pas aller chercher bien loin puis que quand tu maltraites ton enfant, je trouve que les peines ne sont déjà pas très lourdes, alors j’imagine pour un animal, c’est certainement une grosse amende à la rigueur, et puis après bon, je ne pense pas que ce soit une peine très importante, je sais pas.

Les animaux je te dis, à part pour manger et se défendre, que ce soit par peur ou… je ne pense pas qu’il y ait un exemple d’un animal qui tue pour le plaisir !

A part l’homme, oui, je ne vois pas trop qui est capable de faire çà alors bon… Non, c’est vrai, c’est assez écoeurant.

Et puis y a des exemples partout, partout.

Y a une coutume en Italie pour la chasse au thon, je ne sais pas si tu as vu.

Marianne : au thon ?

Serge : oui le thon bleu.

Donc c’est des animaux quand même très, très important C’est aussi gros, voire plus gros qu’un dauphin.

Et en fait ils sont, de la même manière ils sont rabattus par des filets, ils sont ramenés dans une… on va dire une piscine naturelle faite avec des bâches.

Donc il y a l’eau de mer qui est entrée dedans, les thons sont prisonniers, et après, ils relèvent un petit peu la bâche, et tout autour, il y a des gens avec des gros pics !

Ils plantent en fait le pic, et c’est celui qui va sortir le plus grand nombre de thons !

Tu as des thons qui font plus de cent kilos, parce que c’est des animaux énormes !

A la fin c’est plus de l’eau de mer, c’est du sang quoi, c’est une piscine de sang.

C’est une coutume en Italie, et tu ne peux pas aller contre.

Marianne : oui, comme en Espagne la corrida.

Serge : la tauromachie oui.

Serge & Marianne – American Health Insurance

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge and Marianne wonder about the American health insurance.(Serge et Marianne s’interrogent sur les assurances maladies américaines.)

Marianne : Il y a une chose aussi, comme tu parlais d’assurance, on est venu un peu sur l’armée et tout ça, j’ai vu un reportage…bon malheureusement, il y a eu le 11 septembre, la commémoration du 11 septembre, et j’ai vu un reportage.

C’était une personne, c’était un ancien pompier de New-York et c’était sur les assurances-maladies.

Alors je ne sais pas exactement comment c’est le système aux Etats-Unis, mais cette personne disait que vu qu’il y a énormément de maladies.

Il y a énormément de cancers qui se sont développés.

Avec la poussière qu’il y a eu, tous les débris des deux tours, il y a eu beaucoup de pompiers qui ont eu des cancers et différents types de maladies.

Ils ont perdus leur emploi donc ils n’ont plus d’assurance-maladies, ils ne sont plus couverts.

Ca, je ne sais pas si c’est vrai mais je ne trouve pas vraiment ça normal parce que c’est peut-être le système qui est comme ça mais vu ce qui c’est passé et puis c’est commémoré à chaque fois, les pompiers de New-York, ce sont des héros et on les laisse se débrouiller quand ils ont des problèmes de santé dû à ce qui s’est passé.

Ca, je ne comprends pas.

Serge : C’est pour ça qu’Obama veut changer le système.

Justement, il veut que chaque Américain ait accès aux soins et pas seulement quand tu es salarié, enfin que tu as un travail parce que actuellement quand tu perds ton emploi, tu perds ta couverture sociale apparemment et bon, ça fait débat chez eux.

Ils ont beaucoup de mal à faire passer parce que bon, c’est passer d’un système à un autre tout à fait différent, c’est-à-dire une couverture pour tout le monde, ce qui se rapprocherait du nôtre avec des cotisations des salariés et des patrons, et voilà je pense qu’ils ne sont pas prêts d’admettre encore que notre système est mieux, je ne dis pas qu’il est mieux hein, et de venir à notre système parce qu’ils pensent qu’il n’est pas bon.

Et donc moi, je les comprends.

Ils hésitent parce qu’ils ne raisonnent pas comme ça pour l’instant.

Marianne : Bah, ce qu’il y a c’est qu’ils voient les défauts que notre système a.

Serge : Oui, c’est sûr qu’il en a. C’est clair.

Il coûte très cher.

Marianne : Oui.

Serge : Apparemment, il coûterait moins cher.

Marianne : moins cher qu’eux.

Serge : Que le leur actuellement.

Marianne : Mais le problème, c’est que ça permet de l’assistanat.

Serge : Oui, c’est de ça qu’ils ont peur.

Marianne : Voilà.

C’est surtout le défaut de notre système à nous parce qu’on a quand même des avantages.

Serge : Nous…voilà.

L’avantage, c’et que tout le monde est couvert et l’inconvénient, c’est qu’il y a des gens qui sont couverts et alors qui sont…ne cotisent absolument pas et ils sont couverts à 100% alors, que toi salarié ou moi salarié, bon c’est l’armée mais salarié.

On est considéré comme salarié, on n’est pas remboursés de toute façon à 100%.

Soit on a un certain pourcentage…si on veut être remboursé un peu plus, il faut adhérer à une mutuelle, donc payer une mutuelle privée.

Marianne : De toute façon, maintenant, sans mutuelle…

Serge : Voilà.

Sans mutuelle, vu les remboursements, tu perds énormément.

Le système en France, je trouve, qui n’est pas trop juste c’est qu’effectivement tu as des gens qui sont couverts à 100% et qui à ce moment-là, non seulement ils usent du système mais ils en abusent.

Et je ne sais plus à qui j’en parlais, je trouve que chacun devrait au moins cotiser, ne serait-ce que par rapport à ses moyens, mais même si c’est symbolique, mais même ne serait-ce qu’ 1 ou 2 euros mais pour faire voir que ce n’est pas gratuit, que ça coute très cher, que ça doit se financer et que c’est un effort de tout le monde.

Je ne vois pas pourquoi on paierait les soins totalement à ces personnes.

Nous, c’est vraiment l’assistanat.

Marianne : Surtout qu’on paye de plus en plus parce que …

Serge : Et on est remboursé de moins en moins.

Marianne : Voilà parce que c’est quand même retenu sur notre salaire.

Serge : Oui.

Marianne : On doit payer une mutuelle.

Il y a énormément de médicaments qui ne sont pas remboursés.

Il y en a de plus en plus qui ne sont plus remboursés.

Serge : Ou qui sont remboursés beaucoup moins ou pas du tout.

Marianne : Beaucoup moins ou pas du tout donc on paye beaucoup plus et on est remboursé de moins en moins et il y en a…il y a plein de gens qui sont remboursés à 100%, qui profitent du système, comme tu dis, et puis eux ne travaillent pas, ils ne payent rien.

Serge : Et c’est de ça que les Américains ont peur et là, je les comprends.

Ils ont raison d’avoir peur parce que c’est ce qui se passe en France et eux, je crois qu’ils ont peur justement que…il y a eu une grosse polémique aux Etats-Unis à ce sujet-là, au sujet des sans-papiers.

Donc les Républicains, je crois, disaient que ‘ouais, vous allez même autoriser, enfin donné les soins gratuit pour les illégaux’ et bon, les Démocrates ont bien sûr dit ‘non, non, non.

Il en est pas question.’

Ils ont très peur de ça, les Américains et à juste titre parce que nous, c’est ce qui se passe,hein.

Pour l’instant, les sans-papiers, ils peuvent se faire soigner gratuitement.

Je ne dis pas qu’ils ont les mêmes soins que nous ou les mêmes prestations…

Marianne : Mais il y a des personnes qui viennent ici, qui se font soigner dans les hôpitaux, qui repartent…

Serge : Chez eux.

Marianne : Dans leur pays et qui ne payent pas.

Serge : Oui.

Marianne : Et les…il n’y a pas d’adresses, il n’y a rien du tout donc heu, comment les hôpitaux peuvent se faire rembourser?

Ca, c’est un autre problème.

Serge : Voilà parce que nous, on soigne les gens et on les fait payer après.

Aux Etats-Unis, les gens payent d’abord et s’ils payent, on les soigne.

Mais bon, c’est un petit peu résumé mais en gros, c’est ça.

Ce qui fait que c’est différent.

C’est pour ça que bon, notre système est mieux mais c’est certainement pas…

Marianne : Il a de bons côtés, oui c’est sûr.

Serge : Mais ce n’est pas la panacée.

Il y a probablement des…il y a des abus de toute façon et il y aurait des choses à modifier mais bon.

Marianne : Mais quand j’ai entendu ça au sujet des pompiers de New-York, là…

Serge : En plus, là c’était en service.

Je veux, c’était en service de la population.

Marianne : Voilà.

Serge : Alors c’était quand même une cause…

Marianne : Bah, je ne sais pas mais en tout cas, ici, s’il t’arrive quelque chose et que tu es en service là, tu es couvert donc là-bas….je ne sais pas si c’est vrai enfin, je ne pense pas…je ne vois pas pourquoi il aurait menti donc s’il y a des New-Yorkais qui nous écoutent ou des Américains, comment ça se passe là-bas?

Serge : Oui, c’est vrai.

Marianne : Mais j’avoue que là, si c’est le cas, j’ai été déçu.

Ca me déçoit parce que quand même, vu ce qui s’est passé et dans d’autres cas avec des personnes qui sont en service comme ça, doivent être couverts.

On doit les aider.

Alors, on dit que ce sont des héros et après on les laisse tomber ?

Là, j’avoue que ça m’a déçu.

Je ne sais pas exactement leur système donc euh, mais… On ne peut pas tout savoir des…de ce qui se passe ailleurs donc c’est bien d’être informé et si on pouvait avoir des retours sur ce qu’on dit, ce serait pas mal.

Et voilà pour ce soir.

Serge : Donc finalement, en partant de rien, on est arrivé finalement à faire un sujet j’espère intéressant.

On a parlé de différentes choses.

Marianne : Oui.

N’hésitez pas, donnez nous des sujets.

Serge : Qu’on ait quelque chose à critiquer.

On a encore beaucoup critiqué ce soir mais, en fait, moi, je pense qu’on critique pour être constructif.

C’est le but du jeu.

On critique…moi, je ne critique pas personnellement pour casser quelque chose.

Je…c’est plus pour être constructif, pour essayer d’améliorer les choses.

C’est pour ça que quelque fois, même dans mes critiques, je pense qu’il y a des choses qui ressortent, où je reconnais qui sont pas mal mais pour l‘instant, je trouve qu’il y a plus à critiquer mais dans une situation générale.

Ca, c’est parce que les temps deviennent difficile, l’économie et tout ça.

Et donc, on n’a la critique plus aisée, c’est vrai.

Marianne : Et puis, parce qu’on veut le changement aussi.

On veut… Ca, c’est le but de chaque personne, pour soi-même et aussi pour le pays…

Serge : On aspire à plus de bien-être, bien sûr.

Marianne : Voilà donc …

Serge : Ce qui est logique.

Marianne : Moi, j’avoue qu’il y a beaucoup de choses que je critique mais c’est que je souhaiterais vraiment que le pays soit autre chose, enfin s’améliore quoi.

Mais ça, c’est normal, c’est je pense le but de chacun, que chacun doit avoir, aspirer à plus pour soi-même, pour son propre pays, pour tous le monde.

Donc sur ces paroles, Serge.

Serge : Oui?

On va se dire au revoir.

Marianne : Je te souhaite une très bonne soirée.

Serge : Merci, toi aussi, bonne soirée.

Marianne : Merci.

Sergé : Et garde ta petite laine parce qu’il fait froid.

Marianne : Ah bah, je l’ai enlevé.

Serge : Ah, tu l’as enlevé?

Marianne : Parler, ça me donne chaud.

Serge : Oui, c’est vrai.

En plus moi, je suis dans mon fauteuil.

Je suis un petit peu vautré dans mon fauteuil donc il est tout chaud.

Là, c’est vrai qu’on a tendance à…là, je suis bien là maintenant.

Quand je rentre, il fait un peu frais dans la maison mais là, voilà.

On est mieux.

Marianne : Voilà.

Parlez, ça va vous tenir chaud.

Serge : Ca réchauffe.

Pourtant, on ne s’est pas agité.

Ca a été une discussion calme quand même donc heu.

Marianne : Oui.

Bah, on n’est jamais arrivé à se bagarrer là quand même.

Serge : Et heureusement quand même.

Il vaut mieux arrêter dans ce cas-là.

Marianne : Oui.

Donc bonne soirée, Serge.

Serge : Ok, allez bonne soirée.

A bientôt, Marianne.

Marianne : A bientôt.

Serge : A jeudi prochain probablement.

Marianne : A jeudi prochain, oui.

Serge : Bye.