Serge & Marianne – Social Issues

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Serge and Marianne talk about social issues. (Serge et Marianne parlent de quelques problèmes sociaux.)

Serge: J’ai… écoute, j’ai entendu à la radio cet après-midi un débat sur les rapports entre les policiers et les jeunes justement, des banlieues.

Et il y avait un jeune… enfin, un représentant des jeunes, un éducateur, au niveau des banlieues, qui disait que les policiers étaient très très mal formés pour opérer dans ces zones et en plus, comme tu dis, c’était les derniers de promo qui, donc forcément pas les meilleurs, plutôt les plus mauvais, bien qui héritaient des places les plus dures…

Marianne: Oui, malheureusement.

Serge: Dans certaines banlieues très très chaudes et donc euh…alors que la logique voudrait que ce soit les meilleurs mais moi, je peux comprendre que le meilleur, il a bossé justement pour éviter ce genre de trucs et il préfère être policier sur la Côte d’Azur ou à Cannes ou à Nice.

Marianne: Bien sûr.

Serge: Oh quoi qu’à Nice, ce n’est pas forcément simple.

Je sais qu’il y a pas mal de délinquance mais bon…

Marianne: Oh ça, il y en a partout.

Mais tu sais, policier c’est pareil, ce n’est pas un métier que j’aimerais faire.

Il y a des…du pour et du contre.

Je ne sais pas si tu as entendu récemment les problèmes qu’il y eu à Royan?

Et puis dans les…d’autres villes aussi aux alentours.

Serge: Ah non.

A Royan?

Marianne: Oui.

Serge: Je n’ai pas entendu.

Marianne: Cette histoire a été relatée dans les journaux.

Peut-être deux jours après à la télé, un ou deux jours après à la télévision.

A la télé, on essaye d’assouplir, de trouver des excuses.

Donc, c’est assez…enfin, c’est que…il y a eu, oh je crois que c’était une trentaine de jeunes de la région parisienne qui sont allés à Royan et puis là-bas, il y avait du racket, des agressions, enfin tout un tas de trucs et puis il y a eu des plaintes des habitants et puis des commerçants sans qu’il n’y ait de réaction.

La police ne bougeait pas et au bout d’un certain temps, les habitants en ont eu marre donc ils ont décidé de se rassembler et d’aller trouver l’endroit où se trouvaient ces jeunes.

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Et là, la police est intervenue.

Serge: Oh zut.

Marianne: Pour séparer justement les riverains des jeunes.

Pour éviter les problèmes, ils ont…

Serge: Il a fallu en arriver à là pour qu’ils bougent.

Marianne: Voilà.

Ils ont…pour éviter plus de problèmes et que, enfin que ça tourne en bagarre, ils auraient…enfin, ils disent ‘pris’ les jeunes et puis…les mettre dans les trains direction région parisienne mais apparemment, ils seraient descendus à la station suivante et puis revenus dans la ville.

Dans le journal, ils ont marqué que la justice, enfin les responsables cherchaient comment faire pour…

Serge: Pour faire respecter…

Marianne: Oui, mais pour éviter que…de la façon qu’ils tournaient ça, c’était pour s’en prendre aux riverains parce qu’ils s’étaient rassemblés, ils voulaient s’en prendre aux jeunes.

Alors…

Serge: On défendait en fait les délinquants.

Marianne: De toute façon, ils défendent… même à la télévision, de la façon qu’ils en parlent, c’est les défendre.

Alors personne ne bougeait.

Ils se faisaient racketter, ils se faisaient tabasser certains, personne ne bougeait.

Les personnes…les gens en ont eu marre, ils se réassemblés pour se défendre et là, les policiers ont bougés et on veut s’en prendre à ces citoyens.

Ca, c’est un cas parmi d’autres parce qu’il y en a énormément comme ça.

Dans le journal, ils en ont parlé et puis à la télé, je crois aussi un peu, le ministre de l’intérieur qui disait “on n’acceptera aucune violence.

Il va y avoir des sanctions, etc.”

moi, je dis que c’est pour calmer mais c’est du pipo parce que, de toute façon, rien est fait.

Il y a énormément d’autres cas qui se passent que rien ne se fait.

Là, à Royan, les gens se sont rassemblés pour se défendre.

Moi, ça ne me dit rien de bon, ça.

Il va se passer quelque chose que les gens vont en avoir marre.

Malheureusement, ça me…ce n’est pas bon.

Serge: Bien, c’est plus facile de punir les citoyens, tu sais, qui sont stables, qui ont des revenus réguliers.

On peut toujours leur remettre des amendes, et voilà mais c’est plus facile que d’attraper des délinquants qui ont déserté l’école depuis des années, dont les parents ne s’occupent même plus, qui sont réunis en bande et puis heu…alors que c’est eux les coupables, déjà.

Marianne: Bien, c’est tout un système parce que même aussi c’est vrai que les parents, il y en a beaucoup ils ne veulent pas s’occuper des enfants, il y en a d’autres qui supportent leurs enfants, en les encourageant.

Mais aussi, il y a des cas où les parents ne peuvent pas faire grand chose parce que de la façon que les lois sont faites…

Serge: Mais enfin…

Marianne: Les enfants peuvent appeler, ils peuvent se plaindre, etc.

Ca se retourne contre les…

Serge: Enfin bon.

Il y a déjà eu une loi qu’il suffirait d’une loi qu’il suffirait d’appliquer puisqu’elle existe mais personne ne l’applique et quand on veut l’appliquer, il y a un tôlé général au niveau des associations de défense, etc.

Hein?

Eh bien, ce sont les allocations familiales qui sont prévus pour scolariser les enfants.

Marianne: Ah oui.

Serge: A partir du moment où le jeune, il déserte l’école ou il y est en pointillé, c’est à dire une fois dans la semaine de temps en temps, eh bien on peut considérer qu’il n’est pas scolarisé donc les parents n’ont plus à toucher les allocations.

Marianne: Ah oui, mais ça, ce n’est pas possible.

Il y a eu…

Serge: Oui mais si la loi est appliquée.

Marianne: Combien de lois ne sont pas appliquées?

Serge: Toi, si tu n’appliques pas la loi.

Marianne: Oh mais c’est différent.

Serge: Si tu bafoues une loi, tu vas être sanctionné.

Si tu fais une infraction au code de la route, tu vas être sanctionné parce que tu n’auras pas suivi la loi.

Ici la loi, elle existe et bien on a peur de l’appliquer.

Marianne: Mais on ne veut pas.

Serge: A chaque fois qu’ils veulent l’appliquer, ils disent “oui, vous vous rendez compte.

Ces gens-là, il sont déjà…ils ont déjà des problèmes financiers.”

Bien oui, ils en auront un peu plus mais ils surveilleront leurs gosses et après ils en auront moins.

Marianne: Oui mais on ne veut pas l’appliquer.

Combien il y a de choses comme ça, que ce soient concernant les allocations familiales ou autre chose?

Il suffit qu’il y ait un maire dans une ville qui veut appliquer une loi, ou dans un département, ou même le gouvernement qui veut faire quelque chose, on entend tout de suite, comme tu dis, un tôlé.

Il y a des manifestations, tu ne peux rien faire.

Serge: Voilà.

Tiens aujourd’hui encore, ce matin, c’est à Biarritz.

Il y a la communauté Rom, tu sais qui se déplace et à cette époque de l’année il y a… donc, il y a différentes communautés qui ne s’entendent pas vraiment et donc le maire de Biarritz avait appliqué la loi en créant deux zones réservées aux gens du voyage donc qui puissent…vont se poser.

Marianne: Oui.

Serge: Poser, ranger leurs caravanes et puis voilà.

Donc c’était deux fois, deux trucs de deux cent cinquante places, deux emplacements.

Et en fait, ils sont arrivés à 500 et donc, ils ont squatté un terrain de football, sur un stade municipal.

Donc, le maire a voulu faire appliquer la loi puisque la loi existe, c’est à dire qu’il avait le droit de les faire expulser puisqu’il y avait deux aires de prévues pour les accueillir.

Marianne: Oui.

Serge: Eh bien, les…il y a eu…des juges ont…il y a eu une jurisprudence, ils ont cassé le jugement en disant non.

Ils ont donné tort au maire, voilà.

Donc le maire, il parlait à la radio.

Il a dit “écoutez, de toute façon qu’on applique la loi ou qu’on ne l’applique pas, de toute façon on aura toujours tort et on ne peut pas gérer ces gens-là.

Ils arrivent sans prévenir.

Ils arrivent plus que ce qui est prévu.”

et après, ils ont interviewé le représentant de ces Rom, là.

Alors, il disait “écoutez, les touristes quand ils viennent, bien ils ne préviennent pas.

Je ne vois pas pourquoi nous, on préviendrait et puis on est Français à part entière donc on a le droit de circuler où on veut, comme on veut.”

Ce qu’il oublie…alors, il disait “on nous a proposé une aire mais qui est insalubre.”

Mais ce qu’il oubliait de dire aussi là, c’est que les touristes quand ils viennent, ou même les Français quand ils vont en vacances, eh bien ils payent le camping, ils payent pour manger, ils payent leur eau, ils payent tout.

Alors que eux, ils arrivent et il faudrait tout leur donner et après, ils disent “oui mais attendez, on vit dans des conditions… C’est insalubre.”

Ah oui, mais vous n’avez qu’à aller au camping à ce moment-là.

Et voilà, et le maire, il était vraiment à bout.

Il ne savait vraiment plus qui faire.

Et même la loi, tu vois, les juges lui ont donné tort.

Alors maintenant, il en appelle au ministre pour…

Marianne: Il n’y aura rien.

Serge: Et puis le ministre, qu’est-ce qu’il va faire?

Marianne: Rien.

Serge: Et comme il ne veut surtout pas qu’on dise oui, c’est du racisme et tout ce qu’on veut.

Il va leur trouver une solution.

Marianne: Tous, tout ce qu’ils font de toute façon, c’est qu’ils s’écrasent.

C’est tout, ça s’arrête là.

Serge: Donc, de toute façon, c’est très connu en France on n’applique pas la loi de la même façon pour tout le monde et voilà.

Donc à partir de ce moment-là, à partir du moment où on ne l’applique pas de la même façon pour tout le monde, je ne vois pas pourquoi…ah, j’espère que…

Marianne: Téléphone…

Serge: Oui, j’ai le téléphone.

Mon épouse va…ah, ça y est.

Elle a décroché.

Et bien, les gens n’ont pas forcément envie de la respecter.

A partir du moment où elle n’est pas la même pour tout le monde, il n’y a plus ce…on nous baratine toujours, la France liberté, égalité, fraternité.

Ecoute liberté, j’ai l’impression qu’il y en a de moins en moins puisque les gens empiètent sur ta propre liberté, donc tu n’es plus libre.

La fraternité, et bien on devient de plus en plus égoïste.

Et le troisième, j’ai oublié…Liberté, égalité, fraternité.

Oui c’était l’égalité, et bien écoute l’égalité, je pense que c’est le pire dans les trois.

C’est que là, il n’y a vraiment pas d’égalité.

L’écart se creuse entre, c’est vrai, les gens très aisés et puis le bas.

Alors bon…Voilà c’est…

Marianne: Le mot de la fin pouah.

Serge: Oui, le mot de la fin pouah.

C’est désolant!

Marianne: Oui enfin moi, ça ne me dit rien qui vaille tout ça.

Serge: Oui mais bon.

Marianne: Ah, tu as vu il y a un nouveau maillot de bain.

Serge: Nouveau quoi?

Marianne: Maillot de bain.

Serge: Un nouveau maillot mais…c’est à dire?

Marianne: Le style, je parle.

Serge: Ah oui?

Bah, je ne sais pas.

Pourtant moi, je suis à côté de la plage.

Bon, je n’y vais pas mais…

Marianne: Le burkini.

Serge: Alors?

Ca ressemble à quoi?

Marianne: Le burkini.

Tu connais la burka?

Serge: Ah oui, oui.

Marianne: Voilà et bien, ça existe le burkini.

Serge: Le burkini?

Ah, c’est pour les femmes musulmanes alors?

Marianne: Oui, parce qu’il y a eu le cas d’une femme, je ne sais plus dans quel patelin ici, et elle a voulu aller à la piscine avec un burkini et elle a été refusée.

Oh, elle est venue une fois pour se baigner et puis la deuxième fois, elle a voulu entrer et ça a été refusé.

Et donc, ça a fait tout un plat.

Je ne sais pas où ça en est maintenant mais ça a fait tout un plat parce que bah le burkini, c’est…bon, elle est habillé.

Elle a le pantalon, elle a une tunique, le …comment l’espèce de voile, mais qui ne couvre pas le visage mais qui couvre tous les cheveux, qui est relié avec la tunique.

Donc, ça s’appelle le burkini.

Alors, elle avait menacé qu’elle a droit de se baigner comme elle le veut et puis que si ça ne va pas, elle quitte la France.

Voilà, donc c’est un nouveau style de maillot de bain.

Il y a la burka, maintenant il y a le burkini.

Bikini, burkini.

Serge: D’accord.

Marianne: Pas mal, hein.

Serge: Bikini, burkini.

C’est vrai?

Ce n’est pas…

Marianne: Non, non.

Oui, c’est vrai.

Serge: Eh bien écoute, un jour elles vont aller accoucher en burka et je ne sais pas le toubib, il va s’amuser, la sage-femme…

Marianne: Non, non: Une.

Non, si c’est un homme, c’est refusé.

C’est une femme.

Serge: De?

Marianne: Bien, qui doit accoucher la patiente.

Serge: Bien, le jour où il y en a plus, bien elle ira le faire chez elle, son petit.

Des fois, tu sais que sage-femme…d’ailleurs, ça n’a plus ce nom là, on appelle ça…je ne sais plus parce que justement c’est ouvert aux hommes et le problème, c’est que c’était…il y a un nom.

Marianne: Oui, mais je ne sais plus.

Serge: Je ne sais plus comment ça s’appelle, enfin bref.

Ah oui, le burkini.

C’est pas mal.

Marianne: Ah, tu n’avais pas vu ça?

Serge: Tiens, en fait, j’ai l’impression qu’ils essayent de voir jusqu’où ils peuvent aller.

Nous défier…de défier les gens parce que qu’est-ce qu’il y a comme débats, à la télé, au sujet de la burka et etc.

Marianne: Oui.

Bien ça, ça n’a pas l’air d’être nouveau parce qu’ils ont montré là c’est une sorte de catalogue où les femmes musulmanes peuvent choisir ce burkini, là.

Donc, c’est vrai qu’il y en a de plusieurs styles, plusieurs couleurs donc ça n’a pas l’air d’être nouveau.

Et peut-être qu’avec cette histoire de burka qu’il y a eu, bon bah là ça fait…

Serge: Mais en fait, qu’est-ce qui gênait au niveau de la piscine?

C’est…qu’est-ce qu’ils ont donné comme excuse?

C’était….ce n’est pas hygiénique?

Marianne: Voilà.

Serge: C’est…je ne sais pas.

Ah bon?

Marianne: Bien, il y a quelques années, il y a eu le cas mais par contre c’était avec des hommes qui…les musulmans, tu sais, ils n’ont pas les maillots de bain.

Ils ont des espèces de bermuda.

Serge: Oui, les bermudas.

Marianne: De ça, il y a quelques années.

C’avait été…Il y a eu un problème.

Serge: Oui, dans les piscines, oui.

Marianne: Bien même encore maintenant parce que là, j’ai vu avec le coup de la piscine avec cette femme là…Il y avait une affiche en montrant le…il y avait l’image du bermuda et c’est interdit donc là, le burkini, c’est interdit aussi.

Oui, ils disent que c’est à propos de l’hygiène.

Serge: Ah oui?

Marianne: Voilà.

Donc, je ne sais pas mais…

Serge: Oui, quand tu vas à la piscine, avant de rentrer dans les bains, je crois que les douches c’est obligatoire.

Marianne: Oui.

Serge: Là, si elle se douche, ça ne sert à rien.

Si elle se douche avec sa burka, ça ne sert à rien effectivement donc au niveau hygiène, peut-être que c’est…Oui, c’est un problème d’hygiène mais qui va être tourné en un problème de liberté de culte, de religion.

Marianne: Ah, c’est sûr.

Serge: Et puis voilà.

Alors qu’au départ, ce n’est qu’un problème d’hygiène.

Je veux dire, on n’a même pas à se poser la question, à savoir musulman ou quoi que ce soit.

C’est une question d’hygiène.

Pour l’hygiène, on est censé…bon, les bonnets de bains ne sont peut-être pas obligatoire partout.

Moi, je sais, à la piscine où je vais, le bonnet de bain est obligatoire.

C’est pour une question d’hygiène.

Ce n’est pas une histoire d’être juif, tu sais qu’il faut rester couvert.

C’est pour tout le monde.

Je ne sois pas pourquoi il y aurait là aussi à nouveau des règlements différents suivant ta religion, suivant ta…tes convictions politiques, etc.

Il y a un règlement qui s’applique pour une raison bien précise…ou bien des….

Marianne: Ou alors, ils n’ont qu’à faire des piscines réservées aux musulmans ou des piscines réservées à nous.

Serge: Oui mais après, ils vont dire que c‘est…après, ça va être un problème d’intégration…

Marianne: Oui mais…

Serge: Comme des ghettos…

Marianne: Mais comment on fait dans ce cas-là?

Serge: Bien voilà.

Comment on fait?

Un peu plus de fermeté; il y a un règlement, une loi, on l’applique.

On ne l’applique pas, on est sanctionné.

C’est tout et puis, il n’y a même pas à discuter.

Il y a une loi, c’est pour…on doit rouler à droite en voiture.

Bon ben, si ça leur prenait l’envie parce qu’untel a dit de rouler à gauche, on va rouler à gauche?

Non.

Il y a une loi.

Bon ben, si tu ne roules pas à droite en France, tu es sanctionné.

Marianne: Oui, mais regarde

Serge: Il y a des règlements, des lois, il suffit de les appliquer, on ne veut pas.

On ne veut pas ou alors c’est difficile à appliquer.

Marianne: On ne veut pas.

Regarde, il n’y a pas longtemps…il y a eu le cas, il y a eu plusieurs semaines, c’était un jeune en mobylette qui s’est tué.

Serge: Oui, oui.

Marianne: Oui, il y a eu un cas il y a plusieurs semaines et puis là, c’est arrivé la semaine dernière encore.

Serge: Oui, il y en a eu un récemment en moto.

Marianne: Voilà et il s’est tué et tu as vu, il a été dit que c’était la voiture de police qui est rentré dans…enfin, qui a foncé dans la mobylette et puis qui a tué le jeune.

Et puis tu as vu dans la ville?

Ils ont cassé, ils ont brulé des voitures et tout ça, donc…

Serge: Parce que s’il en arrive à en attraper un ou deux et bien, ils ne sont pas sanctionnés comme ils devraient et puis heu…regarde les policiers là qui sont…qui se font tirer dessus à fusil…avec des…tu sais, des trucs de chasses là, au niveau de…dans une des colonies là, chez nous, en Nouvelle-Calédonie.

Le préfet, il disait “attendez, c’est…là, c’est un acte de guerre.

Ce n’est même plus un acte syndicaliste, c’est un acte de guerre, de délinquants.”

Eh bien, on ne doit plus se comporter comme si on avait en face de nous des syndicalistes parce que le droit de grève, il est reconnu en France.

Les syndicats, on doit respecter leur…les syndicats, mais là ce n’était plus une manifestation de syndicalistes.

C’était une manifestation de gens qui voulait tuer.

Donc, on ne doit plus se comporter de la même façon.

C’est-à-dire à partir du moment où les policiers, ils sont menacés de mort, ce n’est plus des balles en caoutchouc qu’ils doivent tirer, c’est légitime défense, c’est… Voilà, eh bien le problème, c’est qu’effectivement si jamais un policier devait, en cas de légitime défense, répliquer…

Marianne: C’est lui qui se retrouve en prison.

Serge: C’est lui qui aurait des comptes à rendre.

On trouverait encore…je fais confiance aux associations ou aux syndicats à trouver quelque chose.

Marianne: Non, mais c’est déjà arriver.

Serge: Oui, voilà.

Donc, c’est impossible à s’en sortir.

A partir du moment où le policier, ce sera à lui de toujours s’expliquer, de rendre des comptes, de prouver qu’il a agit comme ça en face du délinquant euh…bon, ben le délinquant, il va sortir se sortit fort.

La justice ou le sanctionnera très peu, ou même lui donnera raison, ce qui fait que…bien pourquoi, il ne continuera pas?

C’est un super jeu ça, tu sais.

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: Pouvoir tirer sur les flics comme ça, impunément.

C’est génial, hein?

C’est mieux que de jouer avec des jeux, avec des logiciels, tu sais, c’est avec des…voilà.

Mais ça c’est donc, c’est l’Etat qui le veut et donc il va…c’est lui qui va récupérer cette situation.

Le problème, c’est que c’est les citoyens qui en subissent les conséquences alors qu’ils ne sont pas responsables de l’Etat qui ne fait pas son travail.

Bon ben, c’est dommage mais…

Marianne: Mais ça, c’est…

Serge: Ca, je crois que tu en verras de plus en plus.

Là effectivement oui, coup sur coup il y en a eu quelques unes des affaires comme ça.

Oui, où pour échapper à un contrôle de police…

Marianne: Pourquoi, ils ne mettent pas de caméras aux voitures de police?

Serge: Mais je ne sais pas.

Bah de toute façon, même si on mettait une caméra, ils diraient “attendez, c’est trafiquer” Puisqu’on peut tellement faire ce qu’on veut avec la vidéo maintenant.

Tu sais, c’est…

Marianne: Bien, il y a une chose aussi qu’ils ne voulaient pas c’est, tu sais, avec l’affaire d’Outreau.

Le…il y avait un scandale quand même avec l’attitude des policiers, des magistrats et tout ça, et puis les policiers n’étaient pas vraiment d’accord pour mettre une caméra dans les commissariats.

Serge: Ah ben oui, parce que ça pourrait leur desservir aussi.

Marianne: Voilà, parce que les policiers, ils subissent pas mal.

Moi, ce n’est pas un métier que j’aimerais.

Mais ils ont aussi leurs torts.

Serge: Bien, ils ont des…oui.

Marianne: Ils ont des attitudes bon, qui laissent à désirer donc euh…Bon, pas tous mais certains.

Serge: Et ils ne sont pas forcément exempt de tout reproche et puis bien voilà, ils ne sont forcément irréprochables.

Ce qui fait que effectivement quand tu as affaire à…et ça, pour en revenir au jeune qui représentait les…tu sais, l’animateur d’une banlieue, là qui représentait les jeunes et il disait “oui, où à partir du moment où les gendarmes n’ont pas une attitude…et la police, une attitude irréprochable, les jeunes ont du mal à respecter les lois.”

Il a raison en partie.

Moi, je ne pense pas qu’ils ne respectent pas les lois parce que la police ne respecte pas, hein?

Marianne: Non.

Serge: Mais bon, ce n’est pas simple.

Et la première chose, c’est les sanctions hein.

A mon avis, à partir du moment où les sanctions…et après qu’on leur donne raison…

Marianne: Bien, tu sais, il y a eu le coup, il y a quelques années, c’était une femme qui s’était fait voler sa voiture.

C’était trois personnes, je ne sais plus s’il y avait un ou deux mineurs à l’intérieur.

La voiture, elle a…il y a eu un problème mécanique.

Je crois que c’est une des personnes qui est décédé, les deux autres je ne sais plus.

Enfin, en tout cas, il y a eu un accident et les voleurs…et oui, ça s’est retourné contre la propriétaire de la voiture.

Alors il faut surtout faire attention, quand tu te fais voler ta voiture, il faut qu’elle soit en très bon état.

Serge: Ah oui, bien sûr.

C’est normal, tu ne vas quand même pas te laisser voler une voiture pourrie.

Ces pauvres là, ils te volent une voiture, c’est déjà difficile, ils prennent des risques.

Si en plus, tu leur laisses une voiture qui a des problèmes, c’est honteux quand même.

Marianne: Et quand tu es chez toi, qu’il y a quelqu’un qui rentre, il ne faut surtout pas te défendre parce qu’il faut que ce soit…comment on dit?

Serge: La réplique soit proportionnelle à l’attaque.

Marianne: Voilà.

La réplique doit être proportionnelle.

Alors quand ce sont des…je ne sais pas…admettons une personne de vingt-cinq ans qui rentre et que toi, tu es handicapé ou alors…

Serge: âgé.

Marianne: Comment la réplique peut être proportionnée?

Alors si tu te défends, tu prends un fusil, tu tires.

Bon, sans tuer la personne mais si tu fais ça, c’est à toi qu’on va causer des problèmes.

Enfin là, je crois qu’on peut continuer comme ça.

Je ne pense pas que…malheureusement oui, c’est comme ça.

Serge: Et puis comme j’ai un cours après donc de toute façon…

Marianne: Voilà.

Donc on va arrêter là.

On ne peut pas dire que ça a été très…

Serge: Bien, on ne va pas changer…de toute façon, on ne va pas changer les lois ou le comportement des gens avec une discussion.

Ce serait trop facile.

J’aimerais bien mais ce serait trop facile, ce serait trop simple.

Marianne: On ne peut pas changer.

On ne peut que constater.

Serge: Oui, constater et se lamenter.

Marianne: Que malheureusement, c’est de pire en pire.

Qui que ce soit qui soit au gouvernement, rien ne change.

Et puis, sur ce…

Serge: Oui.

Sur ce, bonne soirée.

J’espère que ça ne va pas t’empêcher de dormir tout ça.

Marianne: Oh, ça ne m’empêche pas de dormir.

Depuis le temps, tu sais…

Serge: C’est l’essentiel.

Marianne: Mais non, je dors.

Heureusement parce que sinon je serais dans un sacré état depuis le temps.

Serge: C’est vrai.

Ok.

Bon ben écoute, bonne soirée et puis bonne nuit puisque ça ne t’empêche pas de dormir.

Et puis jeudi prochain, alors je ne sais pas, on va réfléchir un petit peu…

Marianne: Oui, on verra.

Serge: A moins que quelqu’un nous suggère quelque chose.

J’aimerais bien…

Marianne: Ah bien, oui.

Il ne faudrait pas hésiter.

Serge: Que les gens qui ont l’habitude de nous écouter qu‘ils nous disent “hep, hep, on aimerait bien que vous nous parliez de ça.”

Moi, ce sera avec plaisir, donc heu.

Marianne: Oui.

Serge: Donc c’est un appel solennel à tous ceux qui…

Marianne: Qui nous écoute.

Serge: Qui ont l’honneur…qui nous écoute, qui nous font la gentillesse de nous écouter.

Bien voilà, faites des suggestions.

N’hésitez pas.

Ecrivez sur les forums.

Même si vous n’aimez pas, il faut l’écrire aussi même si elle n’est pas en notre faveur, voilà.

Donc Marianne répondra à ceux qui ne sont pas d’accord et ceux qui aiment nos podcasts bien moi, je leur répondrais.

C’est équitable?

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: Tu voulais qu’il y ait parité entre hommes et femmes donc voilà, la parité.

Marianne: Il n’y a pas de problèmes.

De toute façon, chacun a son opinion.

Moi, ça ne me dérange pas d’écouter tous le monde.

Serge: Ok.

Marianne: Donc, dites ce que vous pensez, vous aimez, vous n’aimez pas, allez-y.

Et puis oui, suggérez des thèmes.

Serge: Des sujets, oui.

Ce n’est pas évident de trouver des thèmes.

Oui, c’est vrai.

Voilà.

Marianne: Très bien.

Alors bonne soirée, très bonne discussion.

Serge: Merci.

Marianne: Et puis à la semaine prochaine.

Serge: Oui, entendu.

Allez, salut Marianne.

A bientôt.

Marianne: Salut Serge

Serge & Marianne – La légion d’honneur

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Serge and Marianne talk about the Legion d’honneur, the highest French decoration. (Serge et Marianne parlent de la légion d’honneur, qui est la plus haute décoration française.)

Marianne: Bonjour Serge.

Comment vas-tu?

Serge: Je vais bien, merci.

Et toi?

Marianne: Oui, ça va.

Serge: Oui.

Pas trop chaud?

Marianne: Non.

Aujourd’hui, il a fait bon.

C’était couvert et puis pas trop chaud.

Dans l’après-midi et puis la soirée, il fait lourd.

Mais, ça va.

Ils annoncent un peu plus de chaleur ce week-end.

Serge: Oui.

J’ai vu ça, oui.

36 ° chez nous, là.

On verra.

Marianne: Oui, c’est vrai que vous avez plus, vous.

Serge: Oui.

Toujours un peu plus, oui.

Marianne: Nous, je ne sais plus.

C’est 31-32, je ne sais plus.

Enfin, on verra bien, hein.

Ok.

Donc, aujourd’hui, on a une discussion sur la légion d’honneur.

Serge: Oui.

Marianne: On va essayer d’expliquer ça.

Serge: Oui.

On va essayer, oui.

Marianne: Qui est la plus haute décoration honorifique, en France.

Serge: Oui, c’est exact.

Marianne: Ca a été établi par Napoléon.

Serge: Oui.

Marianne: Bonaparte.

Serge: Oui.

Le problème, c’est que je pense à….l’esprit dans lequel il l’avait crée, je pense, ça a bien changé depuis et donc…Mais oui, c’est quand même la plus haute distinction, le plus haut…

Marianne: Au départ, c’était pour récompenser les officiers les plus valeureux.

Serge: Oui.

Enfin, même pas ça.

C’était pour les soldats parce qu’effectivement, lui quand il l’a crée, il n’était pas question de la donner qu’aux officiers comme c’est le cas maintenant, enfin comme ça a été le cas jusqu’à ce que Sarkozy soit élu.

Et lui, Napoléon, il l’a donnait même aux grognards, même aux…du plus bas jusqu’au plus haut.

Marianne: Ce qui n’est plus.

Serge: Pour faits d’armes, et ils avaient la légion d’honneur, pour un fait d’armes.

Et après, bon bien effectivement, ça a beaucoup évolué.

Marianne: Oui.

Et ce n’est plus le cas maintenant.

Ce ne sont que les personnes d’un certain niveau qui ont cette légion d’honneur.

Serge: Voilà et disons, après il y a eu un petit peu des quotas, un petit peu de fixés.

Il y a eu des règles d’admission qui ont bien changé les choses alors que lui, au départ, dans son esprit, c’était vraiment pour récompenser un fait de guerre, de…comme je disais, du simple soldat jusqu’au général.

Et elle a été quand même modifiée régulièrement avec la révolution, parce que la révolution française, elle, avait aboli toutes les décorations de l’ancien régime et comme celle-là, elle en faisait partie, elle avait été abolie et puis après ça a été à nouveau remis en route pour toujours récompenser les actes de bravoure.

Marianne: Mais même les civils pouvaient avoir cette légion d’honneur avant.

Tous les mérites que les citoyens pouvaient avoir.

Comme tu disais, peu importe la condition sociale, il était possible d’avoir cette légion d’honneur.

Serge: Oui.

A partir du moment…Oui, les civils qui rendaient…

Marianne: Qui rendaient de grands services.

Serge: Oui, des services à la nation, oui.

Oui, bien sûr puisqu’en fait ils servaient la nation à leurs manières, hein.

Et eux aussi avaient accès à cette décoration.

Mais en fait, elle a donc quand même été régulièrement modifiée, et en fait maintenant, il y a règles vraiment très précises et puis elle est devenue…elle a été un petit peu galvaudée puisque je sais qu’au niveau militaire par exemple, rien que pour les militaires, eux ils ont 50% de toutes les légions d’honneur attribuées.

Il y en a 50% pour les militaires.

Marianne: Moi, j’avais lu que ça faisait à peu près un…une répartition entre 2/3 – 1/3 entre les militaires et les civils.

Serge: Bien, ça encore évolué.

C’est dans les 50 pour cent.

Et ce qu’il se passe c’est qu’elle est devenue pratiquement systématique pour les anciens ministres, les anciens députés, les sénateurs, enfin des…

Marianne: Oui.

Serge: Les hauts magistrats, les gens des…les membres du corps diplomatique.

Quelque soit la manière dont ils ont pu servir, ça devient systématique et donc là, c’est un petit peu discutable.

Après…

Marianne: Ca, c’est sûr.

Serge: Tu vois qu’elle est attribuée à des gens de lettres, après à des chanteurs.

Là aussi, c’est quand même discutable parce que c’est quand même très subjectif.

Je crois que par exemple, entre autres, Johny Halliday l’a eu.

Marianne: Eh bien, cette année…

Serge: On aime ou on n’aime pas mais…

Marianne: Mais ce n’est pas question d’aimer cette personne mais c’est un chanteur et en quoi il aurait droit à la légion d’honneur?

Ca n’a rien à avoir avec…

Serge: Bien, ils pensent qu’il a rendu service à la France.

Marianne: En quoi?

Il a chanté.

Oui, on peut très bien l’aimer mais c’est autre chose.

Cette année, je crois, enfin je crois, oui il y a Michelle Morgan et Bernadette Laffont qui ont reçu la légion d’honneur.

Serge: Et regarde, tous les sportifs, pour peu qu’ils aient eu une médaille d’or aux jeux olympiques, on leur donne la légion d’honneur en plus de la médaille d’or aux jeux olympiques.

Je ne sais pas comment ils prennent ça.

En fait, j’ai trouvé quelques chiffres et effectivement donc, ils disent que l’armée obtient 50% des places.

Il y a d’autres professions qui sont très bien représentées au niveau de la distribution de cette médaille.

Il y a bien les policiers, les pompiers, là je peux le comprendre plus facilement; les élus, les hauts fonctionnaires, je le comprends un peu moins bien, et les représentants des cultes.

Marianne: Ah oui?

Serge: Oui.

Ca, j’ai été surpris d’apprendre ça mais bon, voilà.

Et puis, en 2008, c’est donc très récent, le 21 novembre 2008 est paru un décret

Marianne: Oui.

Serge: Qui dit que la dignité de grand officier appartient de plein droit aux anciens premiers ministres qui ont exercés leurs fonctions durant deux années au moins.

Marianne: Oui.

Serge: Alors même si ce premier ministre, il a rien fait de bien, même s’il n’a fait que des mauvaises choses, il n’a eu que des mauvais résultats et bien pour peu qu’il ait exercé deux ans…

Marianne: Voilà.

Serge: Tu me diras deux ans pour un premier ministre, quelque fois ça peut être un exploit parce que…

Marianne: Ca change tellement.

Serge: Oui.

Ca…le premier ministre souvent, il sert de fusible à…dans le gouvernement.

Enfin, bref voilà.

Et puis heu, voilà donc c’est assez…ça quand même bien changé.

Oui?

Marianne: Si on prend aussi concernant les femmes, elles ne représenteraient aujourd’hui que 16 % seulement.

Serge: Par rapport, par exemple, par rapport au pourcentage de femmes dans la fonction publique ou justement dans les fonctions au…du… gouvernemental.

C’est beaucoup ou non?

Ou ça représente à peu près justement le…

Marianne: Par rapport aux effectifs complets de l’attribution de la légion d’honneur, ça ne représente que 16%, ce n’est pas énorme parce que les femmes maintenant exercent de plus en plus de responsabilités.

Il est vrai qu’on en voit de plus en plus dans les gouvernements ou dans des… dans la politique, dans le…mais…

Serge: Malheureusement.

Non, je plaisante.

Je suis pour.

Marianne: Moi, ce n’est pas question d’être pour ou contre…

Serge: Si, si.

Marianne: c’est…Il faut qu’elles soient capables.

Serge: Oui mais je ne vois pas pour quoi elles ne seraient pas capables.

Marianne: Un homme ou une femme, il n’y a pas à faire de discrimination entre hommes ou femmes du moment qu’ils sont capables ou qu’elles sont capables, pourquoi pas?

Ce n’est pas parce que ce sont des femmes qu’il faut les mettre à part.

C’est question de responsabilités.

Quand… surtout quand on parle de…au niveau national, la politique, là il faut quand même être responsable donc maintenant c’est vrai qu’il y en a de plus en plus, ce qui est bien, mais concernant le légion d’honneur non ça fait peu.

Ca, ça n’a pas vraiment bougé donc 16% non, ce n’est pas énorme.

Serge: Eh, il y a quelque chose aussi qui est assez, je dirais, choquant on va dire.

Si tu reprends le souhait de Napoléon, il disait que cette fameuse légion d’honneur récompense les mérites éminents, militaires, ou civils rendus à la nation or maintenant, la légion d‘honneur, elle est attribuée aussi aux étrangers.

Marianne: Oui, c’est vrai.

Serge: Alors ça me parait difficile.

Je ne vois pas comment un étranger peut rendre service à la nation française.

Marianne: Ah cela dépend parce que…

Serge: Bien écoute.

Si je te cite certaines personnes qui l’ont eu…

Marianne: Non mais c’est pour ça que je dis cela dépend.

Ce n’est pas pour tous mais concernant les combattants…Il y a eu la première, la deuxième guerre mondiale.

Il y a beaucoup d’étrangers qui ont combattus pour la France.

Et même après, la guerre de…en Indochine, tout ça.

Il y a eu des étrangers qui ont combattus pour la France.

Serge: On est d’accord.

Alors…

Marianne: Mais dans ce cas-là, il y a des anciens combattants américains, par exemple, qui ont eu la légion d’honneur, ce que je comprends.

Par contre, il y a eu une polémique oui, concernant Poutine qui a reçu une décoration.

Serge: Grand croix, il était grand croix de la légion d’honneur.

Marianne: Oui, voilà.

Donc là, ça a été un peu moins compris.

Bon, il y en a eu sûrement d’autres.

Serge: Bien justement, je pense qu’il y a eu probablement peu de militaires, comme tu dis, qui ont combattus sous des…pour défendre la France, des militaires étrangers mais en fait, je crois qu’elle a été attribuée un peu plus, ben, à titre protocolaire aux chefs d’états, aux premiers ministres, des membres du gouvernement, des ambassadeurs, à l’occasion de voyages en France et puis…

Marianne: Ils se décorent eux-mêmes, hein?

Serge: Oui.

Soit disant, ils auraient servis les intérêts de la France.

Seulement, quand ils sont ambassadeurs, ils servent d’abord leur pays.

Ils représentent leur pays en France.

Marianne: Oui.

Serge: Donc, ils servent quand même avant tout leur pays, ce qui est tout à fait normal.

Alors, je ne vois pas comment…pourquoi on leur attribuerait la légion d’honneur, heu…tu vois ça, ça me choque un peu.

Marianne: Oui.

Serge: Et donc…

Marianne: Ca choque mais enfin, ce n’est pas surprenant.

Serge: Effectivement, tu vois, le…ce que tu dis, les anciens combattants américains de la première guerre mondiale, c’est Chirac qui les a…

Marianne: Oui.

Serge: qui a commencé et c’était en 99.

Marianne: Oui.

Serge: Donc il leur a quand même fallu du temps.

D’ailleurs, un petit peu comme à nos poilus, avant de leur remettre cette légion d’honneur, il leur a fallu attendre 80 ans, 90 ans pour leur remettre.

Ca fait quand même

Marianne: Oui mais ça

Serge: C’est quand même un petit peu lamentable.

Marianne: C’est lamentable.

C’est choquant, comme tu dis mais moi, ça ne me surprend pas parce que, même encore maintenant, il y a beaucoup de personnes, de simples citoyens qui ne sont pas reconnus pour ce qu’ils ont faits pour la nation.

Au contraire, …

Serge: De toute façon,…

Marianne: Des fois, on leur demande de…si après, ils sont venus en France, et puis que…enfin ils sont français, des fois on leur demande de prouver leur nationalité.

J’ai lu des…j’ai vu des reportages, je crois que c’était au Viêt-Nam.

Enfin, c’était une personne parmi d’autres dans le documentaire, une personne qui avait combattu pour la France, qui a été prisonnier pendant plusieurs années.

Il est venu en France, on lui a enlevé sa nationalité française.

Il avait combattu pour la France, il avait souffert, il avait été emprisonné, il est venu ici, on lui enlève sa nationalité.

Mais qu’est-ce que ça veut dire, ça?

Et il y a plein de cas comme ça.

Ah par contre, les chefs d’états, les diplomates, oui eux, ils sont reconnus pour je ne sais quoi.

C’est assez, heu.

Serge: Il y a une petite chose qui est assez marante, c’est que du fait que tu obtiens la légion d’honneur, tu as droit à une rente annuelle.

Marianne: Ah oui, mais ça c’est minable.

Serge: Et donc quand elle a été créée, elle était de 250 francs or donc ce qui devait, à mon avis, représenter quand même une belle somme.

Et, en 2004, c’est 6 euros 10.

Marianne: Oui, mais peut-être, elle a augmenté depuis mais peut-être elle doit faire 7 euros.

Serge: Oh allez, 6 euros 15.

Marianne: Oh.

Serge: Mais tu sais moi, je n’ai pas eu l’honneur d’avoir la légion d’honneur mais j’ai eu, au niveau des sous-officiers, j’ai la….comment on appelle ça?

Zut, j’ai même oublié tellement j’ai été ému le jour où je l’ai eu.

Non, j’ai eu la médaille militaire, voilà.

C’est la plus haute distinction au niveau des sous-officiers.

Marianne: Oui.

Serge: Et elle nous donne droit aussi à une rente.

Je crois que c’était 4 euros quelque chose.

Mais en fait, la…comment dire?

La coutume veut qu’on fasse don de cette rente à un organisme qui gère justement toutes les médailles et en fait, ça va je pense pour des œuvres genre les…pour les enfants de militaires qui ont tués, ce genre de, tu vois.

Je crois que ça va…donc, tu vois, c’est pour la bonne cause mais enfin c’est quand même ridicule cette somme de…donc moi, le jour où je l’ai eu, j’ai effectivement rempli le papier comme quoi je faisais don de, à vie, enfin de cette somme astronomique de 4 euros…Je ne me souviens plus de la somme exacte mais c’était moins de 5 euros, 4 euros.

Marianne: Oui.

C’est énorme, hein?

Serge: Et bon, et en plus tu l’achètes, hein.

Donc moi, je l’ai acheté je ne sais plus 30 oui, 35 ou 40 euros, je ne sais plus.

Donc, il m’aurait fallu déjà pas mal d’année pour la rentabiliser avec mes…mais comme la rente, je ne l’ai pas prise bon.

Enfin voilà, c’était juste pour l’anecdote.

Marianne: Oui.

Serge: Mais je pense que tous les pays ont leur légion d’honneur.

Alors, suivant les pays, cela doit s’appeler différemment mais bon je crois que…

Marianne: Oui, bien oui.

Serge: Je pense que tous ont ce genre de récompense à leur niveau.

Marianne: Oui.

Souvent, c’est…il y a des bonnes choses qui ont été crée mais à la longue, c’est déformé.

Serge: Et en fait, je voulais qu’on parle un petit peu de ça parce que c’est Michael qui m’avait demandé qui m’avait envoyé un article là-dessus et il voulait en parler.

Il m’a posé plein de questions parce qu’en fait, il a un ami justement.

Un journaliste, qui travaille depuis pas mal d’années en France et justement qui a…il écrit dans un journal qui essaye d’expliquer aux Américains justement la vie en France, d’expliquer notre façon de vivre donc…et il a eu justement la légion d’honneur.

Bon, ce n’est pas le Président de la République qui lui a remis mais c’est quand même quelqu’un d’assez haut dans le…au gouvernement qui lui a remis donc heu…et il était invité pour…son ami l’avait invité mais il fallait qu’il se déplace à Paris donc heu, des Etats-Unis.

Ca l’embêtait un peu.

Il ne pouvait pas.

Il était voilà…et il était assez fier de ça, que son ami ait la légion d’honneur et je crois que son ami aussi.

Mais en fait, il a travaillé pendant des années pour ce journal et c’était vraiment un journal pour essayer de faire…

Marianne: Pour valoriser les…

Serge: Pour valoriser, je pense oui, la France, les Français au niveau des Américains donc heu,

Marianne: Oui, c’est une reconnaissance.

Serge: C’est une reconnaissance.

Marianne: Donc c’est vrai qu’il devait être content.

Serge: A sa manière, je pense qu’il a rendu service à la France donc heu, voilà.

Pour moi, à la limite, il l’a mérite plus qu’un chanteur, comme tu dis, ou un acteur.

Bien qu’un chanteur ou un acteur représente en général le pays…son pays d’origine de par sa…son langage, mais de là…je veux dire, il n’a pas rendu un service à…ce n’est pas des services imminents.

Il apporte juste la culture française un petit peu, peut-être à l’étranger et encore.

Johny Halliday, je ne vois pas trop quelle culture il peut amener mais bon.

Marianne: Peut-être qu’il peut y avoir une certaine reconnaissance mais pas la légion d’honneur.

Serge: Oui.

Mais je ne sais pas s’il existe…si il y a bien….il n’y a pas un truc, chevalier des arts, des lettres.

Il n’y a pas des choses comme ça?

Marianne: Chevalier des arts et des lettres.

Oui, ça existe mais je ne sais pas…

Serge: Pourquoi pas ça, plutôt?

C’est plus approprié, il me semble mais bon, c’est peut-être aussi pour dire que ce n’est plus réservé qu’aux militaires.

Ce qui est aussi normal et donc ils ont voulu détendre.

Maintenant ils l’ont peut-être étendu un peu trop.

Je veux dire… les athlètes qui gagnent une médaille d’or…quand c’est toute l’équipe, bon on leur donne la médaille d’or.

C’est bien la légion d’honneur mais bon, deux ans après, aux championnats suivants, ils ne passent même pas le premier tour lors de la compétition alors tu dis “Houlà!

Est-ce qu’ils la méritaient cette légion d’honneur? “

Marianne: C’est à débattre tout ça, hein.

Serge: Vous avez des décorations vous dans l’enseignement?

Il y a des titres, des…

Marianne: Si, si, il y en a. Au bout de…

Serge: Le truc du travail ou…non?

Marianne: Oh, je ne sais plus.

Il y a les palmes académiques.

Serge: Ah oui.

C’est ça, les palmes académiques.

Marianne: Oui, au bout d’un certain nombre d’années, je ne sais plus, on peut recevoir les palmes académiques.

Et encore, il faut en faire la demande.

Serge: Pour nager, c’est bien ça, les palmes académiques.

Marianne: Oui, oui bien sûr.

Bien il y a une collègue quand elle est partie à la retraite, elle a reçu les palmes académiques.

Donc ça, ce sont les personnes dirigeantes comme les employés qui peuvent recevoir.

Serge: Remarque quand tu vois le comportement main tenant des élèves, tu te dis que les profs la méritent, hein quand même la légion d’honneur parce que… Franchement, toute la journée, supporter ça.

Moi, je ne voudrais pas leur place hein.

Je préfère ma place, sincèrement.

Marianne: Enseignant, oui il est vrai que ce n’est pas un métier facile.

Surtout suivant où tu tombes.

Marianne: Oui.

Serge: Il y a des coins quand même, ce doit être particulièrement dur.

Marianne: Bien, tu sais, il y en a qui n’ont pas le choix surtout les nouveaux élus, si je peux dire, les sortis de concours.

Il y a des zones enfin moi, je parle de la région parisienne parce que c’est là où je suis, mais il y a des départements ici dans la région, personne ne veut y aller.

Serge: Oui, bien sûr.

Marianne: Donc les sortis de concours, malheureusement, ils doivent y aller.

Et on peut faire la mutation deux ans après mais ce n’est pas évident parce que si tu mutes, il faut avoir un remplaçant donc…

Marianne & Serge – Housing, Part 2

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Marianne and Serge speak about housing. (Marianne et Serge parlent des problèmes de logement.) 

Serge : pour rester dans les histoires de logement, nous, le feuilleton des problèmes de logement ne s’est pas terminé à ce problème pour Anne…

Marianne : oui Serge : c’est que dans la foulée, quelques jours après, on a appris que notre… tu sais que je… on avait acheté un petit appartement, un petit studio à Pessac – c’est une commune qui touche Bordeaux – qui est très bien situé par rapport aux facultés pour les étudiants… on avait acheté un petit studio, au début c’était pour Anne, et en fait au moment où elle a eu son bac et elle avait décidé de faire médecine, elle a voulu faire de la colocation avec cette copine… c’est difficile tu sais pour… elle avait toujours été chez nous, du jour au lendemain, se retrouver toute seule, elle a eu un petit peu peur de çà et sa copine, c’était le même problème ; donc elles avaient décidé de faire de la colocation, ce qui n’était pas une mauvaise idée, donc il a fallu que je loue c’est appartement, on pouvait pas le laisser vide hein, parce que çà… donc j’ai du le louer !

Alors c’est vrai qu’on le louait très facilement parce que c’est vrai qu’il est tellement bien placé que les étudiants ils se jetaient dessus comme des morts de faim.

Et là, le dernier locataire que j’ai eu, c’était pas un étudiant, c’était un géomètre qui s’était séparé de son amie, donc ils avaient un appartement très grand, et puis maintenant lui, un studio lui suffisait.

Et en fait, il a perdu son emploi, et il a trouvé un autre truc dans sa région d’origine, qui est Nantes, ce qui fait que, ben il m’a donné son congé et… donc il a fallu à nouveau passer des annonces, et puis après, faire visiter, et bon, çà y est, j’ai trouvé à le relouer, mais enfin tu vois, c’est des soucis et… le dernier truc qui nous est arrivé… toujours au sujet du logement, c’est que la maison qu’on loue actuellement…

Marianne : oui

Serge : la propriétaire est décédée il y a quatre, cinq mois à peu près… Marianne : oui.

Serge : alors c’était une dame âgée, elle avait 92 ans, ce qui fait que c’est une de ses deux filles qui gérait donc cette maison et qui… et elle nous avait dit : « mais ne vous inquiétez pas, de toute façon c’est une maison de famille nous on va, on ne va pas la vendre, on veut la garder etc, donc ne vous faites pas de soucis » !

Et en fait, là ils sont en train de faire la succession et çà va être officialisé fin septembre avec le notaire, et il se trouve que c’est sa sœur qui va finalement hériter de la maison… Marianne : oui !

Serge : et sa sœur veut la récupérer pour y loger son fils.

Marianne : ah !

Serge : ce qui, ce qu’elle a tout à fait le droit d’ailleurs aussi de le faire.

Alors disons que le préavis est un peu plus long, c’est que je crois qu’il faut six mois avant la fin du bail pour nous signifier qu’ils veulent récupérer la maison.

Donc çà nous laisse un peu de temps mais le temps passe très, très, très vite… Marianne : oui !

Serge : et il va falloir qu’on trouve autre chose… et comme on a pris goût à Andernos, on ne voudrait pas en partir mais… c’est une ville tellement chère au niveau des loyers et des… donc on est… on va être bientôt nous aussi au pied du mur et… et ben voilà, on ne sait pas trop ce qu’on va faire… donc tu vois, on a eu coup sur coup trois trucs au moment des vacances, çà nous a…

Marianne : oui !

Serge : voilà !

A la limite, on était presque content de rentrer pour pouvoir s’occuper de tous les… tous ces problèmes là !

Et puis il y en a déjà deux qui sont résolus puisque Anne, on a trouvé pour elle et puis le studio j’ai réussi à le relouer.

Je ne sais pas si les propriétaires sont tenus de proposer quelque chose aux gens qui…

Marianne : pas, pas forcément parce que…

Serge : quand c’est un organisme oui mais quand c’est un particulier je pense pas qu’il soit tenu…

Marianne : non parce qu’il y a plusieurs années, bon çà fait des années là qu’on est dans cette… dans ce quartier là à Melun… mais… avant, on était dans un immeuble qui était privé, donc… mais la propriétaire elle a décidé de vendre !

Donc y avait un préavis, mais c’est nous qui devions nous débrouiller… enfin mes parents parce que moi j’étais trop petite, mes parents ont du se débrouiller pour trouver un appartement !

Serge : oui donc c’est je pense ce qui va se passer, et donc on a devancé un peu les choses, bien qu’on ait pas à le faire encore puisqu’ils ne nous ont pas encore signifié officiellement la chose, il faut déjà que la succession soit officiellement terminée avec le notaire, donc c’est fin septembre, et après, on peut en profiter si on veut jusqu’au premier juin l’année prochaine et… à la limite c’est reculer pour mieux sauter parce que tôt ou tard il faudra bien partir et si on n’a rien fin mai l’année prochaine, là on va être vraiment, on va être pris à la gorge, on va être au pied du mur, faudra, faudra prendre une décision !

Et moi j’ai peur que la décision ce soit ben de… quitter la ville là et d’aller plus sur Bordeaux…

Marianne : oui

Serge : où les prix sont quand même… y aura plus de choix déjà et les prix sont probablement un peu meilleur marché, un peu seulement hein, pas énormément, la région est quand même assez prisée et c’est quand même relativement cher, voilà !

Marianne : ben nous, quand la propriétaire elle a vendu ben… il a fallu prendre ce qu’il y avait quoi, parce qu’il était pas possible d’attendre trop longtemps… et puis les appartements çà se trouvait pas comme çà dans la rue !

Serge : bien sûr !

Marianne : donc ben avant on habitait au centre ville, c’était quand même mieux… quand il a fallu venir dans ce quartier là, bon ben… on n’a pas le choix hein !

Et c’était bien parce que au centre ville on … ben la propriétaire, elle avait, elle possédait l’immeuble… et puis, ben elle, est avait tout un étage, puis elle n’y habitait plus… et puis en bas, c’était un petit vieux et puis malheureusement il est décédé… et ben nous, on avait tout un étage et puis après comme il n’y avait plus personne, et ben on était les seuls dans l’immeuble !

Donc c’était impeccable !

Mais là, pour déménager on verra pour partir dans une autre ville qui n’est pas trop loin, y a des quartiers qui sont pas mal, et des petits pavillons dans un… ce sera quand même plus calme, plus… avantageux !

Serge : oui

Marianne : enfin on va voir à partir de septembre… pas le choix !

Serge : ben moi j’en étais presque à souhaiter une mutation tu vois !

Comme çà, quitte à partir, au moins, je savais pourquoi, parce que j’étais muté, le déménagement aurait été payé et puis…

Marianne : ben tu peux pas demander ?

Serge : non parce que le problème c’est que si je suis muté, je sais très bien la destination qu’ils vont me proposer…

Marianne : Paris ?

Serge : je parierais ma solde… Paris !

Voilà, et je ne veux pas aller là-bas !

Je ne veux pas aller là-bas parce que… ben tu le sais mieux que moi, pour se loger, c’est très, très difficile, c’est très cher, ma femme perdra son emploi de toute façon… est-ce qu’elle en retrouvera ?

C’est… Marianne : moins sûr ?

Serge : je… c’est moins sûr !

Alors moi je vois que des inconvénients à aller à Paris !

Si je pouvais être sûr de me loger intra muros dans Paris, alors là oui !

Je crois que j’aimerais bien être à Paris parce que… tu n’as même plus besoin de voiture quand tu es dans Paris hein?

Et puis tu es… tu as plein de choses à faire !

Mais comme ce sera pas le cas, je ne veux pas aller là-bas !

Marianne : non parce que vaut mieux vivre à Paris même que dans la banlieue !

Serge : ah oui !

Oui !

Marianne : c’est pas la peine !

Serge : sinon c’est pas la peine et comme y a quatre-vingt dix neuf chances sur cent que je sois obligé de vivre dans la banlieue, euh non !

Marianne : çà vaut pas le coup !

Serge : çà vaut pas le coup non !

Ma femme qui est du genre plutôt insouciante, elle laisserait bien venir les choses… et puis tu vois, se réveiller un mois avant et dire : « Ah tiens, mais faudrait peut-être qu’on fasse quelque chose » !

Voilà, moi c’est plutôt l’inverse, je serais plutôt du genre un peu… pessimiste alors je vais essayer d’anticiper au maximum les choses mais… tu peux pas anticiper de trop non plus… alors… c’est pas évident !

Marianne : t’essaye de prévoir au mieux !

Serge : oui !

Marianne : comme on dit : « y a toujours un grain de sable » !

Serge : sachant que nous les mutations, en principe… elles sont notifiées avant Noël… en général…

Marianne : oui

Serge : donc à ce moment là je saurai eux, ce qu’ils veulent faire, les propriétaires, je le saurai officiellement… je saurai moi, si je suis muté ou pas… j’aurai déjà plus de certitudes et après, donc suivant le cas bon ben, j’aurai plus trop le choix donc je… faudra que je fonce et puis… voilà, on trouvera une solution mais… pour l’instant on est un petit peu dans l’expectative !

Marianne : après les fêtes en janvier, bon ben là ce sera possible de voir çà…

Serge : on est parti sur les vacances, c’est un sujet joyeux et puis après on a parlé des soucis de logement mais bon c’est la vie…

Marianne : oui mais enfin, si… si tout se passe bien, s’il est possible que toi t’arrives à trouver… toi et ta femme vous arriviez à trouver quelque chose qui est pas trop mal, si nous on arrive à aller là où on veut…

Serge : oui !

Marianne : ce serait bien, donc… je pense que ce sera même mieux donc… des fois y a quelques petites difficultés mais… pour avoir quelque chose de mieux, de toute façon y a pas le choix, faut foncer !

Très bien, et bien sur ce…

Serge : oui

Marianne : je vais te souhaiter une bonne soirée !

Serge : merci, à toi aussi !

Marianne : et puis, à la semaine prochaine !

Serge : oui, jeudi prochain !

Marianne : et on parlera… les vacances seront terminées, on parlera quand même des… comment… de la légion d’honneur !

Serge : ah oui, c’est un sujet qu’on avait décidé de…

Marianne : oui !

Oui !

Serge : d’aborder…

Marianne : y a eu un petit intermède là , des vacances mais…

Serge : oui

Marianne : la semaine prochaine on verra pour parler de çà !

Serge : oui !

ok, on parlera un peu de çà.

Cà marche !

Marianne : ok !

Serge : allez, bonne soirée, tchao !

Marianne : tchao !

Marianne & Serge – Housing, Part 1

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Marianne and Serge speak about housing. (Marianne et Serge parlent des problèmes de logement.)

Marianne : bonjour Serge !

Serge : bonsoir Marianne !

Marianne : oui bonsoir, comment vas-tu ?

Serge : ben çà va, çà va bien ; excuse-moi, j’étais un petit peu en retard pour notre conversation hebdomadaire.

J’étais en train de… j’ai un cardio fréquencemètre sur mon vélo, et donc j’enregistre toutes les données quand je m’entraîne et de temps en temps il faut quand même rentrer toutes ces données dans l’ordinateur, déjà pour vider la montre puisque la mémoire n’est pas extensible et puis… je faisais çà en regardant par la fenêtre, parce que j’ai une vue sur le boulevard qui traverse la ville… en fait, je regardais les voitures qui passaient, les touristes… bon ils ne passent pas vite parce que çà bouchonne tellement qu’ils sont au pas, donc çà fait… Marianne : c’est une grande rue que tu as devant chez toi ?

Serge : c’est pas vraiment que c’est une grande rue, mais c’est la rue principale de la ville… Marianne : oui Serge : et c’est, en fait c’est la rue qui mène aux plages et qui mène d’une petite ville à l’autre donc c’est la rue qu’empruntent tous les touristes.

Marianne : il y a beaucoup de touristes dans ta ville ?

Serge : je ne sais pas s’il y en a beaucoup dans la ville, en tout cas y en a pas mal qui passent… Marianne : qui passent oui… Serge : alors est-ce qu’ils sont dans la ville d’à côté, enfin la ville… la petite ville d’à côté ou… je ne sais pas.

Il me semble qu’il y en a un petit peu moins que d’habitude, que l’année dernière, mais c’est pas facile à estimer.

Marianne : tu n’as pas d’appareil pour compter le nombre de touristes ?

Serge : non, non je n’ai pas çà, et puis je ne m’amuse pas à çà.

Si, je les regarde à la rigueur, plus par curiosité… Marianne : oui Serge : j’essaie de deviner si c’est des français, j’essaie de deviner à leur accent d’où ils viennent… c’est marrant, c’est marrant à faire.

Tu en a des tout blanc, tu en a déjà qui sont bien bronzés, c’est rigolo à faire.

Marianne : bon il y en a qui se bronzent avant de partir en vacances donc… Serge : oui ben à la limite çà… si çà peut les protéger… Marianne : protéger non !

Parce que ils vont dans des centres… comment çà s’appelle ?

Serge : oui pour se faire des trucs d’UV ?

Marianne : oui des séances d’UV !

C’est dangereux aussi çà.

J’en ai entendu parler, c’est dangereux pour la peau.

Et çà doit être réglementé et ne pas en faire trop.

Puis certains sont vraiment accro et puis… voilà… et toi, tu es parti en vacances ?

Tu as fait le touriste quelque part ?

Serge : je fais rarement le touriste parce que je n’aime pas trop… j’aime pas trop le touriste et… c’est péjoratif mais bon… euh non, en fait je suis allé euh… oui une petite dizaine de jours je suis parti dans ma belle-famille parce que dans le midi où habite ma mère, il fait vraiment trop, trop chaud l’été… en plus c’est des endroits qui sont exposés aux feux, donc les promenades sont interdites, tu peux à peine faire du VTT dans les chemins parce que… pour cause d’incendie, donc on est bloqué à la maison là-bas, on ne peut pas faire grand-chose.

Alors faudrait aller à la plage, mais la plage elle est à une quinzaine de kilomètres, c’est pas que c’est loin mais tu passes deux heures et demie dans les bouchons pour y aller, tu… tu te baignes… Marianne : oui et puis s’il y a trop de monde sur les plages aussi… Serge : voilà, il y a du monde sur les plages et quand tu reviens, tu te retapes à nouveau deux heures et demie de bouchon, ce qui fait que tu reviens, t’es même pas reposé, t’es bien énervé, donc… j’ai préféré aller en Bretagne.

Marianne : oui Serge : là-bas il fait quand même nettement moins chaud… en Bretagne Marianne : oui Serge : j’ai même pas pris mon vélo avec moi pour te dire… Marianne : mais non, tu es là-bas pour être en vacances, pas pour faire… Serge : ben je suis en vacances moi quand je suis sur mon vélo !…

Marianne : oui enfin tu t’entraînes… Serge : non mais j’ai apprécié tu vois, sincèrement j’ai apprécié de pas le prendre… Marianne : oui Serge : je pensais que çà allait me manquer et puis… on a passé dix jours, ils sont passés vite en plus et… non, çà m’a pas manqué, çà m’a fait du bien je pense.

Marianne : oui, c’est bien, çà change un peu !

Serge : oui, tout à fait !

Marianne : dans quel endroit tu as été en Bretagne ?

Serge : au-dessus de Fougère, à une quinzaine de kilomètres de Fougère, une petite ville qui s’appelle Louvigné-du-désert, y a peut-être cinq mille habitants… Marianne : c’était vraiment le désert ?

Serge : c’est vrai que c’est un petit peu perdu, mais il y a… j’ai connu des endroits bien plus isolés et… et puis non, c’est une ville qui est sympathique, elle est animée, il y a un marché, c’est sympa comme ville, comme petite ville… dans ce cas là, tu vois, c’est des vacances quand même reposantes, d’autant qu’on évite de partir les fameux week-end qui sont classés rouge et noir par « Bison Futé », et on, en fait on trouve des routes qui sont quand même bien… dégagées, donc çà va.

On n’a pas ce stress de la route déjà… Marianne : mmh !

mmh !

Serge : ce qui est pas mal.

Marianne : oui.

Ben quand il y a les grandes chaleurs, la Bretagne, c’est là où elles se… elle reçoit beaucoup de monde… Serge : oui.

Et en fait on a eu très, très peu de pluie… parce que la Bretagne est réputée pour ses longues journées de pluie, même en été… Marianne : oui Serge : et là, sur les dix jours, on a eu… on va pas dire qu’on a eu du grand ciel bleu comme on peut avoir dans le sud de la France, mais… c’était pas trop nuageux, c’était plutôt clair comme temps et… vraiment, très, très peu de pluie… on a eu peut-être une matinée, y a eu un peu de pluie je crois, et pas des pluie comme des fois, qui durent deux jours ou… c’est pas des grosses pluies, mais elles sont très… çà dure très longtemps, et puis c’est un crachin qui te glace, tu sais, çà te trempe jusqu’aux os !

C’était bien finalement.

Marianne : impeccable !

Bon et je suis sûre que tu n’as pas écouté de musique… celtique.

Serge : non… Marianne : tu avais dit que tu n’aimais pas !

Serge : j’aime pendant un quart d’heure mais encore… vraiment un quart d’heure c’est le grand maximum !

Marianne : moi je sais que j’aime bien mais y en a certaines, certaines de ces musiques, certaines chansons, c’est vrai que c’est assez irritant mais… Serge : oui Marianne : en gros moi j’aime bien.

Serge : enfin voilà, donc c’était vraiment des vacances… disons qu’on n’est pas parti très longtemps, c’est un petit peu les évènements qui nous ont imposé çà.

Anne, l’année dernière, faisait encore de la colocation avec une amie ; ses parents avaient acheté un appartement, donc ils occupaient l’appartement que les parents de son ami avaient acheté, et là, son ami… elle a décidé de ne plus en faire.

Alors c’est pas tellement le principe de ne plus vouloir en faire puisque elle est tout à fait endroit de dire : « ben j’ai envie d’être un peu plus indépendante »… moi je peux le comprendre hein, puisqu’elles avaient fait pendant deux ans… Marianne : oui Serge : mais elle a tardé pour lui dire… Marianne : combien de temps avant elle vous l’a annoncé ?

Serge : eh bien elle l’a annoncé deux jours avant qu’on parte en vacances, ou la veille même je crois, alors qu’elle le savait quand même depuis un petit moment, on l’a su après effectivement par des copines communes à elle et ma fille qui… tu vois elle s’est confiée bêtement et puis bon ben tu sais, une petite parole qui t’échappe et puis en fait tu dévoiles le secret et… enfin bref !

Et donc, nous on aurait préféré qu’elle nous l’annonce tout de suite après les examens de Anne, vers le 3 juin, le 4 juin, comme çà nous çà nous aurait laissé le temps de…alors nous on a été un petit peu pris de cours et puis donc on a dit : « on ne va pas partir trop longtemps », puisque dès le retour des vacances on a commencé à se réorganiser pour lui trouver quelque chose, un nouveau truc quoi… Marianne : ben oui, bien sûr parce que… Serge : donc finalement çà s’est arrangé, on a trouvé mais… faut quand même chercher, çà… on a visité pas mal de trucs, des trucs pas terribles, des trucs trop chers, des trucs pas suffisamment bien placés et puis finalement là… Marianne : et c’est où sur bordeaux ?

Serge : oui, oui sur Bordeaux mais ce qu’il y a c’est que à partir du moment où tu trouves un appartement qui est près du tram, tous les problèmes sont résolus.

Le tram est quand même très, très pratique à Bordeaux, et… mais il n’y a que trois lignes qui traversent la ville de trois manières différentes, enfin dans trois axes différents.

Mais c’est loin de couvrir toute la ville, donc il y a des quartiers qui sont vraiment… ils sont desservis par bus, donc les bus c’est quand même un peu moins pratique.

Et donc là, on lui a vraiment trouvé un truc… vraiment bien, au centre-ville et… elle est à deux minutes, ou trois minutes à pied du tram Marianne : oh, çà va… Serge : … et après elle a… oui elle a vingt minutes de tram je crois pour aller à la fac, donc c’est vachement raisonnable… Marianne : oui, c’est bon !

Serge : quand on voit les trajets que certains ont à faire !

Marianne : oui !

Ben moi, la question çà n’a rien à voir, enfin si, quand on parle d’appartement mais… l’immeuble où on habite, la mairie a décidé de détruire… Serge : Ah bon ?

Marianne : oui !

Donc… Serge : vous allez quitter avant qu’ils détruisent quand même ?

Marianne : oui !

Quand même !

Oui, je ne pense pas que j’ai envie de rester… Serge : pourquoi, il est vétuste ?

Marianne : Oh, il date de… oh, des années cinquante !

Serge : ah oui, oui !

En effet !

Marianne : et bon çà fait partie des plus anciens immeubles de la ville !

Mais enfin, il y a plusieurs quartiers comme çà que… que ce soit Melun ou dans d’autres petites villes aux alentours où ils veulent détruire certains quartiers, donc là, le quartier où je suis et puis d’autres un peu plus loin, çà fait, çà représente à peu près neuf cents familles… à reloger… Serge : ah parce qu’ils vont vous proposer un… Marianne : mmh, mmh !

Alors… ils veulent détruire, on doit déménager, voilà.

Et ils disent : « si jamais vous voulez revenir dans les immeubles qu’on va faire parce que çà va être comme-ci, comme çà, çà va être impeccable, et bien vous revenez, çà vous sera réservé !

» Oui, parce qu’on a les moyens de déménager deux fois !

Si on déménage une fois, on trouve quelque chose… c’est pour de bon, c’est pas pour revenir… Serge : et çà, c’est vrai que les déménagements !

Là ma fille, depuis qu’elle est étudiante… un, deux, trois, çà fait le quatrième déménagement que je vais me faire… et… même s’il n’y a pas beaucoup de meubles parce que c’est… elle est toute seule… Marianne : quand même c’est lourd !

Serge : je vais te dire quand même, quand il faut monter deux étages ou trois étages, quand il n’y a pas d’ascenseur, avec des meubles qui sont des fois encombrants ou lourds !

Et puis tu ne peux pas passer par une entreprise, parce que les entreprises çà ne les intéresse pas de faire un petit déménagement comme çà donc, ben… tu loues un truc et puis tu essaies de trouver des copains qui peuvent te donner un coup de main, et puis… et en fait c’est, c’est pénible hein, vraiment pénible !

Marianne : oui !

Donc mais… donc il va falloir s’organiser avant !

Alors apparemment çà fait des années que çà traîne hein… et puis là, apparemment, c’est officiel, il y a des personnes qui sont parties, bon les logements sont condamnés, et normalement à partir de septembre on doit recevoir les courriers comme quoi… ben les immeubles sont détruits et ils nous proposeront des quartiers, mais comme on se doute à peu près… les villes et les endroits où ils vont… proposer aux gens, on va chercher par nous-mêmes, et partir avant… parce que il est hors de question d’aller dans les quartiers où ils veulent mettre les gens, et de plus, moi je dois faire attention aux trajets !

Serge : ben ouais !

Marianne : parce que comme je commence assez tôt le matin… ben suivant les quartiers… parce que ils ne vont pas reloger à Melun !

Donc ce sont des villes à proximité mais les… je n’ai pas de voiture, donc les bus, tout çà… Serge : les transports en commun oui… Marianne : non, c’est pas évident !

Va falloir voir çà…donc d’ici la fin de l’année, peut-être faudra se taper un déménagement.

Serge : oui, avec tout ce que çà implique… Marianne : oui Serge : mine de rien, tous les abonnements, eau, électricité et ton Internet !

Parce que çà c’est pas simple non plus Internet à… Marianne : oui !

Serge : parce que en plus quand tu déménages et puis si tu peux pas l’avoir tout de suite !

Alors là… Marianne : oui !

Serge : alors là, moi j’en suis malade, hein !

Maintenant je ne peux plus vivre sans Internet, c’est terrible !

Marianne : déjà moi, quand çà se coupe, quand il y a des problèmes… si jamais, je sais pas, quelques heures ou même un après-midi, ben non, moi je suis malade la aussi.

Tout ce que je fais, c’est par Internet donc !

C’est assez embêtant !

Donc oui si j’ai…s’il est pas possible d’avoir la connexion tout de suite là, çà va me… gêner pas mal.

Serge : mais les immeubles, ils les réhabilitent ou ils les détruisent ?

Marianne : non, ils les détruisent !

Serge : et ils vont reconstruirent après ?

Marianne : et ils vont reconstruirent après !

Parce que ce sont des barres, et ils veulent… ben c’est HLM hein !

Serge : oui Marianne : donc ils veulent reconstruire… c’est des HLM, mais çà va être plus petit.

Cà va faire une sorte de carré, tu sais avec des ouvertures au milieu… çà va pas être des grandes barres.

Serge : oui et puis avec une architecture moderne, enfin… Marianne : ben en ce moment, çà fait quelques années, les immeubles ils ont à peu près le même type d’architecture hein !

Serge : oui, enfin c’est quand même plus joli que ce qui se faisait dans les années cinquante !

Marianne : oui, c’est quand même plus joli !

Plus cher oui !

Serge : plus cher oui… Marianne : oui !

Oui !

Y a eu d’autres quartiers qui ont été aménagés il y a quelques années là… les loyers, ils ont augmenté d’après peu près 200 euros suivant les… le type de logement, çà fait quand même cher hein!

Serge : mais est-ce que le fait que ce soit neuf, mieux étudié, avec des meilleurs, des matériaux plus modernes, peut-être que tu économises au niveau énergie, çà peut compenser un petit peu non ?

Je sais pas s’ils étaient bien isolés vos… ceux des années cinquante là ?

Marianne : je ne pense pas !

Bien isolés… ils sont fait en béton armé !

Serge : ah, çà c’est sûr, ils ne vont pas tomber hein !

Marianne : au début qu’on a emménagé ici, ben tu sais pour poser les étagères… Serge : oui Marianne : ben du béton, ok !

Mais on savait pas qu’il était armé !

Alors quand tu veux percer et que tu tombes sur une barre !…

Serge : ah oui !

Et puis là, tu as intérêt à avoir une perceuse ad hoc hein !

Marianne : voilà, mais ils vendent des petits appareils, tu sais, que tu passes sur le mur… Serge : oui, pour détecter où est le… Marianne : pour détecter… Serge : le truc métallique… Marianne : mais au début çà surprend quand même… ah ah, c’est du béton armé, oui

Marianne & Serge – Media, Part 2

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Serge and Marianne continue their discussion on the media by talking about the work of journalists. (Serge et Marianne continuent leur discussion au sujet des médias en abordant le sujet du travail des journalistes.)

Serge: Donc, il y a peut-être finalement plus de désinformations que d’informations à la télé.

Et c’est tellement facile.

Marianne: Ca dépend.

Serge: Tu appuies sur le bouton, l’information toc, elle te vient devant les yeux.

Tu n’as pas d’efforts à faire.

Dans un journal déjà, c’est différent.

Il faut que tu ailles acheter le journal, il faut que tu choisisses.

Si tu veux vraiment t’informer, tu vas en prendre plusieurs.

Et donc, il faut prendre le temps de les lire, d’analyser, de comprendre, de…et pour avoir vraiment de l’information.

Et là, je pense que tu as…à la fin, tu as une information quand même complète et puis tu peux te faire ton opinion.

La télé, tu allumes, tu changes de chaîne.

Tu auras, bon, un autre message mais c’est pareil, tu n’auras pas d’efforts à faire pour t’imprégner de ce message parce qu’ils vont te matraquer avec les mêmes mots.

Le journaliste, il va enfoncer le clou à chaque fois dans son idée et puis…donc, ça a du bon, la télé c’est vrai parce que ça donne accès à quand même beaucoup de choses mais de l’autre côté, c’est trop puissant.

C’est un moyen trop puissant de désinformer ou de mal informer, enfin ou de ne pas informer plutôt.

Marianne: Bien le problème, c’est que des fois ils veulent donner des informations sur quelque chose qu’ils n’ont pas donc ils parlent pour ne rien dire.

Et, suivant ce qu’il se passe, si ça ne leur convient pas, et bien ils veulent désinformer.

Et oh, il y a plusieurs années je ne sais plus, le temps passe tellement, dans plusieurs régions en France, il y a eu un problème avec des émeutes.

Et puis bon, à la télévision, ça c’est sûr qu’on en parlait parce que c’était quand même assez important.

Mais j’allais regarder sur CNN pour voir des images de ce qui se passait en France.

Sur les chaînes françaises, on ne les voyait pas.

Serge: Ah oui.

C’est étonnant parce que bon, ils sont assez avares d’informations étrangères sur CNN.

Marianne: Surtout qu’ils parlent vraiment…on peut dire qu’ils parlent vraiment rarement de la France.

Mais à ce moment-là, c’était quand même un fait important donc ils ont dû se dire il faut en parler et puis je voyais des images sur CNN que je ne voyais pas sur les chaînes comme la première, la deux.

Bon, j’en voyais certaines mais pas tout.

Ce n’était pas assez complet.

Serge: Oui.

Bah là, en plus…il y avait, je pense que c’était très politisé donc ce n’est pas le genre d’images que le gouvernement aime que les gens voient parce que ça ne donne pas une image de leur action au gouvernement.

Marianne: Oui mais il faut montrer aux gens ce qu’il se passe.

On peut tout…on ne peut pas toujours comprendre ou expliquer.

Bon, comme je te disais, sur CNN, je voyais des images parce qu’ils avaient des journalistes ici donc qui montraient ce qu’il se passait mais quand je les écoutais bon, je n’étais pas vraiment d’accord parce qu’ils interrogeaient des gens ici, plusieurs types de personnes, mais ils ne vivent pas ici donc ils n’ont pas vraiment une opinion comme bah, un Français qui vit cette situation.

Et, eux, ils relataient les infos vues de l’extérieur.

Mais en tant que Français, en vivant ici, non ça ne va pas.

Serge: Bah, je ne sais pas.

On peut penser que, au moins, justement eux n’ont pas de parti pris, qu’ils sont plus neutres.

On peut appeler ça comme ça.

Marianne: Ca, c’est une chose qui est bien.

Ca, je ne critique pas là-dessus parce qu’en les écoutants, il est vrai que c’est neutre.

Ils interrogent les personnes, ils disent ce qu’il se passe, c’est neutre.

Mais, ça ne reflète pas, oui, ce qui se passait réellement à ce moment-là.

C’est neutre mais ça ne reflétait pas ce qui se passait.

Et ici, les infos, ce n’était pas neutre parce que c’était dirigé, on ne montrait pas tout donc les médias, c’est assez…il faut en perdre et en laisser.

Il faut regarder un peu de tout.

Serge: Oui mais enfin bon, la censure peut être aussi nécessaire.

J’ai…je me souviens quand je…j’avais passé un concours durant ma carrière, puisque régulièrement on a des examens à passer, des trucs comme ça, et la…l’officier qui m’avait interrogé…c’était sur les médias, enfin il y avait deux sujets.

C’était les médias et l’autre chose, c’était la guerre du golf quand…la première guerre du golf.

Et ça tombait bien puisque les sujets étaient très liés puisqu’au moment de la guerre du golf il y avait bon bah, les médias du monde entier étaient sur place bien sûr, un événement pareil.

Mais en fait, il y avait eu une telle censure mais qui était quand même à mon avis justifiée parce qu’on ne pouvait pas se permettre de montrer les choses à la télé que bien les Irakiens, c’était l’ennemi à ce moment-là, que eux pouvaient voir aussi et voilà.

Marianne: Ah oui mais ça, c’est autre chose.

Serge: Voilà.

Et…mais là encore, je me souviens des journaux télévisés là, ils étaient en live.

Ca durait deux, trois, quatre heures de suite.

C’était un événement mondial puisqu’il y avait eu je ne sais plus dans la coalition, je ne sais plus combien de pays il y avait donc c’est vrai, il y avait énormément de gens intéressés par cette affaire et bien, là encore, avec absolument aucune information puisque c’était le black-out, c’était les directives des militaires.

Ca se comprend.

Mais comment peux-tu comprendre qu’ils arrivaient à faire quatre heures?

Alors finalement, tu voyais en fond d’écran, et ça je m’en souviens c’était…puisque je le suivais de près parce qu’on se sentait très concerné nous, les militaires.

C’était les mêmes images de la première…des premiers bombardements de Bagdad, de nuit et on voyait des tirs…le peu de réponse de la DCA des Irakiens, de Bagdad.

Et c’était la même…le même petit bout de film qui durait, je ne sais pas, deux, trois minutes.

Bien, ils le passaient en boucle parce qu’ils n’avaient rien d’autre à montrer et ils tenaient quand même trois heures à parler.

Pour ça, ils étaient forts quand même, les journalistes.

Ils arrivaient à parler pendant trois heures et au bout de trois heures bah, tu avais toujours vu la même image de bombardements de nuit.

C’était très joli en plus, malheureusement.

Et…mais il n’y avait aucune info.

Ce qui est normal puisque bon, les militaires…

Marianne: Oui, c’est normal.

Serge: Il fallait qu’ils fassent leur boulot donc qu’il fallait qu’ils…si on commence à…

Marianne: Si l’ennemi…

Serge: S’il faut mettre un journaliste derrière chaque soldat, c’est bon l’ennemi, il allume sa télé et puis il sait ce qu’il faut faire.

Marianne: Voilà.

Serge: Voilà mais ils arrivaient quand même trois heures alors moi je pense, de manière générale, enfin les médias peuvent influencer très facilement les gens et le pire, c’est qu’ils arrivent à les influencer avec rien du tout à raconter.

C’est…voilà.

Marianne: Bien d’un autre côté, certains ont un travail assez difficile parce que quand…

Serge: Ah oui parce que bah le journaliste, il devait avoir du boulot pas facile parce qu’à chaque fois qu’il voulait se présenter, essayer de filmer une … ou interviewer un militaire, un officier général, il devait se faire renvoyer dans son camp “Vous n’avez rien à faire ici.

Dégagez.”

Alors, c’est sûr, ils n’ont pas eu la vie facile mais bon, c’était quand même des circonstances exceptionnelles.

Marianne: Ah oui.

Dans un conflit, il est tout à fait normal que les journalistes ne soient pas informés de ce qu’il se passe.

Mais là, c’est totalement autre chose.

Serge: Donc, la censure s’expliquait dans ce cas-là.

Elle s’expliquait moins dans…quand, par exemple, la censure qu’il y avait eu dans les jeux olympiques de Pékin ou pour certains événements en Chine ou dans certains pays, là ça s’explique beaucoup moins parce que… Là, elle n’a pas lieu d’être, la censure.

Marianne: Bien regarde, si tu reviens sur l’Iran, les journalistes ont été renvoyés du pays.

Donc, comment peuvent-ils informer si, en étant là-bas, ils ne peuvent pas avoir accès à tout et, en plus, au bout d’un certain temps, ils sont renvoyés du pays.

Donc là, c’est…ils ne peuvent pas informer de ce qu’il se passe.

Serge: Et encore, renvoyer, c’est un moindre mal parce que, souvent, ils sont même assassinés ou mis en prison.

Enfin, au mieux en prison et au pire assassiné.

C’est vrai que ne c’est pas…Oui mais ça, on ne va pas toujours leur jeter la pierre.

Oui, c’est vrai qu’ils n’ont pas un métier facile.

Surtout…

Marianne: Non, quand même.

Serge: Surtout ces journalistes là.

Bon, un journaliste sportif lui, c’est quand même moins risqué.

Lui, c’est un peu plus cool.

Il voyage dans le monde entier pour aller couvrir des événements sportifs où il n’y a pas eu grands risques.

Et ces journalistes là, sur le terrain, qui filment les guerres entre autres et puis les…il y a beaucoup d’événements comme ça, un petit peu chaud.

Non, c’est bien.

Ils font un bon boulot, hein.

Après, leurs informations, elles sont exploités par d’autres personnes ailleurs et puis elles sont…elles peuvent être déformées.

Mais lui, au départ, je suis convaincu qu’il fait son travail au mieux.

Marianne: De toute façon, comme dans tout, on ne peut pas généraliser.

Il y a des journalistes qui sont assez orientés, qui ne sont pas neutres mais il y en a d’autres bah, qui essayent de faire bien leur métier mais il y a toute une machinerie derrière et souvent c’est politique et il y a même des journalistes qui sont virés parce que…

Serge: Ils n’ont pas…

Marianne: Ils ne sont pas politiquement corrects, comme on dit.

Donc, ce n’est quand même pas un métier facile donc on ne peut pas généraliser.

La seule chose qu’on peut dire, c’est que lorsqu’on écoute de l’information bah il faut écouter différents bords, même si ce n’est pas le sien, il faut écouter tous les bords et puis essayer de se faire une opinion et ne pas tout prendre comme si c’était vrai.

Serge: Oui et comme ça prend beaucoup de temps et que tous les deux, nous n’en avons pas beaucoup à consacrer à ça.

Et bien, c’est très dur pour nous de se faire une idée.

Marianne: C’est vrai, c’est assez…Oui et voilà, sur la presse, l’information…

Serge: Oui mais bon, un sujet en amenant un autre, ça permet de couvrir pas mal de sujets différents et c’était sympa.

Marianne: Oui.

Serge: Donc là, tout à l’heure, là bientôt, je vais parler avec Michael alors je ne sais pas s’il veut parler de ça ou il va peut-être me parler aussi parce qu’il m’a envoyé un essai pour corriger et c’était sur la légion d’honneur parce qu’il a un ami qui va…un très bon ami qui va recevoir la légion d’honneur, un Américain alors il m’a posé des questions et il l’a fait au travers d’un essai donc que je vais corriger et on va peut-être parler de ça aussi donc euh…donc, ça nous donnera à nous aussi un sujet de conversation pour un autre jeudi, éventuellement.

Parce que c’est un truc typiquement français ça, la légion d’honneur donc ça peut intéresser des gens, je ne sais pas.

Donc j’ai…il a fallu que je me documente parce que, figure toi, que je ne savais pas grand chose en fait.

Pas grand chose…si, je savais quand même des choses mais pas…il y a beaucoup de choses sur la légion d’honneur, il y a beaucoup de…il y a de quoi dire.

J’ai fait quelques recherches, c’est…

Marianne: Il faudra que je m’informe.

Serge: Oui.

Marianne: Mais ça a été un…mais je sais que ça a été un peu déformé maintenant la légion d’honneur parce que quand tu prends que même des chanteurs reçoivent la légion d’honneur.

Serge: Mais là, tu es en train de dévoiler notre future conversation.

Tu as dit déjà un très gros point justement qui est…

Marianne: D’accord.

Alors rendez-vous la semaine prochaine pour notre prochain podcast sur la légion d’honneur.

Serge: Voilà.

Alors, entre temps, on va se documenter et puis on va essayer de faire un truc bien, voilà.

Marianne: Oui.

Serge: Que les gens sachent.

Nous d’abord, ça nous permettra de l’apprendre et puis d’apprendre aux gens, voilà ce que c’est cette fameuse légion d’honneur qui est quand même un truc très important en France.

Marianne: Voilà.

Oui, c’est vrai aussi.

Serge: Et on n’en dira pas plus.

Marianne: Oui.

La seule chose, c’est que toi et moi enfin, je pense que…si je ne fais pas d’erreurs, toi et moi, nous n’avons pas la légion d’honneur.

Serge: Oui.

Tu avais peu de chance de te tromper, quand même parce que ça aussi on pourra en parler et oui.

Marianne: Ok.

On verra la semaine prochaine.

Serge: D’accord, bon bien sur ce, bonne soirée.

Marianne: Bonne soirée, Serge.

Serge: Et puis à…donc, à jeudi prochain pour un…ce sujet.

Marianne: Ok.

Serge: Allez, bonne soirée, bye bye.

Marianne: Bye bye.

Marianne & Serge – Media, Part 1

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Serge and Marianne talk about uses of the media. (Serge et Marianne parlent de l’utilisation des médias.)

Marianne: Alors, mis à part Michael Jackson?

Serge: Mis à part Michael Jackson?

J’ai un…Michael, tu sais

Marianne: Oui.

Serge: Qui étudie le français, qui m’a envoyé un mail aujourd’hui.

Marianne: Oui.

Serge: Sur des réactions qu’il a recueilli de, je ne sais pas sur quel magazine il a trouvé ça, enfin sur internet, par rapport au film de Artus Bertrand, c’est ça?

Oui.

Le film qu’il a fait sur la pollution et qui avait été diffusé la veille des élections européennes.

Marianne: Oui.

Serge: Et ça a été critiqué par beaucoup, donc je suppose qu’il veut que l’on parle de ça ce soir puisque j’ai une conversation avec lui après…et donc qui avait critiqué le fait que la télé ait diffusé ça juste la veille et…

Marianne: Oui, pour influencer.

Serge: Et il y a eu parce qu’en fait, il y a eu 9 millions, je crois, de personnes devant leur télé puisqu’ils font des sondages pour savoir, pour de l’audience.

Chaque chaine fait des sondages pour avoir l’audience et il y aurait 9 millions de Français qui auraient regardé ça et quand tu vois le score qu’à fait…qu’on fait les verts le jour suivant, qui ont… Je crois qu’ils ont fait aussi bien que les socialistes.

Ils sont arrivés deuxième, voir juste un petit peu au-dessus.

Donc ça a été contesté et en fait moi, je n’ai pas vu…je n’ai pas regardé le film quand il est passé et j’en ai entendu beaucoup parler par contre.

Marianne: Oui, ils en ont parlé après.

Oui.

Serge: Et là, le peu que j’ai lu des réactions, c’est qu’en fait les gens étaient…beaucoup de gens ont été déçu du film parce qu’en fait, ils disent que c’est un discours moralisateur, en fait ces gens-là ont même dépensé énormément d’argent, ils ont fait des voyages, ils ont utilisé des avions pour faire ce film et il a dit qu’ils ont pollué autant que les gens qu’ils critiquaient et donc par rapport à toutes ces réactions, je me suis dit “bah, finalement les gens n’ont peut-être pas été aussi influencé que ça pour avoir voté vert.

Peut-être qu’ils croient vraiment dans le programme des verts ou qu’ils ont réellement pris conscience que bon, il y a quand même un problème de pollution sur Terre.

Marianne: Et puis Cohn-Bendit, il sait défendre ses idées quand même donc je pense que…

Serge: C’est un vieux roublard, lui.

Marianne: Voilà.

Donc je ne pense pas que ce n’est que le fait du film qui a influencé les personnes.

Serge: Mais bon, c’est quand même un sacré moyen d’influence sur les gens, les médias.

Et tu as des gens qui ont su…des politiques entre autres qui ont su bien souvent utilisé ces médias à bon escient

Marianne: Bien sûr.

Serge: Ou de nouveaux moyens et pour s’attirer les votes.

Marianne: La presse, les médias, c’est un bon moyen d’influence, de propagande.

Serge: Oui parce que les gens en fait…

Marianne: Ca a toujours été et ça continue.

Serge: Oui.

Ils…moi le premier d’ailleurs, on ne lit pas assez de presse différente.

C’est à dire qu’on ne voit peut-être qu’un côté, il faudrait lire tout…de tous les bords là, donc il faudrait énormément de journaux différents, d’influences différentes pour se faire une idée parce qu’en fait on est souvent très mal informé ou on ne nous dit pas tout.

Et le dernier exemple en date, puisqu’on parlait d’actualité, c’est la mise en service des fameuses lampes qui vont remplacer nos lampes à incandescence, les lampes à mercure.

Marianne: Oui.

Serge: Et là aussi, il y a une grosse controverse mais en fait les gens ont du mal à être informé puisque soit disant bien c’est pour défendre l’écologie.

Ca va…on va économiser de l’énergie, etc.

mais il se trouve qu’elles sont pleines de mercure à l’intérieur, alors il ne faudra absolument pas les…il faudra les renvoyer, enfin renvoyer…il faudra les redéposer dans des containers spéciaux dans des magasins pour qu’elles soient recyclées à cause de ce mercure.

Et il y a un toubib, qui a été interviewé, qui disait “on nous a…nous, on est sensibilisé à ça en tant que médecin.

Pendant des années, on nous a enquiquiné et finalement, on a interdit le…on a remplacé le thermomètre à mercure par… bien un autre système à cause du mercure et maintenant ils mettent des ampoules avec du mercure alors que le mercure, on sait très bien que c’est un métal qui est très toxique.

Il y a eu beaucoup d’intoxications et de…surtout chez les poissons qui absorbent beaucoup de mercure.

Marianne: Oui.

Serge: Alors voilà, tu vois.

Là, le pire c’est qu’on n’a même pas eu le choix puisque ça c’est voté au niveau de l’Europe par le… Ca a été adopté mais… Au niveau des médias, ça a été très difficile d’être informé.

En fait, ils ont eu tendance, je pense, à montrer que les bons côtés parce que c’est vrai qu’il y a des bons côtés.

Marianne: Il y a eu des reportages aussi où ils montraient les mauvais côtés.

Serge: Oui alors est-ce qu’il y en avait autant.

Est-ce qu’ils étaient aux mêmes …. Voilà mais en fait, c’est à nous, je pense, consommateurs d’aller chercher les informations sur internet.

Marianne: Oui mais malheureusement si on cherche les informations et puis que ces ampoules là nous sont imposées.

Serge: Oui, et on en sera que plus déçu pour ceux qui sont contre.

Marianne: Voilà.

Serge: et que plus joyeux pour ceux qui étaient pour.

Mais en tout cas, au niveau de l’information, avec internet, je pense qu’il y a quand même un très bon moyen de se faire son opinion à partir de suffisamment de témoignages, d’études qui se contredisent et puis après de se faire sa propre opinion.

Mais après oui, effectivement, dans tous les cas enfin dans ce cas précis là, ça nous a été imposé par l’Europe donc même si on avait été à 98% contre, puisque les députés avaient décidé de l’adopter, voilà.

Marianne: Souvent, ils ne regardent pas…ils ne suivent pas l’avis du peuple, si on peut dire.

C’est eux, ils décident et puis ça s’arrête là.

Mais c’est vrai qu’il est bien dans les informations de ne pas tout accepter et d’écouter et de lire plusieurs…différent bords d’informations.

Par exemple si tu prends deux journaux, il y a le Parisien qui est à gauche, tu as le Figaro, qui est à droite.

Si tu lis les deux, et bien il y a certaines informations qui sont dites dans l’un des journaux et pas dans l’autre et ce qui est étrange, c’est que des fois il y a des faits qui peuvent critiquer la gauche et qu’on en parle dans le Parisien mais on ne va pas en parler dans le Figaro et puis inversement donc euh…quand ça concerne la droite, c’est la même chose.

Donc, il est bien quand même de…pour se faire une idée, il faut avoir une vue d’ensemble.

Serge: Oui, je reconnais que, moi-même, je ne m’y intéresse pas spécialement…ce qui faut dire mais oui, je ne lis pas énormément la presse et dans tous les cas, même si je devais la lire, je lis quasiment toujours les mêmes journaux.

Sinon, je lis des journaux différents, tu sais, à l’occasion d’une visite chez le dentiste ou des trucs comme ça donc je…en fait, je n’ai même pas le temps de vraiment lire de façon approfondie.

Je survole un peu les différents articles.

Tu ne peux même pas te faire une opinion.

Il faut vraiment être assidu et moi, je n’ai pas de temps.

J’estime que c’est…pour moi, c’est perdre du temps.

Je préfère écouter mes podcasts et puis ce genre de trucs.

J’ai l’impression de moins perdre mon temps mais bon, c’est pareil, ça n’engage que moi.

Marianne: Bien moi, les journaux, je ne les lis pas trop non plus.

C’est…surtout, ce que j’écoute c’est les informations à la télé.

Mais il y a aussi une chose, c’est qu’il y a des documentaires que l’on peut voir, qui sont très intéressants, sur les chaînes câblées.

Tous le monde n’a pas les mêmes chaînes et il y a certains documentaires qui seraient très bien d’être mis sur les chaînes bien, les plus regardées comme la 1, la 2, à la rigueur la 3.

Mais au moins la 1, la 2, ce serait bien mais jamais ils ne passent ces documentaires.

Serge: Non.

Bien non, parce que comme ils veulent faire de l’audience, ils préfèrent passer Secret Story et compagnies, ce genre d’émissions débiles.

Alors, là aussi, ça n’engage que moi mais je trouve que c’est particulièrement débile de voir des jeunes débiles qui se racontent des trucs débiles…alors ça, c’est…

Marianne: C’est vrai.

Serge: Comme c’est les plus regardées, ils cherchent à faire de l’audience et malheureusement, bien ce genre d’émissions, ça attire du monde.

Marianne: Oui mais quand même.

Ils font…ils passent des documentaires ou même dans les infos, ils te parlent de certains sujets mais dans les documentaires que tu vois sur les chaînes câblées, c’est plus approfondi.

Serge: Oui mais…

Marianne: Ils devraient les mettre sur les chaînes que les gens regardent pour mieux les informer parce que quand les gens, ils regardent la première, la deux, et encore pas tout le monde ne regarde les informations mais c’est vraiment très vague.

Les gens parlent, ils n’ont pas vraiment une idée sur un sujet et en plus, c’est souvent orienté.

Les médias, de toute façon, c’est fait pour orienter la pensée des gens.

Mais il faut écouter différents types de documentaires.

Ceux qui te parlent d’un sujet mais en pour, d’autres sur le contre.

Il faut ça pour se faire une opinion.

Serge: Mais ce n’est pas…je ne pense pas que c’est avec les infos, justement, télévisées que tu as en direct que tu vas beaucoup apprendre.

C’est plus avec ce que tu vas voir après sur des événements qui seront un peu plus anciens et justement, dans des…sur des chaînes câblées, comme tu dis.

Parce que si tu prends l’exemple du crash de l’avion A 44.., oui le vol AF 447, tu sais qui s’est crashé au large du Brésil.

Marianne: Oui.

Serge: Attends mais ils ont réussi à faire à chaque fois trois quart d’heure de…sur rien parce qu’ils n’avaient aucune information.

Marianne: Oui.

Serge: Tout de suite après les événements.

Mais le pire, c’est qu’ils arrivaient à te tenir trois quart d’heure sur la chaîne pour te dire rien.

Marianne: Voilà.

Serge: Et c’est là même que je trouve que c’est de la désinformation.

Alors tu avais un journaliste, enfin un, tu avais quelques moult journalistes qui étaient là-bas sur place.

Et le présentateur, qui les avait en direct, leur posait des questions sur un truc bien précis.

Alors combien il y a de victimes?

C’est tout juste s’il leur demandait pas si on savait déjà le nom, le prénom, l’adresse, etc.

des victimes.

Et, enfin, il demandait plein de trucs et le gars à l’autre bout il dit “eh bien, écoutez, pour l’instant nous ne savons rien.”

Les avions n’étaient même pas encore sur place, il n’y avait personne, enfin.

Et ça, ça le don de m’énerver.

Arriver à faire des journaux télévisés pour rien apprendre.

Tu n’apprends rien parce ce qu’ils ont absolument rien à te dire, parce qu’ils n’ont pas d’informations mais ils veulent faire de l’audience alors ils essaient de montrer du… tu sais, un truc qui sort de l’ordinaire.

Alors le seul truc qu’ils expliquaient…si, ce que tu arrivais à voir comme témoignage, c’était témoignage du genre la personne qui avait au dernier moment, qui avait finalement pas réussi à avoir sa journée de congé et donc elle n’avait pas pris cet avion…alors en plus, il y a 99 chances sur cent que ce soit faux.

C’était juste pour faire un peu de truc dramatique de l’affaire, tu sais, faire un peu de voyeurisme.

Je ne sais pas comment on peut appeler ça.

Ou la personne qui…oui, sa mère ne voulait pas qu’il parte de Rio.

Elle préférait qu’il parte de la ville d’où il était donc elle l’en avait empêché.

Et le gars, il dit “finalement, je dois…je remercie ma mère et Dieu” et compagnie, attend mais…et ils n’avaient que ça à nous montrer parce que sinon ils ne savaient absolument rien.

Alors ça, ça m’énerve.

C’est pour ça que je préfère, comme tu dis, regarder un documentaire sur des événements qui sont plus anciens mais, au moins, qui ont été un peu plus fouillés ou où il y a un peu plus d’info dessus, où on sait beaucoup plus de choses et après, à froid, les commentaires sont déjà plus…je pense plus fiables et puis plus intéressants.

Marianne: Je crois quand même que même les documentaires, il faut s’en méfier.

Il faut faire attention parce qu’il y a de l’information et puis des informations orientées.

Il y a des…

Serge: Oui mais, comme tu dis, les médias, ils s’en servent beaucoup sur les informations par exemple pour influencer les gens pour… alors, faire passer des messages ou pour en cacher d’autres.

Imagine quand le pétrole flambait, bon bien ils essayaient d’embarquer sur d’autres sujets pour ne pas penser à ça pour…ou la crise… pour faire oublier la crise aux gens, bien on leur montrait des images de vacances ou n’importe quoi et donc c’est…je pense que les chaînes câblées qui sont moins regardées puisque tous le monde n’a pas accès au câble eux, ils n’ont pas forcément d’intérêt à montrer du…ce genre de trucs ou essayer d’influencer les gens.

Je pense que eux, ils ont peut-être plus envie d’informer bien les gens pour après éventuellement, oui avoir de l’audience.

Mais, comme tu dis, les chaînes câblées…moi, j’étais câblé avant où j’habitais.

Maintenant, comme c’est dans une maison individuelle et que la ville nous, elle n’est pas câblée donc on a… j‘ai juste, comment dire, la TNT, tu sais les chaînes, on va dire classique.

Marianne: Oui.

Serge: Mais je me souviens, oui quand j’étais câblé, il y avait une chaîne que j’aimais beaucoup, c’était Planète.

Marianne: Ah oui.

Serge: Entre autres.

Il y avait…ou il y avait une chaîne où c’était que de l’histoire ou…

Marianne: C’est ce que je regarde.

Oui.

Serge: Donc, c’était…

Marianne: Oui, c’est vraiment très intéressant.

Serge: Oui par contre ce n’était pas vraiment des sujets vraiment d’actualité puisqu’ils parlaient de choses…

Marianne: Non mais…

Serge: Mais c’était vachement intéressant quand même.

Oui, beaucoup plus intéressant.

Marianne: Planète, tu as Planète Thalassa, tu as Histoire.

Ca, c’est vraiment…c’est formidable.

Bon, c’est sûr que tu ne t’informes pas sur l’actualité mais…

Serge: Oui, mais si tu veux des informations sur Michael Jackson, je ne pense pas que c’est en regardant Planète qu’ils les aient tout de suite mais si tu regardes dans deux ans, je pense qu’ils auront de très bons reportages sur Michael Jackson sur Planète là, mais là pour avoir sur des événements vraiment tout récent, je ne pense pas qu’ils…

Marianne: Non.

Ca ne passe pas.

Même actuel, par exemple sur l’avion, comme tu parlais, qui s’est crashé.

Moi je trouve que ce n’était pas vraiment clair.

Bon, au départ, il y avait…c’était sensé faire de l’information mais c’était parlé pour ne rien dire, comme tu as dit, mais ensuite ils nous disaient que l’avion pouvaient s’être crashé pour telle chose ensuite c’était autre chose et puis…

Serge: Oui, bien oui parce qu’ils faisaient que des suppositions.

Marianne: Ce n’est vraiment pas clair.

C’est comme avec le…avec AZF, il y a plusieurs années…D’ailleurs, on n’en parle même pas.

Je ne sais même pas si le procès, il est terminé parce que ça devait durer trois, quatre mois.

Donc, je ne sais plus si est en cours ou il ne devrait pas tarder à se terminer.

Mais l’affaire d’AZF n’est pas claire et, dès le début, quand on entendait le procureur, je ne sais plus si c’est le lendemain, qui disait “oui, ça y est.

C’est un accident.”

Alors que l’enquête n’avait même pas débutée.

Et on ne sait pas exactement ce qui s’est passé et on veut cacher.

On n’explique pas.

Serge: Oui, c’est ce qui s’est passé avec le crash du…de Air France, de l’avion.

Parce ce que, comme tu dis, ils avaient émis des hypothèses de l’avion…enfin, des conditions météos, l’avion qui avait reçu la foudre et, juste après, ils avaient montré un témoignage d’un pilote qui disait “mais attendez, la foudre, on la prend…pas tous les jours mais les avions, ils sont étudiés pour.

Ils peuvent recevoir la foudre, ils sont…ils forment une espèce de cage de Faraday, la conception de l’avion, et en fait, il démontait la…les suppositions du journaliste juste avant.

Et…alors qu’on sait très bien que pour les enquêtes de crash d’avion, c’est très long et il faut absolument déjà retrouver les boites noires.

C’est le meilleur moyen d’avoir les meilleures infos.

Or, il se trouve que là, les boites noires, ils ne les avaient pas retrouvées.

Ils les ont repérées mais pas repêchées, je crois.

Et donc…mais seulement pour faire de l’audience, il fallait bien faire des suppositions, parler de…après, ils ont parlé de…des sondes, là, de vitesses.

Bon, il se trouve que ça apparemment, ce serait vraiment…

Marianne: Oh, il y a eu plusieurs hypothèses.

Serge: Voilà.

Celle-là bon, apparemment, elle a été avancé par beaucoup de gens donc elle est peut-être plus plausible mais c’est toujours pareil…

Marianne: Mais on ne sait pas.

Serge: On n’a pas vraiment de preuves.

Donc, ça n’a été que des suppositions et puis bien, pendant trois quart d’heures, une heure, ils ont réussi à nous parler de ça et enfin voilà quoi, bon…

Marianne & Serge – Michael Jackson’s Death

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Serge and Marianne talk about events following Michael Jackson’s death. (Serge et Marianne parlent des événements survenus à la mort de Mickael Jackson)

Marianne: Bonjour Serge.

Serge: Bonjour.

Bonsoir, plutôt.

Marianne: Oui, bonsoir.

Serge: Même s’il fait encore jour.

Marianne: Oui mais c’est le soir.

Comment vas-tu?

Serge: Ca va bien, merci.

Et toi?

Marianne: Oh, ça va bien.

Il fait chaud en ce moment, hein?

Serge: Oh là!

Oui.

36°, je crois hier.

Marianne: Oh là.

Serge: Oui, c’est…et comme il n’y a pas de vent…c’est intenable, c’est…Bon, aujourd’hui, il faisait moins chaud mais comme on a eu un gros orage ce matin et de la pluie.

En fait après, tu as encore une plus grosse impression de chaleur à cause de la moiteur de l’air, de toute cette humidité.

Mais enfin ce soir, c’est quand même mieux.

On a …

Marianne: Nous, à 7 heures du soir, il faisait encore 20…ça descendu jusqu’à quand même à 29.

Serge: Ah oui.

Marianne: A 7 heures du soir, 29°.

Le problème, c’est qu’il fait lourd.

Serge: Oui.

Marianne: Oui.

Ca, c’est désagréable.

Enfin, on ne va pas se plaindre.

Serge: Non parce que s’il faisait froid, on se plaindrait donc…on ne va pas se plaindre de la chaleur.

Marianne: Non, pas du tout.

Alors, comment vas-tu depuis…ça fait combien de temps deux semaines?

Serge: Oui puisque la semaine dernière, on n’a pas pu se parler.

Je crois que tu étais occupée et donc ça fait quinze jours, oui qu’on a…La dernière conversation date de quinze jours en arrière.

Marianne: Et je te promets que ce n’est pas à cause de la mort de Michael Jackson.

Serge: Bien, non parce qu’en plus il n’était pas encore mort.

Si?

Quand est-ce qu’il est…c’était cette semaine, non?

Attends…ce n’était pas jeudi dernier, ça c’est sûr.

Marianne: Non?

Serge: Mais…non.

Ah non, je ne crois pas.

Attends, le temps passerait si vite?

Parce que j’ai eu une semaine tellement…

Marianne: Peut-être vendredi on a appris.

Je ne sais plus.

Serge: Oui.

Je ne sais plus.

Ce qui…je sais…Je crois que c’est le même jour qu’il y a Farah Fawcett qui est décédée aussi.

Marianne: Oui.

Serge: Des suites de son cancer et donc c’est…je ne sais pas.

Je ne sais plus trop quand c’était effectivement.

Marianne: Oui mais enfin, la mort de Michael Jackson a occulté la mort de Farah Fawcett.

Serge: Oui et ça a occulté les événements en Iran.

Marianne: Oui, aussi.

C’est vrai.

Serge: Et justement en Iran, ils se réjouissaient de sa mort finalement.

Ils ont dit c’est un don, un bienfait de Dieu, un truc comme ça, enfin dans ce style.

Et… parce que ça nous a permis justement…les gens se désintéresse un peu de nous…et puis, ça fait bien leurs affaires.

Marianne: Bien, les gens…c’est surtout que les médias n’en parlaient plus.

Serge: Bien voilà, et ça faisait bien leurs affaires.

Marianne: Et souvent les opinions des gens se font avec les médias donc comme les médias se sont tournés vers lui, on ne parlait plus de l’Iran.

Quoiqu’on en parlait un petit peu aujourd’hui.

J’ai vu un reportage qui concernait l’Iran, aujourd’hui donc euh…oui, mais c’est vrai qu’on en parle beaucoup moins.

Serge: Ca revient un petit peu sur le tapis.

C’est normal.

Marianne: Bien sûr.

Serge: C’est quand même important et…

Marianne: très.

Serge: Oui.

Marianne: Donc, tu n’as pas pleuré?

Serge: Ecoute, je ne sais plus à qui j’en parlais, c’était…bon, c’était certainement un très… bon, un excellent danseur.

Marianne: Oui.

Serge: Et certainement un très bon chanteur mais bon, ce n’est pas mon truc.

Mais donc, bon je suis triste pour eux, pour sa famille et tous ses…comment dire?

Ses fans mais moi, personnellement, non ça ne m’a pas…

Marianne: Bah, c’est toujours malheureux quand quelqu’un meurt.

Serge: Voilà.

50 ans, ce n’est pas vieux.

Tu vois, c’est presque mon âge.

Alors donc, je me dis que ça pourrait m’arriver donc euh…enfin, oui.

Marianne: Il vaut mieux ne pas y penser.

Serge: Non.

Marianne: Bon, c’est vrai que c’est triste mais…

Serge: Oh, il y a des choses plus tristes, hein?

Marianne: De la manière qu’on en parle… Bon, que ce soit Michael Jackson ou quelqu’un d’autre, mais une personnalité comme ça, je trouve que c’est vraiment de l’idolâtrie.

J’ai une collègue qui en parlait peu de temps…enfin, en début de semaine.

Elle a été voir une de ses voisines et amies, elle n’a pas pu lui parler.

Elle pleurait!

Serge: Ah bon?

Marianne: Oui.

C’était une fan mais elle pleurait.

Alors ma collègue, elle a dit “bon bien, je reviendrais te voir quand tu seras calmée parce que là, c’est impossible.”

C’est malheureux, mais à ce point là, je trouve que c’est de l’idolâtrie.

Bon, pour sa famille, c’est normal.

Quand quelqu’un meurt, bah c’est logique, on peut dire mais que des fans se mettent dans cet état-là.

Moi, j’aime des chanteurs ou des chanteuses ou acteurs ou actrices mais pas à ce point-là.

Par exemple, Dean Martin c’est quelqu’un que j’aimais bien, enfin que j’aime bien.

Quand j’ai appris ce qu’il lui était arrivé, bon c’est vrai que c‘est…mince, c’est…quand tu vois que… C’est surtout quand tu vois comment tu finis, quand tu as une maladie ou quelque chose.

Quand tu penses comment était cette personne avant bon bah, ça fait quelque chose mais non…pas de pleurer, d’être aussi abattu que ça quand même.

Comme on voit certaines personnes…

Serge: Il faut vraiment être…

Marianne: Ce n’est pas Dieu!

Serge: Non.

Bien pour eux si, peut-être.

Marianne: Oui.

Pour certaines personnes, oui.

Serge: C’est pour ça qu’ils réagissent comme ça mais bon.

Marianne: Oui.

Non, toi …

Serge: Non, bah écoute.

Ca me rappelle il y a quelques années de ça puisque je promenais Socrate qui était très jeune encore à ce moment-là.

Et, j’avais rencontré un papy qui promenais lui aussi son chien.

Oui, il promenait son chien enfin… ou je ne sais pas quoi ou il trouvait Socrate joli et il s’était arrêté pour discuter.

Et puis heu…tu sais ils aiment bien raconter leurs vies, ils aiment bien discuter parce que bon, bien souvent ils sont seuls et donc, ils aiment bien discuter.

Et puis, il était…il avait commencé à me dire “oh, les chiens, quand même c’est gentil et puis voilà, ils sont affectueux et puis toute la vie, ils sont fidèles.”

Enfin bref et puis je disais “oui, oui.”

J’opinais, je disais “oui, oui bien sûr, vous avez raison.”

Et puis, alors il me dit “et bien, vous savez, j’ai perdu ma femme il n’y a pas très longtemps et bien, je peux vous dire que j’ai plus pleuré quand j’ai perdu mon chien que quand j’ai perdu ma femme. “

Marianne: Ah bon?

Serge: Oui.

C’était vraiment…j’avais trouvé ça, bon un peu démesuré mais bon comme c’était une personne âgée, j’ai…tu sais des fois, ils discutent plus avec leur chien qu’avec leur femme alors…

Marianne: Certaines personnes.

Serge: Et donc, ça fait un petit peu…ça me rappelle un peu ça quoi.

Des fans à ce point-là.

Ils ont montré d’ailleurs le soir de sa mort, enfin quelques jours après, une émission qui avait été tournée il y a quatre ou cinq ans, en fait quand il a été en procès pour truc d’attouchements ou un truc comme ça, tu sais.

Marianne: Oui.

Serge: Et en fait, donc il y avait un tas de fans qui, pour le soutenir, qui étaient tous les jours devant son…sa résidence et puis qui l’attendait après au tribunal, à sa sortie du tribunal et voilà pour montrer leurs soutiens.

Et, il y avait donc des gens du monde entier et ils ont suivi un Français.

Mais, impressionnant…c’était impressionnant.

C’était, oui, une idolâtre…vraiment il idolâtre, oui.

Plus qu’un Dieu, c’était plus qu’un Dieu.

Comment il en parlait mais c’était fou.

Alors, il inventait plein de ruses pour pouvoir s’approcher de lui, lui parler et en fait, il réussissait en plus.

Donc c’est…bon, tant mieux pour lui.

Mais à ce point-là, je me dis quand même il ne faut pas…Alors j’aurais bien voulu le voir là parce que bon ils n’ont pas remontré cette personne quand il…après la mort de Michael Jackson, voir sa réaction…mais il devait être peut-être au bord du suicide.

Ils ont montré, il y a eu des vidéos sur UTube, où ils ont montré…et je ne sais pas si tu as vu, des réactions…

Marianne: Non.

Serge: C’était le soir même où ils ont annoncé donc sa mort et donc toute la journée du lendemain.

Tu en avais qui était en larmes, un peu comme la copine de…

Marianne: Oui, ça j’ai vu à la télé.

Serge: Tu as vu hein, c’était impressionnant.

Il y en a qui n’arrivait même plus à parler comme s’il avait perdu un membre de sa famille.

Marianne: Oui.

Ils s’identifient…enfin non, c’est peut-être…Ils ne s’identifient peut-être pas mais je ne sais pas…oui, on dirait qu’ils considèrent ces personnes là comme des dieux.

Je ne sais pas, je ne comprends pas vraiment.

Parce qu’on peut vraiment reconnaitre le talent de quelqu’un ou dans son attitude, dans sa vie privée, ou son talent que ce soit chanteur, acteur ou enfin peu importe…mais à ce point-là, je ne sais pas, je ne comprends pas.

Serge: C’est…je ne sais pas.

C’est de la même façon, les gens qui sont prêts à investir, que ce soit en temps ou en argent, dans une passion.

Si tu fais un peu une analogie avec le football en Espagne, par exemple, au Barsac, c’est l’équipe de Barcelone donc qui est une des plus grandes équipes d’Europe et bon d’Espagne bine sûr, ils se disputent chaque année le titre avec le Real quasiment.

Quand tu penses qu’ils ont 90 000 abonnés et parmi ces gens, tu as des gens donc qui sont au chômage, qui ont peu ou pas de revenus, ils sont prêts quand même à investir sur une année une fortune pour eux, pour aller voir des…22 gars sur un terrain jouer et puis tu vois, là je trouve que c’est démesuré.

Tu as des gens qui suivent leur équipe favorite dans…partout dans le monde où leur équipe va jouer alors qu’ils n’ont pas de gros moyens et tu vois, c’est des trucs que j’ai du mal à comprendre.

Marianne: Mais il y a quelques années, je ne sais plus quand il y avait la coupe du monde du football, et à cette époque-là, ça c’était déroulé au Japon.

Serge: Oui, c’est Japon-Corée en 2002, je crois.

Marianne: Je ne sais plus mais ils avaient montré bon, il y avait même énormément de supporters de l’équipe de France qui étaient allés au Japon.

Serge: Oui.

C’est en 2002.

Marianne: Oh, je ne sais plus.

Pour supporter l’équipe de France au Japon et ils ont payé cher pour aller là-bas pendant un certain temps et puis, en fin de compte, ils sont revenus puis l’équipe de France…

Serge: Oui puisqu’ils ont joué trois matches puis elle a été éliminée.

Marianne: Voilà.

Ca a été horrible pour eux parce qu’ils ont dépensé de l’argent, pas mal pour rien quoi.

Serge: Oui.

Donc tu sais, les passions…quelle qu’elle soit, la passion ça peut t’amener à des choses même difficilement compréhensibles pour les autres.

Marianne: Bien de toute façon, les passions coutent chères mais je trouve qu’il doit y avoir une limite suivant tes moyens.

Moi, je fais de la peinture.

Le matériel coute cher mais je fais suivant mes moyens.

Quand je peux acheter, qu’il me manque du matériel, j’achète mais sinon je ne vais pas m’endetter pour…bon m’endetter, ce n’est pas des millions non plus, hein mais je fais attention, ce n’est pas…

Serge: Oui mais même peut-être ce que tu investis pour quelqu’un qui n’a pas la corde sensible.

Marianne: Ah, c’est sûr!

Serge: Ils vont trouver que c’est démesuré.

Marianne: Voilà.

Cette personne là ne va dépenser cet argent là-dedans.

Bah, chacun a ses passions, hein.

Serge: Bah oui.

Quand les copains, ils me demandent, par rapport à mon vélo.

Quand ils le voient, ils disent “wow, il est super ton vélo.

Combien tu l’as payé?”

et bien ils me disent “wow, mais moi, jamais je mettrais autant d’argent.”

Bah oui mais moi, c’est…moi, cet argent, je le mets là toi, tu le mets dans autre chose que tu aimes, dans les voitures…enfin peu importe et bon.

Marianne: Chaque personne a des passions différentes donc il faut comprendre que ce en quoi on est intéressé, bien les autres ne le sont pas et puis que bah, eux ont autre chose et…

Serge: Oui.

C’est pour ça qu’à la limite, je comprends les gens autour de Michael Jackson.

Je ne suis pas d’accord mais bon après tout, c’est les gens…c’est leur passion.

Marianne: Voilà.

Ca peut se comprendre qu’ils dépensent de l’argent pour aller dans des concerts, qu’ils dépensent de l’argent pour acheter, je ne sais pas, des tee-shirts ou je ne sais quoi à son image.

Mais ce que je ne comprends pas, c’est l’idolâtrie.

Serge: Ah oui.

Marianne: C’est…bon, c’est leur problème mais c’est le fait de comprendre, c’est… je ne sais pas.

Enfin, chaque personne est différente donc…

Serge: Oui.

Marianne & Serge – Economic Reforms, Part 3

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Marianne and Serge talk about reforms aimed at fixing the root causes of the financial crisis. (Marianne et Serge parlent de réformes sur fond de crise économique.)

Marianne : y a de quoi être dégoûté hein c’est…

Serge : et puis comme en ce moment on est très… on voit beaucoup le problème des indemnités des gros patrons, des choses comme çà, on voit les… tu as peut-être entendu parler en Angleterre le problème des salaires des… pas des salaires, des avantages, des dépenses voilà, des députés, enfin de leurs députés, et il y a des gros scandales et maintenant on est très regardant là-dessus, et çà s’est passé aussi pour les…

Marianne : y a de quoi !

Serge : les députés européens et la première chose qui est ressortie c’est que… c’est au niveau de leurs salaires !

Apparemment un député européens, il gagnerait sept mille euros !

Alors je ne sais pas combien de jours exactement il siège dans les sessions européennes, mais çà doit pas être énormément, puisque bien souvent ils sont députés et européens et ils ont une autre fonction en France, donc ils ne peuvent pas de toute façon se consacrer vraiment à leur truc, et en fait… ben les gens ils sont écoeurés aussi de çà.

Et puis ils se disent oui en fait ils veulent la place parce que c’est très bien rémunéré et puis… alors voilà, c’est vrai, çà écoeure les gens.

Et après, ces députés européens sont sensés par exemple défendre nos paysans et je ne sais pas si tu as vu avec le lait, l’histoire du lait ?

Marianne : oui !

Serge : le gars, on lui achète au mieux trente centimes et tu vois que le lait, à moins d’euro tu n’en trouves pas quasiment.

Alors on se pose la question : « où passe tout çà ?

» Mais on ne te donne jamais la réponse.

On dit, c’est la grande distribution mais c’est facile à prouver, moi je sais pas mais le gouvernement pour lui çà doit être très facile à contrôler çà, voir… alors je sais pas, ils veulent pas s’intéresser au problème ou ils…

Marianne : non ils veulent pas et y a pas que le gouvernement parce que ce problème ne concerne pas seulement les producteurs de lait, mais tous les agriculteurs, les éleveurs, tout çà, les pêcheurs et compagnie… le gouvernement ne veut pas s’attaquer à ce problème, mais également je trouve que tous ces agriculteurs, éleveurs etc… ne pointent pas assez du doigt les intermédiaires !

Parce que les intermédiaires, il y en a trop, et çà fait augmenter pas mal le prix.

Parce qu’il y a les grandes surfaces, mais il n’y a pas que çà !

Entre la grande surface et la base, y a les intermédiaires qui s’en prennent pas mal !

Serge : ben à ce moment là, l’Etat n’a qu’à légiférer et puis mettre son nez dedans et voir et imposer…

Marianne : çà a l’air d’être une corporation qu’on ne veut pas trop toucher, et il n’y a pas que l’Etat, y a même ceux qui manifestent, je trouve qu’ils ne pointent pas assez du doigt ce problème.

Regarde, au début avec le problème avec les producteurs de lait, ce que je trouvais scandaleux et puis çà concerne aussi les éleveurs, les agriculteurs, c’est qu’ils rejettent tout dans la rue.

Tu as vu les milliers de litres de lait qui ont été versés ?

Serge : ben oui mais bon…

Marianne : oui et après…

Serge : je ne sais pas, ils n’ont peut-être pas d’autres solutions, ils se disent bon, on n’est pas écouté, çà fait des années que çà dure…

Marianne : ce qu’ils ont fait !

Ils ont distribué le lait !

Ils ne sont pas obligés de le distribuer gratuitement, mais ils le distribuent à leurs prix, au prix où ils sont payés normalement…

Serge : y en a qui le font.

Marianne : voilà mais çà a été fait ensuite mais au départ non, çà a été jeté dans la rue.

Mais après çà a été distribué aux gens.

Les gens ont payé le prix de base et il était beaucoup moins cher que dans les commerces donc eux en ont bénéficié, les producteurs de lait n’ont rien perdu parce qu’ils ont touché cet argent, mais entre les deux, les grandes surfaces et les distributeurs n’ont rien eu, ils ont perdu !

C’est mieux que de saccager.

Serge : c’est un peu pervers aussi de faire çà parce que…

Marianne : mais au lieu de jeter !

Serge : oui mais les grands distributeurs eux, ils peuvent se la jouer facile, ils disent bon y a pas de problème, de toute façon vous pouvez faire çà avec tous les fruits et légumes et puis tous les produits, après nous on va licencier puisqu’on n’aura plus de clients, on va licencier les caissières.

Ils jouent là-dessus, ils jouent sur la corde sensible : le chômage…

Marianne : ben qu’est-ce qui a été fait là quand…

Serge : ben le fait, si ils jettent, de toute façon, tout n’est pas jeté donc il y en a quand même qui est vendu donc les gens sont obligés de continuer d’acheter, de continuer à consommer, et… je dis pas que c’est bien mais en fait ils jouent là-dessus la grande distribution.

Tu as vu dernièrement l’usine de… c’est sorti aujourd’hui à la télé, et donc les syndicats pensent que ils jouent sur le fait de la crise pour… c’est un prétexte.

Ils leur ont dit on va… ou vous acceptez une baisse de douze pour cents de votre salaire, ou alors on ferme la boite.

La c’est vraiment le chantage, alors le gars qui gagne déjà le SMIG… le Smig c’est quand même pas mirobolant…

Marianne : non !

Serge : tu enlèves encore plus de dix pour cents de son salaire…

Marianne : y a juste de quoi payer son loyer.

Serge : voilà, et an fait, apparemment y aurait beaucoup d’entreprises qui profiteraient du prétexte de la crise pour dire : oui, c’est la crise, on est obligé de licencier, alors qu’en fait c’est pour faire encore plus de profits, puisque toutes les entreprises ne connaissent pas la crise.

Ma femme, elle m’a dit, on n’a jamais eu autant de boulot, elle a dit on est débordées, elle en a marre.

Marianne : y a pas assez de vérifications !

Que ce soit dans le travail ou alors dans les aides que l’on peut attribuer.

Y a pas assez de vérifications !

Y a énormément de choses qui doivent être faites, et y a certains domaines où on ne veut rien faire parce que… je ne sais pas mais… je sais pas, faut pas toucher.

Regarde le coup des intermédiaires bon ben je sais pas exactement qui… y en a plusieurs et exactement qui c’est ?

J’en sais rien, mais regarde même concernant le déménagement.

Une personne qui est dans le sud de la France, qui déménage dans le nord, un déménageur… le chauffeur par exemple, ne va pas aller du sud au nord.

Il peut par exemple aller de Marseille à je sais pas quelle ville, enfin il peut faire deux arrêts de Marseille à Lyon, et il va s’arrêter dans une ville, çà va être déchargé, rechargé, et hop !

On repart.

Et cela pendant… plusieurs fois… et à chaque fois il faut payer.

Et pourquoi ?

Serge : tu parles des meubles, des déménagements de meubles ?

Marianne : oui, oui.

Serge : parce que moi j’en ai fait beaucoup parce que en temps que militaire, on est souvent muté donc je connais un peu le problème.

En fait, ce qui se passe, c’est qu’un… et çà s’est passé tout simplement à mon dernier déménagement.

Dans le camion, y avait trois déménagements différents, enfin trois clients différents.

Après bon, il s’arrange hein, il a regroupé, y en avait trois dans la région, bon à quelques près, mais quand il a fait les devis et puis quand il a facturé, ils ont facturé au maximum chacun !

Ils ont, c’est-à-dire ils ont facturé un péage d’autoroute pour un camion de tant d’essieux, ils ont facturé trois personnels pendant tant de jours pour le chargement, ils ont facturé tant de kilomètres, et çà ils le font en trois.

Donc en supposant qu’ils ont facturé trois déménageurs par déménagement, plus mile kilomètres par déménagement, donc tant d’autoroute, et en fait ils l’ont facturé trois fois.

Les trois déménageurs, ils ont été payés normalement leur mois et par contre le patron…

Marianne : çà c’est sûr !

Serge : lui il a gagné comme si il devait payer neuf déménageurs et voilà.

Et c’est le problème de la… je pense aussi de la distribution pour l’alimentation et là ils jouent là-dessus pour gagner un maximum.

Toujours le profit, une histoire de profit.

Marianne : mais çà se fait aussi quand il y a qu’un chargement.

Serge : oui çà se fait aussi quand il y a qu’un chargement.

Et puis autre chose, l’histoire du quota, si tu as droit à quarante mètres cubes, par ton administration, je peux te garantir que ton déménageur il va te facturer quarante mètres cubes.

Et après tu te dis, mais comment çà se fait que çà coûte si cher ?

Alors si ils font la même chose avec les producteurs de lait, parce que les intermédiaires c’est quoi ?

Les laitiers ils vendent à des coopératives, c’est elles qui regroupent tout.

Donc à ce niveau là y a peut-être un peu de transport pour récupérer dans toute la région, et après ces coopératives, quand elles livrent dans toutes les grandes surfaces… je vois pas qui il peut y avoir comme intermédiaires entre.

Et apparemment il doit y en avoir puisqu’ils disent tous : oui c’est les intermédiaires, c’est les intermédiaires !

Marianne : y a pas assez de contrôles, c’est çà le problème !

Serge : oui mais bon, si tu veux beaucoup de contrôles, il faut beaucoup de fonctionnaires pour contrôler et comme c’est pas dans l’air du temps, parce que çà coûte cher de payer de fonctionnaires et ils ne le font pas.

Quand on veut mettre une politique en place il faut se donner les moyens, çà coûte très cher c’est vrai mais… voilà alors ils se plaignent justement par rapport à ce que je te disais tout à l’heure, les contrôles fiscaux, apparemment l’année dernière ils avaient récupéré 14,5 milliards d’euros je crois.

Est-ce qu’il y a eu moins de fraude, je ne pense pas, mais apparemment c’est par manque d’efficacité des contrôles, c’est ce qu’ils expliquaient, ils ne peuvent pas aller au bout des choses, ils ne peuvent pas faire les contrôles… y a des contrôles, ils disent çà demande un mois pour contrôler.

Bien sûr un particulier, c’est vite fait mais une entreprise ou des organismes un peu comme çà, c’est très compliqué, il y a… et çà demande un mois par exemple pour contrôler une grosse boite, et ils ne peuvent pas se permettre de laisser des contrôleurs pendant un mois sur une affaire.

Et du coup ils ne vont pas au fond des choses, ils passent à côté de certaines choses.

Alors il ne faut pas qu’ils se plaignent, ils veulent faire plus de rentrées, plus de contrôles, mais il faut quand même donner les moyens.

Marianne : l’organisation doit être un peu différente.

Serge : dans ton travail c’est pareil hein, un prof si il fait cours à trente-cinq élèves, il peut pas être aussi efficace que s’il fait cours à vingt-cinq ou a quinze.

Marianne : y a des classes qui ont à peu près… oui une bonne trentaine d’élèves, mais il y a d’autres classes, il y en a dix !

Suivant les…

Serge : suivant les options oui.

Oui ben bon, je pense que le prof qui fait cours à dix élèves, c’est à mon avis un peu plus simple, il peut consacrer plus de temps à chaque élève que s’il doit faire cours à trente !

Mais le problème, si on veut faire çà, il faut plus de profs mais comme ils suppriment des postes…

Marianne : voilà, y a des fermetures, parce que l’année dernière, nous… il était prévu à peu près neuf suppressions de postes de professeurs, et il y a eu des manifestations etc… et en fin de compte, il y a eu trois suppressions.

Par contre pour la rentrée de septembre, rebelote, y en a à peu près… je crois que c’est cinq suppressions de postes…

Serge : et est-ce qu’il y a moins d’élèves ?

Marianne : y a certaines sections oui il y en a un peu moins.

Y a certaines sections qui sont… où il y a quand même beaucoup d’élèves, et il y en a d’autres où le chiffre des élèves diminue donc quand y a des suppressions de postes comme çà ben la charge est répartie sur différents professeurs.

Je ne sais pas exactement si la diminution du nombre d’élèves équivaut à la suppression du nombre des postes mais… et voilà, tu sais, on va pas refaire… je sais qu’il y a énormément de domaines qui devraient être réorganisés, changés… y en a besoin, mais ce qu’il y a…

Serge : on a peur du changement peut-être aussi.

Je ne sais pas si c’est une mentalité française mais on a peut-être… on pense toujours que le changement va être en pire…

Marianne : ici le changement n’est pas tellement bon c’est vrai.

Le changement n’est pas tellement bien vu, la compétition n’est pas tellement bien vue, et quand on veut changer quelque chose, ce n’est pas assez pensé, et des fois ben on… certaines choses sont changées mais les conséquences sont pires que si c’était resté comme avant.

Et y a pas assez de contrôle aussi, y a énormément de choses qui devraient être changées mais que c’est pas… ce que je constate c’est ce qui ne convient pas et c’est çà qui est dommage, et malheureusement que les politiciens, quels que soient les politiciens voient plus leur intérêt que celui du pays.

Parce que peu importe son parti politique, normalement tous, ils doivent travailler pour le pays.

Et voilà donc nous allons finir ce soir sur des questions !

Serge : oui parce qu’on n’a pas apporté de réponses, c’est souvent le cas hein ?

Marianne : de toute façon dans ce domaine là, je ne pense pas qu’on peut apporter des réponses.

Serge : ben eux n’y arrivent pas, je ne voit pas pourquoi nous le commun des mortels on y arriverait surtout en une heure.

Marianne : on n’en connaît pas assez sur tous ces différents domaines.

Voilà, on n’a pas une vision assez large pour apporter des solutions donc… Ils sont sensés être là pour les apporter mais…

Serge : enfin bon, sur cette note…

Marianne : moi je ne veux pas refaire le monde !

Je constate simplement ce qui est bien, ce qui n’est pas bien.

Bon je peux accentuer plus ce qui n’est pas bien car j’aimerais que le pays soit mieux, que çà change, c’est normal c’est notre pays.

Serge : oui mais après c’est un problème d’opinion.

Ce que toi tu penses être bon pour le pays, ton voisin il ne va pas trouver que c’est bon, de là les dissensions et pourquoi y a différents partis enfin au niveau… y a différents partis je parle au niveau des électeurs parce que effectivement, on a déjà… comment dire, au niveau des politiciens je pense qu’on leur a assez cassé de sucre, on va les laisser tranquilles, mais au niveau des gens qui votent, tout le monde n’a pas les mêmes opinions et quand tu appartiens à un parti…

Marianne : évidemment que les personnes n’ont pas les mêmes opinions donc ce que je peux voir bien, par exemple toi, tu peux très bien penser que c’est pas bien mais il y a au moins une chose, c’est que… peu importe son parti, si il y avait plus de contrôles… il devrait y avoir plus de contrôles, l’argent ne soit pas distribué à l’aveuglette, concernant toutes ces magouilles…

Serge : oui on retombe sur le même problème… il faut payer les fonctionnaires pour faire les contrôles.

Marianne : c’est ce dont on a parlé tout à l’heure, donc sans parler dans les détails, ou les opinions des personnes qui peuvent diverger un peu plus mais déjà en gros…

Serge : oui, on verra…

Marianne : voilà !

Serge : bon ben écoute…

Marianne : sur ce…

Serge : oui parce que là je vais finir par être en retard.

Le problème avec ces questions de politique c’est qu’on pourrait discuter pendant toute une nuit alors c’est pas évident, faut pas avoir de rendez-vous !

Ok bon ben écoute…

Marianne : bonne soirée !

Serge : je vais te laisser oui !

Bonne soirée à toi aussi et à très bientôt.

Marianne : ok

Serge : bye, bye, Marianne !

A bientôt !

Marianne : bye Serge, au revoir , bon week-end, peut-être à demain !

Serge : oui ok, bye, bye !

Marianne : bye !

Marianne & Serge – Economic Reforms, Part 2

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Marianne and Serge talk about reforms aimed at fixing the root causes of the financial crisis. (Marianne et Serge parlent de réformes sur fond de crise économique.)

Marianne : et puis notre président, j’ai entendu là, veut… il a un petit projet en tête…

Serge : ouh !

J’aime pas trop quand il a une idée derrière la tête…

Marianne : enfin c’est…

Serge : c’est jamais de bonnes idées !

Marianne : oui, ce n’est pas encore fait, mais enfin il a lancé l’idée… il aimerait que les lycées soient ouverts sept jours sur sept, douze mois sur douze.

Serge : ah bon !

Quelle drôle d’idée !

Marianne : oui !

Serge : je préfèrerais qu’il fasse ouvrir les mairies le samedi parce que… quand tu travaille toute la semaine et puis que tu rentres pas avant 18h00 ou 18h30, et bien… tu vois, moi j’ai une carte d’identité à récupérer pour faire mon passeport et bien je ne sais pas quand j’irai la récupérer parce que j’ai pas envie de prendre un jour de congé pour aller à la mairie pour récupérer une carte d’identité !

Marianne : malheureusement les horaires des administrations…

Serge : ah voilà !

Marianne : comme la préfecture tout çà…

Serge : et il me semble pendant un moment, justement il en avait parlé.

Alors est-ce que c’est pendant sa campagne ou après ?

De faire ouvrir le samedi matin, et moi j’avais trouvé çà pas bête parce que pour tous les gens qui travaillent, le seul moment où tu peux régler tous ces problèmes administratifs, et bien c’est le samedi !

Marianne : ben nous, elle est ouverte le samedi matin !

Serge : ah oui !

Ben dis donc, c’est bien, nous je sais pas si c’est parce que c’est une station balnéaire, mais nous non, le vendredi à 17 :00, hop, ils ferment boutique et çà ré ouvre le lundi à 9h00 ou un truc comme çà.

Marianne : nous, la plage horaire est quand même plus grande, le samedi matin c’est ouvert.

Serge : ah oui, ben moi çà m’arrangerait bien.

Alors bon, ben la carte d’identité, ben elle doit être faite hein, parce que depuis le temps mais…

Marianne : ouais, donc là pour son projet, je ne sais pas trop.

L’idée est lancée, maintenant faut voir parce que çà va coûter de l’argent, faut voir comment çà va être organisé, comment çà va être payé, et les différents types de personnel qu’il va…

Serge : quel est le but du jeu ?

De faire çà, sept jour sur sept ?

Marianne : et bien ce serait tu sais pour des activités extra scolaires qui devraient se dérouler au lycée au lieu de actuellement…

Serge : dans des associations…

Marianne : actuellement oui, actuellement çà se déroule dans des associations.

Donc il souhaiterait que çà se passe plus au sein du lycée.

Que ce soit sportif ou alors avoir accès aux bibliothèques.

Enfin vraiment que les jeunes aient accès à leur lycée, sept jours sur sept.

Mais alors déjà dans les associations y a quelques problèmes alors les problèmes vont être déplacés dans les lycées, çà va être très bien.

Puis comme ils ont dit les jeunes si… ben il faut que ce soit vraiment des lycéens et pas d’autres qui viennent.

Et puis oui, quel personnel ?

S’il y a un roulement et puis si çà va être récupérable ou payé.

Je sais pas si c’est dans tous les établissements, mais je pense qu’en gros oui !

Les heures supplémentaires que l’on peut faire s’il nous en est demandé de faire, ce n’est pas payé !

Serge : oui, vous les récupérez ?

Marianne : on les récupère.

Serge : bien sûr, il préfère les faire récupérer, çà leur coûte moins cher.

Marianne : voilà, s’il veut faire un système comme çà, récupérable, bon çà… je pense pas que çà intéresse énormément de monde.

Bon déjà nous le lycée où je travaille, pendant les… on appelle çà des permanences mais c’est pendant les vacances scolaires, l’établissement est ouvert, parce qu’il y a … le lycée est regroupé avec un centre qui donne des cours pour adulte.

Donc pendant les vacances scolaires, il y a des cours pour adulte au sein du lycée.

Il y a quelques personnels qui travaillent, donc là, il y a des roulements, mais ces jours sont récupérables.

C’est sur la base du volontariat, mais il faut toujours quelqu’un.

Mais si lui il veut faire maintenant sept jours sur sept et douze mois sur douze, ben… récupérer, je sais pas, ben il va falloir voir çà.

Serge : bon, c’est peut-être qu’une idée, il va…

Marianne : ah pour l’instant c’est une idée, çà peut être… je sais pas, pour l’instant moi je ne me prononce pas, çà peut être bien… je ne sais pas trop.

De toute façon le lycée il est déjà ouvert donc… mais faudrait voir comment çà va se dérouler.

Serge : c’est assez bizarre puisque déjà on voit que tout ce qui est gendarmerie, tout ce qui est police municipale, de plus en plus ils ont aussi des horaires, et ils sont fermés le week-end alors que avant, la gendarmerie était ouverte sept jours sur sept.

Tu pouvais être reçu… y avait toujours… on appelait çà un planton, et donc y avait toujours quelqu’un.

Maintenant, y a plus et donc avant de vouloir ouvrir les lycées, faut commencer moi je pense à ouvrir tous ces… ben les administrations au moins le samedi pour tout le monde, justement pour avoir accès plus facilement à ce genre de choses et puis… même pour les toubibs, tu sais ils regroupent maintenant et puis bien souvent, si tu veux te faire soigner le week-end, et bien dans ta ville il y a rien, il faut que tu ailles dans la ville d’à côté alors que des médecins, il y en a et il peuvent en former.

Parce que je vois cette année, ils ont encore baissé le… j’ai oublié le terme… zut !

Enfin, il y aura moins de postes puisque tu vois, la première année…

Marianne : le recrutement ?

Serge : oui mais il y a un nom particulier très connu… enfin pas si connu que çà puisque je l’ai oublié.

En fait un quota on va dire, bon c’est pas un quota, un quota c’est plus pour les… on pense plus quota : produits laitiers tu vois mais enfin çà veut dire la même chose… et cette année par exemple, Anne dans sa fac, l’année dernière ils en prenaient cent vingt, cent trente ben ils ont diminué… ou cent dix sept places, ils ont diminué de quatre, cent treize, alors qu’ils savent que ben qu’il y aura un très, très gros problèmes dans les années à venir, de médecins qui ne seront pas remplacés.

Beaucoup de départs à la retraite, tu sais le fameux baby boom, donc le papy boom.

Et il y a beaucoup… il va manquer de médecins, énormément.

Ils devraient en former plus et en fait ils en forment moins.

Marianne : c’est le même problème qu’il y a eu avec les infirmières !

Serge : oui donc… c’est bien oui comme tu dis, pourquoi pas ouvrir les lycées sept jours sur sept.

Si çà peut améliorer les choses mais…

Marianne : faut voir !

Serge : il ne donnera pas les moyens.

Il est en train d’essayer de réduire les effectifs partout, et il faudrait faire plus avec beaucoup moins d’effectifs.

Tu me diras, des fois c’est utile, enfin c’est utile… j’ai entendu à la télé que les contrôles fiscaux étaient moins nombreux et moins approfondis par manque de personnel…

Marianne : oui mais çà je pense aussi c’est parce que c’est mal organisé.

Serge : Parce qu’en plus ils ont perdu des effectifs apparemment.

Marianne : oui mais il y a des services où il y a trop de personnel par rapport au travail, dans les services fiscaux… et d’autres services où ils en manquent.

Donc ils devraient réorganiser les services, et les personnels pour que çà corresponde un peu plus.

Ben c’est comme, bon dans l’éducation, tous les fonctionnaires étaient fonctionnaires d’état… depuis… alors je sais, je crois que c’est au début des années 90, et il y a la construction et tout ce qui est gérance des établissements sont passés aux régions et départements, et il y a quelques temps là, tous les personnels… enfin un certain type de personnels, ont été également attribués si je peux dire aux régions et aux départements.

Maintenant c’est plus l’Etat.

Comme moi maintenant je ne sui plus fonctionnaire d’Etat, je suis fonctionnaire, qui dépend de la région.

Serge : oui, l’Etat se désengage de plus en plus, il laisse de plus en plus de prérogatives pour les régions.

Marianne : bon, c’était au choix, donc çà s’est fait il y a trois ans, donc moi j’ai décidé tout de suite de changer.

C’était étalé sur deux ans, et à partir de cette année, donc au premier janvier, tous les fonctionnaires qui n’ont pas décidé de… enfin le type de personnels qui devaient changer et qui n’avaient pas choisi, ont été détachés d’office, donc ils sont à la région.

Bon moi je ne suis pas détachée, je suis intégrée, et puis… bon moi je trouve que c’est bien, mais le problème quand çà s’est décidé, et puis quand çà s’est fait, c’est que l’argent attribué pour le… ben tous les fonctionnaires n’a pas été en totalité donné aux régions.

Serge : bien sûr !

Mais c’est çà le plus gros problème !

Marianne : çà c’est le problème parce que çà fait une charge quand même en plus sur les régions et les départements, parce que çà fait quand même des milliers de fonctionnaires, donc évidemment, comme il a été dit et puis qu’on a constaté, les impôts locaux ont augmenté… mais l’argent que l’Etat avait pour notre fonctionnement… ce qui n’a pas été attribué, il est dépensé dans quoi ?

Serge : je ne sais pas, ben j’espère qu’au moins ils remboursent la dette avec çà !

Le problème, c’est pas pour donner plus d’autonomie aux régions ou aux départements, c’est en fait pour justement avoir moins de financement à donner et il arrive comme çà lui à être plus ou moins équilibré.

Son budget est plus ou moins équilibré par çà, mais le problème il est déplacé ailleurs parce que maintenant ce sont les régions, les départements qui doivent assumer toutes les dépenses et eux comme tu dis, qu’est-ce qu’ils font ?

Et bien ils répercutent sur les impôts locaux, ils n’ont pas le choix.

Marianne : oui mais normalement…

Serge : les seules recettes fiscales, c’est çà.

Marianne : oui mais normalement la totalité de l’argent que l’Etat se servait pour nous rétribuer, aurait du aller aux régions et aux départements, ce qui est normal !

Moi je trouve que c’est pas une mauvaise idée, de toute façon j’ai changé tout de suite quand le choix m’a été donné.

C’est plus centralisé mais c’est question finance et çà… qu’on change les choses, ok, çà peut être bien, mais il faut que ce soit pensé en totalité…

Serge : là, tu leur en demande trop !

Il ne sont pas là pour penser, ils sont là pour prendre des décisions et ils réfléchissent après, une fois que la décision est prise…

Marianne : et çà, c’est peu importe les politiciens !

Ils agissent et après ils pensent !

Serge : quel que soit le bord, oui.

D’ailleurs je crois que c’est une qualité pour pouvoir faire politicien, si tu n’as pas cette qualité-là, de réfléchir après avoir agit, tu ne peux pas être dans la politique… c’est compliqué pour être politicien.

Marianne : rappelles-toi le coup des trente cinq heures !

Cà été mis en place et puis après : « ben oui, mais comment on va financer çà ?

Serge : et puis maintenant on traîne ce boulet…

Marianne : et faut surtout pas les changer !

Serge : ah ben c’est difficile après de reprendre… quand tu as donné tu sais, quand tu as donné un os à un chien, essaye de lui reprendre, tu vas voir !

Tu peux essayer mais je pense que tu as de grandes chances de te faire mordre.

Marianne : ici, les réformes c’est pas quelque chose que… le pays est renommé pour… Bon, ben mis à part çà… qu’est-ce qu’il y a d’autre ?

Serge : si, il y a eu le résultat des élections Européennes donc qui touchent toute l’Europe, donc c’est quand même intéressant mais bon… en France je sais que le parti grand vainqueur, c’est les abstentions déjà…

Marianne : mais çà on devait s’en douter !

Serge : et puis après, j’ai vu des extraits de… des extraits du débat qui avait eu un petit peu avant avec Arlette Chabot la journaliste…

Marianne : avec Cohn-Bendit et Bayrou…

Serge : apparemment oui, çà été épique…

Marianne : je n’ai pas regardé non plus mais j’ai eu des échos et…

Serge : même Arlette Chabot apparemment n’a pas tenu son rôle.

Le seul truc peut-être qu’elle a dit qu’était sensé, c’est… elle a dit : « ben dis donc, si on a fait cette émission pour donner l’envie aux gens de voter, je crois que c’est raté !

Marianne : ben c’est raté, parce que les personnes qui m’en ont parlé elles m’ont dit…

Serge : tu vois çà, t’es écoeuré.

En fait, ils ne se battent pas pour l’Europe, ils se battent pour eux, ils réglaient leurs comptes personnels en vue de se placer plus tard pour les présidentielles, donc ils travaillaient en fait pour eux alors que… en fait, c’était pour élire des députés européens qui sont sensés travailler pour l’Europe, donc pour nous, pour nos agriculteurs, pour… enfin, pour toutes les classes socioprofessionnelles et en fait, effectivement ils sont venus sur le plateau pour régler leurs comptes, pour essayer de se positionner pour les prochaines échéances électorales…

Marianne : mais c’est pour n’importe quelles élections parce que regarde pour les présidentielles, dès que Sarkozy a été élu, si c’est pas le soir même au moins c’est le lendemain, on entendait parler des élections présidentielles de 2012 !

Il y a un nouveau président qui vient d’être élu, et on parle déjà de cinq ans après ?

Serge : ben oui parce que les grands perdants… eux c’était leur échéance alors eux ils voient tout de suite à plus tard au lieu de se consacrer…

Marianne : faut déjà travailler pour le pays et puis…

Serge : voilà, faut travailler qu’on soit… même si on est dans l’opposition, on peut travailler… on peut apporter des choses même en étant dans l’opposition.

C’est fait pour avancer dans les réformes…

Marianne : non mais eux, ils ne voient pas çà, ils sont dans l’opposition…

Serge : donc il faut critiquer, quoi qu’il arrive…

Marianne : quand c’est elle qui est au pouvoir, ben la gauche elle s’oppose, et quand c’est l’inverse, c’est la même chose, mais… çà doit pas être çà, les deux camps doivent travailler pour le pays !

Et non, c’est pas ce qui est fait !

Quand tu vois tout ce qui se passe, tout ce qui se fait…

Marianne & Serge – Economic Reforms, Part 1

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Marianne and Serge talk about reforms aimed at fixing the root causes of the financial crisis. (Marianne et Serge parlent de réformes sur fond de crise économique.)

Marianne : bonsoir !

Serge : salut Marianne !

Je t’entends loin.

Marianne : je suis là…

Serge : çà va, je t’entends mieux.

Alors, sinon ta semaine ?

Marianne : sinon ma semaine… cette semaine çà a été assez occupé, c’est très bien.

Je préfère être occupée que de ne rien faire.

Serge : oui c’est sûr.

Marianne : ben c’est formidable !

Mis à part le temps !

Serge : hou là oui !

C’est vrai que l’on n’a pas été encore gâté…

Marianne : on dirait être en novembre !

Serge : ah oui et en plus les prévisions sont complètement à côté, ce qui fait que ce matin je me réjouissais, j’ai dit : « tiens, je vais pouvoir aller rouler !

» et je me suis levé et j’ai dit : « il pleut mais c’est pas possible, ils avaient annoncé beau temps !

» Et en fait ben on est quand même parti rouler, le temps va se lever, les nuages vont partir, la météo avait peut être un peu de retard dans les prévisions !

Et bien non, penses-tu on s’est fait… on a eu la pluie pendant toute la matinée quasiment.

Et puis une bonne averse sur la fin, de quoi bien finir de nous mouiller.

Et puis dans l’après-midi çà s’est dégagé et ce soir y a un grand ciel bleu là … mais le soir.

Marianne : oui ben là le soleil il est un peu sorti, mais enfin c’est assez couvert, mais c’est surtout qu’il fait pas chaud !

Serge : ou, il fait pas vraiment chaud pour mi-juin…

Marianne : on est à la maison, j’ai un gilet, j’ai un gros truc sur moi !

Serge : oui, j’ai ma fille qui est en Espagne, elle nous a envoyé un petit SMS pour avoir quelques nouvelles…

Marianne : oui

Serge : alors ben… beau temps, température douce, enfin même chaude.

Elle est vers Barcelone, alors tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Nous on n’est pas trop, trop gâtés… encore nous, il fait pas très froid.

J’ai vu, un peu plus au nord que chez toi, vers valenciennes, les températures sont vraiment fraîches.

Marianne : ben là, dans l’après-midi, 17, 18 !

Serge : Ah 18, ben vous étiez guère… parce que nous on a quand même bien 22, 23…

Marianne : ah quand même !

Bon c’est 10, 11 le matin et l’après-midi dans les 18.

Cà fait plusieurs jours, et puis dans les appartements çà commence vraiment… çà a bien refroidi quand même !

Serge : oui et puis on n’a pas envie de rallumer le chauffage à cette époque… au mois de juin…

Marianne : non quand même c’est pas à ce point là mais.

Tu sais, j’ai un petit octodon, je sais pas si tu te rappelles le petit animal que j’ai… octodon, y a aussi l’autre nom, c’est écureuil du Pérou.

Serge : d’accord

Marianne : Et puis hier, pour la première fois, pourtant il a passé l’hiver mais hier…

Serge : il est reparti en hivernage

Marianne : oui !

Et c’est la première fois hier… tu sais il vit, il dort dans de la paille, et puis quand il a froid il aime bien se faire un bon petit nid.

Mais alors hier pour la première fois, il a fait un nid d’au moins… je sais pas moi… en tout cas plus de cinq centimètres de haut… complètement couvert !

Même de dessus, on ne le voyait plus !

Serge : oui, c’est qu’il avait…

Marianne : ah hier, il était vraiment gelé, il avait froid.

Il remettait le chauffage, Billy a froid !

Une fois c’est déjà arrivé qu’en plein mois d’août on a rallumé le chauffage !

Serge : chez toi, là-bas ?

Marianne : ah oui et çà fait peut-être deux ans !

Oui, en plein mois d’août les… çà doit être peut-être la deuxième semaine, première ou deuxième semaine du mois d’août, on a allumé le chauffage tellement il faisait froid !

Serge : Eh ben !

Marianne : oui, çà arrive !

Bon on verra cet été.

De toute façon, les prévisions…

Serge : et puis on peut rien y faire, on est obligé de prendre ce qu’on a donc…

Marianne : bon, c’est pas que çà me dérange vraiment, mais c’est que c’est trop changeant.

Pendant quelques jours il va faire beau et presque chaud, et tout de suite çà va changer, il va faire frais, il va falloir remettre les gilets et les manteaux… pour après revenir au beau !

C’est que c’est trop changeant.

Enfin, c’est comme çà !

Et toi, pas de grandes nouvelles ?

Serge : oh ben non, moi çà y est, je me suis replongé dans mon univers de la base, de mon travail actuel…

Marianne : le train-train quotidien ?

Serge : oui bon, au sujet de Norfolk çà y est, je me suis fait une raison et puis… plus çà va plus je pense que j’ai fait le bon choix même si çà me fait mal au cœur mais je pense réellement que j’ai fait le bon choix.

J’ai recalculé à nouveau, financièrement c’était vraiment… c’aurait été trop dur donc voilà, je me suis relancé dans mon travail normal, et puis comme j’ai… on était quatre dans notre atelier et puis y a le gars qui était juste au-dessus de moi, en fait j’étais son adjoint, il part à la retraire cet été… il a fini, il est arrivé au bout du rouleau, donc on ne se retrouve plus qu’à trois et puis… donc c’est moi qui prend les rênes et puis bon il y a toujours plein de trucs à faire à ce moment-là… c’est l’occasion de refaire l’inventaire de tout ce qu’on a, de voir tous les litiges sur les matériels qu’on a… il y a plein de choses comme çà et puis on est à trois donc il y a plus de travail.

Donc çà m’occupe bien et puis je me suis remis quand même au vélo, parce que j’avais quand même complètement laissé tomber pendant quasiment trois semaines puisque j’avais d’autres préoccupations.

C’est bien d’évacuer la pression avec le vélo.

Après on se sent bien, on est fatigué physiquement mais moralement on se sent reposé tu vois… après on travaille dans de meilleures conditions, enfin moi, çà me fait cet effet.

Voilà et puis comme les vacances approchent tout doucement…

Marianne : c’est dans combien de temps toi ?

Serge : ben moi je suis… je crois que çà tombe le 6… le trois, voilà le trois juillet au soir… je suis en vacances et j’ai pris quatre semaines.

Voilà et puis bon… on ne sait pas trop en fait ce qu’on veut faire, on aurait voulu partir un petit peu pour se changer les idées parce que c’est vrai que le climat ici est très bien l’été et c’est une station balnéaire donc c’est comme si on était en vacances, mais comme on y vit tout le temps on n’a pas cette sensation de vacances même quand on est en vacances… Donc on a besoin quand même de voir autre chose et puis en fait on ne sait pas du tout où on veut aller.

Bon ma fille, elle reste là parce qu’elle travaille, elle fait un job d’été, tu sais, elle va travailler chez Mac Donald, çà va lui permettre de se faire un peu d’argent pour ses…

Marianne : bien sûr…

Serge : pour ses études, et nous ben du coup on est à peu près libre et puis on… mais on ne sait vraiment pas ce qu’on va faire.

On regardait tout à l’heure avec ma femme, on regardait sur lastminute.com et… c’est vrai qu’il y a des prix très intéressants, mais il faut vraiment se décider au dernier moment.

Là, ils proposaient des trucs à 50 pour cent mais c’était… il fallait partir demain quoi !

Faut vraiment être prêts et puis on n’est pas en vacances donc de toute façon la question ne se posait pas et puis ben cette année on… tu vois on a pris juillet mais finalement on aurait pu déjà… on aurait pu prendre juin en fait.

Vu qu’on n’a plus d’enfant à charge on peut se permettre de prendre des vacances maintenant en juin ou en septembre, ce qui fait que au niveau des tarifs c’est beaucoup plus intéressant et puis on évite tous les flots de touristes, çà peut être sympa.

Donc l’année prochaine je pense qu’on va décaler.

Marianne : moi je vais pas avoir vraiment le choix, c’est entre juillet et août…

Serge : çà simplifie !

On a regardé aussi pour des séjours au ski, hors période c’est vrai que çà devient très, très intéressant et puis je pense qu’on va s’orienter plutôt dans des trucs comme çà.

Morceler plus les vacances, et puis prendre des semaines ou des quinzaines plutôt que de prendre tout un mois comme çà.

Mais on n’est toujours pas décidé pour cet été.

Cà va peut-être finir : ben on va rester là ou je sais pas, peut être qu’on visitera la famille mais bon…

Marianne : ben moi c’est réglé, je ne fais rien.

Serge : oui ben voilà, mais au moins, tu sais ce que tu fais… Rien !

Tandis que moi je ne sais pas ce que je vais faire.

Marianne : enfin c’est-à-dire que je ne vais pas vraiment bouger de la région.

Puis cet été je vais un peu plus me concentrer, j’aurai un peu plus de temps puisque je ne travaillerai pas donc j’aurai… je me concentrerai un peu plus sur mes études là pour… essayer de m’avancer au plus.

Bon en ce moment, au lycée c’est quand même assez… c’est plus calme parce que c’est la période des examens ; donc les examens des BTS çà fini cette semaine, la semaine prochaine, en fin de semaine prochaine le bac va commencer ; y a moins d’élèves, y a moins de cours, çà va s’étaler jusqu’à début juillet.

Et puis, ben moi je serai en vacances la troisième semaine de juillet.

Serge : et pour combien de temps ?

Marianne : et bien là çà va être… mes vacances vont être coupées, je vais travailler… enfin je vais être en vacances les deux dernières semaines de juillet et les deux premières semaines d’août, ensuite je vais travailler la troisième semaine pour avoir… je sais plus si c’est quatre, cinq jours, de congés pour reprendre encore fin août.

Serge : pour reprendre le travail après ?

Marianne : mmh !

Serge : ah ouais, donc tu as cinq semaines de vacances alors ?

Marianne : en tout, oui, presque !