Serge & Marianne – Insurance

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Serge and Marianne talk about insurance and about the army. (Serge et Marianne abordent les sujets des assurances et de l’armée.)

Marianne: Oui, alors je ne sais pas si c’est enregistré.

Serge: Eh bien, au cas où ce n’était pas enregistré, eh bien bonjour.

Bonjour tout le monde.

Marianne: Bonjour Serge, bonjour à tous.

Serge: Oui donc, je suis désolé.

J’ai eu ton petit mot et…mais, je n’ai pas vraiment de sujets.

La taxe carbone, ça pourrait être intéressant mais je sens qu’on va encore critiquer.

Oui.

Marianne: Je pense.

Serge: Oui puisque c’est très controversé donc alors, obligés de critiquer alors bon, je ne sais pas.

Marianne : C’est dommage que ce n’est pas en direct.

Vous voulez un sujet où on critique ou un sujet plus léger ?

Serge : Ah oui.

On pourrait entendre des applaudissements ou alors des huées.

Comme ça, on saurait où aller.

Marianne : Ah ça, ce serait un truc à faire dans les podcasts.

Tu sais, comme dans les feuilletons, où on entend les applaudissements,…

Serge : Des applaudissements…

Marianne : Tout ça, en arrière…

Serge : Pour faire croire qu’on a du succès.

Pour faire…oui, pour expliquer aux gens à quel moment il faut rire comme s’ils ne savaient pas eux-mêmes.

Marianne : Bien sûr.

Serge : Ben sinon, on peut…on va peut-être parler du temps comme on fait à chaque fois pour débuter.

Juste notre petite page météo.

Eh bien écoute, aujourd’hui, il a fait très beau, on va dire.

Très beau, mais alors le matin maintenant, il fait vraiment très frais.

Maintenant, je commence à remettre le pull le matin, que j’enlève dans la journée parce qu’il fait vraiment bon.

Marianne : Oui.

Serge : Et puis ben le soir, c’est pareil.

On a tendance à remettre une petite laine, un petit pull parce que ça devient frais mais ce n’est pas assez frais pour allumer le chauffage.

Marianne : Non, pas encore.

Serge : Voilà, mais c’est trop frais pour rester en chemisette ou…

Marianne : Sûr et certain.

Comme là moi, j’ai un gilet sur moi.

Oui, mais c’est normal.

Quand on approche de l’hiver, petit à petit bon, ça commence par le matin et puis petit à petit, ça grignote sur l’après-midi et puis, ça va être toute la journée.

Mais c’est vrai que dans l’après-midi, il fait bon.

Serge : Voilà.

C’était notre page météo et bien au revoir.

Non mais bon, c’est vrai que ça serait…ça peut être intéressant.

Si on essaie de s’inspirer du journal télévisé, que j’ai regardé il y a quelques minutes, eh bien on va tous finir par pleurer, par se lamenter parce qu’il n’y avait que des mauvaises nouvelles, mais alors ce qu’on appelle des mauvaises nouvelles.

C’est vraiment triste, le monde est triste.

C’est fou.

Marianne : Ca me rappelle une chanson.

Serge : Non, peut-être pas…c’est le monde est fou, non ?

C’est le monde est triste ?

Marianne : Non, non.

Oui, c’est le monde est fou, mais…

Serge : Ah oui.

Marianne : C’est après quand tu as dit…C’est ça qui est étonnant.

Bon, il y a toujours des problèmes, ça c’est sûr et certain mais il y a beaucoup de gens qui…on croirait qu’ils portent la misère du monde sur leurs dos, tout le temps.

Bon, ça peut arriver qu’on ait des petits coups de cafard ou que…vraiment, tout n’est pas rose donc, ça peut se comprendre.

Je ne suis pas toujours gaie tous les jours mais…

Serge : Ah bon ?

Marianne : J’essaie.

Donc, il faut quand même voir le positif et ce qui est étonnant c’est que même des jeunes, il y a des…il y a énormément de jeunes qui sont tristes.

Moi, je vois là au lycée.

Oh là !

Eh, il faut rigoler !

Eh, ils n’ont même pas 20 ans.

Serge : Ben écoute, tu as raison et, en même temps, ils n’ont peut-être pas tort non plus.

Tu as raison dans le sens où c’est vrai, c’est le meilleur âge, je pense.

D’ailleurs une fois qu’on vieilli, on regrette tous nos 20 ans, hein ?

Généralement.

C’est quand même un bel âge la jeunesse, quand on est adolescent et, en même temps moi, je ne leur donne pas tout à fait tort parce que quand tu vois effectivement ce qu’il se passe un petit peu autour de nous.

Je pense qu’ils ont de quoi être inquiets.

Marianne : C’est pas encourageant pour eux, pour leur futur, oui.

Serge : C’est pas encourageant, voilà.

Maintenant c’est vrai, peut-être qu’ils ont peut-être perdu le goût de se battre et là, c’est un petit peu moins bien parce qu’il faut…de toute façon, on n’a jamais rien sans rien donc dans la vie, il faut toujours se battre.

Marianne : Voilà.

Serge : Et ça, ils ont peut-être perdu cette notion de devoir se battre pour y arriver, pour réussir, pour faire mieux que les autres.

Marianne : Perdu…Il y en a qui en ont pas du tout parce que c’est vrai que quand tu es enfant, puis adolescent, on est quand même insouciant, on n’a pas les problèmes que les adultes ont.

Plus tu…enfin, quand tu arrives à 18-20 ans, là tu réfléchis un peu plus quand même… Il faut réfléchir sérieusement à ton futur.

Serge : Oui.

Marianne : Et puis après, plus tu avances dans l’âge…bon bah, il y en a qui découvrent que le monde n’est pas si rose, qu’il y a des problèmes, qu’il faut se battre donc ça leur donne un…ça leur met un coup quand même.

Serge : Oui, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas rose, hein ?

Je ne vais pas t’énumérer les titres du journal…

Marianne : Non, ce n’est pas la peine.

Serge : Dans la mesure où ils les annonçaient mais c’était…on avait tendance à s’enfoncer, tu sais, dans son fauteuil et puis…c’est vraiment…Ah au fait, tiens, pour changer de sujet.

Est-ce que tu t‘es fait vacciner ?

Marianne : Non.

Serge : Non ?

C’est pas encore en place.

Vous allez être dans les premiers peut-être au niveau des lycées ?

Marianne : Ca a été demandé déjà avant les grandes vacances.

Serge : Oui.

Je sais qu’il y a tous les gens qui sont dans le médical, qui sont au contact des malades, ce qui est normal.

Il y a les femmes enceintes qui vont être en priorité.

Probablement, les gens qui ont des pathologies qui pourraient aggraver les choses s’ils avaient la grippe.

Marianne : Oui.

Serge : Mais après, le reste je ne sais pas quelles sont les priorités.

Tout ce que j’ai entendu dans le journal de midi, c’est que…le journal télévisé, c’est que notre ministre Roselyne Bachelot, c’est ça?

La ministre de la santé et des sports.

Ca, ça le fait rire, bref heu…elle a dit que les vaccins ne seraient pas prêts avant mi-octobre.

Et ça, ça me surprend beaucoup dans le sens où cette grippe, le virus H1N1, il ne s’est pas déclaré il y a deux jours.

Ca fait un an, plus d’un an même je crois, qu’il est apparu.

Alors peut-être que la souche n’avait pas bien cernée, découverte pour faire le vaccin mais alors…

Marianne : Ca ne fait pas un an qu’on en parle comme ça quand même.

Serge : Qu’on en parle, c’est vrai ça fait pas un an mais ça fait plus d’un an je crois qu’elle est apparue au Mexique, il me semble bien, hein.

Ca fait longtemps qu’elle est apparue, qu’il y a eu les premiers signes, et puis on en parlait presque plus.

Mais les laboratoires avec les moyens qu’il y a maintenant, la technologie, je ne comprends pas qu’ils ne soient pas…qu’ils ne puissent pas fabriquer plus de vaccins plus vite si ce n’est qu’il y a encore un enjeu économique pour faire monter les prix, pour…voilà ce genre de trucs parce que les laboratoires pharmaceutiques, c’est un poids lourd de l’économie et je pense que là aussi, il y a des gens qui essaient probablement de s’enrichir sur le dos des gens.

C’est très grave parce que là, c’est la santé des gens qui est en jeu puisque, je ne sais pas si tu as entendu, mais la dernière personne qui, dans la région de Bordeaux, à Bordeaux même, qui en est décédé.

Marianne : Oui.

Serge : Elle était tout à fait…elle n’avait pas de pathologie comme la plupart des autres qui avaient des difficultés…

Marianne : C’était pas une personne à risque.

Serge : Voilà.

C’était une personne à priori, qui était saine, enfin qui n’avait pas d’autres problèmes et une personne assez jeune vraiment, alors heu…bon.

Marianne : Mais avant les…je ne sais plus si c’est en juin par là, on entendait parler des vaccins et ça devait être prêt pour le mois de septembre, et puis après on entendait non, parce que ça faisait énormément de vaccins à préparer donc ce serait peut-être octobre, novembre donc ça a changé assez souvent.

Serge : Parce que pour la grippe, ce n’est pas au mois de novembre ou décembre qu’il faut vacciner puisque la grippe arrive bien avant, que ce soit la grippe régulière, classique, ou celle-là.

Il faut vacciner

Marianne : A cette période-là.

Serge : Oui, mais plus tôt à mon avis, bon d’un autre côté, j’avais entendu qu’ils n’étaient pas vraiment sûr du vaccin, il fallait qu’ils passent tous les tests parce que il paraitrait, je mets ça au conditionnel, qu’il y a eu des cas, beaucoup aux États-Unis où ils avaient commencé à vacciner, des cas de paralysies des personnes, bon…de très mauvaises réactions aux vaccins, voir même des décès.

Alors hier, je regardais sur CNN je crois.

Ils montraient une femme, une Américaine qui est enceinte de 8 mois qui était volontaire pour justement subir…tester en quelque sorte les premiers vaccins.

Je trouve que c’était très courageux de sa part, surtout en ayant un bébé, en étant enceinte de 8 mois.

Marianne : Oui.

Serge : Donc, ou alors…

Marianne : Qu’elle le fasse pour elle-même, qu’elle teste mais pas en étant enceinte.

Et il y en a aussi qui testent pour 30 euros.

On leur donne 30 euros.

Serge : Oui et justement, elle disait « j’avais l’impression d’entendre la petite voix de mon futur bébé, qui me disait ‘maman, maman, j’espère que tu ne fais pas ça pour de l’argent?

».

C’était assez marrant.

Marianne : Enfin si c’est pour 30 euros, c’est pas cher.

Serge : Non, ça vaut pas le coup de prendre des risques mais bon…

Marianne : Oui et puis, il y a eu…c’est e Grèce qu’ils disaient qu’il y a eu une personne qui a contracté ce virus et que ça aurait mal tourné puis qu’il aurait…il serait tombé dans le coma.

Serge : J’ai pas entendu ça.

Marianne : Bah, ils en ont parlé là, tout à l’heure.

Serge : Ah oui?

D’accord.

Marianne : Oui parce qu’ils parlaient de Europe Assistance.

Serge : Oui.

Ah le truc d’assurance, de voyages à l’étranger.

Marianne : Oui, voilà.

Donc, il était en Grèce, il a contracté le virus là-bas donc, ce se serait mal passé et puis il serait tombé dans le coma et les épidémies ne sont pas couvertes.

Serge : Ah, dans les contrats de…

Marianne : Voilà, donc ils n’ont pas voulu le rapatrier donc heu…eux, ils disaient qu’ils ne l’ont pas laissé tombé mais la femme, elle…et bien, elle disait que le…au moins s’ils ne rapatriaient pas, ils auraient pu lui donner des nouvelles de son mari et en français.

Donc, je ne sais pas exactement comment ça c’est passé mais…

Serge : D’où l’intérêt de bien lire le contrat avant de le signer.

Marianne : Oui.

Serge : Ce qu’on ne fait pas forcément.

C’est écrit tellement petit, il y a tellement de…c’est un langage tellement particulier.

Il y a tellement d’alinéa, de chapitres, que ça décourage tout le monde et en fait, c’est là-dedans que toutes les informations intéressantes se glissent.

Marianne : Bien sûr.

Serge : Moi le premier, je reconnais que je lis très rarement, vraiment de façon précise.

Marianne : Les petites lignes.

Serge : Et puis entre les lignes rarement parce que c’est un langage tellement, tu sais un peu…qui utilise des termes de droit, enfin de…c’est pas évident et ça décourage beaucoup de gens.

Marianne : Voilà.

Tout est fait pour embrouiller un peu et …

Serge : Oui, je pense que c’est voulu parce qu’il faut laisser un petit peu de flou justement pour heu…au cas où le gars est confronté à ce genre de problèmes.

Tu vois de…le coup de…Ah, l’épidémie n’est pas couverte.

Par contre nous, on a des recommandations de l’armée dans ce cas-là.

On nous conseille de voir telle assurance et d’être à la mutuelle de l’air en ce qui me concerne puisque je suis dans l’armée de l’air, parce qu’effectivement la mutuelle nous couvre quand on part en opération, en Afghanistan ou dans différents pays.

Alors qu’il y a très très peu de mutuelles qui te couvrent dans le cas où tu es dans un pays en guerre ou à risque.

Marianne : Mais ce n’est pas la même chose quand même.

Serge : Bien, ce n’est pas la même chose mais figure toi que nous, on estime que, à partir du moment où c’est nôtre métier, que c’est le gouvernement qui nous envoie, on ne devrait même pas à avoir à se poser la question si on est assuré ou pas.

Marianne : Bah, voilà.

Serge : L’armée devrait prendre à sa charge et ce n’est pas le cas, en fait.

C’est pas le cas, et il faut que tout soit écrit noir sur blanc parce que l’Etat peut aussi se retourner contre toi et t’abandonner dans le…parce que c’est très précis concernant les…quand tu pars en opération.

C’est-à-dire qu’il faut vraiment, si tu pars en opération, si tu dois être blessé ou pire bon ben, l’issue fatale, il faut vraiment que ce soit dans des circonstances très précises, très encadrées.

C’est-à-dire en supposant que tu sors de ton casernement et tu tombes dans l’escalier et tu te fracasses le crane, à la limite, ils vont dire « oui, mais ce n’est pas à cause de la guerre, c’est donc… » Voilà, c’est le genre de…c’est pas forcément le cas ce que je dis, mais ce genre de trucs où il faut bien faire attention quand il y a un contrat et quand tu as une assurance.

Marianne : Alors, c’est…et c’est dans toute l’armée ?

Serge : Euh moi, je parle pour l’armée de l’air puisque je suis dans l’armée de l’air et que…mais je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas dans les autres armes.

Peut-être…

Marianne : En tout cas, déjà ce n’était pas rose, il y a très longtemps, dans l’armée mais ça a l’air d’être pire maintenant?

Serge : Bah pour certains côtés, je pense que c‘est pire.

Pour d’autres, je pense que ça c’est amélioré.

Ils prennent peut-être plus en cause maintenant la position sociale des gens, le fait que l’épouse perd son emploi quand on est muté donc ils ont essayé de mettre en place des systèmes pour compenser ça.

Alors qu’avant, ce n’était absolument pas au goût du jour, on était muté.

Bah, si on partait en famille, bah la femme…l’épouse si elle travaillait et bien elle perdait son emploi.

En revanche je crois que ça toujours été, elle avait droit au chômage, je crois hein.

Je ne peux pas être affirmatif.

Mais en fait, ils ne s’inquiétaient pas de ça alors que maintenant, il y a des systèmes qui ne sont pas forcément vraiment efficace et qui ne compensent pas forcément complètement mais heu, c’est vrai que c’est pris un peu plus en compte et voilà…par contre, on a toujours les mutations.

Ca, c’est inévitable donc heu…

Marianne : Par contre je parlais, il y a…oh je ne sais pas il y a peut-être 2-3 ans, c’était un gars qui était dans l’armée de terre mais…bon, c’était un militaire de carrière mais il souhaitait partir.

Il était un peu dégouté.

Serge : Il y en a de plus en plus.

Marianne : Déjà, il y a beaucoup de matériels, enfin le paquetage, des trucs comme ça, c’est…ils doivent se l’acheter.

Serge : Oui.

Ca, je confirme.

Je peux le confirmer.

Marianne : Avant ça ne se faisait pas.

Enfin, ça ne ce faisait pas…ce qu’il y a c’est qu’il y avait certaines choses qui étaient donné mais la qualité n‘était pas terrible donc heu, des militaires devaient s’acheter des chaussures ou alors des vestes et tout ça qui était plus chaude ou de meilleure qualité.

Serge : Ca, je confirme.

C’est vrai.

Bon, je ne devrais pas trop le dire parce que je risque des ennuis si…

Marianne : Bon bien moi, je ne suis pas dans l’armée donc je peux le dire.

Serge : Et moi, je ne peux que confirmer.

C’est vrai ce que tu dis.

Marianne : Ok.

Et puis aussi, c’est la mentalité qui changeait.

La plupart…beaucoup sont des carriéristes et n’ont pas cette mentalité qu’il y avait dans l’armée.

Serge : Ca s’explique.

Marianne : Je ne sais pas dans…combien de temps avant parce que moi, je lui ai parlé il y a quoi…deux-trois ans donc je ne sais pas depuis combien de temps il y était.

Serge : Ce qu’il t’a dit, ça c’est vrai.

Par contre, ça s’explique aussi le fait d’être carriériste.

C’est parce qu’il y a pas mal d’années, quand tu t’engageais, tu devenais de carrière, tu étais quasiment assuré de faire une carrière sans souci, sans être viré avant d’aller jusqu’au bout, jusqu’a l’âge limite avec ta retraite, voilà, quasiment.

C’était pratiquement tous le cas.

Maintenant…

Marianne : Bah, ça dépend si tu prenais des contrats ou pas.

Serge : Oui mais, tôt ou tard, la personne elle passait de carrière parce que justement, à partir du moment où tu passais de carrière, tu obtenais cette sécurité de l’emploi donc c’était par le biais de concours ou par le biais tout simplement de demande ou avec l’ancienneté.

Marianne : C’est des fonctionnaires, de toute façon.

Serge : Voilà.

Alors après, tu devenais de carrière et puis tu étais assimilé à un fonctionnaire et tu avais la sécurité de l’emploi.

Maintenant, tu l’as de moins en moins et parce que l’armée, elle est comme tout autre entreprise, elle… Enfin, on subit le chômage, on subit la crise économique, on subit tout donc les budgets diminuent et il y a des réductions de personnels comme dans une entreprise, ils licencient et bien, dans l’armée, la façon de licencier, c’est de ne pas donner, de ne pas mettre les gens de carrière donc…et de ne pas renouveler leur contrat.

A partir du moment où ils ne sont pas de carrière, ils sont obligés d’être sous contrat,

Marianne : Oui.

Serge : Et un contrat, c’est une certaine période.

A l’issue de cette période, la personne peut demander une prolongation de contrat mais l’armée peut très bien dire non, sans explication, même si la personne est très bien noté, s’il n’y a pas souci, l’armée peut très bien dire non, on n’a plus besoin de vous.

Alors les gens maintenant, ils ne sont plus du tout assurés de l’avenir et donc, ils deviennent carriéristes pour espérer justement acquérir cette sécurité de l’emploi.

Et pour la première question dont tu parlais de ton ami là, au point de vue de l’achat des équipements, et le pire, c’est que ça se passe en opération.

Les gens qui vont en opération, en Afghanistan, des trucs comme ça, ils ont dû s’acheter…ils achetaient de gilets pare-balles parce que ceux fournis par l’armée française justement comme tu disais étaient trop légers et les gars, ils n’étaient pas en sécurité.

Et donc l’avantage, c’est qu’il y avait beaucoup de PX Américain en opération donc on se…les gens s’achetaient ça là-bas.

Les vêtements chauds, c’est vrai aussi.

Les vêtements n‘étaient pas assez chaud donc les gens achetaient des vêtements plus chauds pour pouvoir résister parce qu’en Afghanistan, tu es au pied de l’Himalaya hein, donc quand tu es en opération en montagne, c’est…t’es nettement en dessous de zéro.

Donc, c’est des conditions très très dures et voilà.

Et je n’en dirais pas plus.

Marianne : Mais ça, ça remonte à des années parce qu’il y a aussi mon père qui était dans l’armée donc il m’expliquait pas mal de choses et concernant les vêtements, les chaussures, tout ça, il m’avait expliqué et c’était comme ça avant et là, j’ai eu la confirmation que, encore maintenant…

Serge : Les matériels militaires sont de plus en plus chers donc les budgets, ils ne sont pas extensibles hein et donc, ils sont limités et donc les états-majors doivent faire des choix et bon, c’est pas forcément en faveur du personnel mais là, il y a des choix à faire par rapport au matériel.

Marianne : Mais ce qu’il y a, le matériel aussi…il y a du nouveau matériel qui est inventé et qui, normalement, qui devrait être en service mais que, je ne sais pas ce qu’ils en font, ils créent ça et puis ils les mettent dans les placards, parce que, par exemple, mon père m’expliquait, alors je ne sais plus en quelle année c’était, mais il avait encore des fusils Lebel,

Serge : Oui.

Marianne : Avec les baïonnettes au bout.

Bon, ils n’utilisaient pas les baïonnettes mais c’est des fusils comme ça.

Ensuite dans les années 60, ils avaient des armements qui dataient de…des années 40, alors qu’il y avait de nouveaux fusils qui étaient sortis.

Serge : Oui.

Moi, j’ai tiré avec…la première arme de guerre avec lequel j’ai tiré, on appelait ça… c’était un fusil, c’était le MAS 49-56.

49, en fait, c’est l’année de fabrication enfin donc 1949.

Marianne : MAS…

Serge : MAS, ça veut dire…c’est Manufacture d’Arme de…alors je ne sais plus.

Le MAC, c’est Manufacture d’Arme de Chateleraux.

MAT, Manufacture d’Arme de…enfin bref, des manufactures d’armes de différentes villes.

Marianne : Oui.

Serge : Et en fait, le chiffre 49 c’était pour l’année de création en 1949 et 56 parce qu’il avait été modifié en 1956, il lui avait amené une amélioration.

Donc moi, j’ai tiré avec cette arme en 1976 donc vingt ans après la modif.

Donc tu vois, ton père, effectivement, il avait…quand il a fait son service ou qu’il était dans l’armée de carrière, il a tiré oui, avec des armes qui avaient déjà 20 voir 30 ans.

Et on tire régulièrement, nous, avec une arme de poing qui s’appelle le MAC50 donc tu vois, Manufacture d’Arme de Chateleraux et qui a été fait en 1950 et on est en 2009, bientôt 2010 donc cette arme va avoir 60 ans et on tire toujours avec et donc, tu vois où on en est.

Alors après, quand tu appliques ça à un char d’assaut, tu appliques ça à un avion, le Rafale par exemple, le dernier avion de chasse français.

Ca coûte pas 150 euros.

Ca coûte des millions d’euros alors l’armée a du mal à en acheter et à partir du moment où l’armée française n’achète pas son propre matériel, comment veux-tu que les autres pays en achètent ?

Donc la France ne vend pas d’armements ou très peu ou difficilement et puis c’est un cercle vicieux.

N’en vendant pas, elle n’a pas de rentrée d’argents par son industrie d’armements donc les budgets diminuent, donc on en achète encore moins, donc on en vend encore moins et voilà, le cercle vicieux.

Marianne : Et aussi c’est, je ne sais pas, pour réparer une jeep, tu vas en désosser 3-4.

Serge : Oui.

On appelle ça la cannibalisation.

Marianne : Voilà.

Alors c’est une jeep ou alors d’autres véhicules.

Serge : D’autres matériels comme ça, oui.

Marianne : Enfin, on finit toujours par critiquer mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Serge : Bah, on finit surtout par observer et puis cette observation nous amène à critiquer parce que…

Marianne : Bah, on n’a pas vraiment de solutions.

Oui, comme tu dis, c’est de l’observation.

Serge : Et le français est quand même assez grincheux.

Il est assez…en tout cas, c’est la réputation qu’on a avec les Gaulois tu sais, qui étaient toujours bagarreurs, grincheux, jamais d’accord.

On est toujours en grève, oui on a une réputation comme ça.

Il faut la défendre cette réputation.

Marianne : Ca là-dessus, la grève, je ne suis pas trop d’accord.

Serge : Oh mais pourtant on est assez doué.

Marianne : Oui, je sais mais sur le principe de faire grève pour oui et pour un rien parce que…on peut…on a cette réputation d’être grincheux, on observe, on voit, il y a des choses qui ne vont pas, on a le droit de le dire mais vouloir créer des problèmes comme ça pour rien.

Tiens, je n’ai pas encore entendu parler de ça, mais au mois d’octobre, on va sûrement avoir des grèves dans l’éducation nationale.

C’est tous les ans pareils.

Serge : Moi, ça ne me surprend pas.

Ah oui, tout à fait, j’allais le dire.

C’est chaque année, …

Marianne : Et c’est bizarre, j’en n’ai pas encore entendu parler parce qu’on est quand même…

Serge : On est le 17,18?

Marianne : 17.

Le 17 septembre, c’est bizarre mais… si on n’en a pas au mois d’octobre, au mois de novembre alors là, je fais une croix sur le calendrier.

Serge : Oui, ou alors c’est que ça annonce un truc…

Marianne : Pas normal.

Serge : Oui, pas normal.

Ou…et pire, je ne sais pas quoi.

Marianne : On ne va pas envisager.

On va voir au jour le jour.

Adeline & Josué – Youtube

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Adeline and her brother talk about funny videos on Youtube. (La sœur et le frère regardent des vidéos marrantes sur youtube.)

Salut Josué

Salut

Est-ce qu’on regarde une vidéo marrante sur internet ?

Oui si tu veux

Ok…allons-y.

Alors on va regarder sur youtube une vidéo de David Hasselhoff qui s’appelle ‘hooked on a feeling’

OK

Désolée pour l’accent français

C’est un truc vraiment débile cette vidéo, c’est vraiment débile

Oui je sais pas ce qu’il lui a traverser l’esprit pour faire ça…je crois qu’il a but un peu trop d’eau

Ce sont des effets vidéo de Star Treck

Oh la la…à chaque fois que je regarde cette vidéo elle me fait marrer

Moi aussi

Vraiment pas nette

Oh la la…j’en peux déjà plus

C’est la plus marrante…hein que c’est la plus marrante… ?

Oui…oui…et c’elle de Michael Jackson après…

T’avais pas aimé Nana Man ?

Non, c’était quoi ce truc a la noix ?

Mais ça me fait plus autant rigoler que la première fois

Ouais

J’crois que c’est juste cette partie qui fait rigoler maintenant

Si tu montres à qqn qui n’a pas encore tu vas encore rigoler a fond…

(rigole)

Je crois que je vais envoyer à mes amis sur internet, je ne me suis pas encore fait

Ils vont rigoler

C’est la honte…c’est quoi ce type à la noix…

Non mais franchement

C’est vraiment abusé

Abusé

Ah c’est un allemand qui a mis cette vidéo là-dessus ?

David Hasselhoff

Oui mais se fou de sa gueule ou pas ?

Je ne sais pas

En tout cas…oh là là c’est vraiment abusé ce type…t’as vu comment est-ce qu’il est vraiment ?

Il est super vieux…t’as vu comment est-ce qu’il est maintenant ?

Oui j’ai lu un article…tu savais qu’il était dans le comma ?

Non je savais pas

Mais il est vachement vieux maintenant, il est plus comme ça…il a la bougeotte

Chante : « hooked on a feeling…yeah yeah….

Ohhga chacka ohhga chaka ooohga ooohga chaka»…met une vidéo marrante en français.

Mais quoi ?

Je sais pas…par exemple celle de Michael Jackson, je sais pas.

Y a pas une vidéo en français marrante, y en avais plein je te dis…on les a pas toutes vues celle de…comment il s’appelai déjà ?

Mazarin ?

Oui…

Il en avait plein…mais lui ces vidéos elles sont soit super biens soit super nulles

Rigoler

Ah c’est faux…o le pauvre

Non mais au début j’ai cru que c’était vrai.venant de lui tout est possible

Ah ouais

Ce n’est pas lui…

Oui c’est lui quand il était jeune

Il a une autre tète

Attends mais c’est pas ça son clip vidéo sur ça…il est son clip vidéo ?

C’est vrai ou c’est faux ça?

C’est faux…attends dans les toilettes…

T’es sure ?

C’est même pas lui en plus

Alors c’est ou cette vidéo de ‘looking for freedom’ ?

Je sais pas

Ça doit être ça…

Aie aie aie

Oh pitié assez de ça …enough…mais c’est dommage qu’il ait pas une vidéo aussi marrant que l’autre…elle t’a pas encore montré

Ah tien, ça je n’avais pas vu c’est nouveau ça…

La voix qu’il a…tu rigoles

Il sait pas chanter

Mais c’est pas marrant…je veux qqch qui est marrant.

Si il en avait fait deux ç’aurait été parfait.

Il y a ‘hook on a feeling’ remixe

Je que c’est son pied qui a été remixé

(musique)

Ah…c’est sa fille ça…J’aime pas…je préférai l’autre elle est beaucoup plus marrante.

C’est quoi ça ?

David Hasselhoff…’everybody happy’

(musique joue)

C”est quoi ça ?

Attends je vais voir celle là un petit peu…elle a pas eu beaucoup de vues…les vidéo quoi ?

…les plus marrantes, c’est celles qui ont le plus de vues…

Ah ouais c’est clair…ouais mais même les vidéos marrantes ont bien du commencer quelque part.

Elle avait que quelques vues au début.

Il faut regarder la date…

Ah oui…

Rigolent…

Oh la la la…c’est quoi ce type ?

Comme Michael Jackson…c’est les deux chiens qu’il y a dans le clip…

Quel clip ?

C’est peut-être ses deux chiens à lui.mais dans le clip de hooked on a feeling…

Je crois que c’est vraiment ses deux chiens à lui en faite…

Oui…

Et les deux anges ça doit être ses deux filles de l’époque…

Non ?

Oui je crois

C’est quoi le truc là, le truc bizarre qui passe la ?

Quoi ça ?

Attends de quoi…

Y avait un monstre…

Je sais pas j’ai toujours pas trouvé…aucune idée…

(chanson baywatch)

On se demande…comment est-ce qu’il a fait carrière dans le cinéma… ?

Mais il était pas dans le cinéma… il était juste dans les séries télé…

Oui, oui, oui

Ne me dit pas qu’il a fait des films ?

Euh non, non ben non…mais comment est-ce qu’il a pu faire carrière dans les séries avant avoir fait hook on the feeling ?

Il a fait hooked on a feeling avant avoir été célèbre.

Honnêtement.

C’est dommage qu’il en a pas fait une aussi marrante que Hooked on Feeling.

Ç’aurai été vraiment bien.

Il était pas marrant…il était vraiment dans la vidéo,

Il croyait qu’il était super, quoi.

(chanson)

Nul…complètement nul…tiens ça sa peut être intéressant

Je crois que C’est que juste son clip qui est comme ça…je crois qu’on a du lui dire…

C’était son premier clip ?

Je sais pas

Bon j’y vais…à tt à l’heure, ciao

Ciao

Ciao

Adeline & Josué – Video Games

Study this episode and any others from the LingQ French Podcast on LingQ! Check it out.

Adeline and her brother talk about video games and cars. (Le frère et la soeur discutent de jeux vidéo et de voitures.)

Salut Josué, qu’est-ce que tu fais ?

Salut Adeline, je joue à RISK

Ah je vois.

Alors toi tu es « Empire » et tu as déjà battu « Freire » et il s’appelait comment déjà l’autre ?

Je sais pas, je sais plus

En faite t’est entrain de gagner ?

Oui

Je suis entrain de gagner

L’émission dont je t’avais parlé alors ils montraient les anciens membres du club Dorothée, alors il y avait Dorothée qui chantait…tu te rappelles de cette chanson là ?

(Chante : Le nez de Dorothée dans sa valise…) Tu te rappelles de ça ?

Non pas du tout

Ouais alors ils étaient entrain de montrer ça

Super

C’est qui le plus difficile à battre ?

Le plus difficile à battre c’est moi

Mais tu sais quoi ceux qui ont une étoile c’est souvent les plus forts, je sais pas pourquoi

Oui ça dépend qui joue, parce qu’il y en a qui font n’importe quoi

Eh…j’avais jamais vu ‘Arnon’.

C’est nouveau ?

J’avais jamais vu.

Purée, t’as déjà pratiquement, t’as déjà toute l’Amérique du Nord, L’Amérique Latin et déjà presque toute l’Europe

Ouais

Evangeline elle a joué à ça ?

Elle était bonne ?

Elle gagnait beaucoup ou pas ?

Pas contre moi

C’est vrai que toi tu es très difficile à battre.

En faite moi je t’ai battue seulement une ou deux fois je crois, non ?

Ouais

(tousse)

Brazil attacking North Africa, Le Brésil attaque l’Afrique

Eh tu sais le livreur de pizza…Tu sais ce qu’il m’a demandé ?

Non

Il m’a demandé à qui elle était la voiture blanche

Mais c’est quoi le problème avec cette voiture ?

Je ne sais pas

Tout le monde qui vient ici…oh la voiture, la voiture…

On plus on la voit même pas parce qu’il y a un truc bleu dessus

Ouais

Alors il me demande comme ça…c’est à qui cette voiture là c’est à vous ?

Et je dis c’est à ma mère.

Mais je lui ai dit ‘elle n’est pas là’.

Alors je lui dis : pourquoi vous voulez l’acheter, alors il me dit oui

Ah bon ?

tout le monde qui vient ici.

Alors que tu vois que les roues.

En faite c’est peut-être une voiture de collection et que nous on ne sait pas.

C’est une voiture de collection

Et peut-être qu’elle vaut vachement chère mais qu’on sait pas du tout.

Mais c’est une voiture de collection

Et ils l’ont eu comment ?

J’sais pas c’était le voisin là à coté qui l’a vendue.

Il l’a vendue pour quoi ?

Pour rien c’est ça ?

Je sais pas pourquoi mais je suis sure qu’elle vaut une fortune.

On peut la revendre plus chère…

En tout cas c’est vraiment pas normal…il vient comme ça et il demande…attend mais..ce livreur de pizza je le connais déjà depuis 4 mois…et jamais une seule fois il ne m’a jamais parlé d’autre chose.

Le premier truc dont il me parle c’est la voiture…

Ah bon

En tout cas je me demande si qqn ne peut pas la piquer la nuit comme les barreaux sont toujours ouverts…comme les portières sont toujours ouvertes

Qu’elles soient fermés ou pas

Quoi ?

Qu’elles soient fermés ou pas

T’en a pas marre de jouer à ce jeu ?

Non…pas du tout

(jeu vidéo entendu dans le fond)

T’es déjà pratiquement partout, Amérique du nord, Amérique latine, Afrique, Europe, Asie…Il te manque plus que un, deux, trois territoires en Asie et les quartes territoires de d’Australie

J’ai déjà gagné d’avance, en plus il ne m’a même pas attaqué

On devrait trouver un autre jeu sur internet

De toute façon j’ai plus le temps de jouer

Ah, je t’avais dit que je t’avais acheté un jeu…il est toujours pas arrivé

C’est quoi cette histoire tu m’as acheté quel jeu ?

Je t’ai acheté un jeu vidéo, et t’as vu Evangeline s’est acheter la Nintendo DS.

Elle a jouée à Final Fantasy.

Ouais j’ai vu

Je t’avais dit que je travaillais pour eux quand j’habitais à Londres ?

Qui, Final fantasy ?

Oui..J’t’avais dit…je travaillais pour eux et en faite ce qu’il fallait que je fasse c’était que quand il y a des clients qui achètent le jeu, ils ne savent pas comment jouer donc ils nous appellent nous et ils disent : Oui je ne sais pas comment jouer

…et toit tu sais comment jouer

Ouais parce que en faite le premier mois ou t’es là…

Ils te font jouer ?

Ils te font jouer, ils t’entrainent.ils te montrent toutes les astuces pour devenir une pro du jeu

Ah bon ?

Ouais…donc en faite t’es payé pour jouer à des jeux vidéo…

Ah c’est bien

Mais en faite je suis pas restée, je n’ai pas trop aimer…parce que tu vois il y a des gens qui aiment bien jouer aux jeux vidéo mais moi je n’aime pas…moi quand je vais au travail je préfère bosser.

Parce qu’au début c’était bien après tu commences à t’ennuyer, tu te dis : oh la la, toujours la même chose, en plus le jeu Final Fantasy ça me plaisais pas bcp.

T’as déjà joué avec.

Non

C’était quoi déjà l’autre jeu…tu m’avais dit la dernière fois on était entrain de regarder, y avait un jeu là, j’sais plus…c’était Call of Duty ?

Ouais

Tu as le 1 c’est ça ?

Ouais

Alors c’est quoi le jeu que tu m’as acheté ?

Tu verras, j’tai dit que c’était une surprise

Tu l’as acheté sur quoi

Amazon

Ah bon ?

Ouais

C’est le moins cher Amazon, ils ont pleins de jeux dessus.

Pleins de jeux…

(silence)

Je n’arrive pas à la croire

Tu vois la manière dont ils disent « indonesia » ?

?Ils disent comme les anglais mais ils disent pas comme les américains… Les américains ils disent « indonesia » et les anglais ils disent « indonesia » avec le ‘s’ come zzz

Chante

J’adore ce jeu, c’est un jeu génial

Super !

Ben je ne sais pas, je me concentre sur mon jeu

Voilà j’ai gagné

T’as gagné….t’as gagné…t’as gagneeeeeeeeeeeeeeeer !

bravo…yeah…t’as gagné…oups…bon aller je me tire, ciao…

ciao

Adeline & Sophie – Going to London

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Midnight conversation between sisters about going to university and living in London. (Conversation de minuit entre soeurs: Aller à l’université et vivre à Londres.)

Qu’est-ce que tu fais ?

Je suis entrain de ranger mes affaires

Ah, je vois..tu..ah c’est vrai…tu parts…tu pars demain ?

Oui je parts demain soir…long voyage devant moi…j’te jure…j’ai pas beaucoup d’affaires donc ça va…et toi…qu’est-ce que tu fais debout à cette heure ci ?

Moi j’arrive pas à dormir..donc…je me suis dit que j’allais faire la causette, et ben…heuh…sinon c’est quelle compagnie aérienne que tu prends ?

Je prends Ryan Air à Frankfort

Ah je les connais c’est une très bonne compagnie mais seulement (tousse) je pense qu’ils te font payer pour les boissons et pour tout ce qui est extra, non ?

Ouais…

Comme si tu veux prendre des bagages extra ils te font payer pour ça je crois, non ?

Ouais, ouais…ils font tout payer…tout ce que tu paies pas cher c’est le billet, après tu dois tout payer par-dessus

C’est bien.

T’as déjà préparé toutes tes affaires ?

Je vois que tu es entrain de ranger tes affaires ?

Oui je suis entrain de tout mettre dans la valise.

J’espère que c’est pas trop lourd, parce que si c’est trop lourd ils vont encore te causer des problèmes.

C’est toujours comme ça avec eux

Oui je sais

La dernière fois avec Eulalie on a du enlever mais tous les habits de la valise…la valise elle était presque vide…en faite…c’était la valise qui était énorme…enfin c’était vraiment bizarre, enfin je sais pas

En même temps : Eh ouais

Sinon c’est dans quel endroit que tu vas déjà…ça s’appelle..euh…dov…

Ça s’appelle durham

Ah oui c’est vrai

C’est dans le nord en dessous de New Castle

Ouais…et tu m’as dit que c’était un village ?

Ouais c’est un petit village comme ça, mais c’est très jolie mais il y a pleins de trucs à faire, y a une rivière qui passe au milieu, y a un château, y a une cathédrale, et tout…l’université elle est dispersée partout dans la ville…donc c’est cool, j’aime bien..et toi tu restes encore longtemps ici ?

Je sais pas…on verra …pour l’instant euh…je sais pas..On verra

Eh oui

Haha…pas très envie de parler de ça…sinon ton vol c’est combien de temps ?

C’est une heure…c’est très court mais bon après je dois prendre le bus pour y aller, ça prend 2 heures, et après quand j’atterris ben c’est Eulalie qui va venir me chercher…sinon je devrais prendre le bus pendant quatre heures de temps…ça fait un trop long voyage, en voiture ça va plus vite

Eh ouais

Il est tard…j’avais même pas vu l’heure, ça passe tellement vite le temps c’est incroyable…

Et sinon comment tu te sens…t’avais déjà fait l’université…à Brighton…non ?

Ben oui, j’avais déjà commencé

Alors ça va ?

Oui

Mais Brighton à ce qu’il parait c’est vachement bien

Oui c’est beau, c’est… et il y a la mère, la plage…les gens sont hyper sympa…

Et en été est-ce que les es gens vont à la plage là bas, oui ?

Oui mais c’est des galets donc c’est pas très confortable

Ah c’est pas du sable ?

Non c’est pas du sable.

Y a que des gallets.et euh…c’est pas très confortable pour t’asseoir dessus mais y a des gens qui

C’est pas rempli comme en Espagne ?

Non…quand il fait très chaud y a plein de monde

Et sinon y a pas…à ce qu’il parait y a des châteaux…

Y a un pavillon

C’est blanc, non

Oui oui oui, c’est un peu style indien, tu vois ?

je suis jamais allée dedans

Parcequ’en faite quand j’étais à Londres, tout le monde me disait comme ça, tout le monde me disais comme ça, faut qu’tailles à Brighton, fait qu’t’ailles à Brighton…c’est l’endroit franchement le mieux de tout l’Angleterre, t’a la plage, t’as la mer est à ce qu’il parait les gens sont très très très sympa, mais j’sais pas si c’est vrai, enfin Oui, tout le monde est hyper sympa…et après y a toujours des gens qui sont pas sympa comme dans toutes les villes, mais en générale c’est accueillant j’aime bien..eh oui …comparé à Londres je trouve ça plus paisible… t’as tout c’est un peu moins cher que Londres mais un peu plus cher que Birmingham, tu vois

Donc t’aime pas Londres ?

Si ça va…mais ça dépend ou t’habites

La plupart des gens n’aiment pas Londres

Oui c’est stressant de prendre le métro si t’habites dans la zone trois et quatre et que tu veux aller au centre de Londres…laisse tomber mais si j’habitais vraiment au centre de Londres ce serai bien

C’est quoi ça ?

Hein ?

Et toi…c’est ou ton endroit préféré en Angleterre

Je sais pas…j’ai pas tout visiter…mais j’aime bien Londres.

Londres c’est bien quand t’es jeune parce que c’est là que t’as pleins de trucs à faire…t’as tout les transports, ça bouge vite c’est vivant et tout…et puis t’as tous les aéroports à coté et puis c’est là que tout le monde va, t’as pleins de gens du monde entier, t’as beaucoup de jeunes, t’as de tout quoi…mais…mais c’est bien pour un certain temps après quand tu…je sais pas…quand tu cherches autre chose…quand tu commences à travailler ou quoi à fonder une famille…y a beaucoup de gens qui disent que c’est pas le meilleur endroit pour vivre parce que déjà les loyers c’est vachement cher donc la plupart des gens qui ont des familles ils habitent pas du tout dedans dans la ville, ils habitent en dehors et après ils doivent voyager, ils doivent prendre le train ou prendre la voiture et faire de longs trajets en voiture pendant une heure des fois même deux heures.

Mais en faite c’est comme les frontaliers… ici…bon bref, mais sinon…sinon…Londres tu peux pas dire que c’est comme ci ou comme ça parce que t’as tellement, tellement, tellement de trucs différents dans Londres, c’est tellement, j’sais pas comment dire.

Par exemple tu vois, quand t’es dans Londres, c’est une énorme ville donc tu sens comme si t’es dans une grande ville, tu te sens perdue, mais en même temps tu vois t’as des petits villages, tu vois c’est comme si t’es dans un petit village, parce que tu vois, les différentes régions, c’est pas des régions…enfin tu vois…les différents, je sais pas comment ils appellent ça à Londres

Les différentes zones, non ?

Oui les différentes zones

Ouais ou les city, non pas les city…les différentes zones bref…en faite c’est comme si tu es dans un p’tit village mais en même temps t’es dans une grande ville.

Je sais pas comment expliquer.

Oui je vois

Ouais donc en faite tu vois c’que je trouve vraiment fascinant à Londres c’est que si tu te trouves à East London tu auras une toute autre vue de Londres que si tu te trouves à North London, ou South London, or West London, or, you know…ou peut-être un peu plus haut dans les zones 5-6.

Ouais

Tu vois c’est vraiment, vraiment, vraiment, vraiment…

Très diverse

Oui très diverse

C’est un endroit ou tu dois tomber au bon endroit, tu vois

Oui c’est vrai…je me rappelle ou on avait habité avant…c’était pas super…après qu’on est allé à…c’était ou qu’on est allée déjà…c’était pas Greenwich ?

Oui c’est ça

Là c’était hyper beau

Là j’adorais..

Et encore

Oui mais c’était jolie…Cutty Sark…c’était bien…eh oui

Oui Cutty Sark, c’était joli…sinon je pense que je vais aller finir de ranger mes affaires et aller au lit.

Toi aussi tu devrais pas tarder à aller te coucher.

J’crois que je vais aller dormir

Okay d’accord

Alors demain je te réveillerai

Tu viendras en ville à la gare avec moi

Oui d’accord…Si je suis réveillée parce que aujourd’hui j’ai dormi jusqu’à midi et demi…mais j’ai une excuse on est dimanche, donc…

Eh oui c’est vrai, faire la grasse matinée

En tout cas bonne chance pour demain si je me réveille pas…et euh voilà je te souhaite tout le meilleur….et puis bon voyage voilà, ok…ciao…bonne nuit…bye

bye

Adeline & Sophie – Phillipe Nikoli’s Death

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Sisters discuss French singer Phillipe Nikoli’s death. (Les soeurs discutent sur la mort du chanteur français Philippe Nikoli.) 

Salut Sophie

Salut Anne, ça va ?

Alors ta journée ça s’est bien passée ?

Oui oui ça s’est bien passer, j’ai dormi jusqu’à midi

T’as rien à faire, toi ?

Non, j’étais tellement fatiguée…Non je rigole !

De tout façon c’est le weekend

Non mais je rigole…non, non, non…en fait j’ai eu une journée assez chargée mais ça va…ça va…le travail on a beaucoup de nouveaux projets et donc ça prend beaucoup de mon temps, mais je dois dire que je suis quand meme très contente parce que, euh, c’est un travail stable, et puis mon boss il est assez sympa.

Voilà.

Et toi, comment s’est passé ton voyage ?

Ça s’est bien passer.

Je suis arrivée il y a deux heures de temps et puis…

Ah mais ça je sais…

(Rigole)

Oui, c’est vrai.

Voilà je suis parti hier à une heure du matin, j’ai pris le bus

Ah ouais, tu m’a dis que t’as pas dormi pendant quarante heures

Ouais

Oh la la…comment est-ce que tu as fait ?

Franchement je sais pas ou j’ai trouvé cette énergie alors que j’étais déjà fatiguée avant de partir.

C’était impossible de dormir dans le bus, il y avait trop de bruit, inconfortable, ensuite dans l’avion j’ai essayé de dormir mais c’était pas facile…

C’est pour ça que t’as dormi jusqu’à trois heures de l’après midi aujourd’hui…ah c’était toi qui a dormi jusqu’à trois heures de l’après midi, c’était pas moi…hein hein hein hein

Eh oui

Eh sinon, tu sais quoi ?

Devine quoi ?

Je crois pas que j’te l’ai dit

Non ?

Philippe Nikoli est mort

C’est qui ?

Philippe Nikoli des 2B3

Philippe Nikoli des 2B3 ?

C’est par vrai !!!!

C’était le premier boys band en France.

Je sais pas si tu te rappelles ?

Mais si j’étais plus petite…je me rappelle des 2B3, ils avaient même une série

Une série ?

ça je savais pas…

Mais si c’était eux, ils étaient tout le temps dans une salle de sport en train de faire de la dance, et euh…c’était tout le temps pareil tous les jours et il y avait leurs copines qui venaient là…

Ah ouiiiiii…..Je me rappelle

Mais il est mort de quoi ?

Je sais pas…en faite sur un site internet (tousse) je pense que c’est son avocat qui a affirmé qu’il est mort d’une…overdose de médicaments, un truc comme ça, euh…ou un abus de somnifère, je sais plus…

C’est pas vrai…il a voulu imiter Michael Jackson ou quoi ?

En tout cas c’est réussit

C’est triste…attend il y a une photo de lui là

Ah ouais

Et à ce qu’il parait il était entrain de préparer son nouvel album

C’est pas vrai…il allait sortir un nouvel album…c’est exactement comme Michael Jackson aussi

Oh la la, ça fait flipper, c’est normale c’est triste.

Donc c’est un ami qui a l’a découvert ce matin dans son appartement.

Et tu sais il avait quel âge ?

Non…je crois qu’il devait avoir la trentaine, non ?

Mouaih…35 ans

Oh…c’est triste

Oh non…en plus il avait une fillette de quatre ans…tu t’imagine ?

Oh la pauvre…

Je me rappelle encore de sa chanson…

Chantent la chanson des 2B3 : ‘2B3 or not to be, ont s’est juré…de toujours tout partager, oh yeah…’

Rigolent

En ben…mais c’est triste…ah il a vraiment vieilli…je me rappelle il était trop beau quand il était jeune…mais là t’as vu…toutes les filles étaient folles de lui

Tiens…c’est quoi cette chanson aussi ?

C’est « partir un jour ?

» (va sur internet)

C’est triste….j’étais fan de lui…je crois que j’étais même amoureuse de lui

En tout cas cette tragédie ça m’a vraiment bouleverser, ça m’a fait verser des larmes…euh…il ne méritait surement pas ça parce qu’il avait toute la vie devant lui…parfois la vie est magnifique mais parfois elle est cruelle…j’suis pas fan de Philippe mais j’veux dire, ça fait quand même beaucoup de gens qui sont morts…Michael Jackson, Patrick Swayze, c’était le danseur de «dirty dancing », c’est quand qu’il est mort…hier ?

ou avant-hier je sais plus ?

Oui, y a quelques jours

Oui…hier ?

avant-hier ?

Donc je suis très choquée et euh…et je trouve que c’est triste et injuste de partir à cet âge…voila

Oui

Et toi ça te fait quoi

C’est un peu mon enfance qui s’efface…parce que

Ah ouais…autant que ça ?

Ben oui…je me rappelle à l’école on était toutes folles de lui..on chantait toujours ses chansons et tout…c’était marrant, mais maintenant c’est triste

C’est difficile

Les deux autres on s’en fou parce qu’ils étaient pas aussi beaux mais Philippe

J’aimerai bien écouter une de ses chansons pour lui rendre hommage, en faite

On va sur youtube ?

Allons sur youtube…j’aimerai juste écouter une de ses chansons pour lui rendre un petit hommage.

Vont sur internet

T’as plus de connexion ou quoi ?

Mais si !

Mais non !

Faut appuyer sur connexion…j’sais pas pourquoi ça fait ça…

Ça s’rai bien d’écouter une de ses chanson…

Y en a une je me rappelle…attends…

Ah regarde, Michael Jackson…his official Thriller…chante : « you know I’m bad, I’m really really bad…di di di… »

C’est bon on sait très bien que tu sais chanter

Haha

Celle là ?

Je sais pas pourquoi est-ce que ça ne marche pas…tousse

Ah voilà

Tu t’rappelles de ça ?

Oh non…arrête oh la honte

Hi hi

C’est pas ça…ah si..

Chante : « partir un jour…sans retour…effacer, oublier »… je me rappelle plus de paroles ça fait trop longtemps…

Oh la la la honte…

Comme il est beau…

C’est pas la même personne en faite

Nah

Ils étaient beaucoup plus jeunes, là…

Ils étaient hyper jeunes

C’est pas la même personne..

Et tu vois…le noire là..

Le métisse ?

Ouais le métis

Il était beaucoup plus beau là…t’as vu ces photos maintenant ?

Il fait peur…

Rigolent

L’autre je me rappelle plus…mais lui il est super beau maintenant, avant c’était pas trop ça…

En tout cas en regardant ça…en regardant ça ça m’fait…euh..j’sais pas…ça fait…

Nostalgique..

Ouais, nostalgique…

Chante : ‘partir un jour’

Ça me fait repenser au passé

Et t’as vu la danse ?

c’était trop marrant les danse qu’ils faisaient…

Wow, il a eu 932,000 vues

Bon j’en ai marre…c’était juste histoire de voire Philippe Nikoli…Philippe Nikoli est mort le…le…

Je sais plus on est quelle date ?

Le…le…aujourd’hui quoi…le dix-sept…septembre dix-sept 2009

Bon

C’est vraiment triste comme ça, c’est la vie, ça fait parti de la vie

Tiens y a une parodie de 2B3

Rigole

C’est drôle qu’il n’ait pas d’autres chansons, y a que celle là…

Non mais c’est parce que j’ai mis ce tire, c’est pour ça…

J’aimerai bien écouter celle de 2B3 or not to be

Et au faite 2B3 ça veut dire quoi…ah oui…pour être trois

Ben oui…c’est ça…tu sais que je savais pas ce que ça voulait dire quand j’étais petite ?

Moi non plus

Je connaissais pas un mot d’anglais

Moi non plus

Mettent la chanson…

Ensemble – ohhhh non c’est pas vrai…

Sur M6, C’était sur la chaine M6

C’était trop bien

Chante : nan nan

Mais il était beau quand il était jeune le métisse

Oui

Chante : nan nan nan nan

Il vient d’où au faite…tu sais c’est quoi ses origines ?

Je pense qu’il a des origines grecques

Chante : « on s’est juré…juré… »

C’était quand le hip hop devenait célèbre dans le monde, et j’avais oublié qu’ils faisaient du hip hop dans ce clip

Leur danse c’est un peu mieux que dans ‘partir un jour’

C’est quand même pas mal ce clip

C’était les boys bands qui commençaient à venir sur la scène…

Oui…

…qui devenaient très populaires

Ça fait tout drôle de revoir ça…

Mouais…

Oh non…j’étais trop petite…

‘d’un sentiment diabolique’…je savais pas qu’il disait ça dans son truc

…tu sais…

Chante : « pour la première fois »

Oh la la

Y avait quoi encore d’autres comme boys bands ?

Worlds Apart…français…ou..ou de tout ?

Je sais pas…connu…

y avait les worlds apart, y avait les 3T

Ça c’était pas très connu ici…

En France c’était très connu…

Ah oui…

C’était délirant…c’était le délire…en France

3T ?

Et y avait quoi encore ?

Les Backstreet Boys

Les Alliages aussi…tu t’rappelles ?

J’me rappelle pas de ça…

Oh…..leurs clips…

J’me rappelle pas de ça…

Et y avait les…comment ça s’appelle Backstreet Boys.

Ça c’était les plus connus…les Backstreet Boys c’était les numéros un

C’était toujours eux…et leurs musiques sont toujours bien

Ils voulaient se remettre ensemble

Ouais…

Ils ont pas fait un dernier album ensemble y a pas longtemps ?

Je sais pas…je sais qu’il y en a un qui est devenu chrétien…et il chante des chansons de gospel…

AH…

Oui

Eh ben

Parce qu’il était tombé dans la drogue…et il a dit que Dieu l’a sortit de la drogue…

Ah ouais…

un truc comme ça, j’sais plus…et puis il était sur la chaine GODTV

Tu savais qu’ils avaient fait un tour en Asie, au Japon en Chine et tout ça y a pas longtemps ?

Ah ouais ?

ah ouais !

Bon ben moi je suis un peu fatiguée donc je vais aller dormir…donc j’te dis bonne nuit

Bon on se voit demain matin

D’accord…ciao ciao

bisous

Ciao ciao

Bye

Bye

Serge & Marianne – Social Networks, Part 2

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Marianne and Serge talk about social networks and LingQ. (Marianne et Serge parlent des réseaux sociaux et de LingQ.)

Marianne : je sais pas exactement si… ben j’espère qu’on a répondu à ce que demandait herman ?

Serge : ben écoute, j’espère !

Je reconnais que je ne connais pas trop le sujet puisque comme on disait, à part Facebook et puis…

Marianne : oui !

Serge : je ne suis pas trop au fait de tout çà…

Marianne : Facebook oui, on connaît mais on utilise rarement, bon j’évoque ce que j’utilise, enfin que j’utilisais beaucoup au début et un petit peu moins maintenant mais que j’aime bien, sinon le reste, je ne connais pas.

Serge : ce qui m’ennuie le plus la dedans c’est de devoir, tu vois, le mettre à jour.

L’intérêt d’un site comme çà, c’est que ce soit à jour.

Quand tu as un blog, le but du jeu , c’est de faire partager tes goûts etc…

Marianne : oui, bien sûr !

Serge : si tu le mets pas à jour, y a aucun intérêt et çà, çà m’ennuie chaque fois de devoir mettre à jour, d’écrire quelque chose qui puisse intéresser les gens, alors bon, je préfère aller consulter, c’est pour çà, face book çà ne me dérange pas trop, parce que je vais le consulter, je regarde ce qu’il y a, je regarde un petit peu les messages.

Quand il y a un truc qui m’interpelle, ben je réponds ou je vais voir la vidéo qu’ils proposent ou les photos, puis voilà ; mais je me limite à çà.

Mais j’aime assez quand même.

Marianne : pour les blogs çà dépend, parce que moi je trouve que… bon pas maintenant parce que çà fait déjà un… pas mal de temps qu’il n’est plus autant utilisé, et j’ai regretté au début et puis j’en ai parlé… y a d’autres personnes qui m’en ont parlé, c’est… le manque d’activité qu’il y avait sur le site de Vox, la communauté qu’on avait avec The Linguist au début, donc ce qui était bien c’est de.. et bien , on pratiquait notre langue, donc on allait consulter les autres, on pouvait commenter ce qu’ils écrivaient, on pouvait écrire tout, sur n’importe quoi mais ce qui était bien c’est de communiquer, pratiquer etc… moi j’aimais beaucoup au début.

Serge : oui mais tu vois justement, LingQ a évolué…

Marianne : donc évidemment çà été mis à jour très régulièrement.

Mais y a bien… je sais pas, peut-être deux ans que çà…

Serge : ben regarde avec les forums à Lingq, avec le mur, chacun a son mur, tu peux écrire sur le mur des gens…

Marianne : voilà…

Serge : et les forums, çà a compensé et la c’est vraiment heure par heure hein, quasiment ?

Marianne : voilà !

Serge : donc, il est mort tout naturellement Vox, c’est Vox ?

C’est çà qu’ils utilisaient ?

Marianne : oui !

Serge : parce que ben le forum qui est, enfin les forums…

Marianne : ben de toute façon il y a eu un temps mort entre le début du nouveau LingQ, et puis de The Linguist, y a eu un temps mort.

Plus çà va, plus… enfin moins il y avait de gens qui l’utilisaient.

Et puis il y avait également des tuteurs, mais qui ne l’utilisaient plus.

Petit à petit çà s’est arrêté et avec LingQ…

Serge : çà a relancé oui ?

Marianne : ce forum et tout çà, c’est vrai que çà a relancé et le fait d’avoir accès au… on se fait des amis et le fait d’avoir accès aux différents blogs… parce que chaque personne a son propre blog !

Y a des préférences, ce qui est normal, donc çà c’est très bien, c’est pas mal.

Cà évolue, çà change, c’est bien.

Et ce qui était un peu difficile, c’était le temps mort entre les deux !

Serge : oui, c’est vrai.

Marianne : voilà.

Serge : moi, LingQ, bon ben je me connecte tous les jours, et chaque fois que je me connecte, même si c’est pour une raison très précise, mais en tous les cas, je vais jeter un coup d’œil aux forums.

C’est un truc qu’il fallait absolument qu’ils…

Marianne : oui, çà c’est bien !

Serge : qu’ils insèrent dans le site, parce que…

Marianne : il faut relier tout le monde !

Serge : voilà et puis c’est tellement courants les forums maintenant, et puis y a tellement de… pour faire avancer les choses, c’est bien les forums parce que chacun avance ses idées et c’est constructif dans tous les cas.

Actuellement d’ailleurs, ils parlent d’un… je sais qu’il y a eu un forum de lancé et j’ai vu, il y a eu énormément de réponses en quelques heures, c’était au sujet de l’incitation au gens… pour inciter les gens à s’inscrire parce que les gens ont du mal à comprendre le système.

Nous on a connu quasiment les débuts donc on a évolué avec et on connaît le système mais quelqu’un qui débarque comme çà sur LingQ, c’est vrai que çà peut paraître difficile et donc y a eu… je crois que c’est Steve d’ailleurs qui a lancé la question, ce forum… et çà a été impressionnant le nombre de réponses qu’il y a eu.

Chacun amenait un petit peu son idée et bon… je pense qu’il va en sortir quelque chose.

Bon après c’est à l’équipe de LingQ de trancher, de faire une proposition en pratique.

Moi j’avais juste émis l’idée de proposer aux gens qui s’inscrivaient, une conversation gratuite, tu sais d’un quart d’heure…

Marianne : oui, j’ai vu çà.

Serge : tu as vu ?

Parce qu’en fait moi j’ai eu, coup sur coup j’ai eu pas mal d’étudiants qui me choisissaient comme tuteur mais en fait c’était des… ils étaient inscrits en gratuit, en free, et en fait ben dans tous ceux-là, y en a aucun je crois qui a continué !

Marianne : malheureusement il y en a beaucoup oui !

J’ai pas vraiment d’idées sur la question mais moi j’ai pas vraiment eu de mal… enfin le système de… quand on s’inscrivait à The Linguist, le système, je trouve que çà a été assez facile pour comprendre.

Avec LingQ, ben ils essayent d’arranger quand même pas mal de choses hein ?

Serge : ah oui !

Non mais…

Marianne : y a l’aide, y a les vidéos, y a quand même pas mal d’explications mais il faut être aussi, il faut savoir ce que l’on veut, faut savoir… faut être curieux, faut… si tu as vraiment le but d’apprendre une langue, tu y arrives.

Tu arrives pas d’un seul coup à apprendre une langue !

Serge : tu te donnes les moyens !

Marianne : oui voilà, tu te donnes les moyens, tu te lances…

Serge : et çà c’est un moyen !

Marianne : à fond…

Serge : et le problème c’est qu’il y a…

Marianne : pour comprendre.

Serge : beaucoup de personnes qui… moi j’en ai parlé autour de moi, à des gens… quand ils me voient travailler sur l’Anglais ou écouter de l’Anglais, ils me disent…

Marianne : oui

Serge : « qu’est-ce que tu fais ?

Ah mais tu fais de l’Anglais mais… oui, çà fait cinq ans en gros que je m’y suis remis.

J’avais un niveau scolaire, c’est-à-dire en France, c’est quasiment zéro hein, le niveau scolaire et puis voilà, maintenant je suis arrivé à un niveau quand même correct.

Si tu as vraiment envie d’apprendre l’Anglais ou même une autre langue, je lui dis, faut pas hésiter faut que tu mettes les moyens.

Marianne : faut se lancer !

Serge : et les moyens, c’est pas seulement les moyens en temps, en volonté, il faut de l’argent.

Tout ce qui est gratuit, tu sais c’est… en fait, justement, rien n’est gratuit.

Si tu veux vraiment avoir quelque chose, il y a un moment faut savoir…

Marianne : tout ce qui est gratuit, c’est assez passif !

C’est bien, moi j’ai commencé par çà.

C’était bien, çà m’a permis quand même de me mettre à niveau et d’évoluer un peu mais il n’y avait pas de pratique.

Et c’est çà qui manquait !

Et avec LingQ, tu as la pratique !

Serge : oui puis tu as moins de motivation.

Quand tu sais que tu as dépensé tant par mois, tu dis ben tiens, mes sous je vais au moins les utiliser, je vais utiliser mes points !

Marianne : voilà.

Serge : à partir du moment où tu ne paies plus, tu te sens moins obligé on va dire, de le faire.

De toute façon, l’argent c’est toujours une motivation quelque part.

regarde, les gens qui arrêtent de fumer, y a pas que la santé, y a aussi quand ils voient leur porte-monnaie.

Tu sais, quand on touche au porte-monnaie des gens, c’est tout de suite très sensible.

Et au niveau de l’apprentissage des langues, c’est le cas, et donc toutes les personnes à qui j’en avais parlé, et bien y en a aucune… j’en ai vu aucune s’inscrire, et je crois même pas en gratuit d’ailleurs.

En payant, je crois qu’il n’y en a aucun.

Et pourtant, ils paraissaient motivés mais tu vois, ils sont motivés jusqu’à un certain point.

Quand tu leur dis : « oui ben maintenant, si vraiment tu veux progresser très vite, il ne faut pas avoir peur d’investir tant de dollars par mois…

Marianne : on ne peut pas dire aussi que c’est énormément cher.

Y a d’autres sites qui sont bien plus chers que çà !

Serge : ben tu prends, ne serait-ce que des cours privés ou par correspondance…

Marianne : j’ai fais des cours privés, c’est beaucoup plus cher hein.

Et puis le résultat…

Serge : c’est pas forcément…

Marianne : zéro.

Non parce que j’ai fait des cours privés… justement, comme je travaille dans un lycée, donc tous les ans y a des assistants.

Et bon çà remonte à quelques années hein, y avait une assistante d’anglais, une assistante américaine qui… bon avec qui j’ai voulu faire des cours.

Donc j’en ai pris.

C’est cher !

Mais le résultat… non, m’en parlez pas, si c’est pour faire des exercices de grammaire, c’est pas avec çà que tu communiques.

Serge : tu peux les faire tout seul hein.

Marianne : donc çà m’a servi à rien, j’ai arrêté au bout de trois mois parce que je dépensais énormément d’argent pour rien au bout, donc c’était pas la peine.

Concernant ces sites sociaux, bon ben, pour en revenir à çà, je sais pas exactement, Herman si on a répondu à ton sujet.

Malheureusement on ne connaît pas énormément là-dessus, on s’en sert peu, comme toi.

Ce sont des bons moyens, çà dépend l’intérêt que l’on a, çà dépend le temps que l’on a. Il est vrai que mettre toute sa vie privée là-dessus, moi je trouve que c’est un peu… ma vie privée c’est ben justement comme on dit, c’est privé donc… Comment je vais aujourd’hui ?

Super, je vais bien aujourd’hui !

Je trouve un peu ridicule de mettre une phrase comme : « oui, aujourd’hui je vais bien !

Serge : c’est quelque fois parler pour ne rien dire.

Marianne : je ne juge pas les gens hein, chacun son intérêt.

Et si j’utilise un blog comme j’ai parlé là pour Vox, c’est pour pratiquer un peu plus l’Anglais.

C’est un bon moyen pour… comme je n’ai pas vraiment l’occasion de parler ou de pratiquer en dehors de LingQ donc…

Serge : en tout cas, faut pas que çà décourage les gens le fait qu’on ait pas eu trop de choses à dire sur les blogs et puis sur face book parce qu’on ne connaît pas trop, faut pas que çà décourage les gens de nous demander de parler de certains sujets.

Je pense qu’il y a des sujets où on sera beaucoup plus bavard, on aura beaucoup plus de choses à dire.

Manque de chance, c’est pas forcément tombé sur le sujet qu’on maîtrise le mieux.

Marianne : oui et puis je ne sais pas si vraiment on a répondu à ce que… Herman, j’espère avoir de tes nouvelles et puis tu nous diras ce que tu en penses ?

Oui, faut pas hésiter à nous demander d’autres sujets !

Et puis si ce sont des sujets qu’on ne connaît pas du tout, on se documentera…

Serge : oui !

Marianne : en tout cas merci herman !

C’est très gentil !

Serge : oui, c’est vrai !

Marianne : c’est bien de nous écouter et puis de nous avoir apporté un sujet.

Serge : oui, c’est encourageant parce que…

Marianne : oui !

Cà c’est bien !

Serge : on n’a pas l’impression de parler pour ne rien dire.

Marianne : très bien, donc sur ce Serge on va se dire au revoir !

Serge : ok, bonne soirée à toi !

Marianne : merci !

Serge : et puis on se retrouve jeudi prochain…

Marianne : oui, je pense bien.

Serge : pour une autre conversation avec peut-être un sujet…

Marianne : oui, bien sûr !

Serge : qui nous sera demandé par quelqu’un j’espère !

Marianne : oui !

N’hésitez pas !

Serge : ok, allez, bonne soirée !

Marianne : au revoir serge !

Serge : à bientôt !

Marianne : au revoir tout le monde !

Au revoir !

Serge & Marianne – Social Networks, Part 1

Study this episode and any others from the LingQ French Podcast on LingQ! Check it out.

Marianne and Serge talk about social networks and LingQ.(Marianne et Serge parlent des réseaux sociaux et de LingQ.)

Marianne : bonjour Serge !

Serge : bonjour Marianne !

Marianne : tu vas bien ?

Serge : oui, oui, très bien !

Très bien !

Et toi ?

Marianne : çà va bien.

Alors, météo aujourd’hui ?

Serge : on commence par qui ?

Par toi ou moi ?

Marianne : oh, peu importe !

On va commencer par le sud aujourd’hui.

Serge : on commence par le sud, alors, très lourd, très chaud… très beau… et à part que maintenant il fait un peu plus frais le matin, la journée oui il fait quand même chaud, il fait lourd c’est… un peu trop lourd je trouve encore, il fait un peu trop chaud mais bon !…

On va pas se plaindre, ils annoncent en plus…

Marianne : on a un beau mois de septembre !

Serge : oui ils annoncent en plus çà tout le week-end mais en revanche, on manque d’eau énormément, énormément, c’est sec, sec !

J’ai arrosé le jardin ce soir, mais j’ai mis… j’ai arrosé pendant deux heures peut-être je sais pas et… c’est absorbé à une vitesse !

Mais bon !

Marianne : ok, alors pour le nord et bien c’est pareil !

Serge : c’est pareil ?

Marianne : point !

Serge : c’est vrai que c’est un mois de septembre un peu exceptionnel !

Nord, sud…

Marianne : oh, c’est déjà arrivé, on a déjà au des beaux mois de septembre hein !

Même des… débuts du mois d’octobre assez agréables.

Donc c’est vrai que le matin c’est toujours un peu frais parce que, çà commence toujours comme çà le début de l’hiver, mais l’après midi, il fait quand même beau, parfois même chaud, et puis des fois bon çà tourne un peu au temps lourd.

Hier après midi il a fait un peu lourd.

Aujourd’hui çà été, il a fait beau… un temps agréable !

Très bien, alors aujourd’hui, nous avons un sujet !

Serge : super !

Quelqu’un a demandé un sujet donc ?

Marianne : voilà !

Herman écoute nos podcasts, d’ailleurs tu en as parlé la semaine dernière je crois.

Tu as mentionné Herman et là il a… il souhaiterait que nous parlions des réseaux sociaux !

Et puis aussi…

Serge : des réseaux sociaux…

Marianne : oui, comme Face book…

Serge : ah, oui !

Marianne : des trucs comme çà.

Twitter !

J’entends pas mal parler de Twitter, je ne sais pas si tu connais ?

Moi pas vraiment.

Serge : non !

Marianne : enfin, des réseaux de ce style là, et puis il m’a envoyé un lien aussi.

Si çà pouvait engendrer des crimes, des vols, des trucs comme çà parce que c’est vrai que les réseaux sociaux… les gens écrivent pratiquement leur vie dessus.

Tu as un compte sur face book toi ?

Serge : oui, en fait j’ai un compte… je souhaitais pas vraiment en avoir un, mais c’est… je crois bien que c’est ma fille qui m’a dit : « si, si, essaye, c’est pas mal » !

Bon, il se trouve que mon fils et ma belle-fille sont en ce moment en Martinique, et qu’avec le décalage horaire et nos horaires de travail, je reconnais que Face book c’est quand même bien pratique pour se laisser des messages, et puis pour… ils mettent leurs photos dessus, les photos de vacances… enfin de vacances, ils ne sont pas en vacances mais pour nous c’est des photos de vacances…

Marianne : oui

Serge : ils mettent les photos dessus, et puis nous on peut faire la même chose.

A la différence c’est que y a pas qu’eux qui les verront, y a tous ceux qu’on décrète comme nos amis puisqu’il faut accepter de devenir l’ami pour pouvoir échanger ses… un peu son profil et puis toutes ces données là et… voilà, donc c’est vrai que çà… la vie privée est un petit peu étalée.

Marianne : on peut se servir de ces sites-là pour partager comme par exemple des photos, des vidéos, des nouvelles mais sans vraiment parler de sa vie privée !

Or y a des personnes, c’est vrai que…

Serge : qui se lâchent !

Marianne : oui, qui se lâchent carrément et qui disent au jour le jour ce qu’ils font.

Serge : oui, çà en devient même un petit peu lourd je trouve, et j’avais mis un… c’était le fils d’un collègue, lui c’est un fanatique et puis bon, il m’avait demandé… ben de partager les contacts et en fait çà me pollue ma page de face book parce qu’il n’arrête pas, il doit passer ses journées dessus, et il envoie sans arrêt, sans arrêt des messages, des vidéos, enfin de tout et du coup ben je l’ai rayé de mes amis parce que j’avais… il fallait que je déroule je ne sais pas combien de pages avant de trouver des messages d’autres personnes, et c’est là où je trouve que çà devient gênant et çà empiète un peu sur la vie des gens, sur la vie privée et puis c’est un peu comme quelqu’un qui vient chez toi sans être invité et puis… qui s’invite quoi !

Et çà c’est… voilà, je le ressens comme çà.

Les personnes qui l’utilisent plus sagement, plus modérément…

Marianne : oui

Serge : je reconnais que c’est quand même, c’est pas mal, tu peux suivre tes amis, de loin comme çà, çà peut être vraiment sympa, oui.

Marianne : j’utilise, j’ai un compte aussi sur face book, mais je l’utilise vraiment très rarement.

Serge : moi je vais souvent le voir, je reconnais, mais c’est vrai que j’y mets peu de choses dessus.

Vraiment peu de choses.

Je réponds quand on m’envoie un petit message sur mon mur…

Marianne : voilà !

Serge : mais voilà !

Mais je reste quand même très succinct, je ne crois pas avoir mis des photos, peut-être mon profil, mais c’est tout, tu vois ?

Marianne : même chose pour moi !

Aucune photo, aucune vidéo, et puis j’ai pas le temps.

Serge : ou alors si, je mets une vidéo mais où je suis pas forcément concerné mais une vidéo que j’ai pu trouver intéressante sur des choses assez sérieuses on va dire voilà, pas… ou alors carrément des choses plus rigolotes mais voilà.

Alors je ne vois pas de quels dangers Herman parle, sur ce genre de sites.

Marianne : et bien sur le site qu’il m’a envoyé, c’est que justement, les personnes dévoilent tellement de choses sur leur vie privée.

Qu’est-ce qu’ils font au jour le jour, ou s’ils s’en vont en vacances !

Par exemple, une personne qui s’en va en vacances, bon c’est… admettons, parce que je ne sais pas exactement dans ce cadre là si c’est vraiment utilisé mais, par exemple des voleurs professionnels qui veulent cambrioler une maison, ils peuvent dire tiens, cette personne s’en va en vacances pendant tant de jours, il y a des photos sur la maison, donc ils voient ce qui est intéressant, ce qui pourrait être volé, donc ce serait une opportunité pour voir ce qu’il y a à voler et quand !

Je ne sais pas si c’est vraiment…

Serge : ben… pour çà il faut déjà que tu aies partagé ton…

Marianne : oui

Serge : ton… avec eux !

Bon, par personnes interposées puisque moi je vois sur mon mur, je vois des amis d’amis, d’amis… que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam et donc oui de fil en aiguille, pourquoi pas, on peut arriver à tomber sur quelqu’un d’un peu malhonnête qui à ce moment-là, oui, accède c’est vrai à des informations, et si çà tombe dans des oreilles un petit peu indélicates…

Marianne : oui puis encore çà c’est peut-être occasionnel et puis il faut passer son temps sur ces sites-là, parce que il y a des gens qui mettent ce qu’ils font au jour le jour, si ce n’est à la minute donc…

Serge : oui

Marianne : comment voler quelque chose ou comment… je ne sais pas exactement si c’est…

Serge : mais enfin, les voleurs sont pleins d’idées, ils ont plein de techniques qu’on ne connaît pas forcément mais, j’ai vu une émission récemment, où…

Marianne : oui !

Serge : ils expliquaient, ne jetez jamais aucun papier dans votre poubelle…

Marianne : ah oui !

Serge : d’ordures ménagères parce que…

Marianne : remarque, çà c’est vrai !

Serge : quelque fois, des fois voilà, rien qu’avec un relevé de comptes ou des choses comme çà, les gens arrivent à falsifier des documents ou à usurper des identités et à se faire passer pour toi et puis çà peut aller très loin…

Marianne : ben çà c’est déjà arrivé oui !

Serge : oui çà arrive donc, donc si çà se fait là, je suis certain qu’avec des sites comme face book ou Twitter ou d’autres, y a probablement moyen de le faire… comment on appelle çà, le phishing !

Ce procédé d’envoyer de fausses informations de ta banque, te demandant de… pour une raison de sécurité, leur donner le code pour telle ou telle raison et bon, ils envoient des messages qui sont assez convaincants !

Y a des gens qui se laissent avoir.

Le phishing c’est apparemment un gros, gros problème, c’est en millions d’Euros que çà se chiffre, les arnaques avec ce style de… donc oui, les sites sont probablement très vulnérables !

De toute façon avec Internet, le principe même veut que çà…même avec les meilleurs antivirus, les meilleurs précautions, qu’on puisse prendre, çà reste un moyen d’accès assez… très courant maintenant.

Qui n’a pas Internet ?

Ca s’est répandu tellement vite…

Marianne : oui enfin, y en a encore des… y a encore des personnes…

Serge : oui c’est vrai mais, regarde !

Skype par exemple…

Marianne : oui

Serge : je me suis inscrit y a… peut-être trois ans ou quatre ans, je me souviens des premiers chiffres.

On voit en bas dans la fenêtre, on voit « en communication ».

On voit le nombre de personnes connectées… je pense que c’est dans le monde.

Et je me souviens qu’on arrivait à trois millions de personnes.

Maintenant on arrive à souvent dix-sept millions en peu de temps finalement.

Marianne : j’avoue que je n’ai pas fait attention !

Serge : et ben tu peux jeter un coup d’œil, çà doit être affiché d’ailleurs sous ta fenêtre dans Skype, le nombre de personnes en communication.

Et donc voilà, çà s’est étendu énormément et skype ce n’est jamais qu’un moyen de communiquer où… il peut y avoir très peu d’informations qui passent, beaucoup moins que sur Face book donc… je serais curieux de savoir combien de personnes d’ailleurs sont abonnées à Face book.

Marianne : oh c’est quand même assez répandu !

Je ne sais pas combien !

Serge : je pense, je ne sais pas.

Marianne : mais enfin, tous ces sites-là, Internet, et puis tous les sites qui sont proposés, c’est quand même très utile, ce sont de bons moyens pour s’informer, pour communiquer.

Mais bien entendu, il faut pas s’en servir aveuglément et croire tout ce qu’on…

Serge : non, non !

Oui, il faut être prudent mais sinon…

Marianne : oui bien sûr !

Serge : moi je ne pourrais plus me passer d’Internet, je préfère mourir !

Non mais sérieusement… je ne vois pas comment je pourrais m’en passer.

Quand je pars en vacances et que j’ai pas d’accès à Internet, je suis vraiment, je suis pas malheureux mais enfin çà me manque, j’ai l’impression qui manque quelque chose dans ma journée, j’ai pas pu aller voir mes mails, j’ai pas pu aller, enfin je sais pas…

Marianne : pourtant y a la plage, y a pas les cocotiers mais y a le soleil !

Serge : oui, mais bon je préfère Internet !

Marianne : ah bon !

Oui donc concernant tous ces, les mauvais côtés comme çà, je ne sais pas trop.

Tout ce que je sais, bon c’est vrai, il faut être assez méfiant.

Je n’utilise pas vraiment ces réseaux sociaux, j’ai un compte face book mais enfin je ne l’utilise pas vraiment.

J’avoue que j’ai un compte aussi sur un… enfin, beaucoup de personnes ont des blogs, je ne sais pas si tu as un blog… comment ?

Serge : de la même façon j’en ai ouvert un, je l’ai jamais mis à jour donc je ne sais même plus…

Marianne : tu utilises quoi ?

Serge : j’ai peut-être un… je ne sais pas, je sais même plus, il faudrait que je regarde dans mes favoris, peut-être qu’il y est encore !

Pour te dire, je ne l’utilise quasiment jamais, je ne me souviens même plus de…

Marianne : d’accord alors…

Serge : je ne sais même plus comment on y va tiens !

Alors là !

Marianne : très bien !

Alors y a une chose c’est vrai que c’est… face book je l’utilise rarement, parce que j’aime pas vraiment ce système là, bon on peut faire des tests, on peut faire des jeux, on peut faire tout un tas de choses, mais moi, sur quoi j’ai débuté, c’était Vox.

Cà par contre j’avais aimé et j’avoue que j’ai partagé des photos, des vidéos, je commente beaucoup plus, enfin… j’utilise Vox alors que Vox euh!

Que face book, pas vraiment !

Chaque personne a ses propres sites, ses propres favoris, moi en tant que blog, j’utilise Vox !

Ben çà été à l’origine, c’est… je l’ai connu par… the Linguist au début, parce que c’était la communauté qui était là, alors c’était un bon moyen de communiquer avec d’autres membres et puis de pratiquer son langage, le langage que l’on apprenait.

Donc moi j’avoue que … bon je l’utilise beaucoup moins parce que j’ai beaucoup moins de temps mais c’est un site que j’aime bien.

Serge : ben écoute, je viens de le retrouver oui, moi c’est… voilà, j’ai un compte… Vox, c’est çà ?

Je l’ai crée le 16 octobre 2008…

Marianne : oui

Serge : et depuis, je n’y suis jamais retourné donc voilà.

Marianne : ah !

Faudrait que je te mettes parmi mes amis et puis que je t’incite à…

Serge : mais attends, je t’ai peut-être dans mes amis !

« Voir mes contacts »…

Marianne : ben je ne me rappelle pas t’avoir dans mes contacts ?

Serge : non, non.

Marianne : non !

Serge : j’avais oui, tu sais une étudiante, ben oui justement de… japonaise !

Une fois elle m’avait envoyé un message, pour pouvoir le voir, il fallait justement que je m’inscrive chez Vox !

C’est pour çà que j’avais pris Vox et c’est comme çà que j’ai pu partager mes contacts…

Marianne : oui

Serge : avec elle.

Et donc elle était à… le Linguist à l’époque

Marianne : son nom ?

Serge : le Linguist à l’époque.

Tu sais, c’était Léonie martin !

Marianne : ah oui !

Serge : et…

Marianne : ah oui, c’est vrai !

ben je me rappelle oui, que tu avais fait des commentaires c’est vrai !

Serge : voilà !

Marianne : ben à cette époque, çà m’a beaucoup servi parce que c’est vrai que pour pratiquer la langue que l’on apprend, c’est bien.

Donc çà incite à écrire.

Enfin moi, çà m’a incité à écrire et puis d’autres personnes aussi parce que beaucoup l’utilisaient.

Ben on utilisait the Linguist pour corriger ce que l’on mettait et puis çà permettait de se faire des amis et de communiquer avec les autres !

Serge : oui

Marianne : donc et par la suite, dans des discussions, je les ai rencontrés enfin j’ai parlé avec eux, donc c’est vrai que c’était intéressant !

Bon maintenant avec LingQ, c’est vrai que les personnes ont différents blogs, et on peut voir les blogs des autres personnes, donc ce qui est un bon système aussi.

Il y a aussi un autre site que je trouve que… c’est pas mal, pour retrouver des photos, il y a de sacrées belles photos, c’est Flikre, et d’ailleurs, je crois que LingQ s’en sert aussi pour…

Serge : oui peut-être…

Marianne : pour avoir des photos pour les… comment… les articles, et j’ai vu des photos… alors d’une personne qui… je ne sais pas si c’était un photographe professionnel mais alors, il avait des photos magnifiques et… sur les animaux, sue le ciel et il avait un compte aussi sur Vox, parce que je l’ai vu également, c’était vraiment magnifique !

Il y a plein de sites comme çà que… cela dépend aussi de ses intérêts hein, parce que çà peut être les photos, les vidéos, les films, la musique ou alors ce qui est plus général comme Vox, Face book.

Cà dépend vraiment ce que l’on recherche.

Y a les jeux…

Serge : ben chacun peut trouver son intérêt oui !

Marianne : oui !

Serge : c’est assez varié oui !

Marianne : chacun trouve son bonheur sur Internet !

Serge : voilà c’est le principal !

Que çà plaise à tout le monde, c’est ce qu’il faut hein ?

Marianne : oui !

Serge & Marianne – L’apprentissage des langues

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge and Marianne talk about language learning. (Serge & Marianne parlent de l’apprentissage des langues.) 

Marianne: Ca fait parti de la culture, la nourriture, la musique…hier, j’écoutais de…j’avais envie d’écouter de la musique hier, donc j’ai écouté un peu français, américain, russe.

J’ai écouté un peu de tout.

Et ça incite à mieux apprendre leur langue et à mieux savoir concernant leur culture, à mieux les connaître.

Donc, il y a des langues qui nous attirent plus, des pays qui nous attirent plus…

Serge: Oui, bien sûr.

Marianne: Ca permet de mieux apprendre.

Serge: Chaque culture apporte quelque chose.

Il y a de tout dedans à prendre, des bonnes choses.

Bon, il y en a des mauvaises mais il y a beaucoup de bonnes choses et c’est pas mal, ce mélange de cultures.

Oui.

Marianne: Et toi, tu serais…Tu es intéressé par l’anglais, ça c’est sûr et certain.

Serge: Oui, je mentirais si je disais le contraire.

Marianne: Voilà, mais est-ce qu’il y aurait d’autres langues, qui t’ont déjà attiré pour les apprendre?

Est-ce qu’un jour tu veux apprendre une autre langue?

Serge: Je ne sais pas s’il y en a une en particulier, heu…

Marianne: Une ou plusieurs.

Serge: Oui, une ou plusieurs.

Je…j’aurais tendance, pas forcément parce que je les aime, mais j’aurais tendance à vouloir éventuellement réapprendre l’allemand parce que je l’ai déjà appris…enfin je l’ai déjà appris, c’était ma première langue étrangère au lycée donc heu…j’ai quand même quelques bases, des restes.

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Comme il me restait de l’anglais quand je me suis remis à l’anglais, puisque l’anglais était ma deuxième langue étrangère au lycée.

Mais pas forcément parce que j’aime cette langue, l’allemand, parce que c’est une langue assez gutturale et je ne la trouve pas spécialement jolie à écouter à l’oreille mais bon.

Par contre, les fois où j’ai voyagé en Allemagne, j’ai beaucoup aimé ce pays.

J’aime bien les gens là-bas, j’aime bien le pays.

Donc, voilà, cette langue.

J’avais pensé à l’espagnol parce qu’en fait, c’est une langue qui est quand même très présente dans le monde.

Il y a beaucoup de pays qui ont l’espagnol comme langue officielle.

Et puis moi, je n’habite pas très très loin de l’Espagne.

Ma fille a fait de l’espagnol à l’école; elle pourrait éventuellement m’aider.

Et sinon, pour faire plus exotique, mais là ce serait peut-être plus par curiosité.

Ce serait peut être une langue qu’après j’abandonnerais tout de suite parce qu’elle ne me plairait pas, c’est bien le russe qui est une langue…bah, qui résonne bizarrement dans les oreilles et on n’est pas du tout habitué à ce langage mais…ce genre de langues, tu vois, ou pourquoi pas l’arabe aussi.

Mais je ne sais pas s’il y a un arabe ou s’il y a plusieurs langues arabes et s’il y a des différences entre elles.

Marianne: Il y a un arabe, c’est l’arabe littéraire mais comme partout, il y a des dialectes.

Serge: Voilà.

Donc plutôt, je serais à la recherche d’une langue qui serait quand même beaucoup parlé dans le monde et…pour le côté utilité, quoi utilitaire de la chose.

Alors, l’arabe littéraire oui, mais si après c’est qu’une histoire de dialectes…je ne sais pas si je m’en sortirais.

Marianne: Bien, maintenant…enfin maintenant, non.

Ca a toujours été, dans les écoles, c’est l’arabe littéraire qui est enseigné.

Enfin, ça dépend dans quel pays, hein.

Il y a un pays déjà qu’on confond.

Pour beaucoup de gens, les Turcs sont des Arabes mais ce qui est faux.

Et ils ne parlent pas l’arabe.

Serge: Non, non.

Le turque, c’est une langue différente, oui.

Marianne: En Algérie, dans les écoles, c’est l’arabe littéraire qui est enseigné.

Mais il y a des gens, c’est enfin… certains Algériens, c’est un dialecte qu’ils parlent.

Il est déjà arrivé par exemple qu’un Egyptien et qu’un Algérien se parlent et qu’ils ne se comprennent pas.

Mais qu’est-ce tu dis?

Tu parles Arabe?

Oui, mais moi aussi.

Mais ils ne se comprennent pas parce qu’en Egypte, ils parlent l’arabe littéraire.

Serge: Oui.

Donc là, ce serait plus pour le côté découverte parce que je vais vraiment partir de zéro.

Marianne: Oui.

Serge: Absolument aucune connaissance.

Voilà, maintenant, j’ai déjà assez de mal avec l’anglais donc je ne sais pas si c’est pour demain.

Il faudrait que j’ai plus de temps déjà parce que sincèrement, j’ai pas beaucoup de temps.

Je passe…enfin, j’ai le même temps que tout le monde.

Tout le monde a 24 heures mais moi, j’ai vraiment pas assez de 24 heures.

Bon déjà, je travaille la journée.

Bon, c’est vrai que j’arrive à tricher un peu la journée.

J’ai un accès internet au travail donc j’arrive un peu à naviguer pendant…tout dépend le travail qu’on a mais 1 heure ou des fois 2 heures quand j’ai moins de travail.

Et puis ben, j’ai le vélo.

Ca me prend beaucoup de temps parce que ça demande des heures d’entraînement et voilà…et puis, il y a quand même des choses à faire à la maison.

Le chien, il faut le promener, même si ça ne dure pas 2 heures, la promenade.

Ben, le temps, tu vois, d’y aller, de revenir, de s’occuper de lui donner à boire, de…

Marianne: Oui, et puis passer du temps en famille…

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Serge: Oui, voilà.

Rester un moment avec sa famille, voilà.

Moi, il me faudrait facilement le double par jour d’heures pour y arriver et à ce moment-là, peut-être que je pourrais consacrer du temps à une autre langue.

J’estime que mon anglais n’est pas assez bon pour baisser le pied et ralentir.

Donc si j’apprenais une autre langue, je ne rognerais pas sur mes heures que je passe en anglais.

Donc tu vois, ça me demanderais encore beaucoup de temps.

Marianne: Voilà.

Serge: Je crois que c’est-ce qui me bloque, je pense, dans ce cas.

Marianne: C’est-ce que je pense aussi.

Je trouve que j’ai à apprendre avec l’anglais donc heu…Apprendre une autre langue, oui mais sans diminuer ce que je fais avec l’anglais.

Serge: Voilà.

C’est mon problème là quand même.

Marianne: Les études que je fais, c’est en anglais.

Les discussions, en anglais.

Tout…au bout d’un moment, je voulais voir un peu autre chose pour me divertir…

Serge: Oui.

Une espèce de saturation, tu avais, non?

Marianne: Je voulais…oui.

Continuer avec l’anglais ça, ça ne changeait pas mais je voulais aussi voir une autre langue, apprendre…

Serge: Oui.

Et alors non?

Tu as…?

Marianne: Eh bien, j’ai essayé un peu…il y a quelques années et après, j’ai arrêté parce que je n’avais plus le temps etc.

Donc, c’était le russe et l’espagnol.

Il y a un été, donc il y a deux ans, j’avais fait les trois.

Je faisais l’anglais, l’espagnol et le russe et donc, à la rentrée, en septembre, j’ai été obligée d’arrêter, pas de temps.

J’ai repris un petit peu et il y a quelques mois, comme je t’ai dit oui un peu saturée, je voulais voir autre chose donc, j’ai bien réfléchi quelle langue, entre le russe et l’espagnol.

En russe, je suis complètement débutante, ce qui n’est pas le cas en espagnol.

Et si j’apprends l’espagnol, je veux m’investir dedans et je ne peux pas m’investir dans deux langues, l’anglais et l’espagnol.

Donc, j’ai choisi de faire quand je peux le russe parce que je ne veux pas baisser ma concentration en anglais donc, de temps en temps, quand je peux je lis et j’écoute du russe.

Et encore, ça c’est une langue que je ne pensais…je n’ai jamais pensé être un jour intéressée à l’apprendre parce que moi, c’était…après l’anglais, c’est l’espagnol et puis il y a l’allemand.

Et de loin, je me suis dit si un jour j’ai…quand je serais vieille, à la retraite, pourquoi pas le chinois.

Ca, ça m’intéresserait.

Oui, il y a deux ans, j’ai voulu essayer le russe parce qu’on m’avait demandé à ce moment-là s’il était possible d’apprendre, à partir de zéro, une langue avec le système de LingQ et alors je disais oui.

Mais je ne l’ai jamais fait donc je ne l’ai jamais fait donc, c’est bien de dire oui mais en es-tu sûr?

Donc, j‘ai voulu essayer.

L’espagnol, ce n’est pas possible parce que je ne suis pas complètement débutante ; L’allemand, non ; Alors, j’ai jeté un coup d’œil au japonais, au chinois, j’ai même pas essayé.

J’ai dit non, on laisse tomber.

Et bien, j’ai essayé le russe.

Et puis en fin de compte, j’ai bien aimé.

C’est une langue qui me plait donc j‘aimerais continuer.

Bon, je continue avec l’anglais.

L’année prochaine, il va falloir que je me mettre sérieusement à l’espagnol parce que, avec les cours que je fais, le dernier cours du programme, c’est l’espagnol.

Il va bien falloir que je me mette à l‘espagnol pour réussir les examens.

Serge: Oui.

Marianne: Oui bon, c’est vraiment de base, ça doit sûrement être des examens concernant la grammaire, des trucs comme ça, de base.

Et ensuite, une fois que j’aurai fini le programme, pourquoi pas continuer l’espagnol avec LingQ, oui.

Parce que l’espagnol, de toute façon, je veux le parler.

C’est une langue qui m’attire.

Après l’anglais, c’est l’espagnol.

Mon père le parlait.

Il a oublié beaucoup parce qu’il ne le parle plus du tout depuis des années mais si je m’y mets avec lui oui, ce serait bien.

Serge: Bien moi, si tu veux, entre l’espagnol et le russe, je serais complètement débutant dans les deux cas donc, ça pourrait…pour tester LingQ dans les vraies conditions, c’est-à-dire débuter de zéro.

Mais la différence, c’est que l’espagnol reste une langue avec les mêmes origines que le français alors que le russe, c’est…tu as déjà un alphabet différent.

Marianne: Bien, il faut apprendre l’alphabet.

Serge: Voilà, il faut apprendre l’alphabet.

Ca demande donc un effort supplémentaire.

Marianne: Ce serait plus facile en espagnol.

Serge: Ca me paraitrait plus facile.

Je ne veux pas être absolument…

Marianne: Catégorique.

Serge: Là-dessus…catégorique, oui.

Ca me paraitrait plus simple, l’espagnol.

Marianne: Au premier abord.

Serge: En plus apparemment, il y a quand même des mots qui se rapprochent plus du français.

Marianne: Oui.

Serge: Alors que le russe, c’est vraiment totalement différent.

Mais moi, je serais un peu réticent pour ça quoi, pour le russe mais sinon dans les deux cas, espagnol ou russe, je serais vraiment…partir vraiment à partir de zéro donc heu…Je ne sais pas.

Franchement, pour l’instant, je manque de temps.

Comme tu dis, au moment de la retraite, pourquoi pas?

Je vois des gens à LingQ qui sont retraités depuis quelques années, qui sont assidus et donc, ont pas mal de temps je pense à consacrer, qui arrivent à…je pense à Herman, qui…je lui avais parlé tout au début, il apprenait beaucoup l’anglais et puis après, il s’était mis au français et j’avais…il disait quelques mot en français et j’ai eu l’occasion de lui reparler après.

Marianne: Il s’est bien amélioré, oui.

Serge: Oui, je n’en revenais pas.

Et rien que pour ça, je me suis dit c’est quand même efficace.

Bon, je ne sais pas si lui, il avait déjà des connaissances du lycée pour ça, enfin en tout cas lui, je sais qu’il a quand même plus de temps parce qu’il est retraité mais ce n’est pas les seules langues je pense qu’il apprend.

Il me semble qu‘il en apprend d’autres mais, en tout cas, moi il m’avait épaté avec le français parce que j’avais l’occasion de discuter…enfin, de discuter… On s’est dit quelques mots au début et peut-être un ou deux ans après et il y avait une sacrée différence en effet, oui.

En français, et même en anglais aussi, j’ai vu qu’il avait…donc, quand j’aurais plus de temps, je ne ferme pas la porte.

Je ne dis pas non.

C’est un truc qui m’intéresserait, oui.

Marianne: Et puis ça dépend ce que tu souhaites faire.

Par exemple moi, si je compare l’espagnol et le russe, l’espagnol, je veux vraiment le parler, l’écrire enfin, connaitre cette langue et parler couramment.

Le russe moins parce que j’aimerais bien pouvoir le comprendre et le lire mais vu que ce n’est pas ma priorité, je ne pourrais pas m’y concentrer en même temps que les autres donc ce sera beaucoup plus long pour moi.

Et donc déjà avec l’anglais c’est déjà bien, ensuite l’espagnol.

L’allemand m’intéresserait beaucoup.

Serge: Et en fait d’après Steve, plus tu…pas seulement d’après lui mais je sais que lui, il le pense et le dit, plus tu apprends de langues et plus les suivantes sont faciles à apprendre.

Alors est-ce…je ne sais pas pourquoi.

Alors est-ce parce que ton cerveau est habitué à l’apprentissage des langues ou est-ce qu’il y a tellement de similitudes, finalement, entre les langues, que…on retrouve beaucoup de mots communs, je ne sais pas mais donc c’est vrai que peut-être qu’il aurait fallu dès le départ, je vais dire ‘tiens, je vais apprendre trois langues’.

Et bien anglais, allemand, espagnol, enfin peu importe les langues mais…et si ça se trouve…tu vois, au bout de… tu vois moi ça fait déjà cinq ans, j’aurais peut-être un niveau assez intéressant des les trois.

Je ne sais pas.

Marianne: Oui, mais comme tu as dit, cela dépend aussi du temps que l’on a.

Serge: Bon là, il aurait fallu que je partage dans les trois donc…

Marianne: Voilà.

Serge: Donc dans tous les cas, j’aurais passé, à l’arrivée, moins de temps à l’anglais par contre j’en aurais passé plus en allemand et puis en espagnol en supposant que j’aurais choisi ces trois langues.

Je ne sais pas.

Marianne: Voilà donc ça dépend le…les buts que tu as.

Si tu veux t’améliorer vraiment dans une langue…partagé ton temps entre deux ou trois, bien sûr tes progrès seront plus lents.

Serge: Oui.

Ou alors, il aurait fallu commencer beaucoup plus tôt, quoi.

Marianne: Oui, c’est facile.

Serge: Bah oui, non mais…ça c’est des regrets que j’ai et que j’aurais toujours.

C’est de ne pas m’être intéressé bon, déjà au lycée, ça c’est une chose mais après l’avoir quitté…depuis que je suis rentré à l’armée, j’ai eu plusieurs occasions.

Mon premier poste quand j’ai quitté l’école de Rochefort, l’école où j’ai appris mon métier d’électronicien, euh j’étais affecté à Chambéry, enfin au Bourget du Lac plus précisément, la base 700 et quelques….je ne me souviens plus du numéro.

Et j’étais affecté dans un service technique.

Et nous, on était…on s’occupait de…du centre de…pédagogique, alors c’est là où ils formaient les instructeurs qui…on appelle ça instructeur.

On va dire allez, les professeurs de…qui allaient enseigner pour les autres militaires donc on leur apprenait la pédagogie.

Et ils avaient besoin…donc, ils travaillaient avec des magnétoscopes, ils travaillaient…ils avaient un mini régie-télé parce qu’ils s’enregistraient et ils se filmaient pour pouvoir voir leurs défauts.

Et donc nous, on s’occupait de la maintenance du matériel et en grosse partie, on s’occupait de la maintenance des laboratoires de langues puisque déjà, l’armée, à cette époque, formaient ses personnels, leur apprenait l’anglais pour ceux qui allaient travailler pour l’Otan.

Ils formaient des gens au russe, au tchèque parce qu’à l’époque, c’était…ça, je te parle de ça c’était en 75, donc il y avait encore le bloc de l’est, avec le mur de Berlin et donc heu il y avait les pays…donc, on passait notre temps à écouter les conversations, à…enfin les transmissions militaires des autres.

Donc, en fait, on formait des gens au russe, au tchèque, pour intercepter les communications des pays de l’est, essayer d‘en tirer des renseignements, en tout cas des enseignements sur leurs défenses, etc.

Donc, on formait des gens.

Donc, si tu veux, j’étais au cœur d’un système.

Bon moi, j’étais là pour le réparer mais j’aurais très bien pu dire, tiens tous les jours puisque je connaissais tous les instructeurs…j’aurais pu m’arranger, tiens est-ce que vous pouvez me donner des cours, allez une heure par jour, dans les conditions d’un laboratoire de langue qui était quand même dans les conditions qui étaient nettement mieux qu’on avait au lycée où on apprenait à partir d’un bouquin qui était la plupart du temps ennuyeux, avec la plupart du temps de profs qui étaient ennuyeux.

Et alors là, c’étaient avec des profs qui étaient quand même intéressés, qui avaient un très bon niveau et avec des moyens quand même modernes pour l’époque, c’est à dire qu’on s’enregistrait, on parlait.

C’était beaucoup plus basé sur l’oral, ce qu’on ne faisait pas à l’école.

Marianne: Maintenant, ça se fait.

C’est plus…

Serge: Bah, bien sûr.

Bien parce qu’ils ont vu que c’était bien plus efficace.

Donc tu vois, j’ai eu des opportunités que je n’ai pas saisies et si j’avais commencé en…bien, j’étais affecté en 77, à Chambéry, et pendant 7 ans, je suis resté là-bas.

Si pendant ces 7 années, imagine, si j’avais…

Marianne: Oui.

Serge: Appris le russe, le tchèque, l’anglais.

J’aurais pu faire les trois en même temps.

Etalés sur de longues années et commencé jeune…donc, voilà.

Donc ça, c’est des regrets que j’ai et je me dis que vu mon âge, je ne pourrais jamais rattraper le temps perdu.

Voilà, c’est pour ça que je me limite à l’anglais.

On va dire ça comme ça.

Marianne: Mais, c’est une fois que…qu’on est plus vieux enfin, après quelques années, on se dit mince si j’avais su, on aurait pu faire ça…il y a toujours des regrets mais…je regrette aussi pas mal de choses mais maintenant, je me dis que…bon, même si j’ai toujours ces regrets, j’ai décidé d’aller de l’avant et d’essayer de…bon, je ne peux pas rattraper le temps perdu mais…

Serge: Enfin, tu es nettement plus jeune toi quand même, que moi.

Marianne: Oui mais il y a certaines choses que j’aurais pu faire et que je n’ai pas faites.

Les langues, ça ne m’intéressaient pas quand j’étais plus jeune.

Il y a beaucoup de choses que je regrette de ne pas avoir saisies mais maintenant, j’ai décidé de profiter que je ne suis pas trop vieille encore pour essayer un peu de rattraper ce que je n’ai pas fait.

Donc ce que je fais là depuis disons deux ans, trois ans même, ça me convient.

Et oui, il faut aller de l’avant et ne pas regarder en arrière et toujours regretter.

Serge: Bah oui, c’est vrai que de toute façon c’est en vieillissant qu’on s’aperçoit de ça alors il y en a qui disent que c’est la sagesse des anciens, euh on peut dire aussi, c‘est l‘expérience.

Et donc, est-ce que ça veut dire que sagesse est égale à expérience?

Je ne sais pas.

Il faudrait en parler avec un….on est porter sur la philosophie.

Marianne: Ca dépend si on tire les conséquences…

Serge: Oui de l’expérience.

A ce moment-là ça devient de la sagesse.

Marianne: Voilà mais enfin…

Serge: C’est une bonne définition là que…

Marianne: Est-ce que c’est vraiment de la sagesse?

Je n‘en sais rien.

Serge: Si, comme tu dis, si tu tires les leçons de ces expériences, là ça devient de la sagesse, parce que l’expérience, si tu ne t’en sers pas, ce n’est pas de la sagesse.

Marianne: L’expérience, déjà c’est quand tu as également tiré les conséquences des coups durs qui te sont arrivés ou d’autres choses un peu meilleurs et en analysant…

Serge: Là, tu vas déjà dans la sagesse, là je pense.

Si déjà, tu tires…tu analyses tes erreurs, enfin par rapport à ton expérience, tu analyses tes erreurs en disant je ne vais pas les refaire, c’est déjà que tu as attaqué le côté sagesse parce que tu peux très bien avoir une grande expérience mais persister dans tes erreurs, malgré l’expérience.

Marianne: Oui, c’est vrai.

Serge: Et à ce moment-là, tu n’as toujours pas la sagesse.

Marianne: Oui, c’est vrai.

Serge: Mais bon moi, je pense que, par rapport à ton âge, tu as le temps de…en tout cas, plus le temps que moi, de rattraper le temps perdu si le temps se rattrape.

On dit bien que le temps ne se rattrape jamais.

Marianne: Non.

Serge: Mais, en tout cas, essayer de gommer, comme tu dis, les années perdues.

Marianne: Voilà, et ne pas trop traîner parce que ça avance vite, le temps.

Serge: Oui mais tu sais, des gens…comme tu es motivée toi, il n’y a pas beaucoup de gens comme ça donc, en fait, tu n’as peut-être pas perdu autant de temps que ça.

Marianne: Chaque personne a ses intérêts, ses buts donc heu…Voilà, et puis toi, il n’est pas trop tard, hein.

Serge: Ah non il n’est pas trop tard.

Je ne serais peut-être pas centenaire mais…il ne faut pas le souhaiter mais si je finis comme un légume, j’aime autant pas, mais bon l’espérance de vie à tendance à…

Marianne : A se rallonger.

Serge: Donc, j’ai peut-être encore, bon je touche du bois hein, pas mal d’années devant moi et à ce moment-là, oui je pense que je peux encore m’améliorer mais bon, il ne faudrait pas trop que je tarde à…pour l’allemand par exemple, en fait je me suis fixé une échéance pour l’allemand.

J’attends le résultat d’une….de, du poste là que je…auquel je voudrais avoir à l’Otan là, en Allemagne.

Si c’est positif donc là, dès que j’ai la réponse, je peux dire que dès le lendemain, toc, je me mets à l’allemand.

Marianne: Oui.

Serge: Pas parce que ce sera indispensable mais parce que ce sera un petit plus et voilà…donc j’ai cette échéance et donc si ça se trouve avant la fin de l’année, là je me serais remis à l‘allemand.

Si malheureusement, je n’ai pas le job, il va falloir que je cherche au plus profond de moi les motivations et là, ça va être très dur.

Et à ce moment-là, ce sera peut-être l’espagnol, ou l’allemand ou les deux, ou rien du tout, voilà donc heu…

Marianne: Bien moi, c’est forcé en fin d’année prochaine, ça va être espagnol.

Et puis disons, je ne sais pas, peut-être à 50 ans je me mettrai à l’allemand et puis voilà.

On verra, il ne faut pas faire trop à long terme.

L’espagnol, je l’avais choisi parce que, même encore maintenant, je l’aime bien et parce que mon père le parlait et puis je veux un peu aussi l’inciter un peu à reparler l’espagnol.

L’allemand…bien ma grand-mère parlait…mon arrière-grand-mère parlait allemand donc j’aimerais pouvoir parler allemand.

Ce sont des langues intéressantes.

L’italien aussi, c’est bien mais il y a trop de langues donc…

Serge: Oui, je me souviens que…d’une conversation, je me souviens c’était tout au début, c‘était encore Le Linguiste.

Marianne: Oui.

Serge: Il y avait un…dans le cours auquel j’assistais, il y avait un Italien et…

Marianne: Oui.

Serge: Chacun devait…avait… essayait de vanter un peu son…c’était un genre d’exercice qu’on avait, chacun essayait un petit peu de vanter sa langue et…

Marianne: Oui.

Serge: Essayer de convaincre un peu les autres de…pourquoi il fallait apprendre sa propre langue et on lui avait demandé, lui, de nous dire un poème, ou c’est lui qui nous avait proposé de nous dire un poème en italien et j’avais trouvé ça super joli.

Marianne: On dit que c’est une langue chantante.

Serge: Voilà.

Marianne: C’est très jolie comme langue.

Serge: Et en plus, je pense qu’il avait une élocution qui était vraiment très très bonne et il était doué pour réciter des poésies parce que c’était vraiment très très beau, sérieusement.

Et c’est à ce moment-là, je me suis dit j’aimerais bien apprendre l’italien.

Marianne: Oui, l’italien, c’est beau.

Serge: Oui.

Et en fait, je crois qu’à cette époque, je ne sais pas maintenant mais à…au linguiste, il n’y avait pas beaucoup de…et je ne sais pas s’il y avait peut-être déjà…si on pouvait apprendre l’italien, à ce moment-là.

Marianne: Non, c’est avec LingQ que ça a changé.

Serge: Oui, avec LingQ.

Donc voilà ça, ça m’a…et puis bon, je dirais…je débutais l’anglais et à ce moment-là, j’étais persuadé qu’il ne fallait pas que je me disperse et puis qu’il fallait que je me consacre qu’à l’anglais donc j’avais pas été plus loin dans la réflexion mais j’avais trouvé vraiment trouvé ça super beau.

Marianne: Ok.

Serge: Toi, tu as des bons restes en espagnol.

Marianne: En espagnol, ça va je…ce qui me manque, c’est que…parler et écrire.

Serge: Je ne comprends pas alors que tu ne t’y sois pas mis parce que tu ne pars vraiment pas de zéro donc heu,

Marianne: Je ne pars pas de zéro mais je…pour moi, l’anglais, je n’ai pas encore atteint le niveau que je souhaite.

Et oui, donc l’année prochaine.

Moi, je me fixe l’année prochaine.

De toute façon, vu que mon dernier cours sera l’espagnol donc l’année prochaine.

En fin d’année prochaine, je me lance dans l’espagnol.

Donc je peux…

Serge: Chiche.

Marianne: Chiche?

Ah bah, chiche…sûr et certain.

Serge: Ok.

Marianne: C’est fixé, ok.

Voilà donc heu… Ca me fait penser, c’est qu’il y a…oh, il y a un bout de temps avec mon père…bon souvent, il me disait quelques mots en espagnol et puis…alors il m’avait appris…donc je savais compter jusqu’à je ne sais plus combien…, compter en français ça, c’est sûr et certain,…donc je savais compter en anglais, je connaissais un petit peu en espagnol, j’avais appris jusqu’à sept, je crois, en allemand, et il m’avait…mon père m’avait appris jusqu’à 6 en arabe.

Serge: Oui.

Ca, c’est un début.

C’est…

Marianne : Donc, si déjà on avait des mots pour dire bonjour, au revoir dans plusieurs langues, comme ça, c‘est… Bon sur ce…

Serge: Oui.

Marianne: On se dit au revoir.

Serge, on va se dire au revoir en français.

Serge: Ok, oui, en français.

Et puis, hein.

Ben, comme d’habitude, jeudi prochain.

Marianne: Oui.

Serge: Et c’est là qu’on s’aperçoit que les semaines passent très très vite.

Marianne: Oh oui.

Serge: Parce que j’ai l’impression que je t’ai dit à jeudi prochain, hier.

Marianne: C’est vrai.

Serge: Et en fait, tu te rends compte, ça fait déjà une semaine et puis voilà, ça s’enchaine et puis ça défile, ça défile et puis tu vois qu’on n’a pas trop de temps devant nous.

Marianne: Oui, c’est vrai.

Serge: Il ne faut pas tergiverser.

Ok, au revoir oui et donc à jeudi prochain, bon week-end, bonne fin de semaine, etc.

et puis…

Marianne: Et bla bla bla.

Serge: Voilà.

Marianne: A très bientôt.

Au revoir, Serge.

Serge: Ok, bye bye.

Serge & Marianne – Le Ramadan

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Serge and Marianne talk about the Muslim fast. (Serge et Marianne parlent du jeûne musulman.)

Marianne: Bonjour Serge.

Serge: Bonjour Marianne.

Marianne: Comment vas-tu ce soir?

Serge: Très bien.

Je vais très bien.

Marianne: Encore chaud?

Serge: Oui.

Aujourd’hui oui.

Je dirais plutôt lourd.

Marianne: Oui.

Serge: Oui, c’était…ce matin un petit frais.

Ce matin, j’ai fait du vélo et effectivement, il faisait un peu frais et puis arrivé à 11 heures, midi et puis dans l’après-midi, il s’est mis quand même à faire assez lourd.

Marianne: Nous, on a eu une journée d’accalmie parce que lundi soir, on a eu de l’orage pendant un certain temps donc, ça a bien rafraichi.

Mardi, il a fait bon.

Il n’a pas fait chaud en tout cas et puis, depuis hier, rebelote.

Aujourd’hui, c’est vrai qu’il fait lourd et ce soir, il faisait encore 28.

Ce n’est pas énorme comparé à ce qu’on a eu avant mais enfin on ne peut pas dire qu’il fasse frais.

Serge: Oui, c’est vrai.

Oui.

Marianne: Voilà, on débute par la météo.

Serge: Voilà.

A chaque fois, on débutera par la météo.

Marianne: Voilà.

Serge: Que les gens voient qu’en France, il fait toujours beau ou presque.

Oui, c’est vrai que le mois d’août quand même…

Marianne: Il est quand même mieux que le mois de juillet, oui.

Serge: J’ai pas vraiment fait le compte mais on n’a vraiment pas eu beaucoup de jours de pluies ici, vraiment très très peu.

Marianne: Non.

Serge: Ce qui n’est pas tout le temps le cas et donc le mois d’août quand même a été pas mal, je pense.

Marianne: On peut dire qu’il n’y en a pas eu du tout parce qu’il a plu lundi, bon avec l’orage, et ça faisait quand même pas mal de semaines qu’il n’y en a pas eu, hein.

C’est depuis à peu près la mi-juillet, la troisième semaine de juillet où il n’a pas plu énorme, hein.

Serge: Ca se voit.

Mon jardin, la pelouse, elle est toute brulée.

Elle est toute flétrie.

Il ne reste plus rien donc ça prouve bien qu’il n’y a pas eu beaucoup d’eau.

Alors que d’habitude, elle reste à peu près verte, on va dire.

Voilà.

Marianne: Oui.

Depuis…c’était quand ?

Samedi dernier, c’est la période du ramadan.

Serge: Oui.

J’ai un copain à moi qui le fait.

Marianne: Ca ne doit pas être évident quand il fait chaud comme ça, hein?

Serge: Oui.

Marianne: Surtout, c‘est…Moi, je trouve le plus important, ce qui manquerait le plus, c’est de ne pas boire.

Serge: Oui.

Marianne: C’est, ça doit être…Moi, je ne pourrais pas.

Rien que le fait de ne pas boire d’eau, c’est…

Serge: Oui.

En en discutant avec lui, en fait, même les purs et durs, ils n’ont même pas droit d’avaler théoriquement leur salive.

Marianne: Non?

Non, là c’est…

Serge: Alors tu me diras que… quand il fait chaud et que tu n’as pas mangé et là, je ne sais pas si tu salives beaucoup.

Mais en tout cas, lui, il respecte la…par contre le fait de ne manger que le soir.

Et encore lui, il s’arrête de manger sur le coup de 22 heures, 22 heures 30 donc…

Marianne: Ah bon?

Serge: Alors qu’il y en a certains, ils étalent ça sur toute la nuit.

Marianne: Oui.

Serge: Parce qu’en fait, ils n’ont pas droit de manger quand le soleil s’est levé et le coucher du soleil.

Et donc, après tu peux manger et étaler ça sur toute la nuit.

Ce qui permet éventuellement de tenir mieux mais lui, dans son cas, et en plus il a des enfants assez jeunes, je crois, et donc il…je pense qu’il ne peut pas forcément le faire plus tard.

Et donc…et en fait, il mange…oui, il doit commencer vers 9 heures jusqu’à 10 heures, 10 heures et demi donc ça fait long après.

Marianne: Oui.

Serge: Au travail des fois, il doit avoir des petits coup de fatigue, je pense.

Marianne: Oui.

Mais j’ai entendu qu’il y a beaucoup de pays musulmans, ou même dans nos pays à nous, les musulmans, enfin certains musulmans suivent de moins en moins ce jeûne.

Serge: Oui.

Marianne: Mon père, il a un ami qui est Algérien.

Il a expliqué qu’en Algérie maintenant c’est…enfin, il regrettait parce que ce n’était plus du tout la même chose qu’il avait connu quand il était là-bas, quand il était plus jeune.

Donc là, il a expliqué que beaucoup, surtout les jeunes, ne suivent plus autant le ramadan, que la mentalité, les liens de famille, tout ça, ça change et il regrettait ça.

Serge: Ben moi, pour le taquiner un peu, je lui dis « quand est-ce que tu vas faire ton pèlerinage à La Mecque?

» Il me dit « Ah ben non, non.

Ce n’est pas simple, et tout.

» « Ah, » je dis.

« Tu n’es pas un bon musulman.

Marianne: Normalement oui.

Serge: Et en fait, il me disait que ça coûte cher premièrement et il m’a dit Premièrement, je devrais avant de partir à La Mecque, je devrais…si je devais le faire, je devrais rembourser toutes mes dettes.

Par exemple, si je te dois 200 euros, il faudrait que je te rembourse les 200 euros avant de partir.

C’est à dire qu’ils doivent partir et ils ne doivent pas avoir de dettes.

Et ce qui veut dire par exemple, lui, il a l’intention de…il voudrait bien acheter une maison pour s’installer…

Marianne: Ah, oui.

Donc, il ne pourrait pas.

Serge: Il ne pourrait même pas.

Il faudrait qu’il rembourse ses crédits avant de faire un pèlerinage.

Et ça, c’était une des obligations que je ne connaissais pas.

Marianne: Non, moi non plus.

Serge: C‘est vrai que je ne connaissais pas.

C’est lui qui m’a appris ça, j’ai été vraiment surpris.

Il m’a dit Je…même si je pouvais me le payer à la limite le voyage, il a dit, Mais si j’ai des crédits, je ne pourrais pas le faire parce qu’il faut rembourser d’abord toutes ses dettes.

Tu dois partir sans aucune dette alors donc, c’est un truc, je pense, qu’il ne fera pas, qu’il ne fera peut-être jamais mais bon, ce n’est pas obligatoire.

Marianne: Normalement, ils doivent faire le pèlerinage une fois.

Serge: Oui, mais bon, ils ont beaucoup de possibilités de ne pas le faire justement, de…d’être exempté en gros, c’est à dire parce que ça coûte cher si la personne n’a pas les moyens financiers et puis…

Marianne: Parce que ça a été arrangé maintenant parce que normalement, ils doivent y aller.

Serge: Oui, tu penses bien qu’ils ne pouvaient pas tous y aller.

Quand t’as des musulmans qui habitent à l’opposé, à 10 000 kilomètres de La Mecque, ou 20 000, ça fait un sacré truc, hein?

Parce que des musulmans, il y en a quand même dans le monde entier.

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: Et le pèlerinage, c’est quand même…c’est à La Mecque donc heu, enfin voilà.

Il y avait ça et puis bon ben, par contre oui, il respecte les autres règles, les principales.

Marianne: Bien, avant…

Serge: Bien, quand il peut mais ce n’est pas facile, en fait.

C’est tellement exigeant, ne serait-ce que pour les prières.

Je lui ai dit aussi, pour le taquiner toujours, je lui ai dit « Bon, j’espère que tu vas cinq fois par jour, tu vas à la mosquée.

» Il me dit « Attends.

Non, je ne peux pas.

Ce n’est pas possible avec mes cinq gosses, » parce qu’il a cinq enfants, et il m’a dit « C’est trop loin de chez moi et… »

Marianne: Ou chez lui?

Il peut le faire chez lui.

Serge: Oui, bon.

Oui, il prie chez lui.

Mais, en fait, il ne peut pas aller à la mosquée.

Il n’y va qu’une fois de temps en temps et il m’a dit bon, on lui reproche assez d’ailleurs quand il va là-bas.

J’ai des réflexions, bah des autres pratiquants et…

Marianne: Oui mais c’est évident.

Serge: Comme quoi, il ne serait pas assez assidu alors que du moment que tu pries chez toi, c’est l’essentiel.

Marianne: Bah oui, bien sûr.

Serge: Je lui ai demandé et il m’a dit « Oui, oui.

Chez moi, je respecte cinq fois par jour.

» Lui, pas ses enfants.

Il a dit Ils sont trop jeunes pour…

Marianne: Oui, il y a un certain âge même pour débuter le ramadan aussi.

Serge: Oui, oui.

Marianne: Quand ils sont trop jeunes, ce n’est pas la peine, ils ne le font pas.

Serge: Ainsi que les femmes enceintes, je crois et puis, heu…

Marianne: Voilà.

Serge: Ainsi que les personnes âgées qui…

Marianne: Oh quoi…les femmes enceintes, si j’ai des collègues qui…

Serge: Oui, elles peuvent le faire mais elles ne sont pas obligées.

Marianne: Non, elles ne sont pas obligées.

Serge: Maintenant, si la femme se sent apte à le faire et si…voilà.

Marianne: En tout cas, avec cette période de ramadan, ce qui est bien, parce qu’il y a énormément de magasins musulmans dans le coin et là, c’est la période où on peut trouver des gâteaux arabes.

Serge: Oui.

Marianne: C’est très bon.

Serge: En revanche, il m’a dit, les produits qu’ils proposent Hallal il m’a dit, ils sont plus chers que les…il a dit financièrement, il a dit des fois, on ne peut pas se permettre…il a dit « moi, avec mes enfants ça fait trop cher et… »

Marianne: Je ne sais pas

Serge: Il parait que sur la télé française, en ce moment, j’ai jamais vu cette pub, il y a une pub pour les lasagnes, oui c’est ça, les lasagnes Hallal.

Marianne: Je n’ai pas vu.

Je ne regarde pas la télé.

Serge: Oui.

Non, moi non plus.

C’est pour ça, je ne risque pas de la voir non plus.

Marianne: Ils font de tout dans les magasins…

Serge: Tout à fait.

Marianne: Il y a beaucoup de choses qui sont Hallal donc heu…

Serge: Et entre autres, il m’a dit…ma femme m’a dit que la viande Hallal, par exemple, c’est entre 10 et 15% plus cher que la normale.

Marianne: Je ne sais pas.

J’ai entendu que…à la télévision, que beaucoup se plaignait, pas qu’ici, que d’autres pays musulmans c’étaient pas, et que cette année, que les prix ont énormément augmenté.

Serge: Oui.

Marianne: Parce que c’est la période où les gens achètent un peu plus et je ne sais pas mais les prix sont très chers.

Mais d’ordinaire, moi je ne trouve pas qu’ils sont 15 ou 20% plus chers que nos produits à nous.

Serge: Ah non, mais pas forcément d’ordinaire mais justement en cette période.

Marianne: Ah oui, en cette période.

Serge: Cette période et donc, ce n’est pas normal.

Ils en profitent.

Il y a bien aussi là une espèce de commerce là-dessus.

Marianne: Je regarderai parce qu’en général quand je vais au marché, il y a un bouché où je prends, surtout quand c’est du mouton, le boucher, c’est un boucher arabe donc heu de la viande Hallal et bon, ce n’est pas plus cher.

Bon, là je regarderai comme c’est la période du ramadan oui.

C’est vrai, je regarderais le prix si ça a augmenté ou pas.

Je ne sais pas.

Et concernant leurs gâteaux, tu as déjà goûté?

Serge: J’ai déjà mangé un gâteau.

C’était une pâtisserie, alors je ne peux pas te dire ce que c’était exactement.

C’était avec un collègue, on était…c’était à quelle occasion?

C’était à Paris.

On était en vigie-pirate.

Donc, on était à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

On…Il y avait une présence militaire comme…bah, depuis cette époque là, je crois que ça ne s’est jamais arrêté.

C’était en 80…dans les années 90, 96 je crois.

Oui, ça devait être en 96.

Et on avait des jours de repos tous les trois jours à peu près.

On avait un jour de repos et on allait à l’occasion, on allait à Paris et il m’avait emmené… c’était à la foire expo à Paris.

Et il y avait des stands en haut, des…à l’étage et il y avait des pâtissiers heu, qui faisaient de la pâtisserie arabe, des…beaucoup de…et il m’avait fait goûté.

Il m’avait dit Tu vas voir, c’est très bon.

Le gars, c’était un pied-noir et effectivement bon, c’était bon mais c’était écœurant, c’était sucré.

Tu sais, moi j’aime…je n‘était pas trop habitué au sucre parce que ça faisait pas mal d’années que je ne mettais plus de sucre.

Marianne: Ah oui.

Serge: A cause de la course à pied, je ferais attention à ça et bon, c’était bon.

Je ne vais pas dire que ce n’était pas bon mais c’était sucré.

Et puis ça devait être fris où je ne sais pas comment il le faisait cuire mais bon…

Marianne: Eh bien, il y a certains beignets au miel oui, ils sont…

Serge: C’est ça.

Ca devait être des beignets au miel, un truc comme ça.

Enfin c’était donc, hyper sucré et puis très gras enfin parce qu’il devait être fris, quoi.

Marianne: Oh bien moi, ça fait deux…oui, ça fait bien deux, trois jours que j’en mange.

Serge: Ah oui, dis donc.

Marianne: Oh, j’adore ça.

Mais comme on dit une seconde sur la langue, toute une vie sur les hanches.

Alors, il faut faire attention.

Non, mais c’est vrai que c’est très bon.

Ce qu’on appelle les zlabias, les beignets au miel.

Ca, c’est bon.

Et il y en a un autre…moi, ça me fait penser…on appelle ça des cheveux d’anges parce que c’est comme un…des cheveux, enfin c’est très fin, c’est une pâte qui est coupée très fine et à l’intérieur, c’est avec des noisettes…et la forme, peut-être que tu en as vu, moi, ça me fait penser à Polux.

Serge: Ah oui, Polux.

Polux, bien maintenant, je vois.

Maintenant, la pâtisserie, je ne vois pas trop.

Marianne: La forme du chien là, le bout de poil, et bien ça me fait penser à ça.

Serge: Ah oui, d’accord.

Polux… Voilà, donc c’est l’occasion en cette période là.

Serge: Ah oui.

Serge & Marianne – Retour au travail après les vacances

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Serge and Marianne talk about being back at work after Summer vacation. (Serge et Marianne parlent du retour à leur travail après les vacances d’été)

Serge : et sinon, tu vas bientôt reprendre le boulot toi ?

Non ?

Marianne : euh… çà y est !

Serge : çà y est ?

Marianne : enfin, je reprends en douceur.

J’ai repris vendredi dernier, j’ai travaillé jusqu’à hier.

Là je suis en repos, je prends quelques jours, et je reprends vendredi prochain.

Ben, j’ai des jours à récupérer, comme j’ai fait plus d’heures dans l’année…

Serge : oui d’accord…

Marianne : ben je les récupère.

Donc voilà, alors je me suis dit je vais les récupérer là comme çà j’aurai, je reprends petit à petit.

Serge : tu as combien de congés officiellement ?

Tu as droit à combien ?

Comme tout le monde, à cinq semaines, c’est çà non?

Marianne : ah en tout… hou là !

Non, je dois avoir plus, parce que… je dois avoir déjà cinq semaines, rien que pour l’été… donc y en a au mois de… octobre, y a décembre, y a février et avril !

Serge : oh c’est un bon job çà !

Je devrais me reconvertir.

Marianne : je n’ai pas les vacances scolaires des élèves, parce que les professeurs ont même plus que les employés !

Mais tous les employés, ils ont quelques jours donc je sais pas, alors je dirais cinq, six, sept, je dirais huit semaines…

Serge : ah !

Quand même !

Marianne : enfin moi, çà ne me dérangerait pas si j’étais… de travailler et puis d’avoir une compensation hein !

Serge : ah financière tu veux dire ?

Marianne : bien sûr !

Serge : oui, oui, c’est vrai, oui.

Parce que quand on a des vacances, si tu n’as pas d’argent, çà ne sert à rien d’avoir des vacances !

Marianne : voilà, comme avec les trente cinq heures !

Les trente cinq heures ont été faites pour les loisirs des gens !

Serge : oui mais…

Marianne : et partager le travail !

Serge : voilà.

Marianne : partager le travail !

Le chômage, on peut pas dire qu’il ait vraiment diminué !

Les loisirs, bon si t’as pas d’argent…

Serge : tu peux pas en avoir.

Marianne : je vois pas comment on peut en avoir.

Serge : tout à fait.

Marianne : donc, non et puis il y a une chose, c’est que les heures supplémentaires que l’on peut faire, ne sont pas payées, elles sont récupérable.

Serge : oui.

Marianne : donc là moi, j’ai déjà accumulé… je dois avoir dix ou onze jours encore, à récupérer !

Voilà !

Donc maintenant je suis re en repos, si c’est Français çà, de dire çà !

Serge : t’as pas eu le temps de te fatiguer, tu te mets déjà en repos, c’est bien çà !

Marianne : oui, oui !

Ben remarque, la rentrée c’est… on peut pas dire…

Serge : c’est bientôt !

Marianne : oui et puis je dirais que sur une période de deux mois, deux mois et demi, çà chôme pas hein !

Parce que le… entre les inscriptions parce que y a toujours des personnes qui… des élèves qui viennent se renseigner, s’inscrire… en dernière minute y a toujours quelque chose, y a les inscriptions, y a les divers renseignements, y a pour les bourses, enfin tout un tas de… toute l’organisation de l’établissement et donc je dirais que pendant deux mois, deux mois et demi, c’est quand même assez chargé !

Ensuite bon ben c’est le train train !

Serge : oui.

Marianne : et puis çà reprend encore pas mal, je dirais que c’est vers le mois de juin.

Juin et la première semaine de juillet… où çà bouge un peu plus !

Je dirais que le plus dans la période scolaire, c’est la rentrée, septembre, octobre et début novembre parce que juin, juillet c’est… y a beaucoup parce que c’est la période des examens, y a les préparations, mais il y a moins d’élèves !

On voit dans l’établissement que ceux qui passent les examens !

A la mi-juin déjà, tous les élèves qui sont en seconde, certains en première, on ne les voit plus !

Donc, c’est quand même, c’est calme sans vraiment l’être, donc c’est assez… c’est calme sur le plan qu’il y a moins d’élèves.

A la rentrée par contre là c’est différent donc oui sur la période c’est septembre, octobre, début novembre, donc il me faut bien du repos hein ?

Serge : ah tout à fait !

Absolument !

Marianne : non mais çà dépend, et puis les années changent, çà ne se ressemble pas, je dirais que l’année dernière çà été par rapport à il y a deux ans !

Y a deux ans, c’était un peu plus dur, et puis avec des élèves ou d’autres jeunes qui ne sont pas vraiment élèves mais qui veulent rentrer dans l’établissement voir les copains ou faire un tour, alors à l’entrée, il faut faire le gardien !

Il est assez difficile de faire le gardien, quand il y a le téléphone, les personnes qui viennent pour des renseignements, y a les colis, y a tout un tas de choses !

Tu ne peux pas tout faire.

Y a des périodes quand y a des jeunes qui s’y mettent pour rentrer !

Bon y a des surveillants, mais c’est pas… des fois quand il y a le gros des troupes, des élèves qui arrivent, c’est assez difficile.

Y a des systèmes de carte, il faut qu’ils montrent leur carte, mais beaucoup… il faut leur demander à chaque fois, ils ne veulent pas montrer les cartes, c’est… Y a les caméras, alors des fois ils voient les caméras : « ah je suis filmé !

Oui, oui c’est çà, regardez » !

Enfin dans l’ensemble je dirais qu’il ne faut pas… par rapport à d’autres établissements je ne vais pas me plaindre.

Y a pire quand même.

Y a eu des périodes plus dures, mais en gros çà va.

Voilà !

Et toi, ta rentrée ?

Serge : ben moi en fait, je suis tout seul depuis… çà fera quinze jours là vendredi, donc je suis très bien, j’aime bien être tout seul au travail, comme çà j’ai…

Marianne : normalement vous êtes combien ?

Serge : ben normalement on n’est pas nombreux, on est 3, on va peut-être passer à 4.

Cet été y a peut-être quelqu’un qui va arriver.

Donc c’est difficile de partager les vacances, donc y en a un qui se retrouve toujours obligatoirement seul.

Alors bon, moi, ce que j’ai fait, j’ai laissé les deux plus jeunes qui sont avec moi partir en vacances en même temps et puis qu’ils restent à deux !

Bon je les laisse à deux, c’est plus facile, et puis moi je reste tout seul parce que depuis le temps que je suis dans la boutique, je…

Marianne : comme on dit, tu fais parti des meubles !

Serge : voilà, je fais parti des meubles.

La première semaine j’ai pas mal bossé, j’ai fait tout ce qui était en retard, tout ce qu’ils avaient pas pu faire, ou qu’ils pouvaient pas faire parce que techniquement ils… avaient pas les moyens ou bien ils ne savaient pas, enfin bref !

Donc j’ai fait tout le boulot la première semaine et là donc cette semaine je suis plus relax.

Tu vois, j’ai pu faire mes séances d’entraînement de vélo et puis je gère, je gère les affaires courantes et puis… voilà, et de toute façon, juillet, août c’était quand même toujours un petit peu plus calme, et par contre, dès septembre, çà va reprendre le boulot, un peu plus sérieusement on va dire.

Et y a les nouveaux affectés qui arrivent, y en a qui sont partis, donc y a toute une réorganisation, y a les changements de patrons…

Marianne : des changements de patrons ?

Serge : déjà le commandant de base, lui, il change tous les deux ans et donc c’est cette année qu’il change.

Cà veut dire ben bien sûr déjà cérémonie, puisqu’ils aiment bien çà les cérémonies militaires de prise de commandement et puis ben en général, un nouveau patron, il aime bien réorganiser à sa façon pour tu sais, mettre un petit peu sa patte !

Marianne : oui !

Serge : comme font les ministres, imprimer leur, tu sais laisser leur empreinte de leur passage, même si…

Marianne : oui !

Serge : on montre qui est le chef !

En automne, quand arrive l’automne on a toujours des exercices au niveau national, des exercices qui sont organisés, ils simulent des… un conflit quelque part, et puis voilà quoi, donc il faut…

Marianne : oui, on fait des exercices quoi !

Serge : des exercices quoi, des exercices pour s’entraîner en fait à réagir comme il faut, quand il faut !

Et puis moi je… sur un plan plus personnel ben je… en ce moment, y a beaucoup de prospections, ils demandent du personnel à nouveau en ambassade, alors je postule pour un poste en Allemagne, du côté de Munich !

Et puis… hier ou avant-hier, y a les demandes, les prospections pour les terres australes et antarctiques Françaises qui sont sorties donc là aussi je réponds à une prospection pour essayer de repartir là-bas.

Marianne : dans quelle région ?

Serge :les terres australes et antarctiques donc c’est, tu sais, c’est des îles qui sont… quand tu descends en direction du Pôle Sud, ce sont des îles qui sont perdues dans l’océan indien, c’est à mi-chemin entre l’île de la Réunion on va dire et le Pôle Sud…

Marianne : Cà t’intéresses là-bas ?

Serge : oui ben j’avais déjà passé 14 mois à Crozet et… y a une petite dizaine d’années et donc j’aimerais bien aller ce coup-ci aux… les îles Kerguelen, c’est un tout petit peu plus bas, c’est un petit peu plus grand aussi que Crozet.

Les îles Kerguelen, on va dire c’est grand comme la Corse, mais en beaucoup plus morcelé et puis y a aussi un poste à… en terre Adélie !

Donc là, c’est vraiment au Pôle Sud.

Alors voilà, je voudrais bien faire cette expérience encore une fois-là, une dernière fois avant de quitter l’armée et puis avant Noël de la même façon, je saurai… j’en saurai plus sur une éventuelle mutation que je ne demande pas, attention !

Mais une mutation dans le cadre normal des mutations en France, en métropole on va dire.

Et donc là aussi en général, on sait un petit peu avant Noël si on est muté pour l’été qui suit.

Notre DRH a quand même fait des efforts et ils ont vachement progressé sur ce plan là et on a nos mutations bien plus tôt maintenant.

Donc ce qui fait qu’on a le temps de se retourner un petit peu, de voir venir.

Donc moi, je pense que d’ici Noël, j’aurai plus de certitudes sur mon avenir, sur mon futur immédiat on va dire voilà… en bien ou en mal mais bon je serai fixé je pense…

Marianne : oui.

Cà fait combien de temps que tu es à Bordeaux ?

Serge : j’attaque la neuvième année, donc c’est quand même relativement important pour une base comme Bordeaux qui est très demandée, dans une région assez attractive, et donc en général, à partir de neuf ans, il faut commencer à s’inquiéter.

Marianne : c’est vrai que dans toutes les administrations, que ce soit l’armée ou autre, le sud est très demandé.

En Bretagne aussi, c’est assez difficile à avoir et… mais le sud oui.

Ou alors il faut avoir des petits coups de pouce !

Serge : oui, ben maintenant il faut même des gros coups de pouce, parce que c’est pas facile…

Marianne : il parait que dans les régions qui sont surtout près de la Corse, dans le Sud, il y a énormément de Corses, alors si tu es un petit peu Corse ou que tu as de la famille Corse, t’as des avantages !

T’as des permissions, t’as des trucs comme çà, alors que normalement t’as pas droit…

Serge : oui, enfin moi la Corse çà ne m’intéresse pas vraiment…

Marianne : enfin y a quelques années, hein, je sais pas maintenant… Non, dans le sud de la France, pas en corse, dans le sud…

Serge : non mais j’ai du sang Corse pourtant puisque ma grand-mère paternelle était Corse donc mon père est…

Marianne : change ton nom !

Serge : à moitié Corse…

Marianne : Doucetti !…

Serge : donc je suis au moins un quart Corse !

Marianne : alors pour qu’ils te reconnaissent, tu changes ton nom et tu marques… tu écris Doucetti !

Serge : oui, je rajoute un i à la fin !

Marianne : voilà, deux t, i… parce que j’avais entendu, c’était dans le sud, y en avait un, il voulait avoir une permission.

Normalement, il aurait pas du avoir une permission, alors il dit regarde et puis après il regarde le nom…ah !…

vous vous appelez batti ?

Oui, oui !

Vous êtes Corse ?

Ah, ma mère est Corse.

Allez !

je vous donne votre mutation !…

Serge : je pense que çà a changé quand même un peu…

Marianne : oui, çà remonte !

Enfin ,c’est des petites anecdotes comme çà… bien, sur ce Serge… et…

Serge : donc ben je vais te souhaiter… oui, tu voulais…

Marianne : non, c’est juste là, je commence à cuire, j’ai arrêté le ventilateur que j’avais juste à côté !

Je l’ai arrêté mais là je commence à…

Serge : ben écoute, je vais te laisser le remettre en route, donc je vais te souhaiter une bonne soirée, et puis… si on se parle pas avant, ben à jeudi prochain !

Marianne : oui !

Serge : on se contacte au cas où, si y a un problème.

Marianne : ok, très bien !

Serge : bonne soirée !

Marianne : et toujours la même chose, si vous avez des sujets, faite nous le savoir…

Serge : faites nous le savoir, parce que à force, on va vraiment s’épuiser à parler pour ne rien dire alors non, il faut… c’est pas sérieux !

Voilà, on veut des sujets !

Allez, bonne soirée Marianne !

Marianne : bonne soirée Serge !

Serge : a bientôt !

Marianne : A bientôt, au revoir…