Serge & Marianne – Alcohol Consumption

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Serge and Marianne talk about the alcohol consumption by young people. (Serge et Marianne parlent de l’alcool chez les jeunes.)

M. : Bonjour Serge.

S. : Bonjour Marianne.

M. : Comment vas-tu?

S. : Très bien.

Et toi?

M. : Ça va bien.

S. : Ça va?

M. : Donc, aujourd’hui, tu veux…

S. : Oui.

Oui.

M. : … parler d’un sujet assez sérieux quand même…

S. : C’est sensible.

Oui.

M. : Sensible, oui.

S. : Oui.

Parce que, en fait, Anne, ma fille qui fait ses études de Médecine, elle fait de la colocation avec une amie qui fait aussi des études de Médecine et il lui est arrivé quelque chose, là, cette semaine.

Je crois que c’était Mercredi soir ou… oui, je crois que c’était Mercredi soir, bien, comme elle rentrait en week-end aujourd’hui, bien, elle nous a raconté un petit peu ce qui s’est passé.

Sa copine qui fait Médecine, bon, a réussi sa première année donc, cette année, elle a attaqué sa deuxième année.

Ma fille, qui avait raté sa première année, a recommencé sa première année.

Donc, elles vivent toujours ensemble, dans le même appartement, elles ont chacune leur chambre, mais elles n’ont pas les mêmes cours.

Donc elles n’ont pas des horaires tout à fait identiques.

Et puis, donc, sa copine, qui est une très, très bonne copine puisqu’elles se connaissent depuis… depuis qu’elles sont au lycée, hein, depuis la classe de seconde, je crois, elles se connaissent, elles sont très, très bonnes copines.

Voilà.

Et puis, donc, ce Mercredi soir, sa… son ami, donc, était de sortie avec les gens de son cours.

Bon, ils avaient organisé une petite fête, je ne sais plus quelle occasion exactement, enfin, ils trouvent souvent beaucoup d’occasion, en fac de Médecine, pour faire la fête.

Et, ma fille, elle, n’avait pas prévu de sortir.

Elle était… elle était restée, et puis, bon, elle avait travaillé un peu le soir et puis elle s’était couchée.

Et puis elle a reçu un coup de fil à… aux alentours d’une heure du matin, je crois – minuit, une heure – des copines de son amie, qu’elle connaît aussi, d’ailleurs, qui ont dit : « Écoutes, on a un souci avec Maëlys, » – c’est le prénom de sa copine – « … on a un souci avec Maëlys, elle est complètement bourrée.

» C’est-à-dire, bon, elle était complètement saoule et elle a dit : « On ne sait absolument pas quoi faire.

On est à pied.

Qu’est-ce qu’on peut faire parce que sinon on va être obligé d’appeler le SAMU.

M. : Et c’était loin de l’appartement?

S. : Oui, c’était… Bien, oui, oui, mais enfin, étant donné que ma fille a une voiture, elle a… ce n’était pas un gros problème.

Bien, elle a dit : « Bon, bien, écoutes, il n’y a pas de problème.

Je vais la récupérer, je la ramène, je la couche et puis il n’y a pas de soucis.

» Et donc, elle est allé la chercher.

Mais, en fait, elle ne s’attendait pas à ce qu’elle soit vraiment dans cet état.

Parce qu’elle était… quand elle nous en a parlé là, elle a dit : « Elle était au… je ne sais pas… au bord du coma éthylique.

» C’était vraiment… elle était quasiment inconsciente.

Alors, bon, ils ont pu la mettre dans la voiture – c’est une deux portes donc ce n’était pas bien facile pour la mettre derrière – enfin, ils l’ont installée derrière et puis, bien, Anne donc, l’a ramenée à l’appartement et il y a très peu de place pour se garer dans les rues là-bas c’est… ce n’est pas facile.

Donc elle n’a pas pu se garer très près.

Elle était assez loin de l’appartement.

Et, plus moyen de réveiller sa copine.

Elle était complètement comateuse et, donc, elle essayait de la réveiller.

Dans un demi sommeil, elle se réveillait plus ou moins, sa copine.

Puis bon, bien, ce qui devait arriver est arrivé.

Elle a vomi dans la voiture et ma fille ne pouvait pas la sortir.

Et, du coup, bien, elle est restée avec elle jusqu’à 6 heures du matin, dans la voiture.

Et puis après, sur le matin, elle a réussi à la réveiller et puis, bien sûr, elle ne se souvenait de rien.

Puis elle l’a ramenée à la maison puis après, bien, quand elle a été complètement… quand elle a récupéré, elle a… bien, elle lui a expliqué et puis… Voilà.

Donc, moi… C’est pour ça que j’avais envie qu’on parle de l’alcool chez les jeunes parce que je crois que c’est un phénomène qui est…

M. : De plus en plus d’actualité.

S. : Et, comme toi, tu travailles dans l’enseignement, hein, dans un… Tu… Bon, tu es… tu connais peut-être aussi le problème puisque tu as… tu as peut-être eu aussi l’occasion de le voir des jeunes puisque…

M. : Oui, oui.

S. : Je voulais savoir ton opinion là-dessus et puis… si vraiment on est arrivé à un point de… Je sais qu’en Angleterre, ils ont très, très, très gros problème avec ça.

Ils appellent ça « binge drinking », je crois, et j’ai l’impression, bien, que le phénomène, bien voilà, il arrive en France et…

M. : Il se développe.

Oh!

Ça fait quelques temps mais ça se développe.

Et comme on dit que le vin est la boisson la plus consommée en France, chez les jeunes, c’est surtout les alcools beaucoup plus forts qu’ils consomment.

S. : Oui.

M. : Au lycée, il y a un internat et il est arrivé que des bouteilles, que ce soit de vodka, de bière ou autres soient retrouvées.

Donc, dans ces cas-là, il y a des sanctions, il peut y avoir des exclusions provisoires.

Mais ça démontre quand même que, à 17 ans, 18 ans, enfin, les jeunes consomment de plus en plus des alcools forts comme ça.

S. : Des alcools de plus en plus forts, c’est des… Parce que, bon, le vin, bon, ce n’est pas… je ne veux pas dire que c’est… c’est bien de boire du vin, surtout quand on est jeune mais c’est reconnu que le vin à petites doses et le bon vin n’est pas forcément mauvais pour la santé.

Hein?

Il y a des médecins qui recommandent d’ailleurs, pour les adultes, hein, du moins, un verre de vin par jour.

Enfin, ce n’est pas du tout néfaste.

M. : Oui mais il y a une différence entre boire, bien, que ce soit un verre de vin, comme ça pour le plaisir ou même un verre d’alcool plus fort.

Mais l’alcoolisme où vraiment, là, c’est en abus, c’est une chose différente.

Et, je ne sais pas exactement, mais je crois que c’est plus d’un jeune sur cinq qui consomme régulièrement de l’alcool.

S. : Et quand tu dis jeune, c’est quel âge?

M. : Jeune?

Ça peut être, oh, 17, 18, 20 ans.

Même… Oui, 17… 17, 18 mais ça commence de plus en plus tôt maintenant.

Il peut y avoir des jeunes à 14 ans, 15 ans qui boivent de l’alcool en excès.

Et puis, beaucoup associent la fête avec l’alcool.

S. : Oui.

Bien voilà.

M. : Donc ils ne peuvent pas aller en fête sans consommer de l’alcool en excès.

S. : Oui.

C’est vrai que c’est… c’est… En fait, oui, c’est… Et puis, bien souvent, il y a aussi cigarettes et voir même plus, drogue et tout.

C’est…

M. : Oui.

S. : Je ne comprends pas qu’on puisse, je ne sais pas, agir comme ça.

Je dois… j’ai de la chance peut-être moi, avec Anne, avec ma fille, parce que, question de ça, elle est vraiment… on peut lui faire confiance, en plus.

Et, bien souvent, en plus, c’est elle qui joue le rôle de Sam.

Donc, c’est la personne qui est chargée de ne pas boire puis qui sera chargée de ramener les autres à bon port, en voiture.

Et je t’assure que tu peux lui faire confiance.

Si elle a été choisie pour faire le Sam, elle ne va pas boire une goutte d’alcool.

M. : Oui, elle a le sens des responsabilités.

Elle est…

S. : Voilà.

Et, pourtant… et je sais qu’elle s’amuse mais, quand elle sort avec ses… en boîte ou peu importe, elle est capable de s’amuser mais vraiment comme une folle mais sans boire une goutte d’alcool.

Elle n’a pas besoin de ça.

Et c’est vrai que, j’ai l’impression, bien, les jeunes, c’est… Pour pouvoir s’amuser, ils ont besoin de boire, alors… Est-ce que c’est pour avoir confiance en eux?

Je ne le sais pas.

M. : Certains, peut-être.

Certains veulent faire comme les autres.

Ou ils veulent se montrer.

Et d’autres peut-être pour, oui, combattre… que ce soit une angoisse, une timidité…

S. : C’est d’autant plus surprenant… c’est que, sa copine a… bon, elle est très mignonne, elle n’est pas timide, elle est… enfin, elle est d’un naturel joyeux.

Enfin, je ne sais pas, elle a… bon, on ne connaît pas… on ne connais pas forcément la vie des gens, hein, quand on ne les fréquente pas mais…

M. : Ou alors elle a été entourée…

S. : Oui.

Mal entourée?

Je ne sais pas.

M. : Des fois, il suffit de pas grand-chose.

Peut-être que… bon, elles étaient en groupe, elles ont… elles ont dû, je ne sais pas, boire pas mal de bière… de verres, quand même…

S. : Je pense qu’elles ont… oui, elles ont bu beaucoup, oui.

M. : Et puis, elle peut-être, je ne sais pas si elle a l’habitude de boire ou pas…

S. : Enfin, j’ai bien peur…

M. : Un verre après l’autre, eh bien…

S. : J’ai bien peur qu’elle ait un petit peut trop l’habitude déjà, à son âge et…

M. : Mais pour être à ce point-là comateuse, c’est… elle a dû prendre pas mal.

Hein?

S. : Oui.

Là, de toute façon, elle a… elle a dit… elle n’arrivait pas à la réveiller et, quand elle a réussi enfin, elle ne se souvenait de rien et, enfin bon, elle a vu le résultat puisque, bon, ma fille, elle lui a dit… elle lui a donné un sceau et bien…puis elle lui a fait comprendre.

Elle lui a dit : « Bien, voilà, tu sais ce qu’il te reste à faire.

» Et puis, là, quand elle a vu les dégâts, effectivement, elle a… Mais, bon, c’est… je veux dire, c’est trop tard.

C’est facile.

Alors, là, on a beau s’excuser parce qu’elle s’est… elle se confondait en excuses mais, je veux dire, c’est un peu facile.

M. : Et le problème, c’est que ça peut recommencer.

S. : Voilà.

Ça peut recommencer.

Et puis, le problème, c’est que ma… elles sont en colocation.

Et puis, la colocation, il y a des règles.

Hein?

Je veux dire, les parents se portent garants pour leurs enfants mais pour… la colocation, c’est comme ça : on se porte garant pour l’autre aussi.

En cas de non paiement, je veux dire… alors…

M. : Oui.

S. : Bon.

Enfin, je… franchement, je suis surpris que, comme ça, qu’on puisse boire, je ne sais pas… M. : Je ne sais pas pourquoi il faut que des gens comme ça boivent en excès, surtout pour faire la fête comme… c’est la fête : l’alcool.

Il n’y a pas de… Mais il est possible de… il est possible de boire… tu bois un repas, tu bois un verre de vin…

S. : Oui, oui, oui.

M. : … tu bois un apéritif, tu bois quelque chose mais je dis que chacun doit connaître ses limites.

Il sait à… jusqu’à quel point il peut boire.

Donc, après, il faut s’arrêter.

Quel est le but, après, d’être saoul?

Quel bien il y a après?

S. : Oui.

Oui.

Là, elle avait bien dépassé les limites.

Allègrement.

M. : Puis, en plus, cette consommation les expose de plus en plus aux accidents, à la violence.

Parce que, ça aussi, la violence chez les jeunes et les accidents, le nombre de morts chez les jeunes augmente, hein.

S. : Oui.

C’est souvent… oui, bien souvent, c’est… la base, c’est à cause de l’alcool.

Oui, c’est vrai.

Oui.

Et puis on peut devenir très vite accro, je pense, hein.

Un petit peu comme la cigarette ou la drogue, accro à l’alcool.

Et puis, quand on commence, bien, c’est vrai, à 17, 18 ans, ça ne laisse rien présager de bon parce que…

M. : Mais ça dépend de la volonté des personnes.

S. : Mais enfin, à 17 ans, quand on commence à boire, je pense qu’on ne doit pas spécialement avoir une volonté de fer.

Enfin, je ne le sais pas.

Que ça arrive par accident, effectivement, pris dans la fête, je veux dire, bon bien… Je ne sais pas, par exemple, quand elle a eu le résultat de son examen, je pense que là, c’était vraiment une occasion d’aller faire la fête et puis, là, effectivement, on peut se laisser aller et puis aller un petit peu trop loin.

Mais, là, même pas.

Elle n’a pas… je sais qu’elles n’avaient pas… bon, c’est peut-être du fait qu’Anne, elle, n’avait pas réussi.

Donc ça… elle avait eu du mal à… peut-être à se laisser aller faire la fête, sa copine.

C’est vrai que quand sa meilleure amie échoue… Bon.

Mais enfin… Voilà.

Et puis, du coup, on, j’ai regardé sur Internet ce qu’ils disaient de ça et je suis tombé par hasard, donc, sur un… le compte-rendu d’un… il y a eu un procès, là, il y a… je crois qu’il a eu lieu aujourd’hui, là, une personne qui a été condamnée à 2 ans de prison fermes pour, bien sûr, conduite en état d’ivresse mais, bon, il a… cette personne a tué quelqu’un d’autre, un jeune de 16 ans qui était en mobylette ou en moto.

Et, donc, cette personne avait bu… alors, je ne pouvais pas le croire, j’ai dit : « Mais c’est impossible!

Moi, si je devais boire ça, mais, je crois que je meure avant!

»… il avait bu 3 doubles Ricards, c’est-à-dire, ça fait 6 Ricards, on va dire, qui est un alcool… un apéritif qui est très fort, il avait bu 10 bières, alors bon, pour peu que ce soit des bières un petit… Belges ou qui sont réputées pour leur degré d’alcool un peu plus élevé que les nôtres, et après, ça ne lui avait pas suffit, il avait bu 3 whiskeys.

M. : Wow!

S. : Et le gars, il l’a reconnu au tribunal, hein, il s’est souvenu.

Il a reconnu qu’il avait bu tout ça.

Et le gars, il a pris… la personne, elle a pris le volant et puis, bien sûr, bon bien, l’accident, voilà.

M. : C’est de la folie.

S. : C’est de la folie, oui.

C’est de la folie et…

M. : Le problème, c’est qu’ils risquent, bon, d’avoir un accident et de se tuer ou alors de se blesser eux-mêmes mais le pire, c’est qu’ils occasionnent des accident avec les autres personnes.

S. : Et donc, ce phénomène qui… en Angleterre, donc… puis j’avais lu aussi un article là-dessus, en Angleterre, ça va même plus loin, c’est que les jeunes se réunissent dans le but de se saouler, et de se saouler le plus vite possible avec l’alcool le plus fort possible et voilà.

Et puis c’est un… les filles comme les hommes, comme les garçons.

Je veux dire, il n’y a pas…

M. : Et c’est un jeu?

S. : Et voilà.

Et c’est… alors, est-ce que c’est un défi?

Est-ce que c’est pour défier quelqu’un, la police?

Je ne sais pas.

Et j’ai vraiment l’impression que, bien, ce phénomène, il arrive en France, quoi.

Quand je lis ce qui arrive, ça fait un petit moment d’ailleurs que…

M. : J’ai vu un documentaire, bon, il y a un certain temps et c’était sur l’Angleterre là, les jeunes qui boivent.

S. : Oui, c’est ça.

M. : On voit dans la rue… oui, garçons et filles, hein, comme tu dis.

Dans l’état qu’ils sont, c’est…

S. : C’est impensable.

Hein?

Moi, je me souviens, jeune, avoir… oui, on faisait la fête.

Je me souviens avoir bu plus que la normale mais jamais, jamais au point de…

M. : Et encore, si ça t’arrive une fois, bon, tu fêtes quelque chose, bon…

S. : Oui, oui, oui.

M. : … ça t’arrive.

Mais régulièrement?

Quand même, c’est autre chose.

S. : Exemple, de se réunir dans le but de le faire, c’est encore pire.

Quand ça arrive, comme tu dis, par accident parce que, bien, c’est dans l’ambiance… bon, je ne veux pas excuser mais c’est… je veux dire, il y a des circonstances atténuantes.

Mais là, de se réunir, acheter l’alcool fort pour vraiment se détruire, parce qu’en fait c’est le but du jeu.

Hein?

Alors, quand elle nous a raconté ça, et du coup elle en a pleuré parce qu’elle s’est retrouvée à 6 heures du matin ou 5 heures du matin, elle ne savait plus quoi faire et elle a eu besoin de parler à quelqu’un et je crois qu’elle a appelé une copine.

Parce qu’elle était en larmes tellement ça l’a…

M. : Puis elle a dû avoir peur aussi.

Hein?

S. : Oui, puis, je veux dire… Et là, bien, alors je lui ai dit… C’est vrai que je ne sais pas j’aurais fait à sa place.

Parce que, après coup, c’est facile.

Ma femme lui a dit : « Oui mais tu as failli… Tu n’avais qu’à appeler ses parents.

» Je ne vois pas ce qu’ils auraient fait de plus.

Ils habitent… ils étaient à 40 kilomètres.

Donc le temps qu’ils aillent là-bas, ça ne faisait pas… Voilà.

Et alors bien sûr, le lendemain, tu sais, les fameuses promesses d’alcooliques : « Oh!

C’est fini.

Je ne boirai plus.

» C’est ce qu’on dit toujours après une bonne cuite.

C’est ce qu’on dit et puis la mémoire est courte et sélective et puis je crois que… à la prochaine occasion, bien, si elle se laisse aller… Enfin, voilà, c’est quand même…

M. : Et le problème c’est que ça peut… si ça… en continuant comme ça, ça peut détruire… les détruire eux-mêmes physiquement mais aussi leur vie dans le futur.

S. : Ah, oui!

Je pense, oui, le… ils se détruisent, oui, physiquement.

Le foie, tout ça, c’est… Et puis après, bien oui, pour avoir une vie sociale après, une vie équilibrée, ce n’est pas possible.

Tu ne peux pas te permettre d’avoir des enfants quand… si tu n’es pas… si tu n’as pas une hygiène de vie, en tous cas, sans l’alcool et ce genre de trucs.

Enfin…

M. : J’ai entendu : « La seule espèce de jeunes en voie de disparition, c’est ceux qui ne boivent pas.

S. : C’est malheureux.

Si c’est vrai, c’est malheureux, alors.

M. : Malheureusement.

Et puis, souvent, bien, ceux qui ne boivent pas, si… ils se font entraîner par d’autres.

Donc il faut quand même avoir une certaine volonté pour ne pas faire comme tout le monde.

S. : Ou alors, ils sont mis à l’écart, hein.

Et puis…

M. : Ou ils sont mis à l’écart, oui.

C’est la… chez les jeunes, c’est l’alcool et la drogue.

S. : Oui.

M. : Parce que, au lycée, bon, quand même, c’est assez stricte, hein… mais il faut quand même bien… il y a des surveillants, c’est parce que sinon ce serait l’alcool et la drogue.

S. : Mais de toute façon, ce n’est pas… le lycée, ce n’est pas un vase clos, quoi.

Je veux dire… donc, il y a… M. : Non.

S. : Même si il y a des gens qui sont internes qui restent toute la semaine, je veux dire…

M. : Ah bien, ils peuvent sortir.

S. : Voilà, ils peuvent sortir.

Et puis de toute façon, il y a d’autres qui peuvent rentrer et sortir tous les jours et qui peuvent toujours les approvisionner si ils veulent.

Donc je pense que ça ne doit pas être très facile non plus, au niveau d’un lycée, de surveiller tout ça, hein.

M. : Non.

Il n’est pas possible… Il y a toujours certains cas qui arrivent, hein.

Mais…

S. : Et puis, de toute façon, même de contourner la loi.

Je sais que les… dans les supermarchés ou enfin tous les trucs d’alimentation, je crois qu’ils n’ont pas le droit de vendre d’alcool aux mineurs.

Et je me souviens avoir vu, au petit supermarché qui est juste à côté de chez moi, une vendeuse qui avait refusé à… qui avait demandé, du moins, la carte d’identité à un jeune.

Elle le trouvait un peu jeune.

Je crois qu’il achetait une bouteille de vodka.

Et, le gars, il est là : « Bien je suis désolé, je n’ai pas de pièce d’identité.

» Elle lui a dit : « Bien, écoutez, je suis désolée.

Vous ne prenez pas l’alcool.

» Et, bon, elle avait raison.

Et, je veux dire, ce gars, il a été voir un copain après qui était plus âgé ou qui avait au moins ses papiers et puis c’est cette personne qui a été lui acheter.

Et puis voilà.

Donc ce n’est pas facile de toute façon à gérer ce problème.

Puis, bon, ça rapporte tellement d’argent de par les taxes que je dirais que l’État est un petit peu complice du phénomène.

Hein?

Parce que les taxes sur l’alcool ce n’est pas… ça doit être… Je ne sais pas si c’est considéré comme produit de luxe.

Donc je pense que si les taxes sont à 30 pourcents… 33 ou 20, je ne sais pas.

Mais enfin, bon, c’est…

M. : Mais je ne sais pas si la carte d’identité est demandée à… enfin, chaque magasin, chaque personne dans le magasin.

S. : Non, non.

Mais…

M. : On demande la carte d’identité…

S. : Non, non, non.

Mais c’est très rare.

Puisque je… c’est très rare, pour que le l’ais noté, effectivement, j’ai vu qu’elle l’avait fait.

J’ai dit : « Tiens, bien, c’est étonnant.

» Parce que c’est vrai qu’on ne voit pas souvent les…

M. : Je n’ai jamais remarqué encore ça.

Par contre, tu me fais penser, quand je suis allée aux États-unis, là, au Michigan.

Une fois, bon, avec des amis, on a fêté la célébration de… enfin, de mariage.

Donc j’ai… on a acheté plusieurs choses et j’ai acheté une bouteille de champagne.

Mais, arrivé à la caisse, on m’a demandé… j’ai montré mon passeport pour prouver ma date de naissance.

« Je suis bien majeure.

Je peux.

» Et puis aussi, le premier jour où je suis arrivée, on a été dans un endroit pour manger un peu et puis, donc, on nous a demandé, à moi et puis la fille de notre ami, de savoir si on était bien majeures.

Donc on nous a demandé la carte.

À chaque fois, là-bas, dès que tu achètes de l’alcool ou que tu veux consommer de l’alcool…

S. : En tous cas, ça a l’air plus stricte.

Donc c’est déjà…

M. : Ah oui.

Parce que, à chaque fois.

À chaque fois.

Deux fois dans le magasin j’ai voulu acheter, donc, un alcool et, donc, on m’a demandé… donc j’ai montré mon passeport.

Et puis, le premier jour là, dans le petit restaurant, c’était pareil.

Oui, alors qu’ici, non, je n’ai jamais remarqué qu’on demandait…

S. : Non.

Mais enfin pourtant, la loi interdit au… de vendre de l’alcool à des mineurs.

Mais c’est vrai qu’elle n’est pas… ce n’est pas facile à appliquer.

Je l’imagine bien, mais, bon… En tous cas, je pense que… oui, aux États-unis, ils sont certainement plus stricts.

Est-ce que c’est plus efficace à l’arrivée?

Je ne sais pas mais… M. : Je ne sais pas mais ça peut être… ça restreint quand même.

Quoique…

S. : Oui, si ça peut restreindre, c’est… bon.

M. : Enfin, dans un magasin, un jeune qui veut boire, il envoie un adulte ou un jeune qui est majeur, quoi.

Ça fonctionne.

Hein?

S. : Voilà.

M. : Nous avons bien parlé de ça.

Malheureusement, je ne crois pas que ça va changer.

S. : Non.

Il n’y a pas de raison.

Je…

M. : C’est malheureux mais…

S. : Malheureusement, oui.

M. : Ok.

Eh bien!

Sur ce…

S. : Oui.

Sur ce, bonne soirée.

Et puis…

M. : Je te souhaite aussi une bonne soirée, Serge.

S. : Oui, et puis on essayera de trouver un sujet un peu plus gai la prochaine fois.

Allez!

M. : Oui, on verra.

S. : Oui.

Ok.

Allez!

M. : Au revoir, Serge.

S. : Bye, bye.

Bonne soirée.

Serge & Marianne – Vacation

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Serge talks with Marianne about his vacation. (Serge parle de ses vacances avec Marianne.)

M.: Bonjour Serge.

S.: Bonjour Marianne.

M.: Comment vas-tu après tout ce temps?

S.: Après tout ce temps, bien, je vais très bien.

Très bien.

M.: La dernière fois qu’on s’est parlé c’était quand?

Fin juin?

S.: Avant les vacances.

Avant les vacances d’été, oui.

Oui, oui.

M.: Avant les vacances.

Donc, tu es parti en vacances?

S.: Oui.

Oui, dès le mois de juillet.

J’en avais un petit peu assez du travail, du boulot.

Alors, je crois que c’était le 28 juin même, quelque chose comme ça.

J’ai eu… j’avais une course de vélo, je crois, et je suis… le lendemain, j’étais en vacances.

Donc, je ne suis pas parti tout de suite, je suis resté quelques jours à Andernos puisque, ma femme, elle avait encore une semaine de travail.

Donc je ne suis parti qu’après ; histoire de changer d’air.

M.: Et tu es allé où?

S.: Eh bien, je suis allé dans le Midi de la France puisque ma mère habite à Pierrefeu du Var.

C’est un petit village qui est au nord de Hyères ; Hyères, à côté de Toulon.

M.: Vers la Méditerranée.

S.: Voilà.

Sur le… bon, le village, il est un petit peu retiré dans les terres.

Il est à, je dirais, une petite vingtaine de kilomètres de la mer.

Mais c’est le Midi donc c’est très chaud, on est tout le temps assuré du beau temps, ce qui n’est pas le cas dans pas mal d’autres régions de France.

Et, entre autres, du côté de Bordeaux, je ne crois pas qu’ils aient eu du très, très beau temps pendant que j’étais parti.

Donc, je n’ai pas de regret.

M.: Très bien.

Qu’as-tu fait là-bas?

Tu as eu des… certaines activités ou le repos complet?

S.: Non.

Jamais de repos complet.

Je ne peux pas.

Et, bon, je pense que tu te doutes de mes activités que j’ai eues là-bas parce que j’ai bien sûr amené mon vélo.

Parce que l’avantage là-bas, c’est qu’il y a des bosses, on va dire des petites montagnes, ce n’est quand même pas… ce sont les pré Alpes donc ce n’est pas très, très élevé mais il y a des cols qui sont quand même intéressants alors que, où j’habite ici, c’est complètement plat donc…

M.: C’est plat..

S.

: Oui, c’est très, très, très monotone et… Dès que j’ai l’occasion d’aller chez elle, bon, bien j’emmène mon vélo, je le démonte, j’accroche une partie à l’extérieur de la voiture, les roues qui sont fragiles, je les mets dans le coffre et puis, voilà, j’emmène toujours mon vélo.

Donc, beaucoup de vélo et puis peu ou pas de plage parce qu’en fait, les plages de la Méditerranée, quand on connaît les plages de l’Atlantique, elles sont assez fades.

Elles sont… Oui.

Elles sont surchargées de monde, on n’a pas de place, les plages sont petites.

Bon, l’eau est plus chaude, ça c’est clair, la température est quand même plus élevée en Méditerranée qu’à l’océan, mais, bon, il y a…

M.: C’est peut-être pour ça qu’il y a beaucoup de monde?

S.: C’est vrai que la Méditerranée, toute la côte Sud est quand même très prisée c’est… Mais enfin, moi, personnellement, je préfère l’Atlantique puisque ici on a des plages, on n’en voit pas le bout, elles sont vraiment immenses.

Depuis, en fait, depuis le Sud de la France, là, depuis la frontière Espagnole et, je crois, en remontant jusqu’à pas loin de La Rochelle, donc, ça doit faire, je ne sais pas, peut-être 200 kilomètres de plage, il n’y a quasiment que des plages de sable sans discontinuer, quasiment.

Donc c’est vraiment immense, il y a de la place.

Même s’il y a énormément de touristes, on trouve toujours un petit coin tranquille sur la plage, et puis…

M.: Et c’est plus agréable.

S.: Moi, personnellement, je préfère.

C’est vrai qu’il y a… je sais qu’il y a des gens qui préfèrent une température plus élevée de l’eau, donc là, la Méditerranée, c’est quand même idéal, hein.

Puisque les…

M.: Il y a beaucoup de différence entre… de température entre l’Atlantique et…?

S.: Oui.

Ça dépend un petit peu des coins de la Méditerranée mais, par exemple, si on s’approche de la Corse, je crois que cette année ils sont montés entre 27 et 28 degrés, l’eau autour de la Corse.

Bon, c’est quand même vraiment une extrême.

La Méditerranée, je dirais, 23 degrés alors que l’océan bon… si on est à 20 degrés, c’est pas mal, hein.

Voilà, donc.

Ce n’est pas le même plaisir de toute façon.

Dans l’océan, il y a beaucoup plus de grosses vagues et tout, donc, il y a plus de surfeurs.

Pour le surf, c’est idéal.

Et puis, pour jouer dans l’eau, c’est idéal.

Bon, c’est plus dangereux pour les enfants, il faut les avoir à l’œil parce que c’est beaucoup plus dangereux.

Ça, c’est clair.

Mais, voilà.

Mais enfin, dans tous les cas, moi je descends quand même dans le Midi.

Je ne sais pas, j’ai besoin de changer d’air.

Même si, ici j’habite près de la… constamment toute l’année près de la mer, enfin, de l’océan.

C’est… on a toujours le besoin de changer d’air, toujours.

M.: Ce n’est pas les mêmes paysages.

S.: Oui, en plus, ce n’est pas les mêmes puisqu’on est… là-bas, il y a la mer et tout de suite, si on se retourne, on est adossé à la montagne.

Je veux dire c’est vraiment très, très joli.

C’est une belle région.

Surpeuplée en été, c’est le seul problème mais, bon, je fais partie des gens qui sont là justement, l’été et qui engorgent les routes avec la voiture.

Mais bon.

Ma mère habite là, donc…

M.: Et il y a beaucoup de verdure, la forêt?

S.: Dans le Midi?

M.: Oui.

S.: Bien, le problème, non, c’est très, très sec.

Donc, il y a beaucoup d’incendies.

C’est… cette année encore, je crois qu’il n’y en a pas eu.

Je n’ai pas vraiment entendu à la télévision ou je n’ai pas vu les informations.

Il n’y a pas eu de gros incendie.

D’ailleurs, toutes les équipes de sauveteurs, de Canadair, de pompiers, étaient plutôt en secours dans… je crois qu’au Portugal et en Grèce, il me semble qu’ils ont eu des gros incendies.

Donc, je crois qu’ils étaient allés en renfort là-bas.

Ça veut dire que, chez nous, on était quand même relativement tranquilles.

M.: Oui, parce que pendant plusieurs… quelques années, tous les ans il y avait des sacrées incendies dans le Sud.

S.: Oui.

C’est vrai, oui.

Encore l’année dernière d’ailleurs, je crois, et l’année d’avant.

Oui, il y avait de gros, gros incendies, oui.

Donc, c’est une région quand même très sèche.

Mais cette année, effectivement, c’était quand même moins sec que d’habitude et on pouvait rouler, circuler – parce que dans cette région, en cette période de l’année, les randonnées en montagne sont quasiment interdites à cause des dangers d’incendie, justement – et, cette année, je ne pense pas que ça ait été le cas.

Donc, moi, j’ai pu rouler partout, comme j’ai voulu, sans problème.

Et le reste, ça a été du repos.

M.: Tu es parti combien de temps?

S.: On est parti un peu plus de 10 jours.

Et, en plus, donc, ça a été l’occasion de rencontrer ma famille, mes frères et sœurs parce qu’en fait, on est… on se voit très, très rarement parce que j’ai un frère qui est dans l’armée lui aussi, il est officier dans l’armée de terre et en ce moment il est en poste à Phnom Penh, je crois, oui, comme attaché de défense auprès du… d’ambassade.

Donc, voilà.

Donc, je le vois rarement.

Ma sœur donc, Christine, qui habite en Haute Savoie et j’ai une autre sœur qui habite pas loin de Cannes, oui c’est ça.

Et, en fait, c’est souvent l’occasion de se retrouver, justement, chez ma mère.

Sinon…

M.: La réunion de famille.

S.: Voilà.

Un petit peu.

Sinon on se voit très, très rarement tous ensemble, en tous cas.

Donc c’était une occasion…

M.: Bien, vous êtes assez séparés, donc.

S.: Oui.

Oui, oui.

Puis…

M.: Toi, à Bordeaux, tu es de l’autre côté.

S.: Voilà.

On est quand même un petit peu, un peu éloignés.

Oui, c’est vrai.

Au niveau de la France, oui.

M.: Et tu disais?

Avant de partir, tu as fait du vélo.

C’était quoi?

Une compétition?

S.: J’ai fait… j’ai fait deux compétitions à une semaine d’intervalle.

La première, c’était dans les Pyrénées.

Alors, on faisait des ascensions.

Donc, dans les Pyrénées, les cols sont quand même très élevés, ils sont très raides.

Les pentes sont très raides.

Au point de vue altitude, c’est moins important que dans les Alpes mais les pourcentages des pentes sont quand même beaucoup plus importants.

Donc « c’est » toujours des courses très dures.

Et, en plus, cette année on a eu une chaleur torride.

Il faisait 34 degrés dans les…

M.: Fin juin?

S.: … oui, oui.

Le dernier… je crois que c’était… oui, le dernier week-end de Juin.

Le 28 ou le 29 juin.

Ça devait tomber un jour comme ça.

Il faisait 34, mais température ambiante.

Ce qui veut dire que, sur la route, quand… sur l’asphalte, il fait, 40 ou 45 degrés, quoi.

C’est horrible.

Et d’ailleurs, il y a eu beaucoup, beaucoup d’abandons à cause de la chaleur puisqu’on perd énormément d’eau donc il y a les crampes, entre autres.

Ce que j’ai eu, d’ailleurs.

J’ai eu des crampes mais, bon, je ne voulais pas abandonner parce que je n’aime pas ça.

C’est l’amour propre qui parle.

Et puis, voilà.

J’ai fini.

Bon, en plus, j’ai fini.

J’étais assez content de moi puisque j’ai fini à… je ne sais plus… cent soixantième sur mille ou un truc comme ça donc, ça va.

Je suis quand même content de moi.

Et puis, une semaine après, on faisait une course.

Mais, ce coup-ci, c’était juste à côté de Bordeaux.

À Saint-Émilion.

Saint-Émilion où on fait du bon vin.

D’ailleurs, on a…

M.: Oui.

S.: Dans le lot, on…

M.: célèbre nom…

S.: Voilà.

Voilà.

Et la course qui est assez réputée aussi.

On était… ce n’est pas le même type de course.

C’est une course beaucoup plus rapide parce que, bien sur, il n’y a pas de… beaucoup moins de pentes.

Il y a quand même des côtes mais ça n’a rien à voir avec les Alpes ou les Pyrénées.

Mais… Et, là aussi, bon bien malheureusement, j’ai encore eu des crampes.

Donc je dois être sujet à ce genre de problème, c’est assez handicapant.

Et, là, j’étais content aussi parce que j’ai fait… j’ai fini, je crois, cinquante-deuxième sur cinq cents, je crois qu’on était.

Donc, voilà.

Je suis…

M.: Et tu fais ça très régulièrement.

Ça fait combien de temps que…?

S.: Le vélo?

Le vélo, ça fait… En fait, j’ai commencé le vélo quand j’ai arrêté la course à pied parce que j’avais… j’en avais un peu marre et puis j’avais… comme j’avais eu une interruption quand je suis parti dans les terres australes, en course à pied.

Quand je suis revenu, j’avais perdu beaucoup en… dans l’endurance, tout ça.

Je n’avais plus le même niveau.

Et les premières courses que j’ai fait, enfin, même les premiers entraînements, j’ai vu tout de suite que j’étais… j’étais très loin.

Et je… Donc, j’ai perdu un peu le… un peu le moral, on va dire.

Et puis… et puis, bon, physiquement c’est quand même assez dur.

Il y a beaucoup de chocs.

Surtout quand – moi, je courais les semi marathons et les marathons, donc quand on imagine le nombre de foulées qu’il y a sur un marathon, je crois… je ne sais pas combien de milliers de foulées on fait.

Donc, à chaque fois, il y a le choc de la chaussure avec tout le poids du corps.

Donc ça tasse les vertèbres, ça abîme les genoux, c’est… On dit que le sport est bon pour la santé mais… quand c’est fait avec modération et, dès qu’on est en course, il n’y a plus de modération.

Donc, voilà.

M.: Mais il y a certains sports quand même qui sont assez…

S.: Oui, oui.

Oui.

Donc, du coup, je suis passé au vélo.

Comme ça, pour voir.

Et puis, en fait, le vélo est beaucoup moins traumatisant sur le plan, justement, des articulations, des chocs.

Enfin, c’est un peu plus traumatisant si on tombe parce que, là, le choc… Mais ça, c’est les aléas du vélo.

Mais voilà pourquoi que je suis passé au vélo dans, je veux dire, les cinq ans.

Ça fait… oui, on va dire cinq ans que je fais du vélo.

À peu près.

M.: Ça fait partie d’une association?

Les compétitions, c’est toujours avec les mêmes…

S.: Ah oui.

Oui, oui.

Il faut être… il faut être affilié à une fédération, il y a plusieurs fédérations dans tous les sports d’ailleurs, et en vélo en particulier il y a plusieurs fédérations.

Il faut etre affilié dans une fédération et, après, on a une licence.

Et puis, avec cette licence, on est autorisé à concourir dans les différentes courses, moyennant finance, bien sur.

Et puis, voilà.

Il y a une compétition je dirais tous les week-ends de… à partir de mars jusqu’à fin septembre à peu près, oui.

Il y a, en gros, une compétition tous les week-ends.

En moyenne.

Donc il y a de quoi faire.

M.: Cette année?

S.: Bien, cette année, j’ai fait un petit peu l’impasse sur ces courses.

Ce sont des courses très courtes qui ne durent pas plus de deux heures.

Elles sont très, très rapides puisque c’est… on fait des moyennes de 40 km/h.

Donc c’est quand même rapide.

Et je me suis plutôt consacré sur des courses, bien, comme celle que j’ai fait dans les Pyrénées où ce sont des courses beaucoup plus longues avec des cols.

Ce n’est pas du tout le même effort.

C’est un effort de longue durée donc il est moins violent mais il est beaucoup plus long.

Ça n’a rien à voir, en fait.

Mais c’est très intéressant.

Les deux types de compétition sont vraiment intéressants.

Et l’année prochaine… là, je change de club.

Je vais passer dans un autre club avec des gens que je connais.

Des gens qui font vraiment beaucoup de compétition donc on va essayer de faire une équipe de… bien que le classement soit individuel.

Mais on peut faire des courses d’équipe.

Donc, là, on va être pas mal dans la même équipe.

Donc, on va essayer de… si on peut aider un de l’équipe à gagner, voilà, c’est un peu une petite victoire pour soi-même, quoi.

M.: Ça occupe pas mal de ton temps ça, en dehors de ton travail?

S.: Bien…

M.: Plus le vélo.

Tu en fais tous les week-ends ou alors aussi la semaine?

S.: Ah bien, en période de compétition… c’est-à-dire, je vais arrêter le mois de novembre, en gros, de faire du vélo.

Je ferai d’autres sports, hein, pour garder la forme.

Mais je vais arrêter le vélo.

Et je vais reprendre l’entraînement aux… oui, mi-décembre, à peu près.

Et, à partir de mi-décembre…

M.: Du vélo?

S.: Oui.

Et à partir de mi-décembre jusqu’à mi-mars, où les compétitions vont commencer, on fait un entraînement crescendo.

C’est-à-dire, on commence par rouler deux fois dans la semaine et… pour arriver à rouler cinq ou six fois dans la semaine un mois avant le début des compétitions.

Et, de la même façon, on allonge aussi les durées d’entraînement.

Au début, on fait des entraînements… des petites sorties de deux heures, et à la fin, plus on s’approche des compétitions, plus il faut durcir les entraînements au niveau de la violence de l’effort et au niveau de la durée.

On fait des entraînements de trois, quatre heures après.

Donc, oui, il faut rouler bien plus d’une fois dans la semaine.

Donc c’est vrai que ça prend beaucoup, beaucoup de temps et… En fait, je partage mon temps libre entre l’apprentissage de l’anglais et puis le vélo.

Donc c’est vrai que ça laisse peu de temps à la famille.

Bon, ce que je regrette un peu mais… mais voilà, quoi.

C’est une passion, alors.

Enfin, l’anglais et le vélo sont mes deux passions.

Je ne me vois pas vivre sans au moins une, voir les deux.

Donc, il faut que je m’adapte.

M.: Bien, ce n’est pas du tout la même chose.

Le vélo, c’est physique.

Au moins, tu peux être actif.

S.: Oui, c’est physique mais… c’est vrai, mais, je veux dire… Mais, enfin, moi je trouve du plaisir dans les deux… ces deux passions.

Mais, oui, oui, elles n’ont rien à voir, hein, puisque… Quoique, il y a quand même des petits rapports puisque j’ai fait une expérience cet été, justement, pendant que je roulais dans le Midi, là, quand j’étais en vacances chez ma mère.

Je suis parti, donc, en vélo tout seul parce que ça ne me dérange pas, j’aime bien rouler tout seul.

Et, en fait, j’ai rencontré… dans une grande côte, j’ai rattrapé un coureur et puis… bon, bien, je l’ai doublé puis il est resté dans ma roue.

Tu sais, rester dans la roue de quelqu’un, en fait, on s’abrite du vent et on profite un petit peu de l’aspiration.

C’est un truc qui se pratique beaucoup en vélo.

Et, en fait…

M.: ça aide?

S.: Voilà, ça aide.

Et puis il m’a suivi toute la côte.

Et, en haut de la côte, je me suis mis à sa hauteur pour discuter un petit peu et, donc, je lui ai demandé d’où il venait.

Et, en fait, il me regardait avec des yeux un peu agrandis et puis, voilà « Qu’est-ce que tu dis?

M.: « Qu’est-ce que tu dis?

S.: Et, en fait, c’était un Suisse allemand et il était originaire de Zurich.

Donc, en fait, là-bas, la langue c’est l’Allemand, leur langue natale.

Donc, vu mon niveau d’allemand, j’ai dit : « Ce n’est pas la peine.

» En français, il …

M.: Il ne comprend pas?

S.: … baragouinait, oui, quelques mots comme ça.

Et bien, du coup, on a parlé anglais.

Et comme en général ces gens-là, c’est vrai, ils parlent bien anglais.

Donc, je ne veux pas dire que je parle bien l’anglais mais, en fait, on a fait… on a roulé pendant 80 km ensemble et on a parlé en anglais pendant tout le trajet.

Donc, il y a quand même une relation entre le vélo et l’anglais, quand même.

De temps en temps.

M.: Eh bien, comme ça, tu as pratiqué tes deux passions.

Tu as communiqué en anglais en faisant ton activité préférée.

S.: Voilà.

Voilà, donc c’était l’idéal.

On ne peut pas rêver mieux, hein?

Donc, en fait, ces vacances, c’est vrai, c’est passé vite et puis, après, on est rentré.

Et puis on a profité un petit peu de la plage ici et puis du beau temps parce que c’est vrai qu’on eu quand même un mois de juillet plutôt beau.

Et puis, au mois d’août, bien, je n’ai pas repris mon cartable pour aller à l’école mais j’ai repris mon cartable pour retourner au travail à la base, voilà.

M.: Et au mois d’août, le temps il a été bien, non?

S.: Le mois d’août?

Il a été… Je dirais que ça n’a pas été un très, très beau mois d’août.

Mais j’ai connu pire donc on ne va quand même pas se plaindre.

Puis, comme j’étais au travail, en fait, je dirais que, égoïstement, ça m’était un petit peu égal quand il ne faisait pas beau.

Et puis il y avait des J.O.

à voir, donc c’était au mois d’août, je crois que…

M.: Oui.

S.: C’est vrai que, avec le décalage avec la Chine, ce n’est peut-être pas évident de le regarder mais moi j’ai profité aussi de cette période pour regarder un petit peu les Jeux Olympiques, comme j’aime bien aussi le sport à la télé.

Donc, voilà, le mois d’août, en fait, est passé très, très vite.

Et puis, la rentrée est arrivée et puis, là, il a fallu vraiment se mettre… vraiment, vraiment au travail, voilà.

M.: Oui.

Oui, la seule chose que j’ai regardé des Jeux Olympiques c’est le spectacle au début.

S.: Ah oui.

La cérémonie d’ouverture.

En fait…

M.: La cérémonie d’ouverture, oui.

S.: Je crois que je l’ai vue en pointillés.

Je n’ai pas… je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas vraiment tout vu mais, oui, je crois que c’était grandiose, hein?

D’après les…

M.: Oui.

S.: Moi, en fait, j’ai vu… je crois que le défilé des… de toutes les nations qui… quand elles rentraient sur le terrain… voilà.

M.: Ah oui, la fin.

S.: Eh bien, j’ai raté, je pense…

M.: Le plus beau.

S.: Oui, d’ailleurs, il parait que…

M.: Parce que le défilé à la fin…

S.: Oui, c’est un peu… oui, ce n’est rien d’extraordinaire, oui.

Et, en fait,

M.: Un peu long.

S.: … j’ai vu… un peu le feu d’artifice… Oui, c’est vrai que c’est long, oui, tu as raison.

Et il parait que la cérémonie de clôture aussi était assez grandiose.

Je ne l’ai pas vue non plus mais j’ai eu des échos comme quoi, oui, elle était elle aussi très, très bien.

Oui.

M.: Oui.

Ils savent faire le grand spectacle, hein?

S.: Oui, ils y ont mis les moyens.

D’ailleurs, je crois que Londres, qui est la prochaine ville qui organise, ils ont déjà prévenu, je crois que, eux, ils ne pouvaient pas, de toute façon, mettre le mêmes…

M.: Ils ne pourront pas faire la même chose, non.

S.: … les moyens et qu’il n’en est pas question.

De toute façon, ça leur coûte très, très cher toutes les constructions de stades, de piscines, etcetera, pour accueillir les J.O.

que, ils ne pourront pas… on ne peut pas lutter contre un pays comme la Chine.

Ils ont des moyens énormes et puis ils ont la population qui va aussi de paire et puis ce n’est pas les mêmes mentalités, quoi.

Je veux dire, donc, c’est difficilement comparable.

M.: On verra.

S.: Oui.

M.: Au mois d’août ici, je ne sais pas exactement le temps qu’il a fait.

C’est que depuis la dernière semaine d’août jusqu’à la semaine dernière, il a fait un temps gris, pluvieux.

S.: Oui, c’est ça.

Oui.

M.: Mais là, depuis le début de la semaine, il fait beau ici.

S.: Oui, on a eu… oui, on s’était cru revenir, d’ailleurs, vraiment en plein été, lundi ; par contre, mardi, bien, je suis allé rouler et j’ai goûté aux joies de la pluie que je n’avais pas eues depuis un petit moment.

On s’est fait tremper jusqu’aux os ; mercredi, à nouveau, on se serait cru en été.

Il faisait… je crois qu’on est monté à 29 ou 30 degrés ici, à Bordeaux.

M.: Ah oui?

S.: Et aujourd’hui, à nouveau, ça a complètement changé.

Il faisait beau ce matin et ça s’est couvert tout d’un coup et, là, les températures ont bien baissé et demain, je crois qu’au plus chaud ils annoncent 17 degrés pour Bordeaux.

Donc c’est…

M.: Oui, ça descends.

S.: Ah, oui, oui.

C’est clair que… Oui mais enfin, bon…

M.: On verra.

Les trois… non, quatre jours qui ont passé, c’est très agréable parce que…

S.: Oui.

Mais tu n’es plus en vacances, de toute façon.

Toi…

M.: Non, je ne suis plus en vacances.

Mais c’est quand même agréable de voir le soleil et le ciel bleu.

S.: Oui, oui, bien sur, oui.

M.: Parce que, depuis que je suis rentrée, c’est la grisaille, la pluie.

Donc, là, c’est quand même agréable, même si je travaille.

S.: Oui.

C’est vrai.

M.: Très bien.

Eh bien, merci de nous avoir raconté…

S.: Bien, de rien.

C’était un plaisir, un plaisir.

M.: Et ta passion du vélo.

S.: Oui, oui.

J’aime bien en parler, c’est vrai.

M.: Donc on se reparlera très bientôt.

S.: Oui.

Bien, peut-être qu’on parlera de tes vacances, pour changer.

M.: Oui, pourquoi pas?

S.: Oui?

Ok.

Bien, écoute.

Bonne soirée.

Puis…

M.: Bonne soirée, Serge.

S.: … à très bientôt, alors.

M.: À très bientôt.

Au revoir.

S.: Bye, bye.

Serge et Marianne discutent de l’alcool au volant

Serge et Marianne discutent de l’alcool au volant. Serge and Marianne talk about alcohol while driving.

S.: Bonjour Marianne.

M.: Bonjour Serge.

S.: Comment vas-tu aujourd’hui?

M.: Je vais très bien.

Il y a eu un accident devant chez moi hier.

S.: C’était sanguinolent?

M.: Non mais c’est la première fois qu’on peut voir une… enfin, qu’on peut voir… c’est un… enfin, il était complètement saoul, le conducteur.

Il est arrivé à toute vitesse dans la rue qui était… qui est juste devant et puis, apparemment, il s’est penché pour rechercher quelque chose dans la voiture donc il ne regardait pas en face.

À la vitesse où il allait, il a… il est monté sur le trottoir, il a percuté une voiture.

S.: Ah, oui?

M.: Et il est monté sur le toit de la voiture.

Je veux dire, c’est que les deux roues… il a fait du deux roues.

Les deux roues sont montées sur le toit de la voiture et, ensuite, quand il est retombé sur ses quatre roues il a traversé la rue dans l’autre sens et il a failli… il était peut-être à dix, vingt centimètres d’une voiture qui est sur le parking en face.

Et puis, la voiture qui était garée sur le trottoir, donc, elle a eu le derrière de la voiture enfoncé et, en plus, sous le choc, elle a avancé et, comme de l’autre côté du trottoir il y a un petit parc, donc il y a des pylônes… c’est grillagé, la voiture a percuté une des pylônes.

Pylône cassé, le devant de la voiture… bousillé.

S.: Ça ressemble au… tu sais, au tout petit accident ridicule au départ et, à la fin, ça finit par trois cents morts, une ville détruite comme on peut le voir des fois sur Internet.

M.: Là, il n’y a rien eu.

Heureusement, parce qu’il y a une école primaire et un collège juste à côté.

Là, c’était hier donc c’était un mercredi, il n’y avait pas grand monde mais, les autres jours de la semaine, la rue, en sortie d’école, il y a plein de gosses dans la rue.

S.: Oui.

C”est terrible, ça.

M.: Il a eu de la chance, hein, quand même de…

S.: L’alcool au volant et tout ça…

M.: Ah, oui.

Il était complètement…

S.: Ah, oui.

M.: Il est sorti… bon, bien, pompiers et voitures, tout ça, qui sont arrivés.

S.: Ah, bien oui, oui.

Bien sûr.

M.: Il était complètement…

S.: Et tu sais, l’accident qu’il y a eu il n’y a pas très longtemps?

Quatre jeunes – voir cinq jeunes même, je crois – dans une voiture, ils allaient en boite.

Il y avait leurs cinq copines qui étaient dans une autre voiture.

Tu as entendu parler?

Je crois que c’était dans l’heure ou un truc comme ça.

Tu n’as pas entendu parler?

C’est assez récent.

Et, en fait, ils sont morts les cinq, là, puisque, apparemment, ils roulaient très, très vite et ils étaient dans une agglomération.

Tu sais, ils s’amusaient à se doubler sans arrêt et lui, apparemment, il a pris le… Et donc, il devait y avoir une… il font une recherche d’alcool, bien sûr, hein, même quand… s’il y a un décédé et de drogue.

Tu ne sais pas si il y a eu des…

M.: Non.

S.: … les suites de cette affaire?

Hein?

Non?

M.: Non.

S.: J’aurais bien voulu savoir si il y avait encore une histoire, tu sais, de drogue ou de cannabis ou alors d’alcool tout simplement.

Ça c’est terrible, ça.

Hein?

M.: Je ne sais pas.

S.: Ça c’est terrible.

Je me demande si on n’est pas… si ce n’est pas typique à la France, ça.

J’en ai honte d’être Français quand je vois ça.

Je ne supporte pas ce truc là.

Moi, l’alcool au volant, ça me… je ne supporte pas, quoi.

Je veux dire, ça m’arrive de, tu sais, de boire une bière, de boire du vin à table dans des repas mais…

M.: Il y a des limites.

S.: Voilà et je sais que, bon, moi, ma femme conduit donc, c’est… le problème est résolu.

Elle conduit et puis elle ne boit pas.

Pas du tout.

M.: Oui mais chaque personne connaît ses limites, hein.

C’est… tu peux boire un verre ou deux, tu sais si tu peux conduire ou pas.

S.: Oui mais, justement, c’est ça le problème.

C’est que les gens croient connaître leur limite mais, déjà, au bout de deux verres, de toute façon, tu n’as plus les mêmes réflexes.

D’ailleurs, la législation, elle, change en France puisqu’on était à 0,8 et tout ça, et, en fait, je pense qu’on va s’aligner à terme sur des pays comme la Suède, des trucs comme ça.

Eux, c’est très simple, eux c’est zéro.

Comme ça, au moins, on ne se pose pas de question à savoir : « Est-ce que je peux supporter un verre?

Deux verres?

Est-ce que je n’ai pas mangé suffisamment?

» Ce qui permet de… Voilà.

C’est zéro.

Donc, voilà.

Dès qu’il boit un verre, il sait déjà de toute façon qu’il est hors la loi.

Et je me demande s’il ne faudrait pas en arriver à ça en France parce que…

M.: Comme j’ai entendu parler des voitures qui ne pourraient plus démarrer si…

S.: Oui.

Oui, oui.

M.: Parce que tout ce qu’on entend, les campagnes publicitaires, enfin, toutes les démarches comme ça, anti-alcool, ça ne sert pas vraiment à grand-chose parce que quelqu’un qui veut vraiment boire et qui conduit, bien, il le fait.

Donc, ce système de voiture, ça serait peut-être pas mal.

Je ne sais pas si ça va se faire, mais…

S.: Bien, si… à partir du moment où il n’y a pas un système pour inhiber ce fameux système… je ne sais pas.

Si tu es avec quelqu’un… tu es avec quelqu’un, tu fais souffler l’autre personne qui est à jeun ou…

M.: Ah, oui.

Ça aussi.

Oui.

S.: Je pense qu’il y aura toujours des petits malins qui vont…

M.: Oui mais, concernant les jeunes, il y a l’alcool, il y a la drogue, mais il y a s=aussi le fait que, quand ils sont jeunes, ils sont fanfarons.

Il y a pas mal de fanfarons.

Je ne sais pas ailleurs, donc… il y en a pas mal ici.

S.: Oui.

M.: Et le coup des jeunes, là, avec leurs copines… ça aussi…

S.: Oui.

Parce que, en fait, il y a… c’est vrai, oui, il y a ce problème là mais c’est incroyable le nombre de voitures qu’on peut voir qui sont en infraction, hein, soit la vitesse, soit le franchissement de ligne blanche, enfin, ça, et qui ont un ‘A’ derrière.

Tu sais, le ‘A’ du… Et c’est fou.

C’est… Alors, bon, je sais que, en France, il y a des problèmes du genre – moi, ma fille a passé son permis il n’y a pas très longtemps, ça fait deux mois qu’elle l’a – mais c’est vraiment un investissement.

Mais c’est énorme, hein?

Et, en fait, c’est : il y a tant pour l’inscription, après il y a tant de leçons, à chaque fois ils disent : « Bon.

Allez.

Il faut reprendre des leçons supplémentaires.

» Si elle ne peut pas passer le permis à la date qui était prévue, ils reportent de deux, trois mois.

Donc, on est obligé de reprendre des leçons parce que, sinon, on perd très vite.

Et encore, nous, on a fait la conduite accompagnée donc c’est… elle avait quand même beaucoup d’expérience.

Mais, en fait, c’est des choses qui reviennent très, très, très chères et puis, pour des jeunes qui ont un emploi ou même, plus ou moins, ou qui sont étudiants, ce n’est pas évident,hein?

Et, je crois qu’il y en a de plus en plus, bien, du coup, ils ont trouvé la solution : ils roulent sans permis.

Donc, sans assurance, bien sûr.

Et puis, voilà, quoi.

Et puis… C’est vraiment un fléau.

M.: ….Très bien.

Très bien.

S.: Voilà.

Donc, bonne soirée.

Et puis…

M.: Bonne soirée, Serge.

S.: À très bientôt, donc.

M.: À très bientôt.

Au revoir.

S.: Bye, bye.

Serge et Marianne discutent de livres

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Serge et Marianne discutent de livres et de leurs différentes lectures. Serge and Marianne talk about books and their different readings.

S.: Bonjour Marianne.

M.: Bonjour Serge.

S.: Voilà.

Ça fait quelques temps qu’on ne s’est pas parlé.

M.: Oui.

S.: Voilà.

J’ai vu, dans ton profile sur LingQ, que tu avais des hobbies dont un en particulier que… j’aimerais bien qu’on en parle parce que, moi, j’ai le même.

C’est la lecture.

Apparemment, j’ai vu que tu… c’est quelque chose qui te plaisait, que tu aimais beaucoup la lecture.

Alors, c’est depuis que tu es à LingQ ou depuis que tu es toute petite?

M.: Depuis que je suis née.

Non, depuis que je sais lire.

J’ai toujours aimé lire.

Ma grand-mère m’achetait énormément de livres.

J’avais un carton énorme rempli de livres.

Bon, maintenant je ne me rappelle plus les titres, hein, de… Certains me plaisaient énormément et il y avait certaines collections, c’était… Et puis, bon, c’est un hobby qui m’est toujours resté.

Et puis, maintenant, je peux élargir le champ des lectures entre l’Anglais et le Français.

Donc…

S.: Ah, oui, oui.

Bien sûr.

M.: … parfait.

S.: Mais tu as… comment dire?

Tu as… tu n’as pas eu de difficulté particulière à apprendre à lire?

Parce que, je me souviens, il y avait différentes méthodes à l’école; il y avait la méthode globale, la méthode semi-globale, c’est-à-dire qu’on apprenait les lettres, chaque lettre, plus chaque lettre associée à une autre donnait tel son.

Moi, je sais que j’ai appris par cette méthode et j’ai appris relativement facilement, oui, même très facilement, je dirais, à lire et, donc, à écrire puisque c’est assez lié.

Mais ma fille, par exemple, a commencé avec ce qu’ils appelaient la méthode semi-globale.

C’est-à-dire, en fait, je crois qu’ils apprenaient des syllabes ou des mots tout faits et puis, en fait, c’était tout un ensemble.

Ils apprenaient des phrases, en fait, complètes.

Et je sais que pour elle aussi ça a donné d’excellents résultats puisque, bon, ils commencent à lire… l’école commence en septembre.

Je ne sais plus, d’ailleurs, dans quelle classe ils commencent vraiment à lire; si c’est CM 1, enfin, je ne sais plus vers quel âge…

M.: C’est vers six ans, par là qu’ils doivent commencer à lire.

S.: Vers six ans?

Oui, ça doit être ça.

Voilà.

Et je sais qu’à Noël elle savait déjà lire.

À Noël, c’est-à-dire au bout de quatre, cinq mois, elle savait déjà lire.

Donc la méthode, en fait, lui avait bien réussi.

Mais c’est vrai qu’elle, aussi…

M.: Bien, plus ou moins.

Hein?

Il y a des pour et des contre pour cette méthode, hein.

Certains disent que ça ne fonctionne pas, que l’ancienne méthode était la meilleure, donc… Et pour d’autre, ça fonctionne.

Donc c’est assez partagé.

S.: Mais, bon, le point commun c’est que, avec toi par exemple, c’est qu’elle… moi aussi, petit, je lisais beaucoup, ma fille, on lui a lu beaucoup d’histoires avant qu’elle ne sache lire mais elle suivait l’histoire avec les illustrations des livres.

Et, dès qu’elle a su, elle avait toujours un livre ou, le soir, on lui lisait toujours une petite histoire pour lui donner le goût de la lecture.

Bon, je pense que ça lui est resté.

Et, voilà.

Et moi aussi donc.

Mais, moi en fait, J’ai… c’est un… Le goût pour la lecture, je l’ai eu quand même beaucoup plus tard.

C’est dans des circonstances un peu particulières puisque – oh, je pense que je devais avoir aux alentours de vingt ans, je veux dire – j’ai eu un accident de ski.

Je me suis fait une double entorse et cassé la malléole interne.

C’est… la malléole interne, je ne sais pas si tu vois ou ça se situe, c’est l’espèce d’os en saillie qu’on a sur le… à la cheville.

Donc il y a interne et externe.

Et, en fait, quand on se casse la malléole interne, les médecins préconisent d’immobiliser par un plâtre deux articulations.

Ce qui veut dire qu’ils ont dû me plâtrer, bien, le pied, la cheville, le genou et jusqu’en haut de la cuisse.

Il fallait que la jambe soit complètement immobilisée.

Et, donc, je me suis retrouvé, eh bien, pratiquement impotent parce que…

M.: Cloué au lit.

S.: Oui.

Pas au lit mais… oui, enfin, au début au lit mais après je… Bon, impossible de… Surtout que je n’avais pas le droit le pied par terre donc il fallait marcher avec des béquilles, ce qui est quand même fatiguant donc je ne pouvais pas faire grand-chose.

Et puis, à cette époque-là, bien, l’informatique ça n’existait pas, il n’y avait pas d’ordinateurs.

La télévision, ce n’était quand même pas extraordinaire, les programmes.

Et, donc, elle… une de ses collègues de travail lui a dit : « Bien, écoutes, j’ai plein de livres.

Si il aime lire, moi, je peux lui en prêter.

» Bon, j’avais dit : « Pourquoi pas?

» Et j’ai commencé à lire.

Je me souviens, c’est Henri Troyat, le premier auteur que j’ai commencé à lire.

Et je suis tombé amoureux de cet auteur.

Parce que… Je ne sais pas.

Tu connais un peu Henri Troyat?

M.: Un peu.

S.: Oui.

Donc, il est d’origine Russe.

Il est académicien.

Il est… je crois qu’il appartient à l’Académie Française donc c’est quand même un écrivain assez connu.

Et il écrit beaucoup de – ou il a écrit, parce que je ne sais même pas s’il écrit toujours et s’il est même vivant, je ne sais plus – il écrit beaucoup de romans basés sur l’histoire de la Russie au moment des Tsars.

Et, bon, il a pas mal de romans qui sont, bien justement, romancés.

Mais j’ai vraiment vécu ce qui… vraiment je suis tombé amoureux de cet auteur et je crois que… je pense avoir tout lu, je crois, ce qu’il a pu écrire.

Je pense.

Hein?

Et en fait, donc moi, le goût de la lecture m’est venu, on peut dire, à ce moment-là.

Donc assez tard, en fait.

Alors, toi, je ne sais pas.

Dans quelles circonstances tu as… si tu as eu une opportunité comme ça ou bien si… bon, bien c’est venu naturellement…

M.: Bien, ça remonte vraiment quand j’étais petite.

Donc je n’ai pas commencé avec des auteurs tels qu’Henri Troyat mais plus avec des livres pour enfants.

S.: Oui.

Oui, mais enfin…

M.: Je ne me rappelle plus.

C’est tellement vieux!

S.: Bien, ce qu’on appelait la bibliothèque rose.

Non?

M.: Oui.

Il y avait la bibliothèque rose, la bibliothèque verte…

S.: Plus on montait en âge, plus… Oui, la bibliothèque bleue.

Je me souviens, moi, de…

M.: C’est la rose et la verte.

S.: Oui.

Tu as dû lire… Est-ce que tu te souviens : Le Club des Cinq?

M.: Oui.

S.: Voilà.

C’était un groupe de jeunes, même pas adolescents, ils étaient quand même un peu plus jeunes, je crois.

Non?

Il me semble.

Ils avaient un chien aussi, il me semble.

Et ils avaient plein d’aventures.

Je crois que j’ai lu ça aussi.

C’était la littérature pour enfants.

C’est vrai que c’était passionnant.

Moi, ça me faisait rêver, tout ça.

M.: Voilà.

C’est… La lecture permet beaucoup pour élargir son esprit, l’imagination…

S.: Ah, oui.

Ça développe, oui, oui.

M.: … la créativité.

C’est…

S.: Et, plus tard alors, tu as lu quoi comme… quel style de littérature ou de…?

M.: J’aime bien les livres d’Histoire.

S.: Oui, mais, par exemple, au lycée, quand tu étais au lycée, est-ce que tu n’était pas… plus par obligation que tu lisais ou, vraiment…

M.: C’était surtout par obligation parce qu’on avait certains livres qui étaient choisis et qu’on devait lire mais qui n’étaient pas particulièrement… enfin qui, moi particulièrement, ne m’intéressaient pas vraiment.

Je les ai lus parce qu’il fallait les lire mais…

S.: Par exemple, les auteurs classiques?

Moi, je me souviens c’était les… Racine, Corneille, tu sais, toutes les pièces…

M.: Victor Hugo.

S.: Ah, Victor Hugo, non.

Par contre, Victor Hugo, j’adorais.

J’ai lu… je crois que j’ai lu tout ce qu’il a pu écrire aussi.

Par contre, ce que je n’aimais pas vraiment, c’était les pièces…

M.: De théâtre comme L’Avare.

S.: … comme… Oui, et puis comme Andromaque.

Tu sais, c’est Racine.

Ces pièces… ces auteurs…

M.: Bien, c’est vraiment ancien et c’était écrit d’une certaine manière…

S.: Oui, qui n’était pas tellement… Oui.

M.: Non, c’est presque dur à lire et pas vraiment d’actualité.

C’est…

S.: Et quand tu as pu choisir tes propres auteurs, avec… qu’est-ce que tu… tu étais attirée par quel genre de…?

M.: Je n’avais pas… ce n’était pas vraiment un auteur en particulier qui m’intéressait, moi, c’était… bien, suivant le thème du livre.

S.: Oui.

M.: Donc, c’est…

S.: Tu es… tu es, quoi, sur les… sur, vraiment, les romans?

Sur les…

M.: Alors, un auteur en particulier que j’aime beaucoup et j’ai… il me manque seulement quelques livres pour finir la collection, c’est Agatha Christie.

S.: Ah!

Agatha Christie.

Bien…

M.: Ah, j’adore Agatha Christie.

S.: C’est l’auteure préférée de mon épouse.

Moi, j’en ai lu pas mal aussi.

Et je crois qu’on les a… oui, il doit m’en manquer cinq ou six, d’Agatha Christie.

Ah bon.

Alors, donc, tu aimes?

Ah, oui, c’est… C’est vrai que c’est assez… C’est des… ses livres sont assez courts, quand même, donc c’est relativement facile à lire et c’est toujours prenant.

C’est…

M.: Et très passionnants, oui.

S.: C’est vrai que c’est le maître incontesté du suspense, hein, Agatha Christie.

Et puis elle a des personnages quand même qui sont… Hercule Poirot…

M.: Hercule Poirot.

S.: … Miss Marple.

C’est…

M.: J’aime moins.

Miss Marple, j’aime moins.

C’est… c’est surtout Hercule Poirot que je mets en premier.

Et puis il y a aussi d’autres personnages en particuliers…

S.: Ce n’est pas l’aura d’Hercule Poirot, oui.

M.: Miss Marple, j’aime moins.

Même dans les films.

J’ai vu des films concernant les histoires d’Hercule Poirot ou de Miss Marple mais, Miss Marple, j’aime moins.

Et, le mieux… je ne sais pas si tu as déjà vu des films d’Hercule Poirot?

S.: Je sais qu’ils ont adaptés, à la télévision, des séries dont une c’est Peter Ustinov qui joue le rôle d’Hercule Poirot.

Donc je crois que j’ai vu… je ne me souviens plus le titre mais ça a rapport avec le Nil.

Je ne me souviens plus.

J’ai vu Le Crime de l’Orient Express, il me semble, en film.

Alors, je ne sais plus s c’était Ustinov qui jouait le rôle mais c’est vrai que le… dans tous les films que j’ai vus, le personnage d’Hercule Poirot, l’acteur était vraiment bien choisi.

Enfin, c’était bien l’image que je me faisais d’Hercule Poirot quand on lis…

M.: Alors si tu as vu… Tu n’as vu que des films avec Hercule Poirot, qu’avec Peter Ustinov?

S.: Non, non.

Je sais qu… il y avait Peter Ustinov mais actuellement…

M.: Il y a David Souchet.

S.: Oui, bien, c’est peut-être ça.

Actuellement, il passe… et, donc, ma fille, qui adore ça aussi, elle le suit régulièrement et je crois que c’est cet acteur.

Oui.

Et il est excellent…

M.: Le mieux qui vraiment incarne, enfin à mon avis, qui incarne le mieux Hercule Poirot, c’est David Souchet.

S.: Oui.

Mais je crois bien que c’est…

M.: Même Hastings, la personne – je ne sais pas son nom mais la personne qui incarne Hastings – qui joue avec David Souchet, c’est vraiment parfait.

Je veux dire, ça colle au personnage.

Alors que Peter Ustinov et puis l,autre personne qui fait Hastings, non, ils ne correspondent pas.

S.: En fait, donc, tu aimes les romans policiers ou tu aimes Agatha Christie en particulier?

M.: Disons de suspense.

S.: Oui.

Le suspense.

D’accord.

M.: De suspense.

S.: Et tout ce qui est basé sur l’Histoire, les roman historiques, ça ne te tente pas, ça?

M.: Si.

J’en ai lu.

Et mon livre préféré c’est L’Espion, donc « The Spy ».

S.: L’Espion.

L’Espion…

M.: C’est sur l’Histoire des Etats-Unis.

La guerre d’Indépendance aux Etats-Unis.

S.: Ah, ok.

D’accord

M.E: Donc ça c’est mon livre préféré.

Donc je l’ai…

S.: Qui… c’est…

M.: Oh!

C’est un vieux livre.

C’est un vieux…

S.: C’est James Jake, non, qui a écrit…

M.: Fenimore Cooper.

S.: Ah!

Fenimore Cooper.

Ah bon, bien alors, de Fenimore Cooper, je connais Le dernier des Mohicans, je crois que c’est…

M.: Ah!

Un très beau film.

S.: Oui.

Très beau film, oui.

Et j’avais lu le livre étant jeune justement dans la bibliothèque pour adolescents.

Donc je pense que… je ne sais pas si c’était la version originale ou si c’était une version édulcorée, mais j’avais beaucoup aimé.

Et j’ai vu le film, oui.

M.: Daniel Day-Lewis.

S.: Oui, qui est assez ancien maintenant mais…

M.: Je l’ai vu au moins trois fois, le film.

S.: Ah oui.

Bien, moi, à l’époque je l’avais enregistré et je le repasse de temps en temps parce que, vraiment, il y a une très belle musique aussi dans ce film, il y a de très belles images… Ah, oui.

D’accord.

Et, sinon, en auteurs classiques, tu avais des préférences ou tu n’aime pas du tout?

M.: Non.

S.: Non?

Est-ce que tu… Émile Zola, par exemple, non?

Tu n’as pas lu?

M.: J’ai dû en lire il y a… à une certaine époque mais…

S.: Bien tu as dû lire ce qu’on nous obligeait à lire au lycée, c’est-à-dire Germinale.

C’était le truc classique.

Et, moi, à l’époque je n’avais pas spécialement aimé depuis, donc, j’ai redécouvert et j’ai lu… je crois que j’ai lu tout Zola aussi.

M.: Ça ne m’a pas passionné quand j’étais au lycée et ça ne m’a… depuis cette époque ça ne m’a pas retenté… je n’ai pas été tenté de le relire.

S.: J’ai réessayé et puis j’ai vraiment dévoré toute son œuvre.

Bon, c’est assez noir.

Hein?

Il est… ce n’est pas… On ne rit pas dans tous ses livres.

C’est parce qu’il décrit, en fait, la société de son époque.

Hein?

En dix-huit cents soixante, soixante-dix.

C’est vrai que ce n’était pas une époque très tendre, très, très facile à vivre.

Donc c’est des romans assez noirs mais j’ai adoré.

Donc, j’ai adoré Victor Hugo parce que, Victor Hugo, c’est quand même le Français, je pense, le plus pur qui ait pu être écrit.

Hein?

Il écrivait vraiment dans un style qui frise la perfection, quoi.

Et, sinon, en classe libre, bon, j’ai lu un petit peu Balzac mais j’ai un petit peu moins aimé.

Et après, bien, j’ai lu vraiment des contemporains.

J’ai lu beaucoup, beaucoup de Bernard Clavel qui écrit aussi beaucoup sur le Canada, sur le… Je ne sais pas pourquoi.

Je pense qu’il doit avoir des descendants ou des aïeuls qui sont installés là-bas parce qu’il a écrit énormément sur le Canada, la province du Labrador, tout ça.

Donc j’ai lu beaucoup de ça.

Et je me suis aussi intéressé un peu à la littérature américaine avec John Steinbeck.

J’ai lu beaucoup de… Et, si… enfin, je ne sais pas… si tu as l’occasion, essayes John Steinbeck avec, bon bien, la fameuse œuvre la plus connue je pense, c’est Les raisins de la colère qui a été fait en film.

M.: Oui, j’ai entendu parler.

S.: Ah, il y a beaucoup… il y a eu beaucoup, d’ailleurs, de romans qui ont été transformés, enfin, qui ont été mis en film après et, voilà.

En fait, je suis assez… je crois que je suis assez éclectique, question livres.

M.: Tu as lu plus de classiques que moi.

Il y a deux livres que… bien, que j’ai lus au lycée également mais que j’ai aimés.

De Balzac, c’est La peau de chagrin.

S.: Oui, je l’ai lu.

Oui, La peau de chagrin.

Oui…

M.: J’ai vraiment aimé.

Et, un peu moins mais que j’ai trouvé pas mal, c’était La métamorphose.

S.: Ah!

C’est Kafka.

De Kafka.

Oui, ça je l’avais lu au… effectivement, je l’avais lu au lycée.

C’est un des bouquins qui avait été obligatoire et je ne l’avais, bon, pas spécialement aimé.

Mais, bon, il se lisait relativement vite.

Et, sinon, bien maintenant, la grande nouveauté, je dirais, depuis…

M.: Ah!

Il y a Jules Verne.

S.: Ah, oui.

Bien, Jules Verne…

M.: Tu aimes Jules Verne?

S.: Ah, oui, oui.

Oui, je… disons que, plus jeune, j’aimais énormément parce que ça me faisait rêver, c’était… Maintenant…

M.: Mais pour son époque, hein, c’était… il écrivait des…

S.: Tout à fait, il a…

M.: … des choses extraordinaires.

Hein?

S.: Ah, oui, oui.

Il a été… il a vu des choses avant beaucoup de… qui se sont réalisées avant beaucoup de scientifiques.

Il a… Oui, oui.

Ah bien, Jules Verne, j’en ai lu énormément mais plus pour le côté aventure.

C’est vrai que ça faisait rêver aussi.

Hein?

Mais, oui, comme je te disais, la grande nouveauté, moi, depuis environ cinq ans, c’est que je ne lis absolument plus aucun livre en Français.

Et je ne lis que des livres… enfin, sauf peut-être des magazines, effectivement, mais sinon, je ne lis plus que des livres en Anglais.

Puisque, bon, bien j’ai décidé quand même de me consacrer vraiment à l’Anglais, donc, j’ai dit : « Bon, bien, voilà.

Je vais essayer un peu de lire en Anglais.

» C’est un peu plus long, je…

M.: Voilà, on lie le plaisir et puis le… l’utilité.

S.: Je lis beaucoup moins parce que c’est… il faut beaucoup plus de temps pour lire un livre.

M.: Oui, c’est sûr qu’en Anglais on met plus de temps.

S.: Voilà.

Bien, je crois qu’on a… on va arrêter sur ce sujet.

Voilà… Ok.

Bien, écoute…

M.: Très bien.

S.: Merci et puis à la prochaine donc pour un autre sujet.

M.: À la prochaine, Serge.

S.: Ok.

Allez!

Au revoir Marianne.

M.: Au revoir Serge.

Evelyne et Marianne parlent d’une variété de sujets

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Marianne parle avec Evelyne d’une variété de sujets, tels que le temps et la région d’où est originaire Evelyne. Marianne talks with Evelyne about various subjects like weather or the area where Evelyne come from.

M.: Bonjour Evelyne.

E. : Bonjour Marianne.

M. : Comment vas-tu?

E. : Très bien.

Et toi-même?

M. : Ça va bien.

Est-ce que l’été va enfin se décider à arriver?

E. : Bien, c’est aujourd’hui officiellement… M. : C’est une bonne question.

Le temps est vraiment changeant au mois de juin.

E. : … oui.

Bon, bien là, c’est des orages qui se sont abattus hier sur la région parisienne.

Oui, il a plu très, très fort.

M. : Oui, il a plu, oui.

C’est vrai que… E. : Et, donc, bien, on verra bien aujourd’hui le temps qu’il va faire.

M. : Oui.

Dans une semaine on a deux jours de très forte chaleur à trente degrés pour ensuite remettre les blousons à dix degrés.

E. : Oui.

Parce que la semaine dernière… comme je commence très tôt, la semaine dernière il faisait trois degrés le matin à cinq heures et demi, à peu près.

Enfin, il ne faut pas désespérer.

Ils ont annoncé du très beau temps pour Dimanche mais avec des orages.

M. : Le froid ne me dérange pas mais, au moins que… E. : Qu’il ne pleuve pas.

M. : Un petit peu.

E. : Un petit peu!

M. : Mais enfin, que ça se décide parce que, là, c’est… C’est trop… E. : Oui.

Parce que les vacances approchent.

Et, donc… M. : Non, parce que c’est trop changeant.

On a à peine le temps à s’habituer à la chaleur que… E. : Oui, c’est sûr que le corps ne s’habitue pas non plus.

M. : Il fait vraiment frais et… E. : Il y a trop de différence de température d’une journée à l’autre.

M. : Oui.

Ça, ce n’est pas vraiment agréable.

Enfin, ça a l’air de changer.

E. : Il faut espérer.

M. : Donc, toi, tu es du Nord?

E. : Du Pas-de-Calais.

M. : Pas-de-Calais.

Y a-t-il une différence entre le Nord et le Pas-de-Calais?

E. : Pas une grande, grande différence mais, bon, c’est un département… d’un département à l’autre.

Bon, le Nord, c’est plus du côté… à côté de la Belgique, et, bien, le Pas-de-Calais, c’est la langue ch’ti.

M. : Et il n’y a pas de langue ch’ti dans le Nord?

E. : Si mais, bon, c’est plus… M. : Proche du Flamand?

E. : Oui.

Dans le Nord, oui.

Avec les Flandres, la Belgique, c’est vraiment… Non, il faut vraiment comprendre le patois du Nord.

M. : Beaucoup de personnes le parlent, encore maintenant?

E. : Oh, je… Ça diminue quand même.

Parce que, bon, pour les écoles, c’est différent.

Il faut que les enfants parlent bien.

M. : Oui… E. : Mais, bon, je suis certaine qu’il y a des familles… M. : Entre eux.

E. : Ah, bien oui.

Qui parlent encore vraiment le Flamand avec la langue française mélangée, plus le patois.

Je ne te raconte pas.

M. : Et tu… toi, tu ne le parles pas?

E. : Non.

Bon, je pense que j’ai l’accent.

M. : Un petit peu.

Des fois.

E. : Un petit peu?

Oui, oui.

M. : On entend… Il y a certains… E. : Quand je me laisse aller.

M. : Voilà.

Des mots qui sont différents.

Oui.

Remarque.

Et tu y retournes souvent?

E. : Ah, bien, aussitôt que je peux.

Parce que j’ai encore ma maman alors, donc, je vais la voir sitôt que j’ai l’occasion.

Là, pendant les vacances j’y retourne peut-être une petite semaine.

Ça fait du bien, des petites sources.

M. : Il y a combien de temps que tu vis en région parisienne?

E. : Trente-quatre ans.

M. : Trente-quatre ans.

Et il y a beaucoup de différences dans la manière de vivre?

Ça te manque de… la région, là-bas?

E. : Bon, je… C’est comme partout.

Ça a changé.

Le… C’est différent.

Il y a… Bon bien, les jeunes, c’est différent aussi.

Bon, dans un sens, tant mieux.

Et, non, c’est partout pareil.

Hein?

Je… Malgré que c’est un petit village, mais bon, c’est la même chose que dans la région parisienne.

Hein?

Ça c’est sûr que… Mais bon, c’est quand même différent parce qu’on a quand même ses petites racines là-bas, la maison qui est encore là où on est nés.

M. : Et puis tu as des enfants?

E. : Oui.

Trois.

M. : Trois enfants.

Ils sont dans la région également?

E. : Ils sont dans la région parisienne.

Ils sont restés.

M. : Ils sont nés en région parisienne?

E. : Sauf le plus vieux.

Il est né dans le Pas-de-Calais.

Et, donc, deux… un garçon, deux filles.

M. : Donc les deux filles sont avec toi ici.

E. : Ah, bien, le garçon aussi.

Eh, oui.

Oh bien, il m’a suivi.

Hein?

J’étais… Non, non, ils sont tous les trois dans la région parisienne.

M. : Des petits enfants?

E. : Deux petits garçons.

Onze ans et six ans.

M. : Ça commence à faire une grande famille.

E. : Oui.

Quand on se réunit, ça commence à… Une belle petite famille réunie.

M. : Est-ce que tu cuisines?

E. : Ah, oui.

J’aime bien cuisiner.

M. : Des… il y a une différence entre les plats de ta région là-bas ou ici?

E. : Ah, bien, il y a des petits plats régionaux comme le lapin aux pruneaux, la tourte aux poireaux.

Comme dessert, bon bien, avant, on appelait la tarte à gros bord.

C’est une tarte faite avec de la pâte, pour ainsi dire, de boulanger avec une crème épaisse dessus.

Et, donc, c’était… M. : Des fruits ou quelque chose, non?

E. : Non, non.

C’était… On faisait ça comme ça.

Avec la crème seulement, la vanille, et…M.

: Vous utilisez beaucoup de… de la crème fraîche ou de la crème… E. : Bon.

Avant, non.

M. : En Normandie, je crois qu’ils utilisent… E. : Oui.

En Normandie parce que là c’est le pays laitier M. : Chez vous, non?

E. : Non.

Non, pas trop.

Pas trop.

C’était, bon… Puis, moi, à cette époque là, c’était les produits de la ferme, du jardin.

Alors donc… M. : Des épices?

L’huile d’olive?

E. : Ah, non.

Pas du tout.

M. : Non.

E. : Ah, non.

Non, non.

M. : Ça c’est surtout le Sud de la France.

E. : Ah, oui.

C’est le Sud.

C’est le Sud.

Bon, là-bas c’était… il y a aussi la bière avec le houblon.

Beaucoup de houblon.

Donc on… J’ai… M. : Vous cuisinez à la bière aussi?

Ou… E. : Ah, oui.

Oui, oui.

La bière, le bœuf, la carbonnade de bœuf.

Et j’ai même fait la bière moi-même.

M. : Ah bon.

C’est dur à faire ça?

E. : Pas trop.

Il faut savoir la faire et puis… M. : Oui, bien sûr, comme tout.

E. : Il faut prendre le temps de la faire.

C’est tout.

Et les enfants pouvaient en boire parce qu’il n’y a pas d’alcool dedans.

Ah, c’était très bon.

M. : Parfait.

Comme tu as, donc, tes enfants, tes petits enfants, tu cuisines souvent?

E. : Ah oui.

M. : Beaucoup de gâteaux?

E. : Ah… M. : Oui, les enfants, ils aiment bien.

E. : Ah oui, j’ai toujours fait mes gâteaux moi-même.

Et puis, comment veux-tu ne pas cuisiner en ayant deux enfants cuisiniers?

M. : Ah.

E. : Bon.

M. : Ils sont tous les deux cuisiniers.

E. : Oui.

M. : Le… E. : Le garçon… M. : Le garçon et une fille.

E. : … et puis la dernière des filles.

M. : Et ils travaillent dans un restaurant?

Ils font… E. : Le garçon, il avait été chef cuisinier dans un petit restaurant à Paris et maintenant il a sa boucherie/charcuterie/traiteur qui est différent mais, bon, pour le traiteur, c’est bien.

Il a son propre commerce.

Et la fille est dans… elle travaille pour la préfecture du Val-de-Marne.

M. : Donc c’est une cuisine qui est… E. : Une cuisine qui travaille que pour Monsieur le Préfet… M. : Ah, d’accord.

E. : … quand il reçoit des… du monde.

M. : Et où ça, tu as dit?

E. : Dans le Val-de-Marne.

M. : Dans le Val-de-Marne?

E. : À Créteil.

M. : Oui.

Préfecture.

Ah, c’est parfait.

C’est un… Et l’autre fille fait quoi?

E. : L’autre fille, elle travaille à Carrefour, en secrétariat, et puis elle travaille avec son frère à la boucherie.

M. : C’est très bien.

E. : Voilà.

M. : Donc ta… peut-être ta passion de la cuisine leur a été transmise?

E. : Peut-être.

M. : Peut-être?

E. : Peut-être.

Mais, après, c’est eux qui m’ont appris à faire des choses.

M. : Ok.

Ils ont suivi des études… E. : Le CRP.

M. : … dans l’Hôtellerie?

E. : Le garçon, le CRP de cuisinier et la fille qui est allée jusqu’au brevet cuisinière/pâtissière et mise en assiette.

C’est-à-dire les décorations sur l’assiette.

M. : Oui.

C’est intéressant tous ça.

E. : Ah bien, ça fait des belles choses tout ça.

M. : Ils peuvent se préparer de bons petits plats.

E. : Oui, oui, oui, oui.

M. : Et, vu que, donc, dans… Bon, le Pas-de-Calais, c’est proche quand même de la Belgique.

Tu as déjà passée ou, toi et ta famille ont déjà été en Belgique?

E. : Oui.

Bon bien, forcément, étant près, on a tous été faire un petit tour en Belgique.

Surtout à Anvers qui a des… les canaux, on se pointe beaucoup… on fait du vélo.

Oui, un petit lieu de promenade.

M. : Très bien.

Donc, très bien Evelyne.

Donc, je te remercie de… E. : Eh bien, merci à toi.

M. : … nous avoir fait un peu partager ta vie et puis… E. : Merci à toi, Marianne.

M. : … j’espère à très bientôt.

E. : Et puis, à bientôt et bon courage.

M. : Merci.

Toi aussi.

E. : Au revoir!

M. : Au revoir!

Steve & Matthieu – Le Podcast High Tech

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Steve parle avec Mathieu au sujet du Podcast High tech, un podcast français de technologie basé en Belgique. Steve talks with Matthieu about Le Podcast High Tech, a French tech podcast based in Belgium.

S.: Ici c’est Steve.

M.: Comment vas-tu?

S.: Ça va très bien, merci.

Et toi-même?

On se tutoie.

Là, je ne sais pas les habitudes en Belgique.

M.: En Belgique?

Oui, oui, bien sûr.

S.: Ok.

Bien, très bien.

M.: En Belgique.

Bien, ça dépend.

En fait, ça dépend dans quel cadre.

Ça peut arriver que… Oui, c’est vrai que si on ne connaît pas la personne, on se vouvoie en général.

En tout cas dans le domaine des affaires.

Mais bon, ici c’est Skype, on est tranquille, on est détendu.

S.: Exactement.

M.: Il n’y a pas de problème de ce côté-là.

S.: Bon.

J’ai vu le site.

Je suis très impressionné par ce que, là, vous êtes en train de faire.

J’ai écouté quelques podcasts que vous avez faits à des lycées… dans des lycées, là, je crois.

C’était à Lille.

M.: Alors oui, c’est un projet collaboratif avec le lycée de Lille.

Et c’est Michel Goddard qui s’occupe des relations publiques qui a initié ce projet, effectivement, dans lequel participaient, donc, différents élèves ainsi que des managers et des chefs d’entreprise.

S.: Oui.

J’ai vu, par exemple, qu’il y avait, donc, le chef de Google – Google-Belgique – et que vous avez discuté du Web 2.0, par exemple.

M.: Oui, tout à fait.

Donc, ici, c’était dans le cadre des études des élèves, donc, qui est Éric Portier qu’on a reçu déjà pour la deuxième fois, en fait.

Hein?

S.: Oui.

M.: On le connaît très, très bien.

Quelqu’un de très, très sympathique qui gère, effectivement, Google-Belgique.

C’est le « Country Manager », donc, qui définit la stratégie ici pour la Belgique.

Bon bien, la Belgique par rapport au reste du globe, ce n’est pas grand-chose.

Hein?

C’est juste un petit pointillé.

Mais c’est vrai qu’on a ici, dans notre projet, on invite des personnes qui gèrent des projets innovants, qui sont dans des sociétés qui proposent, justement, des technologies qui sont sur le Web, le Web 2.0, qui proposent des nouvelles technologies et qui sont passionnantes, en fait.

Hein?

C’est surtout ça qui nous intéresse, c’est de les inviter.

Régulièrement, on invite, d’ailleurs, des gens à parler de leur société dans nos podcasts.

S.: Donc, comme ça, ce n’est pas uniquement des questions, comment dirais-je, purement techniques mais aussi des questions de marketing, de l’interaction sociale, de tout ce qu’il y a de nouveau qui s’en vient avec l’Internet.

M.: Oui.

C’est exactement ça.

Pourquoi?

Parce qu’on est passionné, nous, chacun, de la technologie.

On utilise le Web, on utilise, par exemple les outils comme Skype pour, justement, communiquer avec des personnes qui se trouvent à l’autre bout du monde.

Hein?

Comme…

S.: Oui, bien sûr.

Oui.

M.: Donc c’est vrai que c’est… tout ce qu’on a à proximité et tout ce qu’on a comme outils nous permettent de faire des choses formidables et on est tous dans le… on est dans le métier.

Hein?

On a une équipe avec des gens qui sont dans les télécommunications, dans l’informatique.

Et, donc, c’est ça qui nous passionne et c’est ça… c’est pour ça qu’on le fait.

S.: Oui.

Et les…

M.: On a, effectivement… on a effectivement… C’est Michel, bon, pour le lycée, c’est Michel Goddard qui a initié ce projet.

Il est passionné de…

S.: Et les lycéens, d’un côté, et puis les gens qui vous écoutent et qui vous écrivent de temps en temps, est-ce qu’ils s’intéressent… est-ce que c’est surtout des questions techniques qui les intéressent ou la, disons, la manière que ce sera utilisé et tous les aspects, disons, sociaux, etcetera?

Bien plus marketing, oui.

M.: Alors, c’est assez étonnant.

On a… parmi le public, on aussi bien des… ils sont principalement des gens qui sont dans le métier et qui… qui, justement, recherchent… recherchent justement à se divertir mais de manière aussi intelligente, on va dire.

Hein?

Entre guillemets.

Pour, justement, être… rester au courant de ce qui se passe sur le Web, des nouvelles technologies qui existent.

Et, parmi notre public, on a deux genres de personnes : on a des professionnels qui sont programmeurs, qui sont ingénieurs en informatique et qui, justement, utilisent notre podcast pour, dans la voiture ou pendant les embouteillages, pour pouvoir se divertir, et puis alors, on a également pas mal, aussi, de femmes qui réagissent.

Ça c’est étonnant.

Et c’est un public féminin et, ça, c’est principalement lorsqu’on organise des concours.

Alors, évidemment, on a… c’est principalement les femmes qui réagissent et, donc, là… Quand il s’agit de gagner des cadeaux, elles sont… elles sont toujours là.

Mais c’est ce qui est étonnant parce que, effectivement, comme on a… parmi le panel, on a des chefs d’entreprise qu’on invite mais nous, on est plutôt techniciens.

Techniciens mais, en même temps, on a des profils qui sont aussi technico-commerciaux, aussi, puisqu’on a pas mal d’affinité avec le contact client.

On est issus des télécommunications mais, le contact, la communication, c’est quelque chose qu’on a en soi et qu’on aime bien partager, justement.

C’est pour ça qu’on organise ce pod.

C’est pour pouvoir partager aussi nos connaissances avec… Mais on n’a pas vraiment un axe technique, on essaye de le rendre accessible à un maximum de personnes, évidemment.

Parce que si on était trop technique ou si on utilisait un jargon trop complexe, bien, la plupart des personnes seraient larguées et ce qu’on essaye d’atteindre, c’est un public le plus large possible.

S.: Oui.

Bien, c’est très intéressant pour nous parce que, justement là, pour l’apprentissage des langues, et moi j’en parle dix donc j’ai un peu d’expérience dans le domaine, si on peut apprendre les langues – les langues étrangères – à travers des matières, des sujets qui nous intéressent, bien on apprend beaucoup plus vite.

Ça semble évident mais là, dans les écoles, on enseigne les langues comment?

On enseigne par des livres de textes qui ne sont pas intéressants, on oblige les élèves à étudier la matière que le professeur veut imposer, etcetera.

Alors que, chez nous, on veut offrir, justement, à nos membres toute une gamme de contenus.

Donc il y a beaucoup, beaucoup d’ailleurs de nos apprenants, qu’ils soient Japonais, Espagnols, enfin, n’importe quoi, qui sont déjà dans la haute technique… enfin, la… comment on dit, technique d’information… l’informatique.

Donc…

M.: Oui.

S.: Parce que, pour eux, c’est plus facile d’accéder à notre système.

Mais on a aussi beaucoup de femmes, aussi surtout au Japon d’ailleurs qui étudient le Français, enfin.

Donc, pour avoir un sujet qui les intéresse, ça peut être l’informatique, ça peut être, je ne sais pas, la cuisine, ça peut être les sports, n’importe quoi, mais qu’on puisse étudier ç travers des matières, là, qui nous intéressent c’est très important.

M.: Je pense qu’effectivement on obtient des résultats qui sont meilleurs.

Ça, ça me parait évident.

Si ce n’est que pour se concentrer sur un sujet qui nous passionne, c’est beaucoup plus agréable, c’est beaucoup plus gai pour apprendre parce que ça devient quasi… pas naturel mais au moins, si on fait cet effort d’apprendre cette langue ou bien ce sujet-là, c’est vrai que je suis convaincu que c’est effectivement une très bonne chose de proposer des sujets précis.

Maintenant, c’est vrai que l’apprentissage de la langue c’est quelque chose.

Moi, j’ai quoi, j’ai le Français, j’ai le Néerlandais…

S.: Ah bon?

Ah bien, très bien.

M.: … et l’Anglais mais, bon, l’Anglais technique.

Principalement.

Parce que, il ne faut pas me demander à parler de la pluie et du beau temps en Anglais parce que je n’ai jamais eu l’occasion de le faire non plus.

Mais c’est vrai que, les langues, c’est quelque chose qu’on a tous en soi.

Hein?

Donc, il faut avoir une oreille, évidemment.

Hein?

S.: Mais il faut… Pas nécessairement.

Vous pouvez aller, là, tu peux aller sur notre système.

On a, par exemple… Est-ce que tu connais « IT Conversations ».

Ça c’est un podcast qu’on met sur notre système, avec les « transcrits » d’ailleurs, et ça parle de l’informatique – « IT » donc, « Information Technology » – mais c’est une façon de parler très… comment dirais-je… c’est des conversations.

Alors quand il s’agit de conversations, souvent le vocabulaire utilisé est plus limité donc c’est plus facile.

Et je crois que pour toi ça serait intéressant.

Mais… Qu’est-ce que je voulais dire?

Nous, aussi, on se veut une espèce de Web 2.0 parce que nos membres nous donnent aussi, enfin, il y a beaucoup d’interactions.

On a nos membres qui nous créent des contenus.

Par exemple, un de nos membres Français qui est allé à Zanzibar en vacances, bien, il nous donne une espèce de monologue sur sa visite à Zanzibar.

On a des membres qui se parlent entre eux, comme nous faisons maintenant, par exemple, et qui nous donnent… contribuent cela à notre communauté.

Donc on est… on se veut, d’ailleurs, un exemple de l’apprentissage – des langues cette fois-ci – à travers une communauté – parce que la plupart de nos membres ne paient pas, hein – c’est souvent quand on veut avoir un tuteur ou des services spéciaux qu’on paye d’avantage, enfin, qu’on paye.

Mais, donc, c’est un exemple de ce genre de… où le marketing et l’information et la communication et les consommateurs et les producteurs, ils sont tous mélangés… tout est mélangé ensemble.

Oui.

M.: Mais c’est ça qui est intéressant.

C’est vrai que la formule en apprenant par les podcasts c’est pratique et puis l’avantage c’est qu’on peut l’apprendre au moment où on veut.

C’est ça.

C’est surtout ça.

On l’a sur son iPod – tout le monde a un iPod, de nos jours – on le prend avec et c’est parti.

Que ce soit dans les embouteillages, que ce soit en allant dormir.

Moi j’écoute… pour aller dormir, j’écoute régulièrement la musique en podcast.

Donc, je télécharge mes podcasts et puis avant d’aller dormir « Hop!

» je lance un petit podcast et puis, voilà, je m’endors et puis, une heure après, ça se coupe tout seul.

S.: Ah bon.

M.: Souvent je me retrouve, d’ailleurs, avec les oreilles… bien, j’ai des petites oreillettes intra-auriculaires.

Et puis, je me réveille avec les oreillettes… le matin avec les oreillettes… je suis couché dessus et puis ça me gratte.

Ce n’est pas toujours évident mais ça marche très, très bien, par exemple.

S.: Mais, pour mous…

M.: Pour moi, je trouve ça…

S.: Pour notre système, là, il faut quand même le « transcrit ».

Donc, il faut le texte.

C’est pour ça que nous allons travailler avec vous, là, qu’on va vous donner, donc, les « transcrits ».

Nous, on va les utiliser.

Comme ça, les gens qui vont écouter notre podcast ou les podcasts que vous faites, là, sur le site, et on va donner des renseignements à nos membres pour qu’ils aillent directement télécharger, donc, ces podcasts mais qu’ils puissent ensuite les étudier dans notre système.

Alors, tous les mots qu’ils ne connaissent pas, ils vont les chercher, ils vont les mettre dans leur base de donnée, ils vont pouvoir, donc, réviser avec les « Flash Cards » comme ça.

Donc, petit à petit, la… disons, la terminologie technique en Français, ça deviendra… Donc, ils vont pouvoir comprendre de mieux en mieux.

Oui.

M.: C’est ça.

Mais ce qui est, justement… Ce qu’on essaye de faire aussi, c’est d’utiliser un minimum de termes techniques et alors, quand on… quand ça vient, parce que c’est automatique.

Hein?

On ne fait pas attention mais on utilise toujours un terme ou un jargon ou il y a des abréviations.

À tout moment, j’essaye – parfois je l’oublie ou parfois je fais l’erreur moi-même – mais j’essaye chaque fois de le traduire.

Donc, si c’est un mot en Anglais, j’essaye de le traduire quand même pour que les gens puissent comprendre de quoi il s’agit.

Quand on parle d’un SDK dans une conversation ou dans une phrase, c’est toujours bien d’expliquer ce que c’est un SDK, qu’il s’agit d’un kit de développement pour logiciel.

Mais…

S.: C’est quoi un SDK?

C’est quoi un SDK, par exemple?

M.: C’est ça.

C’est un « Software Development Kit ».

Donc, c’est un kit de développement logiciel qui sert, par exemple, à créer une application pour un téléphone mobile ou créer une application pour une application Web.

Donc c’est ce genre de… On essaye d’avoir un but aussi, on va dire, éducatif, entre guillemets.

Même si, effectivement, je veux dire, on n’a pas d’aspiration à être, comment dire, à devenir une école technique ou une école de nouvelles technologies.

Mais on essaye quand même de le rendre accessible au plus grand nombre.

Je pense que c’est important pour notre développement et puis pour que, justement, pas mal… pour que beaucoup de gens s’y intéressent aussi.

Et…

S.: Et les gens… Pardon.

M.: Non, vas-y.

Dis-moi.

S.: Oui, j’allais dire, les gens qui vous écoutent, est-ce qu’ils sont surtout en Belgique, en France, en Suisse, partout au monde?

Est-ce que vous avez une idée, là, de votre… Oui.

M.: C’est la France et la Belgique.

Et, bien sûr, on a la France en premier.

Pourquoi?

Parce que le potentiel et le nombre de francophones est quand même décuplé en France.

Donc le nombre d’auditeurs Français est plus important que le nombre d’auditeurs Belges.

Donc, c’est d’abord les Français, ensuite les Belges et alors… En fait, on s’adresse… l’avantage c’est qu’on s’adresse à tous les francophones du monde.

Hein?

Donc c’est ça également le…

S.: Au Canada?

Le Québec?

Vous avez des Québécois?

M.: Alors, je n’ai pas… eh bien, je n’ai pas eu l’occasion de côtoyer d’auditeurs Québécois mais, bon, vous êtes les premiers.

Et, d’ailleurs, je suis très, très, très content et très fier d’avoir un contact au Canada parce que, dans le concept et dans l’idée, moi, ce que j’aimerais bien également développer, c’est des podcasts, justement, avec de l’actualité vue par des gens qui se trouvent au Canada.

S.: Oui.

M.: Et, c’est chouette parce que si, maintenant, parmi votre staff il y a des gens qui aimeraient bien faire des podcasts en présentant des sujets « hi-tech » depuis le Canada, moi ça m’intéresserait bien.

J’ai déjà, donc, Sylvain Raton qui est un correspondant en France.

S.: Oui.

M.: Et, alors, je suis en pourparlers avec la Suisse aussi.

Parce que…

S.: Mais nous avons… mais, justement, chez nous, là, on est à Vancouver.

Hein?

Et, moi, je parle Français mais je ne connais pas la technologie.

Mais on a deux programmeurs.

Un, il est Russe et l’autre, il est Français.

Mais de France.

M.: Ah, mais tiens!

S.: Mais il habite à Vancouver.

M.: Ah, oui, oui.

C’est ça.

S.: Donc, lui – maintenant, il est en vacances – il est en France mais quand il sera de retour, bien lui, il pourrait faire… donner un reportage de Vancouver, de ce qui se passe ici sur la côte Ouest.

Si ça t’intéresse.

M.: Ça ce serait vraiment chouette.

S.: Oui?

M.: Ça ce serait vraiment chouette.

S.: Ah, bien, on va le faire.

M.: Oui.

Ah, oui, oui.

Ça, ce serait vraiment, vraiment bien.

Et, alors, ce sont des séquences de… on parle… l’avantage, c’est qu’ici on parle de sujets qui nous intéressent.

Donc, il n’y a pas de sujets qui sont…

S.: Lui, il vient de Nancy.

Il vient de Nancy.

Donc, pas trop loin de chez vous, là.

M.: Ah bien, c’est une excellente… Ah oui, ça c’est une très bonne… une très chose.

Moi ça me… ça me botterait bien.

Parce que, justement, je trouve ça enrichissant, déjà d’une part, et puis c’est gai et c’est… il faut utiliser le potentiel qu’Internet nous permet, justement de… nous propose.

Hein?

C’est vraiment ça.

Hein?

S.: Absolument.

Bien, voilà.

Peut-être qu’on peut terminer là-dessus.

C’est notre première conversation.

J’ai beaucoup apprécié.

Merci beaucoup.

Et j’apprécie beaucoup la collaboration qu’on peut avoir maintenant.

Et puis, Henry Prêcheur, comme il s’appelle, il sera de retour dans deux semaines, puis on va reprendre contact et trouver, disons, un moment qui convient et puis on va faire une interview entre vous deux, là.

Ok?

M.: Ah bien, c’est excellent.

Impeccable.

S.: Très bien.

M.: Eh bien, super.

Moi, je te remercie pour ce petit… ce petit entretien.

S.: Bien, c’est moi qui remercie.

M.: On se tient au courant, bien sûr.

S’il y a quoi que ce soit, tu m’envoies un petit mail ou tu n’hésites pas.

Hein?

S.: Oui.

Puis je vais mettre… on va monter ça sur notre site, je vais t’envoyer, enfin, les détails, là, pour que si il t’intéresse, tu peux l’écouter.

Sinon, sert- toi, là au site, parce que pour que ça soit… On n’a pas… qu’est-ce qu’on a… on n’a pas, par exemple, le Néerlandais.

Mais, un jour, on veut aussi offrir le Néerlandais.

Peut-être que tu pourrais faire une discussion en Néerlandais pour nos membres.

Enfin…

M.: Avec plaisir…

S.: Ok.

Merci beaucoup.

M.: … Steve.

S.: Ok.

M.: À bientôt!

S.: À bientôt.

Au revoir!

M.: Ciao!

S.: Ciao!

Serge et Marianne – Salutations

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S: Bonjour Marianne.

M. : Bonjour Serge.

S. : Ça va bien, oui?

M. : Oui, ça va.

S. : La dernière fois que nous avons parlé ensemble, je t’avais dit qu’on pourrait peut-être parler du tutoiement et du vouvoiement en Français et, en fait, j’ai vu, dans les différents podcasts en Français, que ce sujet avait déjà été traité.

Je me demande si, d’ailleurs, si ce n’est pas toi qui avais posté ce contenu, enfin, bref… Donc, je me suis dit : « Ce n’est peut-être pas la peine de reparler de ça.

Et, donc, j’ai pensé à autre chose qu’on pourrait évoquer.

Justement, en prenant la ligne, c’est le fait… la façon de se dire bonjour.

Bon, là, il se trouve que on le fait en ligne avec Skype donc c’est un peu différent mais quand on rencontre la personne en vrai, enfin, réellement, je sais que c’est très différent.

La façon dont se dit « bonjour », en France, c’est très différent que dans les pays anglo-saxons, par exemple.

Parce que j’en ai fait l’expérience avec des amis Américains que j’ai rencontrés.

Et, donc voilà, si tu voulais, on pourrait éventuellement parler de ça.

La façon de se dire bonjour.

Je ne sais pas si, toi, tu as remarqué aussi, puisque je sais que tu connais des Américains, peut-être des Anglais, je ne sais pas mais en tout cas des Américains.

Je sais que tu as des amis là-bas.

M. : Oui.

S. : Tu as peut-être eu l’occasion donc, déjà, de les rencontrer et… M. : Pas encore.

S. : Comment, comment?

Non?

Pas encore?

M. : Bientôt mais pas encore.

S. : Ah!

Bientôt, pas encore.

Donc, voilà.

Donc je te parlerai de mon expérience.

Et, en fait, moi, par exemple, quand j’arrive au travail le matin, on a l’habitude, tous les collègues, on se dit bonjour mais, en même temps, on se serre la main.

Et… Bon.

Le matin systématiquement.

Le soir un peu moins.

On se dit « au revoir », bien sur.

On se serre la main plus rarement mais… Et je crois que ça, c’est un truc vraiment particulier à la France.

C’est… Je ne sais pas ce que tu en penses.

Enfin, entre hommes, en tous cas, on se serre la main.

Entre femme, je ne sais pas, peut-être que vous… M. : Non.

Non, pas vraiment.

S. : … vous vous faites la bise, non?

Ou… Non?

M. : Non, pas vraiment non plus.

Enfin, ça dépend.

S. : Pas vraiment?

M. : Ça dépend des personnes mais, moi non, je dis bonjour et ça s’arrête là.

Sauf, vraiment, si j’ai plus d’affinité avec une personne.

Dans ce cas là, oui, on se fait la bise.

Il peut arriver qu’on se serre la main mais, enfin, avec un homme.

Mais ce n’est pas une obligation.

Souvent, je dis bonjour et c’est tout.

S. : Comme ça, oui, d’accord.

M. : Oui.

S. : Ok.

Même au bureau, même quand tu… M. : Oui S. : … tu arrives au bureau?

M. : Oui.

S. : Ah, oui.

Pourtant, tu… M. : Tout simple.

Bonjour.

S. : Bonjour, oui.

Et le soir?

« Au revoir »?

M. : Voilà.

S. : Ah, oui.

Tout simple aussi.

Pourquoi pas?

M. : Tout simple.

S. : Pourquoi pas?

Parce que, je ne sais pas, moi j’ai l’impression que c’est un… je ne sais pas, une espèce de rituel.

M. : De rituel.

S. : Voilà.

Et puis… pour, je ne sais pas là, l’acte de se saluer et de se quitter, je ne sais pas, on marque ce geste.

C’est une façon de marque le geste de se quitter ou de se retrouver, je ne sais pas, de se serrer la main.

Et, je veux dire, même si, la personne, je discute avec elle, je ne sais pas, cinq minutes seulement, bien quand je la rencontre je lui serre la main et, cinq minutes après, je vais lui dire au revoir et je vais lui serrer la main.

Alors, est-ce que c’est particulier à moi?

Ou est-ce que c’est un… M. : Non.

Je ne pense pas que ce soit particulier à toi ou que… Il y a plusieurs personnes qui se serrent la main ou, suivant les classes… Si ce sont des hommes ou des femmes qui se serrent la main ou qui se font la bise.

S. : Parce que, justement, entre hommes et femmes, c’est différent.

M. : Non, en général, on se serre la main.

S. : Oui.

Se serrer la main.

Je ne sais pas, moi, je… Bon, c’est vrai que c’est… M. : Ça dépend, le niveau de connaissance aussi.

Si… S. : Voilà.

Voilà, je crois que c’est ça.

M. : Si c’est de la famille, si ce sont des amis proches… S. : Voilà.

M. : … si ce sont des collègues.

S. : Des parents?

M. : Voilà.

C’est différent.

C’est… on ne peut pas… On ne se comporte pas de la même manière si ce sont des amis ou des collègues ou des étrangers.

S. : Voilà.

Est-ce que c’est particulier à ma corporation aussi?

Nous, dans l’armée, je veux dire, on lie plus facilement connaissance.

Peut-être parce qu’on est une corporation un peu à part, je ne sais pas.

Facilement à ça, facilement à se faire la bise, peut-être plus facilement que dans le… M. : Même entre hommes?

S. : Ah, non!

Pas entre hommes.

Non.

M. : Ah, oui.

Ça m’étonne.

S. : Je crois qu’entre hommes, on se limite vraiment à la famille, et encore, à la famille proche, je dirais.

Bon, la famille proche.

Mais, par exemple, mon amie… Donc, j’ai une amie américaine qui est venue au mois de mars, je crois, et c’était la première fois qu’on se voyait en personne et, bon bien, on s’est fait la bise.

C’est vrai qu’on se connaît à travers Skype depuis plus de deux ans, peut-être trois ans, donc il y avait une certaine intimité, on va dire.

Donc, on s’est fait la bise.

Et je me souviens, quand je l’ai raccompagnée au train à la gare de Bordeaux, bien, je l’ai accompagnée jusque dans le wagon pour trouver sa place puisque c’était le TGV, donc, avec une place réservée, je l’ai accompagnée.

Et, à ce moment là, elle m’a dit : « Bien, on se dit au revoir à l’Américaine.

» Et, à l’Américaine, c’est vrai que c’est différent parce que, en fait, on s’est, comme ils disent, on s’est embrassés.

C’est-à-dire, on s’est pris dans les bras et… M. : Oui.

Une accolade.

S. : Voilà.

Une accolade.

Et c’est tout à fait… Ça ne m’a pas choqué puisque, bon, je sais que c’est américain mais je veux dire… M. : Non.

Ça ne choque pas… S. : … ce n’est pas du tout, pas du tout courant de voir ça en France, les gens se faire des accolades.

Peut-être que les hommes, oui, vont se faire peut-être une accolade.

Des amis… de très bons amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps.

Je ne sais pas.

Peut-être que ça me choquera moins, enfin.

Là, c’était assez bizarre.

M. : Enfin, moi ça ne me choque pas non plus, non, de… S. : L’accolade?

M. : Non.

Bon, je sais que ce n’est pas courant en France, mais là-bas, enfin, c’est… S. : J’ai même une autre amie… M. : C’est comme ça.

S. : … oui, une autre amie américaine qui me disait que même dans la famille c’était… ils ne s’embrassaient pas.

Ce n’était pas très courant, quoi, de… Alors que moi, ma fille, chaque fois que je la revois quand je vais la chercher ou quand elle arrive de la fac et tout ça, bien, on s’embrasse.

Je veux dire, c’est un geste tout à fait naturel.

Et elle me disait : « Non.

Nous on n’a pas de geste comme ça, très… » On se dit : « Hello », « Hi », « bonjour » avec un petit signe de la main et, en fait, ça se limite à ça.

M. : Ah, d’accord.

S. : Et, ça, j’ai trouvé… Donc, tu vas pouvoir faire l’expérience très bientôt.

M. : Oui.

S. : La façon dont ils… Où est-ce que c’est?

Où est-ce que tu vas, exactement, aux Etats-Unis?

M. : Aux Etats-Unis?

C’est dans le Michigan.

S. : Ah!

Tu vas dans le Michigan.

Alors, je suis très mauvais en géographie américaine.

C’est vers les Lacs, c’est ça?

M. : Oui.

Les Grands Lacs.

S. : Et tu ne m’as pas dit que tu allais aussi sur la côte Ouest?

M. : Ah, non.

S. : Ah!

Je… Bon.

Donc je… M. : Non.

C’est mon vœu… je dirais un de mes vœux les plus chers, mais enfin, c’est un de mes vœux qui va s’exaucer et mon deuxième vœu, je souhaite qu’il va se réaliser.

S. : Une autre fois, oui.

Tu m’avais parlé de San Francisco, c’est pour ça que je… M. : Non.

Non, non.

Pas San Francisco.

S. : Ah, non.

D’accord.

Ok.

Et tu as étudié un peu la géographie des lieux avant d’aller là-bas?

Savoir un petit peu, bien, l’Histoire du Michigan, des Lacs, tout ça.

Non?

Tu… M. : J’ai vu certains documentaires à la télévision et il y a eu toute une série, en plus, sur le Michigan et les Grands Lacs.

S. : Oui.

M. : Et il y a beaucoup de tempêtes sur les Grands Lacs.

S. : Oui.

M. : Donc, … pour l’Histoire, non, je n’ai pas… S. : Ils sont grands comment ces fameux Lacs?

Parce que, moi, j’ai vécu, bien, longtemps sur… au bord du lac Léman, ou lac de Genève comme l’appellent les Suisses et, en fait, c’est… M. : C’est plus grand.

S. : … c’est le plus grand lac d’Europe, je crois, mais, en fait… M. : Les Grands Lacs portent bien leur nom.

Ils sont plus grands.

Je ne veux pas faire d’erreur donc je ne veux pas dire une certaine distance mais c’est quand même assez important.

Enfin, à notre niveau.

Hein?

Pour les Américains, c’est petit.

Mais… S. : Bien, c’est-à-dire que oui, si… M. : Vu la grandeur du territoire.

S. : … la France, elle doit être grande à peu près comme le Texas ou quelque chose comme ça.

C’est vrai que c’est un petit peu… M. : Les distances… La notion des distances est complètement différente.

S. : Oui.

M. : On… Quelqu’un peut dire : « Viens, on va aller boire un café.

C’est juste à côté.

» Puis, en fin de compte, ils prennent la voiture et ils font quatre heures de route.

S. : Ça fait cher le café.

Au prix du litre d’essence maintenant… Oui, d’ailleurs je crois que, là-bas, ils ne prennent pas beaucoup le train.

Ce n’est pas un transport en commun très… M. : Il y a des autobus de grandes lignes.

S. : Ah!

Il y a des autobus de grandes lignes.

Ça doit être interminable ces voyages là-bas.

M. : Oui.

S. : Parce que mon amie me disait de voyager, bon, énormément, bien, en avion.

C’était pratiquement tout le temps en avion.

C’est vrai qu’en France, en avion… M. : C’est plus rapide.

Hein?

S. : Oui, c’est plus rapide mais, bon, il y a beaucoup de lignes en France.

Par exemple, si je veux aller de Bordeaux à, on va dire à Strasbourg, il vaut mieux que je prenne le train parce que, de toute façon, il ne doit pas y avoir de ligne directe.

Donc, à mon avis, il va falloir aller jusqu’à Paris.

Et peut-être qu’il aura un avion pour faire Paris-Strasbourg mais ce ne sera pas… ce n’est pas intéressant.

C’est beaucoup plus rapide par le train en France.

Pour la plupart des voyages.

À part quand il y a une ligne directe.

Je crois que Bordeaux-Paris en cinquante minutes, cinquante-cinq minutes peut-être, c’est… M. : Ça je ne peux pas dire.

Je ne sais pas.

S. : Et, donc, ton avion, tu… C’est combien de temps que tu as… le voyage va durer?

M. : Deux heures.

Si je prends… non, si je prends le décalage horaire.S.

: Ah, oui, d’accord.

Donc, dans l’autre sens, ça risque d’être beaucoup plus long, alors.

M. : Bien, pour revenir, ce sera un voyage de nuit.

S. : Ah, oui.

M. : Il parait que les trajets de l’Amérique jusqu’à la France, ce sont surtout des voyages de nuit.

S. : À cause, peut-être de, oui, ce décalage.

C’est peut-être plus simple, je ne sais pas.M.

: Je ne sais pas.

C’est ce qu’on m’a dit.

Quand j’ai regardé les horaires, j’ai dit : « Oh!

Deux heures?

C’est pas mal.

Ça va être rapide!

» S. : Ah, oui.

Et tu restes combien de temps?

M. : Bien sûr, il faut rajouter six heures.

S. : Oui, six heures.

Tu restes combien de temps là-bas?

Combien de temps?

M. : Ah!

Cinq semaines, à peu près.

S. : Cinq semaines?

Ça fait de belles vacances.

Cinq semaines!

M. : Oui.

S. : Tu vas revenir, tu seras… tu vas parler Anglais couramment.

M. : Oh, si seulement.

S. : Parce que tu seras vraiment, là-bas, en immersion totale ou tu vas voir des Français qui vivent là-bas?

M. : Non.

S. : Ce sera de l’immersion totale.

Alors là, ça, c’est le… ça vaut tous les cours de… M. : Je vais me préparer des comprimés pour le mal de tête et des bouteilles d’eau.

Serge et Marianne – Working in France

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S.: Bonjour Marianne.

M. : Bonjour Serge.

S. : Comment vas-tu aujourd’hui?

M. : Je vais très bien.

Et toi?

S. : Bien, très bien aussi.

En somme, je suis un tout petit peu enroué parce que… parce que, bien, le temps, en ce moment, n’est pas… M. : Il est changeant.

S. : Oui.

Et sur toute la France.

Donc je pense que chez toi aussi c’est la même chose.

M. : Oui.

On ne sait pas vraiment ce qu’il va y avoir comme temps le lendemain.

S. : Oui.

Mais j’ai vu, sur un… sur la météo, la carte météo, que dans le Nord et le Nord-Est, en ce moment, il fait plus chaud que dans le Sud-Ouest, à Bordeaux, alors que d’habitude ce n’est pas vraiment le cas.

M. : Il fait lourd.

Je trouve qu’il fait, il ne fait pas vraiment froid mais c’est couvert et le temps est lourd.

Ce n’est pas très agréable.

S. : Oui.

Mais ici, entre les averses on a l’impression d’être au mois de mars, au moment des giboulées.

Hier, on a eu le vent, l’orage, la grêle.

Et puis, voilà, donc pour mon entraînement de vélo c’est, ce n’est pas vraiment le temps idéal.

Il faut trouver un, une petite accalmie et le problème de l’entraînement de vélo c’est que si tu prends ton vélo pour partir juste pendant une heure c’est, ça ne vaut pas la peine.

Donc, voilà.

M. : Tu fais du vélo pendant combien de temps normalement?

S. : Oh, bien, il faut au moins trois heures à chaque fois pour que ça vaille la peine, oui.

Voilà.

Et puis, bon, c’est vrai que la région ici se prête au vélo bien que ce ne soit pas très, il n’y a pas de montagnes, c’est assez plat.

D’ailleurs je… toi, tu habites à Melun, je crois.

M. : Oui.

S. : C’est dans le Sud, Sud-est de Paris.

Je ne connais pas trop la région.

M. : Au Sud-Est.

C’est le Sud de la Seine-et-Marne.

La Seine-et-Marne, c’est la région à l’Est de Paris.

S. : Ah, d’accord.

Et comment est le… la région?

Je veux dire, c’est tout plat ou est-ce que vous avez des forêts.

Je ne connais vraiment pas cette région.

M. : Dans le Sud de la Seine-et-Marne, oui, il y a beaucoup de forêts.

Et pas très loin d’ici, bien, à Melun, il y a la forêt qui est juste à côté.

Et puis, toute la région, je suis à peut-être trois-quarts d’heure, je ne sais plus exactement, de Fontainebleau et il y a la forêt de Fontainebleau qui couvre plusieurs hectares, qui est très grande.

Donc, oui, c’est très boisé, il y a de beaux paysages.

S. : Ah, oui.

Et tu travailles à Melun ou…?

M. : Je travaille aussi à Melun, oui.

S. : Ah, oui.

Et tu es loin de ton travail?

M. : Non.

À pied, à un quart d’heure, à peu près.

S. : Ah, tu peux aller à pied à ton travail.

M. : Oui.

S. : Donc, c’est quand même pas très loin parce que… M. : Non.

S. : Parce que on a l’habitude d’entendre que dans la région parisienne les, il y a beaucoup de problèmes, les gens ont beaucoup, beaucoup de trajet, ils passent beaucoup de temps dans les trajets, c’est… c’est… M. : Oui mais il y a une différence entre la proche banlieue de Paris et puis la région qui est plus éloignée, la Grande Couronne comme on dit.

C’est différent.

Les villes sont différentes.

Plus proche de Paris, on dit que c’est des cités dortoirs.

Et, mais les gens vont travailler à Paris.

Bon, ici aussi.

Tous les matins, je le vois, il y a des bus qui sont bondés, il y a des trains directs parce que les gens travaillent sur Paris ou… Moi, j’ai la chance de travailler à côté quand même.

S. : Et, donc, Melun c’est la Proche Couronne, donc.

M. : La Grande Couronne.

S. : La Grande Couronne, Grande Couronne.

M. : C’est à peu près à… je dirais… je ne sais pas, cinquante kilomètres de Paris.

S. : Ah, oui.

Donc avec… oui, avec les trains c’est quand même, on peut dire que c’est… M. : Ah, il y a des trains directs… il y a des trains directs donc en une heure, je suis à Paris.

S. : Ah, oui.

Et tu vas souvent à Paris?

M. : Non.

Pas vraiment.

S. : Non?

M. : Je n’y vais pas trop.

S. : C’est, la ville ne te plait pas ou les gens, enfin, je ne sais pas.

Paris, je ne… M. : Le plus, c’est le trajet.

Je ne conduis pas et je n’aime pas vraiment le train, je n’ai pas vraiment une phobie mais quand je peux éviter je… Non.

S. : Parce que, une heure de train, oui, c’est que ce n’est quand même pas très long mais, oui, c’est… M. : Non, ce n’est pas très long.

C’est… En début d’année, en fin d’année dernière et puis en début d’année, j’ai dû aller à Paris à cause de mon travail donc il a bien fallu que je fasse le trajet.

Mais non, si je peux éviter, je ne le fais pas trop.

Puis je prends les trains directs, pas les trains où il y a des arrêts.

S. : Des arrêts, oui, toutes les petites gares de… M. : Oui.

S. : Et ton travail, c’est… qu’est-ce que c’est comme travail que tu fais?

M. : Je suis à la réception dans un lycée.

S. : Ah, d’accord.

Et, donc, ça… c’est des jeunes de… à partir de quatorze ans, quinze ans, je ne sais plus.

M. : Seize ans.

S. : Seize ans?

M. : De seize ans jusqu’à, à peu près, vingt ans parce que les élèves peuvent suivre leur scolarité pendant deux, trois… deux, trois ans après le baccalauréat, donc il y a des élèves de, à peu près, vingt ans.

S. : Donc, c’est l’accueil des élèves.

M. : Oui.

S. : Et, donc, ça… M. : Répondre au téléphone, accueillir les élèves, les parents ou… S. : Ah, d’accord, d’accord.

Est-ce que c’est un peu un travail de secrétariat, de… c’est particulier, non?

M. : Non.

Je ne dirais pas vraiment que c’est du secrétariat, c’est du… ça me vient à l’esprit, c’est du filtrage.

S. : Filtrage, d’accord.

Mais tu as affaire aux parents dans quelles circonstances par exemple?

Pour quand ils viennent se plaindre, quand ils ont besoin de renseignements sur un cours?

M. : Non.

Je suis à l’accueil.

Donc les parents… enfin, toutes les personnes de l’extérieur viennent à l’accueil pour se renseigner.

S. : Ah, pour être orientés?

M. : Oui.

Pour être orientés à l’intérieur de l’établissement et puis, s’ils veulent des renseignements, que je puisse leur répondre, quoi.

S. : Oui, oui.

D’accord, d’accord.

Et tu as des horaires, donc, particuliers ou…?

M. : On est à deux sur le sur le service donc… L’établissement est ouvert tôt le matin et jusqu’à, à peu près, huit heures et demi le soir donc on est à deux.

Moi, je travaille le matin.

S. : Toujours?

M. : Tous les jours, oui.

S. : Ah, d’accord.

M. : Il y a quelques années, je travaillais le soir mais je préfère le matin donc je… S. : Ah, d’accord.

M. : Oui.

S. : Et, pendant les vacances, ah bien, le lycée est fermé donc?

M. : Oui.

S. : Donc, oui, ok.

Donc tu bénéficies des vacances scolaires, en fait.

M. : En partie.

Pas toutes les vacances scolaires parce qu’il y a des permanences… S. : Ah, oui.

M. : … à assumer mais… S. : C’est-à-dire avant la rentrée et un petit peu après des… M. : L’établissement est fermé sans vraiment l’être.

S. : Ah.

M. : Par exemple, s’il y a quinze jours de vacances, pendant les quinze jours, il doit y avoir une personne à l’accueil.

S. : Ah, oui, d’accord.

M. : Donc on fait des roulements.

Mais, enfin… S. : C’est un job qui te plait ou tu as l’intention de le faire longtemps?

Je ne sais pas.

M. : J’aime assez parce que c’est assez varié.

Bon, en gros, comme dans tous les emplois, je fais toujours la même chose mais, enfin, je vois les situations sont différentes.

Je ne vois pas les mêmes personnes, c’est… J’aime bien.

Et j’ai le contact avec les autres personnes… S. : Voilà.

Le côté relationnel te… M. : Côté relationnel me plait beaucoup, donc oui, j’aime beaucoup.

J’aime moins quand il y a des problèmes avec certains élèves mais je n’ai pas à me plaindre de l’établissement.

Ça… S. : Il y a longtemps que tu fais ce métier et que tu travailles dans cette… dans ce lycée?

M. : Oui, ça fait une dizaine d’années, ça fait un certain temps déjà.

S. : Donc tu as un certain recul.

Est-ce que tu as noté un gros changement dans le comportement des élèves?

Parce que, moi je me souviens, bon, ça remonte à beaucoup plus loin, quand j’étais lycéen, la discipline était quand même assez stricte par rapport à maintenant.

On respectait les professeurs, on avait une peur bleue du proviseur ou du surveillant général, enfin, c’était quand même… ce n’était pas le bagne mais je suppose que maintenant… M. : La notion de respect était différente.

S. : Voilà.

Çà a dû changer… M. : C’est différent, oui.

S. : C’est différent.

M. : Oui.

Et, toi, tu fais quoi comme travail?

S. : Moi, je suis militaire dans l’armée de l’air depuis bien longtemps maintenant.

Ça fait trente-trois ans, oui, que je suis rentré dans l’armée.

Dans l’armée de l’air.

Et je suis dans les… je suis technicien dans les télécommunications, surtout radio télécommunications c’est-à-dire les… tout ce qui est communication entre la tour de contrôle et les avions, entre autres.

Et puis on a aussi… on a des matériels un peu plus gros pour faire toutes les liaisons longue distance qui sont utilisés, bien, sur les théâtres d’opération quand la France est présente à différents endroits.

Il y a l’Afghanistan, il y a… enfin, ce genre de pays qui sont très accueillants.

Et, donc, voilà.

Et puis, aussi, j’ai eu l’occasion aussi de faire un peu de liaison satellite, de travailler donc… C’est vrai que c’était assez varié.

Je dis « c’était » parce que maintenant je… vu mon ancienneté et mon grade, je fais plutôt maintenant du travail de bureau.

Donc, j’ai un petit peu coupé le contact avec la partie… M. : Le terrain.

S. : Oui, avec le terrain, voilà.

C’est… mais, bon… M. : Et quel est ton grade?

S. : Là, je suis adjudant-chef.

Donc, en fait, je suis arrivé au bout, on va dire, de… maintenant j’attends tranquillement l’âge requis pour… M. : La retraite.

S. : … pour quitter quand ils vont me dire : « Bon.

On n’a plus besoin de vous.

Merci beaucoup pour vos services.

Bon, bien voilà, au revoir!

» Non mais… mais, bon, j’ai… M. : Ça doit être intéressant, hein?

S. : Oui, oui.

Bien, intéressant parce que j’ai fait différentes affectations donc j’ai vu… je me suis promené un petit peu à différents endroits dans le monde donc… Et puis j’ai fait des… j’avais des emplois un petit peu différents suivant les bases donc c’est vrai que c’était varié.

M. : Mais toujours dans la communication.

S. : Ah, oui.

Toujours, oui.

On reste quand même dans son champ de départ.

Donc, moi, c’était la communication… télécommunication donc j’ai toujours travaillé quand même dans ce truc et puis… Mais, bon, comme c’est assez vaste, on peut faire différentes choses et puis, c’est vrai que c’est… Et c’est bien, d’ailleurs, parce que je crois que la routine c’est ce qu’il y a de pire dans le travail en général.

C’est de tomber dans une routine.

On perd la motivation, on n’a plus envie d’aller au travail, c’est… Alors que moi, non, j’ai toujours été content d’aller travailler, c’est… M. : Et cela fait combien de temps que tu es à Bordeaux?

S. : À Bordeaux?

Je suis arrivé en 2001.

Oui, 2001, en avril 2001.

Je me souviens, oui, le 18 avril 2001 exactement, voilà.

Je revenais d’un an, un peu plus d’un an dans les terres australes, dans… Et donc, à l’issue, on prend quelques congés parce que pendant treize mois on n’a absolument pas de vacances donc… Et puis après, bien, on se trouve affecté sur une autre base donc, moi… Voilà, c’est pour ça que je suis arrivé en milieu d’année à Bordeaux dans un nouveau service.

M. : Mais c’est toi qui a choisi ou alors c’est imposé?

S. : Oui, oui, j’ai… Bon, en principe, on peut choisir mais le problème actuellement c’est que les gens n’aiment pas, par exemple, travailler à Paris.

Quand tu… quand tu as une famille et que tu es installé dans une région et qu’il faut… on te dit : « Il faut aller, aller là-bas.

» Il faut donc… avec sa famille sur Paris c’est très, très difficile.

La vie est beaucoup plus chère, c’est difficile de se loger, il faut que le conjoint se retrouve un emploi donc on est un petit peu réticent à aller là-bas.

Donc, moi… M. : Et vous devez chercher un appartement par vous-même ou l’armée vous aide?

S. : L’armée est censée nous aider mais le parc immobilier est très pris à Paris.

Donc c’est difficile d’avoir quelque chose.

L’armée n’a pas beaucoup de choses à proposer.

Alors, soit elle nous trouve quelque chose dans la banlieue donc à… on se retrouve confronté… M. : Au moins de provisoire, oui.

S. : … au problème des trajets et, si on veut être plus près de Paris, on tombe en ce moment dans des loyers vraiment trop élevés, quoi, par rapport à la province donc… M. : Paris, c’est la capitale.

C’est cher.

S. : Voilà.

Et en plus, voilà, c’est la capitale donc… Je pense, je suis même sûr, que je suis mieux à Bordeaux.

Donc tant que je peux rester là, bien, voilà.

Si je pouvais finir ici ça serait vraiment bien.

M. : Il y a un certain nombre d’années à respecter?

Par exemple, dans un an, deux ans, on peut te dire de partir ailleurs ou…?

S. : Non, en général, pas deux ans mais… M. : Non, mais là, ça fait sept ans.

S. : Là ça fait sept ans, c’est-à-dire que, oui, dans l’année prochaine ou dans deux ans j’ai bien peur qu’on me dise d’aller voir un petit peu ce qui se passe ailleurs.

Entre autre, à Paris.

Et ça c’est, oui, c’est ce que je crains le plus.

Voilà.

M. : Mais, en fin de carrière, il n’est pas possible de rester plus?

Plus longtemps?

S. : Bien, non, parce que, en fait, tout le monde aimerait finir à Bordeaux ou, enfin, dans des bases comme Bordeaux qui sont quand même… c’est une région, quand même, qui est très attirante.

Donc, comme tout le monde… M. : C’est plus près de la mer.

S. : Voilà.

Ah, oui.

Mais en plus, moi, j’habite, donc, je n’habite pas à Bordeaux, j’habite à Andernos-les-Bains qui est une station balnéaire à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux et moi, j’ai la mer à la plage à deux cents mètres, à peu près, ou trois cents mètres de la maison donc… M. : Parfait.

S. : Oui, parfait.

Donc, c’est la… ce n’est pas la mer, c’est le Bassin d’Arcachon donc c’est un petit peu différent.

Le Bassin d’Arcachon c’est un… ils font… ils pratiquent les… les ostréiculteurs, ils pratiquent la culture… l’élevage des huîtres donc on ne peut pas s’y baigner, ce n’est pas adapté mais n’empêche que, à marée haute, la mer est à nos pieds, quoi, c’est vraiment bien.

Et, si vraiment je veux aller à l’océan, je suis à une dizaine de kilomètres, peut-être ou, oui, dix kilomètres de l’océan et donc, là, c’est vraiment bien.

C’est… Dès qu’il y a… dès qu’il y a un rayon de soleil, on a l’impression d’être… d’être en vacance donc c’est quand même, oui, c’est une région privilégiée.

Vraiment.

M. : C’est bien.

S. : Oui.

M. : Très bien.

S. : Voilà, bien, je ne sais pas si on a bien décrit nos régions.

Non, on a peut-être plus décrit notre travail.

Je pense qu’on va essayer… M. : Oui.

Petite présentation.

S. : … oui, de notre travail.

On pourra essayer, oui, de parler de, quand on aura plus de temps, de parler de notre région et puis d’autres régions en France.

M. : Oui, faire découvrir… S. : J’en connais un petit peu quelques-unes, quoi, parce que j’ai… au gré des mutations j’ai vu quelques régions.

Je crois que, il y a beaucoup de choses à découvrir en France.

De belles régions.

M. : Oui.

Bien, j’aurai le plaisir d’écouter ça.

Je pense que tu as fait… découvert plus de régions que moi.

S. : Je ne sais pas.

Peut-être que je vais apprendre de toi.

Tu as une vie extraordinaire de voyageuse donc, je ne sais pas.

On verra.

On verra donc la prochaine fois.

Et… M. : Très bien.

S. : Voilà.

Donc, bonne soirée.

Et puis à… M. : Bonne soirée, Serge.

S. : … à très bientôt, donc.

M. : À très bientôt.

Au revoir.

S. : Bye, bye.

Le vélo en ville

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S.: Bonjour Henri!

H.: Bonjour Steve!

S.: Tu sais ce que je veux discuter… de quoi je veux discuter aujourd’hui?

H.: Non, parce que tu m’as dit que c’était une surprise.

S.: C’est ça.

C’est une surprise.

Je lisais ce matin dans le journal qu’on… qu’on avait fait une étude aux Etats-Unis, et la plupart des Américains, et bien, ils préfèrent… – comment dit-on, « commute » – …aller au travail en voiture plutôt qu’en vélo.

H.: Ah!

C’est incroyable, ça.

S.: Incroyable!

Ils trouvent… la plupart des Américains, ils trouvent que quatre roues c’est plus confortable que deux roues.

H.: Oui.

Mais ce n’est pas très, très étonnant.

C’est beaucoup plus facile d’aller en voiture qu’en vélo.

Ça dépend…

S.: On se demande pourquoi il fallait une enquête pour arriver à cette conclusion.

H.: Oui, oui.

Bien, ça… c’est assez amusant parce que j’ai lu, il n’y a pas longtemps, un article, je ne me souviens plus trop où, mais c’était un article sur le… le savoir… le savoir commun, des choses qui sont considérées comme… comme du bon sens et qu’en fait… qui en fait n’ont jamais été prouvées.

C’est ce qu’on appelle… je ne me souviens plus, c’est le… ça portait un nom en Anglais mais je ne me souviens plus.

C’est des choses qui paraissent évidentes mais jamais il n’y a rien qui a été… il n’y a aucune étude qui a été faite pour prouver ça.

Par exemple, on sait, tout ce qui est gadget technologie, on pense que… ce qui parait logique au premier abord, si on se dit : « Oui, les gens achètent ça pour se sentir bien.

» Mais on n’en sait rien, en fait.

On se dit, parce que c’est notre expérience, « Peut-être que les gens l’achètent parce qu’ils pensent vraiment que c’est utile.

» Et, apparemment, il y a une étude qui a été faite il n’y a pas longtemps qui dise : « Oui, en effet, les gens achètent des… des iPhones, des iPods, essentiellement pour se sentir bien, pour se sentir intégré à… à une espèce de communauté vu que tout le monde autour fait la même chose.

S.: Oui.

Mais, oui, c’est ça.

Mais revenons au vélo.

J’ai trouvé ça intéressant, d’abord parce que, ensuite, là où je veux en venir c’est… c’est le fait que, toi, tu as un vélo.

Et, toi, tu viens au travail en vélo.

H.: Absolument.

S.: Alors, tu es très écologique.

H.: Oui, je… je sais… Il y a plusieurs facteurs en fait qui font que le vélo est intéressant…

S.: Et… ou économique!

Je ne sais pas…

H.: Oui.

Ah, il a… il y a plusieurs… il y a plusieurs facteurs.

Bien, déjà, oui c’est vrai que c’est bien pour l’environnement, on pollue moins.

Surtout ici à Vancouver les voitures sont assez importantes et les… j’ai l’impr… je pense qu’elles doivent polluer beaucoup plus que les voitures en Europe qui sont plus petites.

Donc, déjà, il y a le côté écologique qui est quand même important.

Il y a le côté économique parce qu’une voiture ça coûte très, très cher, l’air de rien.

Et, moi, je ne possède pas de voiture, je venais en bus, mais même le bus, à la longue, ça coûte quand même un petit peu.

Donc, venir en vélo, ça permet de faire des petites économies.

Pas grand-chose mais c’est toujours ça de pris.

Et puis, ça permet aussi de faire de l’exercice.

C’est quand même trois… trois choses en même temps.

Alors quand j… il y a… la plupart des gens ici font… viennent en voiture, polluent, prennent leur voiture, ça leur coûte cher et, après, ils vont à la gym donc ils g… gaspillent du temps, ils gaspillent de l’argent et ils gaspillent l’environnement.

S.: Tu es un citoyen modèle.

H.: Ah!

Je… je ne sais pas.

Je pense que oui.

Prendre le vélo c’est plutôt bien… c’est plutôt bien vu.

Je ne pense pas qu’il y ait grand monde qui oserait dire : « Ah, non!

Mais le vélo, vous comprenez, c’est une… un cancer.

S.: Bien non, mais des fois si… quand je conduis ma voiture, si je vois quelqu’un en vélo qui… qui m’embête, bien, je vais l’engueuler… je… je l’engueule.

H.: Bien oui…

S.: C’est normal.

« Mais, non mais, ne m’embêtes pas avec ton vélo!

H.: Mais oui.

« Pousses-toi!

Pousses-toi!

Tu ne vas pas vite!

S.: Oui.

« Pour qui tu te prends?

» Oui.

H.: Beaucoup d’automobilistes pensent que… je sais, j’ai discuté avec pas mal d’amis comme je… ils savent que je prends le vélo et ils me disent : « Ah!

Oui mais, les cyclistes, vous allez toujours très lentement.

» Et quelque chose… quelqu’un m’a fait un jour une remarque très pertinente en me disant : « Oui, mais peut-être que le vélo ne va pas très vite mais il est facile à dépasser et, si jamais tu étais en voiture, bien… Parfois, il y a des gens qui roulent très lentement en voiture mais ils énervent moins.

Parce que… ils ont une voiture donc forcément on ne peut pas dire… Et, aussi, en vélo parfois on a… certains automobilistes… c’est assez rare, mais certains automobilistes se montrent agressifs.

S.: Oui.

Ah oui.

H.: C’est assez… assez surprenant.

S.: Ah, oui, parce qu’il ne faut… faut quand même pas permettre aux cyclistes de… de… comment dirais-je, enfin, de leur donner trop de pouvoirs.

Hein?

Parce que…

H.: Après ces gens… ils prennent tout… tout l’espace.

S.: Ah, bien oui.

H.: Déjà… déjà il y a eu… il y a des pistes cyclables qui prennent un espace précieux.

S.: Bien oui, mais… On a une association, justement, des automobilistes et on a des gens qui sont désignés comme les… enfin, les… comment dirais-je, les gens qui vont embêter les cyclistes.

Ils ont leur rôle, à tour de rôle, enfin, il y a des fois, c’est moi le matin.

Je vois un cycliste, je l’engueule.

Ça fait partie des activités de notre association.

Non, mais je… par exemple mais je… là, je me suis dit, parce que… Je sais, par exemple, que ma voiture, je sais parce que ça… je le vois dans… dans la voiture, dans le pare-brise, là, pas le pare-brise, comment – le « dashboard », il y a les indicateurs, là – il y en a un qui me dit : « Je consomme… je consomme dix litres par cent kilomètres.

H.: Oui.

S.: Ok.

Donc, c’est très facile.

Chaque kilomètre, ça me coûte…

H.: Tant de… de… oui.

S.: Voilà!

J’ai fait le calcul que, pour venir au travail, ça me coûte $1,30.

Ça me coûte un litre et le retour un litre.

Donc, ça fait deux litres.

Mais c’est la moitié du prix de… de l’autobus.

Donc, une fois que j’ai payée ma voiture –bien sur, c’est plus cher avec la voiture, l’achat de la voiture, la dé… dépréciation…

H.: L’assurance…

S.: … l’assurance – mais une fois que j’ai… je l’ai, la voiture, le… le coût additionnel, l’essence, ça me coûte la moitié de l’autobus.

Donc, pour les gens qui ont déjà une voiture, hein, l’essence n’est pas chère.

Si on compare avec l’autobus qui n’est pas « convenient » parce qu’il faut que je…

H.: Pas pratique.

S.: … ce n’est pas pratique parce que c’est déjà à cinq minutes de chez moi si il pleut.

Il faut des fois que je… je fais… fasse une correspondance, etcetera.

La voiture, ça me coûte beaucoup moins cher et c’est plus commode.

H.: Oui, oui.

Évidemment, il y a toujours des… des cas.

Mais, ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le bus, par exemple, ça se pas de manière mensuelle et toi, tous les mois, j’imagine que tu as l’ass… une assurance à payer sur la voiture.

S.: Non, mais si j’ai la voiture, je paye l’assurance pour l’année.

H.: Oui.

S.: Donc, je l’ai payée.

Et puisqu’il me faut la voiture de toute façon, la question qui se pose c’est uniquement…

H.: C’est : « Est-ce que ça vaut le coup?

S.: … « Ce matin, est-ce que je vais prendre l’autobus?

» Il pleut, c’est cinq minutes à pied, ensuite, voilà.

Ou est-ce que je vais prendre la voiture?

H.: Ça dépend.

Si jamais… oui, évidemment quand il pleut, il n’y a pas trop d’argument.

Mais est-ce que tu as un vélo?

Parce que quand il fait beau, tu peux prendre le vélo et je suis sur que c’est plus rapide de prendre le vélo que de prendre la voiture.

S.: Non.

Pas de chez moi.

H.: Pas de chez toi.

S.: Oui.

Parce qu’il y a très peu de circulation.

Si il n’y a pas… disons, des fois, parce que c’est… c’est très joli d’ailleurs, c’est au bord de la mer et ça monte et ça… ça descend et ça monte et ça descend et je laisse ça à mon fils.

Parce que ça, on arrive pas mal fatigué.

H.: Oui.

S.: Non.

C’est b… c’est bien plus… plus rapide avec la voiture.

Mais d’ici… d’ici en ville par exemple, selon l’heure, ça peut être plus vite en… en vélo.

Effectivement.

H.: Oui.

Depuis… c’est… c’est vrai que depuis West Vancouver, de temps en temps quand je sors aux heures de pointe, parfois je dépasse pas mal… pas mal les voitures.

S.: Oui.

H.: Et, surtout quand je travaillais à Paris, – le vélo, c’est très intéressant à Paris – il y avait… je sais… il y avait des associations de cyclistes qui avaient essayé de regarder un peu le temps qu’il fallait… En fait, quand on est à l’intérieur de Paris, il très rare que ce soit plus rapide en voiture.

Si on est un cycliste un petit peu… un petit peu aguerri.

S.: Mais bien sur.

Et quand je… quand j’étais étudiant, là, quand j’habitais Paris, il y avait une voi… il y a un vélo.

J’allais partout en vélo.

H.: Oui, oui.

S.: Et même quand je me suis cassé le genou, et j’avais toute ma jambe en plâtre, j’allais avec une jambe… Non, sans blague.

Et j’allais partout en… en vélo.

C’est… je… je traversais la Place de la Concorde, j’étais le seul cycliste unijambiste à Paris.

J’ai failli me faire écraser quelques fois, mais enfin…

H.: Et les g… Qu’est-ce que disaient les gens quand ils te voyaient arriver comme ça?

S.: Les gens, ils… Là, ils font plus la bat… la bataille entre voitures.

H.: Oui.

Donc, il y a… si il y a un cycliste, unijambiste qui plus est, qui arrive dans le combat, il se dit : « Lui, il ne va pas faire grand-chose.

S.: C’est entre… « Mais non, mais… » C’est surtout, là, entre les… les chauffeurs, là, qui… qui s’engueulent.

C’est… c’est le sport, là, à Paris.

Ça fait partie de… le matin ça fait digérer le petit déjeuner.

C’est ça, non?

H.: C’est… Oui.

Puis, ça permet de… de se réveiller un petit peu quand on est un peu endormi, de s’énerver un bon coup sur le périphérique, c’est… c’est très sympa.

En plus, je crois… le périphérique parisien, pour ceux qui ne le savent pas, a une particularité.

C’est que c’est un des seuls endroits où, quand on… quand on rentre dedans, on est prioritaire.

Ce n’est pas les gens qui sont sur le périphérique qui roulent déjà qui sont prioritaires, c’est les gens qui rentrent.

S.: Ah, oui.

H.: Et ça crée assez souvent des problèmes.

Mais, apparemment… Ce n’était pas le cas au début quand… et… le fait de faire ça, apparemment, ça a fli… fluidifié les choses donc c’est… c’est assez intéressant.

Je me demande comment ils en sont arrivés à cette conclusion parce que ça me parait quand même un peu dangereux quand…

S.: Oui… non… mais j’ai trouvé ça quand je… quand je roulais en France qu’il y a un panneau que je ne comprenais pas d’abord mais qui… qui indique si la route est prioritaire ou non.

Donc… et je ne savais pas ce que c’était que ce panneau.

Et, finalement, c’ét… Oui.

Je conduisais… voilà… sans… sans rien savoir.

J’étais tout content.

Mais non… mais… je trouve ça très intelligent parce que, bon, si on est sur une route qui est prioritaire, donc, on n’a pas à céder aux gens qui viennent de la droite.

H.: Oui.

S.: Par contre, si on est sur une route qui n’est pas prioritaire, eh bien, les gens qui… qui entrent par la droite, ils on la priorité.

C’est bien comme système.

H.: Oui, oui.

C’est… C’est vrai que c’est… c’est pas mal… Je n’ai pas v… c’est vrai que je n’ai pas vu ç… trop ça au Canada.

Et ce qu… je crois que ce panneau est même mis comme c’est des priorités implicites.

Par exemple, il y a la priorité à droite.

Parfois, sur des routes dangereuses, ils en rajoutent, histoire de… de mettre… de bien rappeler aux gens que…

S.: Ici, vous avez un panneau qui… qui est « Cédez », enfin, « Yield », céder, donc vous devez céder.

Mais à Paris ils ont un truc maintenant, ils… enfin, ils louent… on peut louer des vélos sans payer.

C’est-à-dire des…

H.: Le Vélib’.

S.: Voilà.

Comment ça… ça fonctionne?

H.: Ah, non.

Ce n’est pas sans payer.

Il y a quand même un petit quelque chose à payer.

L’idée, c’est qu’il y a différents parkings de vélos un peu partout dans Paris et les gens… pour utiliser ça, il faut aller dans une agence et prendre… et acheter un passe.

Un e fois qu’on a le passe, on peut commencer à louer le… le vélo et, donc, on est facturé au temps qu’on a… qu’on a pris le… le vélo.

Et, ce qu’il y a d’assez intéressant, c’est, comme il y a des parkings un peu partout, par exemple, on peut prendre le vélo à la… près de la Tour Eiffel pour aller, je ne sais pas, jusqu’au Panthéon par exemple.

Près du Panthéon, il y aura aussi un parking donc on n’a pas besoin de ramener après le vélo à la Tour Eiffel.

On peut aller un peu partout dans Paris.

Alors je pense que ça doit être un peu compliqué puisque, parfois, il doit y avoir des parkings qui sont pleins, d’autres qui sont vides.

Je ne sais pas trop comment est-ce qu’ils gèrent ça mais, apparemment, ça marche assez bien.

C’est assez surprenant que… que ça marche aussi bien parce c’est quand même… Je sais qu’il y a eu déjà des choses comme ça faites dans d’autres viles mais c’était fait à moindre échelle et, à Paris, c’est quand même un peu… c’est beaucoup plus compliqué.

Il y a beaucoup plus de gens et, surtout, il y a d’autres problèmes beaucoup… d’autres problèmes pratiques comme le vandalisme.

Il parait que c’est le seul problème qu’il y a avec le Vélib’, c’est qu’il y a beaucoup de vandalisme…

S.: Ah, oui.

H.: … de gens qui volent… qui volent et qui… qui détruisent les vélos.

Bon, il y en a beaucoup par rapport aux autres villes.

Il y en a… apparemment, ça reste complètement… complètement acceptable pour que le système fonctionne mais c’est le seul problème qu’ils ont eu là-bas.

S.: Oui.

Mais, voilà, c’est… je crois que ça c’est à… on doit s’attendre à cela.

Que ça soit à Paris ou à Vancouver, ou n’importe où, il y aura…

H.: Plus… en général…

S.: … il y a toujours une minorité de gens qui… qui, voilà, qui font…

H.: Puis, plus la ville est grosse, plus il y a des… plus il y a de… de problèmes de criminalité ou de choses comme ça, c’est toujours…

S.: Mais ça doit être des étrangers, des Canadiens par exemple, qui…

H.: Oui, oui, j’imagine.

S.: … de passage.

Peu disciplinés.

H.: Oui.

Des… des gens de Montréal, par exemples, parce qu’ils sont… ils ne sont pas contents parce que les Montreal Canadiens ont perdu.

S.: Bien, oui, ça doit être ça.

Mais… Oui, mais Paris… Bien, parce que, quand on pense aux villes où le vélo est roi, on pense souvent à Amsterdam, par exemple.

H.: Oui.

S.: Est-ce que tu as été à Amsterdam?

H.: Oui, j’y ai été une fois.

S.: Oui.

H.: Pendant… c’était… ce n’était pas pendant… pendant l’Été.

Il n’y avait pas beaucoup de vélos mais il y en a. Et c’est vrai… et je pense que, oui, c’est beaucoup plus… Amsterdam est une ville assez particulière.

De ce que j’ai vu… j’ai vi… J’ai été là-bas une seule journée et je n’étais pas dans Amsterdam… j’étais… j’ai visité Amsterdam juste quelques heures mais c’est vrai que… je pense que c’est vraiment… ce n’est pas très étonnant que le vélo soit roi, étant donné la configuration de la ville et… C’est très agréable d’ailleurs, même quand on est piéton, de se balader dans Amsterdam puisque ce n’est pas du tout une ville qui est… qui est faite pour les voitures et, donc, c’est très, très agréable.

S.: Oui.

Et, ce qui m’a frappé là, c’est que… la porte de la casquette…

H.: Du casque!

S.: … du casque, pardon, du casque n’est pas obligatoire, alors qu’ici ça l’est.

H.: Oui.

Mais je sais qu’en France ils voulaient la rendre obligatoire, en ville, en ville.

Parce que… ce qui… il y a quelque chose qui était assez surprenant qui a été constaté c’est que le… le fait de porter ou pas le casque en ville ne change pas du tout le… le taux d’accident ou la gravité des accidents.

C’est quelque chose d’assez bizarre mais, apparemment, c’est comme ça.

Le fait de porter le casque n’apporte pas de protection supplémentaire.

Beaucoup de gens disent que c’est parce que les automobilistes, quand ils voient des cyclistes avec le casque, ils ont tendance à passer un peu plus près.

Et… alors, je ne sais pas, quand j’avais entendu ça, j’ai un peu roulé avec le casque et sans casque et c’est vrai que j’ai l’impression que les automobilistes font plus attention quand on n’a pas le casque.

Alors, il faudrait vérifier ça par des… des choses un peu plus objectives mais c’est les… en tout cas, c’est les statistiques de… des hôpitaux de… dans pas mal de villes et le fait de porter le casque ou pas le casque, apparemment, ne change pas grand-chose sur… sur le taux de survie des cyclistes en ville.

Après, quand on est en dehors de la ville, il faut porter le casque, évidemment.

S.: Mais, moi, je crois que ce qu’il faut faire pour vraiment être sécuritaire, par exemple, c’est de se déguiser en vielle femme avec, voilà, une baguette, des trucs comme ça, sans casque.

H.: Oui, et là, on est… on est sur de ne pas se faire…

S.: Là, je crois qu’on est sur… là, les… les gens vont ralentir.

Si on est jeune et on a un maillot, là, Équipe France, je ne sais pas quoi là, là, on est en grand danger, je crois.

H.: Oui, oui.

Ah!

S.: C’est une blague.

H.: Il y a toujours… il y a toujours… il y a toujours des… quelques personnes qui vont faire moins attention.

Il y a des gens qui… à Paris, il y a des gens qui ne font pas du tout attention aux vélos.

S.: Oui.

Oh!

Ici aussi.

H.: Mais, en général, ça t… commence à se réduire parce qu’il y a de plus en plus de gens qui font du vélo pour diverses raisons.

Déjà parce que c’est plus pratique, parce que le… le… Un gros problème qu’il y avait avec les vélos à Paris il y a une dizaine d’années c’était le… le vol.

S.: Oui.

H.: Le vol de vélos.

C’était un gros problème.

Maintenant ça a beaucoup réduit notamment parce que le vélo, maintenant, vu qu’ils coûtent de moins en moins cher, ça vaut de moins en moins le coup de les voler.

S.: Oui, oui.

C’est ça.

H.: Et… et ce qu’il y a d’assez intéressant c’est que, à Paris, le taux d’accidents des cyclistes est resté le même pendant cinq ans alors que le nombre de cyclistes a triplé.

S.: Oui.

H.: Donc, c’est de plus en plus sur de faire du vélo à Paris.

Et j’imagine qu’à Vancouver aussi parce que, de ce que j’avais entendu, ils essayent, la ville essaye de promouvoir le vélo et c’est très bien.

Moi, je suis très content quand même en tant que cycliste.

S.: Bien oui, mais tu es… comme je dis, tu es citoyen modèle.

Très bien.

Moi aussi, par exemple, j’étais… quand j’étais à Tokyo, je… j’allais au travail chaque jour en vélo

H.: Ah!

Mais c’est très bien.

S.: Quand il faisait trente degrés, là, trente-cinq degrés, l’humidité.

J’arrivais, j’étais complètement noyé de s… de sueur, mais enfin.

H.: Un peu d’humidité mais c’est… c’est bien.

Ça fait… ça fait travailler… ça fait travailler le corps.

Ça permet de s’entretenir.

S.: Oui, oui.

Ok!

Bien, merci beaucoup.

H.: Merci Steve.

À bientôt.

Au revoir.

S.: Ok.

Au revoir.

Steve is interviewed on Radio Canada

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

I.: 7h42.

C’était Arianne Moffat, tiré de son dernier disque Tous les sens, c’était Jeudi dix-sept mai.

Une journée, comme ça, qui l’inspirait un matin quand elle s’est levée et qu’elle lu le… le journal.

Apprendre une langue, pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas facile.

Et on… au Canada, on est bien placé pour le savoir avec le bilinguisme qui, parfois, ne dépasse pas le stade théorique, une immigration qui est importante et diverse.

Mais, pour notre invité de ce matin, les langues, ce n’est pas un problème, c’est une passion.

Steve Kaufmann en parle dix et, d’après lui, c’est à la portée de tout le monde.

Il a créé un système d’apprentissage des langues original.

On retrouve son système, d’ailleurs, sur Internet.

Steve Kaufmann, bonjour!

S.: Bonjour!

I.: Dix langues.

Est-ce que vous les parlez toutes aussi bien l’une que l’autre?

S.: Non, non.

C’est-à-dire, non, et d’ailleurs le… la dixième, c’est le Russe, que… que j’apprends depuis deux ans, là.

Et, là, j’arrive à lire les livres de Tolstoï, j’écoute, mais je ne parle pas souvent.

Mais j’arrive à… quand même, me débrouiller, avec beaucoup de fautes, bien sur.

I.: Vous écoutez du Russe en faisant du jardinage…

S.: Par exemple, oui.

Oui, oui, oui.

Ah, oui.

Parce que, avec les… les iPods, là, les MP3, baladeurs, c’est très facile maintenant d’étudier les langues.

Donc on peut utiliser le… le temps mort qu’on a… Par exemple, quand je fais la vaisselle, quand je travaille dans le jardin, quand je fais du jogging, mais à peu près tout le temps je cout… j’écoute.

Aujourd’hui c’est le Russe, c’est… avant c’était le Coréen, le… le Portugais, n’importe quoi.

I.: Mais toutes ces langues ne se mélangent pas dans votre tête?

S.: Non.

En principe, non.

Il faut… il faut quand même se concentrer sur une langue pendant un certain moment.

Puis ensuite on peut le laiss… la laisser puis… écouter et étudier une autre et puis revenir et ça ne se mélange pas.

I.: Je veux comprendre votre méthode alternative d’apprentissage.

Ça fonctionne comment?

S.: Bon.

Le principe, c’est qu’il faut d’abord s’accoutumer à la langue.

Donc, il faut beaucoup écouter et beaucoup lire.

Il faut lire des chose et écouter des choses qu’on… qu’on comprend à peu près.

Donc, au début, bien sur c’est des… des morceaux très courts, c’est vingt secondes, trente secondes, et puis là, j’écoute trente fois, cinquante fois.

Mais, ce que j’écoute, je le lis aussi.

Donc, sur notre site, en le lisant, les mots qu’on ne connaît pas, on peut les… on peut cliquer dessus.

On a… tout de suite on a le dictionnaire.

Ensuite, on sauvegarde le mot, ça commence è créer une base de données.

Puis, il y a un tas de façons de travailler ces mots avec des « flashcards », comme on dit en Anglais, etcetera.

Mais on revient ensuite à l’écoute et à la lecture.

Au début, on fait ça trente, cinquante fois, puis, finalement, dix fois, trois fois, cinq fois et…

I.: Ça me fait penser un peu quand un enfant… Je me rappelle, quand j’étais petite, j’arrivais à chanter une chanson en Anglais sans vraiment savoir ce que je disais au départ.

Et, éventuellement, on finit par…

S.: Bien, oui.

Mais, si on prend l’enfant, par exemple.

L… L’enfant passe Deux ans sans parler, enfin, un an et demi à deux ans et demi.

Mais l’enfant apprend en même temps.

Et le… le grand défaut des… des méthodes traditionnelles de… d’enseigner les langues, c’est qu’on exige que les gens… tout de suite, qu’ils produisent la langue et on les corrige.

Mais ce… ce n’est pas possible.

I.: Et on veut qu’ils parlent.

S.: Il veut qu’ils parlent maintenant.

« Dis quelque chose!

» Alors la personne ne peut pas, n’a pas le… ne s’est pas accoutumée aux sons, à la structure de la langue, n’a pas assez de mots.

Donc, c’est voué à l’échec et ça décourage.

Et ensuite, ce qui est encore pire, on essaye d’enseigner des règles à des… de grammaire à des gens qui n’ont… ont aucun sens de… de cette langue.

Ils ne comprennent pas… ça rime à quoi, ces règles.

Une fois qu’on a… Comme moi maintenant avec le Russe.

Au début, parce que… La grammaire Russe est très compliquée.

Des explications qui ne voulaient rien dire pour moi.

Non pas… non seulement je ne peux pas m’en rappeler, je ne comprend pas de quoi ça… il s’agit.

Mais après avoir écouté beaucoup de Russe, maintenant, je peux regarder ces règles et ça me dit quelque chose.

Mais ce n’est pas en comprenant ces règles que je vais pouvoir parler.

C’est parce que j’ai… j’ai appris un tas de mots et de phrases, d’expressions, pardon, et puis là, je m’accoutume et ça devient un peu naturel.

J’arrive à utiliser ces… ces mots et ces expressions.

I.: Mais votre méthode implique que… on soit assez bon en informatique parce qu’il faut avoir toutes sortes d’outils pour…

S.: Enfin, il faut avoir un ordinateur.

Bon.

Mais ce n’est pas très difficile parce que, si on voit tous les gens, maintenant, qui utilisent iTunes et qui vont chercher des… des chansons pour les télécharger, etcetera.

Bon.

C’est un peu la même chose.

La plupart du temps, là, on écoute sur son baladeur.

Des fois, on va devant… on est devant l’écran, on lit et puis on clique sur un mot.

Ce n’est pas difficile.

C’est… bon, les gens utilisent.

Ils ont… ils font des emails, ils font un tas de choses, courriels, bon.

Ce n’est pas plus… plus difficile qu’autre chose.

I.: Comment vous est venue l’idée de créer cette méthode d’apprentissage?

Vous êtes, bon, vous avez eu une carrière fort intéressante dans le monde diplomatique, vous avez… vous avez une compagnie de… d’importation… d’exportation de bois et, là, vous vous levez très tôt le matin pour nourrir cette méthode d’apprentissage qui prend beaucoup de votre temps.

S.: Oui.

C’est-à-dire ça… c’est une… c’est devenu une passion.

Voilà.

Au début, on avait embauché… il y a… J’étudiais le Cantonnais il y a cinq ans.

J’écoutais la radio Chinoise et, voilà, il y a un Ch… un immigrant Chinois qui a… qui s’est… fait volé tout son argent à l’aéroport.

On a dit : « On va lui donner un job!

», comme ça, parce qu’il était dans la… l’informatique, parce que… on a aussi un secteur, là, dans ma société, qui dans l’informatique.

Puis la… cette personne-là, il ne parlait pas, enfin, il avait les notes TOEFL etcetera, très élevées et il n’arrivait pas à s’exprimer en Anglais.

Et je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup d’immigrants comme ça.

Et je me suis rendu compte, aussi, que le système « ESL » où on envoie ces immigrants à l’école, c’est… c’est très peu efficace, ça coûte beaucoup d’argent mais il y a très peu de personnes qui en profitent.

Et, d’ailleurs, l’immigrant, il faut qu’il travaille, etcetera.

Donc, on a créé… on a voulu créer un système avec des ressources, avec des… une fonctionnalité qui peut aider la personne qui veut étudier et qui veut apprendre.

Parce que, finalement, le plus important, c’est l’attitude.

Et, il faut être honnête, le nombre de personnes qui ont assez de volonté pour vraiment maîtriser une autre langue, c’est limité.

Mais je me suis dit, pour ces gens-là, je vais créer quelque chose.

I.: Oui.

Donc, il faut passer beaucoup de temps.

Il faut le faire.

Il faut avoir de l’am… de l’ambition, de la volonté, du désir d’apprendre.

S.: Surtout passer beaucoup de temps.

Et c’est pour ça que nous essayons de faire de notre site… il faut que ça soit amusant.

Il faut qu’on… qu’on aime ça.

Donc, sur notre site, on choisit le contenu.

Ce n’est pas moi qui va dire : « Vous allez étudier ça!

» C’est l’apprenant qui choisit le contenu.

Quelque chose qui lui plait.

Et on indique sur le site quel est le niveau de difficulté par rapport aux mots qu’il a sauvegardés, c’est-à-dire, par… par rapport aux mots qu’il ne connaît pas.

Donc, quel est le pourcentage de mots inconnus, non sus dans ce contenu.

Donc, voilà…

I.: Quel est… qu’est-il arrivé de cet immigrant Chinois?

Est-ce qu’il parle Anglais?

S.: Il est rentré en Chine finalement.

I.: Ah!

S.: Non.

I.: A-t-il appris la langue?

S.: Oui, mais il faut… il faut se transformer.

Hein?

Donc si quelqu’un… C’est… c’est un peu le… le problème avec l’immigration que nous avons m… maintenant, surtout en provenance de la Chine.

Si on est professionnel, il faut avoir un niveau d’Anglais très élevé pour travailler comme professionnel.

Bon.

Alors, là, il faut un peu se transformer.

Alors, là, ça… Donc, il faut avoir cette volonté de sortir de sa culture, même si c’est temporaire.

I.: Et de s’imbiber.

S.: Et de s’imbiber et de se… parce que, moi, j’app… quand j’apprends le Chinois ou le Japonais – moi, je parle Chinois, Japonais, n’importe quoi – je m’imagine, je me vois comme Chinois.

Je ne suis pas un Canadien anglophone en train de… essayer de parler Chinois.

Je suis Chinois.

I.: Et vous attrapez la…

S.: Il faut avoir cette volonté-là.

I.: Et vous attrapez la mélodie.

S.: Oui.

C’est ça.

On sympathise avec.

C’est pour ça qu’il faut écouter les choses qu’on aime, une voix qu’on aime et… Parce que… il faut enga… on dit souvent que la… les langues, c’est… c’est la… la partie gauche du cerveau, etcetera.

Non, c’est… c’est partout.

Il faut… donc, il faut de l’émotion, il faut aimer.

Et il y a beaucoup, enfin, il parait qu’il y a des neurones un peu partout dans la tête qui vont… qui vont créer ce… ce réseau pour gérer cette langue.

I.: C’est sur que vous êtes un bon exemple et vous êtes un bon représentant de votre discours.

Parce que, vous-même à dix-sept ans, vous ne parliez pas Français même si vous aviez grandi à Montréal mais dans un environnement anglophone.

Que… comment votre parcours personnel vous a inspiré pour construire cette méthode-là en laquelle vous, visiblement, croyez complètement?

S.: Bien, je me suis rendu compte que ce n’est que quand je… j’ai commencé à aimer le Français, que c’est devenu intéressant pour moi, que… que j’ai pu commencer à vraiment parler cette langue.

Quand j’étais à l’école et qu’on me… et j’avais de bonnes notes en Français – enfin, j’avais de bonnes notes dans… dans toutes les matières – mais ça ne m’intéressait pas, je ne parlais pas…

I.: C’était théorique.

S.: C’était théorique.

Et, là, une fois qu’on est motivé, bien, ça va tout seul.

Ça va très…

I.: C’était quoi, l’événement déclencheur?

Une belle blonde?

S.: Malheureusement pas!

Mais, enfin… Non, mais c’était un professeur qui… qui nous donnait un discours.

D’ailleurs, à l’école, on n’avait que des anglophones qui en… enseignaient le Français.

Ça… ça n’inspire pas beaucoup, ça.

Et puis, ensuite, on avait un… c’était un professeur – j’étais à McGill – un professeur qui nous enseignait un cours de Civilisation française, et qui le faisait d’une façon très, très intéressante.

Alors, là, c’est… je suis parti!

Ensuite, donc, j’ai fait trois ans d’études en France, ensuite, travaillant pour le gouvernement, ils m’ont envoyé à Hong Kong pour… apprendre le Chinois.

Mais, je me rappelle très bien, il y a un ami qui m’a dit : « Mais, Steve, si tu vas à Hong Kong et que tu n’arrives pas à apprendre le Chinois?

» Je me suis dit : « Ce n’est pas possible.

» Parce que, une fois qu’on a… qu’on est arrivé à maîtriser une autre langue, à se transformer, on a la confiance.

On sait comment s’y prendre et on a la confiance qu’on va réussir.

Et, ça, c’est très important.

I.: Non, visiblement, votre Français est impeccable.

C’est assez convaincant.

Vous vous y êtes pris comment, Pascal, vous, pour apprendre l’Espagnol?

Pascal : Bien… Je n’ai jamais pris de cours officiellement nulle part.

C’est avec un livre, dans la rue, puis avec une belle blonde aussi.

Et…

I.: Belle brune, probablement.

Pascal : Oui.

Effectivement.

Mais comme ça… Mais, quelque chose qui… qui m’intéresse c’est… c’est, quand j’apprenais l’Anglais quand j’étais tout petit, en France donc, j’écoutais la… la BBC souvent, la radio.

Donc, j’ai appris la musique avant les paroles.

La… la musique me semblait complètement familière.

J’écoutais presque toujours, enfin, souvent la BBC, ce qui fait que j’étais habitué à… Je ne comprenais pas les mots mais j’en reconnaissais de plus en plus avant de prendre des cours formellement à l’école.

I.: C’est exactement votre méthode.

C’est exactement ça.

Là-bas…

S.: C’est exactement…

I.: Et, d’ailleurs, Pascal, aujourd’hui, parle Anglais comme un journaliste de la BBC.

Moi aussi j’écoute la BBC mais ça n’a pas le même effet encore.

S.: Oui.

Eh bien, c’est ça qu’on fait au Canada.

Par exemple, je lisais des st… une statistique à… au Nouveau-Brunswick, après douze ans de scolarité, trente minutes par jour, les anglophones… les anglophones qui apprennent le Français, il y a zéro virgule soixante-huit pourcent qui arrivent à parler au niveau intermédiaire.

Donc, c’est un… un échec total.

I.: A… allez-vous amener votre combat au gouvernement?

S.: Bien, oui.

Mais il faut… il faut que ça soit… Il faut donner aux enfants, de mon avis, aux enfants, il faut leur donner des histoires, des contes à écouter et à lire et rendre ça… et puis sans… sans examen, sans quoique ce soit.

Juste qui… que… eux, ils s’intéressent à la langue, qu’ils s’exposent à la langue.

I.: Allez-vous militer pour…

S.: Pardon?

I.: Allez-vous militer pour que votre méthode soit utilisée dans le système d’éducation?

S.: Bien, oui.

Mais j’ai essayé, mais j’ai essayé, mais ce n’est pas possible.

Parce que, vous savez, les systèmes traditionnels, que ça soit dans les écoles, que ça soit dans le… l’enseignement de l’Anglais ou que, j’imagine, le Français au Québec, mais c’est… c’est complètement fermé.

C’est… c’est… Disons que j’ai essayé, sans succès.

I.: Steve Kaufmann, je vous remercie beaucoup d’être venu nous voir ce matin.

Adios.

Hasta luego.

Moi, ça se limite à ça.

Goodbye.

S.: Je peux mentionner le nom du site?

I.: J’allais le faire.

S.: Ah, bon!

I.: http://www.thelinguist.com…

S.: Non, non. LingQ.

Il faut dire LingQ.

Ok.

I.: Ou encore LingQ.com.

Je vais le dire à la française : triple-W point L – I – N – G – Q point COM.

Merci, Steve Kaufmann.

S.: Merci beaucoup!

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