Serge & Marianne – Saving Energy

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Serge and Marianne talk about saving energy. (Serge et Marianne parlent de l’économie d’énergie)

Serge: Bonjour Marianne

Marianne: Bonjour Serge

Serge: Comment vas-tu depuis au moins un mois qu’on ne s’est parlé, je crois?

Marianne: Au moins, oui, un bon mois, un mois et demi.

Oui, ça va.

Serge: Ca va?

Marianne: Oui, oui.

Et toi?

Serge: Tu as été… oui, oui, ça va.

Tu as été très occupée, non?

Marianne: Très occupée, oui, c’est…

Serge: Oui, ça arrive, et oui.

Alors, quoi de neuf sinon?

Tu as…est-ce que tu as des choses qui t’ont interpellés ces temps-ci au niveau de l’actualité, je ne sais pas, des nouveautés, des…non?

Il y a des choses qui t’ont…

Marianne: Ce qui…Oui, ce qui m’a interpellé…

Serge: Oui?

Marianne: C’est un sujet concernant l’écologie, l’économie d’énergie qui est…je trouve que ça énerve assez quand même parce que les écologistes poussent un peu trop.

Et là c’est une loi, apparemment, que l’Europe veut faire à partir du 1er janvier 2009, ça va être étendu sur une période de 3 ou 4 ans, je crois.

Ils veulent interdire les ampoules à incandescence.

Serge: Tiens donc?

Les ampoules à incandescence.

Oui, je crois bien que j’ai entendu ça ou vu dans la presse, oui.

Marianne: Pour remplacer avec des ampoules écologiques…économiques, pardon.

Serge: Oui, bien oui mais c’est un petit peu synonyme puisque…

Marianne: Oui

Serge: Quand c’est économique, ça devient écologique plus ou moins, oui.

Marianne: Et puis c’est les écologistes qui poussent donc…

Serge: Mais c’est l’Europe ou c’est la France qui…

Marianne: Non, c’est européen.

Serge: C’est vraiment européen?

Marianne: Oh, donneur d’ordre, je ne sais pas mais enfin c’est l’ensemble, c’est en Europe.

Serge: Oui et ça…pardon, et ça va avoir un certain coût cette affaire là?

Pourquoi pas, à première vue, moi je dis pourquoi pas?

Marianne: Bien, il y a beaucoup quand même d’inconvénients.

Ils disent concernant l’économie d’énergie, ça va diminuer à peu près de 80%.

Serge: Bon, ça c’est un bon point.

Marianne: C’est quand même assez conséquent, c’est pas mal.

Mais ces ampoules économiques sont bien plus chères que les ampoules à incandescence.

Et les mauvais points que ça a, c’est que ce sont des ampoules qui contiennent du mercure.

Serge: Ah, oui, bien le mercure oui, oui, c’est un métal, c’est vachement nocif, ça.

Marianne: Voilà,

Serge: il y a eu assez de problèmes avec les…

Marianne: donc ils veulent faire des économies d’énergie en mettant des ampoules qui vont être dangereuses pour la Terre.

Serge: Ah, oui parce que le jour où il faudra, le jour où elle… l’ampoule est morte, ne marche plus, il faudra bien la recycler et là on va avoir le problème du mercure, quoi.

Marianne: Voilà.

Alors, en plus, ils préviennent les gens, quand ça casse, bon c’est quand même plus solide mais il peut arriver que ces ampoules cassent, il ne faut pas les ramasser avec les mains.

Serge: Ah, oui

Marianne: Parce qu’avec le mercure…

Serge: Ah, bien oui, bien sûr.

Marianne: A peu près à…j’ai entendu, c’est qu’à peu près à une distance de 20 centimètres…

Serge: Ah oui, oui c’est vrai

Marianne: Ca peut être dangereux pour la santé des gens.

Serge: Exact, c’est ça qui m’avait…oui, voilà, dans le reportage…

Marianne: Donc il faut les suspendre,

Serge: C’est ce qui m’avait frappé.

Marianne: tu sais, dans les lustres mais pas…

Serge: Assez haut, oui.

Marianne: Voilà.

Serge: Ah, pas en lampe de chevet, voilà.

Marianne: pas en lampe de chevet

Serge: Ou en lampe de bureau.

Marianne: Ou alors, voilà, dans le bureau ou dans une salle à manger.

Serge: Ca limite alors l’utilisation si on ne peut les utiliser qu’au plafond

Marianne: oui, parce que 20 centimètres…Donc, ça c’est le deuxième inconvénient et le troisième c’est que ça éclaire moins.

C’est assez long à s’allumer, à atteindre son point fort dans la luminosité.

Donc, ils disent que…il est dit qu’il ne faut pas allumer et éteindre cette ampoule plus de trois fois, donc il faut mettre cette ampoule dans une pièce où on vit principalement.

Serge: C’est à dire…

Marianne: Comme une salle à manger.

Par exemple, si tu vas… tu mets une ampoule comme çà dans une cuisine.

Serge: Oui.

Marianne: Bien ça arrive souvent, on va à la cuisine chercher quelque chose, bon tu allumes, tu prends quelque chose, tu t’en vas, tu éteins.

Oh, tu as oublié, hop tu repars, tu rallumes, etc.

Ca c’est… plus de trois fois, avec un écart assez réduit dans le temps, çà c’est…

Serge: Ah, oui. D’accord.

Marianne: l’ampoule après, elle est…c’est fichu.

Et puis vu qu’elle est très longue à s’allumer, et bien quand tu arrives dans la pièce, tu allumes, tu as le temps de prendre quelque chose, de repartir et la lumière ne sera pas encore complètement en plein éclat, quoi.

Et, c’est comme si tu t’éclairais avec une bougie.

Serge: Dis donc, il y a quand même beaucoup d’inconvénients pour…

Marianne: Il y a énormément d’inconvénients.

Serge: et je ne sais pas si l’avantage vaut la peine.

Marianne: Voilà, donc comme au départ comme ils disaient qu’il y a 80% d’économies d’énergie, oh oui, c’est très bien mais je crois que c’est la semaine dernière, quand j’ai entendu ce reportage un peu plus poussé sur les avantages et les inconvénients de ces ampoules.

Bien, je trouve qu’il y a beaucoup plus d’inconvénients.

Serge: Oui.

Marianne: Et en plus, les écologistes qu’on entend sans arrêt rabâcher les problèmes avec la Terre.

Enfin, à les entendre, la Terre est foutue, hein, nous même on est foutu.

Là, on ne les entend pas parler du danger du mercure.

Rien que çà, on n’entend pas des tôlés, on n’entend rien là dessus.

Donc, je ne sais pas comment ça va se passer mais vu qu’à partir du 1er janvier 2009 là, ils veulent les retirer de la vente.

Serge: c’est-à-dire…Ah, oui!

Ils vont carrément les retirer de la vente?

Marianne: petit à petit.

Ca ne va pas se faire d’un seul coup.

Ca va être sur une période de 3-4 ans, je ne sais pas.

Serge: donc, en fait, au niveau du consommateur ce qu’il se passe c’est qu’on va devoir investir alors bon bien, dans l’affaire je veux dire c’est quand même toujours l’Etat qui est le plus…le gagnant, le plus gros gagnant parce que sous prétexte d’économie d’énergie, je veux dire, ils font passer un peu beaucoup de choses là-dessus.

Surtout qu’il y a un problème qu’ils n’ont… je ne sais pas s’ils l’ont pris en compte mais en fait, l’énergie…le problème de l’énergie…que ce soit de l’énergie qu’on a à partir des centrales nucléaires ou des…quelque soit la source d’énergie, le gros problème de l’énergie c’est de pouvoir la stocker.

On a de très grosses difficultés à la stocker, c’est à dire en gros l’énergie, il faut la consommer dès qu’on l’a.

Alors, si on se retrouve dans une situation où il faut arrêter une centrale pour pouvoir… parce qu’il n’y a pas assez de consommation dans…çà, c’est vraiment un problème qui existe.

Je sais que par moment, EDF est…vend, donc, EDF de toute façon vend de l’énergie aux pays limitrophes parce que c’est vrai qu’en France, avec l’énergie nucléaire, on est…EDF c’est le plus gros au monde, je crois, fournisseur, hein et d’ailleurs il a racheté, j’ai lu ça dans le journal, aujourd’hui, il a racheté un américain.

Il va, EDF va gérer les centrales nucléaires aux Etats-Unis, donc c’est vraiment un truc de poids.

Mais donc cette énergie ça ne sert à rien de trop économi… économiser l’énergie.

Parce que de toute façon si elle n’est pas l’utiliser, on en peut pas la stocker alors elle sera perdue donc…Moi, franchement, bon 80%…surtout sur…au niveau de l’éclairage des maisons, je ne sais pas si c’est ce qui consomme le plus, hein.

Si tu regardes la part de consommation d’énergie dans une maison, pour moi, c’est le chauffage la plus grosse part, c’est pas… et puis c’est les appareils électroménagers.

Marianne: Oui

Serge: quand tu fais une machine à laver… un sèche-linge, un lave-vaisselle.

C’est très gourmand en énergie.

Une ampoule?

Je suis désolé, ce n’est pas…

Marianne: oui

Serge: et surtout comme tu dis, enfin moi, c’est ce que je fais chez moi, je sors d’une pièce je ne laisse pas la lumière allumée si je ne suis pas non plus dans la pièce.

Donc en fait, j’utilise la lumière quand vraiment j’en ai besoin.

Donc, comme tu dis, cette histoire de 80% ça fait, c’est sûr, ça fait rêver ça 80% d’économie, on se dit c’est impressionnant mais bon.

Marianne: mais il doit y avoir…

Serge:…..oui, oui, il y a…

Marianne: …une autre raison

Serge: Ca me laisse perplexe, cette affaire là.

Marianne: il doit y avoir une autre raison, et puis c’est… il y a trop d’inconvénients avec les autres ampoules.

Serge: oui, oui, et puis attend c’est vrai les écologistes, comme tu dis, ils ont assez remué ciel et terre quand…avec les, comment, les insecticides enfin tous les produits chimiques et là…le mercure, tiens, ils ne disent plus rien.

Pourtant le mercure…

Marianne: oui, là on ne les entend pas

Serge: oui, c’est très dangereux comme…oui, oui, c’est étonnant ça.

Marianne: Et je ne sais pas, bon je change mais en restant sur le même sujet, dans…à Bordeaux je ne sais pas si c’est comme ça mais alors, cette année, donc à Melun, vu que c’est la période de Noël il y a les décorations

Serge: Bien sûr, oui

Marianne: avec toutes ces guirlandes lumineuses…Cette année, à Melun, je trouve que c’est minable parce que les décorations il y en a presque pas ou c’est…ça, enfin ça vaut rien je trouve.

Et on reçoit un petit magazine de la ville, et là qu’est ce que j’ai lu?

Ah, bien, il y a moins de décorations parce qu’il faut faire des économies d’énergie!

Vraiment!

Serge: Enfin, je veux dire sur une petite période comme noël, bon enfin je ne sais pas, les rues sont décorées peut-être pendant un mois, un mois et demi ou allez, même deux mois.

Marianne: oui, et puis…

Serge: À la période de Noël, ce n’est quand même pas…surtout que là aussi je crois que maintenant ils utilisent de plus en plus de LED, les LED comment on appelle ça?

Électro luminescentes, là c’est à dire ça consomme très très peu d’énergie.

C’est beaucoup plus simple que les grosses ampoules, parce que moi je sais que dans ma ville…bon Bordeaux, j’y suis allé récemment mais je n’ai pas fait très attention comme c’était de jour, donc je n’ai pas vraiment vu s’ils avaient décorés comme ils le font chaque année.

D’ailleurs, c’est toujours très très bien décoré.

Mais, la petite ville où je suis moi, Andernos, ils ont décoré comme chaque année, mais en fait c’est énormément de système avec des petites ampoules électro…des petites LED.

Ce qui fait que c’est beaucoup moins gourmand certainement en énergie déjà, et puis donc nous c’est resté encore très joli.

Bon, ils n’ont pas parlé spécialement d’économie d’énergie, là ça fait un peu pingre là, je trouve, Melun?

Franchement, bon.

Il y a tellement de gaspillages à côté.

Franchement, ils peuvent laisser les décorations quand même noël, c’est quand même la plus belle fête de l’année, moi je dirais, pour les enfants et tout.

Marianne: Oui, et puis même pour les…bon, c’est mieux pour les enfants mais même pour les adultes cette ambiance…

Serge: Oui, oui.

C’est bien plus joli et puis pour les…

Marianne: Oui.

Plus les années passent et bon, déjà ça fait bien 5-6 ans mais…que cette ambiance diminue mais alors, cette année…

Serge: C’est dommage, oui parce que c’est vrai que…moi, j’aime bien et je sais qu’à Bordeaux enfin, l’année dernière je m’en souviens puisque j’y étais allé plusieurs fois, c’est magnifique les décorations qu’ils font.

Là, j’y suis allé que de jours récemment donc je n’ai pas fait attention mais je pense qu’ils ont décoré de la même façon.

Moi je… bon, ils mettront peut-être à l’avenir ces fameuses ampoules qui économisent 80% mais alors vu que c’est des milliers d’ampoules qu’il y a pour les décorations…l’histoire du mercure bon, ça me laisse un peu…enfin l’écologie, l’écologie…justement en parlant bon, on dérive un petit peu mais l’autre jour je suis allé chez mon dentiste, je n’aime pas çà mais ma foi des fois on est obligé.

Marianne: Il faut y aller de temps en temps

Serge: Oui.

Il est très…il est très très bavard.

Il aime bien discuter et bon, on prenait de nos nouvelles respectivement et puis on disait « ah, oui, bien ça va bien.

Oui bon, il commence à faire un petit peu froid.

» C’est vrai qu’on a eu…les derniers jours là, il a fait quand même nettement plus froid.

Marianne: Oui

Serge: Et puis, je lui dis « oui, j’ai fait du vélo l’autre fois avec un ami qui est déjà, bon, assez âgé et puis il disait ‘oui, on parle toujours du réchauffement de la Terre.

Moi, j’ai comparé les températures… » puisque sur mon journal, ils mettent les températures du même jour mais 20 ans avant, 30 ans avant, 50 ans avant et il a dit « …plus ça va et plus il fait froid, alors avec leur réchauffement, ils me font bien rigoler.

» et à ce moment-là, il me dit “mais c’est vrai que moi, j’ai un ami qui m’a parlé de ça et il parait que c’est une grosse fumisterie cette histoire de réchauffement.

Parce qu’en fait ça, comment dire, ça intéresse en fait tous ces mouvements écologiques, Greenpeace etc.

Ca leur apporte énormément de subvention, ça les fait vivre de développer cette image de… catastrophique là, de réchauffement de la Terre, ce qu’on peut voir, ce que ça peut provoquer.

Parce qu’en fait, il expliquait que 95% des raisons du réchauffement de la Terre, c’était des raisons naturelles et que c’était des cycles et bon, c’est sur des milliers d’années, hein.

C’est des cycles de 10 000 ans, je crois, où la Terre régulièrement se réchauffe, se refroidit.

Et, en fait, c’est vrai que l’homme avait eu plus ou moins une influence mais qui a été limité à 5% donc je suis d’accord, si on peut limiter la pollution oui, mais il ne faut pas non plus s’empêcher de vivre…

Marianne: Il faut être réaliste.

Il faut faire attention mais il faut être réaliste et pas faire peur aux gens en disant que ça y est la Terre, elle est fichue.

La Terre, ça…elle a des cycles.

Serge: Voilà, oui oui.

Marianne: 1000 ans en arrière, il a fait chaud en plein mois de décembre

Serge: Voilà, donc…

Marianne: Je suis contente de t’entendre parler comme ça et que d’autres personnes pensent comme ça parce que…

Serge: Oui, bon il y a…c’est vrai qu’il y a certain pays qui se développent sur le plan industriel énormément, bon on ne va pas les citer, la Chine, le Brésil, l’Inde tout ça.

Eux… oui, il faut quand même surveiller un petit peu parce que je pense qu’ils se développent comme nous on s’est développé il y a 20-30-40-50 ans bon, on s’est mis à consommer énormément d’énergie bon, bien maintenant ils le font, eux, et bon, qui dit consommation d’énergie dit pollution et donc faut…

Marianne: Oui, mais il y a une chose…

Serge: Oui, qu’ils fassent attention mais de là à, c’est vrai, systématiquement voir le mal tout le temps bon, je ne sais pas.

Marianne: Oui, mais c’est un peu contradictoire parce qu’ils disent aux pays européens ou en Amérique de faire attention, les économies, etc.

Mais dans les pays qui se développent, là on les laisse parce que justement ils sont en train de se développer.

Serge: Oui

Marianne: Bon, alors c’est…enfin, on peut débattre encore longtemps comme ça.

Serge: Oh, oui.

Là-dessus, on pourrait…

Marianne: En tout cas, je suis ravie que enfin, il y a quelqu’un qui a la même opinion.

Serge: Ecoute…

Marianne: Parce que c’est vrai que c’est énervant d’entendre tous ces écologistes, toutes ces associations.

Serge: Disons qu’au début, j’étais quand même un petit peu plutôt, oui de leur côté mais je trouve franchement que ça va, c’est vrai que ça va trop loin et puis il faut quand même…bon il faut être…

Marianne: Il faut être réaliste.

Serge: C’est un petit peu l’inconvénient du progrès mais bon on l’accepte le progrès.

A ce moment là, bon il faut se passer de son écran d’ordinateur, de télévision parce que ça c’est…quand il faut que ce soit recycler c’est très très polluant; il faut arrêter de prendre sa voiture…il faut, à ce moment-là, il faut…on peut aller très loin, quoi je veux dire…donc, il faut quand même… il y a des limites, je veux dire, qu’on fasse attention oui, qu’on ne pollue pas bêtement et puis il y a des gestes simples à faire pour limiter, mais voilà je veux dire après il faut, c’est comme çà, je veux dire le confort, le confort il a ces inconvénients.

Le confort, il implique de la pollution et puis, voilà, on ne va pas retourner à l’âge des cavernes, hein, c’est sûr que là, l’air était pur, l’eau était pure mais…

Marianne: A les entendre…

Serge: La vie était bien plus dure, je pense.

Marianne: Bien, à les entendre, c’est ce qu’il faudrait.

Serge: Oui, c’est ce qu’il faudrait.

Bien, je voudrais bien qu’ils montrent l’exemple moi parce que…je suis curieux, tiens, de voir si les purs et durs, tu sais, les farouches comme ça, chez les écolos.

Je voudrais voir leur façon de vivre.

Je pense qu’on serait surpris.

Marianne: Oui. Très bien, on va…

Serge: Oui, parce que sinon on va y passer la nuit, je pense, sur ce genre de sujets, des sujets brûlants.

Marianne: oui, aujourd’hui ou demain, on peut continuer comme ça encore longtemps mais donc…merci de cette discussion, hein, c’était très intéressant.

Serge: Très intéressant

Marianne: Oui.

Serge: Ok, mais j’espère qu’on n’utilisera jamais ces ampoules mais bon, apparemment si tu dis que c’est parti.

Marianne: J’espère que…je ne sais pas.

Peut-être, ils vont peut-être revenir sur leur décision, j’en sais rien mais c’est pas quelque chose qui m’emballe vraiment.

Serge: Non, ben moi non plus.

Marianne: Mais bon, il y a beaucoup de gens comme ça, hein.

Serge: Une chose, c’est que si je dois changer toutes les ampoules de la maison…

Marianne: Ca va revenir cher.

Serge: Ca va faire cher, oui

Marianne: Il y a peut-être aussi beaucoup qui vont faire des réserves d’ampoules à incandescence.

Serge: Oh oui, oui, oui et qui vont les utiliser pendant quelques années.

Bonne idée, tiens tu viens de me donner une bonne idée.

Je vais y réfléchir.

Marianne: J’ai déjà noté toutes les…les Watts, les ampoules et les nombres de Watt que j’ai à la maison.

Serge: Ok bon, bien écoute, je te souhaite une bonne soirée et puis à bientôt pour une nouvelle discussion.

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: Ok.

Marianne: Bonne soirée, Serge

Serge: Allez, bonne soirée Marianne

Marianne: Au revoir.

Serge: Bye.

Christine & Serge – Computing

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Christine and serge talk about computing. (Christine et Serge parle d’informatique.)

Serge : Est-ce que tu m’entends ?

Christine : Oui, je t’entends bien.

Serge : Oui ?

Ah bien.

Moi aussi je t’entends bien, c’est parfait, il marche bien ton Skype.

Christine : Ecoute, c’est pas sûr, il va falloir surveiller la conversation parce que… j’ai des correspondants qui ne m’entendent pas parce que c’est continuellement coupé !

Alors, du coup, je ne sais pas si çà vient de mon installation, de mon micro, de ma connexion à l’ordinateur, de l’ordinateur ou… des interférences dues à Skype, je ne sais pas… voilà.

Serge : C’est vrai que quelque fois… Skype… demande… il fait une petite enquête de satisfaction et demande si la connexion a été bonne, s’il n’y avait pas de coupure, donc çà peut venir d’eux effectivement mais… bon en général, je pense que çà vient plutôt des équipements personnels, que ce soit le casque ou bien les connexions sur l’ordi… des logiciels je ne pense pas mais plutôt le problème matériel, je pense hein, à première vue… mais c’est vrai qu’il y a tellement de choses.

Christine : Oui, c’est possible parce que en plus, à chaque fois que j’ai justement l’enquête de Skype, çà marche bien… Mais on ne me demande jamais quand çà marche pas… je ne sais pas ce qu’il faut penser de çà ?

Serge : Oui, je sais pas.

Christine : Et puis j’ai des… j’ai d’énormes problèmes en ce moment de messagerie… et c’est depuis que Jean-Michel a envoyé des photos du Cambodge.

Je les aies au départ chargées et je me demande si il n’y a pas un virus qui est passé, je ne peux plus… sortir un message lié dans ma messagerie… comment çà s’appelle ?

Serge : Un fichier…

Christine : Une pièce jointe.

Serge : Une pièce jointe.

Christine : Je ne peux… je ne peux plus enregistrer une pièce jointe dans mon ordinateur sans que Outlook se ferme, et çà depuis les envois de Jean-Michel… alors, il dit qu’un virus est possible, mais il a tout vérifié que… en fait ce n’est pas le cas, donc il faut m’aider parce que maintenant j’ai un problème, et je ne sais pas quoi faire.

Serge : Oui, c’est… c’est difficile… moi aussi je pensais à un virus mais bon, tous les antivirus ne voient pas tous les virus, c’est vrai aussi hein… donc parce que s’il a un antivirus gratuit… parce que souvent les gens, ils ont des antivirus gratuits parce que ben, parce que c’est gratuit… ils sont quand même moins efficaces.. Moi j’en ai un qui est…

Christine : Oui mais moi, j’ai un antivirus payant !

Serge : Oui, donc il aurait dû… et tu le mets à jour vraiment régulièrement ?

Christine : Ah oui !

Il se met à jour automatiquement et quand… quand je dois racheter, je le rachète.

Serge : Et comment il s’appelle ?

Christine : Norton.

Serge : Ah, Norton !…

enfin moi, je l’ai arrêté, pas parce qu’il est… pas parce qu’il était pas bon comme antivirus… je pense qu’il est…

Christine : Cher ?

Serge : Déjà… et puis il ralenti énormément l’ordinateur… et moi je…

Christine : Ah oui !

Parce qu’en fait, il me bloque beaucoup beaucoup de choses !

Serge : Oui, il est très long à travailler, oui, oui.

Christine : Bon mais enfin, bon moi je connais pas autre chose, alors peut-être que…

Serge : Moi j’ai changé.

Christine : Si éventuellement tu m’indiques, je changerai.

Serge : J’en ai pris un autre qui est un peu moins cher, puisque Norton moi me réclamait, je crois soixante Euros pour la… la… comment dire…le…

Christine : L’année quoi… enfin…

Serge : Oui pour renouveler… pour l’année et celui que j’ai là d’ailleurs qui est en train… de…

Christine : Il s’appelle comment ?

Serge : … de me contrôler quelque chose… Gdata…

Christine : Comment ?

Serge : G.. la lettre G et data comme data, données en latin quoi…

Christine : Tout attaché ?

Serge : Non, non, mais bon… sur…

Christine : je dois le trouver quoi ?

Serge : Oui avec Google.

Christine : Mais comment on fait pour en fait se désabonner d’un… ?

Serge : Ah ben le problème, moi j’ai fait, quand je suis arrivé à la fin de mon abonnement… parce que j’ai laissé finir l’abonnement, et au moment de… quand ils m’ont redemandé, quand j’ai vu le prix, ben j’ai dit que je ne renouvellerai pas et puis…

Christine : Gdata est moins cher ?

Serge : Ben moi, il faisait, ben il faisait moitié prix… j’ai… à l’époque je l’ai eu à moitié prix, donc je suis pas… et franchement… il travaille très très vite, il est très discret, il est très très performant, et… le seul défaut qui n’est pas un défaut parce qu’en fait… je dirais plutôt que c’est même une qualité, c’est que quand on fait un scan du disque, ben pour voir justement, détecter d’éventuels virus… il le fait, il est très très long, donc moi je le fait en général quand je pars faire des courses, ou je sais que je ne peux pas… on peut…

Christine : Ben Norton aussi.

Serge : On peut utiliser l’ordi en même temps qu’il scan mais çà… là, çà ralenti vraiment donc… moi je le fais quand j’ai pas besoin de l’ordi parce que çà met entre deux, trois ou quatre heures, mais alors là, il épluche vraiment tout, tout, tout et… apparemment il détecte beaucoup beaucoup de choses, et j’avais vu d’ailleurs des avis sur les sites… spécialisés qui étaient vraiment… qui complimentaient ce… ce truc.

Je crois que c’est Autrichien ou… mais enfin, y a un service en France hein, puisque moi j’ai eu… j’ai eu un petit problème au moment du réabonnement parce qu’en fait, je me suis réabonné et entre-temps, malheureusement, j’ai… mon ordi… j’ai eu des petits soucis… parce qu’il était très long à s’ouvrir, parce qu’il y avait plein de petits fichiers qui s’étaient mis, des petits programmes qui se mettaient, qui ralentissaient des… voilà…

Christine : Ben moi, c’est ce que j’ai en ce moment.

Serge : Et j’ai un copain, bien il m’a dit : « le mieux, c’est… il faut reformater » !

quoi et… comme çà on repartira sur un truc tout propre et… c’est…

Christine : Oui

Serge : C’est ce que j’ai fait mais au moment… quand j’ai reformaté, après j’ai voulu le remettre, le problème c’est qu’il a… il arrivait plus à me reconnaître puis là… j’ai appelé le service, enfin j’ai pas appelé le service après-vente, je l’ai, je les ai contacté par mail parce que c’est vrai çà… çà commence, çà fait cher quand on commence à leur…

Christine : Oui

Serge : … à leur téléphoner.

J’ai utilisé la hotline peut-être deux fois et encore, çà a été assez limité et donc à la fin j’ai réussi quand même à le redémarrer et… donc, moi il est encore bon jusqu »au mois de mai 2009 et je pense que je vais… au moment de le… de renouveler, je pense que je resterai chez eux parce que franchement je ne m’en plains pas du tout et je préfère payer que d’avoir un antivirus gratuit…

Christine : Oui, moi aussi

Serge : … qui est… plus…

Christine : Peu fiable ?

Serge : Voilà, peu fiable je vais dire.

Mais bon, c’est vrai, tous ces soucis de… l’informatique c’est…

Christine : Oh oui !

Oui !

Serge : … quand çà marche, c’est génial… mais alors, dès qu’il y a des problèmes et puis… à part les gens qui sont férus et qui connaissent bien, c’est quand même pas facile.

Moi, j’ai des collègues au travail qui… connaissent bien et bon, ils s’en sortent toujours, et encore, des fois ils se mettent dans des situations, parce qu’ils connaissent tellement bien que… ils se mettent dans des situations un peu scabreuses et puis ils s’en sortent.

Mais quand on ne connaît pas c’est vrai que c’est … assez obscure comme…

Christine : Oui mais, je ne sais pas quoi faire moi, je…

Serge : Ecoute, je sais pas…

Christine : … suis utilisatrice et donc pas… ouais, pas plus que çà quoi…

Serge : Oui bien… comme la majorité des gens hein… de toute façon moi c’est pareil.

Christine : Oui, tout a fait.

Serge : Je connais bien les programmes que j’utilise parce que je les utilises tous les jours mais sinon, à côté de çà… bon… je sais un peu comment c’est fait à l’intérieur parce que je travaille un peu dessus mais…

Christine : Oui

Serge : Tout ce qui a… tout ce qui est logiciel… enfin, tout ce qui est software, c’est compliqué, oui je veux dire le… tout ce qui est hardware, c’est-à-dire…

Christine : oui hardware.

Serge : … tout ce qui est carte, modem, çà y a pas de problème puisque je… je bricole dedans mais…

Christine : J’espère que çà ne va pas tomber en panne parce qu’avec tout le travail que je fais en ce moment…

Serge : Et oui !

Christine : J’ai même pas le temps de sauvegarder mon disque dur etc… etc… voilà, j’espère que je vais pas tout perdre.

Serge : Ah oui !

Bien là, il faut… tu as…tu as un disque externe sinon ?

Christine : j’ai un disque externe oui.

Serge : Ah ben, il faut, il faut absolument que tu sauvegardes

Christine : Mais faut que je le fasse oui, au moins avant les vacances de Noël.

Serge : Ah oui !

Ce serait dommage…

Christine : … faudrait que j’y arrive.

Serge : … de perdre…

Christine : je sais.

Serge : Ah oui, si tu utilise… oui… tu utilises beaucoup ton ordi pour ton travail donc…

Christine : Oui

Serge : … c’est clair que…

Christine : Mais j’hésite vraiment parce que je… bon, il est… il est un peu vieux mon truc…

Serge : Il a quel âge ?

Christine : J’en sais rien, çà fait cinq ou six ans que je l’ai donc…

Serge : Oui, c’est un petit peu…

Christine : J’aimerais changer mais si je change, je pense que c’est pour un MAC.

MAC INTOCH.

Serge : Ecoute, moi je ne connais pas… Fanfan travaille…

Christine : Moi je travaille à l’école, je travaille avec… et bon, je connais tout à fait et PC et Mac Intoch… je sais qu’avec Mac, on n’a pas de souci de virus…

Serge : Oui

Christine : Et c’est une utilisation que je connais très bien, donc j’ai pas de souci de l’environnement si tu veux et j’hésite vraiment… prendre un grand écran… sans… tout est sans fil parce que…

Serge : Oui, le Mac c’est vrai il est déjà… esthétiquement…

Christine : Le problème, c’est que là on est un petit peu en retard au niveau PC, c’est que on a encore rien sans fil, complètement sans fil, tandis que le Mac, t’as juste l’écran et tout est dans l’écran.

Serge : Tout est intégré oui.

Christine : T’as plus de fil… plus aucun fil !

Serge : oui, oui.

Christine : çà, c’est génial !

Serge : Oui, c’est vrai

Christine : Donc, j’hésite vraiment… vraiment… je vais voir, j’attends que tout çà tombe en panne… et puis… voilà.

Serge : C’est vrai que quand je baisse la tête et je regarde sous mon bureau !

Oh, quelle horreur !

Christine : Ah, c’est une catastrophe !

Serge : Et j’ai beau…

Christine : La poussière qui se met… et t’oses pas trop aller y toucher parce que tu te dis que si tu débranches quelque chose, çà va plus marcher.

Serge : Bon, de temps en temps, j’y vais, j’essaie de mettre de l’ordre, d’attacher un peu les fils mais…

Christine : moi aussi…

Serge : C’est un bazar !

Christine : C’est infernal oui, c’est infernal !

Et pour un peu que tu aies des périphériques différents…

Serge : Ben oui !

Christine : Autant une imprimante qui fait multifonction, çà va, mais moi j’ai… la photocopieuse, l’imprimante, le scanner, c’est tout à part.

Serge : Oui, c’est tout à part.

Christine : La Livebox, le téléphone, la lampe !

J’ai tout branché à part !

Donc c’est une horreur quoi !

Serge : Ben oui, disons le seul truc oui, c’est que mon imprimante est multifonction, mais sinon après, oui, j’ai… ben j’ai là… j’ai la Freebox, j’ai le satellite parce que j’ai… je peux regarder la télé sur l’ordi… j’ai… oui après y a plein de périphériques et là les fils… bon, maintenant ils font beaucoup de choses par… liaisons radio…

Christine : WiFi ! Oui !

Serge : WiFi ! Tout çà mais c’est vrai que…

Christine : çà marche pas toujours, toujours hein ?

Serge : Non et puis…

Christine : c’est pas forcément fiable.

Serge : tu le fais sur un ordi récent, mais c’est vrai quand tu as un ordi déjà qui a cinq ans tu… tu hésites un peu à…

Christine : Oui, oui… alors voilà !

Ce sera la grande révolution quand tout tombera en panne et il va falloir choisir.

Serge : Ben, dans tous les cas il faudra au moins déjà que tu aies tout sauvegardé, parce que tes données, tu pourras toujours les…

Christine : Oui, oui…

Serge : … les réutiliser sur…

Christine : Mon Dieu !

Puis çà, je suis pas très très… on va dire régulière dans les sauvegardes donc… c’est pourtant très très important quoi mais… voilà.

Serge : Oui, mais sinon, j’ai entendu beaucoup de bien de Mac et c’est vrai que tous ceux qui ont travaillé sur Mac, en général, ils ne veulent plus entendre parler de PC ou… je sais pas… et c’est vrai qu’esthétiquement c’est… c’est vachement beau !

Christine : Oui, c’est vrai.

Serge : Maintenant, pour travailler avec, je ne sais pas… je ne sais pas s’il y a… tous les logiciels qu’on peut avoir sur PC.

Christine : Oui, quasiment, quasiment. En plus, ils sont compatibles.

Serge : Oui

Christine : Mais on peut tout avoir quoi… et puis bon, le Mac est disons, prédisposé aux arts graphiques, donc c’est vrai que…

Serge : Oui, pour toi

Christine : Y a plein plein de choses qui existent oui et puis c’est vrai que… ben nous l’école a choisi ce système pour les… les graphistes… donc elle a étendu çà à toutes les formations et puis, y a aucun problème, on fait tout !

En plus y a énormément de logiciels gratuits.

Par exemple, on n’est pas obligé d’utiliser tout le système Windows avec Word, Excel qui sont payants, on a tout un système.

Serge : Ben bien sûr !

Christine : Tout un système gratuit

Serge : Bien sûr !

Christine : Donc… en fait je dirais, par rapport à la politique d’enseignement, Genève boycotte tous les programmes payants et la on utilise par exemple maintenant, Néo office pendant de Windows avec tous ses logiciels, et c’est entièrement gratuit, et libre d’accès, donc il faut réapprendre un tout petit peu le traitement de texte, le tableur et tout ce qui va avec, mais c’est très similaire quoi.

Mais c’est gratuit et puis c’est un petit peu un boycott de tout ce commerce effroyable !

Serge : Oui parce que de toute façon, c’est vrai que Microsoft avait plus ou moins imposé…

Christine : Microsoft, oui je dis Windows mais…

Serge : ils avaient imposé leur truc puisque c’était un petit peu les seuls, mais je… bon.. tu pourrais prendre Linux comme système d’exploitation…

Christine : Oui

Serge : … plutôt que Windows, mais c’est vrai que… parce que lui était entièrement, toujours entièrement gratuit.

Christine : oui

Serge : Passer sur Mac, en plus pour toi, si tu dis que pour le graphisme c’est… c’est beaucoup mieux.

Christine : Ah oui, c’est mieux !

Serge : faut pas hésiter.

Christine : Oui, c’est clair.

Serge : C’est peut-être plus cher, je ne sais pas mais…

Christine : Plus cher oui.

Serge : … nettement plus cher ?

Christine : Mais enfin bon, je veux dire tu t’y retrouves, tu as beaucoup moins de problème, beaucoup moins.

Serge : Et pour changer de sujet… le temps qu’est-ce que çà donne ?

Vous avez beaucoup de neige, non ?

Christine : Alors nous, c’est neige, neige… on a eu trente centimètres de neige.

C’est un peu changeant, on a des, on a eu… comment… une accalmie où çà a un tout petit peu fondu mais il fait très froid, il fait moins cinq le matin, et puis on a… on est vraiment dans l’hiver, quoi c’est vraiment l’hiver.

Serge : Tu arrives à descendre de chez toi parce que la rue…

Christine : alors

Serge : … est vachement raide.

Christine : alors ce matin, j’ai pu partir en scooter parce que c’était sec…

Serge : toujours en scooter.

Christine : oui mais les autres jours j’ai du prendre la voiture parce que bon voilà… c’était enneigé, donc c’est pas possible de circuler autrement.

Serge : Bon ben écoute Christine, merci pour cette conversation sur l’informatique.

Christine : Ben je t’en prie oui.

Serge : J’ai pas pu t’aider beaucoup mais bon

Christine : J’espère que je trouverai des solutions, pas trop de problème.

Serge : Oui, je suis sûr que tu vas… tu vas trouver, on trouve toujours.

Ok bon ben écoute.

Christine : Bon, je te souhaite un bon Noël.

Serge : Ben oui, alors, bon Noël et puis bonne année aussi… on va se rappeler entre-temps quand même je pense.

Christine : Oui, tout a fait

Serge : Allez

Christine : Voilà

Serge : Bisous et à bientôt alors !

Christine : A bientôt

Serge : Bye, bye !

Christine : Au revoir !

Anne & Serge – Midterms

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Anne talks with Serge about preparing for her midterm exams. (Anne parle avec serge de ses révisions en vue de ses partiels) Image courtesy of ecastro.

Serge : Alors Anne, comment s’est passé ton week-end ?

Tu as bien travaillé ?

Anne : Donc je suis revenue vendredi… Y a eu, il a commencé à y avoir une tempête, donc oui, forcément, j’ai bien travaillé vu que j’ai pas pu faire autre chose.

Donc, çà va, j’ai réussi à faire un petit peu tout ce que je voulais faire, alors çà va, je suis satisfaite.

Serge : Ah bon !

Parce que s’il avait fait beau, tu aurais… tu serais allée te promener au lieu de travailler alors, si je comprends bien ?

Non ?

Anne : Oui ben, disons que j’aurais peut-être pris une heure pour aller me balader, aller faire un petit tour en ville ou quelque chose comme çà.

Serge : Et du coup alors ?

Anne : Donc, c’est pas plus mal.

Serge : Oui ?

Anne : C’est pas plus mal qu’il ne fasse pas très beau.

Serge : Oui, c’est vrai, çà donne moins de regrets d’être enfermée à travailler, oui.

Anne : Oui, c’est vrai.

Serge : Et tu as fait alors quoi comme révisions, comme cours ce week-end ?

Anne : Ben, je commence à réviser pour mon concours, donc j’ai essayé de faire, de varier un peu pour ne pas faire qu’une matière, pour ne pas m’abrutir dessus.

Donc j’ai fait un peu de tout.

J’ai essayé du moins de… travailler pour mon contrôle de lundi, mais aussi de travailler toutes les matières que j’aurai au concours dans un mois et demi.

Serge : Dans un mois et demi ?

Anne : Un mois et demi.

Serge : Cà approche !

Anne : Cà approche oui.

Serge : Et tu es à jour, tu penses, de tes révisions ou… Tu seras prête à temps quoi?

Anne : De toute façon, comme c’est un concours, on n’est jamais prêt, on a toujours besoin de… Je ne pense pas que je me trouverai prête même si je dois… même si j’avais un mois de plus pour travailler, mais en tout cas, je serai quand même bien à jour et j’arriverai sereine.

Serge : oui, c’est l’essentiel… oui… et tu… donc tu rentres tous les week-ends en fait pour… presque tous les week-ends pour réviser ?

C’est plus facile à la maison… ou ?

Anne : C’est plus facile d’être à la maison… Y’a moins… enfin, je me soucie de moins de choses vu que le repas est prêt…

Serge : Eh oui !

Anne : Eh oui !

Donc forcément, y’a moins de contraintes, et puis je suis pas toute seule, donc c’est plus agréable.

Serge : Oui

Anne : Même si c’est un peu plus dur de me concentrer pour travailler, vu que y a du monde, je préfère parce que je me sens moins seule pour le week-end.

Serge : Oui, c’est vrai que le week-end c’est… çà fait long du vendredi soir jusqu’au lundi, lundi… oui lundi matin, parce que tu reprends les cours à midi ?

Anne : Non, en fait je ne reprends que le soir.

Serge : le lundi soir ?

Anne : Oui pour… parce que j’ai contrôle tous les lundis soir… donc en plus, si je restais à mon appartement, je pense que je stresserais plus pour mon contrôle.

Serge : Oui, oui.

Anne : Donc, je préfère rentrer.

Et d’autant plus que le week-end me paraîtrait long à mon appartement vu que je ne vais pas à la fac, donc je verrais beaucoup moins de monde, donc je préfère rentrer.

Serge : Oui, çà fait une coupure, çà fait du bien.

Anne : Cà fait une bonne coupure.

Serge : Et puis comme çà tu peux revoir ton p’tit chien !

Anne : Ben oui, je revois mon petit chien et puis… ouais, mes parents aussi… tant qu’à faire.

Serge : Oui, accessoirement.

Anne : Accessoirement.

Serge : Oui, et puis çà te permet d’aller… d’aller courir un peu le week-end parce que là-bas…

Anne : Oui, j’en profite

Serge : A Bordeaux…

Anne : C’est pas évident… c’est pas évident à Bordeaux parce qu’il y a pas vraiment de… ben je peux pas courir dans la rue, enfin… alors qu’ici…

Serge : Oui.

Anne : Ben, déjà je peux aller courir, aller voir le coucher de soleil sur la plage, donc forcément, c’est déjà plus attrayant… et ben je profite aussi du week-end pour prendre un cours de piano.

Serge : Ah oui !

Anne : Pour, ben me changer un peu les idées quoi.

Serge : Oui, oui.

Enfin pour ce qui est du coucher de soleil, en ce moment…

Anne : En ce moment, on peut pas dire que j’y ai vraiment droit.

Serge : Non

Anne : D’habitude… d’habitude je vois un joli coucher de soleil… mais là…

Serge : Oui

Anne : Ben là, je vois une jolie tempête sur la plage, c’est pas mal non plus…

Serge : Oui, c’est pas mal.

Anne : C’est mieux qu’une tempête à Bordeaux.

Serge : Oui, oui, oui… Et le piano alors, tous les, tous les week-ends un petit cours de piano pour…

Anne : Ben, tous les week-ends où je suis là oui…

Serge : Oui, et puis çà permet de ne pas perdre trop la main parce que sinon pour s’entraîner…

Anne : Ben ce serait dommage que je perde la main quand même…

Serge : Ben oui, après combien d’années ?

Anne : 11 ans

Serge : Je sais pas… combien ?

Anne : 11 ans.

Serge : 11 ans !

Oh là, là !

Anne : Puis ben… vu que le piano est à la maison, forcément çà me… çà me tente.

Serge : Oui, oui, ben oui !

Anne : Et comme je m’entends très bien avec ma prof de piano, ben çà me fait toujours très plaisir de la voir aussi.

Serge : Oui, c’est vrai… et puis après donc, alors les premiers partiels, puisqu’on appelle çà des partiels ?

Anne : Oui on appelle çà des partiels

Serge : C’est là, dans un mois, un peu plus d’un mois tu as dit ?

Anne : Oui

Serge : Et tu as, tu vas avoir des vacances donc un peu avant pour réviser enfin…

Anne : Ben disons que j’ai les vacances scolaires de Noël… donc, à partir du… Ben 19 décembre, je suis en vacance jusque… le début des partiels… c’est-à-dire le… 9 janvier, mais bon enfin, ce sera juste avant mon concours donc çà va pas vraiment être des vacances… mais disons que je vais avoir vraiment des journées entières pour bien travailler et pouvoir bien m’organiser… et puis je vais quand même profiter un peu de Noël… à la maison.

Serge : Oui, et le concours, çà dure combien de temps alors ?

La première session ?

Anne : Ben la première session, en fait j’ai pas énormément d’épreuves, j’ai cinq épreuves réparties sur trois jours, donc je commence le… il me semble que je vais commencer le vendredi par deux épreuves, ensuite j’ai une pause jusqu’au mardi, donc le week-end va être un peu difficile, sachant qu’on a déjà commencé le concours mais qu’on a encore… faut encore travailler pour la dernière ligne droite, donc après je reprends le mardi pour deux épreuves à nouveau et on finit en beauté le mercredi après-midi par la dernière épreuve.

Serge : Oui.

Et tes épreuves préférées, ou ton épreuve préférée ?

Anne : Ben çà va être la dernière évidemment, le meilleur pour la fin.

Serge : Oui

Anne : C’est l’épreuve en rédactionnel de science humaine et sociale.

Serge : Tu te sens à l’aise dans cette discipline ?

Anne : Ben je préfère écrire que répondre à un QCM

Serge : Ah oui !

Les questions à choix multiple oui.

Anne : Les questions à choix multiple, même si çà va beaucoup mieux maintenant que je me suis entraînée aux QCM, mais c’est toujours… je trouve que çà… le prof qui lit nos copies se rend mieux compte du travail qu’on a effectué en lisant ce qu’on écrit et pas des réponses…

Serge : Oui.

Anne : Quand on a des QCM.

Serge : Oui, c’est vrai.

Anne : C’est beaucoup plus représentatif d’un travail et de la personnalité et du, de la motivation de l’étudiant que une grille optique où on a juste colorié dedans.

Serge : Oui, oui à cocher des cases, oui c’est vrai.

Anne : A cocher des cases

Serge : Oui…et donc çà… en fait, c’est juste une partie, donc çà représente combien de pourcentages de…

Anne : Cà représente….

33%, un tiers.

Serge : Un tiers… et le… alors les deux autres tiers, le reste.

Anne : Les deux autres tiers, ben çà va être au… donc ce qu’on appelle le deuxième quadrimestre… donc çà va être de janvier à… enfin janvier… on va dire plutôt début février jusqu’à … ben… les partiels seront en mai quoi.

Serge : Oui

Anne : Et… çà représente, ben le double de travail quasiment.

Serge : Oui

Anne : Mais bon… déjà les résultats des premiers partiels on les aura avant, donc çà va permettre de bien cibler… ben ceux qui ont encore une chance d’avoir leur concours.

Serge : Oui

Anne : Ceux qui sont en bonne voie de l’avoir et ceux qui sont ben… un peu sur … sur le fil quoi.

Serge : Oui

Anne : Donc, déjà çà va permettre de faire une première sélection parce que les gens qui vont vraiment être mal classés vont pas se… ben vont s’arrêter ou…

Serge : Ah oui.

Ils n’ont aucune chance vraiment ?

Anne : Ben si, y’a toujours une chance de remonter mais à un certain stade, même si on a qu’un tiers de la note…

Serge : Oui trop dur.

Anne : Si on est vraiment mal classé, les deux tiers, enfin… si on a en plus accumulé des lacunes.

Serge : Oui

Anne : Pour la première session c’est dur de rattraper un retard et en plus de… de faire un programme qui est deux fois plus important.

Serge : Oui, puisque c’est oui.

Cà représente…

Anne : Le programme est deux fois plus important et c’est… même si c’est différent de ce qu’on a fait à la première partie, on a déjà acquis de bonnes bases, on… faut essayer d’acquérir des très bonnes bases à la première session pour espérer avancer vite et bien pour le deuxième…

Serge : Oui

Anne : Deuxième quadrimestre.

Serge : Et la matière que tu déteste le plus ?

Anne : Ben disons qu’y en a une que je déteste à cause d’un prof que je déteste qui… ben il est… c’est le maître de la mauvaise fois par excellence.

Serge : Ah bon ?

Anne : Qui, oui, il est… enfin il est très intéressant, il connaît bien son sujet et… enfin y a pas de souci là-dessus… le problème c’est juste que c’est… donc c’est l’histologie, c’est-à-dire toute l’étude des tissus, le tissu nerveux, le tissu musculaire, le sang, la peau et… donc c’est un programme assez conséquent déjà… puisqu’on fait soixante heures de cours théoriques.

Serge : Oui

Anne : Et donc… c’est quand même des petits détails, il faut apprendre beaucoup de choses et le jour du concours il nous fait des QCM pièges qui ne servent à rien… qui en plus… en cours il nous dit bien qu’il ne nous interrogera pas sur çà et au final, le jour du concours, on en a quand même, donc il ne faut vraiment pas se fier à ce qu’il dit et c’est dommage parce que c’est quand même un bon prof et il pourrait… il est quand même… on voit qu’il connaît bien son sujet mais il rend la chose complètement inintéressante et assez redoutée des élèves quoi…

Serge : Oui, en fait il faut apprendre tout puisque…

Anne : Ben oui faut apprendre tout puisque de toute façon il va… il faut… alors est-ce qu’il oubli ce qu’il dit ou est-ce que pour lui çà lui parait tellement évident qu’on doit le savoir aussi… je sais pas mais bon… toujours est-il que… quand on se retrouve devant les QCM, on… on se demande si… on n’a pas bien appris ou si… il nous pose des questions…

Serge : Et c’est un gros coef ?

C’est un gros coefficient cette histologie là ?

Anne : Ben tout est un gros coefficient disons que… le problème c’est que cette matière est très discriminante… donc il faut essayer d’avoir la meilleure note possible, pour justement être le mieux classé après.

C’est une épreuve qui va vachement faire la sélection.

Serge : Ah bon ?

Anne : Ouais

Serge : Et c’est pas… je veux dire bon, c’est…c’est quand même pas… perdu si…si… bon faut pas avoir vraiment une trop mauvaise note mais je veux dire…

Anne : Voilà, faut pas avoir une trop mauvaise note mais il faut savoir que… l’année dernière il y a seulement 30% des personnes qui ont eu la moyenne… donc déjà, si on a 10 c’est déjà…

Serge : C’est un beau score déjà !

Anne : C’est déjà un bon score… après si on monte encore plus haut, c’est encore mieux… mais… ben surtout ce qui est dur dans cette épreuve, c’est qu’on a 52 QCM en 60 minutes, donc y faut pas traîner, faut vraiment savoir son cours et en même temps il faut avoir un peu une base de réflexion donc c’est… faut… c’est pas évident.

Serge : Et… et donc ta… ta matière préférée mais à part le… à part la partie rédactionnelle, au niveau des QCM, est-ce que tu as… un truc qui te plait plus que d’autres ?

Anne : Une matière qui me plait plus… Serge : Oui

Anne : C’est l’embryologie, l’embryologie.

Serge : l’embryologie ?

Anne : Oui

Serge : Cà ne m’inspire pas çà !…

çà m’a l’air assez compliqué.

Anne : Ben c’est… la division des cellules, la mise en place de l’embryon, la mise en place donc de ce qu’on appelle l’organogénèse, la mise en place des organes… chez l’embryon… moi je trouve çà très intéressant.

Serge : Ah oui !

Anne : Et en plus, le prof est… vraiment gentille puisque… si on apprend son cours… les QCM, c’est les phrases du cours donc… elle est quand même… disons que si on travaille, on a une bonne note, çà… çà encourage quand même.

Serge : Donc tu… tu es confiante quand même ?

Anne : Ben on peut jamais savoir ce qui…

Serge : Oui mais enfin, bon.

Anne : Ce qui va arriver… mais enfin je… pour l’instant, mes contrôles… je suis bien classée, donc çà me… çà m’encourage, donc bien après… je vais essayer de ne pas trop stresser et…

Serge : Oui, c’est çà qu’il faut arriver à gérer parce que…

Anne : Il faut savoir gérer le stress et… savoir réagir vite sous la pression mais pas trop vite pour ne pas lire trop vite le QCM qui sont pièges

Serge : Oui

Anne : Et qu’il faut répondre vite mais pas trop… il faut…

Serge : Il faut bien gérer le temps quoi ?

Anne : Bien gérer le temps… bon, on a quand même… çà va, ils nous donnent quand même assez de temps pour… c’est assez rare les gens qui ne… qui ne finissent pas ou… c’est des gens qui n’ont pas su gérer, qui ont du cocher… qui cochent au dernier moment, ce qu’il ne faut surtout pas faire… ou des gens qui oublient leur montre… bon, y en a toujours tous les ans mais en général, c’est assez rare.

Serge : Et le fait d’avoir déjà passé une fois est-ce que c’est un avantage ?

Oui ?

Anne : Ben c’est un avantage parce que on sait… on sait déjà… comment se passe le concours.

Comment çà se passe quand on arrive dans la salle, qu’ils vérifient nos convocations… Le fait qu’on doive rester debout… pendant qu’on distribue les sujets, d’être surveillé parce que c’est vraiment très surveillé.

Serge : Oui

Anne : Mais je pense, je crois qu’on est une quarantaine dans la salle… et on a

Serge : Oui ?

Anne : On doit avoir presque dix personnes qui vous surveillent, donc…

Serge : Oh oui !

Anne : c’est très surveillé.

Serge : ben dis donc, çà me donne…

Anne : Mais…

Serge : Je te souhaite quand même du courage parce que… moi, je me vois mal, tu vois, recommencer à… tout ce genre de concours, d’examen, de… Bah !

Anne : Ben oui parce que toi tu as quitté le scolaire depuis un moment.

Serge : Oui, ben oui…

Anne : mais nous…

Serge : Oui, tu es en plein dedans.

Anne : Voilà, on a fait le bac… le brevet donc, c’est dans la continuité.

Serge : Oui… bon si je comprends bien, tu es en train de me dire qu’il faut que je te laisse tranquille pour que tu finisses de réviser donc…

Anne : C’est çà…

Serge : Je vais te laisser et puis ben tu vas bosser encore une ou deux heures et puis tu arrêtes ?

Anne : Ben jusqu’au repas et après je pense que je me détendrai ce soir avec un film ou…

Serge : D’accord.

Anne : Quelque chose comme çà.

Serge : Bon, allez !

Bonne soirée alors…bye, bye !

Anne : Merci !

Serge & Christine – Selling Door-to-Door

Christine talks to Serge about selling door-to-door and about wanting to change the furnace in her home. They discuss future private and professional projects. (Christine parle avec serge de son intention de changer le chauffage central de sa maison. Nous parlons aussi du démarchage à domicile et de nos futurs projets professionnels et privés.) 

S.: Et si la crise économique n’a pas ruiné le monde entier, on verra d’ici là.

C. : Justement, on a eu un démarcheur pour chauffage meilleur marché que le « fuel ».

Donc, bien, on ne sait pas.

On va essayer de se renseigner sur ce procéder pour voir si c’est fiable.

S. : C’est quoi comme procéder?

C. : Bien, c’est le traitement de l’air.

Donc, en fait, ils prennent de l’air à l’extérieur donc c’est une énergie…

S. : Oui, oui.

C. : … illimitée.

S. : Oui, oui.

Oui, exact.

C. : Et, donc…

S. : Ils la mettent en pression et, oui, je connais un petit peu le système.

Oui, oui.

C. : Voilà.

Il y a une redistribution à l’intérieur à une certaine température.

Donc, en fait, tu payes l’électricité et l’installation.

Mais, apparemment, avec l’électricité, ça te revient à seulement, en gros hein, 400 Euros par année.

Donc, ce n’est pas beaucoup.

Par rapport…

S. : Oui.

C. : … au fuel où, quand même, bien, tu dépenses pas loin de 2000 Euros pour le carburant, quoi.

S. : Oui.

C. : Et si il augmente… si il y a une prévision de 10 pourcents d’augmentation par année, tu imagines dans 10 ans ce que ça va être.

Donc on hésite beaucoup à modifier l’installation.

Et voilà.

Je ne sais pas.

S. : Oui.

Le problème, c’est que le… tu vois, le pétrole diminue beaucoup donc ça commence à être moins cher donc c’est dure parce qu’il faut quand même amortir l’installation et donc…

C. : Alors, bien sur, le gars qui essaye de te vendre ça, il a tous les arguments.

Alors, on va essayer d’aller visiter une ou deux maisons équipées.

S. : Oui parce qu’il y a quand même un certain investissement dans le système au départ pour…

C. : Oui, évidemment.

Alors donc, c’est un calcul à faire sur, effectivement, l’investissement.

Bon, l’investissement permet un crédit d’impôts donc, tu vois, il y a des choses à mettre dans la balance pour voir l’économie et puis… surtout à long terme, quoi.

Parce qu’on ne sait pas de quoi est fait l’avenir et puis le pétrole, enfin, le fuel et tout ça…

S. : Ça varie tellement, oui.

C. : … on ne sait pas ce que ça va donner.

Hein?

S. : Et la géothermie?

C. : Pour nous, ce n’est pas possible puisque…

S. : À cause du terrain.

C. : … on est dans un terrain difficile.

Hein?

Déjà…

S. : Ah, oui, la pente.

Oui, c’est vrai qu’avec la pente…

C. : … les glaces, la fonte.

Donc ce ne serait pas une solution possible pour notre maison.

S. : Ah oui, oui.

D’accord.

C. : Donc, bien, le gaz, c’est pareil.

Hein?

C’est très cher.

L’électricité unique, c’est très cher.

Donc il y a cette opportunité, je ne sais pas, cette alternative qui, apparemment, d’après la publicité qu’on a faite est intéressante.

Mais, bon, c’est difficile de prendre une décision.

S. : Oui.

Oui, parce que, une fois que tu es partie là-dedans, tu ne peux pas… il faut…

C. : Bien, oui, mais en plus, notre citerne est pleine…

S. : Ah oui.

C. : … la chaudière, il faudrait imaginer la mettre en vente.

Alors, tu vois, ils sont prêts à faire des efforts financiers, enfin c’est ce qu’ils disent hein, pour nous donner un dédommagement parce que notre citerne est pleine, donc je ne sais pas, de mille ou deux milles Euros, pour compenser, tu vois.

Enfin, c’est difficile de savoir ce qui est juste, ce qui est vrai.

De toute façon, ils mettent un prix au départ et puis ?

ce qu’ils veulent, quoi.

C’est commercial donc… Le tout, c’est de savoir si c’est des travaux envisageables et… ou trop onéreux pour l’utilisation qu’on en fait après.

S. : Oui.

Oui, puis voir le temps d’amortissement.

S’il faut vraiment trop, trop, trop d’années, c’est vrai que c’est un peu… c’est quand même prendre des risque pour l’avenir.

Ce n’est pas évident, toutes ces énergies, là, renouvelables.

C’est vrai que pour sauvegarder la planète on est prêts à faire des efforts mais il faut que ce soit quand même… qu’on soit un petit peu gagnant aussi, quoi.

C. : Non mais, on te vend le produit en te disant que tu es gagnant puisque, de toute façon, tu fais une économie substantielle sur ton énergie… l’énergie que tu utilises actuellement.

Voilà.

Donc c’est… Est-ce qu’il faut croire tout ça?

S. : Bien, je ne sais pas.

Je ne suis pas assez féru dans le…

C. : Le problème c’est que quand il faut prendre une décision, on devrait avoir des spécialistes autour de nous.

S. : Et… Oui, oui.

Et puis, souvent, ils te poussent en disant : « Mais je ne pourrai pas faire cette offre-là.

Il faut que vous décidiez tout de suite.

Après, on ne peut plus vous faire cette offre.

» Et voilà.

C. : Mais ils voulaient qu’on signe ce soir.

Ils voulaient qu’on signe ce soir.

S. : Voilà, c’est ça.

C. : Mais moi, j’ai dit : « Non.

J’ai besoin d’au moins une semaine à dix jours de réflexion.

S. : Voilà.

Oui.

C’est souvent ce qui se passe.

Oui, oui.

C. : Mais… C’est une excuse stratégique.

S. : Parce que, le gars, il sait qu si la personne ne signe pas tout de suite il aura beaucoup de mal à…

C. : Exactement, le marché est quasiment perdu.

S. : Mais bien sûr, il a… Le temps de réflexion, lui, il joue là-dessus.

Il joue, en fait, sur le… pour précipiter les gens, leur laisser peu de temps de réflexion, quelques minutes, en fait.

C. : Oui, en faisant des offres…

S. : Voilà, en faisant des offres alléchantes et…

C. : … apparemment exceptionnelles qui ne peuvent pas attendre.

Mais c’est assez intéressant de voir leur psychologie.

S. : Oui.

C. : Mais bon, quand tu es à l’autre bout… tu es, entre guillemets, pas le pigeon parce que ce n’est pas… ils vendent quand même un produit…

S. : Oui.

C. : … certainement fiable mais c’est la façon de faire qui est dérangeante.

Et moi, si on me met la pression, ça ne me plait pas trop, quoi.

S. : C’est ce qui m’était arrivé.

Un fois, j’avais répondu à une publicité sur une méthode pour apprendre l’Anglais avec… sous forme de DVD et puis, un jour, la personne s’est pointée, mais d’ailleurs, plusieurs mois après donc je n’y pensais même plus.

Et puis, donc, il m’a rappelé mon « mail ».

« Ah, oui, oui.

C’est vrai, j’avais demandé.

» Et puis, donc, je l’ai fait rentrer, on a discuté puis il a commencé à me déballer son petit lecteur DVD, il m’a montré des trucs, et voilà, et puis… Et voilà.

Et aussi, lui, il m’a proposé un prix.

Alors, il défiait toute concurrence.

Il me faisait le moitié prix, enfin, etcetera.

Mais, oui, il fallait que je dise tout de suite.

J’ai dit : « Bien, écoutez, oui, bien écoutez.

Bien, je vais réfléchir.

» Il me dit : « Ah mais, non, non.

Mais moi, je ne peux pas vous faire cette offre.

C’est – je la fait tout de suite ou pas du tout.

Il faut me donner votre réponse.

» Je lui ai dit : « Oui, mais moi, je n’ai jamais acheté quelque chose de ma vie comme ça.

J’ai toujours eu besoin de… enfin, de temps de réflexion.

» Et le gars, il a vu.

Enfin, il a… Et, en fait, il a eu raison.

C’est que, tu vois, j’ai pris le temps de réflexion puis, après, je me suis dit : « Bien, non.

Ça ne m’intéresse pas.

» Voilà, donc j’étais perdu.

C. : Bien oui.

S. : Oui, c’est vrai que c’est la psychologie du vendeur et de l’acheteur.

Oui.

C. : Non.

Non mais il a… ce qui était fort, c’est qu’il a même… quand il voyait que j’étais un peu réticente, que je ne cèderais pas, il a téléphoné à son patron puis il me l’a passé.

S. : Ah, oui, oui, oui, oui.

Oui, oui.

C. : Au directeur de l’entreprise.

Et puis, en fait…

S. : Il faisait une petite ristourne.

C. : Oui, oui.

Alors, l’autre insistait également en disant que c’était absolument indispensable que je me décide extrêmement vite pour avoir le bénéfice de cette offre.

Et puis, bien, je lui ai tenu le même discours.

Je lui ai dit que… ça m’a énervée même un petit peu, bon.

S. : Bien sûr.

Ça représentait combien?

En somme.

C’était un investissement de…

C. : Vingt mille Euros.

S. : Ah oui.

À vingt mille Euros, on ne peut pas prendre une décision comme ça.

C. : Bien non.

S. : À moins d’avoir de très gros moyens, bon, mais…

C. : Voilà.

Et puis, donc, vingt mille Euros en gros… Mais il te propose un crédit, bien sûr.

S. : Oui mais, bon, un crédit…

C. : Un crédit sur dix ans ou cinq ans.

Mais ça veut dire, bien, que tu remets dix mille Euros rien que d’intérêts.

Donc, voilà.

S. : Oui, oui.

Donc le prix n’est plus intéressant à l’arrivée.

C. : Donc, nous, si on décide de faire l’installation, bien, c’est payé comptant pour ne pas avoir un crédit sur le dos, quoi.

Donc maintenant, bien, voilà.

Est-ce qu’on a cet argent à disposition et… voilà.

Est-ce que ça vaut la peine?

Grosse question.

S. : Et sinon, l’école alors?

Qu’est-ce que ça donne?

Toujours…

C. : Bon, bien, j’ai des élèves extrêmement sympathiques cette année.

C’est très agréable d’enseigner.

S. : C’est déjà pas mal, oui.

C. : J’ai eu une classe tellement turbulente l’année dernière.

J’apprécie.

Quelques fois même, je leur dis : « Mais, vous ne pourriez pas… »

S. : « Vous ne pourriez pas bouger un petit peu?

C. : « Vous ne pourriez pas parler un petit peu?

Je me sens seule.

» Alors, c’est fou, quoi.

C’est incroyable.

S. : Oui, hein, ça… Oui, oui.

C. : Ils sont très studieux.

Mais bon…

S. : C’est bien, c’est bien.

C. : C’est bien.

Mais bon, ça demande toujours beaucoup de travail.

Et puis, là, j’ai fini mon remplacement informatique.

S. : Ah oui.

C. : Donc il faudra que je continue sur la lancée pour peaufiner un petit peu ma propre formation dans ce logiciel, on a décidé que… avec deux, trois collègues, enfin, plutôt des collègues professionnels de bureau, quoi, de faire un cours tous les quinze jours là-dessus.

S. : Oui?

C. : Donc, entre nous.

Donc, voilà.

Donc je ne veux pas lâcher prise.

S. : Bien non.

Et le sport?

C. : Bien, le sport… Ah oui, bien, le sport.

Je me suis mise au Ju-Jitsu.

Je ne sais pas si je te l’avais dit.

S. : Non, je sais que tu avais des cours de tennis tard le soir ce qui… ça t’empêchait de dormir.

C. : Non mais, bon…

S. : Plus maintenant?

Et le Ju-Jitsu?

Non, je ne le savais pas.

C. : Je le fais toujours.

Donc j’ai un cours de tennis par semaine, j’ai deux cours de Ju-Jitsu…

S. : Oui.

C. : … et puis je fais, bien, toujours mon ?

une fois par semaine, quoi.

Donc…

S. : Finalement, tu es comme moi.

Je suis sûr que vingt-quatre heures, ça ne te suffit pas dans une journée.

C. : Non.

Non, ça ne suffit pas.

S. : C’est bien.

C’est bien.

C. : Et j’ai des piles, sur ma table, de choses à faire que je n’arrive pas à faire.

Et puis j’ai des projets, mais… J’ai une semaine, là, épouvantable où je suis tous les soirs en réunion ou à droite, à gauche.

J’ai un salon du livre Dimanche.

Ça n’arrête pas.

Ça n’arrête pas.

Chaque fois, je me dis : « Non, je ne pourrai pas… » Et puis je dis : « Oui.

» Je ne sais pas dire non.

Donc je suis dans toutes les gonfles.

S. : Toutes les gonfles?

C’est quoi, ce terme?

C. : Toutes les gonfles?

Ça veut dire tous les plans foireux où on te demande de faire quelque chose.

« Ah oui.

Oui, oui.

Ça m’intéresse.

» Et puis, après, bien, une fois que tu t’es engagé, tu es obligé d’assumer.

S. : Oui, on ne peut plus faire machine arrière.

C. : Donc ça, oui, il faudra que j’apprenne à sélectionner les priorités et puis savoir dire non, quelques fois.

Voilà.

Autrement, la santé va bien?

S. : Oui.

C. : Oui?

Oui?

S. : Oui, bien… Oui, bien, là, ça y est.

J’ai mis un petit peu de côté le vélo puisqu’on arrivait à la… c’est vraiment la fin de saison.

C. : C’est la mauvaise… ce n’est pas la bonne saison, oui.

S. : Bien pourtant, oui, mais enfin, il va bien falloir recommencer en décembre.

Hein?

En plein hiver mais…

C. : Comment, en décembre?

S. : Parce que, bien, pour être prêt en mars au moment des courses, il faut commencer en décembre.

Mais il faut toujours se donner une petite période de coupure pour récupérer parce que l’organisme a besoin de récupérer.

Alors je profite du mois de novembre où j’ai d’autres choses à faire.

Cette semaine, je fais un stage d’Anglais sur la base donc je suis pris toute la journée.

Donc je ne peux pas, déjà, je ne peux pas faire du vélo le Mardi comme on faisait le matin avec le club.

Et puis la semaine prochaine, bien, je suis de service donc je vais être bloqué sur la base pendant presque toute la semaine donc, là aussi, je ne vais pas pouvoir faire de vélo.

Et la semaine suivante, je fais un stage de… ça s’appelle SBO.

C’est Bilan… Bilan de compétences, enfin, un truc dans ce genre-là.

Faire un bilan de compétences pour une éventuelle reconversion en dehors de l’Armée.

C. : Ah bon?

S. : Oui, bien, ce n’est pas… ça n’engage à rien, hein.

Mais c’est juste un petit peu pour faire son bilan pour savoir un petit peu ses centres d’intérêts, si il y a des capacités qu’on a…

C. : Ah bien, tu pourrais être prof d’Anglais.

S. : Ah oui.

Non, non.

Je pense qu’il va falloir quand même un niveau un peu supérieur.

C. : Donner des cours d’appui.

Je ne sais pas…

S. : Oui, bien, à la rigueur, à des sixièmes, cinquièmes.

Mais bon, je ne pense pas que ce soit un truc d’avenir.

Non mais, bon… Non mais il y a d’autres opportunités, je pense, où l’Anglais peut être utile.

Donc je verrai.

Ça va être le but du jeu, hein, pendant une semaine de… déjà, de faire le bilan un peu des compétences et puis des envies, des souhaits, des ouvertures qu’il y a sur le marché parce qu’il y a des choses qui ne sont pas viables.

Et puis, voilà, faire un petit peu le bilan de… au bout d’une carrière militaire, faire un petit peu le bilan et puis voir ce que je pourrais faire dans le civil.

Voilà.

Donc, pendant trois semaines, je suis assez pris donc j’en ai profité.

J’ai dit : « Je vais faire ma coupure de vélo, me reposer, et puis début décembre, eh bien, je reprendrai l’entraînement sérieusement, et puis voilà, pour la nouvelle saison.

Donc la santé, oui, la santé, ça va.

Ça va.

Je me sens… Quand on fait du sport régulièrement, on se sent bien.

Là, je me sens un peu moins…

C. : Et tu ne fais pas autre chose?

Pour compenser…

S. : Non, j’ai essayé de courir un peu.

J’ai couru 35 minutes, j’ai eu mal aux jambes le lendemain comme si j’avais fait le marathon de Paris alors que, quand je faisais de la course…

C. : Incroyable.

S. : … le marathon de Paris… Oui, c’est incroyable comme les muscles… Le cœur, lui, bon, il ne souffre pas puisque j’ai l’habitude des efforts de vélo.

Donc l’effort est à peu près le même.

Mais alors les muscles, ce ne sont plus du tout les mêmes qui travaillent et ça a été vraiment… J’ai eu mal… j’ai eu mal aux fesses, derrière les cuisses, enfin, les mollets… Partout, partout.

Toutes les jambes pendant quatre, cinq jours.

C. : Ah oui, c’est long.

S. : Ça m’a presque écoeuré.

C. : Ce n’est pas le même effort que le vélo.

Hein?

S. : Ce n’est plus du tout le même.

C’est pour ça que j’admire un petit peu les gens qui font du triathlon parce que, eux, ils cumulent trois sports et puis ils enchaînent ça et… Mais bon.

C. : Ils sont polyvalents, oui.

S. : C’est une question d’entraînement donc je ne me fais pas de soucis.

Moi, j’ai choisi le vélo et je me consacre à ça et puis voilà.

Voilà les dernières nouvelles.

C. : Sport, oui.

S. : Donc j’espère qu’on en reparlera pour que tu me raconte, bien, d’autres vacances.

C’est où les prochaines?

C. : Ah, bien, d’autres vacances?

Bien, non, il n’y a rien.

S. : Il n’y a rien de prévu?

C. : Non.

Il y a Noël…

S. : Oui, bon, bien…

C. : … dans le Midi mais…

S. : Oui, oui.

C. : … mais sinon…

S. : Il n’y a rien de prévu pour l’année prochaine.

Bon.

C. : Non, non.

S. : Ok.

C. : Avant… On imagine quand même prévoir quelque chose dans les Pyrénées un fois.

Parce que je ne connais pas du tout les Pyrénées.

S. : Ah!

C’est super joli.

Oui.

C. : Bien voilà.

Donc on s’est dit la dernière fois, la semaine dernière donc, qu’on ne prendrait plus l’avion.

Donc, on va essayer de trouver des destinations plus proches parce qu’en France il y a encore beaucoup de choses à faire.

On a aussi, en Suisse, on a… moi je ne connais pas le Tessin, l’Engadine et les Grisons et, là, il y a énormément de choses à faire et c’est magnifique.

Donc… oh, il y a aussi les Dolomites que j’ai…

S. : Ah oui.

Oui.

C. : Donc tu vois, au niveau marche en montagne, il y a de quoi faire.

Oui.

Mais le Pyrénées c’est…

S. : Oui.

Oui, tu verras.

C’est super beau.

Oui.

Et je te souhaite de le faire.

C. : Bon.

Oui.

S. : Ok, bien, écoutes…

C. : Ok.

S. : … merci pour toutes ces nouvelles et puis…

C. : Oui, toi de même.

S. : … oui, à très bientôt alors.

C. : Oui.

D’accord.

S. : Ok?

Allez!

Salut Christine.

À bientôt.

C. : Ok.

Allez!

À bientôt.

S. : Bye.

C. : Ciao.

Serge & Christine – Vacation in Spain

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Christine speaks with Serge about a recent vacation in Spain.(Christine parle avec Serge de ses dernières vacances en Espagne.)

S.: Christine.

Ça va?

C. : Oui, et toi?

S. : Oui.

Ça va, oui.

Depuis le temps qu’on ne s’est pas vus.

C. : Ah bien, ça fait quelques temps déjà.

S. : Oh oui.

C. : Écoute, il y a pas mal de choses qui se sont passées.

S. : L’hiver est arrivé déjà.

Non?

Chez toi?

C. : Écoute, on a eu une petite crachée de neige juste au-dessus de nos têtes, là.

On est à 700 mètres et à 800 mètres, c’était tout blanc.

Oui, un matin, je suis partie avec une petite crachée et puis, depuis, non, il fait très doux.

S. : Oui.

C. : Mais ils annoncent mauvais temps donc on verra.

S. : Oui, on verra.

Nous aussi, là, les températures avaient bien rafraîchi ce week-end.

On a eu de la pluie, de la pluie, de la pluie et puis, aujourd’hui, beaucoup de pluie aussi mais, bon, ça a l’air de se radoucir un petit peu.

Donc je ne sais pas.

C’était peut-être un avant-goût juste de l’hiver.

C. : On verra.

S. : Oui.

La dernière fois, oui, on s’est parlé et je crois que tu t’apprêtais à partir en vacances.

C. : Voilà.

C’est fait.

C’est déjà derrière, malheureusement.

S. : C’est passé vite.

C. : La Sierre Nevada, ….

Espagne où, je ne sais pas si tu as regardé la carte météo…

S. : Non.

C. : … de la semaine dernière, mais il y avait… toute l’Espagne était ensoleillées et l’Andalousie, dans l’effet d’une perturbation, d’une… d’un… comment on dit, pas d’un anticyclone, l’inverse d’une…

S. : Dépression.

C. : Dépression.

Dépression qui venait du Maroc.

Donc, tu vois, c’est quand même incroyable.

D’habitude, c’est grand beau temps et c’est plutôt l’inverse.

Et là, on a eu un temps très mitigé avec de la pluie, du beau temps, enfin, très mitigé.

Voilà.

S. : Et c’est dans quelle partie de l’Espagne, l’Andalousie?

C. : Le Sud.

S. : Tout à fait le Sud?

Ah oui.

C. : Oui, tout à fait le Sud.

S. : Ah oui, c’est…

C. : Ça touche la Méditerranée.

Par contre, on est un petit peu à l’intérieur donc a atterri à Malaga qui est au bord de la Méditerranée et, ensuite, on a transité en car jusqu’à un village qui s’appelle Trebles qui est à 1500 mètres, c’est le plus haut village d’Espagne, dans la Sierra Nevada, et le but, c’était de faire quatre jours de marche en revenant direction Grenade.

Voilà.

S. : Mais tu allais là-bas en avion, au départ.

C. : Ah oui.

Oui, oui, oui.

Oui.

S. : Oui?

C. : Genève-Malaga, oui.

S. : Ah oui, direct?

C. : Ah oui.

Sinon le trajet, c’est… je ne sais pas comment… milliers de kilomètres.

2000?

Je n’en sais rien.

Voir plus.

Mais c’était des jours de perdus sur les vacances.

S. : Oui.

C. : Mais, cela dit, le voyage en avion n’est pas le plus rapide, contrairement à ce qu’on pourrait penser.

Enfin, c’est bien connu, on perd des heures et des heures et des heures d’attente…

S. : Ah oui.

Pour enregistrer les bagages, pour…

C. : Pour enregistrer, il faut aller 2 heures avant, l’avion a du retard, les aéroports sont loin des villes donc il faut, après, des transports en commun, des taxis.

Donc ce n’est pas forcément toujours la bonne solution.

Mais, bon, c’est vrai que pour être vite sur place, eh bien, un moment donné, c’est ce qu’il faut faire, quoi.

On n’a pas vraiment le choix.

S. : Et le but du voyage, c’était juste ça?

C. : Ah, c’était de marcher.

S. : Marcher?

Avec les sacs à dos?

C. : Oui.

Bon, petits sacs à dos, sacs de jour puisqu’on avait des étapes dans des gîtes.

Donc, à chaque fois, nos bagages étaient transportés.

S. : Ah oui.

C. : Et nous, on marchait pour rejoindre le gîte suivant.

Et puis il était prévu qu’on fasse une ascension, donc, du sommet… le plus haut sommet d’Espagne qui est le Mulhacén, à 3465 mètres et, ce jour-là, donc, le sommet était dans les nuages et l’organisation avait fait que… c’était très mal organisé au niveau « timing »… que le soir de… si tu veux, du jour de l’ascension, on devait être à 16h00 en bas pour prendre le car pour Grenade.

S. : Oui.

C. : Donc c’était quasiment impossible à faire sinon au pas de course et, de toute façon, il faisait trop froid et le temps était mauvais.

Voilà.

Et, le lendemain, grand beau temps.

Mais on n’était plus là.

S. : Donc, pas de photos, alors?

C. : Oh, des photos, j’en ai fait tout le long du voyage mais…

S. : Oui, quand même?

C. : … c’est un peu frustrant par rapport au sommet.

S. : Oui.

C. : Et puis voilà.

Et puis des jours de perdus dans les villes où, par exemple Malaga, on est arrivé, on est resté une journée entière donc on a eu le temps de tout visiter et, pour le retour, reprendre l’avion.

On avait de nouveau une journée entière donc c’était beaucoup trop alors qu’on aurait pu marcher une journée de plus ou bien rester à Grenade qui est une ville magnifique où nous avons visité l’Alhambra qui est vraiment extraordinaire, quoi.

C’est un passage obligé.

Mais, cela dit, c’est l’usine.

Même en octobre, donc, fin octobre, il y a du monde, du monde, du monde.

Des cars entiers pour ces visites-là.

S. : C’est vraiment, vraiment touristique.

C. : Eh oui.

S. : Et les marcheurs, c’était des… je veux dire, c’était…

C. : Ah, mon équipe…

S. : … c’était une bonne équipe de marcheurs?

Ce n’était pas des… il n’y avait pas d’amateurs.

C. : Ah non, non, non.

On est toujours le même groupe.

S. : Ah oui.

C’est donc… Oui.

C. : Les cinq amis qui aimons marcher.

On a à peu près, on va dire, le même niveau.

S. : Du même niveau, oui.

C. : Et puis on a fait déjà ensemble les dunes, le désert du Maroc, on fait la traversée de l’Atlas, on a fait le Querraz, on fait, enfin, énormément de choses ensemble.

Donc on se connaît et puis, oui, en général, on aime bien marcher ensemble.

Voilà.

S. : Ah oui.

C. : Donc il n’y a pas de surprise à ce niveau-là.

Et puis, parfois, on a un guide.

Cette fois, on avait marché nous-mêmes.

On a pris simplement une… comment on appelle ça… un organisa… comment on appelle ça… un opérateur qui a organisé le trajet, donc on avait des cartes mais on marchait seuls.

On avait le loisir de partir à l’heure qu’on voulait, etcetera.

On avait à notre charge le… les courses pour faire le pique-nique de midi pour manger parce qu’on avait que demi-pension, et pas tous les jours.

Voilà.

S. : Et vous vous retrouviez dans des gîtes le soir ou c’étaient des hôtels?

Oui?

C. : Oui, des gîtes, petits hôtels…

S. : Petits hôtels.

C. : … dans des villages ou… je ne sais pas… ils appellent ça des, oui, des casas, des maisons, quoi.

Parfois c’est chez l’habitant mais là, en l’occurrence, c’était des gens qui accueillent en général les marcheurs.

Donc excellent accueil.

Alors, l’Espagne, bravo!

C’était extrêmement propre, bien soigné.

On a bien mangé chez l’habitant.

Et puis, les villages, même s’ils sont un petit peu monotones, le paysage, parce que les villages sont toujours identiques, ils ont les façades toutes blanches, faites en planches, des toitures plates en montagnes qui sont grises dans la couleur du rocher.

Donc il s sont vraiment identiques mais, à l’intérieur des villages, c’est extrêmement propres.

C’est extrêmement bien tenu.

C’est vraiment étonnant.

S. : Et est-ce que les prix ont changé?

Parce que, bon, l’Espagne était réputée pour être très bon marché il y a quelques temps et, depuis…

C. : Elle s’est mise à l’heure de l’Euro.

Hein?

S. : Elle s’est mise à l’heure de l’Euro, oui.

Il parait que maintenant les… je sais que les locations qui étaient très recherchées, maintenant, en Espagne, ça devient un petit peu hors de prix.

Oui, il y a certainement à cause de l’Euro.

Oui.

C. : C’est un petit peu partout.

Hein?

Les taxis, même la nourriture, ce n’est pas donné du tout.

S. : Oui.

Donc, il faut quand même prévoir un budget important.

C. : Bien, oui.

Oui.

Oui, oui.

Même avec un voyage privé comme on l’avait fait, on a quand même, bon, déjà l’avion à payer et ensuite on avait les demi pensions dans les gîtes, les hôtels.

Donc, ça fait quand même sept jours de nuits… de nuitées donc, bien, tout ça, ça se paye.

S. : Oui, bien sûr.

C. : Et, bon, beaucoup d’argent de poche pour tout ce qui n’était pas prévu, quoi.

S. : Oui.

C. : Donc, ce n’est pas des voyages… bon, bien, ce n’est pas des vacances bon marché.

S. : Oui.

Et tu as trouvé matière à de futures aquarelles, je suppose?

C. : Bon, j’ai fait des photos mais pas dans l’idée de faire des aquarelles après.

S. : Oui.

C. : C’est parce que, bon, bien, c’était beau ou bien… Voilà, quoi.

Ce n’était pas dans l’idée de faire des aquarelles.

Mais peut-être que ça va me servir.

Je ne sais pas.

Non, pour l’instant, je continue à préparer mon expo de l’année prochaine.

Donc j’ai encore beaucoup de travail.

S. : Oui.

C. : Même si c’est prévu pour début juin, j’ai du pain sur la planche, si je puis dire.

Puisque que mes papiers, je les tends sur des planches.

S. : Oui.

Donc c’est les cas de le dire, alors.

C. : Et toi, de ton côté?

S. : Bien, pas grand-chose, pas grand-chose.

Je ne sais plus quand est-ce… donc, on s’est vus, mais bon, j’avais déjà repris le travail, je suppose.

C. : Oui.

S. : Donc, la routine… Si, ce qu’il y a de nouveau, bien, c’est que j’ai… je ne l’avais peut-être pas dit mais on a dû… comment dire… décaler notre… on a reporté, disons, notre voyage à Londres parce que…

C. : Ah oui?

S. : Oui, en fin d’année, bien, on a été pris, bon, déjà un peu par le temps et puis par les cadeaux de fin d’année, genre impôts locaux, impôt sur le revenu, il y a Anne, avec son nouvel appartement, il a fallu payer la caution, le loyer d’avance, le… Donc on s’est retrouvés un petit peu « short », question monnaie.

Donc on a… à priori, on va essayer de reporter ça, disons, au printemps, je pense.

On va essayer de trouver ça au printemps.

C. : Ah oui.

C’est bien.

S. : Et, entre temps, j’ai un copain qui a des connaissances en Angleterre et il a essayé de contacter un de ses amis qui va… qui va, à priori, essayer de nous trouver des hôtels qui soient bien et puis pas trop chers et puis bien situés, surtout, pour qu’on ait le temps de voir ce qu’on veut, de ne pas être trop loin…

C. : Bien oui.

C’est bien.

S. : … de ne pas perdre trop de temps dans les transports parce que, effectivement, le problème d’aller en Angleterre c’est que, bon, on va y aller par avion puisque c’est beaucoup plus simple pour nous mais, comme tu dis, les aéroports à Londres, il y en a qui sont à 45 ou 60 kilomètres de Londres, après, ça oblige à prendre des trains.

Donc, voilà.

On veut au moins éviter ce genre de désagrément ou alors compenser en trouvant un hôtel vraiment bien situé en ville.

Et, donc, cette personne, apparemment, c’est un ami à lui, il devrait nous aider.

Et, au moment où vraiment on avait programmé d’y aller, il n’avait toujours pas réussi à le contacter donc, finalement, ce n’est pas plus mal.

Et puis je n’aime pas trop être pris comme ça en… tu sais, de vitesse, où il faut… Je préfère prendre le temps d’organiser.

Donc, à priori…

C. : Oui.

S. : Je pense, au printemps, on verra peut-être un petit peu plus clair et puis… et puis, bon, bien, financièrement aussi, on… Voilà.

Donc je crois… Oui?

Bien, je disais je crois que de voyager par Internet, quoi, c’est déjà pas mal.

C. : Ce n’est pas la même chose.

S. : On peut aller beaucoup plus loin, beaucoup moins cher.

Ce n’est pas tout à fait pareil.

Ici, on visite un peu l’Australie grâce à Aurélie qui…

C. : Ah oui.

S. : … qui met à jour son blog et puis on suit un petit peu son périple en Australie grâce à son blog.

C. : Oui.

Oui.

Oui.

S. : Donc elle nous envoie de belles photos, elle nous raconte un petit peu sa vie.

Ça a l’air sympa.

Voilà, quoi.

On a… Voilà.

Bien, sinon, oui, c’est… la routine.

C. : Et puis vous avez des projets pour des vacances de Noël?

Des vacances, déjà?

S. : Des vacances.

Bien oui.

On en aura.

Anne, par contre, n’en a pas parce qu’elle préparera ses partiels.

Et donc, on ne va pas… nous, on ne va pas la laisser quand même toute seule… trop longtemps.

C. : Vous n’allez pas à Pierrefeu, quoi.

S. : Ah!

Ça fait quand même beaucoup de kilomètres.

Si on y va, c’est dommage d’y aller que pour trois, quatre jours.

Il faut y aller pour plus longtemps.

Donc, voilà, après, Anne va être restée seule un peu trop longtemps.

Donc, à priori, non.

À priori, non, je ne pense pas.

Quitte à y aller cet été plutôt.

Je ne sais pas.

On verra d’ici là.

Marianne & Evelyne – Painting Porcelain

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Evelyne shares her passion for painting china, among other things. (Evelyne nous fait partager sa passion pour la peinture sur porcelaine, parmi bien d’autres choses.)

Marianne : Aujourd’hui, je voudrais parler des passions.

Je trouve que les passions, avoir une passion pour quelque chose c’est vraiment ce qui fait avancer les gens, ce qui leur donne un but, enfin ce qui les fait vivre.

Et on peut être passionné par énormément de choses, ça dépend le goût des gens.

Donc, on peut être passionné par l’apprentissage des langues, on peut être passionner par l’histoire, l’architecture, la photographie et la peinture également…comme moi et j’ai le plaisir de connaître quelqu’un qui est passionnée également pour un autre art…qui est de …vraiment de travailler avec ses mains ce qui procure un plaisir complètement différent que juste apprendre quelque chose parce que créer vraiment c’est …créer quelque chose avec ses mains c’est comme si on fait vivre quelque chose et donc je connais Evelyne, avec qui j’ai déjà fait un autre podcast et Evelyne est également, je peux dire, une artiste.

Donc, Evelyne, bonjour.

Evelyne : Bonjour Marianne.

Marianne : Donc Evelyne, toi tu m’as parlée, tu fais de la peinture sur porcelaine.

Evelyne : Voilà, j’ai fait de la peinture sur porcelaine pendant bien deux ans à trois ans.

Deux fois par semaine, j’allais dans un club, dans une association pour apprendre la peinture sur porcelaine et j’ai fait pas mal de petites choses très très mignonnes.

Et, j’avais même…je t’avais même dit d’apporter puis j’ai complètement oubliée.

Marianne : oh, ce sera pour une autre fois.

Evelyne : Voilà.

Et, donc bon c’est…faut avoir un petit peu de patience, enfin beaucoup de patience.

Beaucoup de….comment dire…

Marianne : Connaître les…quoi ?

les couleurs, les dessins.

Evelyne : Les couleurs, oui pour pouvoir marier les couleurs sur divers dessins qu’on fait parce que bon je suis passée de fleurs, d’animaux, de paysages, bon vraiment de tout.

Marianne : Et c’est toi qui faisait les dessins sur la porcelaine ?

Evelyne : Alors bon, j’ai fait des petits dessins très mignons sur la porcelaine, à main levée comme on dit.

Mais beaucoup, je décalquais sur des livres spéciaux pour peinture sur porcelaine suivant… sur les assiettes, les bols, les tasses, suivant sur ce qu’on fait comme dessins et… petits, grands.

Alors on décalque, on reproduit le dessin avec un crayon spécial papier mais spécial porcelaine.

On sertit avec une encre comme l’encre de chine alors tout doucement, tout doucement, il faut être très très minutieuse pour…parce qu’une fois que c’est sur la porcelaine…

Marianne : On ne peut plus effacer.

Evelyne : Bien, c’est très très difficile.

Marianne : Donc, il faut être très adroite de ses mains et ne pas trembler.

Evelyne : Il faut être adroite…euh, pas tremblée, c’est sûr.

Alors, c’est pour çà il faut être très très minutieuse, très attentive à ce qu’on fait, il ne faut pas parler, faut pas rire pour faire tout çà.

Et, une fois qu’on a serti très très bien le dessin, on essuie la porcelaine avec un produit spécial pour pas qu’il y ait de traces de doigts sans effacer le serti bien sûr.

On passe au four pour une cuisson et donc, on laisse quelques heures la cuisson à…oh là je ne sais plus à combien de degrés c’est un four spécial.

Et puis après… deux, trois jours après on peut peindre la porcelaine comme on veut.

Alors on n’est pas obliger de sertir, on peut faire à main levée la peinture mais bon c’est plus délicat.

C’est pour çà qu’on serti pour essayer de ne pas dépasser et puis là après que tout est bien bien … le dessin est très très bien peint, on repasse au four pour une cuisson spéciale porcelaine.

On peut manger dans les assiettes la peinture est alimentaire donc ça sert de déco, ça sert à table.

J’ai fait des petits services de tables.

Marianne : Tu faisais ça au sein d’une association ?

Evelyne : Oui.

Marianne : Et donc ensuite vous vendiez votre travail ?

Evelyne : Ça …une fois par an ou deux fois Noel et puis en cours d’années, on faisait une exposition.

Alors on pouvait vendre à un prix un peu raisonnable quand même mais on pouvait vendre ce qu’on avait fait et pas mal de choses sont partis comme ça à la vente de particulier.

Marianne : Oui, bon maintenant, tu travailles donc tu le fais beaucoup moins.

Evelyne : Je n’en fait plus.

Marianne : Mais tu seras bientôt à la retraite.

Evelyne : Faut espérer…

Marianne : Ça t’intéresse de reprendre ?

Evelyne : Oui, ça m’intéresserait de reprendre mais il faut avoir quand même deux après-midi de libre par semaine parce qu’il faut essayer d’y aller le plus souvent possible.

Marianne : Et même en dehors d’une association ?

Toi-même, tu pourrais le faire ?

Evelyne : Je pourrais le faire à la maison mais les peintures…il faut passer par …

Marianne : Ah!

et puis il y a les fours aussi.

Evelyne : oui, il faut passer par l’association pour avoir les peintures vraiment très spéciales alimentaires …

Marianne : Oui, c’est vrai

Evelyne : …à un prix un peu plus raisonnable quand même

Marianne : …que dans le commerce.

Evelyne : Et puis il y a ce four qu’on ne peut pas…c’est très très cher.

Marianne : Oui, on ne peut pas faire ça dans un four de cuisine.

Evelyne : Je connais des personnes comme moi qui ont acheté le four.

Marianne : Oui mais ils en font peut être leur profession, donc…

Evelyne : Non.

Mais bon, ils en vendent un petit peu plus quand même.

Et puis c’est vraiment une passion, vraiment ils ne font que ça, quoi.

Alors bon, ils achètent le four qui est quand même cher et là ils peuvent faire ça à la maison sans problèmes.

Marianne : Et tu faisais aussi, tu m’as dit des encadrements ?

Evelyne : Alors, j’ai fait des encadrements de gravures, de photos.

Marianne : Ça, on aurait pu se compléter.

Moi, je fais les tableaux et toi, tu fais les encadrements.

Evelyne : Oui, c’et pareil moi j’ai une nièce qui fait…qui a le don des petites gravures alors bon, bien j’aurais pu aussi m’associer avec et puis… Oui, c’est très intéressant et puis là aussi, c’est un travail très très minutieux parce qu’au millimètre près aussi bien pour la découpe, pour les onglets, pour les…c’est vraiment très très minutieux.

Et puis c’est pareil, il faut associer les couleurs de …je ne sais plus comment cela s’appelle les…le tour des photos là…

Marianne : Tu parles de quoi, du bois ?

Evelyne : Pas le bois, le papier.

Marianne : Le passe-partout ?

Evelyne : Le passe-partout voilà, parce qu’on mettait différents passe-partout.

Marianne : Donc, tu ne faisais pas que les encadrements en bois, tu faisais également…

Evelyne : Ah!

non, non, non.

Marianne : Tu encadrais carrément un tableau avec le passe-partout et …

Evelyne : Ah, j’encadrais.

Oui, j’avais le tableau, enfin la gravure, la peinture, la photo.

J’ai fait des photos, sur une photo encadrée et suivant…

Marianne : Oui, et un passe-partout ça met en valeur le tableau.

Evelyne : Ah!

bien, oui.

Marianne : Tu peux donner aussi de la profondeur suivant comment tu le découpes.

Evelyne : C’est ce que j’allais dire.

On mettait un …oh là, je ne sais plus.

Je l’ai fait quand même pendant un an ou deux, je ne sais plus les noms.

On mettait un…c’était blanc comme matière et fallait couper en biais.

Marianne : En biseau.

Evelyne : Pour pouvoir ressortir la photo ou la laisser enfin dans le fond, si tu veux.

Marianne : Oui, c’est vrai qu’une photo tu peux soit la mettre sur…

Evelyne : Voilà!

Marianne : …ce fond ou en dessous.

Ça ne donne pas le même effet.

Evelyne : Oh!

non pas du tout.

Marianne : Et suivant comment tu découpes si c’est en droit…une coupe droite ou en biseau

Evelyne : Voilà!

Marianne : Ça donne de la profondeur.

Evelyne : Il y a beaucoup de découpe, de différentes découpes sur …aussi bien le passe-partout et après il faut recouvrir ce matériau là qu’on a blanc avec le passe-partout et alors c’est encore une découpe vraiment au millimètre près pour les coins, il ne faut pas voir de blanc, il ne faut pas voir…

Marianne : Ça, ça rejoint mon domaine.

La seule chose que je faisais…

Evelyne : C’est vrai ?

Marianne : Oui, ça j’en ai fait.

Bien, vu que j’encadre…je fais des tableaux donc je les encadre.

Donc, j’ai appris à me servir des passe-partout.

Evelyne : A te servir de ça.

Marianne : …d’utiliser les passe-partout, tous ces fonds.

La seule chose que je ne faisais pas les encadrements en bois, là je les achetais.

Evelyne : Ah!

bien, moi aussi.

Marianne : parce que je n’avais pas le matériel et puis

Evelyne : Ah!

bien, moi aussi, je les achète.

Non, puis alors comme…si la gravure est très très bien encadrée déjà avec le passe-partout bon pour mettre en valeur quand même, il faut avoir un beau cadre alors …

Marianne : Il faut marier la couleur du cadre.

Evelyne : Oui, non mais…

Marianne : La couleur du passe-partout,

Evelyne : Ah!

bien, oui.

Marianne : avec la couleur du tableau

Evelyne : Oui, oui et puis la photo qui est, ou la gravure qui est

Marianne : Oui, suivant les couleurs qui dominent.

Evelyne : Il fallait marier tout ça alors bon, bien ça donne un petit plus sur la déco, sur le mariage de peinture, de tout ça, et non tout ça …ça on le faisait une fois par semaine.

Ça, j’aimais bien.

Après j’ai fait aussi tout ce qui est bracelets, colliers en perles.

J’avais même commencé à faire des…enfin, j’avais appris des arbres à faire en perles mais bon j’ai arrêté, j’ai tout le matériel mais j’ai arrété.

Marianne : oh!

peut-être que tu le referas.

Evelyne : J’ai vu une exposition avec beaucoup de choses en perles.

C’est très très beau.

Des animaux, des fleurs, des…tout en perles comme si c’était une fleur naturelle mais en perles et c’était très très beau.

Alors, je voulais me lancer un petit peu là, mais bon j’ai du abandonner et…après comme association je …une fois tous les quinze jours, c’était le scrabble.

Marianne : Un autre domaine.

Evelyne : Comment ?

Marianne : Un autre domaine.

Evelyne : Voilà!

Marianne : Là, tu travailles avec ta tête.

Evelyne : Voilà!

Alors donc, il fut un moment j’étais prise du lundi au vendredi avec toutes ces associations et ça me plaisait beaucoup.

Marianne : Très bien.

A parler de tout ça, ça me rappelle ….

Evelyne : Surtout, la peinture sur porcelaine ça, j’ai eu mal au cœur de…d’abandonner d’un seul coup parce que j’ai fait pas mal de choses.

Marianne : Oh!

tu vas peut-être reprendre.

Evelyne : Oui, faut espérer.

Marianne : C’est une passion….

Faut espérer… Si tu le veux, tu le feras.

Comme moi, la peinture, ça fait oh ça fait bien trois ans… deux ans et demi, trois ans que j’ai arrêté.

Oh, pas faute de ne pas vouloir mais je ne peux pas mais donc il y a des priorités.

Evelyne : Le temps, oui.

Marianne : Oui mais, ça me manque.

Evelyne : Ça te manque aussi ?

Marianne : Cet été, pour la première fois depuis deux ans, j’ai eu envie de redessiner donc j’ai fait un petit dessin.

Oh, pas grand-chose mais … ce n’était pas de la peinture mais…quel plaisir !

Evelyne : Ce que je peux faire à la maison sans problèmes, c’est de la peinture sur porcelaine mais avec de la peinture décoration donc on ne peut pas manger dedans, bien sûr, et cuire dans le four traditionnel c’est possible.

Sauf que ce n’est pas alimentaire donc c’est en décoration là.

Et, j’ai fait aussi de la gravure sur verre.

Ou bien la peinture sur verre aussi mais cuire à la maison.

Ça c’est… en déco on peut le faire.

Et la gravure sur verre c’est pareil, il faut être très très minutieuse pour ne pas dépasser les…enfin, c’est très beau aussi.

Marianne : Oui, parce qu’après c’est à jeter.

Evelyne : Ah!

oui, le petit coup de pinceau, ça se voit… petit, petit…

Marianne : Oui, tout ce qui est…quand l’on travaille avec les mains comme ça, c’est…

Evelyne : Ah!

bien, c’est le petit plus des fois qu’on a à la fin …oh, zut alors, on a des…bon bien c’est comme ça.

Marianne : Par exemple, moi, je fais de l’aquarelle.

Oh, il m’est arrivé oh, j’étais presque arrivée, j’avais presque finie donc cette aquarelle et une petite erreur… peut-être j’avais passé un peu trop de temps dessus parce qu’il est bien aussi d’en faire mais ne pas rester des heures dessus.

Evelyne : Parce qu’on a les yeux fatigués aussi pour…

Marianne : Et oui, la fatigue et puis on voit moins ou on veut trop accentuer quelque chose.

Donc enfin là je ne sais pas mais j’étais presque à la fin et j’ai fait une erreur qui…ça aurait pu passer mais pour moi, ce n’était pas… ça n’allait pas.

Evelyne : Quand on s’en aperçoit …

Marianne : Et le dessin…

Evelyne : Poubelle.

Marianne : Poubelle.

Donc, j’ai recommencé.

Evelyne : C’est pareil, la peinture sur porcelaine.

Quand c’était un beau dessin, des fleurs, des roses, tout un bouquet ou bien on veut toujours mettre un petit peu…un plus, à la fin.

Allez, un petit coup de pinceau par ci, un petit coup de pinceau par là et puis, non ça ne donne rien à la fin.

Marianne : Oui, surtout qu’il y a certain travaux comme ça que tu ne peux pas récupérer.

Evelyne : Ah!

non.

Marianne : Par exemple, l’aquarelle c’est un travail…

Evelyne : Bien, c’et pareil.

Marianne : A l’eau.

Là, tu ne peux pas récupérer, ça ne s’efface pas.

Evelyne : La peinture…tout le temps que ce n’est pas cuit, on peut récupérer mais bon il faut tout effacer et puis recommencer alors…Si on s’en aperçoit avant la cuisson, on peut y remédier mais avoir passer des heures à faire ça.

Marianne : Il faut arrêter, laisser un peu de temps et après recommencer.

Evelyne : Voilà!

et puis après recommencer.

Marianne : Mais c’est quand même enrageant.

Evelyne : Oui, quand…surtout que ça demande beaucoup d’attention, hein…mais c’est vraiment un plaisir de faire ça, c’est …ça, ça me plaisait vraiment beaucoup, beaucoup.

Marianne : Je pense que tu vas le refaire.

Evelyne : Oui.

Peut-être pas tout de suite, tout de suite après le travail parce que… bon.

Marianne : …te remettre dans le bain.

Evelyne : Voilà, dans le bain.

Peut-être refaire des déco à la maison pour pouvoir reprendre petit à petit la peinture.

Marianne : Oui, un appartement bien décoré que ce soit avec…bien ce style là, des assiettes ou des vases en porcelaine ou des tableaux, ça habille un appartement.

Evelyne : C’est sûr.

Marianne : Quand tu vois tous les murs nus…

Evelyne : Il y a beaucoup de choses qu’on peut faire.

Marianne : Ce n’est pas, ça n’a pas beaucoup de caractères.

Evelyne : Même des assiettes de décoration, car elles sont déjà travaillées et puis tu finis à décorer avec la peinture, c’est beau.

C’est beau, et même pour présenter à table mais il ne faut pas mettre la peinture à l’intérieur de l’assiette ou du plat extérieur.

C’est très très beau.

Marianne : Bien, j’attends avec impatience de voir ce que tu as fait.

C’est pour le mariage de ta fille ?

Evelyne : Pour le mariage de ma fille.

J’ai bien… oh, là, j’ai bien fait cent vingt petites coupelles pour mettre les dragées.

Bien, toutes biens réussies, tout le monde a été, j’ai été…

Marianne : Quand tu y penseras.

Evelyne : Oui.

Et j’ai même fait le collier pour le mariage et le bracelet.

Alors donc, c’est que ça lui plaisait, c’est que c’était bien fait parce que pour le mariage il faut quand même quelque chose de beau.

Alors…

Marianne : Et bien tu me feras voir ça.

Evelyne : Et bien aussitôt que j’y pense.

Maintenant, à la rentrée et je te prépare quelque petites choses que j’ai faites.

J’ai même fait les petites assiettes pour… au potage, dessert pour mes petits enfants.

Ils ont chacun…quand ils viennent à la maison, ils ont chacun leurs petites assiettes avec des petits bonhommes dessus, des petites…et puis, j’ai fait tant de choses, sur des petits services de porcelaine.

Pas mal de titi pour ma fille.

Marianne : Une fan de titi ?

Evelyne : Ah!

une fan de titi.

Elle aimait les titis.

Alors, la surprise… je lui ai fait des petits bols…

Marianne : C’est titi et grominet ?

Evelyne : Je n’ai pas fait grominet, j’ai fait titi.

Elle ne voulait que les titis.

J’ai fait tout un petit service de café, sous-tasses, le plat pour le gâteau en titi.

Marianne : Wow !

Evelyne : Alors donc, la surprise totale pour elle.

Marianne : Très bien.

Bien, Evelyne…

Eveyleuyne : Bien Marianne, je te remercie

Marianne : C’était très agréable.

C’est moi qui te remercie.

C’était très agréable de t’entendre et çà…

Evelyne : Ça te fait revivre aussi les moments passés à tes aquarelles ?

Marianne : Oui, j’y retournerais, j’y retournerais aussi parce que…

Evelyne : Et je penserais à toi si je reprends la peinture un jour.

Marianne : Oui, tu y retourneras, il faut c’est…quand c’est une passion bon, il y a des moments, il y a des fois, il faut …bien il y a des priorités.

Evelyne : Oui, bien oui, là…je n’avait pas le choix que d’arrêter.

Marianne : Et puis, maintenant que tu auras plus le temps et bien ta passion…

Evelyne : Et puis, là il y a encore quelques années, alors…

Marianne : Oui.

Evelyne : Oui parce que bon c’est à tout âge qu’on peut aller là donc…

Marianne : Oui, il n’y a pas d’âge.

Et bien je te remercie.

Evelyne : Je t’en prie.

Marianne : Au revoir Evelyne, et passe une bonne journée.

Evelyne : Et toi pareillement.

Au revoir Marianne.

Serge & Marianne – Divorced Parents

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge and Marianne talk about children of divorced parents, a subject related to a recent news event. (Serge et Marianne abordent le sujet d’enfants de parents divorcés suite à un sujet d’actualité.)

M.: Bonsoir.

S. : Bonsoir Marianne.

Alors, qu’est-ce que c’est cette histoire de… je n’ai pas du tout suivi cette affaire dont tu me parlais, là, les deux personnes, les deux filles, je ne sais pas…

M. : Oui.

C’est deux filles.

Elles ont disparues la deuxième semaine de… enfin, au début de la deuxième semaine d’octobre pendant une dizaine de jours.

Et puis personne ne les a retrouvées.

Et au bout de dix jours, ces deux filles sont… c’est des Franco-italiennes et leur mère est en Italie et lui, le père, c’est un Franco-italien, et donc, au bout de dix jours, elles sont réapparues comme si de rien n’était à l’école alors que tout le monde les recherchait.

Et puis, bien, le père… il y a eu le père, un oncle et deux amis qui ont été mis en examen parce qu’ils les soupçonnaient… après je n’en ai pas réentendu, ils n’en ont pas reparlé à la télé, ils ont été soupçonnés d’avoir caché eux-mêmes les filles parce que c’est l’année dernière, elles vivaient… il y a trois filles en tout et elles vivaient en Italie et le père, l’année dernière, est venu en France avec deux… ses deux plus jeunes filles et la mère a obtenu la garde des enfants même ?

la justice française et depuis l’année dernière ils sont en pourparlers avec ça.

Et les deux filles ne voulaient pas retourner avec leur mère et puis elles accusaient même leur mère ou la personne qui vivait avec leur mère de les maltraiter.

Donc, comme la justice a donné la garde à la mère et puis qu’elles devaient retourner en Italie, elles se sont enfuies.

La semaine dernière, donc, elles sont revenues.

Je crois que c’est le lendemain, bien, elles ont été obligées de retourner en Italie.

C’est ça le problème.

S. : Maintenant, ça me dit quelque chose.

Effectivement.

Oui.

Je crois que, en fait, oui, le père pensait… pense d’ailleurs toujours, je crois que la mère s’occupe mal de ses filles.

J’en ai entendu parler.

Maintenant je commence à… oui, je me souviens.

Et c’est vrai que c’est un problème, ces histoires de garde.

Mais elles ont quel âge, les filles, là?

Elles sont jeunes ou…

M. : Onze ans et treize ans.

S. : Parce que je ne sais pas si les juges prennent vraiment en compte, dans ces histoires, les souhaits, disons les… ce que les enfants… tenir compte de leur souhaits, quoi.

M. : Voilà, c’est ça.

S. : C’est vrai que, bon, les enfants…

M. : Oui.

S. : Donc, oui, c’est ça le problème, les juges, je pense, ne tiennent pas assez compte de tout ce que peuvent penser les enfants, de leur avis, de leur… Bon, je sais, ce n’est pas facile parce que dans… il y a… dans d’autres affaires, on a pu voir que ce que pouvaient dire les enfants, des fois, c’était complètement faux, enfin, c’était de la fabulation.

Entre autres, dans le fameux procès qu’il y a eu dans le Nord avec tous les viols des enfants où en fait ils se sont aperçus après coup que, bien, les enfants, pour la plupart, ils avaient, bon, raconté pas mal de mensonges.

Alors, est-ce qu’ils avaient été poussés par les parents ou menacés?

Je ne sais pas mais, en fait… Ou est-ce qu’ils se sont pris au jeu…

M. : Bien, il y avait eu aussi des histoires avec la pression, je crois, de la police et puis des assistantes sociales.

Parce que c’est vrai que, sur un enfant, quand on leur fait répéter et qu’ils sont sous la pression, c’est… Ils peuvent dire, bien, ce qu’on leur demande de dire.

S. : Oui.

Ce qu’on a envie…

M. : Surtout que là, à Outraux, ils étaient quand même petits, les enfants.

Hein?

S. : Oui.

M. : Oui.

Ça a causé un… pas mal de scandale.

S. : Enfin, onze ans et treize ans, là, dans le cas des deux jeunes filles, là, c’est… Je ne sais pas.

M. : Oui.

Bien, c’est différent.

Et puis c’est l’histoire d’un divorce.

Il n’y a pas d’histoire d’attouchement ou quelque chose…

S. : Ah, oui, oui.

C’est vraiment…

M. : Là, c’est une simple histoire de divorce.

Et je pense qu’il y a quelques années, l’âge a été rabaissé pour entendre le souhait des enfants.

Je ne sais plus à quel âge il est.

Onze ans et treize ans, c’est peut-être un peu plus jeune.

Mais, à mon avis, même onze ans et treize ans, un enfant sait très bien, quand même… même s’il n’y a rien, s’il n’y a pas de maltraitance, il doit faire son choix s’il veut aller avec son père ou avec sa mère.

Oui mais comment un adulte et un étranger, en ce qui concerne un juge ou une assistante sociale ou peu importe, comment ils peuvent savoir ce qui est bien pour un enfant?

S. : Bien, peut-être par expérience.

M. : Même si ça peut… Bien, ça peut être… l’enfant peut faire une erreur par exemple en disant : « Oui, je veux aller avec mon père.

» Peut-être que la vie sera un peu moins bonne ou… Mais c’est son choix.

Après il verra si ça évolue et…

S. : Alors, il faut être…

M. : Je pense qu’on doit prendre en compte l’avis des enfants.

S. : Mais il faut être quand même prudent parce qu’il peut y avoir le cas où, par exemple, on va dire le père mais ça peut très bien être la mère, le père va gâter énormément l’enfant et trop, beaucoup trop, pour essayer de s’attirer ses bonnes grâces et… Parce qu’un enfant, bon, des fois, il peut être un peu vénal et puis voir que ce genre de trucs c’est un intérêt… Moi, je me souviens, quand j’étais petit, oui, j’avais une douzaine d’années, on va dire.

J’avais un copain de classe et, bon, à cette époque, les divorces, c’était quand même très rare.

C’est vrai que c’est un truc qui s’est démocratisé.

Et donc, dans ma classe on étaient pas, peut-être 25 élèves ou 30 – il n’y en avait qu’un d’ailleurs dont les parents étaient divorcés, ça prouve quand même que c’était assez rare – et, ce jeune, quand son père l’avait, il ne l’avait que pendant la moitié des vacances et vraiment une fois de temps en temps, c’était assez strict, eh bien, je me souviens, il partait en vacances aux îles Canaries, enfin, il lui payait des voyages partout.

Alors, moi, je me souviens quand je voyais à la fenêtre que son père venait le chercher en voiture, le gamin lui sautait dans les bras, il était heureux comme tout.

M. : Ah oui, c’est ça.

S. : Et… je ne sais pas.

Et je pense que, bon bien, ça, c’est un truc quand même qu’il faut prendre en compte.

Et donc, c’est difficile quand même de… Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Ça doit être très dure.

C’est vrai que décider pour un enfant… Alors que, maintenant, c’est un peu… c’est vraiment différent parce qu’il y a tellement de… C’est vraiment l’opposé puisque ma fille, quand elle était encore au lycée avant d’attaquer la fac, elle était dans – bien, elle a fait seconde, première terminale – et, dans sa classe, c’était impressionnant le nombre de familles recomposées.

À la limite, on comptait plutôt les familles qui étaient, oui, qui étaient classiques, c’est-à-dire…

M. : Classiques, oui.

S. : Mais j’étais vraiment impressionné.

Puis, vraiment, quand je dis famille recomposée, c’est-à-dire qu’elle avait une copine qui avait 3 sœurs, toutes d’un père différent, quoi.

Donc c’était vraiment… Oui.

Et puis, voilà.

Et au niveau des garde d’enfant, on voit de plus en plus de gardes alternée, ce qui était quand même beaucoup plus rare au début.

Et maintenant, la garde alternée, c’est peut-être un peu plus juste, on va dire.

Je ne sais pas.

Disons que les enfants sont quand même partagés, bon, c’est un terme qui n’est peut-être pas très adapté mais, en tous cas, leur temps assez équitablement entre le père et puis la mère.

Et c’est peut-être mieux.

Je ne sais pas mais…

M. : Je ne sais pas mais il y a beaucoup de choses à voir.

Souvent, bon, maintenant ça commence à changer mais, avant, souvent la garde de l’enfant était attribuée à la mère.

Il y a plusieurs choses à prendre en compte et il n’y a pas que la mère; il y a la mère et le père.

Enfin, l’avis des enfants doit compter, quand même.

S. : Là, c’est…

M. : Enfin, suivant l’âge.

Hein?

Si ils sont trop petits, c’est différent mais…

S. : Là, c’est peut-être aussi dû à l’évolution, entre autres, des mœurs mais pas seulement… Maintenant, il y a de plus en plus de femmes qui travaillent alors qu’avant, je reviens toujours à l’époque où j’étais enfant là, il y avait beaucoup plus de mères au foyer et puis le père qui travaillait.

Maintenant, je dirais, il n’y a peut-être pas parité mais, en tous cas, il y a énormément de femmes qui ont travail donc pourquoi elles seraient seules à élever les gosses.

Elles ne peuvent pas se permettre.

Donc je pense que l’éducation des enfants, elle est peut-être beaucoup plus partagée entre le père et la mère…

M. : Maintenant, oui.

S. : Ce qui fait que, en cas de divorce, bien, je pense un petit peu normal que, bien, qu’il n’y ait plus cet avantage systématique pour la mère parce que, bien, comme avant quoi.

Je veux dire, le père a autant de droits donc…

M. : A son mot à dire.

S. : Voilà.

À ce moment-là, bien, si on peut être un peu plus équitable comme ça.

Et puis, après, bien sûr oui, comme on disait, il y a l’enfant aussi qui, lui aussi, il a son mot à dire.

Enfin, je veux dire, quand ils sont suffisamment grands quand même.

Parce que c’est vrai que, petits, ils sont quand même influençables et puis ils ne voient pas les choses… ils ne voient pas forcément la réalité comme elle est donc.

M. : Oui.

Puis il y a une chose aussi dans les cas de divorces… bon, bien, c’est les parents qui divorcent.

Si ça ne va pas, bon, bien, autant divorcer.

Mais les enfants ne doivent pas rentrer dans cette guerre, si on peut dire.

Et, souvent, les parents veulent s’attirer les enfants je dirais peut-être dans une sorte de vengeance.

S. : Oui, déjà.

Et puis, oui, puis…

M. : Donc influencer les enfants.

Le père contre la mère, la mère contre le père.

Et ça, ça ne devrait pas être.

Oui, voilà.

Et ça, ça ne devrait pas être.

Et puis, comme il faut forcément que les enfants vivent avec un des parents, il faudrait quand même demander leur avis.

S. : Mais c’est là peut-être que, justement, la garde alternée peut être une bonne solution parce qu’après, déjà, il n’y a pas ce côté de jalousie en disant : « Oui, toi tu l’as eu… enfin, tu l’as toute la semaine et, moi, je ne l’ai qu’un week-end sur deux et puis la moitié des vacances », par exemple.

À partir du moment où…

M. : Bien, avant, c’était comme ça.

Oui, un week-end sur deux et puis les vacances…

S. : … avec la garde alternée, c’est un peu plus simple.

Moi je sais qu’au niveau de ma profession là, dans les militaires, il y a un taux de divorces qui est supérieur à la moyenne.

Je pense que c’est… bon, c’est dû certainement, bien, aux mutations, quand on part à l’étranger ou en mission ou…

M. : Mais enfin, ça aussi, quand on épouse un militaire, on doit se douter que…

S. : Voilà.

Mais le problème entre ce qu’on pense et la réalité après… Et des fois, ça… Bon, bien, enfin.

Et donc, c’est vrai qu’on voit beaucoup de problèmes.

Et nous, le problème est encore plus compliqué quand… une fois que le couple… bon, quand ils ont divorcé et que… Quand ils sont tous les deux militaires, encore, je crois qu’ils arrivent à s’arranger pour être quand même sur la même base.

Mais quand c’est le mari qui est militaire et la femme, par exemple, civile, et que le mari se trouve muté très loin de… Ça pose de gros problèmes.

Et j’ai des copains dans ce cas-là, effectivement et, du coup, ils voient leurs enfants vraiment… Ils sont obligés d’aménager un nouveau système de visites pour en profiter un peu plus parce qu’ils ne peuvent pas les avoir le week-end et… Alors, bon, il y a vraiment beaucoup de problèmes.

M. : Puis la garde alternée peut être bien si les parents ne vivent pas trop loin…

S. : Voilà, oui.

M. : Trop éloignés l’un de l’autre.

Par exemple, là, dans le cas de ces deux filles, la mère vit en Italie, le père vit en France.

Ce n’est pas à des milliers et des milliers de kilomètres mais enfin, quand même, ce n’est pas trop proche.

S. : À moins qu’ils soient chacun d’un côté à trois kilomètres de la frontière.

Mais bon… Sinon, oui, c’est vrai que… Bien, on a eu le cas… enfin, il n’y a pas très longtemps, il y a peut-être… si, il y a un ou deux ans, là, au Canada.

Je ne sais pas si tu te souviens.

La mère avait été récupérer ses enfants au Canada parce qu’elle pensait que son mari les mettait dans une secte, enfin, il y avait une histoire comme ça.

Et, en fait, la justice canadienne, elle est apparemment beaucoup plus sévère dans ce cas-là et elle a été en prison, la mère.

Hein?

Elle a passé plusieurs mois en prison et…

M. : Elle a même eu un enfant alors qu’elle était en prison.

S. : Et, bon, je ne sais pas si elle a eu gain de cause.

Je pense qu’elle est… depuis, elle est sortie de prison puisqu’il y a eu des… je pense, des pressions mais…

M. : Oui, elle est sortie.

S. : … je ne pense pas qu’elle ait récupéré ses enfants et, dans ce cas-là, c’était le père qui avait la garde donc, comme quoi ce n’est plus maintenant une règle pour la mère.

Mais là, oui, c’est vrai que ça cause de gros problèmes.

En plus quand la nationalité est différente.

Et…

M. : Dans ce cas, la justice française a attribué la garde à la mère, donc, qui est Italienne.

Mais c’est vrai que, quand les parents sont de nationalité différente, la justice d’un pays peut attribuer la garde… Il y a quelques années, c’était un couple franco-allemand et la justice allemande avait accordé au père la garde mais la justice française avait accordé la garde à la mère qui était française.

Donc là, ça cause vraiment des problèmes.

Donc le père voulait absolument ses enfants et puis, bien, apparemment, les enfants voulaient rester aussi avec lui.

Mais quand les justices des deux pays ne sont pas du même avis, là, c’est encore plus délicat.

S. : Et il y a un problème encore plus délicat.

C’est quand il y a mariage mixte entre européen et africain ou européen et pays du Moyen-Orient parce que, là, en plus, il y a la différence de coutumes et voir de religion et, là, ça va… mais là, ça va beaucoup plus loin puisqu’on a eu… il y a eu des affaires avec des enfants en Afrique où les filles étaient excisées et là, c’était… Parce que c’était la coutume du pays et puis, mais enfin… bon alors là, c’était quand même.

Et puis ça, ça arrive aussi très fréquemment, hein, puisque, bon, bien maintenant… enfin, je veux dire, il y a des couples mixtes… beaucoup de couples mixtes comme ça et, bon… Et là, c’est même la vie de l’enfant qui est en danger.

Hein?

Et là, c’est vraiment…

M. : Bien, il y a certains cas aussi où, bien, les parents, là, ce ne sont pas des couples mixtes ou des parents de nationalité différente.

Mais il peut y avoir des familles… donc, les parents vivent ici mais ils envoient leur fille dans leur pays, ils les marient là-bas…

S. : Oui, il y a ce problème, oui.

M. : … donc, et la fille n’est pas consentante donc il y a beaucoup de… Bon, c’est tout un sujet différent mais il faut voir.

S. : Et donc, cette affaire, elle est terminée?

Pour en revenir à ces deux… ces Franco-italiennes.

Non?

Tu n’as pas de…

M. : Bien, apparemment, les… Non, ils… la télévision, aux informations, je n’en entends plus parler.

Les jeunes filles, donc, après dix jours quelque part donc, sont réapparues et, apparemment, le lendemain, elles sont retournées en Italie avec leur mère mais il y a toujours la procédure contre le père, l’oncle et puis, apparemment, deux de leurs amis qui les soupçonne d’avoir caché leurs filles donc… Je ne sais pas parce qu’on n’en parle plus.

Donc ça remonte à la semaine dernière parce qu’elles sont réapparues la semaine dernière.

Donc Vendredi dernier, elles sont retournées en Italie.

S. : Oui.

Malheureusement, je crois qu’il y aura de plus en plus de problèmes comme ça.

Donc ce n’est pas…

M. : Oui.

S. : Non.

M. : On ne peut pas résoudre les choses…

S. : Non, pas simplement.

Oui.

M. : Ce sont des problèmes délicats et à voir au cas par cas.

S. : Finalement, tu vois, ce sera peut-être mon sujet de conversation avec Alison puisque je vais bientôt, là, je vais… Oui.

J’ai une conversation en Anglais avec Alison.

Ça fait très longtemps que je n’ai pas parlé avec elle.

Pourquoi pas?

Voilà.

Donc, bien, écoutes, je vais malheureusement devoir te laisser parce que c’est pour très bientôt, ma conférence.

Donc, j’espère qu’on…

M. : Eh bien.

S. : … va discuter à nouveau très bientôt d’un sujet peut-être un peu plus réjouissant…

M. : Oui…

S. : Je ne sais pas.

On verra, suivant l’actualité.

M. : On verra bien.

Donc je te souhaite, eh bien, d’avoir une bonne conversation quel que soit le sujet et puis de passer une bonne semaine.

S. : Oui.

Merci.

Eh bien, toi aussi et bon week-end.

Et à très bientôt, alors.

M. : Bon week-end.

S. : Bye, bye.

M. : Au revoir, Serge.

Henry & Steve – Dominant Languages

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

S.: Bonjour Henry.

H.: Bonjour Steve!

S.: Bien, la dernière fois, on a discuté de, voilà, de comment ça se fait que certaines langues s’imposent comme langue dominante et j’avais utilisé ce que je croyais être un mot français – « momentum » – et tu me dis que ça n’existe pas en Français.

H.: Non, non.

Si ça existe, c’est le moment.

Mais c’est quelque chose qui est plus utilisé en Physique.

Ce n’est pas le moment comme la plupart des Français utiliseraient.

Le moment, c’est plutôt l’instant mais, le moment, ça peut être aussi une force appliquée, par exemple, aux roues.

On voit… on dit qu’une roue a un fort moment quand elle a beaucoup de puissance.

Par exemple, elle peut monter une pente très, très abrupte.

Je ne suis pas sûr que l’expression…

S.: Mais il y a tellement de mots Anglais, là, qui sont utilisés en Français et qui sont devenus des mots français.

Peut-être qu’un jour, si je continue à utiliser le mot « momentum » et d’autres l’utilisent, peut-être que, maintenant, tu vas l’utiliser quand tu vas parler à tes amis Français, bien, au fur et à mesure…

H.: Il va s’imposer.

S.: Il va s’imposer.

H.: Ah!

Bien, c’est pareil pour l’Anglais.

Il y a beaucoup de mots en Anglais qui sont d’origine française.

S.: Ah, oui!

Bien sûr.

H.: C’est, je crois, George Bush qui avait un jour dit que les Français n’avaient pas de très bonnes entreprises car ils n’avaient pas le bon mot pour dire entrepreneur.

Entrepreneur n’existait pas en Français et qu’ils étaient obligés d’utiliser un mot Anglais qui était…

S.: Oui.

H.: Il a encore perdu une bonne occasion de se taire.

S.: Non mais, un jour, on va écrire un livre avec tous les bons mots, justement, de George Bush.

H.: Oui.

J’avais entendu dire, à ce propos, qu’il avait… que, en fait, il y a beaucoup de gaffes qui lui sont attribuées mais qui ne sont pas de lui, qui sont apparemment d’une des personnes de son équipe qui est aussi, apparemment, quelqu’un d’assez spécial au niveau des gaffes.

S.: Comment dit-on, quand on va… quand on prend une route et on arrive à une fourche, on dit fourche?

Fourchette?

H.: Oui, une fourche.

S.: Une fourche?

H.: Oui, une fourche.

Une intersection.

S.: Oui.

C’est comme quelqu’un a dit : « Quand on arrive à une fourche dans la route, il faut la prendre.

» Penses-y.

H.: Oui.

S.: Oui.

Voilà.

Quand on arrive à une fourche, il faut la prendre.

Il faut être décisif.

Mais la domination des langues, parce que le Français a été une langue dominante.

Comme on discutait… comme on disait, la langue de la diplomatie, enfin… La France, d’ailleurs… on oublie que la France, dans le dix-huitième et le dix-neuvième siècle, c’était le plus grand pays de l’Europe.

C’était le pays le plus peuplé de l’Europe.

Plus peuplé que la Russie.

Et puis, l’Allemagne, à cette époque, n’était pas un pays.

H.: Oui, c’était des…

S.: C’était un groupement de, je ne sais pas quoi, duchés et de je ne sais pas quoi.

H.: Oui, c’était différents pays, apparemment, de ce que j’avais entendu.

Même les… Les différents pays… les gens des différents pays n’étaient même pas conscients qu’ils parlaient la même langue.

S.: Ah bon?

H.: Oui.

S.: Oui.

Donc, la France était le grand pays.

Une force militaire, une force culturelle, le pays le plus peuplé et, donc, était la langue dominante.

Et, ensuite, l’Anglais est devenu la langue dominante en Europe.

Donc, est-ce que, un jour, il peut y avoir une autre langue qui va venir remplacer l’Anglais?

Et, si oui, quelle langue?

H.: Bien, on pense bien évidemment au Chinois parce que, d’une certaine façon, le Chinois est déjà la langue dominante.

Il y a plus de gens qui parlent Chinois que de gens qui parlent Anglais dans le monde.

Les gens qui parlent Anglais ont tendance, simplement, à être nettement plus riches.

S.: Oh, ce n’est pas uniquement ça.

Enfin, les gens qui parlent… si on prend tous les gens qui parlent l’Anglais, bien, la majorité, ils parlent l’Anglais comme deuxième langue.

Donc ils parlent l’Anglais comme medium, enfin, comme moyen de communication avec des gens qui, eux aussi, ne sont pas natifs donc qui ne parlent pas Anglais comme langue maternelle.

Ce qui n’est pas du tout le cas pour le Chinois.

Donc, c’est ça, je crois, la grande différence.

Donc, l’Anglais est préféré comme outil pour… de communication entre gens qui ne parlent pas l’Anglais.

Et je vois mal que ça pourrait devenir le cas pour le Chinois.

H.: Oui.

Le Chinois étant, à mon avis, assez compliqué à apprendre pour les occidentaux.

Et, jusqu’à… aux dernières nouvelles, enfin, les pays de l’Europe et l’Amérique du Nord est quand même dominant de plein de points de vue donc je pense que peut-être que la prochaine langue, oui, sera sans doute une langue occidentale mais qui sera plus facile à apprendre, je pense, pour les asiatiques.

Car, même si jamais l’Europe et l’Amérique du Nord restent… resteront, à mon avis, pour une bonne centaine d’années les… entre guillemets, les maîtres du monde, l’Asie monte très, très fort.

Et donc il va bientôt falloir leur faire une place car…

S.: Mais, je veux dire, pour moi, maîtres du monde, je ne suis pas du tout d’accord parce que, d’abord, point de vue niveau économique, on voit déjà des pays asiatiques comme le Japon, Singapour qui est tout petit mais enfin, Hong Kong aussi, qui ont des niveaux de vie déjà… et niveaux de vie soit égaux ou supérieurs au niveau de vie qu’on voit en Europe.

Et aussi, on voit… Pardon?

H.: Ah oui, bien, Dubaï, par exemple, est très supérieur à la moyenne…

S.: Où ça?

H.: Dubaï.

S.: Ah oui.

Ok.

Mais alors, là, oui, avec les ressources pétrolières mais le Japon, qui n’a pas beaucoup de ressources naturelles, a quand même un niveau de vie qui est très, très élevé.

H.: Oui, oui.

S.: Et, d’ailleurs, il y a les facteurs démographiques.

Parce que, l’Europe qui était, je ne sais pas moi, quinze à vingt pourcents de la population du monde, est une… représente une partie de plus en plus petite.

Je crois que c’est maintenant douze et ça sera cinq, six pourcents.

Bien, à ce moment-là… Mais, par contre, si les pays où il y a accroissement de la population, où il y a beaucoup de monde comme l’Inde, si eux ils parlent Anglais, donc on assure la continuation de l’Anglais, non pas parce qu’il y a beaucoup d’anglophones qui le parlent comme langue maternelle, mais parce que d’autres pays continuent à considérer l’Anglais comme l’outil le plus utile pour les communication avec leurs voisins Chinois, n’importe quoi.

H.: Oui, oui.

C’est vrai qu’il faut compter sur l’Inde qui est quand même une ancienne colonie anglaise et beaucoup d’Indiens parlent très bien Anglais, en général.

S.: Même si on ne les comprend pas.

H.: Oui.

Bon, ils peuvent parler Anglais, à mon avis, déjà nettement mieux que la plupart des Français ou des Espagnols.

S.: Mais l’Espagnol aussi, je crois que c’est une langue avec beaucoup de potentiel parce que, d’abord, le taux de croissance de la… taux de croissement… croissance?

H.: Le taux de croissance.

S.: Taux de croissance de la population.

La démographie en Amérique Latine est beaucoup plus forte qu’aux États-unis et au Canada.

Et puis, l’Espagnol, Portugais, l’italien et le Français, c’est presque la même langue.

Pour moi.

H.: Oui…

S.: Si on veut. Hein?

H.: Je ne suis pas sûr pour le Français mais, oui, j’ai entendu dire que l’Italien était très proche de l’Espagnol.

S.: Oui.

Tu sais, point de vue vocabulaire, l’Italien est plus proche du Français.

H.: Ah? D’accord.

S.: On parle de quelques pourcentages.

Par exemple, le vocabulaire Italien et Français, ça se ressemble à 80 pourcent.

Parce qu’il y a davantage de mots arabes, etcetera, dans l’Espagnol.

Mais ces langues-là, et même le Français, je crois, pour un Espagnol qui veut vraiment apprendre le Français, ce n’est pas très difficile.

Donc, moi, je… Il y a quand même, j’ai calculé, il y a 750 millions de gens qui parlent des langues d’origine latine.

Donc ça pourrait être une autre option.

Mais quand même, ça sera difficile.

H.: Je… Oui.

J’avais lu un article il y a pas longtemps qui parlait, justement, de comment évaluer quelle est la langue la plus intéressante à apprendre pour le futur, et qu’apparemment, les langues les plus intéressantes à apprendre, justement, sont les langues des… des pays… des petits pays.

S.: Intéressant à quel point de vue?

H.: Intéressant au point de vue opportunités professionnelles.

S.: Ah bon.

H.: Au niveau plus opportunités économiques et… potentiel, ah, je… Parce que, ce qui… il y a, par exemple, beaucoup de gens qui disent que l’Espagnol est très intéressant parce que il y a, déjà, l’Espagne, le Portugal un petit peu qui parle mais…

S.: Oui.

H.: Et il y a tous les pays d’Amérique du Sud qui parlent Espagnol ou Portugais.

S.: Oui, oui.

H.: Enfin, tous, une grande majorité.

S.: Oui.

H.: Et il y a aussi beaucoup de gens qui parlent Espagnol en Amérique du Nord.

S.: Oui.

H.: Puis il y a le Mexique aussi qui est, d’une certaine façon, il fait partie de l’Amérique du Sud mais pas vraiment.

S.: Oui.

H.: Et que ça en faisait certainement la langue la plus intéressante à apprendre pour n’importe qui qui venait d’une langue d’origine latine.

Et cet article disait que, en fait, ce n’était pas vrai parce que, justement, l’avantage qu’on avait à obtenir à parler Espagnol parce que, justement, du fait que beaucoup de gens parlent Espagnol, c’est… on devient en quelque sorte un travailleur un petit peu qualifié.

C’est-à-dire que le fait de parler la langue ne nous donne pas vraiment beaucoup plus.

C’est comme, tout le monde, entre guillemets, tout le monde est capable de fabriquer des vêtements pour peu qu’il ait une semaine d’entraînement à la machine à coudre et c’est pour ça qu’il y a autant de gens qui font ça en Chine.

Mais, quand on demande une compétence très particulière que très peu de gens ont, ça devient très intéressant.

Et donc, par exemple, parler le Suédois, le Danois ou l’Hollandais, c’est très, très intéressant parce qu’il y a très peu de gens qui vont apprendre cette langue.

Et pourtant, ça reste des pays… il ne faut pas les ignorer car c’est des pays…

S.: Oui mais, par contre, si… D’abord, si on prend cet argument et on le… à son, comment dirais-je, à l’extrême, ça veut dire qu’une langue parlée par vingt personnes est très intéressante parce qu’il y a très peu de personnes qui vont se donner la peine d’apprendre cette langue.

La langue des Sami, par exemple, en Finlande, personne qui… très peu de gens vont apprendre cette langue.

Deuxième problème avec cet argument, c’est que ces pays-là, ces petits pays, souvent eux, puisqu’ils parlent une langue qui n’est pas très répandue, bien, ils apprennent l’Anglais.

Donc si vous allez en Suède, ce n’est pas la peine d’apprendre le Suédois parce que tout le monde parle Anglais mais très, très bien.

H.: Oui mais est-ce que… les Suédois parlent sans doute mieux Suédois qu’Anglais et quand, par exemple, c’est pour une offre d’emploi, si tu parles Suédois et que… je pense que c’est un avantage qui est même plus que « significant ».

C’est ce qui va certainement faire la différence.

S.: Ça se peut. Ça se peut.

H.: Ah non.

Ça va faire la différence.

S.: Mais par contre… par contre, aux États-unis et même au Canada, avec… surtout aux États-unis, bien, il y a pas mal de, je ne sais pas moi, de constructeurs, d’avocats, de comptables, etcetera, qui sont obligés d’apprendre l’Espagnol parce qu’ils habitent dans une région où une bonne partie de la clientèle parle Espagnol.

H.: Oui.

S.: Donc, pour eux… Mais peut-être qu’eux, ils vont… de toute façon, ils vont perdre cette clientèle-là hispanophone.

On ne sait jamais.

H.: Mais, non, non.

La chose qui… enfin, l’argument était que, justement, la Hollande, la Suède, tous ces pays-là sont des pays avec un très haut niveau de vie et que, je pense que… je pense que, oui, les locaux seraient aussi, entre guillemets, flattés que les gens apprennent leur langue.

S.: Bien sûr, oui.

H.: Parce que c’est vrai que quand on vient d’un petit pays, ils ne se font pas trop d’illusion sur le fait que leur langage va… Et, oui, je pense que c’est quelque chose qui est vraiment intéressant.

Surtout que, bien, tout ce qui est Hollandais et langages qui sont parlés dans les pays nordiques, pour les anglophones, c’est apparemment une langue très facile à apprendre.

S.: Oui, le Hollandais est facile, le Suédois est facile.

Oui.

Le Hollandais est plus facile que l’Allemand.

Parait-il.

Je ne sais pas.

Non.

Je ne devrais pas dire ça parce que, voilà, il faut l’essayer.

Mais j’allais dire que, quand on parle de langues internationales, bien, le Russe est une langue internationale parce qu’il y a tous les pays qui appartenaient à l’empire, d’abord, du Tsar et ensuite l’empire soviétique et, dans beaucoup de ces pays-là, surtout la vieille génération parle très bien le Russe.

Mais, maintenant que ces pays sont devenus indépendants, bien, cette question de langue est devenue très politique.

Donc si vous allez dans les pays baltes, si vous allez en Georgie, alors là, la jeune génération ne veut pas apprendre le Russe.

Bien que, quand j’écoute encore ma station de radio russe, quand il y a des interviews avec des responsables du gouvernement ou des… enfin, des Georgiens là de 40 ans et plus, bien, pour moi, ils parlent Russe comme des Russes.

Et ils s’expriment mais très, très bien en Russe.

Et même en « Moldovie »…

H.: Moldavie.

S.: …Moldavie, j’avais entendu le président de Moldavie.

Mais il s’exprimait, mais, très, très bien en Russe.

Et maintenant, parait-il, même en Ukraine, la jeune génération, il y a cette réaction contre l’imposition du Russe qu’on a eue pendant la période soviétique, et maintenant ils veulent en quelque sorte éliminer les traces de la culture russe.

Ce que je trouve très, très dommage parce que c’est une grande langue, le Russe.

Et une littérature très intéressante et toute une culture.

Et c’est un avantage de parler cette langue.

Et pourquoi maintenant, dans ces pays-là, est-ce qu’ils essayent de réprimer, d’éliminer cette influence?

Moi, je trouve ça dommage.

H.: Oui, mais en même temps, c’est compréhensible.

Parce que, le Russe, je pense qu’ils n’ont pas… le Russe, à mon avis, a dû plutôt être imposé que choisi.

Et ils n’ont pas… je pense que tous les Georgiens, les Moldaviens, les Estoniens n’ont pas vraiment dit : « Tiens!

Si on apprenait le Russe.

Ça a l’air d’être une langue intéressante.

S.: Bien, la Georgie, non.

Parce que la Georgie a fait partie de la Russie et a vraiment participé au développement, enfin, depuis le début des années, enfin, du dix-neuvième siècle.

Il y a eu le fameux général Bagra… Bagration, qui s’est battu contre Napoléon.

Et je crois que, eux, ils étaient plus ou moins partenaires parce que, après tout, Staline, il était Georgien et il y avait Ordzhonokidzé, puis il y avait… puis Beria, etcetera.

Le Georgiens étaient un peu les maîtres.

Mais les pays baltes, par contre, il y a un fort sentiment anti-Russe.

Et je crois qu’en Georgie, avant les événements des derniers dix ou quinze ans où, enfin, il y a eu tous les ennuis, là, avant ça je crois que les Georgiens étaient assez « trop Russes ».

Ce qui n’est plus le cas maintenant.

Mais je dis, du point de vue culturel, c’est très dommage.

Parce que, s’ils gardent le Russe, ils ont le Georgien, ils gardent le Russe, ils ajoutent l’Anglais ou peut-être le Français, bien, ils n’ont qu’à gagner, là.

H.: Oui mais c’est toujours pareil.

Qu’est-ce que… quand on apprend une langue, c’est un investissement.

Qu’est-ce qui va faire qu’on choisit une langue au-delà… Je pense que la jeune génération est sans doute plus intéressée par l’apprentissage de l’Anglais que par l’apprentissage du Russe tout simplement parce que l’Anglais devrait leur permettre d’obtenir – enfin, de leur point de vue, je ne sais pas si ce sera vraiment le cas – mais devrait leur permettre d’obtenir plus d’avantages, devrait leur permettre d’avoir accès à de la culture qui les intéresse plus, et qu’ils sont plus intéressés par les films produits par Hollywood que par les films produits par les Russes.

S.: Bien oui, mais là, je reviens donc à la domination culturelle anglophone.

Moi, j’aime les films russes, italiens, français, etcetera.

Donc je préfère un monde qui est plus diversifié point de vue culturel donc il faut davantage de diversification au point de vue linguistique.

Et c’est ce que nous essayons de faire à LingQ.

Et voilà.

Et peut-être que, voilà, ces pays-là, ils n’ont qu’à imposer à tous leur citoyens l’obligation de se faire membre à LingQ.

Et que le contribuable en Lettonie, en Georgie, doit payer…

H.: LingQ. Oui.

Oui, je pense que…

S.: Oui, LingQ.

Voilà.

H.: Je ne sais pas pourquoi j’ai l’impression que cette idée est un petit peu intéressée.

S.: C’est un peu en avance sur son temps.

Là, c’est ça.

H.: Oui, je pense.

Un petit peu révolutionnaire.

S.: Révolutionnaire.

Bon.

Voilà.

Merci beaucoup.

H.: Au revoir Steve.

S.: Au revoir.

Henry & Steve – Globalization

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Henry and Steve talk about globalization. (Henry et Steve parlent de la globalisation)

H. : Bonjour Steve!

S. : Bien, on va essayer de… comment dirais-je… d’avoir un débat parce que, parmi les gens qui nous écoutent, il y en a au moins un qui dit qu’il aime bien quand les Français, bien que je ne sois pas Français mais, enfin, je suis…

H. : Tu te débrouilles.

S. : … faux Français, voilà, qu’il aime bien quand ils se disputent, enfin, quand…

H. : Quand ils débattent.

Oui.

Quand…

S. : … ils débattent entre eux.

Parce que, les Français, ils ne sont pas toujours d’accord les uns avec les autres.

H. : Non, non, non.

Et, en général, quand ils ne sont pas d’accord, ils le font savoir.

S. : Bien oui, c’est ça.

Ils prennent un grand plaisir à ne pas être d’accord.

H. : Oui, oui.

S. : C’est bien, là.

Moi, j’aime bien ça.

H. : Argumenter.

S. : Oui argumenter.

Oui, avec un peu de vin, par exemple.

Ça réchauffe un peu.

Oui.

H. : Voilà, oui.

Les débats ne sont pas toujours très, très cohérents mais…

S. : Oui.

Voilà.

Bien, on va commencer avec, je crois, un thème qui est très actuel.

C’est la « globalisation ».

H. : Oui.

S. : Parce que… et d’ailleurs, j’ai écouté – parce que, comme tu le sais, j’étudie le Russe – il y avait une discussion à cette station de radio, là, que j’écoute, station de radio Russe.

Et puis, il y avait un type qui disait : « La « globalisation », c’est très mauvais pour la Russie.

Maintenant, on a tous les problèmes qui ont été causés aux Etats-Unis.

» Puis il a dit : « Les banques étrangères, ils investissent uniquement pour la consommation.

Et ils sont interdits d’investir dans l’industrie et dans la production parce qu’ils veulent que la Russie soit l’esclave de l’occident.

» Enfin, il avait une théorie, là, de…

H. : Conspiration, oui.

« Tout le monde est contre nous.

S. : … conspiration.

Voilà.

« Tout le monde est contre nous.

» Mais, en fait, la « globalisation »… et puis, il y a pas mal de monde.

Comme il y a, par exemple, ce faux paysan Français, là…

H. : José Bové.

S. : … voilà, qui s’en prend à tous les McDonalds au monde, etcetera.

Pour toi, la « globalisation », est-ce que c’est bon?

Est-ce que c’est bon uniquement pour quelques-uns?

Est-ce que c’est un complot des Américains ou des pays riches ou des sociétés multinationales?

Comment est-ce que tu vois… qu’est-ce que ça veut dire pour toi, la « globalisation »?

H. : Alors déjà, première chose, en Français, on dit plutôt mondialisation que « globalisation ».

S. : Très bien.

Merci.

Bien, ça, il faut le répéter parce que, moi, je ne le savais pas non plus.

Donc, mondialisation.

H. : Mondialisation.

Bien, mon opinion, c’est que non, la mondialisation, ce n’est pas quelque chose qui est bon ou mauvais.

C’est tout simplement l’air du temps.

L’air du temps, c’est la mondialisation.

Les moyens de transport font qu’on communique de plus en plus.

C’est un petit peu comme les gens qui disaient : « Oui, il ne faut pas… Si on commence à faire du commerce avec les autres pays, ça va mal se passer.

» Bien, en général, ça ne se passe quand même pas si mal que ça.

Il y a du bon et du moins bon.

Mais je pense que, non, c’est plutôt quelque chose qui est vraiment… c’est vraiment l’air du temps.

C’est-à-dire qu’il y a beaucoup de gens qui s’imaginent que, oui, effectivement, si jamais on commence à s’ouvrir aux autres, bien, les autres sont meilleurs que nous pour certaines choses et on est meilleurs qu’eux pour d’autres choses.

Donc c’est un petit peu…

S. : Oui.

H. : Il faut prendre ce qu’il y a de bon dedans et puis, bien, ce qu’il y a de moins bon, bien…

S. : Oui.

Bien, les choses que les gens n’aiment pas : c’est quand on voit, par exemple, si, je ne sais pas moi, au Louvres, si il avait un restaurant McDonald en plein milieu du Louvres.

Ou, je ne sais pas, dans un… quand on va, par exemple, à Pékin, je crois que, là, il y avait la question de… il y avait un Starbuck’s dans la ville interdite.

Comment dit-on?

H. : La cité interdite.

S. : La cité interdite.

Donc ça faisait un peu conflit de cultures.

Ça n’allait pas très, très bien ensemble, là.

Ce sont des choses visibles qui n’ont pas nécessairement beaucoup de signification mais qui choquent un peu.

H. : Oui, c’est… bien, c’est plus un problème, oui, d’urbanisme, d’essayer d’intégrer les choses.

Parce que, évidemment, c’est un petit peu compliqué d’interdire les McDonalds et les Starbucks puisque, bon, ils apparaissent… c’est un peu comme les champignon : ils apparaissent partout et on peut essayer de lutter contre eux mais, en même temps, qu’est-ce qui fait que… Pourquoi, par exemple, les Starbucks, ça serait autorisé et un café… le café du coin en France ne le serait pas.

Parce que, fondamentalement, c’est des compétiteurs et…

S. : On a des fromages Français au Canada, par exemple.

H. : Oui, voilà.

Et on n’est pas en train de dire : « Ah!

Mais non!

S. : Ça pu, d’ailleurs.

Ça pu!

H. : Mais non.

Ça sent très bon!

Je pense que c’est toujours un problème… le problème de savoir comment est-ce qu’on va réussir à trouver le bon équilibre.

Alors, évidemment, tout le monde a sa solution miracle pour dire : « Oui.

Alors, moi, je pense qu’il faudrait comme ça.

» Et après, il y a toujours quelqu’un qui arrive à trouver une faille.

C’est un peu… je pense que c’est très compliqué.

Ce n’est pas quelque chose qui, à mon avis, se fera facilement parce que… il va y avoir des règles qui vont être faites, par exemple, pour éviter que les McDonalds s’implantent dans le Louvres, par exemple.

Ça parait… Mais, après, il y a des gens qui vont, je pense, utiliser… Il vont dire : « Ah!

On ne peut mettre les McDo.

Alors, dans ces cas-là, pourquoi pas les Burger Kings parce que ça n’a pas été explicitement interdit.

» Les gens vont dire : « Non, non.

Pas de grandes chaînes.

» Et dans ces cas-là, ça va être quelqu’un qui va faire un petit restaurant qui va servir exactement la même chose avec le même… C’est toujours…

S. : C’est ça.

Et moi, je crois… Moi, je crois, fondamentalement, que la mondialisation, donc, le libre-échange… la libre-échange?

H. : Le libre-échange.

S. : Le libre-échange.

Que c’est très bon.

C’est bon pour le développement économique, que cela nous a donné un meilleur niveau de vie.

Mais alors dans tous les pays.

Pas uniquement dans l’occident.

Parce que nous voyons maintenant qu’en Inde, les gens, ils ont une longueur de vie qui atteint maintenant les 70 ans.

H. : Oui, oui.

S. : Ce n’était pas le cas il y a 30 ou 40 ans.

Partout, le niveau… même si il y a beaucoup de pauvreté dans le monde, je crois que, en général, nous avons beaucoup plus de monde, de personnes, qui vivent à un niveau acceptable qu’avant.

Et je crois que c’est à cause de, voilà, cette fameuse théorie de l’avantage comparatif.

Je ne sais pas comment ça se dit en… comparatif.

H. : Oui.

Je ne sais pas non plus.

Mais oui…

S. : Et voilà, mon fameux Russe, il disait : « Oui, c’est ça.

Ça marche.

Mais nous, eux, ils ne nous achètent que notre pétrole et ils nous vendent des choses fabriquées.

Donc, si la spécialisation internationale veut dire que nous ne pouvons vendre que du pétrole et eux, ils nous vendent des machines, etcetera.

Ce n’est pas très bon pour nous parce que le prix du pétrole est en baisse, etcetera.

» Mais rien n’empêche aux Russes de fabriquer quoi que ce soit.

Les Japonais, ils n’ont rien, ils n’ont pas d’avantage naturel et ils fabriquent tout.

Donc ça, pour moi, ça n’empêche pas.

Mais, donc, je crois beaucoup au libre-échange.

Mais je crois que dans le domaine de la culture, même si je suis anglophone, je suis gêné par la domination de la langue et de la culture anglophone.

Et, d’ailleurs, c’est un peu la motivation à LingQ.

Nous voulons que ça soit… que ça devienne de plus en plus facile pour tout le monde d’apprendre des langues.

H. : Oui.

Je pense… C’est vrai que la domination du monde anglophone est un petit peu gênante mais c’est pareil.

C’est inévitable quand… En France, avant, il y avait plein de patois différents.

Maintenant, tout le monde parle plus ou moins le même Français.

C’est un peu triste pour la diversité mais c’est…

S. : Oui mais il y a un regain, là, des langues…

H. : Oui, oui…

S. : Langue d’Oc, je ne sais pas, Béarnais…

H. : Oui, oui.

Il y a des… On a le Breton, le Corse ou des langues comme ça.

Ils essaient de les réintroduire mais j’ai l’impression que c’est un petit peu comme on apprend le Latin à l’école.

Je ne suis pas vraiment sûr que les enfants retiendront… Évidemment, c’est dommage de perdre une culture mais, si jamais cette culture disparaît, c’est pour laisser place à autre chose.

Alors, évidemment, tout le monde va dire : « Ah oui, mais c’est dommage, l’uniformisation.

» C’est vrai que, d’une certaine façon, c’est dommage d’uniformiser mais, si c’est comme ça que les gens font… Je ne sais pas.

Est-ce qu’il est mieux d’avoir tout le monde pareils mais que tout le monde connaisse tout le monde?

Avant, quelqu’un qui habitait en France il y a cent ans, il n’avait pas la moindre idée de comment ça se passait en Amérique du Nord, même dans les autres pays d’Europe.

C’est un petit peu triste.

Alors, évidemment, il y avait de la diversité, mais personne n’était là pour l’apprécier.

S. : Bien oui.

Ça c’est… Oui, oui.

Je suis d’accord avec toi, là.

Bien que j’aimerais bien avoir un débat et ne pas être d’accord avec toi…

H. : Oui, mais je pense qu’on est d’accord.

C’est le problème.

S. : … mais tu es très, comment dirais-je, persuasif, si on peut dire.

Je ne sais pas si c’est un mot en Français.

H. : Persuasif.

S. : Persuasif.

Et, d’ailleurs, on dit que toutes les langues européennes ont une langue originale qui, dit-on, était parlée il y a 5000 ans.

H. : Oui, peut-être.

S. : Peut-être.

Enfin.

Ça veut dire que… il y a eu pendant de longues années, il y a eu une diversification des langues.

Parce que, voilà, au début, les gens, ils sont sortis de l’Afrique et ils étaient, je ne sais pas, quelque part là, en Asie centrale et ils parlaient une langue.

Et puis, au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient de leur pays d’origine, bien, ils étaient isolés les uns des autres et il se développait un tas de patois qui devenaient des langues différentes.

Donc cette diversification que nous voulons à tous prix garder aujourd’hui, ce n’était pas une diversification qui existait à l’origine, peut-être.

H. : Ça, on en sait… ça, le problème, c’est qu’on en sait rien.

Tout ce qu’on sait, c’est que, oui, il y a certainement… Par exemple, le Latin, maintenant, c’était… c’est vrai que tout le monde dit, oui, que c’est la langue originale mais il ne faut pas perdre de vue que, à l’époque où le Latin existait, il y avait plein d’autres langues qui existaient en Europe.

S. : Oui, bien sûr.

H. : Et, toutes ces langues-là on complètement disparues.

Je pense que ce qui était parlé par les Gaulois a complètement disparu au profit du Latin.

Et, évidemment, on ne l’entend plus parler et c’est… Je ne suis sûr que ce soit dommage.

Je ne sais pas ç quel point le langage était compliqué mais je pense que, tout simplement, on dit : « Oui, il y a une langue originale qui s’est diversifiée en plein de ces langages.

» Je pense que c’est tout simplement que la tribu qui parlait ce langage-là était plus forte que les autres et ils leur ont dit… ils ont dit aux autres : « Taisez-vous!

Maintenant, vous parlez notre langue et il n’y a pas de discussion possible.

S. : Oui mais il est vrai quand même que, à cause de la domination de l’Anglais, si vous allez à des conférences internationales – conférences scientifiques, culturelles ou quoi que ce soit – alors tout le monde est obligé, si il ou elle veut être écouté et entendu, bien, les personnes sont obligées de faire leur présentation en Anglais, sont obligées de maîtriser l’Anglais.

Cela influence leur façon de penser, leur façon de développer leurs idées, ça les incite à lire plutôt des sources Anglaises.

Donc ça donne une influence excessive sur des développements scientifiques et culturels, etcetera, à des gens qui parlent l’Anglais.

Et je crois que si on pouvait trouver le moyen… peut-être qu’un jour je pourrai parler Anglais et vous, vous allez entendre le Français.

Peut-être qu’un jour on va faire une implantation dans les oreilles.

H. : Oui, oui, oui.

S. : Enfin.

Donc je crois que c’est dommage.

Je ne sais pas si on peut y faire quoi que ce soit mais je crois que c’est dommage et c’est même injuste.

Parce qu’il peut y avoir quelqu’un d’origine, je ne sais pas quoi, indonésien qui a des idées, mais, très, très intéressantes mais qui ne parle pas l’Anglais.

Donc comment est-ce que lui ou elle va pouvoir faire accepter ses idées?

H. : Bien, il va sur LingQ et il apprend l’Anglais comme tout le monde.

S. : Oui bien, moi, j’y vais et j’apprends l’Indonésien, enfin, un jour.

H. : Oui.

Bien c’est… J’avais lu un article à ce propos qui disait que… il y a beaucoup de gens se désolaient que certaines langues prévalaient sur d’autres.

Il disait que peut-être que, justement, si jamais certaines cultures comme ça dominent, ce serait grâce aux qualités de leur langage.

Il y a toujours cette idée, un petit peu, que le marché est plus efficace, que la compétition fait que le meilleur gagne à la fin.

C’est vrai que c’est souvent vrai mais parfois c’est un peu plus compliqué.

Parfois il y a des choses qui font que, justement, ce n’est pas le meilleur qui gagne.

Mais, apparemment… moi, je trouve que l’Anglais a plein de qualités.

Je trouve que c’est un langage qui est clair, qui est certainement plus simple que le Français.

S. : C’est intéressant parce que… Bien, on va peut-être continuer dans la prochaine discussion à ce sujet.

Je crois que, finalement, parce qu’il y a eu des moments où le Français dominait.

H. : Oui.

S. : Bien, toute l’aristocratie Russe parlait le Français mieux que le Russe.

H. : Oui.

Oui, oui.

S. : Il y a eu des moments, enfin, il y a eu des régions où d’autres langues dominaient.

Que ce soit l’Arabe ou, enfin, surtout le Chinois, je ne sais pas quoi, le Swaili en Afrique, etcetera.

Donc, moi, je crois que c’est une question de « timing », de chance.

Un moment donné, un certain groupe a eu le vent en poupe et qui a pu imposer sa domination et puis, par la suite, a ce « momentum », donc, l’inertie qui permet à cette langue de continuer sa domination.

Et c’est difficile, donc, de déplacer une langue qui est en position de domination.

H. : Oui, mais comment est-ce que… la chose qui est intéressante, c’est comment est-ce que cette langue s’est retrouvée justement dans le groupe qui a justement imposé toute cette domination.

Est-ce que c’est uniquement par chance ou est-ce que c’est par les qualités du langage?

S. : Bien je crois que, par exemple, si il n’y avait pas eu les guerres anti-Napoléon…

H. : Oui.

S. : Napoléon… Napoléoniennes?

Comment dit-on?

H. : Les guerres Napoléoniennes, oui.

S. : Napoléoniennes.

Et si la France avait gardé la Louisiane et si la France avait gardé le Canada, si l’Amérique du Nord était peut-être moitié-moitié Français et Anglais, bien, il est possible que le Français aurait pu garder… parce que c’est le Français qui avait le « momentum », qui était dominant.

Les Anglais étaient plus… enfin, ils ont mieux réussi dans leurs colonies et dans le commerce international mais c’est surtout le fait que, d’abord, on avait les Anglais avec la révolution industrielle qui leur a donné des avantages, ensuite on a eu les États-unis.

Donc on a eu deux puissances industrielles commerciales de suite qui parlaient l’Anglais.

Alors que la France, qui dominait au point de vue culturel et militaire et a perdu son avance industrielle puis, ensuite, n’avait pas d’autre équipe en Amérique du Nord pour permettre aux Français de continuer cette… au moins de tenir tête à l’Anglais.

H. : Mais je ne suis pas vraiment sûr que… Par exemple, par rapport à l’Angleterre, la France a connu une révolution industrielle un peu plus tard que l’Angleterre mais elle a connu une révolution industrielle aussi.

On n’était pas tellement derrière et, pourtant, l’Anglais a gagné du terrain.

Et même, je vois actuellement au Canada, par exemple au Québec, où les Québécois sont très fiers de leur identité Anglaise…

S. : Française.

H. : Française, Française.

Voilà.

Ils parlent, je pense, une grosse majorité d’entre eux parlent très bien l’Anglais et…

S. : Non.

Non.

Enfin, beaucoup mieux que l’inverse mais…

H. : Oui.

Je parle par rapport à ce que les gens de Colombie-Britannique…

S. : Mais, 30 pourcents.

Trente pourcents.

Parce qu’il y a quand même des coins au Québec, et même à Montréal, des gens qui ne parlent pas du tout l’Anglais.

Hein?

H. : Oui, oui.

Mais, par exemple…

S. : Oui.

Mais ils sont 6, 7 millions sur un continent de 300 millions.

Mais si, sur ce continent, il y avait 150 millions de francophones et 150 millions d’anglophones, donc deux grands pays, bien, ça serait différent.

H. : Oui.

Je ne sais pas…

S. : Et l’Inde y joue aussi.

Parce que l’Inde…

H. : Mais, dans ces cas-là, comment expliquer que l’Angleterre soit aussi importante?

Tout le monde parle… en Europe, la plupart des leaders parlent Anglais alors que, l’Angleterre, c’est quand même une minorité.

Il y a beaucoup plus d’Allemands, il y a plus de Français.

S. : Français?

À peu près la même chose.

Pas beaucoup plus.

H. : Oui, mais il y en a quand même plus.

S. : Il y en a davantage.

H. : Et surtout, en Europe, dans l’Union Européenne, ceux qui font la loi, bien, c’est la France et l’Allemagne.

L’Angleterre, ils sont un petit peu en retrait.

Donc, comment expliquer…

S. : Bien, c’est les États-unis.

Pour moi, c’est les États-unis.

Parce que les États-unis ont beaucoup influencé le développement.

Et après la Première Guerre, et surtout après la Deuxième Guerre.

Parce je crois qu’entre les guerres… entre les deux guerres, le Français était toujours, enfin, la langue de la diplomatie.

Mais, après la guerre, bien, l’argent était américain, l’industrie était américaine, tout ce qui a été construit, c’était un peu… Puis, disons, la France a été parmi les gagnants, les vainqueurs de la guerre mais elle était dans une situation beaucoup moins impressionnante.

H. : Non, non.

Elle n’était pas… Pas exactement.

J’avais lu, oui, que justement, pour les… durant la conférence de Yalta, où il y avait Roosevelt, Staline et Churchill, ils considéraient la France comme justement un perdant… ils voulaient considérer la France comme un perdant de la guerre plus que… ça n’est pas exactement partie des vainqueurs.

S. : Oui.

H. : Parce que, bon, même si la France a, à la fin, un petit peu participé, ce n’était pas… ce n’était quand même pas brillant.

Je crois que c’est De Gaulle qui a réussi à complètement retourner la situation et à faire croire, surtout aux Français, qu’ils étaient gagnants de la guerre alors que c’est vrai qu’on n’a pas… On s’est défendu mais on n’a quand même pas pu faire mieux…

S. : Bien, on va garder ce thème pour une autre discussion.

H. : D’accord.

S. : Et on va terminer là parce que ça fait déjà 17 minutes.

Merci beaucoup, Henry.

H. : Merci, Steve.

S. : Ok.

Serge- Marianne, tutorat à LingQ

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

After some difficulties with the recording software Pamela, and a few laughs, Serge shares with Marianne his first experience as a tutor on LingQ. (Après quelques difficultés avec le logiciel d’enregistrement Pamela et quelques rires, Serge partage avec Marianne sa nouvelle expérience en tant que tuteur à LingQ.)

Serge : … la communication

Marianne : Ah !

Ca y est, ça a l’air de fonctionner.

Bonjour Serge.

Serge : Bonjour Marianne.

Marianne : Ok…

Serge : C’est bon ?

Marianne : Oui

Serge : Ok, ça y est la semaine est presque finie alors, non ?

Encore demain ?

Marianne : Tu commences là où quoi ?

Serge : Non, mais c’est bon, on peut y aller ?

Ca marche ?

Wow, vive Pamela, merci Pamela…Alors Marianne, comment vas-tu ?

Non, faut être sérieux parce que là on fait un enregistrement pour mettre sur Skype donc il faut être sérieux.

Marianne : Bonjour Serge

Serge : Bonjour Marianne.

Je voulais te parler de quelque chose.

Marianne : Oui

Serge : Parce que cette semaine, j’étais en vacances.

Cà, ce n’est pas un scoop parce que je te l’avais dit je crois, mais ça m’a permis donc d’être disponible à des horaires qui ne sont pas habituels pour moi, entre autres le matin, l’après midi et j’en ai profité pour accepter la proposition de Steve d’organiser des conversations en français.

Marianne : Oui, j’ai appris ça et c’est très bien.

Serge : Oui, j’ai vu en plus… oui, c’est vrai qu’il y a besoin de tuteurs enfin, entre guillemets, parce que pour laisser plus de choix aux gens et…

Marianne : Oui, il est nécessaire d’avoir plus de personnes, plus de tuteurs

Serge : Donc, j’ai franchi le pas

Marianne : D’avoir aussi différentes personnalités, différentes voix, différents accents.

Donc c’est très bien, bienvenu !

Serge : Merci

Marianne et Serge : Bienvenu au club !

Serge : Donc, j’ai franchi le pas et puis je ne regrette puisque j’ai en fait, j’ai eu ma première conversation hier oui, c’est ça hier, je m’étais… j’avais programmé la veille tous les rendez-vous que je proposais et dès le lendemain donc, j’en eu un.

Et puis c’était avec Hideko qui, d’ailleurs, m’a dit qu’elle aimait bien écouter nos conversations à Marianne et Serge, elle m’a dit.

Donc, d’ailleurs si elle nous écoute, elle va peut-être l’écouter celui-là, donc : « Hideko, coucou »

Marianne : Bonjour Hideko

Serge : Spécialement pour Hideko

Marianne : Voilà

Serge : Et puis, il y avait aussi Mark.

Bon, il est arrivé un tout petit peu en retard ; alors c’est vrai que ça faisait un petit peu tôt pour lui peut-être, donc je ne sais pas s’il était, s’il sortait du lit…

Marianne : Ca devait faire dans les 8 heures du matin ; ça faisait peut-être un peu tôt

Serge : Oui, ça devait être 8 heures pour le Canada, oui c’est ça et ça faisait très tard pour Hideko puisque chez elle il était minuit et en fait, moi, je me situais juste entre les deux puisqu’il devait être 17 heures, je crois.

Et donc, je dois avouer que j’étais quand meme un peu stressé au début parce que je ne voulais pas leur faire perdre leur temps, je voulais faire quelque chose d’attractif, d’intéressant et puis en fait le stress est parti presque tout de suite en cours de conversation alors est-ce que c’est parce que moi je m’exprimais dans ma langue maternelle, ce qui est quand même plus facile pour se concentrer sur ce qu’on veut dire.

Et puis Hideko c’est une fille, enfin une femme charmante.

Elle est très très gentille et puis apparemment elle avait très très envie de faire cette conversation donc c’est vrai que c’est sympa.

Et puis Mark, alors lui c’est, il est toujours en train de rire, le sens de l’humour très développé et en fait, c’était intéressant et en plus bon apparemment le sujet les…le sujet les intéressaient.

Je leur avais demandé de me parler de leur ville, et puis après de me parler de leur pays afin de me convaincre d’aller visiter leurs pays respectifs.

C’était marrant, ils essayaient de vendre un peu leur pays et puis de me parler des choses qui était bien et puis Mark en plus, lui, il a eu la chance… lui, il connaissait aussi le Japon.

Il connaissait en fait, il connait la région où habite Hideko, donc ils ont pu parler de tout ça.

C’était vraiment intéressant, ce qui fait que la conversation s’est déroulée vraiment tout simplement

Marianne : Très agréable

Serge : Voilà, c’était vraiment à bâtons rompus et c’est vrai, oui, que c’était agréable ; en plus c’est vrai, c’est le but du jeu de faire quelque chose d’agréable.

Si on ennuie les gens, je veux dire, ce n’est pas intéressant.

Marianne : Et alors as-tu été convaincu ?

Serge : Bien oui, enfin à vrai dire je l’étais déjà puisque, comme je leur disais, le Japon c’est un pays, enfin à mes yeux en tout cas qui est un pays assez mystérieux, on sait que c’est…enfin pour moi, les japonais sont des gens très très polis, qui sont très attachés à leurs traditions.

C’est vrai que c’est un pays mystérieux, on ne le connait pas trop.

On n’apprend pas ça déjà à l’école, on ne parle pas tellement du Japon

Marianne : Non, c’est vrai

Serge : Et puis, le Canada… ça fait tout de suite penser aux espaces, aux grands espaces de forêts et puis on voit avec la neige tout ça, l’hiver enfin donc c’est vrai, de toute façon je n’avais pas besoin qu’ils forcent beaucoup pour me convaincre mais non, non mais ils ont bien vendu leurs trucs.

C’était vraiment bien.

Marianne : Et parler avec différentes personnes, de plusieurs pays, de différentes cultures c’est vraiment très intéressant de … bon, pour connaitre leurs pays, leurs cultures, et aussi bien eux-mêmes.

J’ai parlé quelques fois avec Hideko, bon avec Mark aussi, et c’est vrai que j’ai vraiment apprécié.

Ce sont vraiment, eux comme d’autres personnes, sont vraiment très agréables, très intéressantes à qui parler.

Serge : Je crois déjà, à mon avis, que les gens qui cherchent à apprendre une langue étrangère, une ou plusieurs, je pense qu’ils sont plus ouverts que les autres à la culture des gens, pas seulement à la langue mais à la culture et les gens, on arrive toujours très facilement à parler avec eux.

Marianne : La culture et la langue, ça va ensemble.

Serge : Oui, tout à fait, ça va ensemble.

Et je pense que pour connaitre un pays, c’est vrai, l’idéal c’est de connaitre la langue avant, bon ce n’est pas toujours possible, mais c’est… en tout cas ça facilite après les choses.

Et c’est vrai que les rapports après sont vraiment beaucoup plus simples.

C’était vraiment une bonne expérience.

Et puis, cet après-midi, j’ai fait on va dire une autre expérience.

Là, j’ai eu une conversation avec un nouveau tuteur en anglais, c’est Jonathan, un américain, qui est professeur d’anglais aux États-Unis.

Il est tout jeune, il a 24 ans.

Marianne : A LingQ ?

Serge : Oui, oui et c’était donc sa première conversation aussi avec quelqu’un et, écoute, ça a tout de suite accroché, c’était vraiment…je me suis vraiment aussi tout de suite senti l’aise et lui aussi je pense, et en fait le sujet c’était sur… comment dire, les débats qui ont lieu par rapport à la campagne électorale pour les élections présidentielles aux Etats-Unis.

Et, en fait, on en a parlé mais peu parce qu’en fait, on a parlé un peu plus de soi pour, déjà, se présenter.

Marianne : Se présenter, oui

Serge : Et puis de parler justement comme j’avais dit que, comme moi j’ai dit que j’ai eu justement la veille une expérience en tant que tuteur en français on a parlé un petit peu de ça.

Et puis, c’était vraiment très agréable aussi.

J’ai parlé disons, enfin j’ai essayé, mais ça venait assez facilement.

Je n’avais pas trop à me concentrer sur les accords, enfin tu sais les verbes tout ça, j’ai parlé assez tranquillement et je pense que là aussi la personnalité en face est très importante.

Quand la personne en face est ouverte, ça facilite vraiment les choses.

C’était vraiment agréable, du coup j’ai reprogrammé une conversation avec lui demain comme j’ai trouvé que c’était bien agréable et puis voilà donc c’est vrai que j’encourage tout ceux qui hésitent encore à organiser des conversations sur LingQ quelques soient leurs langues, il ne faut pas hésiter.

Tu avais raison quand tu m’as dit « écoute, ça vaut le coup.

Fais l’expérience.

Marianne : Oui, j’étais…sure enfin… oui, quasiment sure que tu allais apprécier donc c’est vraiment …

Serge : Oui, disons par rapport à ton expérience et les conversations que l’on a eu, je pense que tu me connais donc tu as dû sentir, oui, que..et c’est vrai que ça a tout de suite fait tilt, on va dire.

Marianne : Et puis tu as une voix aussi …alors, j’ai entendu que, bon une autre personne qui écoute nos podcasts, donc tous nos podcasts, donc c’est régulier et qui as dit que, bon c’était très intéressant et agréable à nous écouter, que tu…qu’on devrait faire des…

Serge : Des chansons ?

Oh, non !

Marianne : Non, non.

Oh, non !

Serge : Surtout pas.

Marianne : Pas des chansons mais séries policières parce que tu avais une voix pour faire des séries policières.

Cà t’intéresse ?

Serge : Oui, mais pourquoi pas ?

Par contre moi, quand j’écoute ma voix, je ne supporte pas d’entendre ma voix

Marianne : Qui supporte sa propre voix ?

Serge : Et puis, j’ai parlé… je ne sais plus quand, j’en parlais avec Julie, et elle m’avais dit « moi, c’est pareil » et je crois que Lama, Truus et toutes m’avais dit « oui, mais nous c’est pareil » et je ne sais pas pourquoi, c’est assez bizarre

Marianne : Au début, au tout début à LingQ, j’enregistrais les discussions que j’avais en anglais comme il était bien après de les réécouter pour voir, bon les erreurs que je faisais, apprendre à les corriger mais j’avais horreur de m’écouter, donc j’ai arrêté parce que ça me décourageais donc qui peut…qui aime s’entendre ?

Serge : C’est vrai, moi j’ai…

Marianne : Donc notre propre impression et puis l’impression des autres donc c’est différent

Serge : Certainement

Marianne : Et la semaine dernière j’ai parlé aussi, je ne sais pas si tu as parlé avec elle, c’est une nouvelle tutrice à LingQ, c’est Helen

Serge : Non, pas encore

Marianne : Non ?

Donc, elle est anglaise donc une nouvelle tutrice avec l’accent très british donc… je suis plus habituée à l’accent américain avec tous les tuteurs à LingQ et puis tous les contenus enfin tout ce que j’écoute en américain.

Mais je trouvais, je trouve, agréable d’écouter quelqu’un ou un contenu avec l’accent british.

Quand j’ai parlé avec Helen, c’était très bien mais j’avais du mal… j’avais du mal parce que même quelqu’un qui parle un peu plus vite en américain, je peux plus le comprendre ou la comprendre que là Helen qui parlait doucement avec son accent…et donc, c’est très bien d’avoir des tuteurs avec différents accents pour pouvoir nous habituer à ces accents et donc je vais reprendre des discussions avec elle, c’est très bien.

Serge : J’ai…pour l’instant

Marianne : En plus, elle est très bien, très gentille

Serge : Je n’en doute pas.

J’ai écouté déjà quelques enregistrements qu’elle a fait, et c’est vrai que son…on sent, bon, on n’a pas une énorme expérience en anglais mais enfin, on fait quand meme bien la différence avec l’accent british et l’accent américain et je vois quand j’enregistre les podcasts sur iTunes.

J’enregistre la BBC régulièrement et bien CCN, NBC news, enfin beaucoup de trucs aux Etats-Unis.

Et c’est vrai que l’accent à chaque fois me surprend …enfin, me surprend… il ne me surprend pas mais je veux dire…

Marianne : Ca nous déstabilise

Serge : J’ai plus l’habitude, moi aussi, de l’accent américain c’est vrai mais, et comment dire, les partenaires de conversations que j’ai là-bas, à l’extérieur de LingQ puisque je connais des gens que j’avais rencontré par d’autres sites, depuis quelques années, et c’est vrai que j’ai beaucoup plus l’habitude de l’accent américain.

Mais oui bien sûr…l’accent anglais, il faut tout essayer.

Cet après-midi, j’ai même écouté un podcast sur une radio la BBC et c’était sur les accents, les différents accents qu’il y a en Angleterre, mais il y avait des phrases mais impossible à comprendre et je me demande si même un anglais de Londres arrive à comprendre.

Ils ont pris des accents d’un petit peu toutes les régions d’Angleterre et c’était impressionnant…oui, mais je vais essayer d’avoir une conversation avec Helen.

J’ai vu qu’elle apprenait pas mal de langues aussi, elle apprenait le russe.

Donc c’est…comme c’est une personne apparemment qui aime les langues étrangères et ça rejoint ce qu’on disait tout à l’heure, elle doit être très ouverte et très…enfin donc voilà, je vais essayer.

Marianne : et les contenus qu’elle a crée bon, je les ai écouté assez souvent pour m’habituer à cet accent et puis que c’est vrai que c’est très agréable mais, au début, parler… enfin je n’étais pas habituée à écouter une personne parler avec cet accent.

Donc, c’est vraiment très bien d’avoir différentes personnes …enfin des personnes avec différents accents donc je ne sais pas si on… nous, on a une façon différente de parler parce que, en tant que français, je ne vois pas trop… mais si les étrangers, qui nous écoutent, voient une différence entre toi, qui est de Bordeaux, du sud et puis moi, qui est de la région parisienne…Peut-être qu’il y a plus de différences entre une personne qui a un accent prononcé comme vraiment dans le nord, les ch’tis et puis

Serge : les Marseillais, le sud

Marianne : les Alsaciens…oui, le sud, oui, les Marseillais, les Toulousains.

Serge : je pense que notre accent est plus neutre… enfin ton accent, le mien…enfin, moi d’ailleurs je ne suis pas originaire de Bordeaux.

Je ne pense pas avoir trop pris l’accent de la région qui d’ailleurs c’est pas un accent qui est très prononcé, s’il y en a un.

Marianne : il y en a un, oui.

Donc, j’ai de la famille éloignée qui est à Bordeaux et elle a…il y a quelques temps, elle est venue ici nous rendre visite et elle a un accent beaucoup plus prononcé que toi.

Serge : et elle vit depuis longtemps?

Marianne : oh, vingt ans.

Oui, ça fait bien une vingtaine d’années qu’elle vit là-bas donc, elle n’est pas originaire de Bordeaux mais elle a pris quand même un peu l’accent et il est beaucoup plus prononcé que toi.

Serge : et je pense, oui de toute façon je pense que les étrangers…ils doivent sentir les accents des français, je pense, puisque nous on arrive à quand même à différencier les accents bon sans savoir de quelle région ils sont vraiment, que ce soit aux Etats-Unis ou en Angleterre mais je pense que je fait, je suis sûr que je fait la différence avec un Ecossais, un Anglais sans savoir qui est l’un et qui est l’autre et aux Etats-Unis, entre les accents entre les New Yorkais, les… on sent

Marianne : un Texan…

Serge : on sent la différence sans pouvoir… sans pour autant pouvoir dire de quel état il est mais on sent quand même les accents.

Enfin, voilà c’était pour moi une bonne expérience.

Je vais essayer de … alors malheureusement maintenant, je ne vais pas pouvoir proposer beaucoup de conversations en dehors des créneaux entre, c’est-à-dire 20 heures, enfin 20 heures et 23 heures, minuit quoi – heure française- parce que malheureusement bon de 6 heures le matin jusqu’à….je rentre à 18 heures, 18 heures 30.

Après, je dois m’occuper du chien-chien, le petit chien qui m’attend toute la journée.

J’ai des choses à faire, donc je ne peux pas être vraiment disponible avant donc ça m’embête un peu, quoi.

Marianne : ou quelques samedis ?

Serge : le problème, c’est que le samedi, dimanche bien, j’essaye de me concentrer un peu plus de temps à ma famille parce que c’est vrai que j’ai tendance à sacrifier un peu ce côté là et puis j’ai mon entrainement de vélo.

Il faut que j’arrive à caser tout ça ce n’est pas facile.

En fait, 24 heures, ça ne me suffit pas.

Si on pouvait rallonger un petit peu.

Marianne : oh, oui !

C’est justement ce que je pensais hier.

J’ai dit 24 heures, ce n’est pas suffisant dans une journée.

Il n’est pas possible de tout caser ce qu’on veut faire dans 24 heures, et encore je ne dors pas beaucoup.

Serge : oui dès qu’on a une passion, ça prend du temps, oui.

Marianne : Oui, et il y a des personnes qui s’ennuient.

Serge : oui, et en plus des personnes s’ennuient.

C’est terrible ça.

Je …bien, j’espère que ça ne m’arrivera jamais ça.

Peut-être, ça touche plus les retraités mais je pense que

Marianne : Ca dépend, il faut une passion.

Il faut s’intéresser à quelque chose, peu importe l’intérêt, chaque personne est différente.

Serge : bien sûr

Marianne : Mais je pense qu’avoir un intérêt, une passion, un but, c’est ça qui fait avancer les personnes quoi, qui motive.

Serge : oui, c’est vrai.

Marianne : c’est le moteur.

Serge : ok, bon écoute sinon on reparlera de cette proposition de romans policiers, pourquoi pas?

Marianne : oui, faudrait monter ça.

Serge : oui, ce serait une bonne idée pour des conversations futures.

Ce serait sympa, on pourrait essayer ça.

Marianne : il y a quelques années… oh non, je ne pense pas que ça se fait encore mais il y a quelques années dans certaines stations de radios, il y avait tous les jours des…

Serge : oui, je me souviens.

J’en ai écouté, oui je me souviens, tu as raison mais je ne pense pas que ce soit maintenant très à la mode

Marianne : des séries…non plus maintenant.

Serge : oui c’est ça, il y avait des séries même policières qui, à la radio c’était… d’ailleurs c’est vraiment des acteurs même à la radio parce que c’est vrai que c’était très très vivant et…

Marianne : il y avait Pierre Bellemare qui faisait ça

Serge : oui, je me souviens.

Oui, c’est vrai que c’était…bon, ben écoute pourquoi pas ?

La porte est ouverte

Marianne : pourquoi pas ?

Serge : c’est un truc qui m’intéresserait

Marianne : c’est une idée.

Serge : Tout à fait.

Très bien, bien écoute…

Marianne : Et bien, j’étais très contente d’entendre ta nouvelle expérience et puis je suis ravie que tu ais accepté, et puis dès que tu peux, ça fera plaisir à tous le monde

Serge : c’est sympa.

Ok, bonne soirée Marianne

Marianne : bonne soirée Serge.

Au revoir

Serge : Au revoir