Serge & Marianne – Earthquake in Italy

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Serge and Marianne speak about the earthquake in Italy. In addition, Serge shares with us his experience of a volcanic eruption. (Serge et Marianne parlent du tremblement de terre en Italie. De plus, Serge nous fait partager son expérience d’une éruption volcanique.)

Serge: Alors?

Comment vas-tu?

Marianne: Oui, ça va.

Serge: Ca va?

Marianne: Oui, je vais bien.

Et toi?

Serge: Oui, oui, ma foi, ça va.

Ce matin, je suis tombé en vélo et en fait, ça c’est terminé très bien.

Ca aurait pu être vraiment pire mais bon, finalement oui, oui.

Oui, j’ai eu affaire à un pépé.

Tu sais, les petits vieux dans leur voiture, ils sont un petit peu perdus.

83 ans, le papy et puis bon…et bon puis, c’est vrai qu’en vélo, on n’est pas forcément très très prudent.

On roulait un peu vite mais heureusement, on s’était…on avait ralenti parce que, à cet endroit là…on l’avait repéré ce pépé d’ailleurs, tu vois.

A cet endroit là, c’est un peu dangereux donc on avait nettement ralenti, heureusement, et j’ai bien fait parce que sinon je ne serais peut-être pas là pour te le raconter et puis, en fait, bien je l’ai percuté par l’arrière et puis euh mais c’est la voiture, ça tout amorti tu vois, j’ai… et puis après, je suis tombé mais bon, je n’avais plus d’élan donc ça a été.

Je me suis abimé le coude mais je n’ai même pas déchiré ma tenue et pourtant j’avais deux couches donc tu vois, ce n’était pas grand-chose quoi, enfin voilà.

Marianne: Oui mais enfin, heureusement que tu…

Serge: Oui.

Alors, le pépé, il est descendu de sa voiture et puis “ah, les vélos, vous vous croyez sur des vélodromes.”

J’ai dit “attendez.

On n’était pas à 50″ hein puisque c’est limité à 50.

“Non, non mais je ne dis pas çà, je ne dis pas que vous étiez à 50.”

Et puis…mais j’ai dit “c’est bon, il n’y a pas de mal.

Allez, j’ai rien du tout, c’est bon.”

Et puis voilà, quoi.

Mais en fait, j’étais en tort puisque je l’ai…c’est moi qui l’ai…

Marianne: C’est toi qui l’as percuté.

Serge: Oui, je…tu sais que ce soit un vélo ou une moto ou une voiture, tu es censé être maître de ton véhicule.

C’est le code de la route.

Bon, c’est un petit peu bête des fois mais bon c’est comme çà.

Mais bon après, j’ai dit “non, c’est bon.

Il n’y a pas de mal.”

et puis il a dit “bon, allez.

Je vais vous donner un bon remède si vous avez des bleus.”

et puis il est parti à me raconter des trucs quand il était jeune.

Il prenait des petits…bof, j’ai dit “oui, bien oui, j’en prendrais.”

Si jamais j’en prendrais et puis alors, il est reparti et puis nous, pareil.

On est monté sur nos vélos et puis on est reparti.

Marianne: Et ton coude, ça va?

Serge: Oui, bien tu sais en vélo, on a tellement l’habitude de…c’est toujours le… au niveau de la…oh, je ne sais pas comment ça s’appelle, au niveau du… tu sais, du fémur là en haut tu sais où l’os, c’est quoi?

Ce n’est pas la hanche, c’est en dessous.

Je ne sais pas comment ça s’appelle.

C’est toujours là que tu tombes parce qu’en fait tu ne peux pas enlever ton pied de la cale.

C’est…quand ça va trop vite, tu n’as pas le temps donc, en fait, tu tombes toujours sur le côté donc ce qui prend, c’est toujours ce côté, le côté, le coude et puis…et le genou quoi, c’est toujours… Alors on a l’habitude, on a…moi, j’ai des marques, elles ne partent même plus à force de retomber dessus.

Marianne: Moi quand je suis tombée en vélo…une fois, je suis tombée, j’étais plus…j’étais petite, là c’est le genou qui a pris.

Serge: Oui parce que tu n’avais pas les pieds attachés donc tu es peut-être tombé en avant et après ça dépend les…

Marianne: Non, on est tombé sur le côté.

Serge: Oui, c’est ça.

C’est le genou, la hanche, l’épaule, du côté où tu tombes quoi, voilà.

Puis, c’est toujours à peu près la même chose mais enfin, il vaut mieux ça que la tête donc heu…

Marianne: Oui mais enfin, moi pour un genou, je me suis retrouvée toute la jambe dans le plâtre, hein.

Serge: Ah oui, bien ça…Ca, ça m’est arrivé au ski moi, pour une cheville, j’ai eu toute la jambe.

Marianne: Ah oui, complète hein.

Serge: Pendant 45 jours.

Quelle galère!

Marianne: Oh oui.

Ca remonte mais oui.

C’est un souvenir.

Serge: Oui.

Tu as regardé les infos.

là récemment?

là tu as vu en ce moment, là on a des images sur le tremblement de terre en Italie.

Marianne: Ah oui.

Serge: J’ai été, je ne dirais pas surpris, parce que c’est plus ou moins fréquent dans ce coin là mais c’est si près de chez nous que on se dit bien même nous, on n’est pas l’abri.

Marianne: Oh bien, ça peut arriver dans la région de Nice.

Serge: Oui parce que…

Marianne: D’ailleurs, il y a eu un documentaire peut-être le lendemain ou deux jours après et bon, il relatait les événements qu’il y a eu en Italie mais également toute la région de Nice.

Qu’un jour ou l’autre, un tremblement… un grand tremblement de terre arrivera dans cette région.

Serge: Bien, quand j’étais à Metz, ça devait être aux alentours de 97-98, on a eu un tremblement de terre.

Alors, l’épicentre était plus vers le sud, je crois mais moi, j’habitais dans un immeuble à l’époque et on ne l’a su que le lendemain, et tous les gens sont descendus…nos amis sont descendus alors ils ont pris leurs papiers avec eux, tout ce qui…

Marianne: Et vous, vous n’avez rien senti?

Serge: Et nous, on n’a rien senti, rien entendu.

Mais il paraît que ça a vraiment bougé, les armoires bougeaient et nous, on n’a rien entendu et ils étaient près à monter pour nous dire qu’il fallait descendre mais j’ai dit “bien, je vous aurais bien reçu, tiens, si vous nous aviez réveillé pour nous dire ça.”

parce que une fois que ça a bougé, bon il y a peut-être, tu sais des fois il y a des secousses après mais bon, à partir du moment où rien n’est tombé, ce n’est pas des secousses…je ne sais plus comment…le terme qu’ils emploient pour les secousses qui suivent après qui sont, c’est un phénomène très connu.

Marianne: Ce sont des répliques.

Serge: Voilà, les répliques, voilà.

Alors, en général, les répliques sont moins violentes.

Marianne: Moins violentes, oui.

Serge: Comme le tremblement de terre, il n’avait rien fait tombé, il a fait juste bougé un peu les meubles.

J’ai dit: “Bien, vous avez bien fait de ne pas nous réveiller parce que j’aurais été en colère.”

Et ils étaient tous en bas…

Marianne: Mais parfois les répliques sont assez dangereuses quand même parce que même si l’intensité est moins forte, la secousse principale a quand même fragilisé les immeubles.

Serge: Oui, c’est ça.

Marianne: Oui, les répliques bah, ça peut faire écrouler…

Serge: Oui, bien sûr.

Marianne: Les immeubles qui ont été fragilisés au préalable.

Serge: Bien, il y avait…on a vu quelques images en Italie, un clocher qui s’est effondré suite à une réplique mais en fait, c’est moins violent mais effectivement comme les bâtiments ont été fragilisés, ceux qui sont vraiment limite bien, ils finissent de tomber.

Mais enfin bon, on arrive à un bilan de presque trois cents morts je crois, c’est quand même assez important pour une…un pays comme l’Italie, enfin je ne sais pas…si proche de chez nous ça surprend.

Bon, il faut qu’on s’habitue parce que…

Marianne: Bien, il y a des périodes comme ça où dans plusieurs régions dans le monde où…quand la terre, elle bouge ces zones près des plaques sismiques, et bien…

Serge: Les plaques tectoniques ou je ne sais plus comment ils appellent ça.

Marianne: Oui.

Quelque temps avant l’Italie, il y a eu un tremblement de terre, je ne me rappelle plus où.

Serge: Cette année?

Marianne: Oui, oui.

Pas longtemps avant l’Italie, je ne sais plus, c’est un pays dans l’Asie mais exactement, je ne me rappelle plus.

C’est peut-être même pas une semaine après que ça c’est déroulé en Italie.

Serge: Ce n’est quand même pas une conséquence du premier?

Parce que c’est des régions assez éloignée.

Marianne: Non, mais des fois…peut-être pas une conséquence mais des fois il y a une période où la terre se met à bouger…

Serge: Oui.

Marianne: à peu près au même moment parce que c’est déjà arrivé une fois, ça c’est passé en Turquie, il y a eu un tremblement de terre en Turquie et pas longtemps après il y en a eu dans un autre pays donc…

Serge: Et toi, tu as déjà eu un tremblement de terre?

Enfin, tu as été témoin ou ça t’est arrivé, non?

Marianne: Personnellement, non.

Serge: Non?

Marianne: Mon père, oui mais pas moi.

Des fois quand il me raconte, enfin il m’a raconté une fois quand ça c’était passé, ça bougeait quand même pas mal et puis pareil hein les gens, ils vont dehors se mettre à l’abri au dehors… loin des zones avec les immeubles.

Quand il racontait, il disait qu’il avait été voir, parce que personne bougeait dans l’appartement et il avait été voir dans la chambre de sa tante, il était chez sa tante à ce moment-là, il avait été dans la chambre de sa tante et puis il y avait sa cousine aussi.

Elles étaient réveillées mais elles avaient les couvertures juste au ras du nez et puis elles ne bougeaient plus.

Il a dit “qu’est-ce que vous faites là, sortez!”

Serge: Je ne pense pas que les couvertures les auraient protégées.

Marianne: Non, non mais c’est…

Serge: Il paraît qu’il faut se protéger sous une table, par exemple, quand…si on n’a pas le temps d’évacuer.

Ca peut protéger bien, de…quand les plafonds s’écroulent, par exemple.

Bon, il ne faut pas que ce soit tout l’immeuble qui s’écroule parce que je pense que la pauvre table, elle ne résisterai pas mais si c’est juste le plafond je pense que ça peut quand même protéger.

J’ai vu au Japon, ils subissent souvent des exercices comme ça, dans les écoles, parce que c’est un pays qui est très sujet à ça.

Et ils apprennent aux élèves à… tout de suite à se cacher sous les tables enfin ils se mettent sous la table et ils ont même des…j’ai vu des bâtiments qui sont montés sur des énormes ressorts pour simuler les tremblements de terre pour tester…

Marianne: Oui.

Serge: Déjà la solidité, pour se mettre vraiment dans l’ambiance.

Bon, le Japon, ils sont quand même très sujets à ça donc euh, c’est un petit peu normal qu’ils se préparent à ce genre d’événements.

En France, c’est quand même assez rare.

Marianne: Oui mais par contre, j’ai entendu là dans ce documentaire que bon Nice, la ville est très bien préparée, enfin très bien il n’y a pas eu encore de tremblements de terre assez fort pour dire si c’est vraiment très bien mais enfin, ils se sont préparés à un grand tremblement de terre et ….je ne sais plus ce que je voulais dire.

Serge: Bien, par rapport à la préparation euh, des gens, non?

Bon, bien écoute, on va attendre qu’il y ai un tremblement de terre, ça te reviendra peut-être.

Marianne: Ah oui, voilà, ça me revient!

Serge: D’accord.

Marianne: Oh là.

Oui, c’est que Nice, il paraît que c’est une région quand même qui est très active, ça ne se ressent pas parce que c’est vraiment très faible mais c’est très actif.

Serge: Oui, tu parles de…au niveau de la terre…

Marianne: Oui.

Serge: Parce que les habitants, ils ne sont pas très actifs.

Il y a beaucoup de retraités.

Marianne: Non, non.

Serge: Tu as réellement goûté du saké ce soir, là?

Marianne: Oh, oui c’est vrai, c’est la première fois mais enfin, j’ai juste trempé les lèvres parce que c’est vraiment trop fort.

Serge: C’est fort le saké, hein?

Marianne: Oui.

Serge: C’est vraiment très fort.

Marianne: J’ai voulu goûté pour, bien pour savoir ce que c’était mais c’est trop fort donc euh…juste trempé les lèvres, ça suffit.

Serge: Oui.

Ca c’est clair.

Bon revenons en à notre…bon à nous.

Tu me disais?

Les tremblements de terre?

Marianne: Bien que c’est une région très active.

Serge: Oui.

Marianne: Bon, c’est faible.

Serge: Bien, c’est près de l’Italie donc si c’est…

Marianne: Mais c’est assez actif.

Serge: Si c’est dans la continuité, oui.

Il y a une région aussi qui est aussi, je crois que c’est la…mais c’est peut-être pas à cause des tremblements de terre, ça…tu sais, il y a la Californie et apparemment, les plaques qui bougent justement, il y a des savants qui pensent que la Californie pourrait se détacher de…bon, dans un énorme cataclysme bien sûr, pourrait se détacher de la côte des Etats-Unis, de la côte ouest.

Marianne: Il y a San Francisco.

Serge: Oui.

Oui, bien il y avait eu oui, en 1906 ou… qui avait été totalement détruite, je crois oui, c’est San Francisco, oui il me semble, par un tremblement de terre justement, apparemment oui.

Marianne: C’est une zone…

Serge: A risque, oui.

Marianne: A risque pour les tremblements de terre.

Mais alors c’est…je ne comprends pas quand même parce que la région de toute la Californie, c’est une zone à risque concernant les tremblements de terre mais les immeubles sont quand même assez haut, il y a un tas d’autoroutes qui s’entrelacent, des ponts, etc.

Serge: Bien oui parce que…je ne sais pas, on pense peut-être qu’on est plus fort que la nature et puis que…la nature a toujours raison sur les hommes hein, que ce soit la mer, la terre, les tremblements de terre, c’est…

Marianne : Oui.

Serge : C’est pareil, est-ce que des maisons plus petites résisteraient mieux?

Je ne sais pas.

Apparemment, par exemple, au Japon, les immeubles sont quand même très très bien étudiés, sont…les systèmes, ils sont montés un petit peu sur des énormes ressorts, ce qui fait que ça leur permet de bouger et du coup, ça les rend à la limite plus solide, le fait qu’ils peuvent bouger sur leurs bases.

Marianne: Ca évite les casses, oui.

Serge: Voilà, ça évite qu’ils cassent.

Oh, je pense qu’à un certain niveau sur l’échelle de Richter, bon ça ne doit plus être efficace parce que bien, à un certain moment, ça doit bouger énormément.

Bien voilà, c’est…donc en ce moment, tous les jours, on a droit à ça.

Bon, c’est vraiment malheureux.

Et ils ont encore trouvé…hier, j’ai vu ou ce matin à la télé, ils avaient trouvé une fille de vingt ans au bout de quatre jours ou quelque chose comme ça.

Elle était restée quatre jours sous les décombres et ils l’ont retrouvée en vie.

Et bon, ça nous a fait rire sur le coup mais ce n’était pas drôle et en fait, c’est une fille qui est muette de naissance donc tu vois, elle ne pouvait… elle n’avait même pas pu communiquer pour se faire entendre, par la voix, tu vois.

Marianne: Oui.

Serge: C’est quand même…c’est terrible.

C’est un chien, je crois, qui l’a retrouvé.

Un chien de…j’allais dire les chiens d’avalanches, non les chiens pour les tremblements de terre.

Marianne: Bien, il y a deux jours, c’est une femme de quatre-vingt et quelques années qu’ils ont retrouvées.

Oh, c’est terrible quand même toutes les forces de la nature que ce soient les tremblements de terre, les volcans, les…

Serge: On est petit, hein.

Ah tiens, les volcans…moi, j’ai vu…j’ai eu la chance de…d’assister à une éruption.

Marianne: La chance?

Serge: Oui, oui parce que c’est magnifique à voir à partir du moment où c’est contrôlé.

Marianne: De loin.

Serge: Non, enfin c’était à La Réunion, à l’île de La Réunion, en 85 ou en 86.

Marianne: Oui.

Serge: Et il y a un volcan qui est très actif à La Réunion.

Et il y a d’ailleurs un truc qui se dit, c’est que…quand il y a un cyclone, parce que c’est aussi une île où il y a beaucoup de cyclones, régulièrement…quand il y a un cyclone, il n’y a pas d’éruption volcanique.

Et nous, on a eu droit au cyclone et à l’éruption volcanique, comme quoi les…ce n’était pas un diction mais c’était… oh une espèce de dicton, bon ce n’est pas forcément vrai tous le temps.

Et donc euh, parce que l’île de La Réunion, en elle-même, c’est un …il y a des millions d’années, c’était un énorme volcan.

Maintenant, il n’y a qu’un petit, tout est relatif, un petit volcan qui est encore actif et qui, de temps en temps, bien il ouvre un cratère pour éjecter la lave et les gaz et ça créé des cratères et voilà.

Donc, c’est une zone où il y a régulièrement des petits volcans qui se créés et donc, une fois que l’éruption a été…pas contrôlée mais enfin, les chercheurs ont estimés qu’il n’y avait plus de danger, après c’est ouvert au public.

Il y a un chemin qui est balisé et on peut s’approcher relativement près du volcan.

Marianne: Oui.

Serge: Je me souviens, j’avais des chaussures, on appelle ça des pataugasses.

Tu sais…

Marianne: Oui.

Serge: C’est des chaussures qui prennent la cheville.

Marianne: Oui:

Serge: Pour renforcer la cheville et qui ont une semelle en plastique, enfin en…oui, en espèce de plastique.

Et après la visite, je me suis aperçu que bien, le plastique, il avait tellement ramolli que j’avais usé toutes les semelles après à marcher sur les pierres volcaniques ; c’est très très abrasives et donc on a assisté…et ce qui est étonnant, c’est que bon, pour y aller il y avait une assez longue marche, déjà il fallait y aller en voiture, il y avait pas mal de kilomètres et après il y avait une longue marche à faire pour s’approcher de la zone.

Et donc, il fallait y aller de jour pour avoir un bon emplacement.

Et de jour, quand tu vois la lave qui est expulsée du volcan, tu as l’impression que c’est de la boue, ce n’est vraiment pas beau du tout.

C’est des amas de boues mais, en fait, c’est de la lave en fusion mais de jour, on ne le voit pas et quand la nuit tombe à ce moment-là, on…

Marianne: Oui, c’est assez épais, visqueux.

Serge: Voilà.

Et après c’est magnifique.

C’est des…c’est un spectacle mais vraiment extraordinaire.

Bon, être pris sous une éruption, être pris…c’est peut-être différent, je pense.

Marianne: Sûrement.

Serge: Mais là, c’était vraiment…ça, je m’en souviendrai toute ma vie, hein.

Et on a eu la chance…enfin oui, la chance, on a eu pendant le séjour trois éruptions.

Ce qui fait que j’ai…il y en a deux que je suis allé voir puisque après, la dernière, j’étais sur le point de rentrer en métropole donc je n’avais pas le temps.

Et d’ailleurs, c’est la dernière qui avait été la plus importante puisque le torrent de lave avait descendu toute la montagne et il se jetait dans la mer et à l’endroit où il se jetait bien, bien ça…les poissons, ça les cuisaient parce que la température de l’eau était… elle rentrait en ébullition.

Et la lave qui s’est jetée dans la mer, ça a agrandi l’île de la valeur de cinq ou six terrains de football, je crois.

Marianne: Ah quand même!

Serge: Oui, c’était…c’est vraiment des quantités énormes de…et là ça avait bien sûr… ils avaient dû évacuer un village.

C’avait traversé une route, c’avait traversé le village et ils avaient dû évacuer un village.

Il y avait eu des maisons de détruites mais, bon, comme ce n’est pas de la lave qui est très liquide dans ce volcan là, en général elle est assez épaisse, ça laisse beaucoup de temps pour… aux gens pour évacuer le coin, c’est…ça ne fera pas comme ça peut…ça arrivait bien c’est Pompéi, c’est le Vésuve, c’est ça?

Qui avait en je ne sais plus combien avant Jésus Christ, où les gens avaient été pris…ils n’avaient pas eu le temps de se sauver.

Là, La Réunion, ce n’est pas le cas.

Donc on a, en fait, tous les bons côtés du volcan c’est à dire tout le spectacle qui est vraiment magnifique et on n’a pas les inconvénients du danger.

Marianne: Mais, en général, les îles où il y a des volcans, ce sont des îles magnifiques.

Serge: Oui.

Marianne: Le terrain est très fertile et puis…

Serge: Oui, et c’est vrai que la… comment dire, l’herbe repousse…la végétation reprend assez vite après sur les…Alors, qu’on pourrait se dire non, la terre est morte puisque c’est de la cendre mais non, c’est impressionnant comme ça repousse après.

Marianne: Oui, c’est…enfin moi, je n’aimerai pas habiter là où il y a ces risques là, que ce soient volcan, tremblements de terre, ou…

Serge: Oui?

Bien, tu sais, on n’y pense pas en fait.

On n’y pense pas et puis on est tellement préparé.

Les cyclones, c’est pareil, quand tu es dans les pays très très pauvres où les gens…je pense à Haïti ou des coins comme ça, où c’est tellement pauvre, les maisons en tôles, enfin vraiment très rustique, là c’est toujours catastrophique mais dans des régions où…assez…comme La Réunion, bon La Réunion c’est quand même… bien qu’il y est encore des cases en tôles, mais les dégâts sont en général moins importants puisque c’est…mais enfin, ça fait quand même du dégât puisque…le problème, c’est toutes les rivières rentrent en crues puisque quand il y a un cyclone, bien souvent il y a souvent des pluies torrentielles en même temps et les rivières rentrent en crues et elles entraînent avec elles des rochers, c’est ce qui détruit tout.

C’est ce qui est dangereux en fait, c’est tous ces torrents qui rentrent en crues et qui, là, dévastent tout.

Marianne: Oui, les catastrophes de la Terre.

Serge: Voilà, bien écoute on n’avait pas…tu vois, on n’avait pas de sujets de conversation et puis on arrive toujours à en trouver.

Marianne: Oui, c’est sûr.

Serge: Il suffit d’allumer, d’appuyer sur le bouton de son téléviseur et tu en trouves plein des sujets.

Il y a tellement de…malheureusement, en ce moment, c’est que des sujets tristes alors…mais bon.

Marianne: Enfin en ce moment, j’ai l’impression que c’est tout le temps.

Serge: Oui, mais c’est…

Marianne: Parce que c’est quand?

Serge: On est morose donc on voit tout en noir.

Marianne: Ah pourtant il fait beau, on ne devrait pas voir la vie en noir.

Serge: Mais oui, mais bon.

Marianne: Oui, c’est la semaine dernière, il y a eu les problèmes a Strasbourg, il y en a eu en Corse.

Serge: Oui partout, partout, oui.

Marianne: Oui.

Bof, Strasbourg et la Corse, ce n’est pas la même chose.

Serge: Non, ce n’est pas pour les mêmes raisons.

Marianne: Non.

Il y en a un je suis pour, l’autre je suis contre.

Enfin…

Serge: On ne va pas te demander lequel.

Marianne: Peu importe.

Je suis contre ce qui se passe…enfin, ce qui s’est passé à Strasbourg et pour…enfin pour, ce n’est pas que je suis pour, c’est que je comprends ce qui s’est passé en Corse.

Voilà.

Serge: Ok, ce sera le sujet du prochain débat.

Bien oui.

Marianne: Oui.

Comme ça, tu pourras me donner ton opinion.

Serge: D’accord, ok.

Marianne: Oui.

Serge: Ok, très bien.

Bon, bien écoute, merci pour la conversation et ce petit brin de causette.

Marianne: Je te remercie.

Serge: Et à la prochaine fois avec un nouveau sujet.

Marianne: Oui.

Serge: Ok.

Marianne: A la prochaine.

Au revoir.

Serge: Bye bye.

Marianne: Bye.

Serge & Marianne – English Vocabulary

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Marianne and Serge talk about learning English vocabulary. (Marianne et Serge parlent de l’acquisition de vocabulaire Anglais.)

Serge : ta semaine s’est bien passée ?

Marianne : oui, çà s’est bien passée, toujours aussi occupée, il y a des fois je me demande comment je vais gérer.

Serge : faudrait prendre ta retraite !

Marianne : je ne vois pas comment.

Non, mais je m’intéresse à beaucoup de choses, je veux faire beaucoup de choses mais, des fois j’arrive à suivre, et d’autres fois, çà fait beaucoup !

Comme par exemple, hier j’ai passé un autre examen…

Serge : encore !

Marianne : oh ben, c’est régulier.

Bon je l’ai réussi mais malheureusement j’ai fait quatre fautes…

Serge : c’est pas éliminatoire quand même ?

Marianne : non, non, non.

Il faut avoir une note en dessous, enfin, une note de soixante-dix ou en dessous.

En fait je peux repasser une fois cet examen.

Une fois çà m’est arrivée, donc il a fallu que je réétudie le sujet, et que le repasse l’examen, mais même si j’ai… enfin je pourrais avoir une bonne note à ce deuxième examen, vu que c’est un deuxième essai, j’ai toujours soixante-dix, juste la note minimum pour passer.

Et hier non çà m’a fait quatre-vingt.

Serge : avec les quatre fautes ?

Marianne : oui

Serge : donc çà va ?

Marianne : oui, çà va mais j’étais un peu déçue !

Serge : bien sûr, par rapport à ce qu’on travail, on est toujours un peu déçu, on voudrait toujours avoir un peu plus !

C’est normal, mais l’essentiel c’est quand même que tu aies plus de soixante-dix.

Marianne : oui, heureusement.

Et puis maintenant je passe avec les cours, vraiment de la langue anglaise, et le talent de l’écriture.

Serge : tu as fini avec les présidents alors ?

Les présidents des Etats-Unis !

Marianne : il y a huit leçons, donc, huit examens.

Dans ce premier, dans cette première leçon bon çà va, c’est des révisions un peu de la grammaire, et puis, aussi sur l’écriture, comment bien écrire, une lettre, un essai.

Donc, il y a l’examen… enfin les trois premiers, ce sont des QCM, mais après le premier examen, là je vais être… on me demande de faire un écrit, minimum trois pages, maximum dix pages, mais enfin déjà, faut pouvoir écrire sur trois pages…

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Serge : t’as qu’à écrire très gros !

Marianne : oui, c’est une idée !

Là, çà va pas être comme la dernière fois où j’ai envoyé des écrits parce que c’était pour… par exemple le premier c’était un paragraphe, le deuxième c’était un essai, donc fallait bien faire l’introduction, le corps de la lettre avec la conclusion.

Et là cet essai donc, je ne le fais pas en une fois, mais en trois fois.

Donc la première leçon je passe l’examen du QCM, j’écris cet essai, ensuite j’étudie la deuxième leçon, je passe l’examen avec toujours un QCM, et… ben je ne sais pas, j’ai pas encore atteint cette deuxième leçon, mais je vais être… je crois que je vais devoir finaliser un peu plus, ou je ne sais pas ce qu’on va me demander sur l’essai que j’aurai écrit, et pour la troisième, c’est la même chose.

Et arrivée au troisième, là je leur envoie.

Serge : quel genre de sujet ?

Marianne : alors là, c’est libre.

La dernière fois c’était imposé, enfin j’avais un choix entre je ne sais plus, peut-être cinq, six sujets.

Là, c’est un sujet de mon choix.

Si je n’ai aucune idée, ils me proposent des sujets.

Serge : tu as une idée ?

Marianne : non pas encore !

Il faudra que je prenne un sujet qui me passionne beaucoup, et que je puisse écrire trois pages.

Serge : en anglais !

Marianne : en Anglais, et le problème, c’est que je peux très bien suivre ces cours et puis bien apprendre à organiser mes idées, mais c’est pas çà le problème, c’est que en Anglais je fais encore des fautes !

Donc c’est surtout çà qui me…

Serge : tu parles de fautes d’orthographe ou de fautes de construction ou de structure ?

Marianne : oui de structure des phrases…

Serge : parce que les fautes avec le correcteur, on arrive encore à…

Marianne : oui, çà, çà peut aller, mais la tournure

Serge : la tournure des phrases qui n’est pas la même qu’en français… c’est le principal problème oui.

Marianne : donc là, il va falloir que je me concentre vraiment là-dessus pour…

Serge : oui et puis faire des phrases simples peut-être, pas essayer de faire des tournures compliquées parce que…

Marianne : c’est là que j’ai le plus de chances de faire des erreurs… donc je vais voir çà.

Bon, c’est intéressant !

Et ensuite, après ces trois leçons, çà va être sur l’acquisition du vocabulaire.

Alors là j’ai cinq autres examens là-dessus, donc j’ai des petites leçons à apprendre plus un livre qu’ils m’ont envoyé, à lire et à étudier… l’acquisition de plus de vocabulaire, comment savoir l’utiliser etc…

Serge : l’acquisition de vocabulaire, si c’est apprendre des listes de vocabulaire…

Marianne : non, c’est pas des listes !

Bien par exemple… j’ai un texte, j’ai une, deux… oh j’ai plusieurs textes… ensuite, il y a le vocabulaire… c’est expliquer certaines expressions, et puis, des exercices.

Je verrai ce que çà donne.

Serge : est-ce que tu lis autrement ?

Bon, tu n’as peut-être pas le temps.

Marianne : mises à part les études ?

Non.

Je lis assez avec çà.

Serge : oui, j’imagine, mais il y a quelques années, je lisais beaucoup, beaucoup, de livres français bien sûr, je n’étudiais pas les langues à l’époque.

Je pense que j’ai énormément enrichi mon vocabulaire Français…

Marianne : çà aide !

Serge : oui, à lire, mais j’ai lu vraiment énormément.

J’ai lu beaucoup de littérature classique et puis en fait tous les livres qui me tombaient sous la main… mais je sais pas, en moyenne j’en lisais un voire deux par semaine, et donc je me dis si je pouvais faire çà en Anglais, ce serait pas mal.

Le problème, c’est que je ne lis pas aussi vite en Anglais qu’en Français.

En Français quasiment tous les mots on les connaît, à par peut-être quand tu lis vraiment de la littérature, quand tu lis Victor Hugo, Balzac, etc… les classiques, ils utilisaient du vocabulaire qui n’existe plus, qui n’est plus tellement utilisé maintenant, mais qui à l’époque, l’était beaucoup.

Donc, à par ces quelques mots, mais en Anglais c’est pas la même chose.

J’aurais souvent besoin du dictionnaire.

Si tu t’arrêtes tous les dix mots pour chercher un mot, tu n’arrives pas à rester dans le livre, ce qui fait que en fait je ne cherche pas voilà, j’essaye de deviner plutôt le sens, et puis bon, la plupart du temps effectivement il y a des mots qu’on ne comprend pas mais qui n’empêchent pas de comprendre la phrase et qui, à ce moment là ne sont plus vraiment utiles, disons au moins pour comprendre l’histoire, et petit à petit, on arrive à… je pense acquérir plus de vocabulaire.

Marianne : oui, avoir un dictionnaire à côté, c’est pas vraiment… déjà, çà coupe un peu l’envie de lire, parce que au tout début j’ai commencé par faire çà, mais çà ne sert à rien puisque de toute façon, les mots on les oubli…

Serge : exactement, tu les oublis à mesure…

Marianne : et puis, comme tu as dit quand on lit un livre, et que on ne comprend pas tous les mots, on arrive à comprendre le sens et, même si tu ne recherches pas la définition d’un mot, souvent quand tu lis le livre, il y a des mots, les mêmes mots, qui reviennent, donc inconsciemment quand même tu arrives à retenir.

Serge : effectivement, souvent les mots reviennent et j’ai même lu quelque chose là-dessus où la personne conseillait d’ailleurs de lire le même auteur, beaucoup de romans ou de nouvelles, peu importe ce qu’il écrivait, mais du même auteur, parce que l’auteur il garde un style, il utilise un vocabulaire qu’il a l’habitude d’utiliser, et donc souvent, il utilise les mêmes mots, donc c’est beaucoup plus facile de retenir un mot quand tu le vois déjà plusieurs fois dans un livre et quand, en plus, tu le vois dans plusieurs livres, c’est d’autant plus intéressant.

Le problème, c’est que j’ai pas… je suis assez éclectique dans mes choix, ce qui fait que je lis un petit peu tout ce qui me tombe sous la main, j’ai téléchargé des bouquins, j’en ai acheté qui étaient en promotion, c’est assez rare quand même que je tombe sur le même auteur.

Donc c’est quelque chose qu’il faudrait que je fasse un peu plus.

Essayer de prendre un auteur qui me plaît et lire trois, quatre, cinq livres de cet auteur.

Marianne : ou alors de lire sur le même sujet !

Serge : ou sur le même sujet oui, aussi.

Marianne : çà m’est arrivé de lire des articles, que ce soit sur LingQ ou autre, et puis dans les livres là que j’étudie, de retrouver certains de ces mots.

Mais j’arrive mieux à les retenir, quand çà revient comme çà, on les retient plus facilement.

Serge : bien sûr !

J’écoute régulièrement CNN, j’écoute CNN student je crois et en fait, c’est le même présentateur, il traite beaucoup de sujets d’actualité, ils utilisent souvent le même vocabulaire.

Bon là, c’est de l’Anglais oral, mais je pense que pour l’écrit c’est la même chose.

Le fait effectivement de lire des articles qui proviennent du même journal ou du même auteur, sur des sujets qui sont similaires, effectivement tu dois rencontrer souvent le mêmes mots et à force, c’est évident que çà reste dans la mémoire et puis on arrive justement oui, à comprendre le mot sans forcément chercher la définition dans un dictionnaire.

Et on le retient certainement plus facilement.

Mais çà demande à lire énormément, alors çà prend beaucoup de temps.

Surtout qu’on ne lit pas l’Anglais comme on lit le français, c’est évident.

Et çà c’est vrai dans toutes les langues.

Mais c’est intéressant.

Et apprendre le vocabulaire de cette façon, j’aime bien mais apprendre à partir de listes de mots, déjà comme tu dis, on a tendance à les oublier quasiment aussi vite qu’on les a appris, et puis c’est rébarbatif, c’est inintéressant et y a peu de résultats, parce qu’on en retient tellement peu sur le nombre, c’est décourageant.

Marianne : ben moi je verrai si je retiens tous ces mots là.

Serge : je suppose que la méthode qu’ils emploient, elle a été éprouvée et elle doit être efficace.

Effectivement, si comme tu dis, c’est pas des listes de mots, ben c’est très bien.

Si c’est des mots qui sont insérés dans des textes, et on te demande de lire ces textes, de les comprendre, c’est une façon d’enregistrer le vocabulaire et de le retenir.

Marianne : et puis, quand j’ai reçu ces livres là, j’ai lu, ils expliquent la méthode pour bien étudier ce programme, et j’ai lu que ce livre a été spécialement fait, pas pour les étudiants dans les écoles, mais pour les adultes.

Serge : parce que c’est un livre qu’on peut trouver ailleurs que par le site, enfin, par l’école que tu as… où tu t’es inscrite ?

Marianne : oh je n’ai pas regardé, y a d’autres livres, j’avais vu que c’était fait spécialement pour l’école, par contre celui-là… non apparemment y a rien de spécifique.

Serge : quand on va à Bordeaux avec ma femme, son plaisir c’est de faire du lèche-vitrine, de faire les magasins, de fringues en général, et çà c’est un truc dont j’ai horreur !

Alors la plupart du temps, je la laisse vaquer à ses occupations, et moi je vais dans la plus grande librairie d’Aquitaine, c’est immense, et donc, ils ont des rayons spécialisés et entre autres dans les langues étrangères, et l’anglais est bien sûr le rayon le plus achalandé, et donc il y a un choix énorme de nouvelles, de romans, de romans classiques, de BD, enfin tous les genres, et moi, mon plaisir c’est d’aller là-bas et puis de m’installer et puis de feuilleter tous ces livres et si je ne me retenais pas, je sortirais chaque fois avec une dizaine de bouquins… alors déjà je me ruinerais et puis d’autre part, je n’aurais pas le temps de les lire parce que comme on disait, c’est de l’Anglais donc je lis pas aussi bien que je pourrais lire un livre en Français, donc je me retiens à chaque fois mais je peux passer deux heures dans le magasin à me balader dans les rayons, à feuilleter de livres.

Marianne : moi j’aime bien faire les magasins, je peux passer des heures dans les magasins mais… les librairies, çà m’enchante aussi.

Si j’avais pu travailler dans une librairie, dans une bibliothèque, çà c’aurait été formidable !

La dernière fois je suis allée à la librairie qui se trouve dans le lycée et les bibliothécaires, elles étaient en train de faire du rangement dans les livres qu’il y a au lycée, elles ont retrouvé des livres qui datent de la seconde guerre mondiale, il y en avait même certains de 1920 !

Serge : mais des livres de classe ou des livres de…

Marianne : non, des livres de littérature.

Serge : mais ils n’ont pas peur, ils laissent çà à la portée des étudiants, je sais pas si… c’est des livres qui doivent être fragiles et qui ont de la valeur.

Marianne : ben je ne sais pas où ils étaient classés, mais là, quand j’y suis allée, ils étaient dans un endroit séparé des autres rayons…

Serge : il vaut mieux !

Marianne : … de livres…

Serge : il vaut mieux hein.

Marianne : elles-mêmes elles étaient étonnées de trouver des livres si anciens.

Serge : quand j’allais chez ma grand-mère, il y avait une chambre qui était un petit peu séparée des autres.

Dans cette chambre, il y avait une bibliothèque et bien sûr, il y avait plein de livres dedans, et entre autres, il y avait des livres, çà s’appelle les Annales ; il n’y avait pas de reliures extraordinaires mais c’était des… çà reprenait chaque année depuis le début du siècle, depuis dix-neuf cent, et c’était extraordinaire !

Quand je feuilletais çà, çà faisait rêver !

Cà retraçait donc une période qui était intéressante, la guerre de 14, et c’était donc vraiment un très bon français.

Je pense qu’à cette époque là y avait… on était un peu plus féru de Français, les élèves étaient certainement bien meilleurs, ma grand-mère qui est née en… enfin qui était née, puisqu’elle est décédée depuis longtemps, elle était née en dix-neuf cent… en dix-huit cent quatre-vingt dix-neuf.

A cette époque là, chez les paysans, ils allaient à l’école jusque dix ans, douze ans peut-être, mais ma grand-mère ne faisait aucune faute d’orthographe !

Marianne : il y a des années, il y avait une librairie au centre ville, évidemment qui vendait des livres de toutes sortes, mais à l’étage, c’était réservé qu’aux livres anciens.

Il y avait des livres de littérature mais également des livres de classe, il y avait de tout… des bandes dessinées enfin, c’était vraiment de tout mais très ancien.

Donc j’ai acheté certains livres là, puis j’en ai encore un, c’est un livre de science naturelle, de 1926… je n’ai jamais appris tout le temps que j’étais au collège ou au lycée, ce qu’il y a dans ce livre.

C’était vraiment très complet, j’ai appris certaines choses, mais tout ce qui est décrit, c’est pas aussi détaillé.

Serge : je pense que tout ce qui est matière un petit peu scientifique, je pense que maintenant les élèves sont un peu plus pointus, mais c’est beaucoup plus spécialisé, mais je pense qu’ils vont beaucoup plus loin et en plus la science a tellement évolué mais je me souviens effectivement moi aussi de mes premières… on appelait çà leçon de chose quand j’étais en école primaire ; en fait c’était la science naturelle de maintenant ou les sciences tout court.

On étudiait les choses différemment peut-être, c’était très, très détaillé, mais en même temps, tout ce qui était la chimie, la physique, je pense qu’on allait moins loin parce que çà a tellement…

Marianne : ben maintenant il y a des classes, c’est des laboratoires qui sont…

Serge : oui nous on n’avait pas çà donc il était pas question d’observer des choses avec des microscopes électroniques de faire des expériences de chimie, enfin, donc on restait sur des trucs assez classiques mais en fait on s’aperçoit qu’on apprend tous les jours, on n’a pas assez d’une vie pour apprendre, la preuve c’est qu’en ce moment on apprend plein de choses… je regrette même un peu de ne pas avoir été aussi studieux à l’école, je suis passé probablement à côté de plein de choses mais c’est trop tard maintenant pour…

Marianne : moi aussi, quand j’y repense, je regrette aussi, mais ce qu’il y a c’est que j’avais pas la même mentalité, je ne voyais pas les choses de la même manière.

J’ai plus plaisir à apprendre maintenant depuis quelques années que quand j’avais quinze ans ou dix-huit ans.

Serge : je crois que c’est çà le problème, on est peut-être tous pareils.

Marianne : on apprenait, mais c’était différent.

Serge : puis surtout, on n’en voyait pas l’utilité ou je ne sais pas alors que maintenant on a une vue différente des choses et… moi je prends beaucoup de plaisir à découvrir des choses, pas forcément en Anglais !

Marianne : non

Serge : lire des articles et puis découvrir oui, c’est vraiment très intéressant.

On va pas refaire l’éducation nationale mais, si çà peut inspirer les gens.

Il est jamais trop tard pour essayer d’apprendre et puis on y prend beaucoup de plaisir.

Marianne : si on veut rester sur un ton léger, pas de mauvaises nouvelles !

Serge : non, on va essayer.

Ok ben écoute bonne soirée, continue bien à travailler, à te concentrer…

Marianne : oui !

Serge : à l’occasion si tu, si ce livre là, si tu penses qu’on peut se le procurer autrement que par ton école…

Marianne : oui ben je pense parce que là il n’y a pas de… c’est pas précisé que c’est réservé à l’école, bon je ne l’ai pas encore étudié complètement, j’ai juste feuilleté simplement donc… mais sur les autres bouquins, c’était marqué que c’était spécifique à l’école donc…

Serge : d’accord.

Marianne : mais là non.

Serge : ok ben écoute, à l’occasion.

Marianne : je regarderai un peu plus ce que c’est et puis je te redirai.

Y aura un peu plus de précisions, le titre et tout çà !

Serge : d’accord, entendu.

Ok, bonne soirée Marianne et puis à très bientôt !

Marianne : bonne soirée serge.

Au revoir.

Serge : bye !

Serge & Marianne – Tour de France, Part 2

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge and Marianne have a meandering discussion about different French regions. (Serge et Marianne parlent de différentes régions françaises au travers de leur discussion.)

Serge: Tu as remarqué?

On n’a pas encore abordé un problème d’actualité parce que j’ai encore jeté un œil vite fait.

Marianne: N’essaye pas.

Serge: Non, et je n’avais encore que des mauvaises nouvelles alors j’ai dit non, ce soir, on ne parle pas actualités.

Marianne: J’y ai pensé avant aussi et je me suis dit si on parle d’actualités, surtout un jour comme aujourd’hui…

Serge: Oui, oui, le 19… Oui.

Non, que des choses bien.

Marianne: Oui.

Serge: Voilà et donc, et en même temps donc ça m’a amené…toutes ces réflexions là à dire, tiens où est-ce que je pourrais bien aller en vacances cette année parce qu’on n’a rien encore décidé et on ne sait vraiment pas du tout ce qu’on va faire.

Moi, je sais que début juillet, je vais être en vacances.

Ma femme ne sera pas encore en vacances tout de suite parce qu’elle ne prend que trois semaines l’été.

Donc voilà, je sais que la première semaine, je vais toujours…on part toujours faire une rando en vélo assez loin.

On fait une course et là, on va dans le… les monts du Forez là, du côté de Saint Etienne, Ambert, c’est une région que je connais peu donc ça va me permettre de visiter mais après, je ne sais pas du tout où on va aller.

Du côté de ma femme, sa famille vit en Normandie donc la Normandie, c’est un endroit que je connais un petit peu, oui enfin, un petit peu.

La Bretagne, j’ai déjà visité un petit peu mais pas complètement la pointe ouest, je ne me souviens plus…

Marianne: Ce qu’il faudrait… aller c’est, je crois la dernière semaine de juillet, enfin ça change suivant les années mais c’est la dernière semaine de juillet ou les deux premières semaines d’août, c’est le spectacle qu’il y a à Lorient.

Serge: Ah, oui mais c’est la musique, comment ça s’appelle?

Marianne: Celtique.

Serge: Oui, oui mais ça, je pense que je ne pourrais pas tenir plus d’une heure.

Marianne: Ah bon.

Serge: J’aime bien cette musique mais pas plus d’une heure.

Marianne: Ah.

Serge: Ou, je crois que…j’ai un copain, oui qui est…chaque année, il va…sa femme est Bretonne et lui, non d’origine il est Lorrain mais enfin, il connait bien la région.

Il adore ça, le festival celtique, c’est ça?

Marianne: Oui.

Serge: C’et vrai, oui.

Marianne: C’est là où se retrouvent tous les Celtes.

Serge: Oui.

Marianne: Il y a les Bretons, il y a les Australiens, il y a des…

Serge: Oui, tous ceux qui sont d’origine.

Marianne: Les Ecossais, etc.

mais il faut réserver à l’avance hein parce que…

Serge: Oui, j’imagine oui.

Marianne: Il y a bien deux ans, trois ans à l’avance c’est complet.

Serge: Et est-ce que tu as, est-ce que tu es déjà allé au Puits du Fou?

Marianne: Non.

Serge: Alors écoute, ça c’est un truc qui est quand même très bien aussi.

Marianne: Oui.

Serge: parce que c’est basé sur notre histoire.

Marianne: Oui.

Serge: Tu en as entendu parler?

Marianne: Oui.

Serge: Bon, moi j’y suis allé parce qu’il y a quand même…

Marianne: Qui n’en a pas entendu parler?

Serge: Et ça c’est encore amélioré, il paraît et tous ceux qui y vont, ils en reviennent vraiment enchantés de ces trucs là.

Marianne: J’ai vu un morceau du spectacle, enfin d’un spectacle qui avait été fait là-bas, j’ai vu ça à la télévision, c’est vrai que…en vrai, ce doit être magnifique.

Serge: Oh oui, oui.

C’était vraiment…

Marianne: Oh, il y a l’Alsace et la Lorraine à visiter aussi.

Serge: Ben, la Lorraine je connais.

J’y ai habité quinze ans.

L’Alsace, et ben tu vois, j’étais en Lorraine et l’Alsace était pourtant à côté, je n’y suis pas allé à cette occasion là en Alsace.

Si, j’y suis allé une fois ou deux à Colmar, je crois, pour de…avec mon travail, enfin plus ou moins avec mon travail.

Et par contre, l’Alsace, j’avais connu un petit peu quand j’étais encore au lycée.

On avait…on était partis en stop pour aller en Allemagne et donc, depuis où j’habitais à l’époque, à côté du lac Léman, euh le chemin le plus court c’était de passer par l’Alsace justement.

Et on avait remonté toute l’Alsace et on avait traversé la frontière à Strasbourg, on avait pris de pont de Kiel.

Marianne: Kiel, oui.

Serge: Et on avait traversé…donc, en fait, je connais un petit peu l’Alsace et ça c’est vraiment une région superbe.

Oui, je confirme, c’est vraiment une région superbe.

Bon la langue est un peu moins superbe parce que je me souviens, on avait…on était un petit peu perdu à Strasbourg et on avait…on voulait prendre un bus pour se rendre au centre ville pour arriver justement à Kiel.

Et on…quand le bus s’est arrêté, ben on a demandé au chauffeur…il nous a répondu en alsacien.

Marianne: Oui, c’est proche de….

Serge: On a absolument rien compris et heureusement on avait, bon on avait quoi, entre quinze et dix-sept ans, dix-huit ans je ne sais pas et, heureusement, il y avait un jeune alsacien à peu près de notre âge qui était dans le coin et qui avait vu qu’on…bon, on avait des problèmes et très gentiment bien il nous a traduit ce que disait le chauffeur et il nous a guidé un petit peu…parce quand il veulent parler français, ils parlent très bien français, hein, les Alsaciens, avec un accent bien sûr.

Mais bon, le chauffeur, lui, il était parti dans son patois alsacien.

Marianne: Ben, entre eux, ils parlent alsacien.

Serge: Voilà entre eux, oui.

Mais bon, il a bien vu…parce que nous, on lui a parlé en français, français donc il a bien vu qu’on n’était pas de la région.

Il aurait pu faire un effort.

Je pense que c’était volontaire ce qu’il a fait.

Heureusement qu’il y avait ce jeune qui nous a guidé, il nous a…il a pris le bus avec nous, il nous a emmené.

On s’est retrouvé en centre ville.

Il nous a emmenés vers le pont de Kiel et puis là, on a passé la frontière et puis on a continué notre périple en Allemagne.

Marianne: Tu peux aller faire un tour chez les Chtis?

Serge: Oui, les Chtis, oui.

J’ai des amis Chtis, enfin qui n’habitent pas là-haut.

Je les ai connus ici, ils habitent là, mais bof, je ne sais pas ça… Je connais aussi…je suis allé à Cambrai, Doullens.

J’y suis allé pour le travail.

On faisait les compétitions de cross militaire là-bas, pour les championnats militaires de cross donc j’ai…le cross country et j’ai…comme ça, je connais un petit peu.

Marianne: C’est aussi connu pour ses bêtises, Cambrai.

Serge: Oui, et c’est aussi connu pour la gentillesse des gens.

C’est…les gens sont…

Marianne: Les bêtises de Cambrai.

Serge: Oui, les bêtises de Cambrai.

Marianne: Tu en as déjà mangé?

Serge: Euh, je pense avoir déjà goûté ça, oui, mais pas forcément les bêtises de là-bas mais il me semble oui, j’ai déjà goûté.

Oui, c’est très réputé, les bêtises de Cambrai.

Marianne: Alors, on va faire le tour.

De l’est, les Chtis… tu as été en Savoie, tu as vécu en Savoie.

Serge: Ben, en Savoie, j’y ai vécu.

Oui, je connais pas mal.

Après bien, en descendant, bien en descendant…je connais aussi l’Ain, ça c’est un peu en remontant, parce que j’ai ma famille, du côté de ma mère, qui est de l’Ain.

Ce n’est pas, bon, c’est pas mal mais sans plus.

Et après en descendant, il y a la vallée du Rhône, heu…alors je…en arrivant du côté de Nîmes, par là-bas c’est une très belle région mais le problème c’est comme j’en ai pas forcément des bons souvenirs puisque c’est mes débuts quand je suis rentré dans l’armée et c’était pas spécialement rigolo donc heu, j’en ai pas forcément un bon souvenir mais ça n’a rien à avoir avec la région, ça à avoir avec ce que j’y faisais et…parce que la région, je pense, c’est pas mal.

Et après, quand on pousse vers l’est, on se dirige vers Toulon, Hyères, euh ma mère habite un petit peu au-dessus de Hyères.

Là, c’est super joli, c’est vraiment très très joli et je suis allé jusqu’à Nice, pareil pour visiter, c’est très joli.

Maintenant, vivre tous le temps là-bas, je ne sais pas.

Je ne connais pas assez pour en parler mais c’est des…la région qui est…ne serait-ce que pour le climat.

Marianne: Oui, c’est vrai.

Serge: C’est, par rapport au nord, c’est quand même très très différent et là, c’est intéressant.

Marianne: Je ne peux pas dire beaucoup parce que je ne connais pas trop non plus cette région du sud mais euh, certaines personnes seraient un peu plus fanfaron, dans le sud.

Serge: Oui, oui, c’est possible oui.

Et la Corse, tu connais la Corse?

Marianne: Non.

Serge: Non?

Mon père est Corse, enfin à moitié Corse par sa mère et je ne suis jamais allé en Corse et j’ai vu par contre des photos…

Marianne: Oui.

Serge: Et c’est vraiment super beau.

Les…je ne sais pas.

Marianne: Bien, mon père est…a de la famille

Serge: Oui.

Marianne: …Est d’origine moitié corse donc, la cousine, enfin la famille qui est à Bordeaux, a également un père d’origine corse mais non, moi-même, je n’y suis jamais allé.

Serge: Oui.

Marianne: Enfin, dans la famille, il y a des Bretons, des Alsaciens et des Corses.

Serge: Ouh là là, là c’est vraiment des mélanges…

Marianne: Et par ma mère, c’est des Flamands.

Serge: Ca fait un sacré mélange parce que c’est vraiment des régions qui sont à l’opposé les unes des autres.

Alors là vraiment, avec on peut dire des cultures différentes hein?

Parce que ce n’est plus du tout les mêmes mentalités.

Il y a la mentalité du sud, celle des…de l’est qui est un petit peu allemand et puis la Bretagne.

Alors les Bretons qui sont connus pour leur caractère.

Marianne: Oui.

Serge: C’est vraiment…

Marianne: Ca fait un mélange détonant.

Serge: Ah ça, oui.

Marianne: Voilà, et maintenant, on se retrouve au centre.

On est en région parisienne.

Serge: Oui.

La région parisienne, ça franchement ça ne m’attire pas vraiment.

Je connais Conflent-Saint-Honorine puisque j’ai un beau-frère qui habitait là-bas.

C’est très très joli aussi mais maintenant vivre là-bas, je ne sais pas, surtout si tu es obligé d’aller sur Paris pour travailler.

Marianne: Ah oui.

Serge: C’est peut-être moins drôle.

Marianne: Moi, je n’aimerais pas, non.

Travailler sur Paris et vivre à Paris…c’est assez cher donc euh….ce n’est pas évident.

C’est pour ça que beaucoup de personnes, enfin beaucoup…il y a des personnes qui travaillent à Paris mais qui vivent en région parisienne.

Serge: En région parisienne, oui.

Ils sont obligés d’aller en banlieue pour oui, pour se loger, oui c’est moins cher.

Marianne: Et puis la banlieue bien ça dépend…

Serge: Laquelle.

Marianne: Laquelle, oui.

Nous, ça va parce que ce n’est pas la proche banlieue de Paris donc c’est plus proche, quand même, de la campagne, si je peux dire.

Parce que la proche banlieue de Paris, c’est vraiment que des…il y a des villes, c’et vraiment que du béton, ce n’est pas…C’est des villes dortoirs comme on dit.

Serge: Oui, tout à fait.

C’est des villes qui avaient été vraiment construites à partir de rien, des villes dortoirs, oui c’est ça.

C’était pour loger les gens qui travaillait sur Paris et qui ne pouvaient pas loger à Paris et donc ce n’est pas des villes qui ont eu une histoire puisque c’est des villes modernes qui ont été créées il n’y a pas très longtemps.

Moi, j’aime bien les villes qui ont une histoire comme à Troie puisque j’avais de la famille qui habitait à Troie.

Troie, c’est une ville très très ancienne aussi.

Metz, c’est une ville ancienne.

Bordeaux, c’est une ville ancienne.

J’aime bien ces villes quand elles ont un cachet, elles ont un certain charme.

Marianne: Oui.

Serge: Pour peu qu’elles aient été conservées dans le style de l’époque parce qu’il y a des rues à Bordeaux.

Je me souviens aussi à Troie, c’était…ça devait être des coupe-gorges, euh à l’époque du Moyen-âge… mais, c’est des rues minuscules, étroites, c’est impressionnant.

Marianne: Il y en a à Melun aussi.

Serge: Il y a des…oui, tu as…je suis presque sûr que…puisque c’est des maisons qui sont encore habitées et plus tu montes les étages et souvent les maisons encore se rapprochent.

A la limite, tu pourrais presque tendre la main à ton voisin par-dessus la rue et ils arriveraient presque à se toucher, à se serrer la main, chacun depuis chez lui, tu vois.

Marianne: Oui.

Serge: En traversant…mais voilà, bon moi, j’aime bien ce genre de villes et…

Marianne: Oui, et ça garde son caractère.

Serge: Les régions sont chargées d’histoire.

Marianne: Oui, c’est…enfin, c’est ce que j’apprécie aussi.

C’est pour ça que j’aime bien…je suis dans le sud de la Seine et Marne et j’apprécie.

Je crois que c’est en début d’année dernière, j’ai dû aller sur Paris et je suis allé aussi à Pantin.

Je ne connaissais…

Serge: Oui.

Marianne: C’est vraiment…ça touche avec Paris.

Je ne connaissais pas sauf le nom.

Oh là là…

Serge: Pantin, oui c’est une ville qui a été…

Marianne: Quand…

Serge: Toute faite, je veux dire, ce n’est pas une vieille ville.

Marianne: Non, non.

Serge: C’est une ville dortoir.

Marianne: Voilà, mais…quand je suis rentré dans cette ville là…bon, j’avais pris le bus là, de Paris à Pantin.

J’ai pris le bus.

Oh là là la tête que j’ai faite.

Je ne pensais pas trouver une ville comme ça.

Je ne sais pas, moi, je ne pourrais pas vivre là.

Ah non, c’est impossible, je ne pourrais pas vivre là.

Encore, je préférerais Paris.

Paris est beaucoup mieux.

Serge: Ah bah, si tu as les moyens de vivre à Paris, il vaut mieux Paris que la banlieue parce que justement Paris, c’est pareil, c’est…bon, il y a des quartiers sûrement modernes mais à l’origine Paris, c’est une très vieille ville.

Marianne: Il y a des quartiers anciens.

Serge: …Qui a été construites par les Romains.

Oui, oui.

A choisir, oui, je préférerais aussi vivre à Paris que dans une ville de banlieue comme tu dis Pantin ou Ivry ou… Evry ou Ivry?

Je ne sais plus.

Marianne: Bien, il y a les deux.

Serge: Il y a les deux, ben voilà.

Marianne: Ivry, je crois que c’est plus proche de Paris.

Serge: C’est plus proche, oui?

Marianne: Je crois que c’est Ivry, parce qu’entre les deux, c’est assez proche.

Je crois que c’est Ivry.

Serge: Bien, je crois qu’Ivry est plus proche, oui.

J’avais fait un stage, oh il y a…c’était en tout début de carrière, c’était en 78 donc tu vois ça remonte à quelque temps.

J’avais fait un stage au fort d’Ivry qui était à l’époque…qui appartenait à la Défense alors je ne sais plus maintenant si c’est toujours le cas.

Et, il y avait…c’était le service cinémato… photographique et cinématographique des armées.

J’avais fait un stage, tu sais pour…de projectionnistes, pour projeter des…voilà.

Et je me souviens, d’ailleurs, c’était la première fois que j’allais à Paris en voiture.

J’avais…ça faisait une semaine que j’avais mon permis de conduire, enfin non mon permis de conduire, je l’avais depuis un peu plus longtemps mais ça faisait une semaine que j’avais une voiture donc on peut dire que ça faisait une semaine que je conduisais et je suis allé à Paris.

Alors, heureusement que c’était, tu sais, les coccinelles donc avec une tôle assez épaisse par rapport aux voitures de maintenant donc j’avais moins peur.

Marianne: Oui.

Serge: Il ne fallait pas avoir peur parce que rouler dans Paris, puisque…

Marianne: Bien, la conduite est différente.

Serge: Ah, c’et clair que c’est différent.

On use beaucoup le klaxon et c’était marrant.

Pour ma première expérience, c’était assez…

Marianne: Oh, même sans utiliser le klaxon, il y a aussi la manière de se mouvoir.

Serge: Ah oui, il ne faut pas hésiter.

Marianne: Alors là, oui.

Il ne faut pas hésiter.

Serge: Oui, moi je sais que si j’hésitais un peu, je…tu avais vite fait de te faire klaxonner par les gens derrière donc euh…il ne fallait pas avoir peur et, c’est pareil, même si je…quand je ne savais pas trop où j’allais, bien si je m’engageais je… tant pis même si je me trompais ben, tant pis même si je m’étais trompé, je ne m’arrêtais pas pour essayer de trouver la…je ne peux pas.

Marianne: Non.

Serge: Parce que les gens te poussent.

A pied, d’ailleurs, c’est pareil, hein.

Tu es pris dans le flot.

Si ce n’est pas là que tu veux aller et bien tant pis pour toi, il faut que tu suives.

Marianne: Bien, il y a des années quand mon père est descendu à Bordeaux et bien qu’on ne vive pas en région parisienne, enfin qu’on ne vive pas à Paris plutôt, il a conduit pas mal sur Paris et en descendant à Bordeaux, bah la manière de conduire est différente.

Et là-bas, il se faisait traiter de parisien!

Serge: Bien remarque, ils sont mal venus de traiter les autres de parisiens parce qu’à Bordeaux, ils ne sont pas réputés pour leur conduite.

Je peux dire qu’ils ne conduisent pas spécialement bien.

Moi, quand j’ai découvert Bordeaux au début, j’avais un peu peur au début parce que franchement…d’ailleurs, je dirais qu’ils conduisent un peu à la parisienne alors ils étaient quand même mal venus de traiter ton père de parisien.

Marianne : Ou ça a changé peut-être ?

Serge : Oui, ou ça a changé mais franchement c’est…enfin.

Marianne: Et oui.

Serge: Beau tour de France finalement.

Marianne: Oui, oui.

Serge: Et on a vu peu de choses parce qu’il y a encore tellement de régions.

Marianne: Oui.

Serge: Il faudrait beaucoup de temps.

Bien, voilà.

Donc c’était…

Marianne: Moi, à part la région parisienne, la Normandie, oui pas grand chose.

Serge: Oui, et puis maintenant, tu es peut-être plus attirée par l’étranger, toi.

Marianne: Il est vrai, oui mais je sais qu’il y a énormément de choses à voir en France hein mais je n’ai pas le temps d’aller me balader.

Serge: Non mais il y a des choix.

On ne peut pas tout faire, c’est clair.

Marianne: Non mais euh…il est vrai qu’il y aurait la possibilité de visiter tout ce que je veux…

Serge: Oui, enfin tu vois, j’ai mon beau-fils et ma belle-fille qui ont envisagés et je pense qu’ils le feront parce que s’ils le disent en général ils le font, ils ont fait pas mal…ils ont pas mal barouder dans le monde déjà.

Par exemple, pour leur voyage de noce, ils avaient fait un trek au Tibet donc euh, c’est assez original.

Et donc dans deux ans, puisque là ils vont partir, je crois, à la Martinique, il est muté pour deux ans là-bas, et au retour, ils ont décidé de prendre une année sabbatique et ils vont faire le tour du monde.

Marianne: Ah oui.

Serge: Voilà et actuellement ma belle-fille est en Australie, elle est au pair là-bas, dans une famille et là, elle a bientôt finie et elle va faire…elle va traverser toute l’Australie pendant trois semaines et puis après bon, elle va rentrer en France et donc ils vont partir en Martinique donc pendant deux ans et voilà, ils ont…ils vont prendre deux années à moins qu’il y ai bon une imprévue d’ici là mais…et ça, c’est un truc que j’aurais adorer faire, adorer…partir comme ça, oui.

Sans rien, enfin sans rien, même sans voiture à la limite tu prends les transports en commun, tu fais du stop, des trucs comme ça.

Ca, j’aurais aimé faire ça, tu vois et faire le tour du monde.

Marianne: Non moi, j’aimerais un peu plus organiser quand même et puis faire du stop, non merci.

Serge: Bien, j’en avais fait.

Oui, c’est vrai… Quand j’étais jeune, j’en faisais beaucoup.

On avait…On a voyagé en Allemagne, tout en stop, en Autriche donc euh voilà.

Je sais que ma femme, oui elle ne pourrait pas.

Elle aurait besoin de son…d’un truc comme tu dis plus organisé, avec quand même un certain confort.

Marianne: Bien, ce n’est pas nécessairement que ce soit le confort mais il y a des choses par exemple qu’un homme peut faire et qu’une femme ne peut pas faire, surtout en voyageant toute seule.

Serge: Oui, oui.

Marianne: Donc euh, je préfère peu plus encadré mais par exemple, les voyages organisés je n’aime pas ça.

Serge: Oui, quand c’est trop organisé oui.

Après, tu tombes dans le truc inverse, c’est à dire que tu ne peux pas faire un pas toute seule.

Marianne: Ca, je n’aime pas.

Je préfère quand même garder ma liberté.

Si je vais quelque part, c’est moi qui organise.

Je vais où je veux.

Mais il y a un endroit où j’irais, je ne sais pas quand mais je…j’aimerais retour…aller, c’est en Belgique, en Flandre, là où ma famille est d’origine.

Serge: Ah oui.

Marianne: Ca, j’irais.

Je n’y suis jamais allé mais je sais que j’irais.

Ils sont…enfin, ils étaient de…vers la région de Gand.

Serge: Oui.

Marianne: Et là euh, bien là j’irais donc euh, c’est dans un futur lointain.

Serge: Oui mais bon.

Marianne: Mais je sais que j’irais.

Ca, j’irais.

Voilà.

Serge: Voilà.

Bien écoute, on a fait le tour de pas mal de régions.

Marianne: Oui.

Vite fait parce que…

Serge: Voilà, ça permet de voyager moins cher.

On voit moins de choses mais enfin on imagine donc c’est….

Marianne: Mais même si on ne voyage pas physiquement, moi, j’aime bien regarder les documentaires, les chaînes comme Voyage par exemple.

Serge: Oui.

Marianne: Tous ces documentaires sur les différentes régions de France ou alors les différents pays dans le monde et puis la lecture et puis en faisant des recherches pour différents articles, j’aime me renseigner sur les régions et…

Serge: Oui.

Marianne: On en apprend pas mal donc euh…

Serge: Et puis avec les moyens modernes maintenant, les médias modernes, c’est vrai qu’on …c’est plus facile avec Internet, la télévision, euh avec ces…tu as beaucoup de chaînes thématiques qui permettent de voir de jolies choses parce que après…il y a quelques années, quand tu pouvais voyager qu’à travers des photos de livres, c’était quand même moins parlant.

Maintenant, c’est vrai qu’avec Internet, tu peux…c’est autre chose.

Avec ces chaînes thématiques, ça permet de voir des choses même si tu n’y vas pas réellement.

Marianne: On voit les paysages.

Serge: Oui.

Marianne: Ils peuvent te renseigner sur les différentes façons de vivre et puis également, tu apprends sur l’histoire de cette région.

Serge: Oui.

Marianne: Donc euh, ça c’est bien.

Et voilà.

Serge: Très bien.

Marianne: Un sujet un peu plus léger aujourd’hui.

Serge: Voilà.

Marianne: Ce qui n’est pas désagréable.

Serge: Ca fait du bien.

Ca met un petit peu de soleil dans ce monde si cruel, si sombre.

Marianne: En parlant de soleil, il fait très beau.

Serge: Ah oui.

Ca fait…oh, je ne sais même plus, si dimanche…attends nous, samedi, il a fait très gris ici donc depuis samedi…donc depuis dimanche matin, il fait un soleil et Il n’y a pas un nuage.

Marianne: Oui.

Serge: Alors le matin, il fait un petit peu frais parce qu’on est quand même encore…on est en hiver ou au printemps?

Là, je ne sais plus.

Enfin, on va bientôt être au printemps.

Marianne: Je crois que c’est le 20 ou le 21.

Serge: Ah oui, bien on est bientôt au printemps donc on est encore en hiver, donc on sent… donc voilà.

Et par contre, dans la journée, on monte à plus de 20 degrés nous ici, à Bordeaux.

Ca fait deux-trois jours qu’on a…oui, dans les 20 degrés dans l’après-midi, 20-21.

Marianne: Oui, on a eu des jours comme ça aussi.

Serge: C’est vraiment agréable, oui.

Marianne: Le soleil, ciel bleu…

Serge: Le ciel bleu, oui voilà.

Marianne: Ok et bien sur ce, on va se dire…

Serge: Oui, bonne soirée.

Marianne: Bonne soirée.

Serge: Et puis à probablement jeudi prochain à moins qu’on se voit dans une conversation… au hasard d’une conversation ou voilà mais sinon jeudi.

Marianne: Oui, sûr.

Serge: En tout cas, en français.

Voilà.

Marianne: Oui.

Très bien et au revoir Serge.

Serge: Au revoir.

Marianne: Et à la prochaine.

Serge: Oui, ok.

A la prochaine.

Marianne & Serge – Therapeutic Cloning

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Serge and Marianne discuss cloning. (Serge et Marianne parlent de clonage.) Image courtesy of Manik

Marianne : comment vas-tu ?

Serge : très bien, très bien !

Qu’est-ce que je voulais dire… je ne sais plus… je voulais dire quelque chose… bien j’ai oublié, c’est pas grave.

Oui, çà va, fraîchement.

La semaine dernière on avait des super journées, il faisait chaud l’après-midi et là, cette semaine…

Marianne : même chose ici !

Serge : cette semaine, j’ai vu un truc à la télé, j’ai trouvé çà… j’allais dire génial, mais non parce que en fait, çà donne à réfléchir.

Ils ont montré des gens qui ont fait cloner leur chien !

C’est-à-dire qu’ils avaient un chien qu’ils adoraient, qui est mort donc, et ils ont récupéré, enfin fait récupérer des, je ne sais pas, ils prennent des cellules, pour après, le cloner.

Mais en fait ils n’ont pas pu le faire tout de suite, parce que les techniques n’étaient pas au point donc je suppose qu’ils ont…

Marianne : ils ont congelé…

Serge : oui ils ont fait congeler et puis après ils ont… à mesure que les techniques se développaient, ils ont fait cloner leur animal, qu’ils avaient perdu quelques années auparavant.

Et donc le premier reportage, ils ont montré une femme qui habite aux Etats-Unis, qui est très, très, très riche, et en fait donc, ils ont présenté son chien en disant : voilà le chien le plus cher du monde ; il coûtait 130 000 Euros !

A cause justement de ce… du clonage et le chiot était encore petit, et elle nous a montré une photo de son chien qu’elle avait avant, on voit qu’il y a une ressemblance, mais pour l’instant on ne voit pas vraiment que ce sont deux clones.

Mais on reconnaît quand même des traits et apparemment ils vont devenir vraiment identiques… et le deuxième reportage c’était toujours un Américain, et qui a fait, lui, cloner sa chienne qui était morte cinq ou six ans avant… et puis ils en sont venus à parler de ces techniques qui pourraient être éventuellement adaptées aux hommes, et c’est là que bon, techniquement c’est peut-être un truc extraordinaire, mais après, sur le plan de l’éthique… là c’est un autre problème.

Barack Obama, il en a parlé, il est pour ces études sur les cellules…

Marianne : oui, il a augmenté les fonds pour la…

Serge : voilà, lui c’est pour juste pour lutter contre la maladie, c’est pas dans le but après de… de recréer à l’identique des êtres mais, le problème c’est que… la limite, elle est certainement très tenue et… de toute façon, y a certainement des gens qui vont enfreindre…

Marianne : çà dépend, si c’est…

Serge : des lois… c’est un petit peu comme les dons d’organes, j’avais vu un reportage il y a quelques années, où en fait y avait des espèces de rabatteurs qui allaient dans des pays sous-développés, enfin des pays très pauvres, pour acheter carrément pour une bouchée de pain des organes sur des enfants, qui étaient tout à fait en bonne santé.

Ils les opéraient carrément pour récupérer… çà donne à réfléchir…

Marianne : c’est une bouchée de pain, mais pour ces gens là, çà représente beaucoup d’argent, donc ils jouent là-dessus !

Serge : oui, ils jouent là-dessus, mais c’est honteux, enfin c’est… c’est pire que l’esclavage !

Marianne : toute façon, y a toujours eu des escrocs, y en aura partout…

Serge : y a toujours des gens oui, qui arrivent à trouver la faille dans un système, et puis, qui le tournent à leur avantage, quelque soit le système et… c’est assez inquiétant !

Marianne : oh oui, et si y avait que çà…

Serge : ben oui, si y avait que çà…

Anne & Serge – Doping

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Anne and Serge talk about doping. (Anne et Serge parlent de dopage.)

Anne : oui ?

Serge : tu vas bien ?

Anne : oui, bien et toi ?

Serge : ben oui, super.

Je voulais te demander un conseil.

Anne : ah !

ah !

Serge : pour mon entraînement de vélo, et je voulais aussi te parler de ton problème de cheville !

Anne : oui

Serge : parce que moi j’avais déjà eu ce problème quand je faisais de la course à pied, j’avais eu des tendinites, mais par contre c’était au genou, c’était pas comme toi, comme tu m’as décrit là, c’est au-dessus du talon d’Achille…

Anne : de la cheville

Serge : côté talon d’Achille, derrière ?

Anne : plutôt sur le côté.

Serge : ah, sur le côté ?

Oui mais vers la cheville.

Anne : au niveau de la cheville

Serge : donc à priori, c’est vrai je pense que c’est une tendinite, et dans ton cas, çà ne peut être que les chaussures parce que je crois que tes chaussures, elles sont… elles datent de Mathusalem, tu ne les as pas changées depuis combien de…

Anne : non, depuis longtemps.

Cà fait très, très longtemps !

Ben je les avais achetées quand j’avais commencé le tennis, donc c’était il y a peut-être quatre ans je pense, au moins !

Serge : en plus tu les avais achetées spécialement pour le tennis ?

Anne : je crois que c’était des chaussures qui n’étaient pas spécifiques pour la course mais pas…

Serge : polyvalentes ?

Anne : polyvalentes, oui !

Serge : oui, vu que tu cours régulièrement maintenant, tu cours plusieurs fois par semaine et tu vas sur la piste d’athlétisme !

C’est un sol qui est assez dur par rapport à ici, quand tu cours dans les bois et… ben tes chaussures ne sont pas adaptées, ce qui fait que tu as un très mauvais amorti et puis…

Anne : ben du coup çà compense sur la cheville quoi.

Serge : voilà, au lieu que ce soit ta semelle de chaussure qui amortisse les chocs, et ben là c’est ta cheville qui absorbe les chocs, et à mon avis c’est çà.

Par contre, ce qui est bizarre, c’est que ce soit qu’à une cheville, mais bon, moi c’est pareil, c’était qu’un d’un côté…

Anne : mais j’avais déjà eu çà, je ne sais pas si tu te souviens ?

J’avais eu, quand j’étais revenue du ski, j’avais eu une douleur à une cheville, et il me semble que c’était celle-là.

Je pense que j’ai peut-être une petite fragilité à cette cheville et… je pense que c’est pour çà que celle-là me fait…

Serge : au ski, c’était une torsion que tu avais du faire ?

Anne : ah, je sais pas parce que çà me faisait exactement cette douleur en courant ou en faisant un…

Serge : par rapport au nombre de fois que tu cours dans la semaine, et puis l’âge de tes chaussures, voilà, faut pas hésiter, il faut les changer, il faudrait qu’on aille faire un tour vendredi… à décathlon, pour les changer, pour trouver des chaussures adaptées.

Anne : ben déjà des chaussures exclusivement pour la course !

Maintenant que je fait que çà comme sport, autant… prendre des chaussures que pour la course.

Serge : et si occasionnellement tu devais jouer au tennis, tu reprendrais les anciennes, tu ne les jettes pas ?

Anne : pour traîner, pour se promener, oui je ne vais pas les jetées, on ne sait jamais.

Serge : par contre, en attendant il faut que tu mettes de la pommade pour les tendinites !

On doit en avoir.

Mais en mettre régulièrement, toute la semaine, tous les soirs, et puis bon, tu peux quand même aller courir, mais modérément.

Anne : ben de toute façon, comme cette semaine je pourrais courir que sur dur, je reprendrai sur le bassin pour courir sur déjà un sol qui est un peu plus mou quoi.

Serge : bon, çà c’était le premier point.

Maintenant, moi j’ai besoin d’un conseil parce que… donc ce matin, j’ai fait ma première course de vélo de la saison.

C’était à La Teste, on a fait… c’était 90 kilomètres et le problème des courses, c’est que çà part tout de suite très, très, très vite !

On s’échauffe avant bien sûr, avec mon copain, on s’est échauffé peut-être pendant une demi-heure, mais un échauffement, il faudrait presque que ce soit plus long mais en même temps, il ne faut pas non plus s’épuiser pendant l’entraînement parce qu’après en course… Il ; faut aller sur la ligne de départ pas trop tard parce qu’après tu es pas trop bien placé.

Ce qui fait que tu restes souvent, on reste une dizaine de minutes, voire des fois plus, immobile, donc tout le bénéfice de l’entraînement et ben… il est pas perdu complètement, mais enfin y en a une bonne partie qui est perdue et… on se refroidi, ce qui fait que quand on démarre, çà démarre très, très vite… surtout là, c’était en ville sur des grands boulevards, et on est parti, on était peut-être les deux premiers kilomètres à 40 kilomètres heure !

Bon après çà s’est calmé…

Anne : ah oui, c’est très rapide quand même.

Serge : oui, çà s’est calmé après, parce que y avait une côte, après on redescend et après çà part et après çà va très, très vite… et donc, j’ai du mal à tenir la distance, si tu veux, j’ai de l’acide, je pense que c’est de l’acide lactique, tu sais quand les muscles, ils commencent à brûler, ils deviennent douloureux et après j’ai des crampes carrément…

Anne : çà fait une crampe…

Serge : et moi j’ai des crampes, et c’est toujours au même endroit, c’est toujours sur les… ben les muscles qu’on développe le plus en vélo, ils sont juste au-dessus du genou…

Anne : c’est le droit fémoral, c’est le gros muscle de la cuisse…

Serge : et moi, c’est tout le temps, tout le temps là, et j’ai du mal à finir les courses, dès qu’elles sont un peu longues…

Anne : ah ben c’est très, très dur quand on a une crampe c’est… çà fait très, très mal…

Serge : Alors, je voulais savoir si tu connaissais quelque chose, parce que j’ai entendu parler de créatine ?

Anne : oui, on en a entendu parler, donc en fait, c’est que çà repose sur un principe bio chimique, c’est qu’en fait dans le corps, y a l’énergie en fait qu’on peut développer c’est grâce à une molécule qu’on appelle l’ATP.

C’est une abréviation, en fait, ATP pour Adénosyne tri phosphate.

Mais ce qui est très important, c’est le phosphate !

Et en fait on a une réaction qui se fait dans le corps avec de la créatine sous forme phosphatée, donc la créatine phosphate qui va pouvoir se transformer en créatine toute seule, mais plus de l’ATP.

La créatine, elle est très importante parce que du coup elle permet de recharger son muscle en ATP, donc de pouvoir faire un effort qui est beaucoup plus long puisqu’on peut fournir de plus en plus… d’énergie, puisque l’ATP, c’est ce qui fourni l’énergie… Voilà, en fait la créatine permet de recharger son stock en ATP, et elle permet aussi, dès qu’on se met après au repos, on va recharger grâce à la créatine son taux de créatine phosphate, pour pouvoir justement quand on se remet à l’effort, pouvoir faire beaucoup d’ATP !

La créatine est pas mal utilisée, parce que çà permet aux sportifs d’avoir une énergie qui est considérable par rapport aux autres vu qu’ils peuvent créer de plus en plus d’ATP, et en plus çà permet de se recharger très vite…

Serge : est-ce qu’on peut considérer çà comme du dopage alors ?

Anne : ah ben oui, on peut considérer çà comme du dopage !

Serge : oui mais je ne suis pas convaincu que ce soit sur les listes anti-dopage.

Maintenant c’est vrai que surtout en cyclisme, on parle beaucoup d’EPO…

Anne : disons que nous, le prof nous en a beaucoup parlé… de la créatine

Serge : Et qu’est-ce qu’il disait ?

Anne : ben lui, il disait que… on peut pas vraiment la considérer comme un dopage vu que la créatine c’est une molécule naturelle, enfin qu’on trouve dans le corps… enfin, c’est pas comme si on prenait vraiment une substance qu’on ne trouve pas dans l’organisme.

La créatine elle est quand même synthétisée dans l’organisme, donc c’est quand même une molécule qui est bio chimique, donc c’est… ben d’un côté c’est un peu du dopage parce que on prend quelque chose en complément mais c’est pas un produit comme… ben je sais pas, je ne m’y connais pas en dopage donc je sais pas du tout les produits qu’on peut trouver, mais y a certainement des produits qui ne sont pas trouvés dans l’organisme.

D’ailleurs je pense que la créatine on peut pas la détecter vu que y en a dans le corps… après, je m’avance pas, je ne suis pas sûre de ce que j’avance mais…

Serge : mais après c’est une histoire de taux je pense puisque l’EPO, c’est pareil.

L’EPO on la fabrique naturellement !

Ils ont considéré que en dessous de cinquante pour cent, ils considéraient que c’était de l’EPO naturelle, et dès qu’ils avaient un taux supérieur, ils considèrent que c’est parce qu’ils ont utilisé de l’EPO…

Anne : voilà, ben je pense que la créatine çà doit être la même chose.

Serge : la créatine, elle était beaucoup utilisée au rugby.

Les Anglais, ils l’ont autorisée très, très vite.

Les Anglais, ils étaient beaucoup plus costauds, baraqués…

Anne : oui, on a eu la preuve dimanche dernier !

Serge : … que les Français, oui mais enfin depuis les choses ont changé puisque…

Anne : la créatine n’est pas autorisée en France en tout cas.

Serge : je sais qu’aussi les français en avaient fait l’expérience, l’équipe de foot, quand ils avaient fait la coupe du monde 2002 qui était organisée par le Japon et la Corée du Sud, c’était les deux pays qui avaient organisé.

Et en fait, les Français qui étaient les tenants du titre, ils avaient dû faire un match de gala contre la Corée du Sud, avant la coupe du monde, mais quatre cinq jours avant la coupe du monde.

Ils les avaient rencontrés quelques années auparavant, et les Coréens, c’était des petits gabarits, ils n’étaient pas très costauds, et là ils avaient tous pris beaucoup de muscles, ils étaient très, très costauds, et en fait il s’avère que ils avaient beaucoup utilisé la créatine entre autre, peut-être autre chose, mais en tout cas la créatine…

Anne : disons que si elle est interdite en France, par rapport aux autres pays, on peut considérer que les autres se dopent !

Serge : chaque pays fait un petit peu ce qu’il veut… à la limite, pour résumer, tu peux faire un effort plus longtemps, et tu dépenses moins de… ou tu compenses les pertes d’énergie par cette créatine…

Anne : par cette créatine tu peux compenser parce que tu refabriques beaucoup plus vite ton muscle !

Serge : merci pour le cours !

Anne : ben de rien…

Serge : bon ben écoute, je vais te laisser !

Anne : oui…

Serge : et puis bonne semaine et puis…

Anne : merci, toi aussi…

Serge : merci, à très bientôt alors ?

Anne : à très bientôt !…

Serge : bye, bye !

Anne : bye !

Anne & Serge – Academic Reforms

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Anne and Serge talk about academic reforms. ( Anne et Serge parlent des réformes de l’enseignement supérieur.)

Serge : Anne ?

Anne : oui, je suis là

Serge : je te dérange pas ?

Anne : non !

Serge : ben c’est parfait.

Le week-end est fini, et donc demain tu…

Anne : malheureusement…

Serge : oui, tu dois reprendre le chemin de la, de l’université, mais, j’ai entendu dire qu’il y avait des grèves en ce moment.

Donc est-ce que tu as cours ?

Anne : oui, moi j’ai cours, enfin la fac de médecine ne fait pas grève, mais j’ai des copines qui sont en fac de droit par exemple qui font grève, et c’est la première fois en fait que les grèves sont autant suivies.

En droit ils n’ont jamais fait grève avant, et donc du coup et bien ils ont pas cours, enfin ils vont en cours le matin sans savoir si les cours seront assurés, et en plus ils n’ont pas les résultats de leurs partiels qu’ils ont passés en janvier, parce que les profs ont le seul moyen de pression avec les notes alors du coup ils ne rendent pas les copies.

Serge : et les raisons de la grève ?

Anne : ben c’est parce qu’en fait il y a des réformes qui vont être faites au niveau des université.

Ils veulent fusionner certaines sections entre elles, rassembler encore plus de monde, donc di coup les profs se manifestent comme ils peuvent…

Serge : tu parles de fusionner la fac de droit ou ?…

Anne : je ne sais pas trop comment ils veulent faire, mais ils veulent fusionner plusieurs sections.

Je crois qu’en droit ils sont plusieurs unités d’enseignements, en fait y en a une le matin et une l’après-midi, et du coup ils veulent les mettre en même temps, ce qui fait qu’ils seront énormément dans un même amphithéâtre donc, çà posera problème pour les cours, pour plein de choses… pour l’organisation de la vie étudiante… çà va être très compliqué.

Serge : et en médecine, y a pas de réforme de prévue ?

Anne : oui y a une réforme de prévue.

C’est qu’en fait en médecine, on est réparti en trois unités d’enseignement, et en fait, ils veulent… chaque unité d’enseignement comprend environ entre 800 et 1000 étudiants et ils veulent les fusionner toutes les trois, et en plus rajouter la fac de pharmacie et les kinésithérapeutes, donc çà fera un seul et même amphithéâtre de plus de trois mille étudiants.

Serge : trois mille dans la même salle ?

Anne : ben ils pourront pas tous les mettre dans la même salle donc ce qui fait que çà pose le problème… donc il faut qu’il y ait quand même un amphithéâtre assez grand pour avoir au moins une bonne partie de, des étudiants, et après tout le reste çà va être réparti dans des petites salles par visio conférence, mais ce qui fait que le jour où il y aura des problèmes d’ordinateur ou de…etc… çà va perturber complètement le déroulement des cours.

Serge : si ils mélangent donc tu dis médecine, kiné… qu’est-ce qu’il y avait d’autre encore ?

Anne : pharmacie !

Serge : pharmacie, c’est un peu différent quand même, c’est difficile de mélanger tout çà dans un, dans le même amphi !

Actuellement les cours ce ne sont pas les mêmes alors donc ils vont mettre les mêmes cours ?

Anne : ben oui…

Serge : c’est assez bizarre…

Anne : c’est assez bizarre oui…

Serge : et vous avez donc des manifestations de prévues, ou vous avez déjà manifesté contre çà, c’est toujours en cours ?

Anne : on ne sait pas trop, ils nous disent que… un coup on sait que la réforme va passer, un coup ils nous disent que non, ce sera pas l’année prochaine, ce sera les années suivantes, donc on n’est vraiment pas trop au courant.

En plus on n’a pas vraiment l’impression que çà bouge au niveau des profs, au niveau de la direction pour s’organiser, enfin pour organiser un peu tout çà… donc du coup on n’est vraiment pas trop au courant, je pense que çà va être l’année prochaine çà va être la grosse surprise à la rentrée.

Serge : mais dans ton cas par exemple, si tu réussi ton année, tu ne seras pas forcément touchée par cette réforme ?

Si ?

Anne : ben moi je serai touchée mais pas tout de suite ; de toute façon çà s’est mis en place pour les autres années de médecine, je crois que c’est à partir de la troisième, il y aura une fusion des trois UFR, enfin des trois unités d’enseignement, mais sachant qu’on a déjà été sélectionné au départ, ce sera une fusion de trois amphis de cent et quelques personnes donc on sera trois cents, mais çà permettra en fait que tout le monde ait à peu près les mêmes cours et le même niveau pour se présenter à l’internat.

Serge : y a peut-être des grèves quand même, quand ce sera un petit peu plus précisé…

Anne : oui ben d’ailleurs y a des assemblées générales qui sont faites dans les autres facs pour décider si la grève est reconduite ou…

Serge : tu as des amis qui sont un peu touchés par çà ?

Facs d’anglais aussi ?

Anne : facs d’anglais oui.

Donc j’ai une copine qui est en fac d’anglais, et elle est en cours, enfin elle s’est levée tous les matins pour voir si elle avait cours et… ben chaque fois elle n’avait pas cours, donc elle est rentrée chez elle.

En plus ils ne veulent pas donner les résultats… bon quand c’est en fac par exemple de, d’anglais, où c’est qu’un examen, ben il suffit d’avoir dix, mais bon, pour préparer les rattrapages ou… çà perturbe tout.

Serge : c’est pas très réjouissant, j’ai vu que le ministre de l’éducation nationale allait peut-être changer, mais vous vous dépendez d’un autre ministre, c’est… çà doit être Pecresse, Valérie Pecresse.

Parce que j’ai vu qu’elle avait fait un petit peu marche arrière dans sa réforme ou en tout cas elle pense qu’elle va la retarder parce que il y a tellement de soucis à côté, le gouvernement a tellement de problèmes à régler à côté de çà, alors en plus le conflit des étudiants, c’est pas…

Anne : ah oui mais de toute façon je pense qu’elle passera cette réforme, j’espère qu’elle passera le plus tard possible mais bon elle va finir par passer vu que le but final de çà, c’est de réduire des… de faire des suppressions de postes donc de toute façon ils y arriveront un jour ou l’autre quoi.

Serge : c’est à cause du budget oui, pour réduire le…

Anne : c’est débile mais bon…

Serge : enfin, faut pas que çà t’empêche de… de travailler !

Anne : ah non, ben moi çà ne m’empêche pas de travailler…

Serge : oui, j’imagine…

Anne : en plus moi, ben heureusement je ne suis pas touchée, je suis arrivée la bonne année, mais c’est vrai que les personnes qui arrivent derrière nous en plus ne savent pas à quoi s’attendre pour l’année prochaine donc c’est un stress…

Serge : çà va peut-être détourner les gens, des gens qui hésitaient à prendre médecine ou… peut-être çà va les décider à se lancer dans une autre filière.

Anne : ben surtout qu’en plus, c’est vrai que les personnes qui rataient médecine deux ans, souvent se rabattaient sur la fac de pharmacie, mais du coup, maintenant qu’il va y avoir fusion de pharma et de médecine, ben les gens ne pourrons plus se rabattre sur pharma, parce qu’ils auront déjà fait deux ans de médecine.

Serge : la fac de bio je sais que y en a qui se rabattaient aussi là-dessus quand ils avaient échoué en médecine ?

Anne : oui, ben la fac de bio je ne sais pas s’il y a vraiment des réformes mais à mon avis oui hein.

L’enseignement supérieur, je pense pas qu’il y en ait de spécialement épargnés.

Serge : la semaine prochaine tu sais que tu as cours ?

Anne : ah oui, oui moi j’ai cours, j’ai peu d’heures mais, j’ai cours.

Oui, en médecine on n’a pas beaucoup d’heures, j’ai douze heurs de cours par semaine.

Serge : parce que c’est beaucoup de travail personnel.

La personne qui n’a pas envie de travailler, douze de cours, c’est quand même…

Anne : c’est la belle vie !

Serge : ah, c’est la belle vie !

Anne : oui !

Serge : maintenant, pour la vie future c’est… ce sera pas pareil !

Anne : ben, oui, oui en plus avec les soirées étudiants du jeudi soir, c’est la belle vie d’être étudiant, n’ayant pas beaucoup de cours !

Serge : il manque juste l’argent quoi, il faudrait que vous soyez payés.

Anne : oui ben je pense qu’on pourrait être payé pour participer aux cours et…

Serge : et puis quoi encore ?

ok ben écoute, je te souhaite une bonne semaine

Anne : oui ben merci.

Serge : et puis j’espère qu’il n’y aura pas de grèves, se lever pour rien, çà c’est pas rigolo.

Anne : oui et puis c’est surtout que, c’est nous que çà gène le plus quoi, les profs ben sont pas payés, mais c’est eux qui font grève, il l’on choisi, mais nous qui sommes étudiants…

Serge : oui c’est votre avenir qui est en jeu.

Anne : oui ben par exemple, en Guadeloupe y a des grosses grèves, et on a un prof qui assure les cours aussi pour la Guadeloupe.

Ils ont un mois et demi de retour sur nous dans les cours !

Et ils passent le concours en même temps que nous, ce qui fait qu’ils vont avoir… il nous a dit, ils vont avoir huit heures de cours d’histologie par le même prof pour rattraper quoi !

Donc du coup, çà fait moins de temps pour travailler, çà fait qu’ils vont avoir des journées très chargées et en plus ils vont avoir vraiment beaucoup de travail et çà risque de vraiment beaucoup les pénaliser.

Serge : ils ont le beau temps mais… les étudiants là-bas, mais enfin…

Anne : on est mieux à notre place !

Serge ; c’est clair oui !

Ok, bon ben écoute je vais te laisser te préparer pour demain, et puis bonne soirée, et puis bonne semaine et puis à bientôt alors ?

Anne : à bientôt !

Marianne & Serge – This and That, Part 2

This and all episodes of this podcast are available to study as a lesson on LingQ. Try it here.

Marianne and Serge talk about a variety of things. (Marianne et Serge parlent à bâtons rompus.) 

Marianne : en ce moment y a aussi cette histoire que Sarkozi, et puis d’autres personnes politiques, et puis hier, ils ont dit qu’il y a même les présidents de TF1 et France 2 qui ont reçu des lettres de menaces avec des cartouches.

Serge : ils ont trouvé le coupable !

Au hasard, j’aime bien, un militaire.

Marianne : oui mais enfin, c’est un militaire de réserve.

Serge : c’est un militaire de réserve ?

Ah bon, je ne savais pas.

Marianne : ils ont précisé de réserve, alors soit il était militaire, soit il y était pas, parce que de réserve, tous les hommes qui ont un, qui n’ont pas dépassé l’âge requis, ils sont de réserve hein, s’il arrive un problème…

Serge : disons qu’on peut être rappelé, mais après tu n’es pas obligé de faire ce qu’on appelle la réserve active, c’est-à-dire que, je pense que c’est pendant cinq ans que tu es tenu de, en cas de mobilisation, des choses comme çà, tu es à nouveau… tu reprends l’uniforme.

Je crois que c’est cinq ans si çà n’a pas changé.

Mais par contre la réserve active, ce n’est pas obligatoire, c’est-à-dire que tu peux quitter et dire bien moi, non, non je veux plus avoir de contact avec l’institution militaire et… dès qu’ils l’ont arrêté, ils ont donné cette information, donc effectivement ils lancent les informations avant d’avoir été voir un peu plus loin et… à ce moment ils ont dit que c’était un informaticien, il était militaire informaticien dans l’armée voilà et… que ce serait sa femme qui l’aurait dénoncé… voilà.

Mais encore, comme on disait l’autrefois, c’est toujours des mauvaises nouvelles.

Tu sais, on avait eu une conversation au sujet des enfants battus… à quelle occasion on avait parlé de çà ?

Oui à l’occasion du procès d’Outreau je crois.

Marianne : oui on avait un peu abordé le sujet.

Serge : voilà, et là, ils ont retrouvé dans… du côté de Millau, un enfant de sept ans qui avait été séquestré par un couple… par ses parents.

Pendant sept ans, dans une chambre, y avait pas de fenêtre dans la chambre, y avait juste un matelas, et pas de jeux, rien du tout, pas de jouets, et la seule porte qu’il y avait, elle s’ouvrait que de l’extérieur.

Et alors bon les gens vont être mis en examen, j’ai vu les charges, c’est privation de soins et puis abandon moral et matériel d’un mineur, non respect des obligations scolaires, mais enfin, c’est une aberration, c’est secondaire oui, je veux dire, attends, le premier truc c’est mise en danger de la vie d’autrui… en plus ses propres enfants…

Marianne : je comprends pas qu’on puisse faire des enfants si c’est pour faire çà.

Serge : Attends, si on peut pas les élever, on n’est pas obligé d’en faire.

Y a tellement de moyens d’éviter déjà d’en avoir… y a la contraception, y a l’avortement et après tu peux très bien le… je ne sais plus comment on appelle çà, naître sous X, tu ne reconnais pas l’enfant et puis… c’est une façon de l’abandonner mais enfin, c’est l’abandonner un peu plus, d’une façon un peu plus encadrée, correctement oui si on peut dire puisqu’il sera automatiquement adopté, enfin proposé pour être adopté.

Marianne : c’est mieux que de séquestrer.

Serge : voilà, c’est mieux que de faire çà, le gamin il est traumatisé, je sais pas si il pourra surmonter le traumatisme qu’il a eu.

Ils pensent qu’il a été aussi maltraité physiquement, y a de grandes chances.

Tu ouvres ton journal ou la télévision ou Internet et puis voilà, tu vois çà, sans arrêt… jamais une bonne nouvelle !

Marianne : oh si tiens, çà me fait rappeler.

Enfin, on peut en sourire mais enfin c’est vrai que pour les personnes à qui c’est arrivé, c’était pas marrant du tout.

Il y a eu une famille qui a été… enfin, la femme elle a été sous surveillance, c’est des policiers mais c’est des… comment…

Serge : ah oui la brigade anti-terroriste, c’est çà ?

Marianne : oui c’est la brigade anti-terroriste qui la surveillait parce qu’ils trouvaient louche qu’elle faisait des aller et venues entre son domicile et puis une petite cabane et que elle amenait à manger, il y avait des déplacements de meubles, je ne sais pas quoi, et puis ils l’ont arrêtée avec d’autres personnes de la famille, ils ont été en garde à vue etc… pendant je ne sais combien de temps.

Et puis en fait, ils ont découvert… et en plus arrêté avec cette brigade là, y avait je ne sais combien de… plus d’une centaine de policiers, ils arrivent armés au domicile, ils arrêtent les personnes, alors tu vois le traumatisme des personnes, qu’est-ce qu’on a fait ?…

et puis en fin de compte, ils se sont aperçu que c’était son chien… donc c’est pas marrant pour eux parce que…

Serge : faut que je fasse attention quand je vais promener mon chien moi… Et tu as vu aussi là au Mexique, la française qui a vue sa peine commutée ?

Elle avait été condamnée à 90 ans de prison… elle a trente quatre ans la fille… et elle avait été condamnée à 90 ans de prison pour…

Marianne : c’est pas 60 ?

Serge : pour enlèvement…non, mais c’était…

Marianne : 90 ?

Serge : oui, 90 ans à l’origine, et là apparemment ils ont fait un geste là-bas au Mexique, ils ont allégé sa peine, elle est condamnée plus qu’à 60 ans de prison.

Bon, comme elle a 34 ans, 94 ans je veux dire… bon…

Marianne : c’est la perpétuité !

Serge : et là, ils ont demandé… son dernier recours c’est Nicolas sarkozy qui doit faire un voyage au Mexique, et puis bon, il va essayé d’intervenir.

D’après ses avocats, y a rien dans son dossier, alors y a aucune preuve, ils ont pas pu mener… la défendre comme ils voulaient, y a aucune preuve de sa culpabilité, et puis de l’autre côté, ils disent apparemment elle est inculpée pour quatre enlèvements, et en fait c’était l’ex femme, l’ex compagne d’un…

Marianne : d’un mafieux ?

Serge : d’un Mexicain de je ne sais plus quel âge, qui était mouillé là-dedans, dans les enlèvements et tout çà… alors soit disant pour sa défense, elle dit : « oui, je n’étais pas au courant de la vie de mon compagnon !

» Elle aurait été accusée d’un enlèvement, elle aurait été impliquée dans un enlèvement en disant, ben moi je n’étais pas au courant des agissements de mon compagnon… je veux bien le croire, mais quatre enlèvements !

Bon, si elle a réellement participé aux quatre, parce qu’on peut difficilement nier d’être au courant des activités de son compagnon, toujours est-il que, ils ont commuté sa peine de 90 à 60 ans, comme elle en a 34, çà fait quand même 94 ans, donc si Sarkozy n’arrive pas à faire quelque chose, elle est… elle a pas beaucoup d’espoir et elle va finir sa vie là-bas, en prison…

Marianne : ben d’après ce que l’on dit, même si elle était rapatriée ici, d’après les accords qu’il y a entre les deux pays, il faudrait qu’elle passe les 60 ans dans une prison ici.

Serge : Ah, il faudrait qu’elle passe 60 ans ici ?

Marianne : oui !

A moins que Sarkozy arrive à… régler le…

Serge : je sais pas comment il va faire, mais je sais que là-bas, apparemment la loi, elle est très sévère pour çà mais… j’ai entendu ce matin encore, pour l’année là… il y a eu plus de mille meurtres liés à la drogue, enfin le trafique de drogue entre les cartels là-bas et puis les… la police… c’est incroyable, ils en sont même venu à se vouer à une vierge ou une sainte, je ne sais pas quoi parce qu’ils n’arrivent pas à résorber ce problème.

Y a des policiers qui sont aussi abattus dans l’exercice de leur fonction parce que c’est vraiment la mafia qui détient tout là-bas… c’est impressionnant, impressionnant ce pays.

Enfin il a une frontière commune avec les Etats-Unis, il a une histoire assez ancienne… comment un pays, il peut en arriver là, je ne sais pas, çà me laisse pantois.

Dans les pays comme le moyen orient, ce qui les empêche de faire du trafic de drogue, si quelqu’un, il est pris en train de se droguer ou de traficoter avec çà, là-bas il est condamné à mort, carrément, je pense à l’Iran ou des pays comme çà.

9à ne les empêche pas de cultiver un peu de la drogue dans les pays limitrophes et puis d’en exporter et de vivre de çà… et puis, dans d’autres pays, on peut faire un peu ce qu’on veut, y en a d’autres qui légalisent même la drogue, j’ai vu qu’ils avaient lancé sur le marché… ils ont découvert une drogue synthétique, du cannabis synthétique qui serait deux ou trois fois plus nocif que le naturel..

Marianne : ben je sais pas si tu as entendu, y a quelques… y a un bout de temps, même des politiciens qui avaient dit que le cannabis était moins dangereux que la cigarette et qu’il fallait même légaliser le cannabis et interdire la cigarette, le tabac.

Serge : de toute façon on va arriver à ce que le cannabis soit moins cher et plus facile à se procurer que la cigarette alors…

Marianne : donc, puisqu’ils font une guerre au tabac alors donc, qu’est-ce qu’ils veulent, que tout le monde se mette à fumer du cannabis ?

Serge : je sais pas mais çà m’étonnerait moi, que ce soit moins nocif !

Y a peut-être moins de dépendance, peut-être mais…

Marianne : c’est ce que certains ont dit !

Cà c’est sûr que j’y crois pas mais c’est ce qui a été dit même à la télé donc… enfin par le biais de la télé… Ah, çà me fait penser aussi, hier j’ai vu une émission, c’était sur un peu tous les criminels puisqu’ils sont même revenus sur celui qui avait essayé de tuer Chirac, on parlait de celui qui avait tiré sur Regan, enfin etc… puis ils ont parlé de sarkozy et puis les autres qui avaient été menacés, et puis il y a un criminologue qui a dit qu’aux Etats-Unis, mais là il faudra se renseigner auprès des Américains, et pis toi t’as une ami qui est Américaine, il faudra lui demander… qu’aux Etats-Unis, il y a beaucoup de personnes qui tournent mal disons, parce que, il y a beaucoup d’interdictions…

Serge : au pays des libertés ?

Beaucoup d’interdictions ?

Marianne : alors, il y a une chose, et puis même le présentateur, le journaliste qui menait la discussion, a été étonné puisqu’il lui a fait répéter… ce criminologue a dit qu’aux Etats-Unis il était même interdit de fumer chez soi !

Dans certains Etats mais…

Serge : déjà, tous les Etats…

Marianne : sont différents oui, les lois sont différentes dans…

Serge : tous les Etats, mais je sais que y a des Etats…

Marianne : mais y a certains Etats qui interdiraient même de fumer chez soi.

Serge : je me demande si la Californie n’est pas un des Etats les plus stricts en matière de…

Marianne : oui mais chez toi ?

Serge : leur argument c’est que, pour peu que tu sois dans un immeuble, en fait même chez toi, tu arrives à polluer on va dire entre guillemets un peu les alentours, la cage d’escaliers.

Je crois que j’ai entendu parler de cette histoire oui que même chez toi…

Marianne : faudrait demander la confirmation parce que…

Serge : oui mais…

Marianne : et comment ils peuvent vérifier ?

Ils rentrent chez toi ?

Serge : ben oui, la police est en droit de vérifier certaines choses et là je pense que c’est facile de coincer quelqu’un…si c’est vrai, çà va un peu loin quand même…

Marianne : on va faire appel à tous les Américains, pour tout… dans n’importe quel Etat où vous vivez, est-ce que çà existe ?

Serge : en France j’apprécie…

Marianne : quand j’ouvre les fenêtres là chez moi, il y a la pollution des voitures qui rentre à l’intérieure, çà va pas, çà ne me convient pas.

Serge : mais c’est vrai, tu as raison… dans l’appartement au-dessus de chez moi, juste la pièce au-dessus, c’était la chambre de l’aîné de la famille, ils avaient deux enfants, oui ils avaient un garçon et une fille et à l’époque il avait peut-être… 17, 18 ans, il fumait ses pétards à la fenêtre et puis les mégots, je les retrouvais sur ma fenêtre à moi !

Marianne : et tu sentais pas l’odeur ?

Serge : si j’avais eu la fenêtre ouverte, oui c’est sûr que j’aurais senti l’odeur puisque les mégots, quand il les balançait, ils étaient plus ou moins éteints et ils finissaient de se consumer sur le rebord de ma fenêtre… mais tu vois que même en fumant chez toi, tu peux enquiquiner les autres à la limite, si on va chercher…

Marianne : oui puis y a des gens qui fument au bas des immeubles, quand tu rentres à l’intérieure, tu te drogues gratis là.

Y en a, ils se cachent, mais ils ont pas besoin de se cacher.

Tu rentres, tu sens, bon, on sait ce qu’ils fument hein ?

Serge : tu devrais l’apprendre çà, c’est peut-être pas écrit dans leur constitution ?

Marianne : apprendre quoi ?

Serge : si tu peux fumer chez toi ou pas.

Marianne : non !

Serge : ben on a fait le tour de l’actualité là.

Marianne : oui.

Serge : enfin vraiment très varié, assez sombre mais très varié !

Marianne : ben de toute façon, comme tu as dit l’autre fois, quand on parle d’actualité, qu’est-ce que çà peut être !

Serge : y a guère de bonnes nouvelles.

Marianne : Ah tiens, jeudi prochain, on a une grève, le 19…Non, c’est pas jeudi prochain, c’est quand ?

J’ai une semaine d’avance moi, c’est dans deux semaines !

Serge : oui c’est dans deux semaines, mais… mars, oui une nouvelle grève… oh puis y en aura encore d’autres parce que…

Marianne : J’ai entendu, on m’a dit une fois, les français sont des grévistes !

Ils sont grévistes déjà dans le ventre de leur mère.

Serge : ben c’est ce que je disais quand je parlais avec mes correspondants aux Etats-Unis, souvent quand j’étais en vacances : « comment !

Encore en vacances !

» Je lui disais, ben tu sais en France, soit on est en vacances, soit on est malade à domicile, soit on est en grève.

On est rarement au travail, alors çà les faisait rire.

Mais c’est un petit peu l’idée qu’ils ont de nous et donc mon ami, d’ailleurs son mari a perdu son emploi cette semaine là, il travaillait dans une boite qui faisait des… qui construit des petits avions, tu sais des petits bimoteurs pour les businessmen, des petits trucs dans ce style… ben ils ont déposé le bilan apparemment, et donc c’est avec elle que je discutais de çà et son mari lui, en fait, il avait quatorze jours de vacances par an !

Tu proposes çà aux Français !

Mais là c’est la grève illimitée pendant deux ans !

Si jamais on touche à nos… je sais pas, c’est cinq semaines dans le privé ?

Officiellement cinq semaines de vacances, je crois ?

Marianne : je crois.

Serge : tu as vu quand il a fallu retoucher aux trente cinq heures, le tollé alors…

Marianne : mais çà devrait être plus souple et plus libre pour le travail le dimanche.

C’est pareil, y en a qui aimerait bien travailler le dimanche.

Serge : j’aimerais bien avoir plus de vacances, c’est vrai, tu as raison, il faudrait que ce soit plus libre !

Ceux qui veulent prendre de six mois de vacances, ils devraient avoir le droit après tout !

Marianne : vacances payées, pendant six mois ?

Serge : ben, oui de préférence.

Bon, si c’est pas possible, je veux bien me contenter de 90 pour cent de mon salaire.

Marianne : y a encore une autre chose, tu sais que dans une manifestation, avec les grévistes, y a les meneurs qui sont là pour booster un peu les troupes !

Et puis il est là, à leur parler et il dit : « vous voulez du pain ?

OUI !

Vous voulez une augmentation de salaire ?

OUI !

Vous voulez du travail ?

C’EST LA LUTTE FINALE !

Serge : qu’est-ce qu’ils vont pensez de nous les gens qui vont écouter le podcast ?

Tu vois…

Marianne : faut rigoler !

Serge : on a quand même gardé notre sens de l’humour même si…

Marianne : je crois qu’il faut hein ?

Serge : sur ce… çà va être le mot de la fin je pense.

Marianne : oui ben je réponds pas autre chose pour améliorer un peu l’image du pays, mais je crois que çà prendra encore un peu de temps mais on essayera d’améliorer un peu les choses la prochaine fois.

Serge : sur ce, bonne fin de journée et puis…

Marianne : et toi, fini bien tes vacances…

Serge : oui merci, et ben oui çà se termine et puis jeudi prochain, en route pour un autre… une autre conversation…

Marianne : d’accord !

Serge : en espérant qu’on va trouver un sujet plus précis, mais c’était intéressant de parler de tout et de rien !

Marianne : très bien, donc…

Serge :ok

Marianne : au revoir Serge !

Serge : bonne soirée et à très bientôt !

Marianne : merci, à toi aussi.

Serge : bye, bye Marianne.

Marianne : bye

Serge & Marianne- Communist Dictators and Political Issues, Part 2

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Serge and Marianne talk about the current trial of a former Khmer in Cambodia and other political issues. (Serge et Marianne parlent du procès Cambodgien contre un ancien Khmer et autres problèmes politiques.)

Serge: Oui.

Si on regarde toute l’histoire du monde, c’est une suite de massacres.

Tu regardes les Arméniens qui se sont faits massacrés par les Turcs.

Tu regardes en ex-Yougoslavie, les massacres qu’il y a eu, en Afrique, là-bas en Asie, c’est impressionnant, c’est impressionnant, c’est viscéral je crois que malheureusement l’homme est fait comme çà.

Il a besoin de…on a besoin de se massacrer entre nous sinon on n’est pas bien, c’est impressionnant sur tous les continents et à toutes les époques.

Les premiers colons aux Etats-Unis quand il fallu…il y en avait de plus en plus, il fallait plus de places ben ils ont massacrés les indiens pour faire de la place.

Les Espagnols ont massacrés les Incas, Mayas tout ça pour avoir de la place.

On a…sans cesse, on n’a fait que se massacrer pour gagner de la place.

Staline, c’est peut-être la personne qui a le plus de morts sur la conscience parce qu’on estime à vingt millions le nombre de morts sous son règne, enfin sous son règne… pendant qu’il était en ex-URSS.

vingt millions de morts par sa faute, enfin je veux dire c’est impressionnant, c’est beaucoup.

Marianne: Ce n’était pas pour gagner de la place, hein.

Serge: Non mais là, lui le problème c’est…il fallait supprimer tout ses ennemis et comme il était un peu parano il voyait des ennemis partout.

Il faisait confiance à personne et il a même dû faire assassiner des gens qui n’étaient pas du tout…

Marianne: Fidèles, qui étaient fidèles.

Serge: Qui étaient fidèles, oui mais voilà.

Saddam Hussein l’a fait avec les Kurdes, je veux dire tout le temps l’histoire du monde c’est des populations qui en massacrent d’autres et des populations qui sont la plupart du temps menées par un seul homme ou un groupe d’hommes pour…qui ont soi-disant des convictions et en fait on arrive à des choses aberrantes parce que tu disais que…tu parlais par exemple les gens qui s’étaient… les Européens qui c’étaient réfugiés dans l’ambassade au Cambodge non, pas des Européens, des gens de là-bas qui s’étaient réfugiés…

Marianne: Des Cambodgiens.

Serge: Qui ont été livrés bon, voilà.

Tu sais le gouvernement de Vichy, il a bien livré les juifs aux Allemands donc de tout temps et partout c’est…et après ben, après bon on fait des procès et puis on pourrait condamner la France, tous les pays pourraient être condamnés parce que dans un moment dans leur histoire les pays, ils ont eu des gouvernants qui eh ben ont du sang sur les mains et les populations avec puisque ces populations suivaient comme des moutons.

Marianne: Oui mais il y a des guerres de différentes sortes, moi je dirais.

Serge: Oui mais il n’y a aucune guerre propre et il n’y a aucune guerre qui justifie…

Marianne: On ne peut pas dire ça.

De toute façon, d’où le nom de guerre évidemment il y a des victimes mais regarde comme tu parlais de Vichy quand la France a déclaré la guerre, c’était le régime de…c’était le SFIO ?

C’étaient les socialistes qui étaient au pouvoir.

Serge: Oui, c’était le Front Populaire.

Marianne: Oui voilà, le Front Populaire et puis ensuite ils ont perdu.

En 15 jours la France, elle a été envahie, hein.

Serge: Oui.

Marianne: A l’assemblée, ils ont voté en majorité pour donner les pouvoirs à Pétain.

Ils ont trouvé Pétain, ils lui ont donné le pouvoir, allez vas-y, débrouille toi.

Serge: Oui, enfin c’était quand même compliqué parce que les…donc c’était le Front Populaire, c’était on va dire les socialistes, voir les communistes qui étaient un petit peu au pouvoir et comme à ce moment-là Hitler avait signé… au début de la guerre, il avait signé un pacte de non agression avec la Russie.

Marianne: Oui.

Serge: Enfin l’URSS, oui la Russie ou l’URSS, je ne sais plus comment ça s’appelait à l’époque, les communistes en France avaient un petit peu les mains liées puisque…

Marianne : Les communistes, à ce moment-là, en France n’agissaient pas contre les Allemands.

Serge: Ben non puisque…

Marianne: Parce que justement…

Serge: Oui parce que les Allemands étaient alliés encore, enfin ils avaient signés ce fameux pacte de non agression avec la Russie qu’ils ont rompu après et donc à ce moment-là, les communistes ont pu basculer dans la guerre

Marianne: Voilà.

Serge: Et ils sont rentrés dans la résistance et donc, comme tu dis, c’est tous le temps politique.

Pourquoi?

Ca veut dire qu’au départ la guerre, les communistes l’a trouvait légitime par rapport aux Allemands, du côté des Allemands?

Et du jour au lendemain, ils ont dit ben non, ce n’est pas légitime.

Et j’ai vu un film il n’y a pas très longtemps, ça s’appelait “Joyeux Noël”.

Marianne: Ah oui.

Serge: Voilà qui retraçait pendant la guerre de 14 des… une histoire vraie d’ailleurs.

Marianne: Oui, la fraternisation.

Serge: La fraternisation entre les Anglais, les Français et les Allemands dans les tranchées.

Marianne: Oui.

Serge: Et à un moment dans le film il y a…on voit un prêtre, alors Anglais donc je ne sais pas si on appelle ça un prêtre, c’est un pasteur plutôt, je pense, vu leur religion.

Marianne: Si c’est un protestant, c’est un pasteur.

Serge: Oui voilà et qui, lors d’un sermon, harangue un peu les gens dans l’église en leur disant que Dieu est avec eux et qu’en fait les Allemands ce sont des moins que rien et puis qu’il faut qu’ils se battent pour Dieu quoi, en fait.

Mais pourquoi Dieu serait plus du côté des Anglais?

On a fait tellement de guerres au nom de Dieu que c’est un petit peu facile, hein.

Pourquoi Dieu était plus d’un côté que de l’autre?

Je ne vois pas pourquoi parce que les Allemands étaient aussi croyants.

Je pense qu’ils disaient la même chose que…des Anglais et ben voilà, c’est…

Marianne: Oui parce qu’il y avait des croyants du côté des Allemands donc.

Serge: C’est tellement politique et puis les guerres éclatent souvent à cause de problèmes politiques, je crois que la guerre de 14 a éclaté suite à l’assassinat de Ferdinand…

Marianne: L’archiduc…

Serge: L’archiduc là, mais c’était un problème politique entre la Serbie qui était soutenu par les Russes qui enfin c’est… et puis à l’arrivée, on a des…

Marianne: Un méli-mélo, oui.

Serge: Voilà, des millions de morts parce qu’un pays avec un régime qui veut imposer ses vues et puis avec les systèmes d’alliances enfin c’est…voilà.

Les populations sont massacrées, voilà.

Marianne: Et il est facile après de dire comme au moment de la seconde guerre mondiale, il est facile de dire après que les choses n’ont…ont été mal faites enfin tout un tas de choses.

Eh, ils n’avaient qu’à rester.

Serge: Et puis il y avait tellement de rancunes enfin je veux dire, c’est…tu sais quand les peuples sont malheureux il suffit d’avoir quelqu’un à la tête avec suffisamment de…tu sais, une façon de parler convaincante, d’avoir les mots qui savent toucher les gens et ils peuvent amener des foules n’importe où, aller très très loin.

Et on pourrait même aller plus loin, la crise qu’on connait actuelle, que le monde connait.

Bon moi, je suis peut-être pessimiste de nature mais apparemment, ça va aller en empirant.

On n’est pas sorti de la crise, même le plan de relance américain là qui a été signé il y a 2-3 jours avec les 780 milliards, au lieu de rassurer les gens et les bourses du monde entier, au contraire ça…c’est en train de créer un vent de panique parce que les gens interprètent différemment la chose.

Ils se disent si les Américains sont prêts à mettre tant de milliards et si vite, parce que ça n’a jamais été voté si vite un plan de relance, c’est que vraiment il y a le feu dans la maison.

Marianne: Ben de toute façon, les choses pour que ça s’arrange il ne faut pas attendre.

Serge: Où tout va exploser.

Alors tu sais, il suffit que tu trouves quelqu’un qui a beaucoup de caractère, qui a une éloquence, une façon de parler, qui sait trouver les mots, il est capable de mener tout un peuple en disant “vous voyez ça c’est la faute d’untel” et puis on peut se diriger dans des trucs terribles.

Ce qui peut peut-être nous sauver c’est que maintenant il y a l’arme nucléaire, ce qui fait que c’est quand même…c’est l’épée de Damoclès donc c’est peut-être ce qui pourrait retenir les gens enfin les gouvernements de faire des bêtises, on va appeler ça comme çà.

Mais on pourrait s’inquiéter parce que pratiquement toues les guerres ont démarré suite à des crises économiques, des…si l’Allemagne est rentrée en guerre en 40, enfin en 39, c’est qu’à l’époque, ils avaient une inflation de je ne sais plus combien de milliers de pourcent.

La baguette de pain coutait plusieurs milliards de Deutschemarks, c’était…

Marianne: Et je crois que c’était je crois de toute façon la suite du traité de Versailles.

Serge: Oui, ben en plus on les a saignés et puis donc c’était après une façon de reprendre leur revanche.

Marianne: Parce que même les Américains n’étaient pas d’accord avec ce traité.

La France et l’Angleterre ont signé un traité vraiment…

Serge: Oui.

Le problème, c’est qu’on avait tellement perdu, on avait été tellement ruiné, on s’est dit ben tiens maintenant on va les faire payer et c’est vrai qu’on a fait payer à un pays qui était déjà en ruine puisque l’Allemagne avait été encore plus ruiné que les autres puisqu’ils ont eu autant de morts et ils ont été détruits de la même façon.

Et on leur a fait payer alors qu’ils ne pouvaient déjà même plus payer.

On leur a fait encore plus payer donc…

Marianne: Oui.

Serge: On n’en sort pas quoi, c’est…et puis des bourbiers comme ça, il y en a d’autres.

Maintenant ça va être, tu vois on est en train de quitter l’Irak et ben on rentre en Afghanistan et ça, ça va être une guerre qui va être très très longue aussi, qui…

Marianne: Mais c’est à croire qu’il y a quelque chose qui…faut toujours que le monde soit…

Serge: C’est ce que je dis.

Marianne: Parce qu’il y a eu pendant des années ces problèmes avec les communistes.

Le communisme a chuté bien qu’il y ait encore quelques régimes mais enfin ce n’est plus comme avant.

Serge: Oui.

Marianne: Maintenant, on est passé…

Serge: A part que les communistes, ils reprennent du poil de la bête parce que là, ils sont en train de montrer au monde entier “vous voyez les résultats du capitalisme, regardez où ça nous a amené.”

Et là, ils sont en train de reprendre un peu…tu sais, en Russie, les radicaux, les communistes purs et durs, ils reprennent du poil de la bête et en fait, de toute façon…

Marianne: Mais je pense que ça a été trop brutal.

Serge: Les communistes sont vraiment communistes, hein.

Marianne: Ca a chuté tellement brutalement que…passer d’un régime communiste où tous les gens étaient…ils vivaient sous la coupole du régime.

Ils étaient dans un sens assistés, passer d’un seul coup à un régime capitaliste, il y a eu énormément de problèmes financiers.

C’était une trop grande coupure entre d’un régime à l’autre totalement différent, c’est…

Serge: Et le problème c’est que… quand les gens ont goûté un petit peu au confort.

Je lisais que, actuellement, il y a 700 voitures pour 1000 habitants aux Etats-Unis et en Chine, il y a 20 voitures pour 1000 habitants et donc la rançon du développement chez eux c’est que, ben les gens ils vont dire ” ben nous, on n’a plus envie de rouler en vélo et on voudrait bien aussi une voiture maintenant que le pays a une croissance énorme.

Bon, malheureusement enfin malheureusement, entre temps il y a la crise qui est arrivée mais ces gens-là, eh bien ils auraient…ils voient un petit peu autour et ils vont se dire et pourquoi nous, on n’aurait pas avoir aussi ces conditions de vie et puis ils seraient arrivés de toute façon au régime capitaliste bien que ce soit des communistes au pouvoir.

Je veux dire le régime économique aurait eu tendance à virer au capitalisme parce que le capitalisme, c’est l’argent, c’est la facilité, c’est…

Marianne: Ben en Chine, ils se sont vite mis au capitalisme, hein.

Serge: Ben, ça a été très vite, en quelques années ça a…bon ben, maintenant où est-ce qu’on va aller, je ne sais pas.

Marianne: Ca….

Serge: Ben le problème, c’est qu’effectivement à notre niveau on ne pourra pas faire changer le cours des choses.

Marianne: On est juste spectateur.

Serge: Oui, des pions et puis on va devoir suivre le mouvement de nos…les gens qui nous représentent.

Alors, on pourra toujours dire ben vous n’aviez qu’à voter quelqu’un d’autre mais bon entre Pierre, Paul ou Jacques, je crois qu’il n’y a pas trop de différence le…

Marianne: Oui.

Serge: De toute façon, la crise est mondiale.

Au niveau de la France, tu sais un petit pays comme nous, même si on est soi-disant une puissance économique, quelque soit la personne au gouvernement je ne pense pas que…

Marianne: Non et puis là, il y a toujours des critiques, des manifestations et tout ce qu’on veut.

Oui et vous, vous auriez fait quoi?

Serge: Voilà donc, oui.

Donc on essaie de surnager.

Marianne: Voilà!

Encore des actualités très…

Serge: Oh bah, de toute façon je pense que pendant quelques temps, je pense qu’il ne faut pas s’attendre à des choses bien réjouissantes quand on regarde la télé.

Il y a trop de choses qui arrivent, qui nous tombent dessus d’un coup et puis on a peut-être trop connu la facilité à un certain moment.

On est une génération qui pendant un temps a été favorisé, on va dire, qui a vécu de belles années et voilà donc maintenant je crois qu’il faut s’habituer à…pendant quelques années à ce…à cette actualité un peu triste.

Marianne: Et puis, il y en a c’est des champions pour créer des problèmes.

Serge: Oui.

Il faut espérer que ça change quoi, qu’on n’aille pas vraiment au fond.

Quoi que quand on est au fond de l’eau, à ce moment-là il faut se laisser couler et dès qu’on est au fond, qu’on touche avec le pied, c’est ce qu’on dit oui ?

Il suffit de pousser de pousser très fort pour remonter et

Marianne: Oui, c’est ce qu’on dit.

Serge: Voilà.

Marianne: Enfin…

Serge: Donc ben, on verra ce qu’il en ai de ce fameux Khmers rouge, là ce…

Marianne: Oh moi, je ne vois pas grand chose à la fin.

Oh, ça va être…bientôt de toute façon, on ne va plus en entendre parler comme ça on ne saura même pas le résultat.

Ce ne serait pas la première fois.

Et puis concernant…

Serge: J’aimerais mieux qu’on entendre le résultat parce que ça voudrait dire qu’il n’y a pas d’événements plus graves qui se passent pendant ce temps-là.

Mais malheureusement, comme tu dis, on risque de ne plus en entendre parler donc ça voudra dire qu’il y a eu des événements encore plus importants, plus préoccupants à ce moment-là et puis ça va…oh, il finira peut-être en prison quand même, je pense.

Marianne: Bah, il parait qu’il était déjà en prison depuis un certain temps.

Serge: Oui ben, il fera encore un petit peu et puis effectivement ça va…on en parlera plus après.

Marianne: Et puis en ce moment, on entend parler de ça.

Il y a le problème de crise mais ça…tous ces syndicats qui disent “oui, vous faites mal ou fallait faire ça” oh, non ils ne disent pas fallait faire ça.

Serge: Oui, il fallait faire ça.

Marianne: Bon, il y a ce problème là.

En ce moment, il y a le problème avec les Antilles.

En ce moment, en plus ça tourne mal mais là c’est vraiment de l’insurrection, ce n’est plus des manifestations.

Serge: Oui.

Marianne: Quoi d’autre?

La semaine prochaine qu’est-ce qu’il y aura?

Serge: Je ne sais pas.

Tout ce que je sais c’est que je suis en vacances.

Marianne: Ah oui.

Serge: Ca, c’est bien.

Marianne: Ah moi j’y suis là ça y est.

J’y suis là.

J’ai fini là aujourd’hui.

Serge: Ah aujourd’hui?

Ah non, moi j’ai encore demain et après je suis en vacances.

Marianne: Oui, c’est très bien.

Serge: Ok.

Ben écoute…

Marianne: Eh bien, on se dit à la semaine prochaine.

Serge: Oui.

Marianne: Profite de tes jours de vacances.

Serge: Oh mais là, tu peux compter sur moi.

Marianne: Et puis fais attention de ne pas attraper plus froid que tu n’es déjà.

Serge: Oh mais là, ça ne peux pas être pire, je pense.

Je pense ça ne peux pas être pire.

Je vais essayer…comme pendant deux jours, je ne vais pas faire de vélo.

Là, je vais essayer de me retaper un petit peu, de me refaire une petite santé et puis en principe dimanche, j’irais rouler puisque que demain, je vais…samedi, je déménage ma fille.

Elle change d’appartement là, on…puisque sa collègue, sa copine qui fait de la colocation avec elle, les parents de sa copine qui fait de la colocation avec elle ont acheté un appartement et en fait donc elle quitte celui qu’on louait pour aller dans le sien voilà…donc samedi, je vais passer ma journée à trimbaler des meubles sur le dos et puis voilà.

Marianne: Oui.

Serge: Ce ne sera pas de tout repos mais bon.

Comme je suis en vacances alors ce n’est pas grave.

Marianne: Donc ça va, tu pourras te reposer après.

Serge: Oui, je me reposerai après.

Ok, donc ben écoute jeudi prochain alors?

Marianne: Oui bien sûr.

Serge: A moins qu’il y ait un imprévu ou que je te pose un lapin mais je suis désolé, j’avais vraiment…j’ai lu…je ne sais pas quand j’ai lu ton mail, je ne sais pas ce que j’ai fait mais pourtant je l’ai relu après quand j’ai lu ton petit message le jeudi soir, je me suis dit “ben mince alors.

” J’ai relu le mail et pourtant il était très clair.

Il était très clair.

Je ne sais pas parce que comme tu m’avais dit dans la semaine tu m’avais dit…ou le jeudi d’avant, tu m’avais dit “écoute, j’ai de la famille qui vient donc je n’en sais pas si on pourra…”

Marianne: Non, je n’étais pas sûr.

Serge: Et en fait quand j’ai lu le mail, je me suis dit “bon, elle me confirme que…” et en fait j’ai dû le lire en travers.

J’ai dit “tiens, elle me confirme qu’elle ne peut pas mais bon ce n’est pas un souci.”

Marianne: Non, c’était…

Serge: Mais en fait non, tu me disais… tu m’envoyais un message pour me dire “si, si c’est bon. “

Marianne: Oui parce qu’ils étaient venus les jours d’avant.

Serge: Oui.

Marianne: En tout cas, ça m’a permis de goûter…alors c’est les cannelés, une spécialité de Bordeaux.

Serge: Tu ne connaissais pas les cannelés?

Marianne: Non et puis ici, ça n’a pas le même goût mais enfin ici, je n’avais jamais goûté non plus mais donc ça permis de goûter ceux qui viennent directement de là-bas.

Serge: Et alors?

Marianne: Oh, ce n’est pas mauvais.

Serge: Pas mauvais, hein?

Oui.

Marianne: Et puis aussi de la coppa, de la pancetta, ça c’est de la charcuterie corse.

Serge: Oui.

Marianne: Mais là-bas, il y a un magasin qui fait venir de la charcuterie toutes les semaines.

Serge: Oui.

Marianne: Ici, on n’a pas ça.

On n’a pas ces produits des différents…des différentes régions de France ou de temps en temps quand il y a des…comment…des fêtes ou quelque chose d’exceptionnelle.

Dans ce cas-là, il y a des artisans qui viennent des différentes régions mais enfin les prix, c’est cher.

Serge: Ah oui, souvent les prix comme ça des produits artisanaux oui sont chers.

Marianne: Et là donc, elle en a profité pour nous amener ça.

Serge: Bah oui.

Marianne: C’est excellent.

Oh, la charcuterie, ça n’a rien à avoir avec la nôtre.

Serge: Oui dans le sud-ouest…déjà dans le sud-ouest, c’est un pays qui est…où ils aiment bien la charcuterie alors je pense que…c’est vrai moi, j’ai goûté aussi de la charcuterie qui venait de corse, c’est vraiment excellent.

Marianne: Et le figatelli?

Serge: Oh là là, c’est des produits du terroir, c’est des produits artisanaux, c’est vraiment…c’est vrai que c’est plus cher mais ça vaut le coup.

Quand on a ça sur la langue et sous le palais là…

Marianne: Ah oui.

Serge: On comprend pourquoi…où passent nos euros.

Marianne: Oui mais enfin, il y a aussi…ils en profitent parce que… une fois, c’était aux périodes de Noël, à chaque fois il y a au marché de Noël et donc il y a différentes personnes qui viennent des régions françaises.

Une fois, on avait discuté avec un corse, parce que de toute façon quand il y a ce marché là nous, on va direction le stand corse et bon il avait expliqué le prix qu’il payait pour le stand, en plus il fallait qu’il paye le parking, l’hôtel, tout ça, ça coute une fortune, avec les taxes donc évidemment la charcuterie, elle est énormément chère.

Serge: Eh ben oui.

C’est sûr, oui.

Marianne: Voilà, alors sur ce, avec ce bon goût de charcuterie…

Serge: Moi, j’ai déjà mangé donc ça ne me met pas l’eau à la bouche mais c’est vrai que c’est bon.

Marianne: Très bien donc on va se dire…

Serge: Oui.

Marianne: A la semaine prochaine.

Serge: A la semaine prochaine, ok.

Marianne: Et bonne soirée.

Serge: Donc, c’est à moi de trouver le sujet alors pour la semaine prochaine?

Marianne: Ah oui, si tu en as…oh là…pardon.

Serge: On a trop parlé.

Marianne: Si tu as un sujet en tête oui…

Serge: D’accord mais…

Marianne: Ou on verra la semaine prochaine.

Serge: Voilà mais si tu en as un, ce n’est grave, je ne serai pas vexé, hein.

Marianne: Ok, on verra ça.

Serge: Ok allez, bonne soirée et puis à très bientôt.

Marianne: Bonne soirée.

A très bientôt Serge.

Serge: Bye bye.

Marianne: Bye.

Serge & Marianne- Communist Dictators and Political Issues, Part 1

Want to study this episode as a lesson on LingQ? Give it a try!

Serge and Marianne talk about the current trial of a former Khmer in Cambodia and other political issues. (Serge et Marianne parlent du procès Cambodgien contre un ancien Khmer et autres problèmes politiques.)

Marianne: Bonjour Serge.

Serge: Ca va bien?

Marianne: Ca va bien.

Serge: Ok.

Marianne: Bon, et toi?

Serge: Bien.

Enfin, bien…je…tu vois, j’avais la…j’étais malade c’est quand?

La semaine dernière ou la semaine d’avant.

J’avais pris des antibiotiques.

J’avais vu le médecin, des antibiotiques.

C’était passé et là, à nouveau, j’ai à nouveau la gorge prise.

C’est pénible, je trouve.

Il y en a plein qui ont des maux de gorge et tout et pourtant le pic de la grippe est fini soi-disant, enfin il arrive à la fin mais bon, je ne sais pas.

Marianne: Oui.

Toi, ça n’a pas l’air de passer.

Ca…

Serge: Oh, c’est chiant.

Marianne: Ca va, ça revient.

Serge: Bah!

Tu me diras, je n’attends peut-être pas assez avant de refaire du vélo et puis… Je ne sais pas, c’est peut-être ça mais bon, enfin ce n’est pas grave, je m’en remettrais.

Marianne: Oui.

Et puis avec le temps qu’il fait.

J’ai vu, il y a quelques jours il faisait plus froid à Bordeaux qu’ici, en région parisienne.

Serge: Oui, oui.

Par contre aujourd’hui là, on a eu un temps superbe.

C’est vraiment…en tout cas, l’après-midi.

Tout bleu, tout bleu mais par contre il continue quand même à faire assez frais mais bon, ce n’est pas…

Marianne: Oui mais enfin c’est un froid sec donc ce n’est pas désagréable.

Oui, nous aussi, toute la journée même ce matin le ciel bleu, le soleil.

Serge: Ah c’est agréable hein, quand même.

Ok bien écoute on peut parler de choses plus sombres maintenant.

Marianne: Oui.

Serge: La balle est dans ton camp.

Marianne: La balle est…

Serge: C’est ton sujet donc…

Marianne: La balle est dans mon camp.

La semaine dernière, on ne s’est pas parlé mais depuis deux semaines, il y a eu des actualités assez chargées.

Serge: C’est le moins qu’on puisse dire, oui.

Marianne: Oui, en rebondissement de toute sorte dans différents domaines mais alors il y a quelque chose qui m’a fait réagir même toute seule devant la télévision, devant les nouvelles, c’est le procès de…d’un des anciens chefs Cambodgiens communiste qui se déroule actuellement.

Serge: Oui, les Khmers, il faisait partie des Khmers rouge.

Marianne: Les khmers rouges.

Oui, c’était un ancien chef…

Serge: Oui, j’ai lu ça.

Marianne: d’un centre de détention.

Serge: Ah oui, j’ai vu ça sur internet ou à la télévision.

Oui, j’ai vu quelque chose là-dessus.

Effectivement.

Marianne: Oui mais ce qui m’a fait réagir c’est un débat que j’ai suivi donc différents journalistes et puis des anciennes victimes et puis des reportages là sur cette personne-là, le Douch ou quelque chose comme ça, son nom enfin surnom.

Serge: Oui.

Je ne sais plus, je ne me souviens plus.

Marianne: Je crois que c’est le Douch ou un truc comme ça et ce que j’ai entendu moi, ça m’a révolté dans un sens.

Serge: Ah bon?

Pourquoi donc?

Marianne: Pas dans un sens, ça m’a révolté carrément parce que les Khmers rouges, comme dans beaucoup de pays communistes mais les Khmers rouges ont assassinés environ 1/4 de leur population.

Il y…c’était une dictature, faut voir tout ce qu’ils ont fait et là, à ce débat, j’ai entendu que…bon, ça c’est passé il y a trente ans et pourquoi pas après 30 ans, bien le temps était dépassé et pourquoi pas il faudrait pardonner.

Serge: Oui.

Marianne: Alors là…pardonné?

Moi, c’est le…surtout le fait de l’injustice.

Bon, il y a ces massacres donc ils doivent être jugés mais j’ai fait un parallèle avec les nazis.

Serge: Oui.

Marianne: Parce que c’est la même chose.

Il y a eu énormément de morts mais encore actuellement on dit qu’il ne faut pas pardonner, il ne faut pas oublier même si c’est soixante ans après, des anciens nazis peuvent avoir 90 ans, on va encore les rechercher.

Serge: C’est vrai, oui.

Marianne: Bon, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire mais pourquoi dans ce cas-là avec les communistes, on vient dire “oh!

Ça fait 30 ans, c’est dépassé, faut pardonner” toujours trouver des excuses et puis on ne recherche pas vraiment à les juger ces anciens chefs.

Serge : Oui.

Marianne : Pol Pot, il n’a pas été jugé, il est mort avant.

Lui, bon il est en prison depuis un bout de temps mais il a fallu des années pour mettre en route un procès.

Il a fallu encore attendre quelques années pour que ça se déroule, donc actuellement.

Il y a plein d’anciens chefs dans divers pays qui ne sont pas jugés.

On ne les recherche pas.

Ca va, ça passe alors qu’il y a eu énormément de morts, de massacres et de…là, moi ça me révolte.

Serge: Bien, c’est vrai.

Mais bien dans ce cas-là, je ne sais pas.

La seule explication qui me paraitrait plausible mais sans vouloir l’excuser et sans être d’accord avec cette explication mais, à mon avis, ça peut être que politique.

Marianne: Oh bien c’est politique.

Serge: Parce que voilà, il y a encore beaucoup de pays communistes.

La Russie, on a beau dire, c’est quand même un pays communiste.

La Chine, même si elle évolue, si le communisme a évolué un petit peu.

Cuba…enfin beaucoup de…bon ce n’est pas forcément des dictatures mais beaucoup de pays encore sont communistes et je pense que les autres nations ne peuvent pas se permettent de mettre les pieds dans le plat comme ça, de but en blanc et de peur de heurter ces fameux pays à régime communiste qui sont quand même des partenaires économiques qu’on le veuille ou non.

C’est peut-être ça qui les retient parce qu’effectivement tu faisais allusion aux nazis, les nazis encore maintenant, les Israéliens recherchent les nazis, les anciens nazis parce qu’il y en a peut-être encore en vie, peut-être plus beaucoup mais encore dernièrement d’ailleurs ils ont…ils avaient retrouvé la trace d’un nazi et puis ils se sont aperçues qu’en fait il était mort depuis une dizaine d’années…

Marianne: Oui et encore ils se demandent si c’est vrai.

Serge: Oui, ils ne sont pas encore très sûrs mais ils auraient retrouvé le fils de cet ancien nazi qui aurait…

Marianne: Oui.

Serge: dit “oui, effectivement, il est bien décédé, c’était bien lui…” enfin, bon.

Et dans le cas de cet ancien chef Khmer rouge effectivement, j’ai vu…ils ont montré des images du camp où il a opéré, pour ainsi dire, et effectivement ils parlaient de 19 000 personnes qui étaient passées dans ce camp.

Bon, je ne sais pas s’il les a tous fait assassinées mais en tout cas, il y avait énormément de tortures.

Il y avait des… ils ont montrés des photos qui étaient difficiles à soutenir…

Marianne: Oui.

Serge: et à regarder et le pire, en fait, c’est que… je ne veux pas non plus excuser les nazis mais les nazis n’exterminaient pas les Allemands sauf bon, les juifs allemands et puis… puisque d’abord, tout au début, les camps de concentration étaient fait pour les repris de justice Allemands enfin tous ceux qui avaient…les citoyens Allemands hein, c’étaient pour leur propre…

Marianne: Oui bien, dans les camps il y avait…

Serge: Oui, voilà.

Marianne: Il y avait des juifs mais il y avait aussi d’autres personnes.

Serge: Mais dans le cas de ce…je ne sais plus, comment tu l’as appelé déjà ce…?

Marianne: Je crois qu’il était surnommé le Douch.

Serge: Enfin bon, donc ce gars-là, il a assassiné ces compatriotes.

Marianne: Oui.

Serge: Tout ça parce qu’ils n’avaient pas les mêmes opinions politiques, ce n’est pas quand même…

Marianne: Ils s’en sont pris à leur propre peuple que ce soit au Cambodge ou dans d’autres pays, c’était leur propre peuple.

Serge: Et j’ai entendu dire donc que c’était un ancien professeur de mathématique quand il est rentré dans les Khmers rouges, enfin ce n’est pas une armée officielle, c’était des…je ne sais pas.

Marianne: Des révolutionnaires.

Serge: Oui, ça m’a…j’ai dit “bien mince alors ce gars-là, il a donné des cours de math à des élèves qui, si ça se retrouve, il les a…ces mêmes élèves, ils sont passés dans son camp après bon…

Marianne: Bien, oui.

Serge: Qu’il les a torturées, c’est quand même.

Marianne: Et je ne sais pas si tu as entendu aussi, il parait que c’était un ancien prêtre.

Serge: Un ancien prêtre?

Marianne: Oui.

Serge: Eh beh!

Marianne: C’était un ancien prêtre bon après il s’est mis avec les Khmers rouges, il a opéré dans ce camp.

Quand il a été retrouvé…bon, il n’était pas prêtre mais il travaillait pour les religieux, quoi.

C’est bien, il a fait un petit intermède par des massacres, c’est…

Serge: Je crois qu’il n’est…parce qu’ils ont montré des images de son procès, il…apparemment, il n’a pas spécialement de regrets enfin je crois qu’il n’a pas…

Marianne: Oh, ces gens-là n’ont pas de regrets.

Serge: C’est quand même assez étonnant et j’ai vu une photo de lui jeune, c’est vrai qu’il était… je n’aurais pas aimé le rencontrer dans la rue le soir, comme ça le croiser dans la rue.

Il avait une allure assez patibulaire.

Marianne: Bon, de toute façon, bon pas que de lui et pas que dans ce pays, ils se…tous ces dirigeants-là ou tous ceux qui étaient responsables à leur niveau se méfiaient de leurs proches, de ceux qui étaient autour d’eux.

Serge: et donc c’était en quelle année?

Il y a une trentaine d’années que ça c’est passé?

Marianne: A peu près oui, fin 70 par là.

Serge: Voilà parce que j’ai une petite anecdote à ce sujet.

Quand je me suis…quand je suis rentré dans l’armée de l’air donc il y a maintenant 30, 33-34 ans par là, 33 ans.

Ca fait quand même un petit moment.

J’avais un camarade dans la même promotion que moi.

Il était donc de nationalité française puisque son père était français et sa mère était cambodgienne donc lui, il avait peut-être la double nationalité je ne sais pas mais en fait, bon il est rentré dans l’armée et j’ai appris quelques mois après qu’il soit rentré qu’en fait, il était rentré dans l’armée française pour toucher la prime d’engagement pour pouvoir faire venir sa mère et sa sœur qui étaient toujours au Cambodge, pour les sauver justement de la…du communisme.

C’était pour pouvoir leur payer le voyage.

J’avais trouvé ça enfin fantastique qu’il se soit…qu’il se sacrifiait parce qu’en fait il avait…je ne pense pas qu’il avait une vocation spécialement pour faire militaire dans l’armée de l’air en France mais en fait c’était juste pour toucher la prime pour pouvoir payer le voyage pour sauver sa mère et sa sœur, ces deux seules personnes de sa famille qui étaient encore en vie, pour les faire revenir de là-bas et bon, quand on sait ce qu’il s’est passé, je comprends mieux qu’il est fait ça pour les sauver, c’est…

Marianne: Oui.

Serge: Les gens n’avaient pas trop le choix là-bas, ou il fallait être dans leur camp ou alors il fallait fuir le pays, c’est terrible.

Marianne: Mais ils étaient reliés avec la France parce que cette personne là, je ne sais plus ce qu’il était venu faire ici, si c’était pour ses études ou autres mais il a vécu un peu en France.

Serge: Oui mais on a accueilli un tas de dictateurs en France.

Marianne: Oui et j’ai lu aussi Pol Pot.

Oh, déjà lui c’était un professeur de français mais il fait ses études à Paris, lié avec le parti communiste français.

Serge: C’était déjà…c’étaient des anciennes colonies françaises, toute l’Indochine, tout…donc tous ces pays-là…

Marianne: Oui mais tous les anciens comme ça ont débuté ici.

Serge: Oui.

Marianne: Donc on peut dire que tous ces régimes ont débuté ici parce que même Lénine, je crois ou… si je me rappelle bien…

Serge: A fait un petit passage chez nous.

Marianne: Donc c’est vraiment…Mais alors il y a aussi une autre chose que j’ai entendu dans ce reportage, il y a eu une…c’était une femme qui était marié avec un dignitaire de…Cambodgien, je ne sais plus exactement sa fonction mais elle a dit que… au moment de cette période là avec les Khmers rouges, il y a son mari et puis à peu près 900 autres personnes qui se sont réfugiées à l’ambassade française là-bas.

Serge: Oui.

Marianne: Je crois que 5 jours après, elle a dit, l’ambassade les a livrées aux Khmers.

Serge: Ah, oui.

Marianne: Sans explications.

Ils les ont abandonnées et puis bah évidemment ils ont été massacrés.

Son mari a été tué.

Donc elle, quand elle a entendu le journaliste parlé de pardon ça l’a révolté et puis il y a une chose aussi c’est que…elle dit, c’est que le gouvernement français, je ne sais plus qui était à cette époque là en France et…

Serge: En 70, c’était…

Marianne: Oui, en fin d’année 70, 78-79.

Serge: De Gaulle avait arrêté.

Marianne: Oh oui, ce n’était plus lui.

Serge: Ben c’était Pompidou.

Marianne: Pompidou?

Serge: Après Charles de Gaulle, c’était Pompidou, oui.

Georges Pompidou.

Marianne: Et Giscard, c’était quand lui?

Serge: Oh c’était après.

Après Pompidou, ah non même après… oui, après Pompidou, Giscard.

Marianne: Je me demande si ce n’était pas Giscard, enfin je ne sais plus.

En tous cas, comme elle a dit depuis cette époque-là et même encore jusqu’à maintenant il n’y a aucun gouvernement français qui a simplement…qui a donné ses condoléances.

Rien que ça, pourtant qu’est ce que c’est des condoléances après avoir livré toutes ces personnes?

C’est rien, pour moi c’est rien.

Mais rien que ça, il n’y a aucun des gouvernements qui a accepté de le faire.

Serge: Peut-être parce qu’il y a … ils ne veulent pas reconnaitre…tu sais, on a un petit peu ce problème avec l’Algérie.

Il y a eu des pressions pendant un moment où il fallait qu’on reconnaisse la responsabilité de la France dans la colonisation, les mauvaises choses mais…

Marianne: Je ne suis pas d’accord.

Serge: Ben, moi non plus.

Après ce qu’on leur a apporté…c’est vrai que dans le sens où on voyait la colonisation…

Marianne: Au début…

Serge: Où on les traitait comme esclaves…

Marianne: Mais il y a…

Serge: On leur a apporté beaucoup de choses, ben bien sûr…

Marianne: Malheureusement, c’est politique et au tout départ, l’Algérie, il n’y avait rien.

De toute façon, l’Algérie ce n’est pas la même chose que le Maroc ou la Tunisie où déjà il y avait un… au Maroc, il y avait déjà un roi.

En Tunisie, je ne sais plus ce que c’était mais enfin c’était des protectorats.

En Algérie, il n’y avait rien.

Les Français sont arrivés.

C’étaient des Français mais c’était tout un peuple européen parce qu’il y avait des Espagnols, des Italiens, des Allemands etc.

mais enfin les Européens sont arrivés, ils ont crée le pays.

Et quand on dit la colonisation même encore maintenant, on parle des colons et tout ce qui c’est passé mais qui faisait les lois?

C’était bien sur le continent, c’était la France.

Ca, on n’en parle pas et comme bon, en ce moment, il y a les problèmes avec les Antilles, la Réunion, tout çà et que c’est très cher mais comme on parlait avec ma famille là, en Algérie c’était la même chose.

Les produits étaient très chers pourtant la France et l’Algérie, c’était…ce n’est pas bien loin.

Serge: Non.

Marianne: Mais tous les produits français étaient le double de ce qu’ils étaient en France.

En Algérie, il n’y avait pas les allocations familiales alors qu’en France, il y en avait.

Il y a plein de choses comme ça.

Serge: Oui.

Marianne: Donc les Français qui vivaient là-bas étaient des Français de deuxième catégorie si on peut dire.

Serge: Oui.

Marianne: Et puis après, il y a un tout un système politique qui s’est mis en place parce que relié aussi avec les communistes parce qu’il y a même des…je crois que des Cubains qui étaient venus là-bas pour aider les Fellaghas pendant la guerre donc…

Serge: Oui, ils étaient aidés par les communistes, oui.

Marianne: Oui.

Serge: Partout, oui.

Marianne: Mais on ne voyait pas que c’était le gouvernement qui dirigeait alors qu’on accuse toujours les colons donc… Tout ça c’est politique, moi ça…des injustices sont faites alors que…

Serge: Oui.

Et pour en revenir aux fameux Khmers rouges, ils…comme la peine de mort a été abolie aussi là-bas, il sera au pire condamné qu’à la prison à la perpétuité.

Moi, je ne sais pas quel âge il a mais…

Marianne: Je pense qu’il a 60-66, un truc comme çà.

Serge: Peut-être qu’il sera même libéré avant pour raison de santé ou je ne sais pas enfin bon mais il faudrait que je…il faudrait que j’essaie de contacter mon frère qui est…il est en fait attaché de défense auprès de l’ambassadeur au Cambodge.

Je pense qu’il doit avoir plein d’infos intéressantes à ce sujet.

Marianne: Oui.

Serge: Oui.

Je ne sais pas comment ça va finir ce…cette affaire.

Bien, en ce moment les…tout ce qu’on a…ce tribunal international bon, là-bas c’est je crois un tribunal local je crois qui organise le procès bien qu’il doit y avoir des parties civiles de différents pays mais ils ont aussi…il y a le…je crois que c’est Karadzic, je ne sais plus… l’ancien…

Marianne: Serbe.

Serge: Celui qui est accusé à Srebe…comment ça s’appelle?

Marianne: Srebenitza

Serge: Oui, le massacre qu’il y a eu des populations musulmanes de l’ex-Yougoslavie et en ce moment, il y a …alors que c’est pour se donner bonne conscience qu’on pourchasse ces anciens…

Marianne: On pourchasse qui on veut.

Je dirais qu’on pourchasse qui on veut.

Serge: C’est…ou c’est pour…je ne sais pas, c’est peut-être pour faire passer les autres problèmes.

On se dit pendant ce temps là les gens vont être occupés à regarder ces procès qui bon, effectivement ça ne fera pas revenir les victimes malheureusement.

Marianne: Non mais quand on attaque certaines personnes, il n’y a pas lieu de passer sur d’autres.

Serge: Non, non mais c’est clair, c’est clair.

Il doit assumer les choix qu’il a fait et ce qu’il a fait, il doit en rendre compte devant les autres parce qu’il a…c’est clair qu’il a assassiné et d’ailleurs je ne crois pas qu’il ait nié avoir tué tous ces gens et je ne sais même pas s’il a nié de toute façon.

Par moment, c’est impossible de nier, il y a tellement de preuves, d’évidences…

Marianne: Oui.

Serge: Parce qu’il y a un tas de choses…Je sais que la France aussi est mouillée dans le problème qu’il y a eu au Rwanda.

Apparemment, il y a eu une très très mauvaise gestion de la crise et à cette époque, c’était donc Chirac, je crois et…

Marianne: Oh, il n’y a pas eu…

Serge: Beaucoup de choses à la France.

Marianne: Il y a eu Chirac, il y a eu Mitterrand, il y a eu beaucoup de personnes qui ont mêlés, entre ceux qui supportaient les Hutus, je crois.

Serge: Oui, je ne sais plus mais bon, c’est beaucoup beaucoup de problèmes tout ces…c’étaient des anciennes colonies et puis donc on se sent un peu impliqué à vouloir quand même…peut-être qu’on se sent responsable de la situation alors on veut faire quelque chose alors que je ne pense pas que ça vienne de nous mais c’est des choses assez compliqué ça.

Marianne: Dans ces problèmes là, ce n’est pas le fait que c’étaient des anciennes colonies parce que même si on prend les Hutus et les Tutsies, tout ça c’est des rapports politiques.

La France avait des rapports avec les Hutus et on ferme les yeux sur des massacres.

Serge: Bien sûr, si on soutient une personne et il y a tellement de…

Marianne: En Algérie, il y a eu énormément de massacres que la France, elle a fermé les yeux.

Serge: Bien sûr, oui.

Marianne: Et elle a interdit des militaires par exemple à sauver des européens qui étaient là-bas et même s’il y en a qui demandaient de l’aide, l’armée…les soldats avec l’arme au pied mais ça s’arrête là.

Bon, il y en a certains qui ont désobéi mais après ils ont été sanctionnés.

Même avec les Harkis… les Harkis, on leur a promis un tas de choses et après ils ont été abandonné.

Serge: Ils se sont…Ils ont été abandonnés.

Oui, c’est vrai.

Marianne: C’est…

Serge: En fait, on …

Marianne: La vie de quelqu’un n’a aucun sens.

Serge: Oui.

Nos gouvernants finalement se comportent un peu comme ce fameux…le Douché, le Douch, Duch là, je ne sais plus comment tu l’appelles, au Cambodge.

Marianne: Le Douch.

Serge: Le Douch, au Cambodge, là oui oui.

Mais tu sais…

Marianne: Ce n’est pas la même chose.

Serge : Regarde…

Marianne : Il y a eu énormément de…ce n’est pas des erreurs parce que c’est fait intentionnellement mais comparé à tous ces régimes là où des millions de personnes ont été massacrés.

Non, c’est différent quand même.