Serge & Marianne – A LingQ Certificate, Part 2

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Serge and Marianne discuss the subject of LingQ evaluation and certification. (Serge et Marianne abordent le sujet d’un certificat et d’une évaluation à LingQ.)

Serge: C’est pour ça d’ailleurs que j’ai eu un peu de mal à passer du Linguist à LingQ où justement on perdait cette notion d’obligation.

C’est à dire qu’en fait, quand tu t’inscrivais pour, je ne sais pas, le niveau Plus, ça te donnais tant de points mais tu avais droit…en fait, tu avais droit à 600 mots par exemple, tu devais faire 4 discussions, tu vois c’était…et, en ce sens-là moi, je trouvais que c’étais bien parce que ça t’obligeait à faire même les choses que tu n’aimais pas forcément mais comme Steve, il a dit, c’est un tout, hein.

Il faut… Sa méthode, c’est un tout.

Ce n’est pas que d’écouter; il faut écouter, il faut parler, il faut écrire pour qu’elle soit la plus efficace possible.

Et de forcer un peu les gens moi, je trouve que c’était bien.

Après, on a eu la liberté justement de…c’est à dire que si tu veux faire que parler, tu peux que parler.

Si tu ne veux que écrire, tu vas que écrire.

Je sais que il y en a qui le font.

Il me semble qu’il en avait parlé dans un forum.

Il y en avait, peut-être une Japonaise d’ailleurs, qui n’aimait pas discuter et qui avait appris rien qu’en faisant…en écrivant.

Il me semble hein, peut-être que je me trompe.

Et donc tu vois, c’est…

Marianne: C’est très bien mais ça ses mauvais côtés aussi.

Serge: De?

Marianne: Bien, d’avoir cette liberté.

Il y a des avantages et des inconvénients.

Serge: Voilà, mais dans les deux systèmes, je pense oui.

Il y a des avantages et des inconvénients.

La personne qui est un petit peu, entre guillemets, faignante c’est vrai que c’est mieux le côté où tu es forcé de faire parce que ça va t’obliger à faire des choses que tu n’aimes pas forcément mais qui sont utiles.

Et puis, la personne qui est bien organisée, bien toi par exemple, tu dis que tu arrives bien à t’organiser tes trucs, je pense que ce serait plus pénalisant de t’obliger à faire 600 mots machins, 2:30 heures de discussions, enfin tu vois.

En fait, il faudrait vraiment un truc à la carte.

Bon, j’imagine ce ne doit pas être facile et alors bon, ce certificat je ne sais pas.

Il y a de bonnes idées.

Moi, je n’y adhère pas vraiment.

Marianne: Le certificat, je ne sais pas mais je trouve que l’évaluation, ça peut être intéressant pour savoir exactement où on en est.

Serge: Oui.

L’avantage, c’est que si l’évaluation est faite, oui, avec des…oralement, avec des tuteurs, c’est intéressant, oui parce que la plupart des sites que tu peux voir sur internet, ils te proposent que des évaluations, c’est que…c’est écrit et ils testent que ta grammaire, en fait.

Et après, ils te disent, vous avez tel niveau, tel niveau.

J’en ai fait plein pour m’amuser et c’est toujours la même chose alors, oui si c’est une évaluation comme ça avec des tests, une discussion…

Marianne: Oui, de toute façon, il faut avoir une discussion avec un tuteur, avec un natif.

Moi, j’ai fait aussi des… enfin j’en ai fait un, un test, il y a un bout de temps et j’avais un niveau bien avancé mais, en réalité, dans une discussion avec un tuteur?

Serge: Ca, c’est clair.

Marianne: Non, je ne crois pas.

Serge: Oui.

Non mais tu as raison.

J’ai eu le cas.

Tous les tests que je trouve en ligne, je suis toujours à 85% ou 90%

Marianne: Voilà mais…

Serge: Mais, en fait, ça ne reflète absolument pas…

Marianne: Pas la réalité.

Serge: Si, je reconnais que peut-être en grammaire, je…bon, parce que j’ai commencé par faire beaucoup de grammaire en anglais, je suis un peu meilleur.

Mais, en fait, ça ne reflète pas le vrai niveau.

Marianne: Non, parce que c’est un tout.

Serge: Parce c’est fait pour être parlé.

Oui, c’est un tout.

Voilà, bien écoute, il faut voir.

Marianne: Je trouve que c’est…ça peut être bien l’évaluation, pour savoir où on en est.

Serge: Oui.

Oui, c’est vrai que c’est mieux.

C’est certain, c’est ce qui est de mieux, à mon avis.

Mais, il peut y avoir le danger… Il faudrait vraiment, absolument que le tuteur soit impartial.

Quand tu parles d’un niveau de quelqu’un comme ça à bâtons rompus, tu peux arrondir les angles, tu peux…là, si tu veux faire un certificat, tu ne pourras pas te permettre.

Il faudra dire “manque de trucs, niveau insuffisant en ça…” sinon le certificat, il n’a plus de valeur.

Si c’est juste pour faire des compliments à la personne pour l’encourager à rester.

Alors, ça peut être à double tranchant, il faut…moi, je pense que la personne, elle le sent par elle-même si elle est de plus en plus à l’aise pour parler ou même si c’est dur…ce qu’il aurait fallu, tu vois, c’est par exemple enregistrer ses conversations, les toutes premières qu’on a pu avoir et puis les enregistrer maintenant et se réécouter et là, je pense, qu’on verrait vraiment la différence.

On va dire “Mais, attends.

Ce n’est pas moi qui parlait, là. “

Marianne: Bien, j’ai des enregistrements mais je ne les ai jamais réécoutés.

Serge: Tu les as encore aujourd’hui?

Marianne: Oui.

Serge: Bon, bien, c’est une mine d’or, ça.

Il ne faut pas…garde les bien.

Moi, je n’en ai pas du tout et ça c’est…

Marianne: Au départ, je me…j’enregistrais.

Je voulais me réécouter parce qu’il y a des erreurs que l’on fait en parlant qui sont vraiment…même moi, si je me réécoute, je me dis mais, ce n’est pas vrai, j’ai fais des erreurs…je sais que c’est faux et pourtant, je les fais quand je parle.

Serge: Bien, oui.

Quand on traduit nos…quand on retranscrit nos conversations, oh là…bah ça fait…des fois, j’ai honte.

Marianne: Au départ, j’écoutais ces enregistrements mais j’ai vite arrêté parce que je n’aimais pas m’écouter.

C’est vraiment…C’était une horreur.

Serge: Si tu ne les a pas…comment dire?

Marianne: Effacés.

Serge: Si tu ne les as pas effacés, détruits, c’est très bien.

Garde-les.

Enfin moi écoute, personnellement, ce n’est pas pour te jeter des fleurs hein, mais moi, j’ai remarqué au cours des conversations qu’on a pu avoir ensemble

Marianne: En anglais, plus beaucoup.

Serge: Oui, plus beaucoup mais il n’y a pas si longtemps on en a eu ensemble, et au niveau de ton accent, je trouve que tu t’es vachement amélioré.

Marianne: Ah bon?

Serge: Ah oui, vraiment et puis, comment dire, la facilité d’élocution, je trouve que tu as…tu ne cherches pas tes mots.

Enfin, dans la dernière conversation qu’on avait eue, tu…oui, je trouve tu…les mots, j’ai l’impression qu’ils sortent facilement.

Tu n’es pas souvent bloquée sur un mot ou…

Marianne: Ca dépend!

Serge: Moi, j’ai vu des pro…oui, ça dépend mais en règle générale moi, j’ai vu des progrès.

Ca, c’est sûr.

Donc, tu vois à la limite ce qui est bien, c’est au bout d’un moment, effectivement, si tu as parlé souvent avec une personne, cette personne va être apte à vraiment juger ton évolution.

Ce qui voudrait dire par exemple le certificat, il faudrait absolument que ce soit un tuteur que tu connais, avec qui tu as parlé pendant pas mal de mois, voir d’années si c’est possible, qui… tu vois parce qu’elle aura remarqué mais après, l’inconvénient aussi c’est qu’il peut y avoir une espèce de parti pris.

Bon, ce n’est pas facile mais bon, je ne sais pas.

Il faudrait creuser ça.

Bon, il y a peut-être des gens qui vont mettre des…avoir des idées pour ce certificat, là.

Moi, j’étais étonné quand j’ai vu ce forum, là.

Je ne voyais pas trop le…parce que je cherchai la personne avec….à vouloir être tester comme ça.

D’ailleurs, Steve, il me semble qu’il… ce n’est pas un truc qu’il aime spécialement, tout ce qui est test.

Alors bon, maintenant s’il le fait c’est parce qu’il y a une demande et je le comprends.

Mais, je ne sais pas ça peut être bien, il faut voir, je….c’est un peu nouveau, là pour l’instant.

Je…

Marianne: Il faut voir comment ça va se passer.

Le certificat, je ne sais pas trop mais l’évaluation, ça peut être bien parce que, comme tu dis, c’est avec une personne avec qui tu parles souvent qui peut te donner son opinion parce que, par exemple, tu parles de moi mais moi, c’est mes erreurs que je vois.

Serge: Bien, oui.

Tu ne veux pas te l’admettre.

Bien sûr, mais encore heureux que tu en fasses, même les natifs en font alors j’espère bien que tu en feras encore, quand même.

Marianne: Je me rappelle, c’est au début…je ne sais pas, plusieurs mois après que je me sois enrôlé à The Linguist, je parlais avec Julie et puis je disais… j’avais l’impression de stagner.

Avec toutes les erreurs que je faisais, moi, je ne voyais pas d’évolution.

Bon, je continuais parce que je voulais vraiment…je veux m’améliorer mais je ne voyais pas d’évolution.

Elle m’avait dit que elle, elle voyait une évolution, que j’avais qu’à regarder les écrits précédents.

On ne s’en rend pas compte.

Enfin moi, je ne m’en rendais pas compte et puis, bon là, je sais quand même que par rapport à trois ans, il y a eu une évolution mais ce n’est pas assez.

Serge: Ah oui, mais attends c’est Life is a long process.

Marianne: Oui.

Serge: Tu en as pour toute ta vie, hein.

Perfection…moi aussi, j’aimerais mais…de la même façon, j’aimerais avoir un bien meilleur accent mais il paraît que l’accent français, il est très apprécié.

Marianne: Il paraît.

Serge: Alors, il vaut peut-être mieux qu’on le garde et puis qu’on…l’accent, c’est différent encore que la prononciation.

Moi, quand j’ai dit que tu avais amélioré ton accent, je me suis mal exprimé.

Marianne: Oui, mais j’avais compris aussi.

Serge: Voilà.

Ce n’est pas que je suis un expert mais voilà.

J’écoute énormément de podcast, de la BBC, de CNN, tout ça, donc avec des natifs et puis j’écoute des fois des interviews de français parce que des fois il y a des reportages qui sont faits en France et l’accent français enfin, d’un français qui parle l’anglais, tu le reconnais, hein.

C’est flagrant.

Et ce que je veux dire, c’est que ta pronon…on sent que tu es française, bien sûr, mais ta prononciation, je trouve, elle est vachement plus proche maintenant, tu vois, d’un natif bien que tu n’es pas son intonation, voilà.

Mais par contre, tu as…je trouve voilà…tu t’es vachement amélioré dans la prononciation.

Donc, tu peux me faire confiance, hein?

Si je te le dis.

Et les progrès, ils sont là.

Attends, c’est évident au bout de trois ans.

Quand tu regardes le nombre d’heures qu’on passe, il y a des progrès, c’est évident mais…

Marianne: Merci, je me sens mieux.

Je vais mieux dormir mieux ce soir.

Serge: Maintenant, on n’est jamais satisfait de soi-même, c’est bien sûr.

Marianne: Tu n’as pas un moyen pour avoir une plus grande mémoire, non?

Serge: Ah, ça malheureusement.

Bien, tu sais que le fait de travailler comme ça, ça entretient ta mémoire et donc, en fait, tu…ta mémoire, elle est peut-être plus étendue que la moyenne maintenant.

En tout cas, tes neurones sont plus habitués à… Tu sais que le fait adulte, comme ça, de se forcer à travailler, ça développe énormément la mémoire.

Et donc, bon tu ne pourras pas en mettre plus que la contenance, un max.

Marianne: J’en ai besoin beaucoup, là en ce moment, pour améliorer mon cerveau.

Serge: J’imagine mais bon.

Le plus dur, c’est de…oui, c’est ça, c’est que ça reste encré dans la tête, c’est ça le plus dur.

Marianne: Ah par contre, il y a certaines choses…ce n’est vraiment pas le même sujet, je saute parce qu’on parlait de la biologie, tout à l’heure…

Serge: Oui.

Marianne: C’est pour ça que j’ai besoin de mémoire.

Je n’arrive pas à me rappeler tous ces termes.

Il y a certaines choses que je me rappelle parce que ça me marque.

En ce moment, j’étudie les cellules.

Serge: Oui.

Marianne: Alors, le fonctionnement et puis tout ça.

Et, c’est les cellules sanguines…

Serge: Oui.

Marianne: Ca ne vit pas tous le temps.

Une cellule meurt toutes les trois semaines.

Serge: Et oui, et puis elles se reconstituent.

Marianne: Et elles se reconsti…attends, non.

Ce n’est pas trois semaines, tu vois j’oublie déjà.

Serge: Oui, mais bon.

Marianne : Je ne sais plus.

Serge : Oui, une cellule c’est vivant donc ça vit et ça meurt.

Marianne: Il y en a trois millions qui sont détruites par jour.

Serge: Ah, quand même!

Marianne: C’est énorme!

Serge: Oui, mais c’est tout petit donc

Marianne: Bien sûr.

Quand j’ai lu ça, j’ai dit wow!

Trois millions par jour?

Mince, c’est un vrai cimetière dans notre corps.

Serge: Oh oui!

Tu imagines les neurones?

Parce que les neurones, je crois que c’est en milliard que ça doit se compter donc… J’avais un truc aussi qui était rigolo c’est….

Tu sais les footballers, quand ils font des têtes, ils disaient qu’à chaque coup de tête, quand ils frappaient le ballon de la tête, ça détruisaient je ne sais plus combien de milliers de neurones.

Et justement, quand des fois tu écoutais des interviews de joueurs, quand tu voyais la façon dont ils s’exprimaient, tu disais celui-là il a dû faire beaucoup de tête parce qu’il n’a plus beaucoup de neurones dans la…enfin, voilà.

Bon, c’était pour conclure parce que là malheureusement je vais devoir te laisser.

J’ai Lucky Luke, Mike ou Michel, comme tu veux.

Marianne: Oui, ou Michael.

Serge: Michael, ou Michel, voilà.

Donc bah tu vois finalement, on ne savait pas de quoi parler et puis voilà, on a pendant au moins une demi-heure, on a sorti un petit peu les… bavardé.

Marianne: Et puis, on verra ce que ça donne au niveau de ce certificat et l’évaluation.

Serge: Oui.

On va voir comment ça évolue.

Marianne: Oui.

Très bien, et bien bonne soirée Serge.

Serge: Oui, merci.

Bonne soirée et puis à bientôt.

Je ne sais pas quand, en tout cas jeudi prochain.

Oui bien sinon peut-être avant.

Voilà, à l’occasion.

Ok.

Marianne: Allez, au revoir Serge.

Serge: Bye bye.

Serge & Marianne – A LingQ Certificate, Part 1

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Serge and Marianne discuss the subject of LingQ evaluation and certification. (Serge et Marianne abordent le sujet d’un certificat et d’une évaluation à LingQ.)

Marianne: Bonjour Serge

Serge: Bonjour Marianne

Marianne: Comment vas-tu?

Serge: Eh bien, je vais bien ma foi.

Je vais bien, et toi?

Marianne: Oui, ça va.

Serge: Oui, ça va?

Marianne: Alors, aujourd’hui de quoi allons-nous parler?

Serge: Eh bien, je comptais sur toi pour trouver un sujet et tu n’en as pas.

Bon, bien moi non plus.

Marianne: Non.

J’ai lu dans le forum dernièrement à LingQ que…il serait proposé un système de certificat.

Une personne qui serait intéressée par avoir un certificat de ce qu’elle fait à LingQ.

Serge: Oui.

Marianne: Donc, elle a posé la question à Steve et donc, il y a eu un échange de points de vue.

Et apparemment, ça se ferait dans quelques temps.

Maintenant, reste à savoir comment ça va être établi et…

Serge: C’était…c’est quelque chose qui a été demandé par des gens?

Marianne: Oui.

Un des membres qui a demandé s’il était possible de faire un système de certificat.

C’est pour son travail donc son employeur…

Serge: Oui mais enfin, pour un travail, il faut un certificat qui soit reconnu dans…qui soit reconnu par une organisation…

Marianne: Bien, ça fait une certaine preuve du niveau qu’elle a acquis en étudiant à LingQ.

Serge: Oui mais comment ils comptent délivrer ce…comment…tu vois, moi, j’ai passé il n’y a pas très très…enfin il n’y a pas très longtemps, il y a un an et demi maintenant, ce qu’on appelle le TOEIC, Test Of English for Communication, je crois que c’est ça.

Et…mais c’est un truc qui a été mis au point, c’est un truc standard qui est utilisé par des entreprises pour recruter du personnel.

C’est dans le monde entier, c’est…et puis, c’est très bien défini, c’est à dire qu’il y a un…le TOEIC, il y a quatre épreuves, je crois enfin…Il y a de la compréhension écrite, expression écrite, je crois, il me semble compréhension orale enfin bon.

Il y a…c’est vraiment bien défini et puis c’est un diplôme après qui est reconnu, qui peut donner des équivalences dans d’autres systèmes.

Alors là, oui pourquoi pas mais comment il pourrait être reconnu ce certificat?

Marianne: Je ne sais pas.

Serge: C’est…Il faudrait voir comment ils comptent déjà évaluer la personne pour pouvoir lui donner un certificat parce que…

Marianne: Bien, il y aurait une sorte de test.

Déjà, il y a une certaine période pour étudier à LingQ.

Ce serait basé sur les discussions, les écrits, les activités que l’on a.

Serge: Oui, mais effectivement je viens d’ouvrir un forum où, justement, Steve donne un petit peu ce qu’il voit comme un…comme certificat.

Je vois, par rapport au nombre de mots et de phrases étudiées, les heures d’écoute, le nombre de mots lus mais, à la limite, quand tu remplis, tu sais, ton…sur ton profile, les heures que tu as écoutées, à la limite, tu peux mettre n’importe quoi.

Qui peut vérifier?

Et à ce moment-là, si on se base sur ça pour donner un certificat, pour moi il n’a pas de valeur.

Il faut vraiment tester la personne.

Marianne: Alors, avec le système de certificat, je ne sais pas trop mais je trouve que ce serait pas mal, c’est d’avoir une évaluation mais déjà toi… pour toi personnellement, pas forcément reconnu par quelqu’un d’autre mais pour toi personnellement.

Par exemple moi, ça fait trois ans que je suis à LingQ, bon j’ai mon niveau d’activité, on me dit je connais tant de mots et j’ai un niveau intermédiaire et tout ça mais est-ce que vraiment je connais tous ces mots?

Est-ce que vraiment j’ai le niveau intermédiaire?

Quelles sont mes faiblesses que ce soit en écrits ou en discussions?

Donc, permettre d’évaluer le réel niveau que l’on a, par exemple moi, ça fait trois ans que j’y suis, où j’en suis réellement?

Où je dois plus m’accentuer et…?

Serge: Oui.

Bien écoute à mon avis, ce n’est pas ce tableau qui peut te le dire.

Regarde moi, je viens d’ouvrir, je fais… moi aussi ça fait aussi en gros trois ans que j’ai dû m’inscrire, peut-être deux mois après toi ou quelque chose comme ça.

Tu l’as fait à l’été?

Marianne: En juillet.

Serge: Oui moi, j’ai dû m’inscrire en août ou j’étais, tu sais, en période d’essai les quatorze jours, les quatorze premiers jours de septembre, je crois.

Oui, donc tu vois deux mois après toi.

Et si je regarde toutes les catégories, je suis…j’ai tout complété, si tu veux, les heures de…hours of speaking, je suis dix fois au-dessus.

La seule chose où il m’en manquerait, c’est les mots connus.

Le problème, c’est, comme tu dis, est ce que c’est 16452 ?

J’en suis à ça.

Est-ce que je les connais réellement?

Je suis sûr que sur le total, j’en ai oublié pas les trois quarts mais la moitié parce que tant que…si on ne les utilise pas, on ne peut pas s’en souvenir, il faut qu’ils soient…alors disons que ça, ça peut donner un ordre d’idée pour soi personnellement, mais je ne pense pas que ce soit un truc suffisamment précis pour évaluer les compétences de quelqu’un donc, à mon avis moi, …

Marianne: Le niveau d’activité, non parce que déjà tous le monde ne marque pas les heures qu’ils passent dessus.

Serge: Déjà, oui.

Marianne: L’écrit, moi, je n’écris pas tous le temps.

Les discussions, je n’en ai pas tous le temps non plus.

Ce serait bien d’avoir une évaluation enfin, une discussion avec un tuteur de je ne sais pas combien de temps.

Serge: Ah oui.

Bien déjà, tu vois, tu es plus précise.

Tu parles d’une discussion avec un tuteur donc déjà là, tu vois, il y a…c’est déjà mieux.

Marianne: Parce que basé sur le niveau d’activité, non je ne pense pas.

Serge: Non, moi je ne trouve pas…

Marianne: C’est avec un tuteur.

C’est une discussion avec un tuteur et puis, il va évaluer par rapport à notre discussion et aussi les écrits que l’on fait.

Serge: Ok.

Alors écoute moi, je suis un employeur hein.

Je cherche quelqu’un qui a un bon ou très bon niveau d’anglais pour travailler pour moi parce que ma boite a des relations avec l’étranger et tout…ok, bon la personne va arriver et elle va me dire “Oui, mais regardez, moi, j’ai un certificat de Mr. Steve Kaufmann qui est fondateur du…de LingQ” et je vais dire “Mais oui, bien c’est qui ce Mr Kaufmann?

Moi, je ne connais pas.

Est-ce qu’il est agrée au niveau de l’équivalence de l’Education Nationale de tel pays?”

enfin, tu vois ce que je veux dire?

C’est…moi, je suis patron, je vais demander à la personne “oui, mais moi je préférerais que vous m’annonciez votre niveau de TOEIC ou votre niveau de TOEFL, enfin…etc.”

parce que ça, ce sont des trucs qui sont connus.

Bon, je suis sûr que l’estimation que pourrait faire Steve au niveau connaissance, il en est capable.

Bon, c’est un natif, il connait la langue parfaitement.

Il en serait certainement capable.

Le problème, c’est juste, à mon avis, la crédibilité qu’il pourrait avoir par rapport à quelqu’un qui demanderait un certificat.

Moi, je suis un employeur, entre… la personne me montre un certificat, un TOEIC ou un TOEFL, et puis un certificat de LingQ et bien, je ne vais pas hésiter, je vais prendre le TOEIC ou le TOEFL.

Ce n’est pas forcément un bon choix mais en attendant, c’est la seule référence que j’aurais.

Donc, le certificat oui, mais il faut vraiment un truc…

Marianne: Mais les…la personne qui a demandé, ce ne serait pas pour être employée.

C’est que son employeur serait, d’après ce que j’ai compris, son employeur accepterait de payer pour…

Serge: Ah, pour lui donner une formation.

Marianne: Pour lui donner une formation parce que l’anglais est quand même requis au travail.

Donc, parce que d’après ce que je vois, pour être approuvé dans une école officielle, elle devrait recevoir une attestation de succès après ce cours.

Serge: Bien écoute, si tu veux étudier…quand tu es étudiant étranger pour entrer dans une université, tu vas me le confirmer, aux Etats-Unis, il faut que tu es un…il faut que tu passes le TOEFL donc, tu vois, il faut vraiment…ils se basent sur quelque chose de bien précis.

Maintenant, si l’employeur de cette personne lui…si c’est pour une histoire pour lui payer des cours pour l’améliorer, la meilleure chose qu’il a à faire, l’employeur, c’est de venir voir LingQ et puis voir comment ça se passe et puis là, il verra que ou il adhère au système et puis il dit “oui, finalement, c’est une très bonne méthode.”

ou alors, à ce moment-là, il n’adhère pas et puis il va dire “non, moi je vais vous payer des cours à l’école internationale de machin, un certificat anglais” enfin, tu vois…

Marianne: Oh mais je crois que j’avais…j’ai lu ça aussi comme quoi les employeurs pouvaient très bien venir voir comment ça se passait à LingQ.

Serge: Bien, oui.

Il faudrait.

Moi, j’ai essayé, tu sais de…quand j’ai fait mon dernier stage d’anglais sur la base où je travaille, à Mérignac.

J’en ai…j’ai essayé d’en parler.

J’en ai fait d’ailleurs plusieurs stages sur la base.

A chaque fois, je leur parlais de ça et bien, les gens…oui, ils avaient l’air intéressé comme ça mais après de là à faire vraiment la démarche, et pourtant je leur ai donné l’adresse et tout ça…faire la démarche et après, il y a une chose qui, je crois, gênait les gens beaucoup c’était quand, en fait, on doit donner son numéro de carte bleue.

Ca, ça gêne beaucoup les gens, même si c’est… tu sais, les quinze premiers jours sont gratuits enfin, je ne sais plus ça se fait comme ça maintenant mais en tout cas, c’était comme ça quand je me suis inscrit et, mais par contre il faut quand même donner son numéro de carte bleue mais ils ne débitaient rien les quinze premiers jours donc il n’y a pas de danger mais les gens sont un peu réticents à ça, en tout cas en France, je ne sais pas dans les autre pays.

Et je ne pense pas qu’il y en ai beaucoup de…à qui j’en ai parlé, qui ont vraiment été voir et puis qui ont essayé… au moins, essayé le truc.

Peut-être à cause de cette histoire de donner son numéro de carte bleue, ça… on nous parle tellement sur internet de, tu sais le phishing, et puis ce genre de truc et puis on…il y a des gens qui sont réticents.

Moi, j’achète beaucoup par…sur internet avec ma carte bleue, hein.

Marianne: Oui.

Serge: Et tu as des gens qui ne peuvent pas le faire, ça.

Et ils sont un peu réticents à aller voir le site.

C’est dommage parce qu’ils passent à côté de quelque chose.

Ca vaut le coup d’aller voir parce que moi, je suis convaincu que c’est quand même une bonne méthode.

Si j’ai progressé, c’est quand même grâce à ça, hein.

Marianne: Il y aurait deux systèmes.

Alors d’après ce que… le certificat, c’est à la fin de cours.

Donc un cours de quatre semaines donnée par un tuteur qui pourrait…

Serge: Tu es dans le forum LingQ certificate, c’est ça?

Marianne: Oui.

Serge: Et alors, c’est vers la fin le…une des dernières interventions, c’est ça?

De Steve, non?

Marianne: L’avant-dernière.

Serge: L’avant-dernière, d’accord.

Oui.

Marianne: Donc, c’est un certificat à la fin de cours donc un cours de quatre semaines donné par un tuteur.

Et l’évaluation, sans le cours.

Serge: D’accord.

Marianne: Aussi, il faut un minimum d’écrits et puis des discussions pour que le tuteur puisse évaluer, c’est sûr.

Serge: Est-ce que les cours connaissent un grand succès, déjà?

Il faudrait se poser la question parce que si les gens ne veulent pas trop faire…prendre des cours, est-ce qu’ils voudront le faire pour obtenir un certificat?

Je ne sais pas.

Moi, je sais que moi, personnellement, j’ai fait déjà un cours de quatre semaines avec Jonathan, mon tuteur.

Je n’ai pas repris.

Bon là, c’était surtout faute de temps parce que j’avais trouvé ça quand même intéressant.

Quoique je n’avais pas besoin de m’inscrire à un cours pour trouver intéressant et avoir envie de parler avec lui.

La seule différence, c’est que ça t’oblige à le faire quand même…à être un peu plus régulier.

Donc, ça peut être bien dans ce sens sinon on a un petit peu tendance des fois à dire “oh, je n’ai pas envi.

Tiens, je vais plutôt faire ça. “

Marianne: Oui.

En ce moment, c’est ce que je fais.

Je m’inscris à des cours pour…

Serge: Oui, voilà.

Marianne: D’ailleurs, je me suis inscrite là et j’ai commencé aujourd’hui à un cours avec Jonathan.

Serge: Ah oui?

Tu as pris sur quoi?

Sur le voyage en Nouvelle-Zélande, c’est ça?

Marianne: Bien, il n’a que celui là.

Serge: Oui mais le 1, le 2?

Marianne: Le 1, non.

Je commence par le 1.

Serge: Ah oui, parce que j’ai fait le 1 et je ne le voyais plus le 1 et voilà, je voulais attaquer le 2…

Marianne: Oui, c’est intéressant et puis c’est vrai que… Je ne pensais pas que j’allais prendre un cours parce que j’organise bien ce que je veux faire donc, en général, je n’ai pas besoin qu’on me pousse.

Mais, en ce moment, je trouve que c’est très bien d’avoir ce système encadré que…il faut écrire une fois par semaine, avoir une discussion une fois par semaine et puis ça permet…

Serge: Oui.

Marianne: de booster un peu quand on a moins de temps ou…

Serge & Marianne – Assignment to Norfolk, Part 2

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Serge and Marianne carry on speaking about Norfolk and the military. (Serge et Marianne continuent leur conversation sur Norfolk et l’armée en général.) 

Marianne : trois ans… mais alors, après ces trois ans ?

Serge : ben après ces trois ans, si ils sont gentils, ils vont me donner une mutation sympathique !

Et si ils sont pas gentils, ils vont m’envoyer à paris !

Y a beaucoup de chances que ce soit à Paris…

Marianne : mais après, c’est obligé que tu reviennes en France, ou tu peux avoir une autre mutation ?

Serge : je pense… non tu reviens en France.

Après, disons que tu es peut-être mieux placé pour avoir à nouveau un poste… comme çà, à l’étranger, dans le cadre de l’OTAN, ou dans une ambassade.

Peut-être pas tout de suite, et moi, il se trouve que dans trois ans, il me restera à peu près deux ans à faire avant la limite d’âge…

Marianne : la limite d’âge c’est ?

Serge : pour moi ce sera 56 ans.

Je ne peux pas aller plus loin que 56 ans.

Comme je serai à peu près à deux ans…

Marianne : je pensais que dans les services de combat, c’est jeune, la limite d’âge est assez jeune, mais…

Serge : en fait çà dépend des grades, beaucoup, et après çà dépend, au niveau de l’armée de l’air çà dépend si tu es personnel naviguant ou personnel au sol.

Marianne : enfin, 56 ans c’est pas vieux non plus !

Serge : non, c’est pas vieux !

Marianne : pour des personnes au sol, je pensais que c’était plus tard que çà.

Serge : ben disons que c’est pas vieux, mais d’un autre côté, tu es censé quand même intervenir partout dans le monde, je vois difficilement envoyer des gens à plus de 56 ans aller combattre ou…

Marianne : à 57 ans tu vois plus rien, tu peux plus marcher…

Serge : les unités d’élites là, qui sont en Afghanistan en ce moment là… eux, ils sont soumis à la même limite d’âge que moi hein, je parle dans mon grade hein.

Je pense que c’est difficile de…

Marianne : les conditions de vie sont différentes !

Serge : oui, parce que tu sais, quand tu loges sous une tente, que tu as droit à une douche tous les deux jours, parce qu’il faut économiser l’eau, tout çà, c’est dur et arrivé à un certain âge, t’as plus envie, et puis t’as plus envie, t’as envie de rester un peu avec ta famille.

Moi, à la limite, là çà m’intéresse, bon déjà parce que c’est les Etats-Unis, et puis, effectivement je… c’est peut-être la dernière mutation un peu exotique, entre guillemets, que je vais avoir.

Donc c’est une des dernières occasions et je veux en profiter.

Tu vois, j’ai eu la chance d’aller à la Réunion avec mon épouse en début de carrière, bon y a 25 ans de çà à peu près.

Donc on a vécu une expérience particulière, après j’ai eu la chance d’aller à Crozet.

Là, bon c’était seul mais là, c’était vraiment une expérience plus qu’extraordinaire !

Je suis allé à Sarajevo pendant quatre mois, c’est un truc que tout le monde ne peut pas faire donc… je profite de çà quoi.

Marianne : ben dans l’armée y a des avantages et des inconvénients oui et puis çà dépend…

Serge : oui !

Marianne : mais il est vrai que le… ce qu’on peut considérer comme avantage, c’est la vie d’aventure et puis…

Serge : pour celui qui aime oui !

Mais figures-toi que chez nous, il y a des gens qui sont très casaniers !

Marianne : ah oui mais dans ce cas là ils…

Serge : ben oui mais tu as moyen de faire toute une carrière sans bouger de France, sans faire beaucoup de mutations, alors que c’est pas notre vocation mais y a des gens oui, qui arrivent à faire çà…

Marianne : ils se dirigent dans une carrière dans l’armée qui est plutôt casanière.

Celui qui aime l’aventure et bien… s’engage dans une arme qui est plus amenée à partir à l’aventure.

Dans ce cas là, c’est intéressant, et puis la vie entre les militaires est différente que dans le civil.

Serge : mais bon, faut se méfier du mot aventure parce que si tu veux, j’ai quand même vécu un peu des aventures, mais çà n’a rien à voir avec ce que peuvent vivre les gens qui sont en Afghanistan, et là, c’est tout à fait différent quoi !

Et tu as des gens qui ont peur de çà.

Marianne : y a une chose aussi, c’est qu’on voit par exemple des films, et puis les gens s’imaginent, oui l’aventure… mais çà, on ne voit que le bon côté dans les films.

Serge : oui !

Marianne : tu es sûr que…

Serge : c’est différent !

Marianne : voilà, y a quand même beaucoup d’inconvénients et puis tu ne dors pas dans ton lit tous les jours, tu ne manges pas comme tu veux.

C’est sûr que les conditions de vie sont différentes.

Par exemple en Afrique du Sud, ou dans des régions désertiques, où ils passent des mois là-bas, bon çà c’est… faut pouvoir supporter hein ?

Serge : donc l’aventure oui, mais pas à n’importe quel prix !

Marianne : non mais enfin, quelqu’un qui s’engage comme çà il sait à peu près à… ce à quoi il s’attend.

Serge : quand je me suis engagé, je m’étais pas trop intéressé avant à ce que çà allait m’apporter et on le découvre à mesure et puis je suis pas déçu, j’ai pas été déçu mais…

Marianne : pourquoi tu t’es engagé ?

Serge : ben je ne sais pas, je me suis souvent posé la question.

Je ne regrette pas mais je me demande pourquoi !

Non en fait… je crois que j’en avais assez de… j’avais envie de mon indépendance et ben j’ai eu l’opportunité à un moment de… et pis j’ai dit comme çà, je vais gagner ma vie.

Et je crois que c’est cet ensemble de choses qui a fait que je…

Marianne : c’est souvent le cas de toute façon.

Soit c’est… ben c’est financier… soit financier, soit la liberté ou les deux, qui font le choix de l’armée, oui c’est vrai.

Serge : mais bon, je ne regrette pas hein !

J’aurais pu avoir une carrière tout à fait différente si j’avais continué, j’aurais fait un métier tout à fait différent.

Bon est-ce que j’aurais été plus heureux ou moins, je sais pas mais, voilà donc c’est pour çà, je ne me pose pas la question, trop de savoir si j’étais pas rentré dans l’armée, qu’est-ce que j’aurais fait !

Si çà se trouve je serais…

Marianne : çà sert à rien.

Serge : çà sert à rien et je ne regrette pas ma vie…

Marianne : c’était juste une question pour savoir pourquoi.

Serge : oui !

Marianne : pas question que tu regrettes… y a pas besoin d’avoir de regrets, y a de bonnes choses aussi qui se passent dans l’armée.

Serge : quoiqu’on fasse, il faut penser aux bonnes choses.

Marianne : oui, j’ai réfléchi pas mal, mais je n’étais pas faite pour la « grande muette ».

Pendant pas mal de mois j’y ai réfléchi mais…

Serge : l’idéal ce serait de pouvoir faire l’expérience pendant quelques années, puis se dire : « bon, finalement, non, çà va pas !

Allez, on revient en arrière et j’essaye autre chose !

» Malheureusement, on ne peut pas.

Il faut faire des choix, et puis après faut les assumer et… mais bon, l’armée, on n’y est pas lié, on peut quitter tout au long de sa carrière, avec plus ou moins de… d’avantages ou plus ou moins de difficultés, mais on peut la quitter, mais après c’est… faut la volonté, faut pas avoir peur de se lancer parce que… c’est vrai que l’armée à un côté sécurité, question salaire, et çà faisait un peu peur en général de retourner dans le civil.

On se pose plein de questions comme çà.

Marianne : oui, ben tu sais, la vie… c’est pas un chemin bien droit, tout tracé.

Serge : non, non bien sûr, et puis il faut faire des choix et puis après les assumer en essayant de ne pas se tromper mais bon…

Marianne : de toute façon, si on ne se lance pas, si on ne prend pas des risques des fois, ben on ne bouge pas… et puis, faut se lancer pour avoir quelque chose, sinon… on n’a rien.

Bon, il y en a, çà leur convient, çà dépend les personnalités.

Serge : bon ben écoute, je crois que on va arrêter sur ce…

Marianne : sur ce sujet !

Serge : parce que si on va plus profond, on va parler de…

Marianne : oh mais tu sais que quand j’ai écouté le podcast qu’on a fait la semaine dernière, y a plein de choses qui me sont venues en tête… mais c’est vrai qu’il y a des sujets comme çà, oh !

On peut parler pendant des heures et puis après on… parce qu’on peut pas penser à tout, mais des fois çà revient.

D’ailleurs, j’ai remarqué une erreur que tu as faite…

Serge : ah !

Marianne : parce que quand j’ai réécouté, tu disais que dans l’armée, bon y a toutes les armes, y a la marine, y a l’armée de l’air, y a… je ne m’en rappelle plus moi-même… y a l’armée de terre, y a…

Serge : la gendarmerie ?

Marianne : dans l’armée de terre il y a… mince, de quoi on a parlé la semaine dernière ?

Serge : ben y a plusieurs unités, y a les… oui, la cavalerie..

Marianne : voila, c’est çà, c’est que les blindés et la cavalerie, c’est la même chose.

Serge : je ne sais pas.

Marianne : dans la cavalerie il y a… la cavalerie légère et cavalerie lourde, et dans la cavalerie lourde, ce sont les blindés.

Mais çà fait partie de la cavalerie.

Serge : oui d’accord…

Marianne : De gaulle était un cavalier, c’est pour çà qu’il était assez imbu de sa personne et puis que… je me suis peut-être trompé en disant qu’il n’avait pas combattu avant.

C’est pour çà que c’était déjà un diplomate dans l’âme.

Voilà, la cavalerie légère et la cavalerie lourde.

Donc sur ce, je te souhaite une très bonne soirée Serge…

Serge : oui, à toi aussi, merci beaucoup !

Et puis ben, je te tiendrai au courant de l’évolution de mon… mon truc.

Marianne : très bien

Serge : ok, allez, bonne soirée !

Marianne : bonne soirée Serge !

Serge : bye, bye Marianne !

Serge & Marianne – Assignment to Norfolk, Part 1

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Serge and Marianne talk about Serge’s future assignment to Norfolk. (Serge et Marianne parlent de la future affectation de serge à Norfolk.)

Marianne : bonsoir Serge, comment vas-tu ?

Serge : très bien merci.

Et toi ?

Marianne : oh, çà va !

Serge : malgré le mauvais temps ?

Marianne : malgré le mauvais temps, parce que depuis deux jours, il y a de l’orage, plein de pluie.

Bon, il ne fait pas trop froid mais…

Serge : non !

Mais c’est vraiment pas agréable.

Ici aussi c’est… beaucoup de vent, de la pluie.

On a eu un orage de grêle avec des grêlons mais… énormes !

C’était impressionnant.

C’était vraiment énorme !

Cà n’a pas duré longtemps mais çà a bien blanchi la route, comme si il y avait de la neige.

C’était vraiment impressionnant.

Marianne : Y a certaines petites régions… des… régions proches d’ici qui ont eu aussi des orages avec de la grêle.

Pas énorme, mais enfin, c’est quand même…

Serge : c’est les giboulées de mars !

Un petit peu tard mais…

Marianne : les giboulées de mai !

Ce qui est désagréable je trouve, c’est qu’il fait lourd.

D’ailleurs c’est pour çà qu’il y a de l’orage.

Il y a de l’orage la nuit.

Serge : oui, tant qu’à faire !

et qu’il pleuve la nuit !

Et puis avoir une belle journée après.

Marianne : malheureusement il pleut aussi la journée mais…

Serge : j’ai lu ton mail tout à l’heure, avec intérêt !

Je ne connais pas ce feuilleton d’ailleurs mais…

Marianne : tu ne connais pas ?

Serge : non, non, non !

En fait je regarde peu la télé donc, çà doit être pour çà.

Marianne : moi non plus… parce que… d’ailleurs à la télé il y a… la plupart des programmes sont des rediffusions, et puis c’est pas tellement…

Serge : oui

Marianne : intéressant, en tout cas pour moi.

Donc apparemment pour toi aussi.

Mais c’est une… la série que je te parlais, je l’ai déjà vue donc c’est également une rediffusion, mais j’aime bien.

Serge : mais çà se passe donc aux … c’est un feuilleton américain je suppose puisqu’ils…

Marianne : c’est un feuilleton américain… çà concerne… alors JAG, c’est… judge, advocat general.

C’est l’aéronaval, et puis ce sont des avocats, qui s’occupent de différentes affaires dans les procès concernant l’armée… et c’est très intéressant !

Y a des aviateurs, des marines, et puis oui, il y a deux, trois jours, j’ai revu un épisode, et puis là, il y a un de ces… une partie ce cet épisode, qui se passait à Norfolk… et donc, je ne me rappelle plus, je ne me rappelais plus la première fois mais là, vu que tu m’as dit que peut-être tu allais aller à Norfolk, donc j’ai regardé un peu plus la base qu’ils ont montrée, la base aéronavale de Norfolk… çà a l’air d’être énorme !

Ils ont montré l’entrée avec le port… certains bâtiments…

Serge : oui, ben c’est un très, très grand port militaire déjà, puisque j’ai vu qu’il y a les plus gros porte-avions américains qui peuvent y aller, donc c’est un port énorme, parce que les porte-avions américains c’est pas, c’est pas le Charles De Gaulle hein !

C’est la gamme au- dessus !

Oui ben moi j’ai des nouvelles… en fait y a le… le commandement suprême de l’OTAN qui est celui des opérations… qui est à Mons, en Belgique… et à Norfolk, il y a le « Allied Command Transformation », l’ACT, c’est pour la… tout ce qui a trait à l’OTAN, mais je pense qu’ils traitent des problèmes justement de l’évolution de l’OTAN.

Et donc je postulais moi, pour… un poste à l’OTAN, et donc il y avait différents pays, puisque l’OTAN est représentée dans beaucoup de pays, et c’est dans le cadre du désir de… du président Sarkozy, de rentrer dans l’OTAN, mais plus activement puisqu’on n’avait jamais vraiment quitté l’OTAN en pratique mais au moins en tout cas dans ce qui est la partie commandement, et donc les conditions, c’est qu’il voulait que la France récupère des postes importants dans le commandement, dont celui de Norfolk… et je crois aussi un commandement à Lisbonne.

C’était une des conditions pour après fournir du personnel dans tous ces Etats-majors, parce qu’en fait la France fourni beaucoup de personnel militaire à l’OTAN et elle n’était pas représentée, elle était représentée je crois pour un pour cent, par rapport à tous les autres pays.

Marianne : c’est pas énorme…

Serge : voilà, c’était pas énorme et elle fournissait… je crois qu’elle est le cinquième pays en nombre d’hommes qu’elle fourni sur les différents théâtres d’opération.

Donc comme elle a obtenu ces commandements, et bien maintenant il faut qu’elle y mette des petits bonhommes dedans !

Marianne : un petit bonhomme comme toi !

Serge : voilà !

Pas que des généraux !

Il faut aussi, il faut un tas de choses pour qu’un général il fonctionne, il faut plein de choses autour, bon des officiers, des sous-officiers, et donc, moi j’ai eu la chance d’être pris, d’être pré sélectionné on va dire parce que… tant qu’on n’est pas… les fesses dans l’avion, ou même qu’on est arrivé… on sait jamais, des fois que l’avion soit détourné… tant qu’on n’est pas arrivé, on n’est jamais sûr d’y être… donc moi, ce serait Norfolk.

Marianne : çà m’a fait bizarre, c’est que, quand je regardais l’émission, Norfolk, je regardais toute la…bon ils n’ont pas montré toute la base mais c’était vraiment… surtout les bâtiments, là où il y a le port avec certains sous-marins qu’ils ont montré.

Tiens, serge il irait peut-être dans une base comme çà.

Serge : en fait, je ne sais pas où est situé le… je serai dans tout ce qui s’occupe des télécommunications, alors c’est peut-être un endroit à part, qui est placé ailleurs à Norfolk.

Donc je n’en sais pas plus et puis notre état-major aussi, je crois qu’il n’en sait pas plus, il est un petit peu dépassé, parce que Sarkozy, il a voulu vraiment que les choses aillent très, très vite…

Marianne : les changements comme çà, c’est… çà se fait rapidement et puis bon, les informations ne suivent pas toujours.

Serge : puis c’est un petit peu, çà fait un peu peur dans un sens, c’est que… donc moi j’y vais avec ma femme, Anne est obligée de rester en France puisqu’elle fait ses études de médecine, donc on ne peut pas, elle ne peut pas continuer là-bas, elle peut pas faire là-bas, je crois que… tu sais, en fait tu arrêtes une vie ici, pour en recommencer une autre.

Tu tires un trait sur ta vie précédente quand tu pars dans ces conditions, c’est assez dur à gérer, et dans la précipitation on… souvent on part un peu dans le vide, on ne sait pas quel type de logement on va avoir, à quel endroit…

Marianne : c’est vraiment l’inconnu oui !

Serge : à quel moment, oui c’est vraiment l’inconnu.

Je ne sais pas si je vais partir avant elle, en même temps, tu vois, il y a plein de choses je…

Marianne : sûrement avant elle…

Serge : moi, j’ai réussi à avoir des informations, du poste que je vais occuper parce que j’ai des collègues qui travaillent déjà à l’OTAN, il y en a un qui travaille à Bruxelles, donc au quartier général de l’OTAN mais pour l’Europe, et qui, lui connaissait des gens qui s’occupaient des postes sur les différents théâtres, enfin les différents endroits où l’OTAN est présente.

Donc lui, il m’a fourni des informations, je ne sais même pas si l’état-major les a, donc j’en sais un peu plus mais… sinon, c’est vraiment l’inconnu, c’est ce qui fait un peu peur.

Bon, après on a l’habitude nous, de s’adapter aux situations et… bon de toute façon je n’aurai pas le choix, il faudra que je m’adapte.

Donc disons que les choses se précisent, les étapes… çà avance un petit peu dans le parcours du combattant pour… au moment où, tu sais, tu te portes seulement volontaire pour une éventuelle… et au moment…

Marianne : et après tout se précipite…

Serge : et après tout se précipite.

Et là donc, ils nous demandent de préparer… on prépare à l’avance, avant de savoir si vraiment on va être pris définitivement et à la date à laquelle on va y aller, on nous demande de préparer tout.

Tous les papiers pour les demandes de passeport pour les…

Marianne : ben oui, c’est normal !

Parce que après, une fois que tu vas être sélectionné…

Serge : après çà va très vite et puis tu vois, on a droit à un déménagement mais cet après-midi je pensais à tout çà et je disais, mais je ne pourrai pas emmener ma télé, je ne pourrai pas emmener mon ordi parce que c’est du 60 hertz !

Un réveil… en 60 hertz, tu auras des surprises parce que l’aiguille va tourner un petit peu plus vite… et je pense que les télés, ce genre d’appareils, je crois que çà ne peut pas fonctionner à cause de çà…

Marianne : mais sinon, tu peux avoir des sortes de convertisseurs de 220 ou de 110 !

Serge : oui mais là, c’est pas un problème de tension, c’est un problème de fréquence, et là c’est déjà plus compliqué mais… au bout il y a beaucoup d’appareils que tu peux mettre soit sur 110 soit sur 220 mais par contre 50 hertz ou 60 hertz, là c’est beaucoup plus enquiquinant.

Alors on verra, mais bon, çà c’est des choses… disons que c’est pas les premières choses auxquelles il faut penser…

Marianne : çà c’est secondaire.

Serge : parce que d’abord, j’ai à préparer l’examen d’Anglais qu’il y a début juin, parce que le niveau d’Anglais qu’on a… c’est pas qu’il est différent, mais l’OTAN réclame une… quelque chose de différent, çà s’appelle le Stanag 6001, pour Standardization agreement… pour les langues puis qu’il en existe pour tous les sujets, dès que çà touche à l’OTAN, maintenant il y a des standards pour tout !

Et donc, les langues n’y échappent pas et donc c’est un truc un petit peu différent de ce que j’avais passé et il faut que je le prépare quoi.

Il y a un examen oral, il y a de l’écrit, il y a de l’écoute, de la compréhension…

Marianne : mais tu sais à peu près en quoi çà consiste ?

Serge : oui, malheureusement, çà tourne beaucoup sur le militaire et comme j’ai horreur… et je ne connais rien en vocabulaire militaire parce que je ne me suis jamais intéressé…

Marianne : ben oui, tu n’as pas l’occasion de parler en anglais…

Serge : non

Marianne : sur les sujets militaires.

Serge : non, en plus çà ne m’intéresse pas forcément, en tout cas les termes, et puis peut être aussi… parce que je vais avoir beaucoup à faire déjà, c’est pour apprendre les termes techniques, parce qu’en fait, je vais être à priori le seul français au sein des Américains, je crois qu’il y a des Anglais, il y aura peut-être d’autres nationalités en Europe, mais dans tous les cas, ce sera en anglais obligatoire donc…

Marianne : concernant les communications ?

Serge : oui, concernant tout mon travail ce sera… tous les échanges se feront en anglais donc… la technique c’est pas évident, tous les termes techniques… c’est différent, mais bon !

On s’y fait, on apprend tout.

J’ai pas le choix, il faudra que j’y arrive et voilà, donc bon je ne serai pas seul de toute façon, même si c’est des Anglais, bon j’arriverai à communiquer et puis on arrivera à se faire comprendre… à force, tu sais les termes techniques ils reviennent tout le temps et après on les apprend comme çà, à force de rabâcher.

Marianne : faut passer l’examen !

Serge : voilà… donc il y a quand même encore quelques obstacles à franchir et puis… il y a une petite chose qui va jouer en ma faveur… en notre faveur puisqu’on est une quarantaine déjà sur la liste, pas pour le même poste, quarante au total !

Marianne : oui

Serge : comme ils ont beaucoup de mal à trouver le personnel, à trouver les compétences pour tel poste, pour… et puis tous, il faut qu’on ait au départ un niveau d’Anglais… et donc du coup, ils ont du mal à trouver le personnel.

Donc ce qui se passe c’est que le Stanag, ils vont peut-être être…

Marianne : plus souple non?

Serge : plus souple, voilà !

Plus souple sur la correction parce que imagine qu’ils recalent tout le monde !

Quand j’ai été choisi, j’ai réussi à avoir justement la fiche de poste du poste qu’on allait me proposer… par un concours de circonstances je l’ai eue parce que au départ, on me dit : « bien voilà, c’est un poste pour Norfolk, de technicien » !

Moi je me dis : « impeccable, Norfolk, çà ne peut pas tomber mieux » !

Parce que il y avait partout, il y avait la Turquie, l’Italie, il y avait la Belgique donc… oui, tant qu’à faire, autant aller le plus loin possible et dans le pays qui m’attire le plus, donc c’était les Etats-Unis et… deux, trois jours après, on me dit : « ah, mais en fait, vous dépendrez de Norfolk mais vous serez en fait, vous serez à Mons, en Belgique, à côté de Maubeuge » !

Alors là déjà, là çà demande réflexion parce que moi c’est différent, le jour où je veux aller visiter la Belgique, je prends un week-end, et je vais avec ma femme, je prends ma voiture et puis on y va hein, j’ai pas besoin de… alors j’ai dit : « bon ben je réserve ma réponse et puis… » et du coup je me suis renseigné auprès de ce copain qui travaille à l’OTAN, à Bruxelles, et il me dit : « non, non, ils font erreur, ton poste il n’est pas à Mons, il est bien à Norfolk.

» Alors moi, ben j’ai rappelé à Paris, la DRH, la division des ressources humaines.

Je leur ai dit : « écoutez, vous êtes sûr que c’est à Mons parce que d’après mes renseignements, le poste il est bien à Norfolk ».

Et donc ils ont cherché un petit peu : « ben on vous rappelle !

» Et dans l’après-midi, ils m’ont dit : « oui, oui effectivement, c’est Norfolk.

» Mais moi entre temps, j’avais lu la fiche de poste et là, j’avais vu que… ils demandaient des compétences un peu particulières, que je n’avais pas.

Et donc je leur ai dit : « écoutez, au niveau des compétences, d’après la fiche de poste, y a çà qui colle pas, çà qui colle pas, et je dis, moi j’ai bien peur que le poste ne colle pas tout à fait à mon profil.

» Et donc ils ont dit : « bon ben on va essayer de chercher quelqu’un ».

« Et si vous trouvez personne d’autre, bien j’irai quoi !

» Et en fait, c’est ce qui s’est passé, la personne qui gère çà elle m’a appelé, elle a dit : « je ne trouve personne pour vous remplacer !

Marianne : parce qu’il est assez difficile d’avoir une personne qui connaît…

Serge : ben qui connaisse ce qu’ils demandent, qui est le fameux niveau de langue, et qu’il veuille bien y aller.

Et en fait, lui il a trouvé la personne qui à priori était compétente, qui à priori avait les connaissances en langue, mais la troisième condition qui était : « oui je veux bien y aller !

» Celle-là !…

Le gars n’était pas intéressé.

Donc il m’a dit : « j’ai personne !

» Alors j’ai dit : « bon ben je vais y aller parce que, comme j’avais été le premier désigné, j’ai dit, voilà, il faut que je me jette à l’eau quoi, tant pis… »

Marianne : çà va te faire un grand changement là !

Serge : oui, çà va faire un grand changement et puis à priori, c’est pour trois ans.

Serge & Marianne – NATO Appointment, Part 4

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Serge and Marianne continue talking about the army. (Serge et Marianne continue de parler au sujet de l’armée.)

Serge: J’avais une conversation avec un collègue justement à ce sujet.

Quand…suite à la première guerre du Golf, quand elle s’était déclenchée,

Marianne: Oui.

Serge: Donc, les Américains avaient tout de suite décidés d’intervenir et… bon, pour cette guerre effectivement, ç’avait fait l’unanimité.

Il y avait une coalition énorme, les Français en avaient fait partis et de la même façon, ils avaient…avant vraiment qu’on décide d’envahir…enfin, d’aller…oui, d’envahir l’Irak, ce n’était pas encore très décidé.

Il a fallu demander un peu, voir avec l’ONU, enfin tu sais, c’était des…c’était d’abord, au début, plus politique et puis, ils ont essayé de par le biais de la diplomatie et puis bon, enfin bref.

Et, dans le bureau, on avait déjà entendu des échos comme quoi il fallait…ils allaient demander des volontaires pour aller là-bas parce qu’on allait envoyer une coalition donc l’armée française devait être présente, donc l’armée de l’air donc voilà.

Et, dans le bureau moi, je disais “non, il faut absolument, d’abord, il faut la voie diplomatique absolument” voilà et le collègue, il dit “non, mais tu ne te rends pas compte de ce que tu dis.

Ca m’étonne.

Tout est militaire.

Tu devrais…” Je disais “Bien, justement, c’est justement parce que je suis militaire.

On n’est pas là pour faire la guerre.

On est là pour l’empêcher.”

Donc, s’il y a la guerre ok, on est là pour y aller mais au départ, on est quand même là pour empêcher les guerres, pour protéger les gens, pour empêcher les guerres.

Et je dis si la voie diplomatique marche, pourquoi…alors, ils faisaient les fiers parce que les Américains avaient déjà essayé de…avaient déjà décidé d’y aller.

Alors je disais “C’est sûr, vous faites les beaux, là, parce qu’il y a… les Américains, ils ont prévus d’envoyer deux cents ou trois cents mille hommes puisque là, ils avaient mis le paquet les Américains.

Mais nous, l’armée de l’air… enfin l’armée de l’air, l’armée française, on était…on a envoyé, je crois, dix-sept mille…donc c’était, en comparaison des Américains, nous c’était ridicule.

Alors je dis “là, vous faites les beaux parce que vous savez que les Américains sont là.

Maintenant si les Américains décident de ne pas y aller, on va voir si toi, tu es prêt à y aller comme ça et voilà.”

Moi, je ne dis pas qu’il ne faut pas y aller mais si la diplomatie permet de faire aboutir les choses, permet de faire reculer Saddam, pourquoi aller… voilà.

Ce n’est pas une histoire de militaire ou de ne pas militaire.

Je dis d’abord la diplomatie et après oui, les armes.

Marianne: Oui.

Puis de toute façon, en général, comme on entend…en général, il y a beaucoup de critiques concernant l’armée et…l’armée, les guerres et tout ce qui se passe.

Mais qui, en premier, décide de faire la guerre?

Serge: Ah, bien ce n’est pas les militaires.

Marianne: Ce n’est pas les militaires.

Serge: Bien non.

Marianne: Ce sont bien les politiques?

Serge: Bien sûr, oui.

Marianne: Donc, il est bien beau après d’accuser les militaires.

Serge: D’ailleurs, qui a dit, ce n’est pas Clémenceau?

Qui est-ce qui a dit… le grand politique français qui a dit : la guerre est quelque chose de trop grave ou trop important pour la confier aux militaires. “

Marianne: Ah oui.

J’ai déjà entendu ça.

Je ne sais pas.

Serge: C’est un homme politique français qui sous-entendait que la guerre se décide dans les ministères et puis après, voilà.

Marianne: Oui.

Le début d’une guerre mais également la fin parce que même quand une armée n’est pas vaincue, une guerre peut se terminer en vaincu à cause…

Serge: Bien, la preuve chez nous.

Marianne: De la diplomatie, puis…

Serge: Quand on a demandé l’armistice, De Gaulle lui, il n’était pas d’accord et c’est vrai qu’à l’époque, avec notre empire qu’on avait puisqu’on appelait ça un empire en Algérie, on pouvait très bien se replier en Algérie et continuer la guerre, hein.

Il n’y avait aucun problème.

Marianne: Il y avait avec De Gaulle, il y a eu aussi quand même certains…je ne suis pas à fond pour De Gaulle.

Non, il y a certaines qui…

Serge: Pourtant lui, il voulait la continuer la guerre, hein.

Marianne: C’était un politique en premier.

C’était un militaire mais au sein du gouvernement.

Au départ, il n’avait pas combattu et il s’est replié avec le…il était avec…le gouvernement était à Bordeaux et il s’est réfugié en Angleterre.

Serge: Objection, votre honneur!

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: Objection, votre honneur.

Il était…il commandait un régiment de chars où il a fait des exploits.

Avec très très peu de chars, il a réussi à tenir tête aux Panzers qui étaient les meilleurs chars du monde et après, il a été appelé au gouvernement….

Marianne: Tu as lu son livre?

Serge: Comme ministre de la guerre.

J’ai lu son livre et j’ai lu Max Gallo.

Marianne: Un livre qui…oui.

Serge: Il me semble bien.

Maintenant,…

Marianne: Oui.

Serge: Tu as peut-être raison.

Je crois que d’abord, il a commandé un régiment de chars.

Il était lieutenant-colonel et il a…bon, on n’a pas pu résister aux Allemands.

Ils avaient une supériorité telle que…et après, effectivement il a été appelé au cabinet, au ministère de la guerre.

Marianne: Oui.

Serge: Et là, bon bien il y a eu les épisodes de retrait du gouvernement sur Bordeaux et puis après l’armistice et après l’installation à Vichy.

Bon, entre-temps lui, il avait gagné l’Angleterre.

Maintenant, c’est à vérifier, Marianne.

Marianne: Bon, peut-être que j’ai fait une erreur s’il n’a jamais combattu auparavant.

Bon, je ne suis pas sûr à 100 pour cent donc peut-être que…

Serge: En 14-18, il était lieutenant, et après il a fini capitaine et là il était prisonnier et d’ailleurs, ça l’a miné terriblement parce qu’il était prisonnier très tôt dans la guerre et en fait, il a été libéré à la fin de la guerre.

Il n’a pas pu…il a tenté de s’évader, je crois mais il n’a jamais pu et ça, ça l’a vraiment miné parce que lui, il voulait aller au combat.

Et d’ailleurs son chef de corps c’était le colonel Pétain à l’époque, et d’ailleurs il ne s’entendait pas trop bien avec lui, enfin bref.

Et en 40 donc lui, il avait une doctrine que l’utilisation des chars qui était tout à fait différente de celle qui était préconisé par nos anciens de 14 justement les Pétain et compagnies qui étaient encore les…à l’ancienne école où eux, ils voulaient mettre des chars un petit peu partout pour…

Marianne: Mais moi, j’avais entendu aussi que son livre était un peu copié sur…comment il s’appelle le général allemand, là?

Je ne me rappelle plus.

Serge: Rommel?

Celui qui commandait les Panzers?

Marianne: Non.

Oui, non.

Ce n’était pas Rommel.

Serge: Pas Rommel?

Ah, je ne sais pas.

Marianne: Ah, je ne sais plus.

Oh, je ne me rappelle plus son nom, bon c’est bon.

Je ne me rappelle plus, j’ai un trou.

Non bon, peut-être qu’auparavant concernant la guerre de 14 ou avant sa prise en fonction au gouvernement, je ne suis pas sûr donc tu as peut-être raison là-dessus parce que je ne peux pas affirmer.

Par contre, il y a une chose que je suis sûr parce qu’il y a eu un décret, c’était au journal officiel.

Serge: Oui.

Marianne: C’est que bon, déjà le gouvernement s’est replié à bordeaux.

Serge: Oui.

Marianne: Il a profité d’une visite d’un Anglais.

Alors je ne sais plus si c’était un militaire ou un membre du gouvernement anglais qui était venu à Bordeaux et il en a profité pour partir là-bas.

Serge: Oui.

Marianne: Et puis on dit le général De Gaulle mais quand il est revenu en France en tant que libérateur, il n’était pas général.

Il a gardé son uniforme même en tant que président mais il n’était pas général parce qu’il a été nommé colonel…

Serge: Objection votre honneur.

Marianne: Tu objecteras après.

Il a été nommé colonel à titre temporaire et quand il est parti, il y a eu un décret, il a…attends, non.

Il était colonel, il a été nommé général à titre temporaire, voilà.

Ensuite, il est parti en Angleterre, enfin il y a eu un schmilblick et puis le gouvernement qui était avant Vichy…

Serge: Oui.

Marianne: Donc, les lois du temps de Vichy ne sont pas valables mais celles d’avant, oui.

Et à ce moment-là, ça été fait avant Vichy.

Donc, il a été remis au grade de colonel et défait de l’armée.

Serge: D’accord.

Marianne: Donc, il n’était plus général et plus membre de l’armée quand il était au gouvernement.

Serge: Voilà, c’est…d’accord.

Le problème, c’est que je pense que comme, et ça il l’a annoncé officiellement qu’il ne reconnaissait pas le gouvernement qui avait déposé les armes.

Il ne reconnaissait pas ce gouvernement, je pense qu’il a estimé qu’il n’était pas tenu d’appliquer les trucs là.

Je ne veux pas lui donner tort ou raison, je ne sais pas.

Et par contre, je confirme qu’il a bien décollé de Bordeaux parce que nous, on célèbre chaque année, le 17 juin…parce qu’en fait, il a décollé le 17 juin et il a fait son appel depuis la radio Londres le 18 juin mais il a décollé de Bordeaux effectivement avec un…oui, un…alors, je ne peux dire si c’était un diplomate ou un militaire.

Oui, je crois que c’était un diplomate anglais effectivement.

Il a profité d’un avion anglais qui était donc…pourquoi il était là, je ne sais pas exactement mais.

Marianne: Et normalement, il n’aurait pas dû partir.

Serge: Voilà.

Et il est parti donc un peu en catimini parce que lui, il voulait continuer la guerre.

Marianne: Oui.

Parce qu’au moment où l’anglais est parti, il a dit au revoir et puis…

Serge: Oui, tout à fait.

Marianne: Et au moment où l’avion allait décoller lui, il est parti à toute vitesse…enfin, il est monté à toute vitesse.

Serge: Au dernier moment, voilà.

Marianne: Oui.

Serge: Voilà parce que nous chaque année, le 17 juin à Bordeaux, sur la base aérienne, on fait une cérémonie justement pour commémorer son…le départ du général De Gaulle le 17 juin pour Londres.

Et donc…et après, on fait le 18 juin la cérémonie de l’appel du 18 juin, c’est…voilà.

On aime ça, nous, les cérémonies.

Voilà.

Marianne: Oui enfin, il y a beaucoup de choses, de pour, de contre, de bien, de pas bien.

Serge: Oui, ça.

On ne peut pas…de toute façon, on ne peut pas juger les gens à partir du moment où on n’a pas vécu cette période.

Marianne: Non.

Serge: Qu’est ce qu’on aurait fait, nous, à la place?

C’est difficile à dire.

C’est facile de condamner les gens mais quand tu te retrouves dans la situation, tu sais, on dit les gens qui…

Marianne: Mais tu sais que…

Serge: Il y en a qui parlent mais…

Marianne: Il y en a quand même qui se permettent de condamner et de juger.

Serge: Bien sûr.

Marianne: Hein ?

Et puis on n’a même pas le droit de dire “oui, mais attendez.

On ne peut pas savoir…” etc.

Non, c’est un fait établi, on doit condamner et il y en a qui se permettent à ça et ça, ce n’est pas normal.

On peut condamner dans un certain sens et pas dans l’autre et ça, ce n’est pas juste.

Serge: Oui.

Marianne: Et il y a certains autres faits qui n’ont rien à voir avec la seconde guerre mondiale hein, mais d’autres faits plus tard…de toute façon, le monde est plein de péripéties, hein.

Donc, par contre là, c’est…il y a des choses, bon…Bien, on va arrêter là.

Serge: Oui.

Ca pourra faire le sujet d’un autre débat.

Marianne: Oui.

Serge: On va dire au revoir à tous le monde en espérant que ce sujet va intéresser les gens.

C’était agréable, c’était intéressant.

Marianne: Oui, bien sûr.

J’ai bien apprécié de parler de tout ça avec toi.

Serge: Oui, moi aussi parce que, pour une femme, je trouve que tu t’y connais beaucoup en choses militaires.

Marianne: J’aime bien.

Serge: Oui.

Marianne: J’ai même appris comment se…comment?

Est faite une grenade.

Serge: Wow, mais tu aurais dû faire une carrière dans l’armée.

Qu’est- ce que tu fais dans l’éducation nationale?

Marianne: Tu sais que j’aurais aimé et j’y ai réfléchi pas mal de temps quand j’avais, bien, dans les 18-19 ans.

Serge: Oui, au moment où tu aurais pu.

Oui, c’est vrai.

Marianne: Oui, j’y ai réfléchi pas mal de temps et j’étais intéressé par l’armée de l’air, justement.

Serge: Wow!

Ca se trouve, on aurait été collègues, tu te rends compte?

Marianne: Ca m’intéressait pas mal donc, j’y ai bien réfléchi et puis bon, bien j’ai laissé tomber.

Serge: Et tu aurais peut-être même officié.

Si ça se trouve, tu serais peut-être en train de me donner des ordres.

Tu serais peut-être mon chef.

Non, finalement tu as bien fait de prendre l’Education Nationale.

Marianne: Ca ne s’est pas fait mais c’est vrai que l’armée, j’aime bien.

Serge: Oui.

Marianne: Et je fais même mon lit au carré alors tu vois.

Serge: Ah, en effet.

Oui alors.

Marianne: Il y a longtemps….oh, pas mal de temps, une fois mon père, il me regarde faire mon lit, il me dit “fais voir, qu’est ce que tu fais… ton lit.”

“Oui, oui, je le fais comme ça. “

Serge: Moi, j’ai contourné le problème.

Nous, on a une couette alors, c’est plus simple.

Marianne: Ah oui.

Serge: Alors, le lit au carré…

Marianne: Ca change un peu parce que quand tu es vraiment…

Serge: Oui.

Je l’ai fait plus d’une fois, bien dis donc…le lit au carré.

Marianne: Quand tu n’es pas chez toi…Bien voilà, c’est… J’aime bien.

Serge: Ok, bien écoute, à l’occasion, on reparlera de…

Marianne: Bon bien, j’espère que si jamais tu vas à Norfolk, on pourra se contacter parce ce que les…il y aura une différence d’heures.

Serge: Oui, mais de toute façon, si c’est bon je pense que juillet-aout, je vais passer en free à… en gratuit à LingQ pendant au moins deux mois parce que je ne pourrais probablement pas trop y aller et là-bas, je…bon je compte prendre internet.

Je ne sais pas du tout comment ça va se passer, si j’y vais hein toujours, bon je croise les doigts, si j’y vais et je compte reprendre les cours pour continuer à LingQ parce que ce n’est pas parce que je serais là-bas que je vais avoir d’un coup la science infuse et puis que je vais parler couramment anglais.

Non, je sais que…

Marianne: Ca aidera.

Serge: Et on aura quoi?

6 heures, un truc comme ça?

Marianne: 6 heures, oui.

Serge: Oui, 6 heures bon, bien il n’y a pas de souci.

Enfin, il n’y a pas de souci…je ne connais pas mes horaires mais on trouvera bien à l’occasion.

Marianne: Oui.

Bon, bien je croise les doigts pour toi.

Serge: Merci, c’est gentil.

Marianne: Donc, et bien on va se dire au revoir.

Serge: Pour de bon cette fois-ci.

Marianne: Oui.

Je te souhaite une très bonne soirée.

Serge: Merci.

A toi aussi.

Marianne: Merci de cette très bonne discussion.

Serge: Oui, c’était super sympa.

Marianne: Oui.

Ok, j’espère que ça va intéresser tous le monde et puis…

Serge: Pas de problème.

C’est les narrateurs qui font la discussion donc ça ne peut être que…ça ne peut qu’intérésser les gens.

Allez!

On ne va pas se jeter des fleurs plus longtemps.

Bonne soirée, Marianne.

Merci et puis, à bientôt.

Marianne: Au revoir, à bientôt.

Serge: Ok, au revoir.

Bye, bye.

Marianne : Bye.

Serge & Marianne – NATO Appointment, Part 3

Study the transcript of this episode as a lesson on LingQ, saving the words and phrases you don’t know to your database. Here it is!

Serge and Marianne continue talking about the army. (Serge et Marianne continue de parler au sujet de l’armée.)

Marianne: Hey, tu…je reviens sur ton sujet.

Tu connais les grades de l’armée aux Etats-Unis?

Serge: Disons que…

Marianne: Parce que tu peux les trouver sur internet.

Serge: Je les ai mais je viens de te dire que j’aime même mieux.

J’ai les grades de toutes les armées, de tous les pays membres de l’Otan alors inutile de dire que c’est absolument impossible à….parce que quand tu apprends un grade, ce n’est pas seulement un grade qu’il faut apprendre, c’est l’insigne qui lui correspond.

Marianne: Oui.

Serge: Alors de tous les pays, on est…c’est absolument impossible à se souvenir.

Le seul moyen, c’est si tu travailles toujours avec les mêmes personnes du même grade, à force tu vas savoir mais là, je peux t’en avouer des pages entières, sachant que dans chaque arme… parce que dans une armée d’un pays, en général il y a une armée de l’air, une marine et une armée de terre.

En général, parce qu’il y a des pays qui n’ont pas de marine ou qui n’a pas l’armée de l’air parce qu’ils sont trop petits.

Et, en général, les grades ça va de…il y a beaucoup de grades, on va dire, donc c’est quasiment impossible de se souvenir de tout et déjà pourquoi apprendre des grades sans savoir si je vais travailler avec ces gens-là.

Si, je peux apprendre aux Etats-Unis mais eux, c’est assez compliqué.

Ils ont…déjà, il y a peu d’équivalence, en tout cas chez les sous-officiers et ils ont des…comment dire, c’est un peu plus détaillé.

Ils font la différence entre un sous-officier qui travaille sur avion ou un sous-officier qui ne travaille pas sur avion.

Ca fait deux grades différents, alors que nous, c’est…on a un grade et après c’est la spécialité qui fait que tu travailles sur avion ou tu ne travailles pas sur avion ou tu as un autre métier.

Le grade à la base est le même.

Eux, non il y a des différences entre les navigants, non-navigants, tu vois.

Voilà, et ça à la limite, je vais attendre de savoir si j’ai le poste et après, je pense que c’est des questions qu’on peut poser en disant dans quelle…quels types de personnes on va travailler, quels grades, ce sera de quelle arme parce que suivant les armes, les appellations sont différentes.

Marianne: Oui

Serge: Moi, par exemple, je peux dire que dans l’armée française, je connais très très peu les grades de la marine qui sont…la marine, c’est un corps particulier parce que la marine, on appelle ça la Royale.

C’est un…c’est une arme qui est très très ancienne qui avait une tradition…qui a beaucoup de traditions en tous cas en France, je ne sais pas dans les autres marines mais, en France, il y a beaucoup de traditions dans cette arme.

Ils sont…c’est très très spécial de travailler avec des marins.

Marianne: Oui.

Serge: Ils ont…oui, c’est…et donc, je ne connais pas…si, je connais comme ça les grades mais il y a certains moments, je ne sais pas comment on appelle…ils ont des différentes appellations, c’est à dire qu’ils appellent…c’est à dira que le commandant d’un bateau, tu l’appelles toujours commandant.

Il…pourtant, il peut porter des gallons de…qui sont équivalents à des gallons de lieutenant ou alors il peut porter des gallons de colonel.

Par exemple, le commandant du Charles de Gaulle, c’est…il a cinq barrettes, comme on dit, c’est colonel c’est à dire au-dessus… après, c’est général.

Mais un…le…celui qui commande un bateau, une petite frégate, hein et bien lui, il va être…il aura des gallons de commandant si tu veux.

On lui dit à lui aussi commandant, comme on dira commandant au colonel.

Donc tu vois, alors ils ont une tradition lors déjà, tu sais dans la marine, je ne les connais pas bien alors à fortiori dans les autres armes…

Marianne: Mais même dans l’armée de terre parce que suivant les armes, oh je ne sais plus exactement si c’est lieutenant ou je ne sais quoi, mais

Serge: Il y a quelques différences

Marianne: Je crois que c’est l’infanterie de marine comparé à la cavalerie, ou quelque chose comme ça, il y a deux gallons qui sont dorés dans une arme et qui sont exactement au même grade mais qui sont argentés dans l’autre arme.

Serge: Oui, mais ça existe…oui, et tu sais comment on fait la différence?

Il suffit de…pour savoir si…la couleur, il suffit que tu regardes la couleur des boutons de la veste.

En fait, les gallons sont de la couleur opposée aux boutons de la veste parce qu’on peut avoir des boutons couleur argent ou des boutons couleur…c’est complètement cul-cul, hein mais ça c’est…et donc, suivant la couleur des boutons, la couleur des grades changent mais, effectivement, tu as raison le nombre de gallons reste le même.

Il y a toujours pour un lieutenant, il y a…

Marianne: Il y a des erreurs même dans l’armée française.

Il y en a certains qui voient…si c’est doré, ils disent c’est tel grade.

Oui, mais suivant l’arme, c’est autre chose.

Serge: Et puis, il y a des appellations différentes, effectivement.

Marianne: Il y a sergent et maréchal des logis.

Serge: Oui, alors ça, voilà.

Marianne: Sergent dans l’armée de terre et puis maréchal… attend, non.

C’est…

Serge : Non, l’inverse.

Marianne: Sergent, c’est dans l’infanterie de marine et puis maréchal des logis, c’est dans la cavalerie, je crois.

Serge: Oui et aussi dans la gendarmerie.

Marianne: Ah bon?

Serge: Voilà, oui.

Et puis nous, dans l’armée de l’air, c’est sergent voilà.

Donc, c’est vrai qu’il y a des appellations différentes.

Marianne: Donc, dans l’armée de l’air et l’infanterie, c’est pareil.

Serge: Oui, alors tu dis ça à un gars de l’infanterie et tu dis ça à un gars de l’armée de l’air, il va te voler dans les plumes.

Marianne: Oui, c’est le cas de le dire.

Serge: De la même façon que nous, dans l’armée de l’air, pour nous quelqu’un qui appartient à l’armée de l’air on appelle ça un biffin.

C’est une très très grosse erreur, il ne faut surtout pas leur dire ça.

Parce qu’effectivement, l’armée de terre, il y a la cavalerie, il y a les blindés, il y a les transmissions…

Marianne: Les marsouins…

Serge: Voilà, et eux, il ne faut pas leur dire biffins parce que, pour eux, le biffin c’est le fantassin, c’est à dire, c’est une arme dans l’armée de terre et ils se vexent très facilement, voilà.

Marianne: Tu sais, l’infanterie de marine et la marine ne vont pas tellement ensemble et puis alors la cavalerie…

Serge: Je sais parce que l’infanterie de marine, ça n’appartient pas à la marine.

Marianne: Non, c’est l’armée de terre.

Serge: C’est l’armée de terre.

Mon frère, il est colonel dans l’infanterie de marine donc je…

Marianne: Et ils ne s’entendent pas vraiment avec la marine.

Serge: Euh, oui.

Enfin, ils n’ont spécialement d’atomes crochus.

Marianne: Non.

Serge: Personne ne s’entend avec la marine, je vais te dire.

Ils sont trop particuliers.

Marianne: Oh, la cavalerie est spéciale aussi, hein.

La marine, c’est un peu…je dirais que c’est pire mais la cavalerie, c’est aussi spéciale.

Serge: Parce que chaque arme a ses traditions et dans chaque arme…

Marianne: Bien, la cavalerie…enfin, la marine et la cavarelerie, ils ont gardés leurs traditions anciennes qui datent du temps de Napoléon ou de je ne sais quand.

Serge: Oui, la cavalerie, ils sont…ils chargent encore au sabre à l’air de la bombe atomique, hein.

Marianne: Les gradés, les …comment?

Les gradés, ils sont encore avec leurs idées anciennes, enfin, je ne peux pas parler de maintenant et puis, en plus, je n’étais pas dans l’armée mais…

Serge: Mais c’est vrai.

Marianne: Mais ils ont quand même un état d’esprit assez ancien et puis rigide.

Serge: Dans la marine…

Marianne: Il faut parler…les gradés, ils parlent à leurs soldats à trois mètres de distance si ce n’est pas plus.

Serge: Et dans la marine, c’est flagrant parce que sur un bateau, par exemple, tu ne…quand tu…au mess, il y a des salles réservées pour chaque grade.

Il n’y a pas…il est hors de question que si tu ne fais pas parti de…du grade, que tu ailles manger dans ce mess.

Alors que dans l’armée de l’air, bon il y a les mess des officiers, le mess des sous-officiers, le mess des hommes du rang.

Maintenant, ça a même un peu changé parce que pour des raisons, d’ailleurs plus souvent budgétaires, ils appellent ça maintenant des mess mixtes, c’est à dire que les sous-officiers et hommes du rang mangent ensemble et les officiers ont un mess à part.

Mais, bien souvent, il y a des officiers qui viennent manger chez nous et…

Marianne: Dans l’armée de l’air?

Serge: Oui, oui et nous, on ne s’en offusque pas du tout, on… voilà.

Alors que dans la marine, mais c’est…

Marianne: Oh, mais ça vient pas de vous mais ça vient des officiers, c’est étonnant.

Serge: Non, non.

Nous, non.

Oh bah, tu sais…

Marianne: Oh, peut-être dans l’armée de l’air.

Je ne sais pas les autres armes mais…

Serge: Tu sais que 80 % des officiers, oui 70 à 80 pour cents des officiers, en tout cas dans l’armée de l’air, sont issus des sous-officiers donc euh…

Marianne: Ca, c’est bien.

Serge: Ils savent un petit peu d’où…oh, pas tous, il y en a qui ont oubliés qu’ils venaient…d’où ils venaient et puis, ils ont tendance à nous regarder de haut après mais ce n’est pas le cas de tous le monde et tu en as qui sont resté très sympas et qui préfèrent manger avec nous qu’avec leurs collègues, voilà.

Mais ça dans la marine….

Marianne: Je ne sais pas mais ces officiers là sont plus appréciés.

Serge: Bien oui.

Marianne: Et puis c’est peut-être un peu pour ça, la différence entre la cavalerie et puis la marine, c’est qu’il y a vraiment une différence entre les officiers avec les sous-officiers et puis les hommes de troupes parce que les officiers se mettent vraiment à part, à part.

Ils se sentent supérieurs aux autres.

Alors que dans d’autres armes, je ne connais pas toutes les armes mais, admettons l’infanterie de marine, les officiers se mêlent un peu plus avec les sous-officiers, les hommes de troupes.

Serge: Bien parce que l’infanterie de marine, c’est…moi, je comparerais ça, si tu veux, un petit peu aux marines aux Etats-Unis.

C’est un corps d’élite.

Marianne: Oui.

Serge: C’est un corps qui…

Marianne: Bien, de toute façon, les deux armes…excuse moi de te couper, les deux armes qui sont les plus envoyés en opération, c’est…ce sont l’infanterie de marine et puis la légion.

Serge: La légion, voilà.

Donc, c’est pour ça que ce sont des gens qui sont sur le terrain, qui sont en premières lignes.

Marianne: Oui.

Serge: Et tu vois, on a vu en Afghanistan dernièrement, il y a eu 10 morts du côté français et dans ce genre d’armes, les officiers, ils sont avec leurs hommes.

Marianne: Oui.

Serge: Ils ne sont pas à l’arrière, avec la radio à donner des ordres.

Ils sont au casse-pipe avec eux.

Marianne: Oui.

Serge: Et ils ont des pertes au niveau des officiers.

Ce qui fait que, obligatoirement bie, quand tu sais que ton officier il est, bien il est avec ses hommes, qu’il risque sa vie avec eux.

Marianne: Oui.

Serge: Tu ne le regardes pas de la même façon.

Dans l’armée de l’air, bon je ne vais pas trop tailler parce que, j’espère que nos conversations ne sont pas trop écoutée mais sinon je vais avoir des ennuis.

Marianne: Bien, tu as le devoir de réserve donc…

Serge: Voilà.

Oui, justement!

Marianne: Tu peux te taire, si tu veux.

Serge: Oui.

Non mais bon, disons que nous, l’armée de l’air c’est un…c’est particulier, toutes les armées de l’air c’est ça.

C’est…ils sont là pour le support pour transporter les troupes déjà et pour le support des troupes au sol donc ils ne sont pas vraiment en contact avec l’ennemi.

Marianne: Oui.

Serge: Je parle sur le terrain, par exemple en Afghanistan, avec les Talibans.

L’armée de l’air sera rarement en contact avec eux.

Marianne: Oui, ce n’est pas la même chose.

Serge: Oui, hormis le fait que bon, la guerre, elle n’est pas… elle ne se déroule pas comme une guerre classique, c’est à dire…tu sais, les attentats-suicides, ça touche tous le monde donc c’est vrai que des militaires de l’armée de l’air peuvent très bien être touchés parce qu’ils ont balancé un véhicule sur une base aérienne.

Marianne: Oui.

Serge: Mais quand c’est une guerre un peu plus classique comme il y avait… les dernières guerres qu’on a eu que ce soit le Viêt-Nam, l’Indochine, la deuxième guerre mondiale, c’était plus classique.

Donc, c’est vrai que les gens de l’armée de l’air étaient moins exposés que les biffins, hein, que l’armée de terre qui, eux, étaient vraiment en contact avec l’ennemi.

Donc c’est clair qu’un officier, s’il n’était pas avec ses hommes…c’est dur d’envoyer tes hommes au casse-pipe si tu n’es pas avec eux donc il y allait et donc il courait les mêmes risques qu’eux et donc, ils étaient vus différemment.

Alors que, dans les autres armes, c’est peut-être un peu différent, tu vois.

Je pense que ça met un peu de ça aussi.

Marianne: Actuellement, je ne sais pas comment ça se passe vraiment.

Si ça vraiment changé dans l’armée parce que…

Serge: Ca évolue, ça évolue donc, c’est obligé.

Ca évolue puisque les mentalités évoluent.

Et puis depuis qu’il n’y a plus la conscription, c’est une armée professionnelle, là aussi, ça…les choses ont beaucoup changées.

C’est…bon en bien, en mal, je ne sais pas.

Je ne peux pas dire, c’est difficile mais

Marianne: C’est très bien parce qu’il est…je trouve que c’est…on ne peut pas demander à ses hommes de faire quelque chose si…

Serge: Si on n’est pas capable.

Marianne: Si, en tant qu’officier, tu es là à les regarder ou alors tu es…

Serge: C’est la première règle, ça.

C’est la première règle, montrer l’exemple et ne pas demander à ses hommes quelque chose…

Marianne: Malheureusement…

Serge: Que tu n’es pas capable de faire.

Marianne: Oui.

Serge: Et c’est vrai que ça se perd.

Marianne: Maintenant, je ne sais pas mais malheureusement avant, dans certaines armes, c’étaient comme ça.

Et même pendant des exercices, et bien aux hommes, hommes de troupes, on demandait de faire quelque chose et puis les… même les sous-officiers devaient être dans les véhicules alors que les hommes de troupe couraient.

Non, tu ne peux pas demander à…de faire quelque chose, d’avoir de l’endurance, alors que toi, tu es bien tranquille.

Ce n’est pas tellement…D’ailleurs, à l’époque de la guerre de 40, il y a un officier que je trouve avec tous les documentaires, les films qu’on a vu et tout ça, il y a un officier que j’admire moi, c’est Patton.

Serge: Oui, enfin c’est controversé mais…

Marianne: Bien sûr mais c’était…malgré les défauts qu’il ait pu avoir…

Serge: Oui.

Marianne: C’était un homme de terrain, qui était avec ses hommes et qui, vraiment, avait des capacités pour se battre et c’est quelqu’un qui était vraiment…

Serge: Il a cette réputation et d’ailleurs…

Marianne: Tous le monde n’est pas parfait et même s’il avait ses défauts, c’était quelqu’un de vraiment capable.

Serge: J’ai eu l’occasion d’écouter son…sur un site, je ne sais plus quel site, où ils avaient…il y a eu un film sur Patton, hein.

Marianne: Oui.

Serge: Bon, je ne sais plus quel acteur américain à jouer le rôle de Patton mais…

Marianne: Non, mais il le jouait très bien.

Serge: Ou.

Il avait un accent très particulier et j’ai essayé d’écouter donc, le…un fameux speech qu’il fait dans ce film qui a réellement…

Marianne: Mais d’ailleurs, je crois qu’il y en a un dans la librairie de LingQ.

Serge: Oui, bien oui.

C’est peut-être là que…oui, je…

Marianne: Oui, c’est les fameux discours de plusieurs personnes.

Serge: Oui, voilà.

Et je l’ai pris et donc, bon il était assez vulgaire et…

Marianne: Oui.

Serge: Et ce n’est pas évident à comprendre.

Il faut…il à un accent particulier, il utilise beaucoup d’argot et c’est ce qui fait que, effectivement, il était plus proche des hommes.

C’est qu’il n’était pas collé-monté et cul-serré et il était…il parlait crument et voilà.

Bon, par contre, on lui reprochait aussi d’être quand même un peu trop dur envers ses hommes.

Marianne: Il exigeait beaucoup, oui.

Serge: Oui, voilà.

Il exigeait beaucoup bon, c’est vrai que lui, il se…ne ménageait pas non plus sa peine et il était, comme tu dis, en premières lignes donc ça aide, mais voilà.

Marianne: On ne fait pas la guerre avec des fleurs.

Serge: Non, bien non.

Marianne: Malheureusement.

Serge: Ou heureusement!

Enfin, je ne sais pas.

Marianne: Non enfin, je veux dire malheureusement, quand il y a la guerre bon, elle est là et puis bon, il faut faire face hein.

C’est…

Serge: Tu sais les guerres propres, ça n’existent pas.

Marianne: Non.

Malheureusement, il y a des dégâts collatéraux et puis, c’est comme ça.

On fait avec et il faut faire au mieux.

Serge & Marianne – NATO Appointment, Part 2

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Serge speaks with Marianne about a possible appointment with NATO in Norfolk. (Serge parle avec Marianne de sa possible affectation à Norfolk, au sein de l’Otan.) 

Marianne: Hey, tu…je reviens sur ton sujet.

Tu connais les grades de l’armée aux Etats-Unis?

Serge: Disons que…

Marianne: Parce que tu peux les trouver sur internet.

Serge: Je les ai mais je viens de te dire que j’aime même mieux.

J’ai les grades de toutes les armées, de tous les pays membres de l’Otan alors inutile de dire que c’est absolument impossible à….parce que quand tu apprends un grade, ce n’est pas seulement un grade qu’il faut apprendre, c’est l’insigne qui lui correspond.

Marianne: Oui.

Serge: Alors de tous les pays, on est…c’est absolument impossible à se souvenir.

Le seul moyen, c’est si tu travailles toujours avec les mêmes personnes du même grade, à force tu vas savoir mais là, je peux t’en avouer des pages entières, sachant que dans chaque arme… parce que dans une armée d’un pays, en général il y a une armée de l’air, une marine et une armée de terre.

En général, parce qu’il y a des pays qui n’ont pas de marine ou qui n’a pas l’armée de l’air parce qu’ils sont trop petits.

Et, en général, les grades ça va de…il y a beaucoup de grades, on va dire, donc c’est quasiment impossible de se souvenir de tout et déjà pourquoi apprendre des grades sans savoir si je vais travailler avec ces gens-là.

Si, je peux apprendre aux Etats-Unis mais eux, c’est assez compliqué.

Ils ont…déjà, il y a peu d’équivalence, en tout cas chez les sous-officiers et ils ont des…comment dire, c’est un peu plus détaillé.

Ils font la différence entre un sous-officier qui travaille sur avion ou un sous-officier qui ne travaille pas sur avion.

Ca fait deux grades différents, alors que nous, c’est…on a un grade et après c’est la spécialité qui fait que tu travailles sur avion ou tu ne travailles pas sur avion ou tu as un autre métier.

Le grade à la base est le même.

Eux, non il y a des différences entre les navigants, non-navigants, tu vois.

Voilà, et ça à la limite, je vais attendre de savoir si j’ai le poste et après, je pense que c’est des questions qu’on peut poser en disant dans quelle…quels types de personnes on va travailler, quels grades, ce sera de quelle arme parce que suivant les armes, les appellations sont différentes.

Marianne: Oui

Serge: Moi, par exemple, je peux dire que dans l’armée française, je connais très très peu les grades de la marine qui sont…la marine, c’est un corps particulier parce que la marine, on appelle ça la Royale.

C’est un…c’est une arme qui est très très ancienne qui avait une tradition…qui a beaucoup de traditions en tous cas en France, je ne sais pas dans les autres marines mais, en France, il y a beaucoup de traditions dans cette arme.

Ils sont…c’est très très spécial de travailler avec des marins.

Marianne: Oui.

Serge: Ils ont…oui, c’est…et donc, je ne connais pas…si, je connais comme ça les grades mais il y a certains moments, je ne sais pas comment on appelle…ils ont des différentes appellations, c’est à dire qu’ils appellent…c’est à dira que le commandant d’un bateau, tu l’appelles toujours commandant.

Il…pourtant, il peut porter des gallons de…qui sont équivalents à des gallons de lieutenant ou alors il peut porter des gallons de colonel.

Par exemple, le commandant du Charles de Gaulle, c’est…il a cinq barrettes, comme on dit, c’est colonel c’est à dire au-dessus… après, c’est général.

Mais un…le…celui qui commande un bateau, une petite frégate, hein et bien lui, il va être…il aura des gallons de commandant si tu veux.

On lui dit à lui aussi commandant, comme on dira commandant au colonel.

Donc tu vois, alors ils ont une tradition lors déjà, tu sais dans la marine, je ne les connais pas bien alors à fortiori dans les autres armes…

Marianne: Mais même dans l’armée de terre parce que suivant les armes, oh je ne sais plus exactement si c’est lieutenant ou je ne sais quoi, mais

Serge: Il y a quelques différences

Marianne: Je crois que c’est l’infanterie de marine comparé à la cavalerie, ou quelque chose comme ça, il y a deux gallons qui sont dorés dans une arme et qui sont exactement au même grade mais qui sont argentés dans l’autre arme.

Serge: Oui, mais ça existe…oui, et tu sais comment on fait la différence?

Il suffit de…pour savoir si…la couleur, il suffit que tu regardes la couleur des boutons de la veste.

En fait, les gallons sont de la couleur opposée aux boutons de la veste parce qu’on peut avoir des boutons couleur argent ou des boutons couleur…c’est complètement cul-cul, hein mais ça c’est…et donc, suivant la couleur des boutons, la couleur des grades changent mais, effectivement, tu as raison le nombre de gallons reste le même.

Il y a toujours pour un lieutenant, il y a…

Marianne: Il y a des erreurs même dans l’armée française.

Il y en a certains qui voient…si c’est doré, ils disent c’est tel grade.

Oui, mais suivant l’arme, c’est autre chose.

Serge: Et puis, il y a des appellations différentes, effectivement.

Marianne: Il y a sergent et maréchal des logis.

Serge: Oui, alors ça, voilà.

Marianne: Sergent dans l’armée de terre et puis maréchal… attend, non.

C’est…

Serge : Non, l’inverse.

Marianne: Sergent, c’est dans l’infanterie de marine et puis maréchal des logis, c’est dans la cavalerie, je crois.

Serge: Oui et aussi dans la gendarmerie.

Marianne: Ah bon?

Serge: Voilà, oui.

Et puis nous, dans l’armée de l’air, c’est sergent voilà.

Donc, c’est vrai qu’il y a des appellations différentes.

Marianne: Donc, dans l’armée de l’air et l’infanterie, c’est pareil.

Serge: Oui, alors tu dis ça à un gars de l’infanterie et tu dis ça à un gars de l’armée de l’air, il va te voler dans les plumes.

Marianne: Oui, c’est le cas de le dire.

Serge: De la même façon que nous, dans l’armée de l’air, pour nous quelqu’un qui appartient à l’armée de l’air on appelle ça un biffin.

C’est une très très grosse erreur, il ne faut surtout pas leur dire ça.

Parce qu’effectivement, l’armée de terre, il y a la cavalerie, il y a les blindés, il y a les transmissions…

Marianne: Les marsouins…

Serge: Voilà, et eux, il ne faut pas leur dire biffins parce que, pour eux, le biffin c’est le fantassin, c’est à dire, c’est une arme dans l’armée de terre et ils se vexent très facilement, voilà.

Marianne: Tu sais, l’infanterie de marine et la marine ne vont pas tellement ensemble et puis alors la cavalerie…

Serge: Je sais parce que l’infanterie de marine, ça n’appartient pas à la marine.

Marianne: Non, c’est l’armée de terre.

Serge: C’est l’armée de terre.

Mon frère, il est colonel dans l’infanterie de marine donc je…

Marianne: Et ils ne s’entendent pas vraiment avec la marine.

Serge: Euh, oui.

Enfin, ils n’ont spécialement d’atomes crochus.

Marianne: Non.

Serge: Personne ne s’entend avec la marine, je vais te dire.

Ils sont trop particuliers.

Marianne: Oh, la cavalerie est spéciale aussi, hein.

La marine, c’est un peu…je dirais que c’est pire mais la cavalerie, c’est aussi spéciale.

Serge: Parce que chaque arme a ses traditions et dans chaque arme…

Marianne: Bien, la cavalerie…enfin, la marine et la cavarelerie, ils ont gardés leurs traditions anciennes qui datent du temps de Napoléon ou de je ne sais quand.

Serge: Oui, la cavalerie, ils sont…ils chargent encore au sabre à l’air de la bombe atomique, hein.

Marianne: Les gradés, les …comment?

Les gradés, ils sont encore avec leurs idées anciennes, enfin, je ne peux pas parler de maintenant et puis, en plus, je n’étais pas dans l’armée mais…

Serge: Mais c’est vrai.

Marianne: Mais ils ont quand même un état d’esprit assez ancien et puis rigide.

Serge: Dans la marine…

Marianne: Il faut parler…les gradés, ils parlent à leurs soldats à trois mètres de distance si ce n’est pas plus.

Serge: Et dans la marine, c’est flagrant parce que sur un bateau, par exemple, tu ne…quand tu…au mess, il y a des salles réservées pour chaque grade.

Il n’y a pas…il est hors de question que si tu ne fais pas parti de…du grade, que tu ailles manger dans ce mess.

Alors que dans l’armée de l’air, bon il y a les mess des officiers, le mess des sous-officiers, le mess des hommes du rang.

Maintenant, ça a même un peu changé parce que pour des raisons, d’ailleurs plus souvent budgétaires, ils appellent ça maintenant des mess mixtes, c’est à dire que les sous-officiers et hommes du rang mangent ensemble et les officiers ont un mess à part.

Mais, bien souvent, il y a des officiers qui viennent manger chez nous et…

Marianne: Dans l’armée de l’air?

Serge: Oui, oui et nous, on ne s’en offusque pas du tout, on… voilà.

Alors que dans la marine, mais c’est…

Marianne: Oh, mais ça vient pas de vous mais ça vient des officiers, c’est étonnant.

Serge: Non, non.

Nous, non.

Oh bah, tu sais…

Marianne: Oh, peut-être dans l’armée de l’air.

Je ne sais pas les autres armes mais…

Serge: Tu sais que 80 % des officiers, oui 70 à 80 pour cents des officiers, en tout cas dans l’armée de l’air, sont issus des sous-officiers donc euh…

Marianne: Ca, c’est bien.

Serge: Ils savent un petit peu d’où…oh, pas tous, il y en a qui ont oubliés qu’ils venaient…d’où ils venaient et puis, ils ont tendance à nous regarder de haut après mais ce n’est pas le cas de tous le monde et tu en as qui sont resté très sympas et qui préfèrent manger avec nous qu’avec leurs collègues, voilà.

Mais ça dans la marine….

Marianne: Je ne sais pas mais ces officiers là sont plus appréciés.

Serge: Bien oui.

Marianne: Et puis c’est peut-être un peu pour ça, la différence entre la cavalerie et puis la marine, c’est qu’il y a vraiment une différence entre les officiers avec les sous-officiers et puis les hommes de troupes parce que les officiers se mettent vraiment à part, à part.

Ils se sentent supérieurs aux autres.

Alors que dans d’autres armes, je ne connais pas toutes les armes mais, admettons l’infanterie de marine, les officiers se mêlent un peu plus avec les sous-officiers, les hommes de troupes.

Serge: Bien parce que l’infanterie de marine, c’est…moi, je comparerais ça, si tu veux, un petit peu aux marines aux Etats-Unis.

C’est un corps d’élite.

Marianne: Oui.

Serge: C’est un corps qui…

Marianne: Bien, de toute façon, les deux armes…excuse moi de te couper, les deux armes qui sont les plus envoyés en opération, c’est…ce sont l’infanterie de marine et puis la légion.

Serge: La légion, voilà.

Donc, c’est pour ça que ce sont des gens qui sont sur le terrain, qui sont en premières lignes.

Marianne: Oui.

Serge: Et tu vois, on a vu en Afghanistan dernièrement, il y a eu 10 morts du côté français et dans ce genre d’armes, les officiers, ils sont avec leurs hommes.

Marianne: Oui.

Serge: Ils ne sont pas à l’arrière, avec la radio à donner des ordres.

Ils sont au casse-pipe avec eux.

Marianne: Oui.

Serge: Et ils ont des pertes au niveau des officiers.

Ce qui fait que, obligatoirement bie, quand tu sais que ton officier il est, bien il est avec ses hommes, qu’il risque sa vie avec eux.

Marianne: Oui.

Serge: Tu ne le regardes pas de la même façon.

Dans l’armée de l’air, bon je ne vais pas trop tailler parce que, j’espère que nos conversations ne sont pas trop écoutée mais sinon je vais avoir des ennuis.

Marianne: Bien, tu as le devoir de réserve donc…

Serge: Voilà.

Oui, justement!

Marianne: Tu peux te taire, si tu veux.

Serge: Oui.

Non mais bon, disons que nous, l’armée de l’air c’est un…c’est particulier, toutes les armées de l’air c’est ça.

C’est…ils sont là pour le support pour transporter les troupes déjà et pour le support des troupes au sol donc ils ne sont pas vraiment en contact avec l’ennemi.

Marianne: Oui.

Serge: Je parle sur le terrain, par exemple en Afghanistan, avec les Talibans.

L’armée de l’air sera rarement en contact avec eux.

Marianne: Oui, ce n’est pas la même chose.

Serge: Oui, hormis le fait que bon, la guerre, elle n’est pas… elle ne se déroule pas comme une guerre classique, c’est à dire…tu sais, les attentats-suicides, ça touche tous le monde donc c’est vrai que des militaires de l’armée de l’air peuvent très bien être touchés parce qu’ils ont balancé un véhicule sur une base aérienne.

Marianne: Oui.

Serge: Mais quand c’est une guerre un peu plus classique comme il y avait… les dernières guerres qu’on a eu que ce soit le Viêt-Nam, l’Indochine, la deuxième guerre mondiale, c’était plus classique.

Donc, c’est vrai que les gens de l’armée de l’air étaient moins exposés que les biffins, hein, que l’armée de terre qui, eux, étaient vraiment en contact avec l’ennemi.

Donc c’est clair qu’un officier, s’il n’était pas avec ses hommes…c’est dur d’envoyer tes hommes au casse-pipe si tu n’es pas avec eux donc il y allait et donc il courait les mêmes risques qu’eux et donc, ils étaient vus différemment.

Alors que, dans les autres armes, c’est peut-être un peu différent, tu vois.

Je pense que ça met un peu de ça aussi.

Marianne: Actuellement, je ne sais pas comment ça se passe vraiment.

Si ça vraiment changé dans l’armée parce que…

Serge: Ca évolue, ça évolue donc, c’est obligé.

Ca évolue puisque les mentalités évoluent.

Et puis depuis qu’il n’y a plus la conscription, c’est une armée professionnelle, là aussi, ça…les choses ont beaucoup changées.

C’est…bon en bien, en mal, je ne sais pas.

Je ne peux pas dire, c’est difficile mais

Marianne: C’est très bien parce qu’il est…je trouve que c’est…on ne peut pas demander à ses hommes de faire quelque chose si…

Serge: Si on n’est pas capable.

Marianne: Si, en tant qu’officier, tu es là à les regarder ou alors tu es…

Serge: C’est la première règle, ça.

C’est la première règle, montrer l’exemple et ne pas demander à ses hommes quelque chose…

Marianne: Malheureusement…

Serge: Que tu n’es pas capable de faire.

Marianne: Oui.

Serge: Et c’est vrai que ça se perd.

Marianne: Maintenant, je ne sais pas mais malheureusement avant, dans certaines armes, c’étaient comme ça.

Et même pendant des exercices, et bien aux hommes, hommes de troupes, on demandait de faire quelque chose et puis les… même les sous-officiers devaient être dans les véhicules alors que les hommes de troupe couraient.

Non, tu ne peux pas demander à…de faire quelque chose, d’avoir de l’endurance, alors que toi, tu es bien tranquille.

Ce n’est pas tellement…D’ailleurs, à l’époque de la guerre de 40, il y a un officier que je trouve avec tous les documentaires, les films qu’on a vu et tout ça, il y a un officier que j’admire moi, c’est Patton.

Serge: Oui, enfin c’est controversé mais…

Marianne: Bien sûr mais c’était…malgré les défauts qu’il ait pu avoir…

Serge: Oui.

Marianne: C’était un homme de terrain, qui était avec ses hommes et qui, vraiment, avait des capacités pour se battre et c’est quelqu’un qui était vraiment…

Serge: Il a cette réputation et d’ailleurs…

Marianne: Tous le monde n’est pas parfait et même s’il avait ses défauts, c’était quelqu’un de vraiment capable.

Serge: J’ai eu l’occasion d’écouter son…sur un site, je ne sais plus quel site, où ils avaient…il y a eu un film sur Patton, hein.

Marianne: Oui.

Serge: Bon, je ne sais plus quel acteur américain à jouer le rôle de Patton mais…

Marianne: Non, mais il le jouait très bien.

Serge: Ou.

Il avait un accent très particulier et j’ai essayé d’écouter donc, le…un fameux speech qu’il fait dans ce film qui a réellement…

Marianne: Mais d’ailleurs, je crois qu’il y en a un dans la librairie de LingQ.

Serge: Oui, bien oui.

C’est peut-être là que…oui, je…

Marianne: Oui, c’est les fameux discours de plusieurs personnes.

Serge: Oui, voilà.

Et je l’ai pris et donc, bon il était assez vulgaire et…

Marianne: Oui.

Serge: Et ce n’est pas évident à comprendre.

Il faut…il à un accent particulier, il utilise beaucoup d’argot et c’est ce qui fait que, effectivement, il était plus proche des hommes.

C’est qu’il n’était pas collé-monté et cul-serré et il était…il parlait crument et voilà.

Bon, par contre, on lui reprochait aussi d’être quand même un peu trop dur envers ses hommes.

Marianne: Il exigeait beaucoup, oui.

Serge: Oui, voilà.

Il exigeait beaucoup bon, c’est vrai que lui, il se…ne ménageait pas non plus sa peine et il était, comme tu dis, en premières lignes donc ça aide, mais voilà.

Marianne: On ne fait pas la guerre avec des fleurs.

Serge: Non, bien non.

Marianne: Malheureusement.

Serge: Ou heureusement!

Enfin, je ne sais pas.

Marianne: Non enfin, je veux dire malheureusement, quand il y a la guerre bon, elle est là et puis bon, il faut faire face hein.

C’est…

Serge: Tu sais les guerres propres, ça n’existent pas.

Marianne: Non.

Malheureusement, il y a des dégâts collatéraux et puis, c’est comme ça.

On fait avec et il faut faire au mieux.

Serge & Marianne – NATO Appointment, Part 1

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Serge speaks with Marianne about a possible appointment with NATO in Norfolk. (Serge parle avec Marianne de sa possible affectation à Norfolk, au sein de l’Otan.)

Marianne: Salut Serge

Serge: Salut Marianne

Marianne: Comment tu vas?

Serge: Bien puisque nous sommes en week-end grâce à…au 8 mai

Marianne: C’est ça.

Serge: Ca va être un week-end de trois jours donc ça va être bien agréable, hormis le temps qui ne s’annonce pas très…

Marianne: Oh, pourtant il fait beau.

Serge: Pour l’instant, mais il ne s’annonce pas super génial mais enfin on fera avec.

Ce n’est pas grave.

Marianne: Oh, j’espère qu’il va être bien quand même pour le week-end.

Serge: Ah bien écoute, la météo n’est pas très très optimiste.

Maintenant, est-ce qu’on peut lui faire confiance, ce n’est pas évident.

Marianne: On verra.

Serge: On verra.

On prendra ce que le ciel nous amènera.

Marianne: Oui, s’il va nous tomber sur la tête ou pas.

Serge: Voilà.

Oui, c’est vrai qu’en tant que français et gaulois même d’origine, c’est ce qu’on peut craindre, nous, que le ciel nous tombe sur la tête.

Marianne: Alors, quoi de neuf?

Serge: Eh bien, quoi de neuf?

J’ai un petit peu de nouvelles au sujet de ma possible future affectation.

Marianne: Ah!

Serge: Oui.

Marianne: Ca y est?

Serge: Parce que…il y a quelques temps, on avait rempli des fiches.

Ils avaient demandé à tous les militaires qui avaient un niveau d’anglais suffisant

Marianne: Oui?

Serge: De…s’ils étaient intéressés pour…dans le cadre de la…du retour officiel de la France dans l’Otan puisque c’était le programme de Sarkozy et donc apparemment les choses…ça devait être au mois d’avril, je crois.

D’ailleurs c’était à Strasbourg non ?

Ce n’est pas quand Barack Obama est venu à Strasbourg?

Je sais qu’il y a avait eu des…

Marianne: Il a dû en parler.

Serge: C’était à ce moment là que ça a été fait officiellement mais en fait, on n’a jamais quitté l’Otan, vraiment.

On participait toujours mais on avait quitté la partie commandement, c’est à dire que…

Marianne: Oui.

Serge: On s’était un petit peu…le général De Gaulle…

Marianne: ne voulait plus des américains, oui.

Serge: Oui, c’est le général De Gaulle qui avait voulu ça et puis on revient un petit peu en arrière puisque c’est vrai qu’en pratique on participait.

On fournit des troupes à l’Otan donc pourquoi on n’aurait pas eu des commandements ?

Donc, dans ce cadre là, la France va devoir assumer des commandements de quartiers généraux pour la…entre autres la conduite des opérations, pour le soutien des troupes dans le cadre de forces d’intervention dans le cadre de l’Otan.

Et, à ce titre, ils ont besoin d’honorer des postes dans beaucoup de pays dans le monde.

Marianne: Ah!

Ca marche pour toi?

Serge: Ben, dans mon cas, apparemment la destination qui serait retenue ce serait Norfolk.

Marianne: Ah!

Serge: En Virginie, voilà.

Marianne: Très bien.

Serge: Parce qu’il y avait plein de postes enfin, plein de postes… il y avait des postes en Italie, en Allemagne, en Grèce, en Turquie, en Norvège, au Danemark, enfin tous les pays impliqués dans l’Otan, beaucoup de pays impliqués dans l’Otan.

Et, bon je ne te cache pas qu’en Europe, ça ne m’aurait pas dérangé non plus mais Norfolk, aux Etats-Unis, c’est même…

Marianne: C’était la préférence, oui.

Serge: Oui, c’était…J’avais quand même cette préférence et ça tombe bien puisque, si ça se fait, ce sera Norfolk pas autre chose.

Et donc cette semaine, j’ai eu à…j’étais pas mal occupé parce que ç’a demande à remplir beaucoup de paperasseries administratives parce que il y a des enquêtes de sécurité faites sur le personnel.

Marianne: Oui, c’est sûr.

Serge: Voilà, on est tenu quand même au secret, à la discrétion donc il y a des enquêtes donc il y a ce genre de paperasseries à faire.

Il faut faire tous les passeports, il faut faire…qu’est ce qu’il y a?

Il faut voir si sur le plan médical, on est…il n’y a pas de restrictions.

Qu’est ce qu’il y a d’autre?

Il faut avoir un bon dossier militaire, je parle du point de vu notations, c’est à dire il ne faut pas… il faut être bien noté.

Voilà, il y a un tas de choses et passé tous ces obstacles, ça continue.

Donc moi, j’ai déjà passé ces premiers là et la prochaine phase, c’est le mois prochain, début juin, le 2-3-4 juin, je crois que c’est dans ces eaux-là.

Marianne: Oui.

Serge: Je dois retourné dans un centre de langues militaires qui, pour nous, sera à Vaurs, à côté de Bourges pour te situer un petit peu, où il vont faire une évaluation de notre anglais bien qu’on ait déjà un niveau qu’on a passé avec des examens militaires.

On a passé un niveau enfin moi, j’avais passé le Toeic en l’occurrence, qui m’a donné une équivalence militaire.

Mais, bon ils veulent…je pense parce que c’est quand même du vocabulaire spécifique en ambassade.

On va travailler avec des étrangers, d’autres gens…bon, de la France mais d’autres armes mais beaucoup d’étrangers et bien sûr la langue officielle, c’est l’anglais donc quel que soit la destination, ce qui vont travailler en Italie, il faut qu’ils aient un niveau d’anglais.

On ne leur demande pas de parler italien, on leur demande de parler anglais parce que c’est l’Otan.

Donc, on va être évalué là-dessus mais je pense ce sera…j’ai lu un petit peu les modalités du test, comment il va se passer.

Bon, il y aura une partie écrite, une partie de compréhension orale et il y aura aussi un entretien avec deux personnes qui seront en principe un professeur d’anglais alors, ce qui me gêne un peu, c’est que ce sera… enfin ce qui me gêne un peu, non même pas, mais ce sera en principe…ce ne sera pas forcément un natif, je crois que ce sera un français qui est prof d’anglais.

Marianne: Ah bon?

Serge.

Oui, oui parce qu’ils n’ont pas assez, je crois, de profs qui sont natifs de…d’un pays anglo-saxons.

Bon, ce sera peut-être le cas mais ça, ce n’est pas sûr du tout.

Et puis si, j’aurais un entretien avec un officier qui, là aussi, ce sera peut-être bien aussi un officier français mais qui est, bon en principe, qui a un très très bon niveau en anglais en théorie et là donc, ce sera plus spécifique sur du, je pense, du vocabulaire militaire et ça ce n’est pas vraiment ma tasse de thé donc c’est le petit point qui va me gêner un peu mais bon, ce n’est pas…

Marianne: Ou alors, d’ici le 2-3 juin, il faudra apprendre un peu plus de vocabulaire concernant ce domaine.

Serge: Bien, tout à fait et c’est ce que j’ai prévu.

Ce qui fait que, à priori, les prochains jeudis je ne pense pas qu’on fera des…je verrai où j’en suis dans mon programme parce que je vais me faire un petit programme.

Peut-être que je ne pourrais pas faire de discussions en français.

Je vais accès les trucs sur le…tous les points que j’ai à…

Marianne: Oui, bien sûr.

Serge: à LingQ.

Je les utiliserais, je pense, pour des discussions en tête à tête ou des…voilà, ou alors s’il y a un sujet qui est un petit peu en relation avec la technique, l’armée ou je ne sais pas, je verrais.

Et voilà.

Je vais…et puis, je vais me remettre un petit peu la grammaire parce qu’ils nous ont demandé quand même de faire un effort là-dessus.

Il fallait la prononciation, enfin tout en fait.

Il faudrait tout faire mais je ne peux pas en un mois, oui même pas un mois, moins d’un mois tout rattrapé donc je vais…

Marianne: Non, mais enfin tu feras le maximum et puis…

Serge: Voilà.

Je vais essayer d’acquérir un peu de vocabulaire vraiment relatif à l’armée, ne serais-ce que les grades parce que c’est un truc…je n’ai jamais appris les grades dans les pays étrangers puisque ça ne m’intéressais pas spécialement.

Marianne: Oui, c’est différent par rapport à l’armée française.

Serge: Voilà et les façons de se présenter.

Dans le milieu militaire, tu sais, on est un petit peu rigide.

On ne dit pas bonjour comme les autres.

On ne le dit pas comme, par exemple, dans l’éducation nationale.

Je ne pense pas.

Marianne: Non.

Serge: Voilà, donc j’ai un petit…genre de vocabulaire, je pense oui, qu’il faudrait que j’essaye d’apprendre un petit peu et voilà.

Et après, en supposant que cette étape soit positive, au mois de juin, on va être pris parce que assez souvent, entre autres, pour… dans le cadre de…quand tu appartient à l’Otan, quand tu travailles pour l’Otan, tu as des tenues spéciales, des tenues militaires un peu spéciales qui sont des tenues qu’on porte comme on dit sur les théâtres d’opérations c’est à dire, c’est des tenues de combat mais un peu particulières adaptées aux situations même si on ne se retrouve pas sur un territoire en guerre, on adopte ce genre de tenues pour… bon, parce que voilà, dans l’armée, on est un petit peu rigide, c’est comme ça, bref.

Et après, en fin de mois de juin, on aura une semaine de stage pour un petit peu…voir un petit peu ce que c’est que l’Otan parce qu’on n’a pas non plus, nous, l’habitude de travailler vraiment dans l’Otan en tant que français et puis on aura après une journée de…sur la vie dans le pays où on sera affecté.

Marianne: Oui.

Serge: Donc, je pense que là, ils vont faire par affectation et il y aura des gens qui vont nous parler un petit peu de la vie de tous les jours, enfin les…ce qu’on peut faire, ce qu’on ne peut pas faire, les coutumes, enfin ce genre de choses.

Tu vois, ceux qui vont, par exemple en Turquie, je pense qu’ils vont leur parler un petit peu de la…du fait que c’est un pays musulman en majorité donc il y a des choses parce qu’on y va…

Marianne: Des règles à respecter.

Serge: Voilà, et puis comme on y va avec la famille, en principe les épouses, il y a…c’est vrai qu’il y a des choses peut-être qui faut respecter.

Aux Etats-Unis, ce sera peut-être moins strict mais il y a aussi des règles après tout de savoir-vivre et puis, ils voient les choses peut-être différemment donc voilà, on aura ce genre de choses.

Et, donc moi enfin, je pense que l’étape essentielle sera surtout l’anglais.

Et après, à priori si c’est positif, donc j’ai de grandes chances d’être sélectionner bon, je touche du bois parce que…

Marianne: Je touche avec toi!

Serge: Voilà, merci.

Donc, comme on dit nous, tant, pour rester poli, tant qu’on n’a pas les fesses dans l’avion on estime qu’on n’est toujours pas parti.

Marianne: Oui.

Serge: Et, à priori, la mise en place, ça se ferait probablement fin août.

Marianne: Oui.

Serge: Alors, est-ce que les familles viendront directement avec, je ne sais pas.

Marianne: Peut-être après.

Serge: Voilà.

Marianne: En général, les militaires se déplacent en premier puis les familles suivent.

Serge: Oui, parce qu’il faut quand même voir pour l’accueil là-bas.

Marianne: Oui.

Serge: Il faut avoir un logement qui, en principe, est un logement de fonction et puis…

Marianne: Deux, trois mois après ça suit…la famille suit.

Serge: Il y aura un tas de… tu sais, plein de choses à faire et donc, on a des congés à donner à notre loyer.

En principe on ne part pas avec ses meubles puisque là-bas on est logé dans des…en principe, dans des logements meublés.

Donc, on a droit à un certain nombre de choses qu’on peut emmener.

On a un certain cubage autorisé donc le reste des meubles, il faut tout mettre dans des garde-meubles, enfin voilà.

Marianne: Oui.

Serge: Il a beaucoup de choses d’administration à faire, ce qui fait qu’il faut s’adapter.

On ne peut pas…donc, ça voilà, ce sont les news de la semaine et donc j’ai vraiment été très très occupé mais que par de…pour de la paperasse parce que c’est très long.

Il faut faire beaucoup de bureau, il y a des choses qui sont flous parce que c’est une mise en place…le président Sarkozy, il a décidé d’aller très très vite donc voilà.

On aurait tendance un peu à mettre la charrue avant les bœufs et des fois les gens qui sont chargés de traiter les dossiers, bien ils n’ont pas toutes les données donc, ils ne savent pas trop comment faire et voilà, surtout que c’est une mise en place.

C’est pas…ce ne sont pas des postes qui sont…qui existent depuis longtemps donc…c’est des postes qui sont créés et donc il faut tout faire.

Il faut…ce n’est pas simple quoi, voilà.

Marianne: Mais ta femme, elle travaille ici?

Serge: Oui, oui.

Elle travaille et bien, de toute façon, comme en principe ce sont des affectations de trois ans au maximum dans ce genre de situations, de postes.

Les familles suivent.

D’ailleurs, ils nous demandent au départ.

On fait une lettre manuscrite, une demande officielle auprès du ministre de la défense.

Et dedans, on doit spécifier eh bien, nos motivations, et après on doit aussi spécifier les…ce qu’on compte faire de la famille, c’est à dire si notre famille va suivre ou si on compte y aller seul parce que au vu de ça bien eux, ils ont des dispositions à prendre pour les logements.

Et moi, on en a…j’en ai discuté avec ma femme et oui, elle compte venir.

Donc, elle sera obligée de démissionner, voilà.

Justement on se posait la question, est-ce que…parce que actuellement, quand un militaire est muté, en France hein, et que sa femme quitte son emploi, elle a droit au chômage à partir du moment où elle suit son mari pour cause de mutation.

La différence ici, c’est que je suis muté dans un pays étranger et là, la législation change peut-être et elle n’aura peut-être pas droit au chômage.

Mais bon voilà, il faut faire des choix et voilà, on fait le choix parce que ce n’est pas évident, quand tu sais que tu pars quatre mois, six mois, un an…

Serge & Marianne – Anne’s Birthday, Part 2

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Serge and Marianne talk about Anne’s birthday. (Serge et Marianne parlent de l’anniversaire de Anne.) 

Serge : et puis après, bon ben… sur le coup de dix-huit heures trente, dix-neuf heures, il fallait vraiment qu’elle soit plus là.

C’est… elle a deux copines qui ont inventé une histoire abracadabrante, donc elles sont venues la chercher, elles l’ont emmenée chez une autre copine, enfin… je ne sais pas ce qu’elles ont inventé comme histoire pour la tenir éloignée… et là, tout le monde est allé à la salle, on a amené tout ce qui était prévu pour l’apéritif… on a fini de décorer, et puis tous les gens se sont rassemblés sur cette fameuse scène et… c’est une scène qui était équipée d’un rideau comme au théâtre, alors on avait fermé le rideau, tout le monde était derrière, et puis… à l’heure prévue, bon ben elles ont amené ma fille… elles lui avaient bâillonné… tu sais… sur les yeux… elles lui avaient cachés… et puis comme il y avait des marches, ben elles l’a portaient pour ne pas qu’elle tombe.

Et puis donc elles l’ont amenée dans la salle… on avait tout éteint en plus… et puis là, elles lui ont enlevé le bâillon, on a allumé juste quelques lumières, et puis tout doucement on a ouvert le rideau et tout le monde a chanté, ben… joyeux anniversaire, et puis là… ben là elle a pleuré… parce que elle a tellement été surprise, et puis elle a vu les gens qu’il y avait…

Marianne : oui

Serge : il y a sa copine d’enfance, elle ne s’y attendait absolument pas… c’était super sympa quoi !

Et donc après, on lui a offert ses cadeaux et puis on a fait cet apéritif dînatoire.

Et puis c’était sympa puisque les jeunes étaient mêlés aux plus anciens, on allait de groupe en groupe, c’était vraiment très sympa les relations entre les gens.

Et puis donc on a… oui jusqu’à vingt-deux heures, vingt-trois heures je crois, on est partis et puis là on leur a laissé la salle, ils avaient la salle pour toute la nuit… donc ils ont fait la fête, ils avaient mis la musique, ils avaient préparé des CD, enfin… ils avaient de quoi boire, bon… de l’alcool entre autre mais bon il n’y avait pas que de çà alors çà va, et puis bon, ils sont sérieux et en fait, tous logeaient sur place, il n’y avait pas de danger d’alcool au volant.

Marianne : oh, c’est pas interdit, le tout c’est de…

Serge : quand tu es dans un anniversaire, tu te laisses aller et puis dans toute la soirée, tu ne te rends pas compte mais tu arrives à boire quand même pas mal d’alcool, et l’alcool c’est quand même très long à se dissiper, il faut quand même plusieurs heures.

Elle avait une de ses copines qui habitait pas loin, elle a laissé sa voiture sur place, elle est rentrée à pied, voilà quoi… y a pas eu ce souci !

Et puis donc le lendemain on a appris en fait que non seulement ils avaient fait… jusqu’à quatre heures ils sont restés dans la salle, après ils sont partis en boite, pour faire la fermeture d’une boite de nuit à Andernos… et une fois que la boite a fermé, ils se sont retrouvés dehors, ils sont retournés dans la salle, et ils ont continué la fête, ils ont du finir à je sais pas… à sept heures le matin voilà.

Et puis après, ils ont quand même été se coucher pendant deux, trois heures histoire de récupérer.

Parce que moi il fallait après, il fallait que je nettoie la salle, la salle je l’avais louée pour la journée de la veille, la nuit, il fallait que je la rende aux alentours de midi.

Fallait quand même aller tout nettoyer parce que il y avait de quoi faire !

C’était pas un désastre mais enfin bon, il y en avait partout !

C’était ses vingt ans, c’est quand même un truc particulier les vingt ans.

Marianne : oui, elle va s’en rappeler.

Serge : ah ben là je pense qu’elle va s’en rappeler.

Marianne : ben c’est quand même formidable.

Serge : moi j’avais pas fêté mes vingt ans comme çà…

Marianne : non, moi non plus, pas comme çà.

Quand tu m’as parlé de ce que tu… enfin de ce que vous alliez faire pour Anne, çà m’avait fait penser à une discussion que j’avais eu avec Allison.

Elle organisait des discussions en nous posant une série de questions sur plusieurs sujets mais qu’on ne connaissait pas d’avance… on devait dire ce qu’on allait faire dans tel ou tel cas.

Et il y a une question… elle m’avait posée… ce que je ferais pour une de mes amies qui avait tout, tout ce qu’il fallait… elle était heureuse, elle avait enfin vraiment tout ce qu’il fallait donc, qu’est-ce que je pourrais trouver pour son anniversaire.

Et moi je lui avais répondu justement que j’organiserais un anniversaire en rassemblant d’anciennes amies d’école ou quelque chose comme çà.

Parce que je trouve çà formidable !

Je sais pas, peut-être deux, trois semaines après, toi tu me parles de ce que tu allais faire pour Anne !

Serge : c’est quelque chose que tout le monde apprécie !

Marianne : oui !

Serge : regarde le nombre de sites… je pense à « mes copains d’avant », même « facebook ».

Tu retrouves plein de gens que tu as connus, grâce à ces sites, et je pense que ce qui fait le succès entre autre de ces sites, c’est de pouvoir retrouver des gens que tu avais complètement perdus de vue, et c’est très, très facile avec Internet et des sites comme çà de retrouver des gens.

Elle a repris contact avec de ses anciennes copines qui avaient vingt ans aussi !

Même nous çà nous a fait drôle parce que on se souvenait d’elles toute gamine et on les voyait… des jeunes filles !

Marianne : çà rappelle des souvenirs et puis pour les jeunes comme çà… le lien qu’il y a à cette époque là, quand tu es enfant ou adolescent… bon après, malheureusement quand tu quittes l’école, tu te sépares, que ce soit à cause du travail ou alors d’un déménagement ou quelque chose comme çà… donc plusieurs années après, c’est vrai que c’est merveilleux de retrouver ces personnes avec qui on était très lié, c’est…

Serge : les liens qu’on peut tisser avec les… quand on est enfant…

Marianne : ils sont forts

Serge : ils sont forts parce que quand j’étais à Crozet, pendant quatorze mois, j’ai partagé la vie avec… on était un peu plus d’une vingtaine donc on a crée des liens, et tu vois, on n’a jamais réussi vraiment à organiser quelque chose, à se retrouver tous ensembles… et pourtant, on avait des liens aussi assez serrés, pendant plus d’un an… quand tu crées des liens, ils sont quand même forts.

Mais c’est quand même différent puisqu’on n’a pas réussi ou alors on n’a pas eu vraiment la volonté ou disons, de par nos métiers, c’est plus difficile quand tu as une vie de famille… et c’est pour çà que cette idée, quand elles ont décidé d’inviter ses copines d’école quand elle était plus jeune, ou du lycée, j’ai trouvé çà super génial.

Marianne : ben il y a mon père, lui il a retrouvé… bon çà fait quelques années, il a recherché pour retrouver des copains de son quartier…on a essayé par Internet… c’est quand même une assez grande recherche hein, parce que des homonymes, il y en a, surtout qu’en plus çà remonte parce que… çà fait quand même une bonne soixantaine d’années… en plus c’est pas le même pays, il a réussi quand même à retrouver un de ses copains.

Donc ils gardent des liens, ils se téléphonent, tout çà… là, la dernière fois il… je ne sais plus lequel a appelé qui mais enfin…il va venir, il habite là dans la région, enfin à Paris je crois, donc il va venir…ils vont pouvoir se voir, çà va être… çà va faire bizarre de les entendre tous les deux parler de…

Serge : là je pense qu’il vaudrait mieux que tu les laisses tranquilles parce qu’ils vont parler de choses qui vont te dépasser !

Marianne : je vais écouter… bon y a beaucoup de choses qu’ils vont parler, je connais pas mal, je connais certaines choses de leur pays, de la mentalité, de comment çà se passait etc… je serai vraiment, enfin, moi et ma mère… on sera en retrait mais… je trouve que ce sera intéressant à écouter !

Déjà, quand on les écoute au téléphone !

Mais c’est vraiment formidable de… plus de soixante ans après, les liens comme çà : « tu te rappelles et puis… !

» c’est vraiment formidable, et il a… là, c’est vraiment le hasard, comme je te disais, c’est pas le même pays, il y a des années qui sont passées… bon mon père il était à Paris, il travaillait, je sais plus dans son déplacement comment çà s’était passé, il marchait sur le trottoir, et il voit quelqu’un arriver en face, il se dit : « mince !

Je le connais celui-là !

».

C’était un de ses anciens copains… qui le retrouve sur le même trottoir, à Paris, alors que… c’est vraiment…

Serge : oui, c’est vrai, y avait une chance sur…

Marianne : vraiment le… oui !

Serge : le hasard !

Marianne : le hasard oui !

Serge : le destin !

Marianne : bon après, bon le temps passant, ils se sont aussi un peu perdus de vue… malheureusement la vie est faite comme çà.

C’est vraiment formidable de recréer, de renouer des liens qu’on a eus quand on était jeune.

C’est vrai qu’ils sont forts !

Ah ce serait vraiment intéressant de les écouter tous les deux là… bon, le plus important c’est de rencontrer les amis qu’on a eus, les personnes qu’on connaissait… mais les endroits aussi !

Serge : oui, c’est vrai parce que en plus, on ne les revoie pas du tout de la même façon.

Marianne : non, l’émotion est différente, il y a peut-être plus de…

Serge : oui, et puis on n’a plus le même regard dessus, surtout quand on était vraiment petit… moi je suis retourné à des endroits où j’avais vécu étant enfant, et à l’époque, çà me paraissait immense et quand je suis repassé, j’ai dit : « mais on vivait là !

Mais c’est ridicule, c’est tout petit et puis!

Mais non, mais y avait pas çà, ici y avait un grand truc !

Marianne : si, on voit les choses beaucoup plus grandes !

Serge : c’est bien aussi de revenir aussi sur des lieux qu’on a connus des années avant !

Bon, des fois on peut être déçu mais… bon çà vaut le coup d’essayer.

Marianne : cela dépend parce que par exemple, s’il y a des choses, des bonnes choses et des mauvaises choses hein, mais même si on se rappelle par exemple des mauvaises choses, je trouve que en revenant sur ces lieux, on se rappelle que des bonnes choses.

Serge : oui, on a une mémoire sélective !

Marianne : y a peut-être deux… çà fait deux ans peut-être, je suis retournée là où j’ai vécu quand j’avais… quand j’étais petite, je devais avoir six ans, sept ans… et… l’impression que çà m’a fait… je sais pas c’est… donc maintenant je suis adulte, j’ai pas eu la même sensation que je me rappelle à cette époque là.

Et je me rappelais, quand je jouais à tel endroit et où j’allais à l’école, toutes les… la forêt dans le coin.

C’est vraiment formidable de revoir…

Serge : on a tendance à se souvenir plus facilement des… à garder les bonnes choses en mémoire…

Marianne : ah, j’oublie pas les mauvaises.

Serge : non !

On n’oublie pas mais… j’en reparle des fois avec des gens de ma génération, des… on fait le même métier, des militaires… on parle de nos débuts à l’armée… je peux dire que des fois c’était vraiment pas rigolo, c’était pas drôle… on occulte toutes ces mauvaises choses, et il vaut mieux je pense.

On les oublie pas mais en fait on les… çà s’atténue avec le temps alors que les bons souvenirs, on arrive à les amplifier même à la limite !

Marianne : atténue, je dirais pas mais… c’est mis de côté parce que çà sert à rien de continuer à ressasser les choses donc… moi je dirais qu’on les met de côté.

Serge : ben voilà, c’était quand même un peu plus réjouissant que notre discussion sur les tremblements de terre, sur la grippe, sur les procès…

Marianne : ah d’ailleurs en parlant de tremblement de terre, quelques temps après, çà s’est… je sais plus si c’est la semaine dernière, y a eu un tremblement de terre à Mexico !

Serge : c’est vrai !

Marianne : tu vois, c’est des séries !

Serge : ils accumulent les pauvres les…

Marianne : oui malheureusement !

Serge : les ennuis !

Marianne : oui il faut quand même des sujets un peu légers de temps en temps !

Donc on verra bien ce qu’on va parler la semaine prochaine puis…

Serge : ben faut pas trop compter sur l’actualité pour trouver un sujet… je pense pas que çà va changer du tout au tout en une semaine, çà m’étonnerait ou alors vraiment c’est qu’il s’est passé quelque chose d’extraordinaire !

Marianne : le monde est comme çà, que veux-tu !

Serge : remarque, après tout !

Ok, bon ben écoute… je te souhaite une bonne soirée…

Marianne : merci !

Serge : et puis à jeudi prochain donc…

Marianne : bonne soirée à toi aussi !

Serge : merci bye bye !

Marianne : au revoir Serge !

Serge & Marianne – Anne’s Birthday, Part 1

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Serge and Marianne talk about Anne’s birthday. (Serge et Marianne parlent de l’anniversaire de Anne.)

Serge : Marianne ?

hello ?

Cà va ?

Marianne : çà va bien, et toi ?

Serge : oui très bien, merci.

Marianne : quoi de neuf pour toi ?

Serge : quoi de neuf… et bien çà fait quinze jours qu’on ne s’est pas parlé, parce que tu as été occupée je crois les deux dernières semaines…

Marianne : pas grand-chose ?

Serge : non, pas grand-chose, non pas vraiment, la routine…

Marianne : voilà, occupé mais toujours le train-train quotidien.

Serge : oui, c’est çà oui!

Marianne : aujourd’hui, j’ai regardé un peu les sujets d’actualité… mais enfin, c’est toujours un peu dans la morosité, c’est pas très gai !

Serge : c’est le moins qu’on puisse dire !

Marianne : si on prend sur le plan international en ce moment, c’est la grippe porcine, Mexicaine.

C’est assez inquiétant, çà se propage quand même assez rapidement, on ne sait pas trop ce qu’il en est, d’où çà vient, comment çà va se passer.

Sur le plan vraiment Français, bon en ce moment moi je trouve, ce qui ressort, je sais pas si toi ce que tu trouves dans les informations mais, moi ce que je trouve qui ressort le plus, ce sont deux procès !

Actuellement il y en a un qui s’est terminé là, aujourd’hui, parque ce soir on a appris le résultat.

C’est d’un homme qui a été accusé d’avoir tué sa femme alors que…

Serge : Jacques Viguier, un truc comme çà je crois ?

Marianne : oui, voilà c’est çà !

Le procureur avait requis vingt ans je crois… de prison.

Sans corps de sa femme, sans arme du crime, sans aucune preuve donc c’est assez délicat.

Mais là j’ai appris ce soir, il a été acquitté.

Je trouve que c’est un peu normal quand même parce que…

Serge : ben écoute…

Marianne : je connais pas le cas donc je sais pas trop… je ne sais pas s’il est mêlé dans cette affaire mais comme il n’y avait aucune preuve, il y a aucun corps, il y a rien du tout…

Serge : ce qui a mis le doute dans l’esprit des gens, c’est le fait de… il était prof de droit ou de… enfin… et en fait, il s’était vanté auprès de ses élèves qu’il était capable de faire le crime parfait, et après bon… y a des gens dans l’entourage qui disaient que çà n’allait pas avec sa femme, qu’ils étaient en instance de divorce donc il le prenait assez mal, donc après, on peut dire tout et n’importe quoi à partir de ces éléments.

Apparemment il a trois enfants qui sont…

Marianne : oui !

Serge : …persuadés

Marianne : qui le soutiennent.

Serge : qui le soutiennent oui, qui sont persuadés qu’il est innocent… et puis bon, il est innocent puisque la justice l’a acquitté donc on va dire qu’il est innocent… et, l’autre procès ?

Marianne : l’autre procès et bien, c’est vraiment autre chose, c’est le procès du gang des barbares !

Serge : du gang…

Marianne : oui avec Youssif Fofanah je crois, lui et sa bande, qui ont torturé pendant vingt-quatre jours et puis tué, Aline Alimi.

Donc là, c’est un procès qui est encore en cours.

Serge : et il y en a un troisième qui est fini aussi ce soir, le verdict est tombé.

C’est le Bosniaque qui avait enlevé une jeune fille qui travaillait je crois dans un supermarché, elle devait être caissière ou quelque chose comme çà, et il l’a enlevée à la sortie sur le parking, et en fait il l’a… bon il a tenté je crois de la violer et puis en fait il l’a étranglée.

Le verdict aussi est tombé ce soir…

Marianne : je crois qu’il a eu vingt ans de prison !

Serge : non, enfin, la perpétuité mais il n’a pas eu les vingt-deux ans de peine incompressible qu’avait requit l’avocat général.

Cà veut dire qu’effectivement, dans les faits il ne fera pas la perpétuité, il y a que si il avait eu les vingt-deux ans incompressibles qu’il aurait fait au moins vingt-deux ans.

Mais avec le système qu’on a en France de remise de peine etc…effectivement il ne fera pas perpétuité, çà c’est sûr et certain !

Marianne : non, quelqu’un qui est condamné à perpétuité en général il les fait pas !

Serge : non, il les fait pas.

Par rapport à sa femme qui a témoigné contre lui, il a fait l’unanimité contre lui et je suis surpris quand même qu’il ait pas eu quand même la fameuse peine de vingt-deux ans incompressibles parce que apparemment c’était même un récidiviste et les gens qui l’ont… je ne sais pas si c’est des psychiatres ou des… oui çà doit être des psychiatres qui l’ont ausculté, ils parlent de, d’épisodes de récidive…

Marianne : c’est assez étonnant quand même qu’il n’y ait pas la peine incompressible.

Serge : oui, il avait peut-être un bon avocat !

Marianne : oui, donc ce cas là et puis celui de Youssif Fofanah, là ce sont quand même des cas… assez…

Serge : vraiment extrêmes !

Marianne : oui grave et… je trouve assez scandaleux, par exemple dans le cas du gang des barbares comme on dit, j’ai vu un documentaire hier, je trouve scandaleux, quand on sait ce qui s’est passé, que certaines personnes essaient de trouver des excuses.

En parlant de son enfance, en parlant de… comment on peut trouver des excuses à des personnes qui torturent, qui tuent.

Torturer pendant vingt-quatre jours, une personne comme çà !

Serge : ah c’est pas sur un coup de tête, parce que sur un coup de tête tu le fais une fois et puis tu t’aperçois de ton crime, mais pendant vingt-quatre jours, c’est vraiment du sadisme, c’est…

Marianne : là, c’est vraiment horrible et scandaleux qu’on puisse trouver des excuses à des personnes comme çà.

Serge : ben dis donc, toi qui voulait qu’on trouve un sujet…

Marianne : oui ben ce sont les actualités !

Serge : oui ben malheureusement elles sont toujours dans ce sens !

Marianne : voilà, donc on va parler d’autre chose.

Je me suis dit qu’on pourrait parler d’un sujet plus léger… c’était l’anniversaire d’Anne, et il y a quelques temps tu m’en avais parlé.

On en n’a pas parlé tout de suite parce que tu voulais lui faire une surprise, donc maintenant, son anniversaire s’est déroulé donc peux-tu nous expliquer…

Serge : voilà !

On peut en parler, maintenant il n’y a plus de secret !

Marianne : peux-tu nous expliquer l’anniversaire d’Anne ?

Serge : alors je vais essayer de me souvenir de tout le… comment çà s’est passé.

En fait, pour être plus précis, c’est, au départ, c’est ses copines qui ont eu une idée, et après bon, elles nous en ont parlé donc… on les a aidées parce que il y avait des choses qu’elles n’auraient pas pu faire.

En fait elles ont décidé déjà de tout préparer à son insu, donc jusqu’au dernier moment elle n’a pas su ce qui allait se passer et qu’il allait se passer quelque chose d’ailleurs.

Elles ont contacté sa meilleure amie d’enfance qu’elle a connu quand on vivait à Metz.

C’était, c’est toujours sa meilleure copine d’ailleurs.

Elles l’ont invitée sans lui en parler, elle a tout de suite été d’accord.

Ensuite elles ont invité des amis à elle qu’elle aime beaucoup ; de la fac, de l’ancien lycée où elle était, et puis de là, nous est venue l’idée d’inviter les parents d’amies qu’elle a !

Tu sais maintenant les relations qu’ont les jeunes de l’âge de ma fille par exemple, qui a vingt ans, avec les parents, donc des gens qui ont mon âge, sont… ces relations sont tout à fait différentes des relations que moi je pouvais avoir avec les parents de mes amis quand j’avais l’âge de ma fille.

C’est totalement différent et moi je me prends au jeu mais… par exemple le tutoiement… çà ne me dérange pas du tout, c’est vraiment des relations…

Marianne : là maintenant les mentalités ont changé par rapport à il y a vingt ans, trente ans en arrière.

Serge : c’est moins coincé, moi je préfère !

Marianne : oui

Serge : c’est beaucoup plus sympa !

Enfin bref !

Donc nous on a dit, ce qui serait sympa, c’est d’inviter donc les parents de ses meilleures copines et… tout de suite ils ont été d’accords et nous on a invité aussi sa prof de piano qui est devenue plus qu’une prof de piano, qui est devenue une très bonne amie bien que… elles aient pas le même âge… et avec son mari et puis nous on a invité donc sa marraine qui se trouve être ma sœur, qui est venue avec son mari et puis… bon il y a des personnes qui ne pouvaient pas venir parce que c’était trop loin.

Alors, quand on a vu que çà commençait à faire du monde, on a dit ben ce qu’on va faire, on va louer une salle parce que je ne vois pas faire çà dans le jardin, en plus on n’était pas sûr du temps, comme c’était fin mars, début avril, c’est pas le temps idéal donc…

Marianne : non !

Serge : il valait mieux assurer le coup et j’ai… on a trouvé une salle avec une espèce de petite scène de théâtre, une salle donc qu’on pouvait sonoriser et on s’est dit, ce qu’on va faire, on va faire un apéritif dînatoire le soir, et puis on va rester un petit peu avec eux et puis après, tous les adultes, les parents, on va s’éclipser sur le coup de dix heures, onze heures pour les laisser entre eux, entre ados.

Je pense qu’ils n’ont pas les mêmes façons de s’amuser.

Alors ce qui était très difficile, c’était de tout préparer sans qu’elle se doute de rien !

Le problème, c’est que en semaine, on pouvait faire certaines choses, mais il y a des gens qu’on ne pouvait pas contacter autrement que le week-end, il y a des choses qu’il fallait qu’on fasse le week-end, et le week-end, ben elle revenait à la maison.

Cà a été un peu la conspiration, il fallait…

Marianne : il suffit qu’elle soit curieuse ou qu’elle note certains faits ou…

Serge : par moment elle trouvait des choses un petit peu bizarres mais à chaque fois nous on a trouvé une explication logique.

Par contre ce qui se passe c’est que plus on approchait de la date, plus bon, ben on était occupés et je pense qu’elle devait se dire : « y a quelque chose, il se passe quelque chose ».

Ce qu’on avait fait nous, on avait fêté d’abord son anniversaire le week-end d’avant, mais en famille, l’anniversaire c’est quand même un truc personnel, tes copines à la fac, elles vont bien organiser quelque chose, voilà et puis on était resté assez flou.

Ce qui se passait un petit peu après, çà lui a mis peut-être un peu la puce à l’oreille.

Y’a eu quelques épisodes qui étaient assez sympas.

C’est sa fameuse copine, son ami d’enfance qui donc venait de Metz, et c’est une autre copine de Anne qui a été la chercher à la gare et qui l’a hébergée chez elle, parce qu’il ne fallait pas qu’elle se montre avant le jour J, et donc comme elle est arrivée la veille, il a fallu…

Marianne : la cacher !

Serge : ah oui, c’était un jeu de cache-cache, c’était marrant et fallait surtout essayer de pas gaffer non plus.

Le plus difficile après, çà a été, ben le dernier jour.

Donc la fête on avait décidé de commencer vers vingt heures, et donc c’est depuis le matin, où là, nous il a fallu trouver des excuses parce que on a eu besoin de, d’aller décorer la salle par exemple, donc il a fallu que ma femme s’absente… mais fallait qu’elle trouve une excuse parce que c’est rare qu’elle s’absente comme çà pendant deux ou trois heures, alors elle a inventé une réunion chez une copine et puis… moi il fallait que je… j’avais décidé de préparer des samoussas…

Marianne : ah oui !

Serge : tu connais ?

Bon.

Marianne : oh c’est bon !

Serge : donc c’est très long à préparer, c’est impossible à faire discrètement, et puis pour accompagner les samoussas…

Marianne : qui les a préparés ?

Serge : c’est moi !

Marianne : Oh !

Serge : oui parce que je préfère les faire, je sais ce que je mets dedans et je les trouve bien meilleurs que ceux que j’achète, et pour faire avec çà, ce qui est bien, c’est de faire un punch.

Mais çà, je ne pouvais pas le faire dans son dos !

Alors j’avais dit : « on organise un pot avec les copains du travail, et puis comme ils aiment bien les samoussas, j’ai dit que j’allais leur en faire ».

Et puis là elle me dit : « oui !

Ben moi aussi, tu pourrais m’en faire, tu vois tu passes du temps à en faire pour eux !

» Je dis : « ben oui, mais t’inquiète pas, on en fera bien une autre fois !

» Parce que j’en ai fait quand même deux cents je crois !

Je peux te dire que çà m’a pris du temps.

Et puis, vers seize heures, sa marraine, arrivait, elle, par avion depuis Genève puisqu’ils habitent à côté de Genève… elle arrivait avec son mari.

Là il a fallu encore trouver une excuse pour partir et sans que… çà lui mette la puce à l’oreille… et donc ma femme a été les chercher à l’aéroport et puis quand elle est revenue, on pouvait pas les cacher jusqu’à vingt heures, donc elle était enfermée dans sa chambre, en train de travailler, et puis quand ma femme est arrivée donc avec ma sœur et son mari, elles sont rentrées discrètement dans la maison, elles ont toqué à la porte et puis elles lui ont fait la surprise.

Ce qui fait qu’après elle pensait que c’était fini, tu vois, je pense que l’arrivée de sa marraine qu’elle n’avait pas vu depuis pas mal de temps, elle a du se dire : « ben voilà, c’est çà qui devait se mijoter !

» Et puis en fait non, c’était que les amuse-gueules…

Marianne : le début !

Les amuse-gueules oui !